Un soir à Clermont (concert à la coopérative du 22 novembre 18)

Publié le 1 Décembre 2018

Dans cette tournée pas immense d'IL FRANCESE, pour une fois le "Rhône-Alpes" n'est pas trop gâté, et il fallait donc penser à s'expatrier un peu... Ah, oui, c'est vrai: maintenant, Clermont, c'est ma région aussi. On a du mal à s'y faire par moment. Paris? C'est bien, j'imagine une ambiance particulière, plus chaude... Il faudrait, au moins une fois, mais soit. Une prochaine fois. Merci à ceux qui pensent à m'inviter sur leur canapé.

Alors, soit, ça sera Clermont, tant pis si c'est la veille de celui de Décines... ou tant mieux: je me décide à booker un petit "concert trip", en débutant mercredi avec Barbara Carlotti, au Toboggan: Chouette concert, malgré une assistance clairsemée (mais moins que ma première fois à Bourgoin où je dansai avec elle; 5 ans déjà bon sang).  J'ai moins accroché au dernier album, mais sur scène, c'est vraiment bien, malgré, pour elle aussi, une restriction de personnel (deux musiciens de moins que précédemment, dont le bassiste remplacé par une machine, ah, mon pauvre Saligault). Le concert dure une heure trente, on en reprendrait bien un peu plus d'autant qu'on n'a droit qu'à deux ou trois titres de "l'amour, l'argent, le vent"...

Ah, la fameuse durée du concert... On en débat beaucoup sur les réseaux. Certains sont même très fâchés. Pour Murat, depuis longtemps, c'est son timing (une grosse douzaine de chansons). Je me rappelle de ce que disait  ici Mathis, musicien lyonnais:  Sonic Youth. 1h20, bam pas de rappel, tout à blinde du début à la fin. Impressionné. Mis contre le mur, l’impression d’être projeté. Sur le coup, tu te dis «pas de rappel, mince»…et puis, tu réalises...    Et oui, la durée n'est pas vraiment le plus important surtout quand tu es dans un récital, avec une première partie (ceux qui ont payé cher, fait des kilomètres pour voir Lauryn Hill quelques minutes par contre...). Barbara C., en insistant sur le "on se retrouve au bar pour discuter après", j'ai presque l'impression qu'elle s'excuse un peu de la durée, et que ce rendez-vous post-musique fait partie du "package" de la soirée (Murat lui se cache cette année: les disques vendus au merch sont dédicacés à l'avance). Pour une activité de loisirs, on parle de "l'expérience client"... Barbara chantant dans les travées par exemple (ou dansant avec elle), laisse à penser aux spectateurs qu'ils vivent un moment unique et particulier. Là est donc la question. Elle est complexe parce que justement ce moment unique et particulier (bien que peut-être toujours différent quand c'est vu de la scène) est bien souvent une mise en scène répétée et calibrée... et faut pas attendre ça de Murat. Lui, ce qu'il livre, c'est du son, des versions de chansons toujours différentes chaque soir... et le spectateur lambda et bien il peut s'en foutre un peu. Lui, il vient une fois. Et Murat ne le prend pas par la main. Enfin, bon, moi, ce que j'en dis : c'est pour causer (d'ailleurs, je ne voulais pas faire de compte-rendu, mais, même la majorité silencieuse -j'ai tendance à l'oublier celle-ci-, a pris la parole pour me rappeler à mes obligations. Merci! Pour autant, avec mes compétences musicales inexistantes, je me sens bien en difficulté pour vous restituer la soirée, ne sachant pas vraiment comment définir notamment le "groove", dont on nous bassine les oreilles depuis la sortie. J'en reste donc à "j'aime/j'aime pas/ça m'ennuie un peu/beaucoup/j'ai envie de danser/je me transporte" -rayez la mention inutile-. Donc, voilà : sans prétention, c'est juste mon avis, et je ne suis pas sûr de le partager. Et je crois que je suis dans une parenthèse... alors il faut que je la referme...).

 

 

 

Alors, où j'en étais avant d'insérer cette photo prise au Toboggan à Décines?   Euh, j'allais commencer à parler de ma journée de jeudi.

Elle n'a pas commencé très tôt et avec la fatigue d'une premier nuit à l'extérieur; arrivé à Clermont, il a fallu se résoudre à ne pas profiter des hauteurs...  Nous nous contentons de prendre un peu le soleil place de Jaude.  "Hé, Jaude, ne gâche pas tout, prend une chanson triste et rend la meilleure, Remember to let her into your heart, (bon, ça c'est fait...). 

Un petit tour à l'Estoril, le bar portugais derrière la coopé, où nous nous retrouvons souvent (notamment après le live pour les 50 ans d'inter, mince 5 ans déjà bon sang!). Nous trinquons à Matthieu. C'est la première fois que je reviens depuis que l'on a appris sa mort.  Cela me met dans un état un peu étrange. J'aurais voulu faire quelque chose pour le retrouver, partir à sa recherche, apprendre de nouvelles choses... Dans la nuit, je vais dans la rue où se trouvait sa chambre. On l'avait pris ensemble plusieurs fois, sans qu'il me dise qu'il habitait là. 

Juste à côté de sa porte, un punk qui m'évoque  un Christophe Pie émacié époque Chaos me regarde.

 

Et voilà que je me souviens que la dernière fois que Murat était à Clermont pour une date de tournée, c'était en avril 2010 (oh, bon sang,  8 ans déjà...)... et c'est la première fois que nous discutions avec Matthieu...  ...

Selon le lien défait, c'est le 25e concert à Clermont (hors-Clara) ce soir (z'ont oublié le concert d'INTER ou celui à la Librairie des Volcans). Pas énorme s'il faut comparer à Paris: 60  en comptant des concerts pour des radios et des shows-cases. On ne va pas refaire l'histoire Murat/Clermont, vous pourrez vous reporter notamment à l'article de Matthieu sur "une histoire du rock à Clermont". Ce soir, s'ajoute juste un nouveau micro-épisode: on m'a rapporté que Murat n'aurait pas apprécié le public...  malgré les amis, familles, enfants, présents dans la salle.  Peut-être un peu plus de 500 personnes, en fosse, avec juste 3/4 rangées de tribune, comparable il me semble aux affluences de 2010 et du koloko 2012 (non, mais alors là vraiment, déjà 6 ans bon sang!) .  Là encore, on en a discuté sur les réseaux: bon public? pas bon? trop de portables? Je ne l'ai pas trouvé désagréable même s'il y a du va et vient (moi-même j'ai dû m'absenter et c'est le fiston Bergheaud qui a veillé à ce que la porte se referme doucement, j'y veillais aussi). J'ai fait aussi des gros yeux derrière quand on me polluait "je me souviens".

Je traîne un peu au bar durant la première partie de Matt Low (désolé) car j'en profite pour continuer à faire dédicacer, sur leur témoignage réciproque, le livre "Une histoire du rock à Clermont-Ferrand" (Veillault le dirlo, Roz, celui du Tremplin, Pierre Andrieu, puis plus tard Denis et les rancheros Alain et Caillon)...

Matt Low livre un set en solo  avec quelques nouveaux morceaux (à la guitare acoustique, et accompagné sur un ou deux titres d'un petite boite à rythme... ce qui lui permet de faire un clin d'oeil à Murat en se comparant à K. Lamar). De Murat, il chante le texte "l'aventure" notamment.

- Et c'est parti... alors que je suis encore au club... On se précipite dans la salle avec Pierre Andrieu. Heureusement l'intro d'ACHTUNG BABY est longue.  Bon morceau d'introduction car livré de manière très dynamique, ça envoie bien, la section rythmique assure quelques cœurs.

Denis Clavaizolle est présent, derrière Jean-Louis Murat, laissant le trio habituelle devant. Il me semble que Jean-Louis avait dans l'idée au départ de faire un truc "assis", plutôt jazz et blues (il dira le lendemain : "ça a duré 3 jours"), là, il est mi-debout, mi-assis (s'appuyant sur un tabouret), c'est donc loin de "puer la chaise" pour reprendre son expression... mais ça ne sentira pas non plus le triple saut en hauteur, ou un truc dans ce genre.

Jean-Louis dit "salut les mortels!"... Ça m'évoque mon mail récent à Douharesse où je parlais de  "livrer en pâture [une] chanson au commun des mortels". Je m'étais déjà senti visé quand il avait parlé d'"ethnocentrisme" au moment de Babel...

- Ca repart très down tempo ensuite sur "Ciné Vox". Longue intro jazzy. Sur ce titre, on profite bien des claviers de Denis (nappe, orgue, quelques notes de piano), mais les interventions de guitare sont assez jolies. Le morceau dure 5 minutes soit 1minute 30 de plus que la version disque. 

- Et voilà, Morgane Imbeaud qui se présente, charmante.  J'en profite pour dire qu'elle vient de signer dans une belle maison pour son nouveau disque (Roy Music). Elle enregistre un nouvel album réalisé par H.Burns en ce moment avec le fils Clavaizolle.  Sur scène, elle se place en retrait de Jean-Louis Murat et c'est un peu décevant,  on ne peut pas vraiment parler de duo. Un peu dommage car c'était un moment pour "jouer un peu la comédie". Quant à la chanson, tout le charme de la rythmique puissante et des faux violons est absent. Ça ne s'emballe pas vraiment, et je m'ennuie. Le public pourtant réagit chaudement. 

- Pas de surprise dans la set-liste, voici Tarn et Garonne... mais il faut presque attendre la voix pour reconnaître le morceau dans une longue intro plutôt jazz. J'aime bien la composition, et son tempo sur la refrain, donc, même sans trop d'énergie, ça marche. Les chœurs sont jolies. Murat se lance dans des petites onomatopées sur la fin ("wii-hhann, wii-hann") mais ça ne s'enflamme pas pour autant.

- Et voilà "over and over", débuté en sifflotant longuement pendant que les musiciens la jouent tranquilles, Murat présente Denis. Puis repart en livrant un long solo... de sifflet...  Le chant commence au bout de deux minutes.  Morgane est toujours là aux chœurs.  Ce n'est pas ma chanson préférée, même si c'est déjà arrivé que je l'apprécie... Il y a un long pont au milieu du titre, et le morceau dure plus de 7 minutes. Jean-Louis chante assez haut, et là, encore, je m'ennuie un peu.

- Et c'est parti pour l'inédit "autant en faire quelque chose" que j'adore.  L'intro n'est pas beaucoup plus rythmé que les autres titres, mais là encore, peut-être question de tempo et de rythme, et aussi de texte,  ça marche. Dansant. Même sans orchestration compliquée (même si ce soir, Denis accompagne joliment). Avec ce slogan peut-être un peu facile "autant en faire quelque chose plutôt que rien"...  Un tube! Et Murat chantant "chose", on adore ça. Murat pousse un peu la voix sur la fin.

- Toujours du sifflotement pour débuter "rendre l'âme". Je n'aime pas la chanson et mon avis n'évolue pas ce soir, même si c'est très différent du disque, notamment par des chœurs très "enlevés" avant le refrain renforçant le côté "sans pathos" du titre.. Le morceau dure juste 3 minutes.

- Gazoline débute presque a capela... pour autant comme sur quelques titres, on a du mal à le comprendre. La voix n'est pas très en avant, il chante loin du micro.   Sur ce titre, ça a tendance à partir un peu dans tous les sens, ça monte, ça redescend. On comprend bien l'intention de Murat de se prendre pour un chanteur de la stax... et voici un titre que je n'apprécie pas sur disque, mais qui trouve grâce à mes yeux ce soir. Le public là encore applaudit chaudement.

- Ça ne sera pas le cas de Kids... malgré le pouvoir mentalement intrusif de "I had a message for you"... 

 

- On repasse à du plus "classique" avec  le titre oldies de la soirée (non, ce n'est pas "foule romaine", ni "si je devais manquer de toi").... mais l'un peu plus rare:  "l'amour qui passe" qui date du "moujik et sa femme". Manquait peut-être un peu de nerfs,  notamment sur les fameux "aime-moi"....

 

- "Il neige"... Là encore sifflotements légers... et Jean-Louis chante comme il susurrait. Une version très "classique", avec un pont là encore en sifflotement, du vrai "silbo"(il neige sous le tropique de cancer) . Applaudissements nourris.

 

- Et voilà encore Murat qui sifflote (un peu) sur une longue intro down tempo, on reconnaît "Marguerite de Valois". Murat élève un peu la voix et fait le chat ou le loup par moment. Dans la dernière minute, il pousse la voix  ("marguerite de VaLOIssss") alors que le rythme s'élève, mais là encore, c'est de l'énergie "assise". Le morceau s'étire vraiment  sur scène: 6 minutes au lieu de 3.

 

Jean-Louis a  vraiment été dans sa  bulle, juste quelques merci, et les yeux fermés... Après que Fred et Steph se soient éclipsés rapidement,  "séquence émotion" dit-il.  Jean-Louis et Denis... qui commence à jouer "je me souviens". On écoute les grandes heures du Murat synthétique durant quelques courts instants, Jean-Louis se promène un peu, et c'est l'image de la soirée, pose sa tête sur l'épaule de Denis. Il le fait applaudir puis va s’asseoir sur le tabouret, pour quelques notes de guitare à la Dire Straits. On frôle (presque) le "Brothers in arms". Le chant commence à 2 minutes 20. La guitare ponctue la fin du couplet. Elle se fait plus dissonante sur la suite mais elle n'intervient qu'entre chaque couplet. Long pont avec quelques cris, mais il y a une belle interprétation, variant les volumes et les hauteurs, parfois moins réussis (très haut...). On rentre dans les méandres de la mémoire, parfois hantante, résonnante, fulgurante... avec la guitare ondulante et vibrante qui se fait plus présente disloquant l'espace temps... et finit en un long écho... "BONSOIR"...   Plus de 9 minutes! La came Murat explore le temps. Je ne m'étais pas rendu compte du temps passé.

 

Applaudissements nourris... C'est le rappel rapide, les autres musiciens rappliquent... pour le dernier titre. "Sous la pression du public" dit-il Une petite phrase ("je vais vous faire une ambiance de soirée"??)...    Là, encore pas de surprise: "les jours du jaguar". Certains en ont marre mais pas moi... même si on reste toujours dans la même ambiance un rien feutrée... Tabouret. On ne verra pas Fred sauter comme par le passé.  Belle version tout de même, de plus de 10 minutes, avec une intro magnifique de presque 4 minutes avec une guitare qui prend son aise. On passe à des sons plus psychédéliques avant le 3e couplet... Sur les refrains, la voix s'élève, Murat chante haut.... et la chanson finit sur des bonsoirs, bonne nuit, des Morgane, Denis... durant un assez long moment... pendant que le public applaudit,  avant un BONSOIR plus franc et fort. Explosion du public.... mais de courte durée, Murat ne s'attarde pas, et la lumière se rallume aussitôt... brutalement, aussi brutale que la fin des applaudissements.

 

 

- J'ai assisté au concert de la console, peut-être un peu loin pour faciliter ma "captation" par ce qui se passait sur scène. Un peu fatigué aussi pour un concert debout, mais je crois que, n'étant pas passionné d'IL FRANCESE, j'ai eu du mal à accrocher aussi au live, même si on a quand même des bons moments dans cette proposition.

 

Voyons ce qu'en dit Isabelle de Grenoble, de son point de vue de DOLO historique:

Or donc, un CR serait, paraît-il, le bienvenu. Bon il sera bref, mais, en contrepartie, je vous en fais deux pour le prix d'un. Montpellier le 11.10 et Clermont jeudi dernier. Alors alors... Si je devais en choisir un, c'est celui de Montpellier qui emporterait mes faveurs. Mais rien ne m'oblige à choisir, donc... Ils étaient assez différents l'un de l'autre : configuration plus étoffée à Clermont, avec l'omniprésence de Denis et la présence ponctuelle de Morgane, d'où un son plus ample qui donnait une dimension nouvelle à certains morceaux - j'ai bien aimé la version de L'Amour qui passe, à Clermont, avec le renfort des synthés de Denis. A Clermont également, pas mal des sifflements dont JLM est friand. L'ambiance était plus intimiste à Montpellier et la voix, absolument au top avec un chant particulièrement soigné, ce qui tombait bien puisqu'il nous a servi des bijoux plus entendus depuis belle lurette : Ami Amour Amant (parfait), Les Voyageurs Perdus (itou), Mousse Noire, Tel Est Pris. En revanche, pas de Je Me Souviens (ce qui en a déçu plus d'un), pas de Marguerite de Valois ni de Autant en Faire Quelque Chose, auxquels nous avons eu droit à Clermont. Ben et Coeur d'hiver figurant sur la setlist de Mtpllr (pas vu celle de Clermont) restent un mystère. En ce qui me concerne, mention spéciale au Il Neige de Clermont, si magique et feutré qu'on aurait pu croire qu'il neigeait dans la Coopé JLM se fait clairement plaisir à la guitare, quant à la section rythmique, bien rodée, on la connaît : elle assure... et elle assure aussi les chœurs, d'ailleurs, sur cette tournée. En résumé, j'ai apprécié les deux concerts, avec une préférence pour le premier, évoquée plus haut, et j'ai du mal à comprendre les récriminations de certains du genre "il n'a pas assez communiqué" "il n'est pas venu signer" "il n'a pas fait le morceau que je préfère, je viendrai plus nananère"... Pfffff ,je n'en dirai pas plus. Voilà, pour ma part,
mission accomplite
 

 

Oui, effectivement, petite déception de voir sur la setlist deux inédits supplémentaires, qui n'ont pas été très souvent joués semble-t-il. Toutefois, on m'a rapporté qu'ils devraient figurer sur la 3e étage de la fusée... ce qui nous permettra de les entendre.

 

La soirée se termine au club, je discute avec Eryk e., des bonnes chroniques qu'il reçoit pour son 2e album, avec les Dragon Rapide, et Alain Bonnefont, qui m'indique qu'il pourrait se remettre à écrire, après avoir sérieusement repris les concerts... Il n'y a que Denis et Morgane pour se montrer... Les autres continuent la route pour Décines demain.... c'est mon cas aussi... (à suivre).

 

Rappel CONCERTS:

07/12/18

Lille Le Chapitô France
08/12/18 Strasbourg La Laiterie France
10 et 11/12/18 Paris Café de la Danse COMPLET
12/12/18 Liège Reflektor Belgium
13/12/18 Bruxelles Botanique Belgium
14/12/18 Le Havre Le Tetris France

LE MATIN EN PLUS

Avant la pluie et le départ, petit tour au parc Montjuzet désert:

Un soir à Clermont (concert à la coopérative du 22 novembre 18)

la place Gaillard à côté de St-Babel sur la table d'orientation muratienne:

Un soir à Clermont (concert à la coopérative du 22 novembre 18)
Un soir à Clermont (concert à la coopérative du 22 novembre 18)

Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Commenter cet article

Martial 01/12/2018 18:35

Salut Pierrot, le " groove" d'Il Francese, tu dois le ressentir sur certains titres ou ton corps ne peut pas résister à quelsques pas de danses. ????