Concert et ciné à Décines, et Interview du tôlier : Victor Bosch

Publié le 20 Octobre 2018

 

1) Ce matin, un lapin... non, euh... on parle suffisamment de chasse en ce moment. Reprenons: ce matin, nous en apprenons plus sur la CARTE BLANCHE cinéma à Jean-Louis Murat dans le cadre de son invitation au Toboggan à Décines-Charpieu, le 23/11... J'avoue que j'avais oublié cette initiative... mais on en avait parlé en juin.

Donc, Murat a été invité à causer cinéma et à choisir un film. Ca sera à 18 heures, avec "l'or de Naples" de De Sica. "En présence de Jean-Louis Murat".

À travers ces scènes de la vie quotidienne de Naples au début des années 50, de Sica expose son amour pour cette ville si particulière, à la fois triste et gaie, avec ses marchands de rue, ses cérémonies pittoresques et la proximité des gens de toutes les classes sociales. « L’or de Naples » s’impose comme l’un des films les plus personnels et les plus réussis de De Sica.

Billetterie en ligne   http://letoboggan.com/cinem/carte_blanche_agrave_jean_louis_murat-1700/

Murat a également programmé du Pasolini (séance le dimanche) :

Accatone. Le premier film de Pasolini est une plongée dans les faubourgs de Rome avec le proxénète Accatone. À la fois fasciné et rebuté par le mal et la violence, Pasolini a traité cet itinéraire tragique d’un souteneur comme une quête éperdue de pureté. Une pureté inaccessible. Violent, lyrique, flamboyant même, Accatone est un petit chef d’œuvre désarmé sur un homme en quête d’absolu.

Je serai là pour la séance du vendredi... J'ai programmé un concert trip: Toboggan/coopé/Toboggan, avec Carlotti le mercredi et Murat les jours suivant.

 

 

- Et bien profitons-en pour mettre en ligne ma petite interview du programmateur du Toboggan, le célèbre Victor Bosch. L'ancien batteur de PULSAR a réussi un coup comme on en réussit rarement deux fois en étant le premier à investir dans NOTRE-DAME DE PARIS, alors qu'il s'occupait déjà du transbordeur. Il a revendu ses droits... mais n'a pas inspiré à vivre une retraite au soleil... préférant encore et encore  se consacrer à la musique. Malade mentale? Non... mais sans doute un sacré passionné de son métier.  Il m'a accordé 5 minutes de son temps au Festival LES BELLES JOURNEES ( à Bourgoin-Jallieu) en septembre dernier dont il a pris la responsabilité cette année. Une interview impromptue, au milieu du set d'ARMANET...   La veille, il m'avait dit avoir quelques souvenirs à partager... mais ce n'est pas vraiment le cas.

 

- D'abord un petit mot sur le festival, c'est un gros succès?

VB- Oui, très beau, très gros.

- C'était illusoire précédemment de vouloir faire un festival sur du rock indé?

VB- non, d'abord, parce que c'est un festival qui n'est pas cher, c'est le seul festival que je connaisse avec des prix aussi bas, et je savais que les gens viendraient.

- je parlais plus des précédentes éditions. Vous êtes passés sur des choses plus..

VB- oui, parce que je pense que ce qu'il y avait avant, c'était vraiment très bien, je connais bien et j'aime bien, c'était du très qualitatif, mais le festival ne s'y prête ici pour un public qui doit être plus élargi, familial, plus populaire, qui connait moins les codes de la musique, comme un spécialiste quoi.

-Murat, vous le connaissez depuis quand? Peut-être l'avez-vous croisé dans les années 70?

VB- non, Murat, je le connais depuis le début parce que c'est normal, comme tout artiste de qualité, qui a toujours été très respecté, je savais qu'il ferait carrière et qu'il avait un grand talent. Ensuite, je l'ai croisé en tant que professionnel quand je m'occupais du transbordeur, je l'ai programmé et maintenant au toboggan. Dès que j'ai l'occasion, je le fais.

- 93 donc la première rencontre...

VB- bon, vous êtes plus affûté que moi.

- oui, la première tournée. Des souvenirs particuliers?

VB- Non, par contre, pas de souvenirs particuliers avec lui, c'est un garçon introverti, qui ne parle pas tellement,comme vous le savez, qui est introverti mais un garçon qui est extrêmement gentil, et je n'ai pas vraiment d'anecdotes qui sortent un peu de la normale. J'ai toujours eu des rapports très professionnels. Bon, c'est un garçon qui est comme il est, c'est-à-dire  il est entier, on pourrait dire que c'est un chanteur entier dans sa forme de pensée, il ne triche pas. Comme on dit maintenant, il n'est pas fake.

- ok, donc 93, une date importante tout de même puisque Murat enregistre un live au transbo

VB- bien-sûr, bien-sûr  [pas certain qu'il s'en rappelle vraiment]

- Il tournait également un film...

VB- C'est vrai, c'est vrai [idem]

- Et ensuite, la tournée Mustango en 99, également au transbo....

VB- Il avait un tourneur qui était également auvergnat, qui était Pierre-Yves Denizot, arachnée concert, et le pauvre, il est mort... C'est un garçon qui a toujours défendu Jean-Louis avec force.

- oui, quelqu'un qui était très important sur Clermont effectivement.

- J'ai eu des échos assez contradictoires sur la tournée mustango, notamment sur le concert de Lyon, y avait des gens qui partaient... pas de souvenirs?

VB- Non, ça a toujours été un peu spécifique... oh, un instant  [il va parler à quelqu'un]

- En 2013, le Radiant, une nouvelle salle qui a fait son trou finalement?

VB- Oui, ça correspondait à une demande et à une attente du public, et des artistes aussi, du moment que vous êtes en adéquation avec ça,  ça devrait marcher. C'est du moment où tout est poussé artificiellement que c'est parfois plus difficile.

- et donc maintenant, il y a une articulation avec le Toboggan, plutôt chanson française?

VB- On essaye de faire des choses qui soient adaptées au lieu, entre guillemets un peu plus ciblées, mais ça marche très très forts et c'est pour ça qu'on fait Jean-Louis d'ailleurs.

- Par rapport à la programmation, je voulais savoir comment ça se passait: vous avez écouté le cd avant la sortie?

VB- Non, j'avais écouté un titre que je trouvais très intéressant et comme c'est un artiste que j'ai envie de suivre, de pousser, je lui fais confiance.

- Donc, pas d'écoute...

VB- Non, quoi qu'il fasse, j'ai envie de l'aider. Je me dis si c'est son choix, je le suis, parce que je l'aime bien et parce que je trouve qu'il a du talent ce garçon.

- Donc, pas de question sur la formation qu'il va avoir ou autres?

VB- Pour l'instant, j'en sais rien encore.

- Mais généralement, ça se sait et ça se demande?

VB- oui, oui, mais franchement, mais pas que pour lui mais pour tous les artistes, je trouve à part quand il y a des choses un peu disparates, les artistes que j'aime, que je programme, je leur fais confiance. Ils viennent faire avec la formation qu'ils veulent, ceux qui sont les plus fragilisés, à découvert, qui risquent leur peau en montant sur scène, c'est eux. S'ils font quelque chose de pas bien, c'est ni vis-à-vis de vous, et de moi, c'est vis-à-vis du public, et je leur fais confiance.

- Allez, une petite question : je suis très fan du Voyage de Noz...

VB- Ahhhh!!

-  alors je parle d'eux à chaque occasion ou presque. Un petit mot?

VB- alors, oui, moi aussi, je les suis depuis longtemps, c'est des gars que j'aime beaucoup, et je continue de les programmer. On a fait un concert au Radiant, et beaucoup au Transbordeur.

- un des rares groupes lyonnais à avoir rempli le transbo...

VB- oui, oui, c'est des gens vraiment biens, que j'aime beaucoup et j'espère qu'ils continueront encore à pousser. Voilà.

Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese, #cinéma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article