SAMEDI BREVES: MARNE PLAINE? , Chronique, Rock the EHPAD, et suite de 140 caractères

Publié le 25 Avril 2020

1) Après l'annonce des concerts de la BOULE NOIRE, j'attendais un peu des news à propos d'autres dates... et non, je ne voyais rien venir. Expiation de coronavirus pour hier la grande armée des fans, aujourd'hui, un troupeau, souhaitant entendre : il neige, il neige toujours.... et voir l'empereur, enfin son maréchal!, debout, qui nous regarde (les yeux fermés) .... Et là, Vitry-le-François, marne plaine!!  Soudain, joyeux, nous disons : Yout-chi! - C'était un concert.

Je tombe donc sur ce bout d'article auquel je ne peux pas accéder en entier, mais il est bien daté d'aujourd'hui, et il est question d'une programmation de MURAT JEAN-LOUIS en mars:

La saison des spectacles se prépare malgré tout à Vitry-le-François

 

... d’Astonvilla en novembre, les chanteurs Jean-Louis Murat en mars et Mathieu Boogaerts en novembre... Sans compter que les apéritifs en musique, gratuits, seront multipliés. Ils rythmeront, cette fois, toute...

samedi 25 avril 2020 Mathilde Escamilla eng.REM

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2) La chronique signée Kevin Muscat (déjà croisé ici) sur Lyon Capital (paris succursale!). On l'a connu plus loquace.

https://www.lyoncapitale.fr/culture/pop-rock-nouveautes-musicales-pour-le-confinement/

 

Jean-Louis Murat

Baby Love (Pias)

Chaque année, à peu près à date fixe, vient le temps du Murat nouveau, aussi régulier que le beaujolais mais bien plus surprenant. Après des albums échappatoires tels Travaux sur la N89 (ovni WTF en forme de suicide commercial) et Il Francese (retour à des formats plus classiques mais sous influence électro-hip-hop), un troisième disque aurait dû compléter ce qui devait être une trilogie. Mais comme Murat est insaisissable il en prend le contre-pied, revenant à une démarche qui peut rappeler Cheyenne Autumn (1989) et Dolorès (1995) avec l’omniprésence du gourou des claviers et ami Denis Clavaizolle. Un Murat qui se fait soulman désabusé à la Marvin Gaye, en sortie (définitive ?) d’une énième histoire d’amour. Baby Love s’inscrit ainsi dans la belle tradition de l’album de rupture (dans toutes les acceptions du terme) mais avec un sens du groove hautement consolateur qui permet de passer à la suite. Et, avec Murat, la suite n’est jamais loin.

 

3)   Vous vous rappelez? Non.. Bien-sûr que non... bien-sûr, y a que moi qui s'intéresse un minimum... que la prestation de Jean-Louis Murat au Printemps de Bourges avait été sélectionnée parmi les plus marquantes par les lecteurs du Berry républicain.  Le confinement faisant qu'on s'emmerde et que c'est aussi vrai pour les journalistes internet qui télétravaillent loin du front... SUD-OUEST propose un reportage photo sur les grands moments du PRINTEMPS depuis 1977....

ET on retrouve notre Jean-Louiiiieeuu.... avec une photo floue, bien connue (afp).

Au programme: Chet Baker, Cash, Higelin, De Ville, Chistophe, Gainsbourg... et du plus récent

https://www.sudouest.fr/2020/04/21/en-images-les-grands-moments-du-printemps-de-bourges-depuis-1977-7426485-5022.php

 

4)  Est-ce que ça rend heureux Jean-Louis ?  Après deux titres inédits de Dylan, dont au moins un qui a dû lui parler -voir les articles précédents-, voilà t'y pas que les ROLLING STONES ont livré un morceau inédit...  Il a encore indiqué récemment son faible pour les lead guitares, et notamment Keith... mais autant il aime les vieux bluesmen... autant il est plutôt vache avec les anciennes gloires du rock... qui, il est vrai, n'ont pas eu la chance de mourir  à 27, même s'ils ont fait ce qu'ils ont pu. Il a aussi dit qu'il aimait les artistes vivant et qu'il ne les collectionnait plus après leur mort... Les Stones sont vivants, ils sont rescuscités.  Et ça sonne quand même un peu blues, ce titre "écrit en 10 minutes" selon Keith:

 
5) Petit joueur
 
Polnareff, interrogé pour trouver un chanteur qu'il n'aimerait pas, à citer le nom de JUL. Il s'en excuse.
Voilà...
CA, c'est de la joute.  Et du côté de raprnb.com, on en profite pour reparler de Murat clashant PNL
 
 
LE MOMENT TWITTER EN PLUS
 
Un certain LEW a été commentateur régulier du blog au temps de sa splendeur passé, au côté de Matthieu, et de certains autres, toujours présents de temps à autres. Merci à eux.  Un petit coup de nostalgie... c'est ça le cafard... et chassons-le. Voilà que de toute évidence, j'ai retrouvé LEW, la plume ne trompe pas. Il nous a fait un petit feuilleton poétique sur Jean-Louis Murat sur twitter:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1-Les journalistes ligneux ou de papier, pros ou de circonstance, fouettent en chœur le même glib de la sauce servie par le Baby Love de #jeanlouismurat. Ils vont tous au rabiot, au prorata du rata médiatique. Ne restent que les fans de toujours pour la mieux (con)texturer...
 
 
2-Le Baby Love de #jeanlouismurat peut s'entendre comme une résurgence du grand "Vénus" d'il y a 27 années lumières. Rouge Est Mon Sommeil est, dans l'hyperespace, un titre dicté par notre bel aujourd'hui. Notre virus est son grésil, son Salman nous voit Rushdies reclus chez nous
 
3-La couve de l'album Vénus de #jeanlouismurat déclinait d'avoir à se rouler dans les facilités du ton sur ton rouge. La charnelle et gorgeuse orchidée poussait orange et jaunes au cœur d'un nuage de débris de pistils mauves.Aucun bourdon ici, pas de nostalgie.Cafard métamorphosé
 
 
4-Sur son blog, Ph. Bilger, de façon honnête prend son courage à deux mains, salue l'optique de #jeanlouismurat, même si les choses remontent à d'autres terrains que celui de ces guerres de micro picrocholines. En novembre 1993, les 2 chanteurs sortaient leur Rouge respectif...
 
 
 
5-L'Album de Goldman s'avançait comme un T34 dans l'arène médiatique. Lutte d'influence avec #jeanlouismurat. C'était à qui gagnerait les caresses de la presse bohème de la gauche bourgeoise prescriptrice. Murat avait Lenoir, Dahan et l'armée mexicaine des Inrocks dans la poche..
 
 
 
 
 
 
8-Son Rouge devient le Kulturkampf qu'épaulera la chaîne mitterrandienne Canal+, alors que le chanteur décrie son tournant libéral-socialiste. Goldman sombre dans le slogan (1000 ans de lutte !), marie le fascisme rouge avec le noir. #jeanlouismurat regarde passer le train Bleu.
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POUR RAPPEL, toujours en achat libre avec du Murat dedans:

- Vinyle et audio; numéro 1

https://blog.francetvinfo.fr/supersonikk/2020/04/21/vinyle-audio-un-nouveau-magazine-pour-tous-les-passionnes-du-bon-son.html

- Magic!

- Francofans et Hexagone mag:  sur leur site

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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xlew 26/04/2020 00:00

Bonsoir Pierrot, ça me fait toujours quelque chose lorsque tu parles de Matthieu, mais tu le fais si bien, sans t'appesantir, tu le rends naturellement présent.
Pas de nostalgie co-morbide ici.
Son dossier sur les graffitti clermontois de la fin des années septante, ses papiers sur les bluesmen français, qu'il aimait très fort, restent des musts à lire.
C'est chouette que tu n'ais pas lâché la patate et que ton blog garde son style, qui n'appartient qu'à lui, à la fois dans le partage des infos et dans le plaisir que l'on prend à la vivacité de leur présentation.
Que tu restes fidèle à ton humour, auquel nous sommes tous sensibles.
Le petit thread que tu me fais trop d'honneur de remettre ici fut tapé après la lecture du post de Philippe Bilger sur l'affaire Murat/Goldman qui resurgit presque chaque année à l'occasion des Enfoirés, en bon marronier.
Le magistrat Bilger est fan de Goldman devant l'éternel, je trouvai sa sortie sur JLM très bien, la composition de son billet de blog non sans panache, quelque chose qui le poussait instantanément hors de sa zone de confort comme on dit maintenant, chose rare.
C'est un homme qui constammment commente la relation du peuple à la démocratie, en fin scrutateur du Demos.
Marqué à droite, il reste sensible aux parcours des mavericks de toutes extractions, ouvert aux beautés de la langue française qu'il place au-dessus de tout, comme un fou, mentalement très structuré, Murat et lui devaient se rencontrer un jour.
Sur Christophe, c'est clair que l'admiration point, derrière les détestations feutrées, les rivalités, la faille esthétique que recherchait Bevilacqua est celle de Murat.
Tous mettaient un point d'honneur à se marquer à la culotte médiatiquement parlant, ils suffit que l'un soit un oiseau de nuit revendiqué pour que l'autre chante son amour de l'aube, Cabrel vient d'avouer la même chose dans Le Parisien d'hier. Pire que des gosses. A l'image de certains de nos rappers.
Je crois qu'il n'a pas tout dit sur son rapport intime à l'Italie, imaginaire ou vécu à coeur, pour moi il en livre plus à ce sujet dans le Monde Intérieur, par exemple, standard de dingue, que dans Foule Romaine ou Il Francese.
Le Living in a ghost town des Rolling Stones m'a rappelé un riff de L'Au-Delà, chanson d'un vrai bluesman franque rentrant dans ses terres, plexus solaire déformé par le côté obscur de la scène, les libellules, Vendeix, la petite voix, c'est de la Louisiane en boîte, un rachat du lieu aux Américains, les Rolling Stones piquèrent tout au Mississipi, à ses carrefours, ses Minnesingers fesses croquées par le Diable, on ne sait pas d'où vient la suite de la mélodie de ces grands aspirateurs de tunes qu'ils furent depuis le début, peut-être d'une démo laissée par un Mick Taylor vers 1971-73, trop deg pour continuer avec eux, et restée dans leurs mille tiroirs à airs comprimés ?
Un salut à toi, montagnard d'une désormais gigantesque région ;-)

Pierrot 30/04/2020 13:02

salut Lew! Merci pour ton petit retour, et tes mots très gentils.