Du live et l'interview dans "le nouveau rendez-vous"

Publié le 28 Septembre 2018

 

Et bien, ça fait du bien:  du live! Après la petite tournée de Morituri, l'absence de Koloko... on était en manque. Et on a un peu la réponse à la question qui me taraudait: comment Murat allait livrer les chansons d'IL FRANCESE en power trio?  Est-ce que les chansons très "arrangées" et écrites au piano  vont tenir le choc de la simplicité et  le passage à la guitare?

https://www.franceinter.fr/emissions/le-nouveau-rendez-vous/le-nouveau-rendez-vous-27-septembre-2018-0

Pour Hold up, qui débute l'émission "Le nouveau rendez-vous", je suis moyennement convaincu...malgré la présence de Morgane.

- Petite question sur le théâtre pour faire le lien avec le metteur en scène polonais également invité: "j'aurais été infernal" avec le metteur en scène. "Je préfère être mon seul patron".

- Question bateau sur le rythme de sorties des albums... La relance  aurait pu être intéressante sur le principe de l'album, et du disque... mais Murat n'est pas très prolixe pour l'instant. LLasa ne l'inspire pas non plus... d'ailleurs, sur les sons qu'on lui a demandés de choisir: il choisit :  la pluie, un son d'oiseau, et des meuglements de vaches salers. Bon, il ne cherche pas à présenter un "nouveau Murat" ce soir!

- A la question s'il est de la campagne ou de la ville,  il parle de la ville de cure.

- Et on passe au 2e titre:

Longue introduction, c'est "ciné vox"... qui sonne presque comme du "1829" sur la façon de chanter. Murat doit remplacer les synthés et les machines par sa seule guitare. Pas facile...

- Et voilà le 3e titre, et on reconnaît de suite "l'au-delà", pour être un peu plus "accessible" peut-être (c'est moi qui vous parlait de paresse récemment dans le choix de la set-liste?). Version plutôt calme (et tronquée?), mais assez réussie, avec un long final.

 

- On apprend que le disque s'est appelé un temps "napoli". 

- Voilà ensuite la question qui sera sans doute centrale sur la promo: Murat croit-il en la réincarnation?  Il semble répondre affirmativement, "vous y croyez vraiment? - Oui, oui".

"C'est  des vies antérieures qui poussent " "j'ai été le fils de Géronimo", "mes plus gros souvenirs, c'est quand j'ai été le neveu de Vercingétorix". Dans le studio, ça rigole.  A propos de Marguerite de Valois, il évoque son souvenir diffus de l'avoir rencontrée en étant un indien.

L'auteur-éditrice Sophie Desestoiles qui avait proposé à Didier Le Bras de publier deux livres sur Murat défend depuis longtemps l'idée d'un Murat avec plusieurs vies:

« Ainsi, je suis sûre que Rimbaud avait des réminiscences de ses vies antérieures, ce qui permet de comprendre un peu Une saison en enfer, et Jean-Louis Murat a lui aussi des souvenirs très précis de ses participations au monde, d’où son profond sentiment de solitude et de nostalgie qui l’assombrit parfois, qui l’a conduit parfois au désespoir, mais qui nourrit aussi son immense créativité. Comme Rimbaud, il est voyant, il voyage et voit des réalités appartenant à d’autres dimensions… c’est pourquoi ses textes sont souvent si mystérieux, presque impénétrables, mais c’est voulu…. Comme Arthur qui a dit « J’ai seul la clé de cette parade sauvage »… Chercher à les comprendre, à le comprendre, relève alors de l’aventure spirituelle. Pour témoigner de ce que j’ai compris, ou cru comprendre, sur Murat et aussi sur l’Empereur Napoléon, j’ai publié plusieurs livres, dont le plus important s’intitule Et si Platon avait raison, Aigle Botté éditions, 2015″.

Comme je l'ai déjà dis il y a peu, dès 1988, Murat disait "Aymerigot, c'est moi" en racontant qu'il s'était plongé dans des recherches, des livres. Inaptitude à l'époque qui fait que l'on s'immerge ailleurs, qu'on se perd de vue?  Y a-t-il un peu de storytelling là-dedans?  Pas seulement, tout ceci inspire bien-sûr Murat depuis toujours.


Autre partie intéressante ensuite: Murat explique la genèse de l'album, sur une base piano, avec un retour un peu contraint à la mélodie, puisque c'est ce qu'on attend de lui ("je suis enfermé dans la carrière de chanteur populaire") se comparant à Pétain qui doit "plaire au peuple" en "racontant des histoires et consoler". Il dit même que la chanson ne devrait pas être là pour ça, mais pour "être incompréhensible et accompagner l'époque" (en opposition aux banales chansons "compréhensibles dans une époque totalement incompréhensible" dans sa décomposition. De la mélodie donc, mais tout de même, en confectionnant des chansons pas véritablement "pop-ulaires".

Il dit également qu'il ne faut pas trop prendre au sérieux ses chansons (cf le point précédent?) et indique que  la fonction première de la musique est de "faire bouger les corps", ce qui l'a attiré en premier (en réponse à la question sur le groove de l'album).

 

- JL-Murat sur la pochette et non "jean-louis"?  C'est pour "se rapprocher de JL-Hooker, son idole absolue". 

 

Voilà vite fait... On se retrouve très vite! Peut-être dès ce soir.

Bonne écoute à tous en ce jour J!

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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sy! 30/09/2018 10:39

Marion Guilbaud a aussi annoncé une 'double affiche' avec Cat Power sur inter le 24/10, mais aucune info pour le moment sur le site de radio france...

LM 28/09/2018 18:21

A tute fin utile, lien fichier mp3:
http://rf.proxycast.org/1484917961884966912/14428-27.09.2018-ITEMA_21826976-0.mp3