Giletjaune#2: "chronique d'un mouvement en chansons": la deuxième chanson, et sur france info

Publié le 23 Mars 2019

1)  C'est plus court que la semaine passée...  Après un son de manifestation,  Jean-Louis semble exprimer cette fois le sentiment de désarroi d'un gilet jaune.

 

Et on remercie Jean-Louis pour ces partages! (j'oublie de le faire à chaque fois... et il ne faut pas, car sinon il va encore râler!)

PS:  Dommage que les médias n'aient pas jugés utiles de relayer l'information pour l'instant... Peut-être quand la "chronique" se sera un peu étoffée...

 

2)  Didier Varrod s'est fendu d'une chronique pour le live "inamorato" à sortir:

https://www.franceinter.fr/emissions/dans-la-playlist-de-france-inter/dans-la-playlist-de-france-inter-22-mars-2019

- Didier Varrod s'est fendu d'une chronique pour le live "inamorato" à sortir:

https://www.franceinter.fr/emissions/dans-la-playlist-de-france-inter/dans-la-playlist-de-france-inter-22-mars-2019

 

Une nouvelle chanson qui préfigure la sortie d’un nouvel opus, 6 mois à peine après la sortie de son dernier album studio “Il Francese”, clin d’œil à Joachim Murat, héros napolitain devenu roi de Naples. Ce nouvel album qui sortira le 19 avril s’intitule “Inamorato”.

En français, « Inamorato », cela signifie que le chanteur Jean-Louis Murat est amoureux. Loin d’éventuelles spéculations privées, cet état amoureux semble signifier que Murat court, à ne pas perdre haleine, après son saisissant dernier album studio Il Francese. Un disque de renaissance, de reconstruction, après la désintégration électronique de ses grands travaux magistraux sur la « RN 89 »

Murat prouve une fois encore qu’il est un artiste cortexé. Parce que lorsqu’il se retrouve artistiquement en phase avec ce qu’il a de plus profond, il éprouve souvent le besoin d’exprimer sa félicité créative dans un enregistrement en public. Comme quand après l’album Babel, Murat avait retrouvé le Delano Orchestra pour figer le miracle. Ici c’est en compagnie de Frédéric Jimenez à la basse, et Stéphane Reynaud à la batterie qu’il renoue avec la mythologie du power trio. C’est "Jean Louis Murat Expérience" qui poursuit son œuvre de recommencement artistique.

Ce nouvel album live a été enregistré à Décines, près de Lyon. Enracinement provincial oblige, Murat chanteur de terroir et de territoire (bien plus que spécifiquement auvergnat) a choisi cette date de concert pour exemple. Dont acte. Nous voilà plongés dans l’idéal "muratien". L’homme, son chant et sa guitare. L’homme et ses montagnes de questions. Son chant et ses étirements sensuels. Sa guitare pilier et souffle de vie, qui l’aide à toujours trouver le sens de la hauteur : Blaise Pascal, Marvin Gaye, et Steve Cropper dans un même ensemble humain. Et c’est ainsi que ces croisements aboutis dans le destin d’un saltimbanque parfois irascible donnent souvent des chansons exemplaires. 

Être parfois mal élevé avec son époque élève paradoxalement l’exigence artistique de Murat. Comme dans ce live, où soudain réapparaît une chanson issue de l’album Toboggan et où l’on réalise combien Murat chanteur est unique dans sa définition du blues français. Ce blues français c’est son bleu de travail, celui d’un orfèvre et humble ouvrier de la musique. 

Lors de la promotion de son dernier album studio, Murat déclarait :  

la poésie est la pratique la plus proche du mensonge. Ecrire des vers c’est apprendre à mentir. Je suis en état de défiance contre la poésie pure. J’ai flirté avec et j’ai vu que cela ne marchait pas.

Murat en version promo c’est cette humeur-là. Toujours vagabonde et changeante. Murat sur scène c’est autre chose. Une expérience chaque fois différente. C’est le tourment et le désespoir qui remplissent « Les jours du jaguar », chanson massive et abrasive qui joue la conclusion de son live. Et puis de temps à autre, Murat trouve la chanson qui renoue avec le groove, avec le petit galop irrésistible du cheval. Murat animal, sur fondation hip hop, semble nous dire que d’une tournerie rythmique on peut aussi réussir des chansons pour transistor. « Autant en faire quelque chose, plutôt que rien ». Le premier tube depuis bien longtemps pour Murat. C’est inédit et c’est réussi…  

Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Commenter cet article

Solange 25/03/2019 16:07

J'ai plus l'impression que JLM parle de la fuite du temps que des gilets jaunes...

Patrice 23/03/2019 13:42

Salut !
JLM ne diffusant "sa chronique..." que sur son site et son F.B. ,même pas sur Y.T., il est est certain qu'à part ton Blog, personne ne s'intéresse à lui ou à ce qui peut "tourner " autour d 'Innamorato : 13 000 vues !
Dommage.Nous sommes un peu habitués...