live report PARIS, Et BOTANIQUE (BRUXELLES)

Publié le 14 Décembre 2018

- On commence par le plus frais... Hier soir au  Botanique à Bruxelles... (ah, oui, j'y étais aussi en 2015).

Le soir et M. COLJON qui s'y colle:

http://blog.lesoir.be/frontstage/2018/12/14/murat-et-son-blues-auvergnat-au-bota/

20181214TC2-13

Jeudi au Botanique, il fallait choisir entre Jeanne Added à la Rotonde et Jean-Louis Murat à l’Orangerie. Choisir, c’est renoncer…
Il est bon de rappeler que Bruxelles est une ville gâtée en termes de concerts. Jeudi, il y avait les Londoniens de Shame à l’AB, la Rémoise de Paris au Bota, dans une Rotonde remplie, tout comme l’Orangerie pour Jean-Louis Murat en version power trio avec les fidèles Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie.
Jeanne Added, ce petit bout de femme qui ne tient pas en place, étant déjà annoncée aux prochaines Nuits Botanique (le 2 mai, à la même affiche que Claire Laffut), on a délaissé son concert au bout de quelques chansons (calme au début, elle a vite retrouvé ses postures hypnotiques où la musique électro semble la traverser pour une jouissive transe) pour retrouver le Maréchal Murat. Celui-ci était plutôt dans ses bons jours, telle une force tranquille déclinant avec bonheur les perles de son dernier album, Il Francese. Il a bien raison d’être fidèle à sa formule du trio qui lui permet, assis, de se prendre pour un vieux bluesman blanchi sous le harnais. Jean-Louis a inventé le blues auvergnat, nous promenant par monts et vallées dans son univers impressionniste. Son chemin n’est pas tout tracé pour autant, il est sinueux et audacieux, original et envoûtant. Il a tout l’espace nécessaire pour de fulgurantes joutes guitaristiques comme pour ces onomatopées propres au blues du bayou. Jean-Louis n’a même pas à jouer ses vieux tubes, il n’en a pas. De ses vieilleries, il ne chantera que “L’amour qui passe” (Le Moujik et sa femme) ou, en rappel, “Le jour du jaguar” (Lilith). Le roi (imaginaire) de Naples est impérial et détendu, à la fois taquin et concentré sur son métier à tisser. Son groove est contagieux, tout comme celui de Jeanne Added qu’on retrouve, seule à la basse, en rappel. Ils vont finalement bien ensemble ces deux artistes qui prennent des chemins de traverse pour imposer, sur la longueur, leur propre style. Loin des sentiers battus…
THIERRY COLJON
PHOTO MATHIEU GOLINVAUX

-  M. Patman a partagé sur les réseaux sociaux et m'a transmis également son compte-rendu du concert de MARDI au café de la danse:  Bravo au public qui a réussi à le faire revenir!!!

Les absents ont toujours tort.
Après un très bon concert Lundi au café de la Danse avec la même set list des derniers concerts excepté « il neige ». Même si il est vrai que par rapport au début de la tournée le concert est de moins en moins long… A Nantes j’avais eu droit en plus de cette liste à :
- « Mousse noire »
- « Tel est pris »
- « Amour, ami, amant »
- « les voyageurs perdus »
- « Ben »
- « Il faut s’en aller »
- « Cœur d’hiver»
et à St Avertin :
- « Mousse noire »
- « Tel est pris »
- « Extraordinaire vaudou »

1h20 de qualité c’est toujours ça de pris !

Je disais donc qu’après un très bon concert lundi… nous sommes montés d’un cran mardi !!! Jean-Louis était beaucoup plus détendu (est-ce l’absence de Barbara qui était à ses pieds lundi soir, personne ne le sait… ) mais j’en veux pour preuve son 1er mot : « Bonjour » c’est dire s’il était de bon poil….. Il faut dire aussi que le public était lui aussi bien meilleur… pourtant j’ai eu peur, bien que les 2 concerts étaient complets le public de mardi est arrivé bien plus tard à tel point que Matt Low a chanté devant une salle à moitié vide. Mais au finale il me semble qu’il y avait encore plus de monde que la veille.
Jean-Louis a plaisanté à plusieurs reprises (nous a chanté sa liste de noël, il veut un maillot jaune, porter le maillot jaune…. Il n’a pas chanté « le champion espagnol » pour autant…) et à même joué debout plusieurs fois. La présentation de Fred et Stéphane s’est faite mardi sur « Over and over », lundi c’était sur « Gazoline » où il a répété en rythme Fred Jimenez … Fred Jimenez suivi d’un allez à la Bourboule, la Bourboule…
Mardi aussi il a cité La Bourboule, suite à la toux d’un spectateur, il a précisé que 3 semaines de cure à La Bourboule et on est guéri… et à propos de La Bourboule il a enchainé sur « Il neige ».
Après 1 h il a regardé sa montre et a dit je vais vous libérer…
Premier rappel, comme d’hab, « Je me souviens » à cappella mieux que lundi (il n’a pas bâclé la fin en disant « voilà » l’air de dire c’est fait) suivi du «Jaguar » et là sortie de scène, petite lumière du fond qui indique c’est fini vous pouvez rallumer la salle et mettre la musique de fond, ce qui a été fait.
Mais comme je le disais le public était bien meilleur nous sommes restés 10 mn à continuer d’applaudir et nous avons été récompensés puisqu’il est finalement revenu pour un 2ème rappel chanter « Marguerite de Valois ».

Nous avons continué de plus belle et au surprise il est revu une 3ème fois accompagné de Camille et ils ont chanté tous le DVD de parfum d’acacia au jardin c’était MAGNIFIQUE….
Et c’est là que mon réveil a sonné… j’ai bien peur que le 3ème rappel n’est jamais existé…

- Et on continue notre marche douce vers le passé avec un compte-rendu du LUNDI du côté de Benzine Mag... qui partage même une vidéo (à aller voir sur leur site):

https://www.benzinemag.net/2018/12/12/live-report-murat-en-mode-blues-au-cafe-de-la-danse/

Jean-Louis Murat était au Café de la Danse (Paris) ce lundi 10 décembre 2018 pour un concert aux couleurs Bluesy mais relativement court. Un peu frustrant pour les fans qui attendaient plus de l’Auvergnat.

[Live report] Murat en mode Blues au Café de la Danse

Jean-Louis Murat Café de la Danse

Ce qui est bien avec Murat, c’est qu’il recrute de manière large et profonde dans la France entière. Ce qui est étonnant avec Murat, c’est d’arriver à son premier concert parisien trois-quarts d’heure avant le début programmé des hostilités dans un Café de la Danse déjà bien rempli par des groupes d’amis provinciaux qui créent une belle ambiance d’amitié et de convivialité. Un concert familial où tout le monde semble connaître tout le monde dans la fosse, où les gens se prennent mutuellement en photo, sans doute pour témoigner qu’ils y étaient. Et ça fait bien chaud au cœur, comme si d’un coup on était loin de l’indifférence souvent teintée d’un zeste d’hostilité du public parisien habituel.

19h35 : Matt Low (matelot ?) vient lui aussi de Clermont, et on suppose que Murat soutient ce jeune auteur-compositeur.

Mais après quelques chansons à la guitare acoustique – avec l’aide ci et là de beats électroniques mal maîtrisés – on se demande bien pourquoi… Tout cela est bien gentil, c’est à peu près tout ce qu’on peut dire de positif sur ces chansons sans mélodies aux textes approximatifs, débitées au km par un chanteur sans voix, comme la France semble capable d’en produire des dizaines, bon an mal an. Matt n’a absolument rien à dire mais il ne se prive pas pour autant de nous dispenser sa poésie d’ambiance « délicate ». En l’écoutant massacrer Elisa de Birkin & Gainsbourg, on se dit que Vincent Delerm à côté, c’est Freddy Mercury. 30 minutes d’ennui profond.

Un peu de panique dans l’équipe technique qui réalise, alors que le concert ne va pas tarder, que la “voie numéro 5” – quoi que ce soit que ça signifie – ne fonctionne pas. Ça s’agite, et ça me rappelle qu’il y a bien longtemps que je n’ai pas été témoin de problèmes techniques sur un concert – alors qu’il fut une époque où c’était quasiment systématique : il y a aussi du bon dans le progrès. Mais tout rentre dans l’ordre, et à 20h35 Jean-Louis entre en scène, accompagné de l‘ami de toujours, Fred Gimenez, à la basse et d’un batteur qui restera assez discret. On était en droit de se demander comment Murat aborderait sur scène l’aspect électronique très prononcé de ses deux derniers albums : eh bien, c’est tout simple, il l’ignore superbement et revient à un blues électrique dépouillé, voire basique. Achtung pose clairement les choses : la nuit va être donc blues, mais aussi laid back. D’ailleurs JLM jouera toute la soirée appuyé, voire assis sur un haut tabouret, derrière un pupitre sur lequel est posé un cahier contenant les textes des chansons : partisan du moindre effort, l’Auvergnat !

Hold Up perd tout son aspect chart friendly dans cette configuration, et un léger doute nous grignote le cerveau : si l’on accueille chaleureusement ce nouveau virage à 180 degrés du Bergheaud des bois, on craint d’un coup une uniformité d’ambiance qui lamine les morceaux. Et, de fait, il faudra attendre 30 minutes pour que JLM se lâche un peu et fasse parler la poudre : un peu d’intensité naît enfin sur Autant en Faire Quelque Chose, très beau morceau qui semble être un inédit, ou même une nouveauté : on respire… Même si tout autour de moi les fans sont bienveillants, on sent un certain soulagement quand le set décolle… pour reprendre assez vite son rythme de sénateur bluesy.

Murat est, c’est assez rare pour qu’on le signale, d’excellente humeur ce soir. Il vanne Macron dont la conférence de presse doit être maintenant terminée : « à la fin du concert, on va savoir si c’est un crouille ou un chef ! », et puis il nous taquine, jusqu’à quasiment piquer un fou rire qu’il réprimera difficilement. Cool ! Le problème, c’est qu’il manifeste assez rapidement le désir de ne pas s’éterniser ce soir, prétextant que « nous avons l’air blasés », et qu’il y a « un couvre-feu dans les salles parisiennes à 21h45 » ! Si l’on ajoute que la setlist n’a pas trop pour but de plaire aux masses, avec une bonne partie des titres de “Il Francese”, et seulement quelques flasbacks en forme de titres peu connus extraits d’albums peu joués habituellement sur scène, la soirée respire l’austérité et, admettons-le, une certaine frustration. Murat fait une pause, se lève de son tabouret pour expliquer visiblement à ses acolytes qu’on va sauter un morceau de la setlist posée devant moi : pas de Il Neige pour Paris ce soir !

Du coup, une heure seulement s’est écoulée et Jean-Louis se barre déjà, après une jolie version de Marguerite de Valois, avec ses « Margot ! » hauts perchés (un peu avant, il nous aura fait le même coup à propos de « La Bourboule », même si je n’ai pas trop saisi la private joke…). Comme on sait que Murat n’aime pas trop les rituels, il ne s’écoule pas plus d’une minute avant qu’il revienne… en solo. Et, a capella. Il nous chante Je me souviens, la bouleversante conclusion de « Il Francese ». C’est superbe, et ça aide à oublier le set un peu tiède qu’il nous a offert ce soir. Mieux encore, les Jours du Jaguar nous laisse enfin entrevoir le Murat bruyant qu’on aime : tiens, on voudrait bien que le concert recommence sur ces bases-là, on ne dirait pas non à une bonne demi-heure de bruit et de fureur, et ce d’autant qu’il n’est même pas dix heures. Mais non, c’est fini, après à peine 1h15.

Devant mon étonnement de lire sur la setlist que j’ai pu récupérer quatre autres titres qui sont passés à l’as, mon voisin, visiblement un expert, me dit que « ça fait longtemps que Murat a arrêté de les jouer sur la tournée ! »… OK… En attendant mon tour pour sortir de la salle par la porte étroite qui crée la queue habituelle, je discute avec un type sympa qui me demande mon avis, et se présente comme un collaborateur historique de l’Auvergnat. Comme je lui explique que ça a quand même été peu généreux en moments intenses ce soir, il me dit qu’il va en toucher un mot à Jean-Louis. Bon, j’imagine que ça ne lui fera pas plaisir, à Jean-Louis, et qu’il me traitera de connard de blasé, mais voilà… Ce soir, Murat n’a pas été trop sympa avec nous… Heureusement qu’on le connaît bien, depuis tout ce temps, et qu’on l’aime quand même.

Textes et photos : Eric Debarnot

La setlist du concert de Murat :
Achtung (Il Francese – 2018)
Cine vox (Il Francese – 2018)
Hold up (Il Francese – 2018)
Tarn et Garonne (Morituri – 2016)
Over and Over (Toboggan – 2013)
Autant en faire quelque chose (nouvelle chanson)
Rendre l’âme (Il Francese – 2018)
Gazoline (Il Francese – 2018)
Kids (Il Francese – 2018)
L’amour qui passe (Le Moujik et sa Femme – 2002)
Marguerite de Valois (Il Francese – 2018)
Encore:
Je me souviens (Solo, a capella) (Il Francese – 2018)
Les jours du jaguar (Lilith – 2003)

LE LIEN EN PLUS

Le buveur de bourbon red bull à la Murat (vous n'avez qu'à chercher dans ce blog)  était présent lundi au café de la danse... et on peut attendre sa nouvelle chanson cette semaine, avec les INNOCENTS, je veux bien-sûr parler de JP:

https://lesinnocentsfr.lnk.to/apacheEM

Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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rooran 17/12/2018 11:15

Petite astuce : lorsque plusieurs dates sont annoncées pour un concert de JLM au même endroit, je suggère de toujours prendre la dernière date. C'est toujours la meilleure...

ArmElle 14/12/2018 18:49

Je retrouve exactement ce qu 'on a vécu ce soir là dans l'article du concert de lundi à Paris, y compris l'ennui devant ce pauvre Matthieu qui en effet n'a pas donné le meilleur sur la reprise de "Elisa"... Et puis c'est sympa de voir qu'on parle de nous dans un article, même si nous se sommes pas tous des provinciaux : "un Café de la Danse déjà bien rempli par des groupes d’amis provinciaux qui créent une belle ambiance d’amitié et de convivialité. Un concert familial où tout le monde semble connaître tout le monde dans la fosse, où les gens se prennent mutuellement en photo, sans doute pour témoigner qu’ils y étaient. Et ça fait bien chaud au cœur, comme si d’un coup on était loin de l’indifférence souvent teintée d’un zeste d’hostilité du public parisien habituel."
Sinon, on ne demande pas à JLM d'être sympa avec nous et on se contente de ce qu'il nous donne.

Guy 14/12/2018 17:07

Tout est dit, Eric Debarnot, connard de blasé ! C'est celà !

pierrot 14/12/2018 18:55

Je ne supprime pas les commentaires même ceux qui m'attaquent (sauf spam) mais merci d'éviter les insultes... D'ailleurs, je me sens visé par le blasé!