Avant le week-end... rencontre avec Toute la culture

Publié le 20 Mai 2016

 

1) Morituri : encore dans le top... avec 488 ventes physiques... on le trouve même encore dans les meilleurs ventes en téléchargement d'albums... avec 23!!( 187e place). Je mets une émoticône ? ou bien?

 

 

2) Live report de la Maroquinerie et rencontre le lendemain avec le chanteur pour TOUTE LA CULTURE.

 

 

http://toutelaculture.com/musique/morituri-jean-louis-murat-leche-les-plaies-de-ses-congeneres/

 

Comme la goutte d’eau d’un colibri fait sa part pour éteindre un feu immense, Jean-Louis Murat n’a pas le succès qu’il mérite, il accompagne la route, les oreilles, les émotions des cerveaux avides de ses créations et glisse des gouttelettes de poésie et de musique partout où ses chansons peuvent aller, un oiseau rare absolument nécessaire. »Morituri », ceux qui vont mourir, nous, tous les vivants. Ce disque respire au rythme du pouls de la vie, d’un monde en disparition, une dépression française dans laquelle nous nageons à contre courant, où la noirceur aspire la lumière, tente de gagner sur les couleurs de l’amour. Dès le premier morceau le corps et le cœur tout entier sont happés par les notes et les mots. Une mise en éveille, une méditation, une invitation à la pleine conscience d’un monde en souffrance. Sans le vouloir, sans le chercher, sans récupération aucune, Jean-Louis Murat fait plonger dans les abysses d’ici pour sortir lavés, neufs, conscients qu’il faut rester vigilant avec sa propre tentation des profondeurs, s’ouvrir au monde, savourer la vie, toucher la terre, profiter de chaque instant ici et maintenant. Comme les indiens gardaient les cheveux longs pour ressentir tout ce qui se passait autour d’eux, Jean-Louis Murat laboure le monde, tous les sens en éveil, il hume, flaire, laisse couler les mots comme la sueur du laboureur, reçoit la violence des tueries de janvier 2015, avale l’impuissance de nos congénères, snif les larmes de la blessure humaine et comme un animal lèche les plaies de ses congénères sans se regarder faire. « Morituri » est né, là comme une consolation, un espoir plus difficile à suivre que la peur, moins accessible que la terreur, il devrait être à la portée de toutes les oreilles et les cœurs. Jean-Louis Murat n’a pourtant pas de tournée prévue pour cet album, il remplit les salles depuis des années, il a son public comme le jargon le dit, il donne tout lors des concerts, mais, il y a toujours, un mais, les tourneurs, les salles ont de moins en moins le goût du risque ! Ils voudraient signer des tournées déjà complètes ou proposer aux musiciens de dormir tous dans la même chambre d’hôtel avec un salaire de misère quand l’engagement et le travail sont gages de talents. La Maroquinerie et ses spectateurs eurent le privilège de l’éphémère, la beauté d’une fleur offerte aux yeux du monde, un seul jour à une heure précise. La salle sera comble, une longue file d’attente nous rappelle comme un uppercut quotidien qu’il faut être fouillé avant d’entrer partout et particulièrement dans une salle de concert. Quelques traces d’inquiétude, stigmates de la terreur post fouille ou post 2015 à la descente de l’escalier si étroit qu’il empêcherait une fuite improbable. Un regard pour trouver une potentielle planque sous une table, un tissu noir, une bière pour certains, bock, demi, pinte qui dit mieux ? ! Il est 20h35, plus de temps pour suffoquer de l’intérieur, Jean-Louis Murat entre sur scène. Un t-shirt, une guitare, à jardin son micro l’attend, ses musiciens sont là, le clavier de Gaël Rakotondrabe, la batterie de Stéphane Reynaud, la basse de Christopher James Thomas, les voix de Morgane Imbeaud, tout devient possible, le voyage commence il sera intense et beau. « Est-ce que tu connais ton French, est-ce que tu connais leeeee lyyyyyynnnnxxxxxxxxx » « Morituri » naît avec nous, un coït bouches à oreilles. Des spectateurs hurlent Jeeeeeeaaaaaannnnnnn-Loooooooouuuuuuuiiiiiiiiiiiisssssss, sautent, ondulent, la foule dense se laisse porter par les vagues musicales et la houle des mots. Comme un emportement, Jean-Louis Murat donne tout, la complicité, le bonheur d’offrir un moment de musique est palpable sur scène. Dans la salle comme des cygnes sur une eau noire, les spectateurs flottent sur l’eau et transcende la vie à en oublier la mort peut-être. « Interroge la jument » semble une évidence, l’album se dessine dans l’espace, « Tous mourus », « La pharmacienne d’Yvetot » chiale dans sa cuisine les malheurs du monde, la sublime « Chanson du cavalier », « Morituri », à la table de Murat, le rire devient possible. A vif, la peau au vestiaire, Jean-Louis Murat se délivre avec ses musiciens, l’émotion est palpable malgré ses tentatives de fanfaronnades « s’il y a des journalistes dans la salle, je vous le dis, je vous déteste tous ! » un imbécile de répondre « nous aussi on te déteste ! » « et ben casse toi connard ! Qu’est-ce que tu fous là ?» le rire et la musique l’emportent. Cinq minutes de pause, un mini entracte, le temps pour certains de se perdre entre deux bières et de louper la reprise du concert ! La beauté fréquentée l’album passé revient avec une ou deux autres pépites anciennes et « Le cafard » sous les lumières blanches signent la fin de cet espace temps. La sonnerie d’un ring de boxe entre k-o et énergie sportive, l’arrêt est brutal, personne ne sort, tous veulent voir revenir le chanteur, ils hurlent son nom, l’appel encore et encore, mais il ne reviendra pas, il a tout donné, deux heures de délice jusqu’à la frustration, l’envie encore mais il faut sortir avec l’espoir d’y revenir bientôt ou replonger dans les subtilités de l’album magnifié par un live énergique et jouissif. Demain Jean-Louis Murat nous attendra sous le soleil de Paris, il dit nous détester mais nous y allons en totale confiance ! Il est là dans la vitrine d’un joli petit hôtel parisien où le charme et l’accueil sincère ont encore leurs places. Il boit de l’eau avec un journaliste, des rires débordent des murs de la salle, ils sortent, deux trois blagues sur l’utilisation de ses mots par les journalistes et hop la porte se ferme, le tête à tête commence. Le temps suspend son vole, la légèreté laisse place à la profondeur, malgré nous, comme ça sans crier gare, sans l’attendre, Jean-Louis Murat nous clouerait presque à la chaise de sa présence violemment vivante comme une déchirure. Une après-midi, une soirée, une semaine entière ne suffirait pas à trouver la fin des discussions. Comme dans le jardin d’un ami l’échange est limpide, vif, il nous raconte comme il était heureux la veille sur scène à proposer aux fans une ébauche de ce que pourrait être ce concert avec le rodage, le travail, la route, les rencontres. Plus d’énergie pour un rappel, se prendre pour un artiste et proposer du factice parce qu’ils le réclament ce n’est pas son genre ! Il ne veut pas faire de polémiques, il est évidemment triste de ne pas faire de tournée, c’est douloureux mais il respecte trop ses musiciens pour les sous payer et ne veut pas que son bonheur prime sur le respect de son équipe d’amis. Il se livre, sa vie, son travail quotidien, courir tous les jours, faire la fête, s’astreindre à six heures d’écriture, de musique, de peinture ou de photo. Il faut parfois se forcer à laisser les choses apparaître, quand il sèche sur un domaine il s’envole avec l’autre. Il raconte le plaisir à être avec ses enfants, faire la cuisine avec eux, imaginer des menus pour eux, jouer, rire, partager la vie, les aimer et leur laisser de l’espace, leur libre arbitre, les élever au sens premier. Dès que Jean-Louis Murat parle la lumière s’allume dans ses yeux, la vie bat, le cœur s’emporte, une énergie palpable infatigable et dur à gérer pour les autres dit-il !

la suite à lire ici:

http://toutelaculture.com/musique/morituri-jean-louis-murat-leche-les-plaies-de-ses-congeneres/

3) Isabelle Huppert... fréquente désormais un autre chanteur... C'est à voir ici:

http://www.franceinter.fr/depeche-exclu-le-reste-tu-devines-le-nouveau-clip-darnaud-fleurent-didier

Murat parle justement longuement d'elle dans SO FILM (en kiosque): teaser :"Huppert, c'est de l'acier". "La possibilité de tourner avec une femme dont je suis amoureux depuis le débit, ça me paraissait dingue".

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

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Frenchysacha 21/05/2016 16:17

Bonjour
Ou trouve-t-on les chiffres de ventes par artiste que vous produisez de semaines en semaine ?
Sacha

Pierrot 21/05/2016 23:17

ce sont des chiffres officiels de l organisme gjk, mais il faut sans doute être abonné ou adhéré à un syndicat pour les avoir. C est un ami qui me les envoit via une
Maison de disques. Certains sites comme charts les utilisent mais on ne trouve pas dans leur intégralité sur le net

Rhiannon 21/05/2016 16:14

Ce n'est pas elle qui hurle Flo ....elle résume le concert .....quant à cette Berenice Clerc ...je ne peux la juger et la traiter de midinette....je ne la connais pas du tout et je ne formule jamais une opinion sur des gens que je n'ai pas vraiment côtoyés. ...peut être que tu as déjà entendu parler d'elle ....Je ne te contredirai donc pas.

Florence 21/05/2016 09:46

Justement Rhiannon, cela ne l'est pas trop (professionnel)
de même que ses "jeaaaaan louiiiis" et ses multiples faites d'orthographe.
on dirait un compte rendu de midinette.

Florence 20/05/2016 16:31

Hum !
un certain parti pris chez cette journaliste Berenice Clerc qui passe élégamment sur les accrocs du spectacle et notamment sur la fin ,omettant de dire ce qui sest passé réellement et mettant sur le compte de l'épuisement la sortie brutale de Jean Louis.
Elle a de l'amour plein les yeux, cette petite...

Florence 20/05/2016 16:31

Hum !
un certain parti pris chez cette journaliste Berenice Clerc qui passe élégamment sur les accrocs du spectacle et notamment sur la fin ,omettant de dire ce qui sest passé réellement et mettant sur le compte de l'épuisement ka sortie brutale de Jean Louis.
Elle a de l'amour plein les yeux, cette petite...

Rhiannon 20/05/2016 20:48

J'avoue que je n'ai pas fait attention à la signature de cet article...mais arrêtons de croire que toutes les femmes jettent un regard énamouré sur Murat....c'est insultant pour leur professionnalisme ...

Rhiannon 20/05/2016 15:13

J'aime beaucoup cet article , enfin du professionnalisme. ....je n'ai pas eu la chance de lire l'article dans "So film".....il a toujours apprécié Isabelle Huppert depuis sa premiere rencontre dans le film de Doillon , il ne tarit pas d'eloge sur elle...un petit bout de femme mais quelle personnalité !