Chroniques de concert (Café de la danse 10 décembre 2018) et retour sur Clermont)

Publié le 11 Décembre 2018

Après la chronique de Strasbourg que je vous ai transmise hier, voici deux comptes-rendus publiés par Concertandco (je vous invite à y acheter vos billets de concert afin de préserver l'emploi en Auvergne).

Le premier est un gros flash-back car c'est celui de Clermont-Ferrand,  et il est écrit par le patron Pierre Andrieu:

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat-matt-low/la-cooperative-de-mai-clermont-ferrand/52808.htm

Noté: 4/5

Extrait : [...] Malgré cette atmosphère par très très funky, le set sera de bonne qualité, et ce même si le parti pris de ralentir les morceaux peut dérouter, voire ennuyer certaines personnes... En procédant ainsi, c'est à dire en réarrangeant les morceaux pour la scène, ça passe ou ça casse. Après un petit temps d'adaptation, pour nous ça fonctionne : les atours gentiment groovy, presque trip hop, des interprétations nous enveloppent agréablement. Donc, on ferme les écoutilles, ce qui permet de faire passer au second plan l'ambiance et nos voisines qui parlent (on s'éloigne... ) pour ne se focaliser que sur les chansons, délivrées par Murat, au chant habité et à la guitare électrique en liberté, Stéphane Reynaud, à la batterie, Fred Jimenez, à la basse, Denis Clavaizolle, aux synthés, et Morgane Imbeaud, aux chœurs (en particulier sur le single "Hold Up", un peu irritant à la longue sur "Il Francese" mais qui passe bien en live). Beaucoup de moments forts ce soir, parmi lesquels nous citerons le touchant "Tarn et Garonne", l'inédit et inspiré "Autant en faire quelque chose", l'immense "L'amour qui passe" (malgré un arrangement de claviers peu convaincant), le toujours très prenant "Il neige" ou encore le poignant "Rendre l'âme", sur lequel l'ombre du regretté Christophe Pie - disparu en janvier 2018 - plane de manière très prégnante. Comme sur le bouleversant "Je me souviens" d'ailleurs, annoncé par un assez parlant "Séquence émotion..." de JLM, et magnifié par les synthés mystérieux de Denis Clavaizolle, façon Angelo Badalamenti.[...]

Cela m'a fait penser que j'ai oublié de partager l'article de LA MONTAGNE... Le Dodon  était plus sceptique (c'est une fois sur deux):

 

Chroniques de concert (Café de la danse 10 décembre 2018) et retour sur Clermont)

 - KID lui n'a pas trainé pour faire son compte-rendu d'hier soir, premier soir à Paris.  Les témoignages que j'ai lu sont assez comparables. La large majorité des ultras ont apprécié, mais Murat a un peu lâché sur la fin, et le concert a été encore plus court que les derniers concerts... et la set-liste reste immuable (encore une fois, on peut constater que quand Murat parle plus, c'est parfois le signe d'une déconcentration... et hier, elle a été peut-être définitive). En tout cas, les gilets jaunes sont contents: les parisiens n'ont rien eu de plus que nous autres les défavorisés de province! 

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat/cafe-de-la-danse-paris/52814.htm

La chronique débute ainsi: Il y a peut-être une chose que l'on peut reprocher à Murat, qui se tient là derrière les portes, non pas de Naples, mais du Café de la Danse : sa bonne humeur. On a souvent comparé Jean-Louis Murat à un chat sauvage, animal omniprésent dans son oeuvre. Mais c'est plutôt à un matou ronronnant que l'on a affaire ce 10 décembre 2018 pour la première date parisienne de sa tournée post-Il Francese.

Aux côtés des fidèles Stéphane Reynaud à la batterie et Fred Jimenez à la basse, Murat a quelques raisons d'être heureux : le public est présent en nombre, joyeux lui aussi, content de retrouver un JLM qui avait délaissé la scène et les salles parisiennes depuis trop longtemps. Et C'est un Murat taquin qui se présente et enchaîne les titres entre quelques uns de ses petits cris caractéristiques et sifflements.
la suite

 

LE LIEN EN PLUS QUI N'EN AIT PAS UN

C'est en cherchant un lien en plus que jamais il ne trouva que je tombe sur cette actualité de dernière minute. LES INROCKS étaient au concert d'hier... Voici leur article:

https://www.lesinrocks.com/2018/12/11/musique/ladresse-la-nation-de-jean-louis-murat-au-cafe-de-la-danse-111151168/

L'adresse à la nation de Jean-Louis Murat au Café de la Danse

11/12/18 16h13
Alors qu'Emmanuel Macron faisait son “adresse à la nation”, nous étions au concert de Jean-Louis Murat au Café de la danse. Une contre-soirée autrement plus classe.

“Il est Murat moins 10” (20h20), chuchote un homme pressé dans la fosse du Café de la Danse ce 10 décembre. La salle parisienne blindée est sous le charme du folkeux Matt Low (dont le premier ep a été écrit par Murat lui-même), qui achève sa délicate première partie. Mais elle trépigne déjà d’impatience. Un public de fidèles - de la première heure ou pas - est venu voir l’Auvergnat qui peaufine depuis quatre décennies une œuvre singulière et précieuse. Il vient de signer un album marqué par le deuil, Il Francese (Pias), d’obédience plutôt électronique. C’est pourtant un trio à l’ancienne qui fait son apparition sur scène. Stéphane Raynaud (batterie), Fred Jiminez (basse) et Jean-Louis Murat (guitare, chant) débarquent avec nonchalance, en ouvriers qualifiés du rock français. Le natif de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), avare en mots quand il ne s’agit pas de ses poèmes chantés, est lapidaire : “Me voici”. Son set n’en sera pas moins éloquent.

 

 

Savoir se taire

Sa voix irrévérencieuse entrecoupée d’irrépressibles jappements de loup identifie clairement l’animal. Il la pose d’abord sur Achtung, Ciné Vox ou Hold Up, des titres de son dernier album auxquels il donne une tonalité blues caverneuse. Jean-Louis Bergheaud (de son vrai nom) a la réputation d’avoir mauvais caractère, voire d’être un brin taciturne. C’est vrai qu’entre les morceaux, ses fans lui parlent plus qu’il ne s’adresse à eux. Un “Tu nous a manqués !” fuse dans la salle. Le rockeur sauvage se contente de marmonner quand ils applaudissent trop généreusement : “N’exagérons rien”, en esquissant un sourire. Mais dans l’air et le silence qui séparent la foule de Murat, il se passe bien des choses qui ne se communiquent pas.

On en avait presque oublié que parallèlement à ce concert, Emmanuel Macron prononçait son “adresse à la nation”, censée mettre un terme au mouvement des “gilets jaunes”. On avoue qu’au début du concert, rappelé à l'actu immédiate par un collègue, on a jeté un œil sur Twitter, en se disant qu’on loupait peut-être un moment équivalant à l’allocution radiodiffusée de De Gaulle le 30 mai 1968 (ok, l’idée nous a seulement effleuré l’esprit). Mais autant l’assumer : on en attendait plus de la contre-soirée de JLM (le dépité rebelle à la coupe rockabilly, pas le député insoumis). Et on a été servi.

“Un incendie couve en chacun de nous”

A la faveur de la réédition pour la première fois en vinyle de ses albums Le Moujik et sa femme (2002) et Le manteau de pluie (1991), avec des titres inédits, Murat a offert quelques-uns de ses anciens morceaux, comme Tarn-et-Garonne, sur lequel il chante qu’“un incendie couve en chacun de nous”. Et qui pourrait dire le contraire, quand les voitures brûlent tous les samedis sur des Champs-Elysées hérissés de barricades ?

 

 

A mi-parcours, Murat se débarrasse de sa chemise en denim : “J'ai chaud comme un Macron avec un gilet jaune sur le dos”. Et l’intempestif troubadour d’enchaîner avec Gazoline, extrait de son dernier album, au refrain visionnaire : “Noyés dans la gazoline, qui nous a fait ça ?” Après un rappel gagné d’avance pour le public, il entonne a cappella le très beau Je me souviens, chanson écrite sur mesure en hommage à son ami et batteur Christophe Pie, emporté par “la dame en noir” en début d’année (“Je me souviens de l’appel de la lumière / D’une dame en noir qui gifle le loup des mers”). Le souffle court, il termine avec L’Amour qui passe, un de ses chefs-d’œuvre. Alors certes, le type est un peu misanthrope, mais ses chansons sont belles. Et il n’avait pas promis le contraire.

Album Il Francese (Pias)

Concerts Le 11 décembre à Paris (Café de la Danse), le 12 à Liège, le 13 à Bruxelles, le 14 au Havre

Réédition de 2 LP le 14 décembre : Le Moujik Et Sa Femme et Le Manteau De Pluie (Le Label / [PIAS])

 

LE LIEN EN PLUS A CHERCHER

J'ai fait une concession à mon statut de "non officiel": celui de ne pas partager de vidéos pirates sur la tournée en cours...  Alors, vous pouvez chercher vous-même dans les tuyaux....

Rédigé par Pierrot

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Muse 13/12/2018 23:36

Lien en plus plus mitigé et qui m'a rappelé le concert à Lescar à l'automne 2013. 1H15 de concert tout compris. Ca semble être le format de rigueur. Souci de concentration? Souci de santé?
Manque de motivation? Quel dommage en tout cas.

https://www.benzinemag.net/2018/12/12/live-report-murat-en-mode-blues-au-cafe-de-la-danse/