J'en perds mes oreilles (Uriage, suite)...

Publié le 8 Septembre 2014

Cou...coucou vous... je réap...réapprends à parler doucement... mais sans entendre, difficile... Je vous ai mis quand même une interview diffusée tout à l'heure entre 18 et19 h sur FRANCE BLEU ISERE. Le Monsieur qui parle est celui qui a présenté rapidement les artistes durant le festival... et qui a annoncé avant Renan Luce, qu'il avait interviewé le gentil Jean-Louis Murat... Nous avons avec Matthieu brièvement cherché le contact, et eu la confirmation que Murat était de parfaite humeur, et l'avait gentillement reçu.

Je vous ai mis ça sur youyou, avec toutes mes photos du festival... (bon, pour une fois qu'on pouvait faire quelques photos...)

... De quoi? Vous voulez encore que je fasse un compte-rendu? En plus de tout ça? Non, mais c'était gratuit, vous auriez pu venir... - De quoi? Faire du cheval? Piscine? Ok, chacun ses priorités.

J'en perds mes oreilles (Uriage, suite)...

Rédigé par Pierrot

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PRi 03/11/2014 14:06

Les morceaux sont lents, basse et batterie assurent ce qu’ils peuvent, le violoncelle chevrote, langoure ou s’emphase, violoncellise comme chez Drucker. Delano ne sait pas jouer dans ce contexte.Guitare et trompette se grattent la tête, que faire. Alors, on se penche sur l’électronique, comme pour vérifier que ça marche bien. Oui ça marche. C'et pert-être comme mal réglé, non c’est bien réglé, mais on tourne quand même un bouton, à tout hasard. Et puis plus rien, on baisse les bras, on erre sur scène. Puis on est à nouveau guitare et trompette, on y retourne, on regarde le manche, on tourne même la guitare à soi pour regarder encore mieux le manche, on place ses doigts comme pour un accord, tiens, pourquoi pas un Mi majeur. Pourquoi pas en effet, et puis ... pourquoi ? Alors on renonce, on scande le rythme le poing à peu près fermé, en évitant les spots et la lumière. Vient le morceau rapide, est-ce soul, est-ce funk, en tout cas la batterie va battre tous les clichés et la basse itou. Le public s’ennuie, tous les morceaux sont archi-connus bien que nouveaux, les paroles au mieux embarrassantes et souvent indigentes. Désamour consommé.

pierrot 03/11/2014 19:48

oulala... sévère P. RI. ... Que faire contre le désamour? Et à la Maroquinerie, c'était encore plus lent... Merci de ton commentaire.

Yseult 09/09/2014 14:22

Merciiiii ….
Par contre Pierrot, l'attente est suffisamment longue comme ça, Babel sort le 13 et non le 23 octobre … A moins que t'ai eu du off ?
Bon,tout ça nous rapproche de Marciac … I hope !

Yseult 10/09/2014 07:44

Bidon ? Pas tant ... Tu crois pas si bien dire ... moi qui suis plus près de la Navarre que de la France je suis souvent confrontée au problème de l'approvisionnement. En y ajoutant le fait qu'ici le credo c'est un peu " pas trop vite le matin, doucement l'après midi " ... j'en soupire d'avance !

pierrot 09/09/2014 14:51

... oui, j'ai vu ça... et je me suis dit... "oh merde... et bien tant pis"... Cela dit, je parle avant tout pour la France profonde, et avec Pias, on aura des disques dans les rayons de Navarre pas avant le 23... (excuse bidon)

Rhiannon 09/09/2014 11:16

Lui aussi aime les écrivains morts...çà me rassure...je ne suis pas la seule...;) .ses images et cette interview résument parfaitement l'ambiance du festival...nous avons retrouvé un Jean Louis Murat grandiose...avec des morceaux longs et cerise sur le gâteau des versions incroyablement surprenantes..j'ai tellement applaudi que je me suis fait une foulure au petit doigt...;)...déçue lorsqu'il a quitté la scène et qu'il n'avait pas interprété "Le blues du cygne" j'en parlais justement à Flo et un immense bonheur quand il a chanté ce titre en rappel...(aurait-il surpris notre conversation....non......faut bien rêver ;)....) la soirée que j'avais imaginée s'est déroulée comme prévue...un décor magique ...un parc avec des arbres centenaires avec son château sur un promontoire rocheux et les montagnes majestueuses qui veillaient sur ce festival...magique je vous dis et je n'oublie pas les amis...:)

Flo Réal 08/09/2014 23:07

Merci à toi Pierrot... alors comme ça Jean-Louis Murat préfère les morts?( "we love dying men" in "Memory divine" écrite pour Françoise Hardy )
moi, mon compte rendu s'appelle justement URIAGE (SANS) VOIX...( et on ne s'est pas donné le mot !! ) si vous voulez le lire jusqu'au bout, je le diffuse ici..; si ça prend trop de place, je laisse à Pierrot le soin de l'enlever ...
URIAGE (SANS) VOIX
Bon alors, je me jette à l'eau, pas l'eau de la rivière mais l'eau soufrée de la reputée station thermale d'Uriage les bains (Isère , 13 km de Grenoble, navettes gratuites depuis la gare de Gières...)
Arrivée à 19h ( soit bien avant le spectacle de 21h ) mais on ne prend jamais assez de précautions des fois que je ne puisse pas accéder au premier rang(..) moi qui suis arrivée avec mon appareil perfectionné avec objectif spécial gros plan...Nan, je suis là pour prendre la température, humer l'odeur de l'herbe grasse et verte du parc d'Uriage abondamment arrosée par l'été maussade... mais miracle, en ces premiers jours de septembre, il fait une chaleur inhabituelle qui augure bien de celle qui sera sur scène deux heures plus tard...32 degrés en journée ! 26 le soir les débardeurs sont de sortie et la courroie de l'appareil photo me cisaille le cou...je hume l'odeur des frites et des merguez et je guette l'arrivée des guest stars ...qui sont déjà là ! ils me font signe, Matthieu et Pierrot, plaisir de les revoir ...nous attendons Rhiannon et son ami, Isabel et le sien...et nous voici prêts à opérer , l'équipe de presse au grand complet , Pierrot rédac' chef, moi à la photo et Matthieu spécialiste de la musique et auteur des articles de fond...
On piétine un peu en buvant des bières(eh oui) l'arrivée de Jean Louis Murat et le Delano Orchestra...que nous apercevons de ci de là... clairsemés dans le public ainsi que Jean Louis attablé au carré VIP.
Je ne parlerai pas de Demi-Mondaine , le groupe qui est passé à 19h (mais Pierrot s'en chargera) car je suis extrêmement sélective et très mauvais public dans ce cas, je suis là pour Murat , je ne parle que de lui.
La nuit tombe et Murat et les musiciens de Delano montent sur scène.
Deux mamies sont assises sur des chaises en plastique derrière Rhiannon et moi au deuxième rang , je leur prédis qu'elles ne vont pas rester là longtemps. En effet.
Premier morceau très rock, assez âpre et épuré d'artifices "qu'est ce qu'au fond du coeur" ...je suis un peu désarçonnée , un peu comme si j'avalais un verre de calva cul sec.Curieusement, je ne le reconnais pas par rapport à la version entendue à Koloko, deux mois auparavant.J'aime bien mais je vais mieux aimer ceux qui vont suivre.
Il remercie le public enchaîne avec « les Ronces » ( je crois que c'est le titre) "Nous n'irons plus au bois ma mie" assez langoureux mais vif, appuyé, plus dynamique qu'à Clermont et plus apprécié également par notre représentant Clermontois (j'ai nommé Matthieu).
Je crois qu'après nous avons eu "extraordinaire voodoo" , version très différente de celle en duo avec Stéphane mais très efficace.
Soudain une voix s'élève ...
"je ne vois pas GrandJean venir d'aussi loin..." c'est "Michigan", un énorme Michigan qui soulève toujours l'émotion de ...Napoléon.Jean-Louis est déchaîné , il expulse tout de lui dans cette chanson maelström à la fin de laquelle on ne distingue plus les paroles de la musique. Tourbillon, Napoléon.
"Le pianiste à cheval c'est fini"
lamento, lamentation...
Dieu, quels terribles aboiements"
"de neige et d'industries"
Entrecoupé de très beaux morceaux chantés ou instrumentaux de TDO ( comme Outro) nous découvrons les titres inédits de Babel.
Je devine Col de Diane dans les paroles du morceau qui suit..."il ne faut pas y compter...arrête d'y penser" dans lequel on devine un renoncement, une amertume.
Puis un très bon "Frelons d'Asie" dans lequel il me semble qu'il martèle sa question " mais qu'allais tu faire à minuit...dans la forêt?" dans un très beau jeu de lumière noire et blanche.
Mujade Rib (l'orage arrive) nous laisse sur place par sa puissance , ses dénivelés , ses passages inattendus.
"Murat l'arabe".. qu'est ce que ça signifie ??

Il y aura deux rappels , M.Murat étant détendu,à l'aise et pas pressé par l'horaire... dont le blues du Cygne, et un terrible Chacun vendrait des Grives sur lequel Murat nous engage à frapper dans les mains et nous les claudettes (Rhiannon et moi ) on a fait OUH OUH OUH OUH avec beaucoup de concentration ( mon voisin me regardait bizarrement ...).

Murat nous remercie, nous dit qu'on a été un public formidable ( étonnant de sa part, faut il qu'il soit de bonne humeur) et présente ses musiciens.
En somme une prestation très homogène, pleine d'énergie, alternant des morceaux lourds et énergivores avec des mélodies planantes, pleine de bonne humeur et de don de soi, entente parfaite entre les musiciens qui se guettent et s'attendent, vibrent au diapason les uns des autres... et j'aime bcp voir Mathieu,Alexandre et Christophe faire les choeurs "woua-padou" sur extraordinaire Voodoo !!
Une version terrible de Chacun vendrait des Grives achève la signature de ce concert inoubliable et Rhiannon et moi nous egosillons à faire ouh ouh ouh ouh devant des voisins quelque peu réprobateurs...

Du fort, du lourd, du solide, du professionnel, je vous en mets combien m'sieurs dame ?un double disque s'il vous plaît. Ce sera tout? ouaip.
Après ce serait l'indigestion, ce serait pas raisonnable...
Murat tournicote sous nos yeux mais hors de notre portée, dans l'espace "all access" pour lequel nous n'avons par définition pas accès. Alexandre est là, sous un chapiteau pour faire le "merch" comme dit Christophe c'est à dire vendre ses disques dans une petite valise écossaise en carton...
quelques poignées de main mais pas de vente apparemment...Quant au disque de Murat pas sorti encore donc on est là pour l'amour de l'artiste, le noyau dur ...
Comment faire pour l'aborder ? (Sainte B., inspire-moi ) Au culot bien sûr.
C'est parti...
Alexandre est sous mes yeux donc je m'adresse à lui (en évitant de l'appeler Mathieu ;-)) en lui rappelant qui je suis et que nous sommes amis facebook...Pan, la claque ! mon nom ne lui dit rien et ma trombine non plus...il m'avait dit qu'il irait faire un tour sur mon blog, euh, je pense que c'était pure politesse.

Néanmoins il acquiesce à ma demande de rencontrer les musiciens pour les féliciter...et de se retourner en criant "Mathieu!" le bassiste arrive avec un grand sourire aimable et après l'avoir chaudement félicité, je lui demande si Jean Louis accepte de venir nous saluer également. Toujours avec le sourire, il me dit "mais oui bien sûr, quel nom dois-je lui donner ?"...Prise de court je lui dis " Eh bien on va dire ..Flo R" et il s'en va , gentil messager. Il revient en disant d'un ton rassurant "il va venir"...re-sourire...
youpi ! nous sommes récompensés de notre fidélité et de notre ténacité.
Julien, le trompettiste dont les moustaches m'évoquent irrésistiblement Asterix le Gaulois, s'avance également très aimablement vers nous pour quelques mots et Christophe (ah! Christophe que l'on connaît depuis plus longtemps bien sûr) qui lui, embrasse chaudement toutes les filles avant de se livrer à un bavardage tous azimuts...il nous livre ses impressions avec une franche bonne humeur qui nous met en joie.

Alors y aura t il une tournée Delano Orchestra avec JLM ? chttt...meli-mélo publicitaire, communication (volontairement ?) hasardeuse et tactiques de marketing camouflent une vérité que l'on ne vous dira pas !

Et puis, Jean-Louis, tel le taureau dans l'arène, arrive d'un pas lent mais certain dans notre direction. Il ne nous a pas oubliés.
Il se tient devant nous, en forme parfaite (malgré l'effort fourni juste avant) et répond avec beaucoup de disponibilité et de gentillesse aux questions (pointues) de Matthieu, on lui dit qu'on a trouvé le concert géant il nous répond "oui mais vous êtes de parti pris" Ah non ,pas forcément...! et j'ajoute que c'était plus accompli qu'à Koloko que j'avais trouvé inégal. Il écoute chacun, enregistre...

Je lui souligne que j'ai trouvé Michigan absolument dément ce soir et la conversation tourne sur Napoléon ...il nous apprend que pour Napoléon " la seule inégalité, c'est la taille " on souligne que ça ne l'a pas empêché de faire de grandes choses. Il s'enflamme, nous raconte qu'en classe de seconde il a "tenu 2 heures pour raconter ter la bataille d'Austerlitz"...et d'évoquer Murat (Joachim) et son extravagance qui ne semble pas lui déplaire " il se changeait 4 fois sur les champs de bataille..." ..." j'ai bien fait de prendre son nom" ....et Isabel de rappeler la tenue folle de John Galiano qu'il avait empruntée pour la couverture de Télérama... en lui de renchérir en disant que Galanio se terre dans un village auvergnat à qq kilomètres d Orcival ( Alexandre , qui suit la conversation est éberlué)... Jean Louis a air sincèrement heureux de partager ce moment avec nous... Isabel lui suggère de revêtir des plumes et le costume de Murat sur scène pour faire le buzz mais là il renâcle un peu " je vais pas me mettre un os dans le nez pour créer l'événement non plus..."
éclats de rire.

Preuve de sa bonne humeur , il nous lance un défi pour finir en disant d'un air faussement outré " je suis très déçu par vous ..." (hurlements de protestation) car j'ai introduit du Freud dans Toboggan ...et même dans Cheyenn Autumn et personne ne l'a relevé !" preuve s'il en était besoin que JLM aime à jouer avec son public et qu'il communique de façon intense avec lui.( A moins qu'il ne s'agisse d'une blague, qu'il ne se soit payé notre fiole??)

Alors tous de se griffer les bras, de se flageller et s'arracher les cheveux en criant d'un air mortifié..."comment a t-on pu laisser passer ça? sur quelles chansons ? un indice!.." Mais là, point. Le maître se retire céans après avoir jeté du grain aux poules."Ah non je vais pas vous lâcher tout le boulot..."
Sacré Jean Louis, c'est comme ca qu'on l'aime...

Y en a qui n'ont pas dormi de la nuit à cause de ça. Je ne donnerai pas de nom.
Alors pour finir, je dirai que Uriage en voix m'a laissée sans voix. Époustouflée, bluffée.Rien à jeter. Que du bon.
Et je dirai aussi qu'il s'est passé un chouette moment après qui était d'un degré un peu supérieur à une séance de dédicaces et qui rappelle la belle époque de la Dolo.

Muse 11/09/2014 12:20

Joli CR, Flo, merci.
La colle de JLM se trouverait peut-être au moins dans Toboggan dans le voodoo simple pour lequel (au niveau des paroles écrites sur l'album) j'ai noté déjà une faute de frappe plus que fâcheuse: c'est Kropotkine (Pierre de son prénom, anarchiste et contemporain de Freud) et non Propotkine dont il s'agit. Et noté aussi quelques grivoiseries à peine dissimulées (dans son gras de lapine, et par les sens la joie)...On pourrait voir dans cette chanson un compte rendu codé à Freud des séances psy troubles de Josef Breuer avec Anna O. (la folle analogue, alias Bertha Pappenheim de son vrai nom, diagnostiquée hystérique et établie cas clinique pour Freud et Breuer qui s'en sont servis pour justifier et établir les bases de la psychanalyse, par ailleurs brillante jeune femme très instruite et très cultivée, féministe restée éternelle célibataire)...

Patman 08/09/2014 22:46

Le Pierrot il perd pas que ses mots, niveau oreilles c'est pas terrible non plus... parce que moi j'entends aucun son sur sa vidéo ????

Armelle 08/09/2014 20:21

J'aime bien quand tout le monde est beau et gentil! :)