Ballade muratienne en Auvergne et le billet de VIGNOL

Publié le 29 Mars 2019

1)  Merci à  l'auteur qui me signale son article... On l'avait déjà croisé : il a déjà interviewé Jean-Louis... et plusieurs fois, mais on ne dévoilera pas son identité!

Allez, on prend ses valises, et on se fait une petite virée dans le Sancy, à la recherche de Jean-Louis... On l'a tous fait.... ou presque...   Joe Stratocaster signe un bel article aux multiples évocations muratiennes de son petit périple.

A lire  dans son jus:  https://gonzai.com/mais-ou-est-donc-passe-jean-louis/

"Je vais vous parler de mon périple. De mon Odyssée, de ma quête. Ulysse perdu dans l’au-delà. Comme je ne suis pas un ricain exilé dans l’hexagone, j’ai mon Mississippi à moi : la Dordogne. Et comme il me fallait fuir, retrouver mes racines, caresser les vaches, boire un canon, évacuer la migraine d’une ville intoxiquée par ses problèmes, j’ai finalement décidé d’y partir pour retrouver Jean-Louis.

Depuis quelques années je rêvais d’aller perdre mes pieds dans les monts d’Auvergne. Vers un pays que je ne connais pas, un îlot sauvage évoqué, chanté, magnifié par la grâce d’un chanteur connu de moi et de quelques autres. Des milliers, des millions ? Un vague souvenir chez les uns, un monolithe de la chanson qui inspire le respect et l’admiration chez les autres. Artiste en global. Peintre, artisan, écrivain, poète, chanteur de l’ombre en plein cagnard.

Résultat de recherche d'images pour "jean louis murat dordogne"Un nom de prince de l’empire, un pseudo évocateur de batailles. C’était presque perdu d’avance. Ça m’excitait. Pour compagnon de ma retraite : j’avais mon chien à la place du mort. Mon GPS foireux dans la bérézina des cartes. J’étais à coté de la plaque. Direction la Bourboule. Ca monte pas mal, on récupère de l’oxygène. Pas de quoi fouetter un chat ou remplir les 4000 signes nécessaires pour chier un article laudatif.

Premier arrêt en plein centre de la cible. Une bière en terrasse non propice à la confidence malgré l’affiche qui déclame « Pas de Giscard mais du Ricard ».

Je déambule en funambule de ma passion du Christ. Je trouve une gargote à touriste en février. Ce n’est pas la période des vacances à la ferme, c’est celle du ski, la lourdeur de la foule m’empêche de prendre du plaisir. Les gens sont mal habillés avec des vestes couleurs chaude. Société du divertissement quand tu nous tiens. Remises en bas des pistes crache la sono municipal. Je m’attendais à Fort Alamo mais là… je suis servi. Les sportifs du dimanche sont riches, beaux, grands et médiocre. Moi, je vis dans la crasse, je suis dégueulasse et je m’en fous.

« Ca aurait été Christophe Maé, j’aurais pu vous aider »

J’avise une gougnafière pour lui demander par où je dois aller afin de (re)trouver le barde du coin. J’ai bien envie de lui demander où va la neige quand elle fond mais je me contente de lui acheter un saucisson en attendant qu’elle me localise le moujik. Malheureusement il n’est pas connu à cette adresse, elle ne connait même pas son nom. « Ca aurait été Christophe Maé j’aurais pu vous aider ». Manque de bol pour moi le mien, de chanteur, est plus complexe qu’une rime pauvre.

Comme il glisse quelques indices dans à ses chansons sur son habitat naturel, je lui demande où se trouve le « Rocher de l’Aigle ». Elle connait. J’y grimpe. C’est beau mais, crotte de bique mis à part, pas de folk-singer dans les parages. Alors accueille moi, paysage. Un disque tous les ans, comme un pommier pond ses fruits et l’autochtone le confond avec un clown. Je comprends mieux qu’il soit, un peu, beaucoup, passionnément, désabusé.Je fais pisser le chien en haut des volcans, j’organise une balade au lac Chambon, je zigue-zague sur les monts d’Auvergne-sans-Soucy, c’est massif. Je bouffe comme un homme, c’est le court ordinaire des choses qui me rebooste la couenne. En repartant en ville pour me faire un ciné-vox, je m’interroge sur le fait de savoir si localiser Tino Rossi en Corse est aussi casse-bonbon.

« Vous tournez à gauche en sortant du virage en S, vous prenez à droite à l’embranchement en Y et vous arriverez dans un lieu-dit : c’est là »Il y a des travaux sur la N89. Je me gare en face du casino de la Bourboule, j’évite le parc surpeuplé. J’achète des clopes. Comportement anti-social. La buraliste est charmante, Lilith de mon coeur,  je veux lui pincer les fesses mais elle rechigne à me tendre le cul, hold-up cow-boy et macadam. En pacte de non-agression, je pose pour la vingtième fois la même question. Et elle, Dolorès, elle sait. Je me doutais qu’une carrosserie pareil devait avoir autre chose que Marc Lavoine comme modèle. « Vous tournez à gauche en sortant du virage en S, vous prenez à droite à l’embranchement en Y et vous arriverez dans un lieu-dit : c’est là ». Là ou il crèche le petit Jésus.Résultat de recherche d'images pour "jean louis murat dordogne"Mon chien me guide en aveugle. Tout est plutôt calme et joli. Loin de tout. Parfait pour composer, rêver, prendre et donner. J’avise le nom du bled sur une pancarte en bois. Pas d’affiches 4×3 pour se féliciter en mode. « C’est ici ». Je prend un café au bistrot.« – Vous connaissez Jean-Louis ? 
– Oui mais il vit en ours, faut pas le faire chier. On le voit jamais. Il est dans sa ferme. Des fois on le voit traverser la place à toute vitesse… ».C’est le dahu ce mec. Une semaine de pâturage, sept jours de traque et je touche au but. Sur le fronton de l’Eglise il y a des instruments de tortures datant du moyen-âge. Je me demande s’il n’y aurait pas fait sécher Alain Voulzy ou Laurent Souchon pour se distraire. 

La suite : https://gonzai.com/mais-ou-est-donc-passe-jean-louis/

 

 

2) Baptiste VIGNOL s'est bien-sûr fendu d'un billet sur son blog pour fêter "CHEYENNE AUTUMN".  Il  feint peut-être et toujours d'être choqué par l'absence d'honneurs faits à nos grands talents (notamment lors des victoires de la Musique), mais c'est tout à son honneur.

 

http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2019/03/letoile-du-berger.html

Extrait:

Le 27 mars 1989, Jean-Louis Murat, photographié par Jean-Loup Sieff, débarquait avec CHEYENNE AUTUMN, l’un des quatre ou cinq immenses disques de la décennie. Douze chansons idéales. Pour un univers parfaitement neuf. Qui ouvrait une fenêtre alléchante sur les années 90, annonçant en quelque sorte Dominique A, Autour de Lucie, Katerine, Holden ou Miossec... Alors, peut-on s’étonner qu’aucun hommage n’ait eu lieu pour honorer cet album fondateur? Non. Car le risque était grand que Jean-Louis Murat, toujours actif sur des landes à débroussailler, s’en moquât goulument, n’y trouvant aucune matière à se réjouir de quoi que ce fût. Ne chantait-il pas dans Paradis perdus : « Vois, ma quête est frénétique / J'ai le sommeil gorgé d’eau / Je rêve d'une musique / Pour tous les animaux… »? Un orpailleur. Un vrai. Sinon, LE MANTEAU DE PLUIE, deuxième château fort de sa discographie, serait dévoilé le 30 septembre 1991. Nostalghia.

 

[C'est vrai qu'on peut regretter que la réédition n'est pas coïncidée  avec l'anniversaire, avec un plan promo adapté, ce qui aurait pu susciter un peu d'intérêt médiatique... mais le fait est l'actu muratienne ne s'arrête pas... Il faut se concentrer sur la sortie du prochain disque...  Le live..  Quant à une émission télé de prestige, on l'attend toujours. Je me rappelle avoir lancé une pétition au moment des 30 ans de carrière, en 2001... Mme B. l'avait signée... ]

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Patrice 29/03/2019 18:41

Salut !
Cette "pétition", de 2011( 30 ans...), Mme B. l'avait signée en troisième ,mais le 8/07/11 ,il y avait "royalement" 97 signataires.Peut-être,aujourd'hui,dépasserions-nous les 10 000 ?!

pierrot 29/03/2019 18:51

on peur rêver!