Publié le 14 Novembre 2010

 

Je vous en avais déjà parlé...  mais quand c'est LENOIR qui le dit, là,  c'est quand même du chaud bouillant!!

 

A vrai dire, "il a entendu dire"  dit-il, mais il est normalement bien informé! Mais surprise!  Il parle lui d'un album en début d'année!  Ca me fait à la fois plaisir d'avoir aussi vite des nouvelles de Jean-Louis... mais je me dis que s'il s'agit bien d'un album pour le début d'année... ca révèle que Jean-Louis va s'en tenir à ses habitudes d'enregistrement... Enfin, on va voir... et je repense à ce qu'a écrit Christophe Dupouy sur la DOLO : "il sait où il va"...  Alors, wait and see....

 

 

Emission de jeudi:

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/cestlenoir/playlists.php

 

Un titre diffusé l'inédit "n'attend rien" présent dans FACE NORD 1993 et le CD "contresens" de 91

 

 

 

UN  GRAND MERCI à SYLVAIN pour l'info!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 14 Novembre 2010

 

 

Gyslain m'a averti du dépôt sur son blog d'un article sur le concert de NYON. Merci à lui.

 

 

http://blog.fnac.ch/?p=4360

Avec une photo.

 

EXTRAITS : lisez l'intégralité sur son blog

 

 "ceux qui crucifieront Murat en bougon de service, on leur jettera une phrase, empruntée pour l’occase à un fils de charpentier sur la croix deux mille ans plus tôt: « Pardonne leur père, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Bien loin des show à l’américaine (ou à l’irlandaise, tout dépend si l’on préfère un stade remplit de Linkin Park-addict ou de fans de U2 qui n’a plus grand chose d’irlandais malheureusement), l’univers scènique feutré de Murat repose sur la sincérité et l’émotion. Et contrairement aux mégastars plus en phase avec leur dos qu’avec leur carrière (niveau « discale », j’entends), l’auvergnat est en accord parfait avec sa musique. Hier soir, l’Usine à Gaz (Nyon) en fut le théâtre".

 

"

 

 

AUTRES AVIS:

 

- Petitlouisch  a déjà laissé un petit commentaire ici ... pour nous dire qu'il avait adoré le concert... Est-ce lui qui nous avait dit que Jean-Louis "baclait ses concerts à l'étranger"... ?  J'imagine qu'il est bien content de s'être trompé!!

- Véno sur FB : "Concert très généreux, on dirait même qu'il a été ému par notre accueil!! Mais pas très bavard avec le public..."

Devant une assistance piaffant d’impatience, comblée d’avance dans une salle plus haute que profonde, l’artiste, accompagné de ses « fidèles » musiciens (toujours très pro et attentifs aux éclairs du génie), commence en douceur, avec des ballades qui lui ressemblent, sensuelles et hypnotisantes. Le quart d’heure noisy approche. Avec un mélange de quelques chansons de son répertoire actuel (couvrant les 3-4 derniers albums), Murat s’amuse et nous embarque, nous trimballe… En perpétuelle innovation, il va même interpréter « Pauline à cheval », dernière collaboration musicale de Jean-Louis avec le 7ème art (pour le film « Pauline et François »), dans une version entrecoupée de solo saturés et vivifiants. « Mousse noire », chef d’oeuvre de l’album « Tristan » (2008), prend toute son ampleur sur scène et renvoi aux plus belles heures de Neil Young période Crazy Horse, idole facilement devinable du terrible auvergnat. Murat continue d’alterner calme et tempête avec un tranchant « 16h qu’est-ce que tu fais », l’immersif et expressif « Chanter est ma façon d’aimer », le voyageur « Taormina », l’émouvant « Se mettre aux anges », et l’inédit « Yes sir », pop vintage qui se découvre uniquement sur scène. Une raison de plus d’assister au concert d’un artiste qui n’a rien à envier aux poètes historiques dont il s’inspire".

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 13 Novembre 2010

 

Pour aller en concert, souvent, je prends la voie de l'ouest... Un vendredi soir, sous la pluie... ça promet d'être difficile. Et pourtant, bonnes auspices : le ciel se dégage, la température monte... et route nettoyée. Et finalement, descendre sur le Rhône, dans un soleil couché, mirer  les lumières des villes sur les contreforts du massif central, sous un ciel orangé alors que la radio émet un bon Shania Twain, je dis : petit pied, mais pied quand même.

 

1h10… et dans la place ! Pierrot est dans la PLLLAACCE ! Quel chaleur… 15 °, et une chambre dans une chambre d’hôte nickel (le clos de la Reclusière)… La patronne me dit qu’elle accueille habituellement les artistes qui passent  à la salle Aristide Briand, mais que ce soir, ils souhaitaient une chambre par personne… ce qu’elle ne pouvait offrir.  Tant mieux pour moi.. et tant mieux pour eux : en découvrant la chambre charmante, je constate que  l’escalier pour monter dans la mezzanine est bien raide… Ce n’est pas des marches que doit fréquenter un rocker en rentrant de concert.

 

J’ai décidé de me mettre dans l’ambiance et je prends l’apéro… et file vers la salle à 10 minutes à pied. Saint-Chamond n’est pas vilain… si, si, je vous assure !  De jolis bâtiments en pierre… Je repense à mes arrières grands parents qui étaient métayers pour le bon père Pinay…la rente, ce n’était pas pour eux.

La salle se trouve dans un parc. 19h30, il y a déjà un peu de monde. La salle peut aller jusqu’à 900 places, mais elle est aménagée pour 600. Des gradins… et une très large fosse qui aurait permis un concert debout… mais des sièges pliables sont installés.  Je me dis alors que c’est Jean-Louis qui  a demandé  cette configuration… et je suis déçu… même si je m’installe à côté d’Isabelle la Grenobloise… au premier rang pile en face du micro.   J’apprendrais ensuite que le contrat ne précisait pas du tout d’obligation en matière de configuration assise ou debout. C’est la Mairie qui a décidé.

 

20h35… la salle est pleine, belle affluence… et ça commence déjà ! « Bonjour »….  Et c’est parti… Apparemment,  la pause dans les concerts a permis à certains d’aller se faire couper les cheveux (ça fait du bien à Stéphane…).  Sourires… ils ont l’air détendu…. Ginette Ramade. Sans surprise… mais je rentre bien dedans… Version courte. … et ça enchaine très vite avec la Mésange.  Denis est attentif  pour suivre Jean-Louis… mais Jean-Louis n’est pas décidé à partir dans l’impro. Là, encore, une version resserrée. Ca démarre doucement… Taïga….   A la fin, j’ai entendu quelqu’un dire « avoir eu peur après les 3 premiers titres ». C’est vrai que j’ai connu début de concert plus putassier : pour accrocher le public, et le chauffer… mais Jean-Louis ne choisit pas cette facilité…   En tout cas, c’est propre… Trop propre ?  Concert nettoyé des intros brumeuses qui retombent comme elles peuvent, des souffles d’harmonica, des onomatopées trop faciles…  Tout ce que j’apprécie tant habituellement…. Et pourtant, j’approuve… même si on demanderait bien à Monsieur Bahlsen d’en mettre un peu plus du larsen,  On a droit au vrai premier solo dans TAIGA… mais c’est court ! Jean-Louis ferme les yeux… mais les ouvre bien vite…

Sourires encore…. Et c’est Pauline à cheval….  Et le concert débute vraiment…  Puis, 16 heures, la salle se chauffe un peu.   Je suis moins gêné par les nappes de clavier, sont-elles moins présentes ??  Je remarque réellement les claviers sur Falling in Love où ils remplacent les violons de belle manière.

… pas le temps de souffler entre deux titres… ni d’interpeler Jean-Louis pour le faire parler un peu…  C’est fou comme ça défile… Un peu incompréhensible.

Mousse noire, chanter est ma façon d’errer.

Je suis dans l’ambiance, et j’adhère…

  Puis voilà TAORMINA…. Vrai changement avec St-GENIS LAVAL : il chante le mot « taormina »….Ce n’est pas      une version jaguaresque, on est je pense loin des 8 minutes… mais beau solo tout de même…

 Yes sir… oui, la set liste est sans surprise…

Puis, le train bleu… magnifique… presque endiablé.

 

Puis « encre »… et ces invincibles vérités…  là, encore, on est loin de la version de TOURNAI… même si je vois s’envoler de beaux postillons…. La voix est bien là… Superbe titre… et je danse sur la chaise…

 

 

Se mettre aux anges…..Solo final à tomber… Jean-Louis parle enfin mais pour sortir sa phrase rituelle sur cette tournée : « vous êtes très gentil ici »

C’est le premier rappel… Jean-Louis prend l’harmonica…. Un enfant d’une dizaine d’années a jeté un rouleau de papier sur la scène (un dessin)… et je le vois navré que Jean-Louis ne l’ait pas vu…Touchant…  Je me lève pour le dire à Jean-Louis  qui va ramasser le papier et le poser sur son pupitre.

 

 « 1, 2, 3, 4 » lance-t-il pour débuter les voyageurs perdus !…

Puis, ah !! enfin du neuf pour moi : « M maudit »… Je ne l’avais pas encore entendu live… et le titre est transfiguré. Débuté susurré, avec un peu d’harmonica,  il s’envole de belle manière.

 

Là, j’ai un doute… mais il me semble que c’est l’examen de Minuit ensuite… toujours aussi beau… le vrai grand moment de cette tournée je pense. A pleurer.

….. Fin…. Mais non… Deuxième rappel sans que le public n’ait  trop à insister !

 

Jean-Louis revient… et parle un peu : « on est voisin…. Ici, c’est les marches de l’auvergne… Marseille, c’est le marche- pied  de l’auvergne ». …Il présente ses musiciens pour la deuxième fois (plutôt sympa)… Puis, par un saut d’esprit qui m’a échappé, dit « si je me lance sur MMA, on n’en a pas fini »…  Va savoir pourquoi il fait une fixette sur MMA… mais il l’évoque souvent en concert…

Il se lance finalement dans « comme un incendie »…

Il doit être dans les 22h10…

 

Je vois encore l’enfant, inquiet que Jean-Louis ait laissé le dessin sur le pupitre… Son père essaye d’en parler au technicien sur la scène… et je tente de rassurer l’enfant : « ne t’inquiète pas : il l’aura ! Je lui parlerai après et je m’assurerai qu’il l’ait… et je suis sûr que cela lui fera plaisir ».   Son père aussi : « t’inquiète pas : le Monsieur, il connait Jean-Louis Murat … et il va lui dire »… euh, oui, je connais Jean-Louis Murat… de nom… Ca rassure moyennement l’enfant, mais c’est temps pour lui d’aller se coucher…

 

 

  Alors que dire de ce set ?

 

 Comme je l’ai déjà dit plus haut, on n’a pas senti Jean-Louis réellement se lâcher, s’oublier, fermer les yeux, partir dans des impros de guitare, d’harmonica ou vocales… mais c’était carré, ça roulait… Stéphane est d’enfer… Fred fait papillonner ses doigts sur la basse… mais il n’a pas eu l’occasion ce soir de s’enflammer : pas de saut à son actif ! Je ne sais pas si ça peut être un critère d’appréciation : 3 sauts de Fred = excellent concert rock, deux sauts = bon concert,  0 saut= ??…. mais non… moi, je l’ai beaucoup aimé ce concert…. Isabelle a préféré celui de saint-genis… Moi, j’étais sans doute moins fatigué, plus excité, légèrement échauffé, sans contraintes de retour… et donc disponible pour écouter et j’ai réellement apprécié… 

J’ai vu sur FB que quelqu’un l’avait trouvé méprisant… mais c’est assez incompréhensible : il a été poli, dit bonjour, plusieurs mercis, a présenté ses musiciens, a blagué un peu… et a fait deux rappels… mais c’est vrai que c’est façon de mener tambour battant le concert est très surprenant, et qu’on n’a pas senti  de vrais moments de « transe »…

 

La bière NINKASI au bar est excellente… et les gens sont nombreux à en profiter ensuite…comme de la chaleur de la nuit dans le parc.  On boira même un petit verre de l’amitié pour finir un fût une petite heure après le concert. C’est là qu’on a discuté avec une personne de la Mairie.   J’évoque avec elle mon lieu d’hébergement et j’en déduis alors que Jean-Louis passera la nuit au Campanile voisin (il avait évoqué une fois d’ailleurs qu’il faisait la tournée des campanile)… que nenni ! c’est dans un trois étoiles que les chambres ont  été réservées ! Je me dis alors qu’il doit déjà y être… parce qu’on ne l’a pas vu dans le hall… Il y a une sortie par derrière… Je suis très déçu de ne pas avoir accompli ma mission pour l’enfant… et son dessin… Je suis aussi très déçu pour l’enfant en moi et l’habitude que j’ai pris de me faire dédicacer un truc à l’issu du concert…

Je me retrouve tout seul… Par acquis de conscience, je file derrière, dans une allée interdite au public, mais au portail grand ouvert… La salle est toute vidée… et un poids lourd est à quai pour le matériel… Madonna, c’est 90 semi-remorques, Jean-Louis… c’est un 19 tonnes… Je suis déjà surpris !  Enfin soit, pas d’autres traces… et  je me dis que j’vais vider les lieux… Je me retrouve finalement devant un autre portail… et 5 minutes plus tard, je vois Jean-Louis et l’équipe embarquer en voiture…  Le portail automatique se refermant alors qu’ils ne sont pas sortis… je fais don de mon corps et je m’interpose devant la cellule photo-électrique pour que le portail puisse laisser évacuer l’artiste…   Puis me pose sur le côté… mais sans chercher à faire signe à la voiture… Elle me dépasse… mais Jean-Louis fait signe au chauffeur (Stéphane ?)  de s’arrêter.   « très bon concert, un peu sur les chapeaux de roue…j’ai beaucoup aimé… J’avais une mission pour l’enfant qui vous a donné un dessin, il voulait savoir si vous l’aviez eu… » « oui, oui, c’était très gentil.. . ou c’était très beau »…. Il me dédicace ma pochette de « cartier-bresson »  (gagné dans un concours télérama… première pièce de ma collection) et le Cd promo « masphotétisés » que j’ai pris pour le faire dédicacer par Fred… Fred étant à l’arrière… il la signe aussi… merci »

CAM_0013.JPG 

Et voilà… Je crois que je vous ai tout dit. Non… peut-être pas que, malgré le fait que je ne me sois jamais présenté à Jocelyne… elle a repéré qui j’étais en lisant mon compte-rendu du concert de Clermont… Bonjour à elle !  Je lui ai demandé des infos sur le concert de Falaise dont on a eu aucun échos… A part le côté « un peu improbable » de la ville, rien de particulier à signaler. Ce concert restera donc un mystère (pour l’instant).  

 

 

LE LIEN EN PLUS :

Un petit texte de Johel qui était présente...

 

concert du 12/11/2010 à St Chamond

par Johel samedi 13 novembre 2010, à 20:37

 

 

Ginette Ramade a été la première à emprunter le sentier de la forêt. Dans cet antre végétal, une mésange bleue a chanté tandis que Pauline, à cheval, essayait de concurrencer le train bleu entre Lyon et Genève. Deux heures trente entre St Chamond et Clermont-Ferrand en train, une journée à cheval (il a dit le MÔsieur…) donc ce n’était pas gagné pour Pauline…

 Un ciel boréal, une odeur de Taïga en cette soirée et dans la forêt de plus en plus sombre la mousse noire supplantait la mousse verte. Pauline ne retrouvait pas la trace de Ginette, et pourtant son accuité visuelle était intacte.  Ferait elle partie bientôt de ces « voyageurs perdus » ? Elle n'y pensait pas.

Elle en était à ces rêveries : « Falling in love again » susurrait-elle en pensant à Lui. Pauline parlait elle anglais ?? Yes Sir… Ainsi en galopant et en anglicisant ces propos, elle s’éloignait de son point de départ qu’elle avait quitté vers 16 heures et se rapprochait de Ginette. Et cela, elle l’ignorait.

Ginette amie hum m maudit (e) qui lui en avait voir de toutes les couleurs, qui lui avait brûlé l’âme comme un incendie et qui lui faisait un peu peur. Se mettre aux anges avec elle impossible (D comme Démon). Dans quelques heures, aux douze coups, l’examen de minuit révèlera à Pauline qui  fut Ginette un ange ou un démon. Et ensuite seulement Pauline pourra aller mesurer sa peine à la tasse à Taormina. Na…

 

 

PS j’ai certainement oublié certains morceaux mais ceux qui sont dans cette histoire ont été interprétés (ordre non respecté) hier à Saint Chamond. J'ai un doute pour "se mettre au anges"...

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 13 Novembre 2010

C'était très bien. Merci. (non, je ne peux pas en dire plus) (enfin, pas maintenant... ) (du consistant demain... si tout va bien)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 12 Novembre 2010

 

Allez, j'ai décidé de dormir sur St-Chamond... histoire de profiter au maximum de la soirée... et de boire quelques bières... Saint-Chamond by night, I ARRIVVVVVVVVVVVVVVE! ... après avoir franchi les bouchons de l'A7... et de la vallée du gier...

Finalement, j'aurais eu quasi plus court d'aller à NYON.... surtout que j'ai ma vignette pour les autoroutes...  Enfin soit, allez, dans le 42, c'est bien...  ça sera ma bonne action de l'année ( je suis lyonnais!)... En plus, c'est sinistré du côté de l'hotellerie...

 

 

Le progrès parle de NYON (sans doute du fait de sa diffusion du côté du pays de GEX (ain)...  Il reste de la place

 

Jean-Louis Murat après les USA, la Suisse

publié le 12.11.2010 04h00

 

Le chanteur a enregistré son dernier album « Le cours ordinaire des choses » à Nashville / Photo DR

zoom

 

L'image du chanteur Auvergnat est celle d'un artiste prolifique. Pourtant, pour enregistrer son dernier disque, « Le cours ordinaire des choses », Jean-Louis Murat a pris son temps. Comme pour « Mustango », l'un de ses précédents opus, il est parti l'enregistrer aux États-Unis, à Nashville Tennessee. Et cela s'entend, dans ce dernier disque, tout est soigné : les mélodies raffinées, les textes précis.

L'ensemble sonne très américain, avec ici et là des échos de blues ou de country, deux styles qui, affirme-t-il, ont donné un sens à sa vocation de chanteur et musicien. Samedi, avec sa voix douce et veloutée, Jean-Louis Murat vient distiller ses morceaux amples, sensuels et entêtants sur les bords du Léman. Une expérience à ne pas manquer.

S. C.

> Jean-Louis Murat, l'Usine à Gaz, Nyon (Suisse). Demain à 21 heures (ouvertures des portes 20 heures). 35 CHF. Réservations : http://www.usineagaz.ch/

 

 

Un autre article est paru dans le journal la cote (Nyon), mais disponible sur abonnement uniquement. AMis suisses, si vous l'avez, un scan svp!!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 10 Novembre 2010

J'en parlais là:

 

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-marie-moor-et-jean-louis-murat-53005252.html

 

 

Voilà deux vidéos postés récemment :

 

 

Texte, voix : Marie Möör
Musique : Murat-Clavaizolles-Bonnefont
Extrait de l'album Svoboda ! enregistré en 1998, inédit.

 

Marie a de l'actualité... Elle était à Beaubourg ce soir... Voici un lien vers son blog:
Et une production récente:

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 10 Novembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et bien, c'était hier...

 

 

Des réactions?

 

Aucune sur FB...

 

Ca s'est déroulé?.... En tout cas, c'était annoncé:

http://www.falaise.fr/newsletter/jean-louis-murat-chanson/

 

Je serai à St-Chamond vendredi... mais je ne sais pas si je ferai un compte-rendu... na!!

12 novembre 2010 / L’Agora / St Chamond (42)
13 novembre 2010 / l’Usine à Gaz / Nyon (CH)
16 novembre 2010 / La Bouche d’Air / Nantes (44)
23 novembre 2010 / Alhambra / Paris (75)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 8 Novembre 2010

 

 

              Il y a quelques temps le FACEtieux Florent Marchet avait lancé sur FACEbook un appel pour trouver "FACE Nord" pour son noël. Grand Bien lui FASSE pensais-je.... en lui répondant qu'il pouvait bien  faire appel au FIS ou à la fondation FACE, mais qu'il s'agisse de Face Nord,  du 45 T "suicidez-vous",  comme  d'un pack office à moitié prix,  il risquait fort de se retrouver FACE à l'échec...   Après avoir eFASser plusieurs messages, je me risquais à lui proposer, sans FACétie,  que je fisse office d'intermédiaire pour la FACE, sans offenser quiconque. 

 

           En fait, il s'est avéré que Florent Marchet n'était intéressé que par un titre : "Noël à la maison".  C'est ainsi que j'appris qu'il comptait réaliser un album de Noël, a christmas album, manie assez anglo-saxonne  (Jacksons 5, Elvis etc...etc...  et récemment Sufjan Stevens auquel on a beaucoup comparé Marchet récemment : http://www.amazon.fr/Songs-Christmas-Sufjan-Stevens/dp/B000HLDF0O). J'étais assez excité d'avoir cette information exclusive... mais je n'avais pas l'autorisation d'en parler..... Rhaaaaa.... trop dure...    Il s'est avéré que Florent Marchet a livré l'information quelques jours plus tard aux Inrocks, ce magazine anciennement réputé... Ca aurait été plus in de l'annoncer ici... mais enfin, soit,  il est certainement mal conseillé (la moustache, le débardeur tout ça)!!   Je ne lui en veux pas... d'autant plus qu'il ne me garantissait pas qu'il allait reprendre le titre de Murat.

 

            En plus de  "Noël à la maison"  (présente dans FACE NORD, 1993, mais avant cela, dans le maxi "sentiment nouveau" de 92.. plus facile à trouver!) , et du lien vers Murattextes pour qu'il retrouve le texte,  je lui ai filé  la  chanson-carte de voeux : "joyeux noël"... inédit livré à la Dolo, et plus anecdotique... même si entendre Marchet sur ce titre m'amuserait beaucoup.

 

 

Noël à la maison

puis soudain
la vie devient fragile
le bonheur s'attise comme le charbon
puis de houx
se constelle l'abîme
loin le cœur erre sur le pont
sur le pont
où sommeille la vie
égorger de douleur le mouton
mettre au rouet sa filasse infantile
puis attacher au sapin des bonbons

comme de passer Noël
passer Noël
à la maison

geste chiche
cœur infaillible
homme pieux sûr d'avoir raison
oh sépare l'humeur enfantine
de l'homme amer
du chanteur forgeron
pâtre blond, vieillard en guenilles
oh jogger du pays sans nom
je t'attends ce soir à minuit pile
je t'attends ce soir à la maison

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                           A partir du 1/11,  Florent Marchet annoncait sur FB le début de l'enregistrement  de l'album ainsi : "Florent Marchet est sur une route très enneigée pour son 1er jour d'enregistrement avec le père Noël...."

 

                         Le lendemain, "‎2ème journée avec le vieux monsieur tout rouge. Au programme rôti de renne et taille de barbe... Y a du boulot!". L'ami Stéphane Prin  lui proposant du coca pour l'inspiration (NDLR : C'est Coca qui a créé l'image actuelle du père noël), Florent Marchet a répondu : "il y aura surtout de l'auvergnat cola!!" ...

 

                           J'ai naturellement pris cela comme une bonne nouvelle!  

                           Ce soir, je viens d'avoir la confirmation : "Noël à la maison" fera bien partie de l'album... et  certains parisiens auront  la possibilité  d'entendre cette reprise en live... En effet, Florent Marchet fera un concert le 14 décembre à Paris... seule au piano, il chantera Noël...  les places se sont arrachées en quelques jours : 

 

 http://www.madamelune.com/news/news.php?idnews=934  :

 

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Florent Marchet

Les Rendez-vous de la Lune

Florent Marchet  - Création
14 décembre à 19h30
Salon Musical de Saint-Eustache

Réservez vos places : lien direct

Un beau plancher. De grandes fenêtres, une cheminée. Et un piano.
Êtes-vous déjà venu dans ce beau salon au cœur de Saint-Eustache ?
Un lieu unique, un lieu à part… Ici le temps s’arrête… Ici la musique se partage en toute intimité…

- L'histoire des RDV de la lune -


J-10 du réveillon, Florent Marchet en profite !
Il revisite avec ironie et tendresse les chansons de Noël...

"Noël: fête religieuse ou païenne caractérisée par un regroupement des cellules familiales autour d'un repas appelé réveillon, le tout emballé dans un magnifique papier cadeau rouge et or…
Noël: moment de magie où les sapins enguirlandés font la joie des petits et des grands. Les enfants sont comblés de jouets. Les adultes sous perfusions de dindes veulent croire de nouveau au bonheur, à la paix, au partage…
Noël, c'est tout cela, certes.
Mais derrière ce miracle, ce rêve éveillé, se cache un bien étrange personnage: un homme marié qui n'a rien d'un paisible éleveur de rennes. Il est misogyne, individualiste et tire toutes les ficelles sans aucun scrupule. Cet homme, c'est le père Noël!
J'ai décidé de revisiter les chants à la gloire de cet homme barbu et rougeaud, chants dits de Noël, avec l'espoir de faire la lumière sur ce qui, il faut bien l'avouer, est souvent  un terrible moment… "
Florent Marchet


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Florent Marchet, Nouvel Album chez Pias // MySpace // En savoir plus


Partenaires : Fnac, Télérama & le CNV

Avec iDTGV, dans le train ou au rendez-vous de la lune, vous aurez toujours les meilleures places!
En effet, chaque mois iDTGV va vous offrir les dernières places des rendez-vous de la lune. Certaines dates sont déjà soldout mais pas pour les fans Facebook d'iDTGV qui auront peut-être la chance de voir Moriarty, Piers Faccini ou Mathieu Boogaerts "comme à la maison". Tous les mois, tentez votre chance pour gagner les dernières places et ouvrez les yeux et les oreilles chaque mois pour découvrir les nouveaux invités lunaires sur facebook.com/idtgv. Mais iDTGV c'est aussi des live en voiture bar toute l'année sur toutes nos lignes, suivez toute l'actu des concerts à bord sur http://blog.idtgv.com

Adresse
Salon musical  - Eglise Saint-Eustache
2, impasse Saint-Eustache, 75002 Paris
Métro : Les Halles"

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                     "J'ai décidé de revisiter les chants à la gloire de cet homme barbu et rougeaud, chants dits de Noël, avec l'espoir de faire la lumière sur ce qui, il faut bien l'avouer, est souvent  un terrible moment".... C'est du Marchet pur sucre... et c'est pour ça que j'ai trouvé son idée excellente...  même si l'exercice est forcement périlleux...  En tout cas, en reprenant Murat, il peut quand même s'appuyer sur du solide...  Par contre, l'enregistrement s'étant déroulé la semaine dernière, la date de sortie du disque n'est pas connue et le format non plus (sortie physique ou digitale?).

 

 

                     En ce qui concerne les  covers de Murat,  on doit rappeler qu'il n'en est pas à son coup d'essai :  il a chanté plusieurs chansons lors de la conférence "le hall de la chanson"...  et également, lors de certaines représentations de "Frère animal", il reprenait avec ses camarades "gagner l'aéroport"....  Les voilà en vidéo :

 

avec Olivier Nuc

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 7 Novembre 2010

 

Trouvé sur le site :

Actualité du Sud de l'Aisne et de ses environs

 

 

http://www.basdelaisne.org/rubrique,jean-louis-murat-a-beauval,360885.html

"Jean-Louis Murat à Beauval

3 novembre 2010
Beauval

La délinquance se dissout-elle dans l'architecture ?

Jean-Louis Murat à Beauval

Jean-Louis Murat Le rocker auvergnat a fait un malheur à Beauval, l’un des « quartiers » de Meaux, ce samedi 16 octobre, à l’Espace Caravelle.

La restauration des quartiers

C’était pour Aymeric et moi l’occasion de découvrir l’espace Caravelle, toute nouvelle salle implantée au cœur de Beauval dans un quartier en pleine rénovation. Applaudissons à la bonne idée d’avoir construit des petits immeubles à taille humaine avec tous les commerces de proximité des villes qui ont tant d’importance pour faire du lien social et rendre service aux habitants : boulangerie, épicerie, pharmacie, etc. Au milieu de ce quartier nouveau, un parc, et cette salle, qui n’est pas immense, mais qui a le mérite d’exister.

A quelques centaines de mètres, les tours triangulaires de Beauval. Même si le cadre est accueillant, je me suis demandé fugitivement si j’allais retrouver ma voiture en bon état, car j’ai appris dans un cadre professionnel, qu’on ne laisse pas sa voiture de nuit dans les « quartiers », à la Pierre-Co (Collinet) comme à Beauval.

Monsieur Copé, vous êtes fier de la restauration effectuée dans ces quartiers, et vous pouvez. Le résultat est bluffant, des espaces verts, de jolies façades, en place des affreuses barres ou tours et des terrains plus que vagues… Il faut avoir vu avant et après !

Bon, ceci dit, une question me trotte dans la tête : la partie de la population qui dégradait ces quartiers depuis plus de vingt ans (pour ne parler que des problèmes d’urbanisme), où passe-t-elle ? où est-elle passée, où passera-t-elle ?

Est-elle déplacée ? s’intègre-t-elle dans ce nouveau décor ? Y a-t-il ici accès à la propriété pour responsabiliser les habitants ? Les couches défavorisées, sans langue de bois : les pauvres, qui pour la plupart habitaient les tours pourront-ils résider dans ces nouveaux quartiers ?

Ceux qui ne sont pas venus ce soir

Ils ne sont pas venus ce soir voir Jean-Louis Murat : c’est du rock avec un public –à quelques exceptions près- plutôt entre trentenaires et sexagénaires, comme Aymeric et moi. Look bobo, petit bourgeois, rocker, passe-partout ou mélange de plusieurs tendances… même quelques gamins.

Murat arrive discrètement par la coulisse de côté et après un rapide « b’jour m’ssieurs-dames », ça démarre. A toute vapeur ! Rock’n’roll !

On est bien sûr dans une autre formule que dans le dernier album, même si Murat interprétera avec ses compères, ce soir, plusieurs de ses titres. Le CD, enregistré à Nashville, est un petit bijou, tricoté avec des musicos sans doute parmi les meilleurs d’outre-Atlantique, avec une qualité évidente. Mais sur scène, c’est autre chose et c’est vraiment bien aussi !

Ils ont quatre : le duo rythmique, le claviériste, et Murat, avec sa guitare et son harmonica. Et il fut bon !

 On est accroché par la voix tantôt chaude, tantôt nasillarde de l’ami Jean-Louis. Il a l’air de prime abord désinvolte et même un peu à l’ouest, mais bientôt la pulsation s’empare de sa jambe gauche (et du coup des nôtres aussi), le son et le ton montent, le groove s’installe et le chanteur se déchaîne, du micro où la voix devient rauque jusqu’au cri, à la guitare électrique qu’il frôle ou empoigne tour à tour.

Ils sont sympas

Certains morceaux voisinent un rock plutôt hard, et mon « métalleux » de voisin y trouve visiblement son compte. Le public meldois participe de plus en plus et Murat conclut : « ils sont sympas ».

A la moitié du concert, quelques petites vannes sur le parquet qui grince, les « quatorze millions de manifestants quand même ! » contre la réforme de la retraite. C’est une vanne ? Oui mais pour qui ?

Malin ! quelques petites plaisanteries pour Nicolas, c’est le minimum syndical des artistes du moment, le public rigole.

Deux rappels auxquels les musiciens se plient avec plaisir et Murat se demande à voix haute : « mais, y’a rien à la télé, alors ce soir ? »

On retournera le voir, sûrement… ah, au fait, ma voiture était en bon état et au même endroit !"

 

 

LE LIEN EN PLUS:

 

http://www.leprogres.fr/fr/region/la-loire/st-chambond-et-sa-region/article/4101338/Jean-Louis-Murat-chante-Le-cours-ordinaire-des-choses.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 7 Novembre 2010

 

  ARTICLE Complété  en 2012  :http://www.surjeanlouismurat.com/article-mlle-personne-le-film-que-personne-n-a-vu-ou-presque-suite-115548877.html 

 

 

Voila quelques mois que Matthieu, sur un trottoir de Clermont, à l'heure où il serait temps d'aller se coucher, me parlait de "mlle personne" et me confiait la mission d'enquêter... 

 

 

Ce film, on en connait la bande originale (  http://www.deezer.com/fr/music/jean-louis-murat/live-mademoiselle-personne-338579)  et quelques images (cf les deux vidéos), mais je n'ai pas de connaissance qu'il ait un jour circulé (ni officiellement, ni sous le manteau -de pluie).    Pourtant, il existe et on trouve quelques traces:

 

http://www.imdb.com/title/tt0116955/

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=30738.html

  (le site indique même une date de sortie :

Date de sortie cinéma : 21 février 1996
Réalisé par Pascale Bailly
Avec Elodie Bouchez,  Denis Clavaizolle,   Romain Duris....

 Long-métrage français . Genre : Divers
Durée : 01h28min Année de production : 1996 )

 

 

J'ai cherché quelques temps à contacter Elodie Bouchez, Pascale Bailly,   Romain Duris... mais sans succès.

 

 

 

 

 

 

Voici donc ce qu'on trouve dans quelques archives (mais je n'ai pas tout épuché):

 

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L'image reste votre péché mignon ?

Ça m'intéresse autant que la musique. Pour la tournée que je vais faire cet hiver, j'ai demandé à une jeune réalisatrice, Pascale Bailly (qui a déjà mis en scène un premier long métrage, Comment font les gens), de faire un film, une fiction. C'était d'ailleurs la condition que j'avais posée à ma maison de disques : s'il n'y a pas de film, il n'y a pas de tournée. En ce moment, avec Pascale, on réf1échit, on écrit ensemble, c'est un vrai travail en commun.

 

Chorus 93 

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As-tu peur d'une certaine accoutumance ?

MURAT : L'érosion ne peut pas venir de là. Ce qui me rend fort c'est d'écrire continuellement des chansons. J'ai déjà quelques maquettes pour le prochain album, je prépare aussi ma première tournée. C'est un vaste projet assez compliqué. Dans un premier temps, j'ai cherché des musiciens, dans un deuxième temps, je répète tout en préparant le film, c'est-à-dire une fiction qui se déroulera en même temps que les concerts. Le film sera globalement réalisé par Pascale Bailly, auteur du film, "Comment vont les gens ?", présenté l'an passé au Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand et diffusé en salle avec succès. D'ailleurs, il sort ces jours-ci à New-York dans quelques salles. Le projet "Murat en plein air" avec des moyens moins importants, évidemment, avait déjà été très excitant. Comme en prémices.

Joueras-tu ton propre rôle ?

MURAT : Oui et non, je serai Murat. Enfin Murat ne reste que la moitié de moi-même.

Dans l'élaboration de "Vénus", as-tu composé en intégrant l'idée du film ?

MURAT : Non, j'ai évité de mélanger l'idée du disque et l'idée du film. Quant aux concerts, je n'y crois pas trop. Il s'agit, je pense, d'une forme plutôt démodée pour écouter de la musique. On en sort souvent les oreilles assourdies. Trop de nouveaux groupes jouent une guerre de décibels. Pour moi, c'est une véritable régression. Mais il est vrai qu'en pensant à la tournée, ma seule vraie motivation, c'est le film. Je me répète sans cesse, je monte sur scène pour aider à réaliser le film.

Avec un mélange fiction/réalité, est-ce que cela va être un "Hard day's night" à la française ?

MURAT : Non, je ne pense pas. J'espère en tout cas. Ça sera une première dans le cinéma français. Sachant que peu de films musicaux sont réussis - on peut penser à "Renaldo et Clara" de Dylan mais c'est un peu aride - Mon préféré, je croîs, est "Under the cherry moon" de Prince.

Dans le cinéma es-tu intéressé par le montage ?

MURAT : Plus encore que le mixage dans la musique, le montage au cinéma est réellement un moment exaltant. Celui où les choix se font. Tu te sens alors le maître du monde. C'est là que se situe la véritable jouissance.

Est-il vrai que, dans le projet de ta tournée et du film, se dessine l'enregistrement d'un album live composé uniquement de titres inédits joués à cette occasion ?

MURAT : Normalement, je devrais enregistrer un live composé exclusivement d'inédits mais rien n'est sûr en fait. J'aimerais beaucoup tous les soirs, changer de répertoire. Le choix des musiciens s'est déjà fait dans la difficulté. J'ai mis du temps à les trouver. J'ai auditionné des dizaines et des dizaines de mecs. J'attends de ce melting-pot mais je ne suis sûr de rien. Je désire un groupe, j'essaie de mélanger des gens qui viennent d'horizons divers.. Mais l'idée initiale de travailler soixante chansons et d'en jouer une vingtaine de différentes tous les soirs, je ne sais pas si j'arriverai à tenir ce pari.

Pourquoi n'avoir pas choisi les musiciens de tes albums ?

MURAT : Tout simplement parce que, déjà, ils font chacun des choses de leur côté. Aussi bien Alain Bonnefont que Christophe Pie, que Marie et que Denis qui composent aussi et sortent des disques. Et puis, on se connaît trop, autant faire une expérience nouvelle.

Tu prépares une tournée, pourtant on ne te voit pas aux concerts...

MURAT : C'est vrai que les groupes noisy m'ont un peu coupé l'envie d'aller aux concerts. Après, pendant trois jours, tu n'entends plus rien. C'est quand même une de mes phobies: me retrouver avec un audiogramme nase. J'ai pourtant quelques bons souvenirs de concerts... Jimmy Hendrix et Jim Morrison... Un de mes derniers bons concerts fut celui de Ride, Lush, Blur, des gens comme ça. Ride. très bon, très fort.

Pour en revenir au disque, "Vénus", pensais-tu déjà au film lorsque tu l'a abordé ?

MURAT : D'une certaine façon oui. Pour chaque alblum j'ai ma petite méthode. Je raisonne par analogie. Souvent, il se fait avec le cinéma. Pour le "Manteau de pluie", je voulais faire du 35 mm technicolor. "Cheyenne autumn" était plutôt 16 noir et blanc. Quand mon PDG m'a demandé quelle allait être la couleur du prochain album, j'ai dit du super 8 tremblé huit pistes en huit jours. Avec Denis Clavaizolle, on a été assez d'accord sur les principes-là pour retrouver cette simplicité qui à mon avis fait défaut dans le "Manteau.."

 

 

ROCKSOUND, novembre 1993

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L'Express du 26/09/1996
Jean-Louis Murat
En route pour le mythe

par Sophie Grassin

Après un an de gestation, Jean-Louis Murat nous offre Dolorès. 12 titres faits de spleen, d'images familières et d'amours ensevelies. 12 chansons dédiées aux femmes, qui «incarnent le seul lien entre le surnaturel et nous».

«Les cyniques croient que le désespoir me sert de système. Je me construis contre lui»

 

 

Du pire il a extrait le meilleur. Dolorès (Virgin), album adulte et acéré, a l'abîme en abscisse et le chagrin en ordonnée. «Je voulais un prénom de fille. Dolorès sonnait comme désirable. Douleurs, l'autre sens du mot, commence seulement à m'apparaître.» Jean-Louis Murat (Le Manteau de pluie, Cheyenne Autumn, etc.), l'œil gauche à moitié fermé par la fumée d'une cigarette, porte le dégoût chic et les cheveux longs. Dolorès est son antidote au poison de l'abandon.

 

Le disque prend sa source dans la seule tournée que Murat ait jamais faite, la seule, dit-il, qu'il fera jamais. «Un piège. J'ai répété sept semaines avec les musiciens, assis sur un tabouret. Puis je me suis emmerdé six mois, sur le même tabouret, à me répéter, moi.» Pascale Bailly (Comment font les gens) filme la scène, les mecs un peu flambards quand les filles rôdent le soir. «On se la donne. On la joue Rolling Stones. Je tenais à ce qu'une femme pose son regard sur la vulgarité de ce monde-là.»

 

Mademoiselle Personne n'est jamais sorti. Murat, lui, pressent déjà la catastrophe. «Lorsque je visionne la cassette, c'est patent, je me comporte comme si...» Comme s'il savait que Marie, sa compagne de toujours, allait le quitter au retour.

 

Murat touche le fond, se survit, trempe sa plume dans le sang des amours ensevelies. Il écrit 50 chansons, en enregistre 25, en garde 12. Pour l'accompagner, des photos de baisers, dont celle de Sharon Stone dans Basic Instinct, des figurines de vierges, entières ou amputées, plusieurs éditions d'Eugène Onéguine. D'un rire, il désamorce ce que l'émotion, parfois, peut avoir d'indécent: «J'ai eu une année Pouchkine. Eugène représente mon double, mon vrai-semblant. Nous ratons tous deux nos rendez-vous.» Certains morceaux, Le Môme éternel, Margot, enfoncent encore le clou: «Chhht chhht pas de bruit/Sur la mort de Jean-Louis

 

L'optimisme, selon Cioran, est un tic d'agonisant. Le spleen, selon Murat, une seconde nature. «L'autre, en s'en allant, tue ta meilleure part. Les cyniques croient que le désespoir me sert de système. Je me construis contre lui. Je rappelle que je viens d'une famille de dépressifs, de suicidés... et que je m'en passerais.» A chaque texte il accroche un pays, une image, quelque chose qui, au fond, lui serve d'échafaudage. Dieu n'a pas trouvé mieux est anglais, Perce-Neige, auvergnat, A quoi tu rêves, italien. Sur Aimer glisse l'ombre de Jeanne Moreau, pour laquelle il a composé un album. Tandis que Sharon Stone veille sur Le Baiser, où tombe une «pluie sacrée» qui évoque Corridor humide: «Le Baiser se réfère au sexe, et uniquement à cela», confirme bien Murat.

 

Le reste relève de sa mystique habituelle. Pendant l'écriture du Môme éternel, Murat regardait une photo de lui, maigre comme un stylo, en premier communiant. Car ce mécréant collectionne les crucifix, achète des chasubles et passe des heures au fond des chapelles. «Pendant mon adolescence, je me suis complu dans Gide, que je tiens aujourd'hui pour néfaste. Il m'a appris le cynisme.» Murat reprend donc plutôt Baudelaire (cf. Réversibilité, une ode aux anges, «apparence que nous tentons tous de revêtir dès que nous sommes amoureux») et se souvient de Jean de la Croix: «Si on ne sait pas que ses poèmes s'adressent à Dieu, on peut imaginer qu'ils célèbrent une femme. Or je chante pour les femmes. Elles incarnent le seul lien entre le surnaturel et nous. J'ignore ce qu'elles ont de si divin. Mais je le leur envie beaucoup.»

 

Des femmes à demi nues hantent la pochette de Dolorès. «Ma maison de disques entendait me rendre mon contrat. Il paraît que je suis un garçon difficile... Je n'approuvais pas, mais j'ai cédé.» Sincérité fielleuse, vague à l'âme, lucidité... Murat nous a tellement manqué

 

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Cet article pourrait faire croire effectivement que c'est  Murat qui aurait bloqué la sortie du film du fait de cette rupture en préparation...  Mais tout cela reste à creuser. 

 

Concernant Marie, et comme en écho à  l'article du blog  précédent, j'ai trouvé cela :  

  

 

Où trouves-tu ton plaisir ?

Il n'y a que dans l'amour que tu peux prendre de la hauteur. Etre avec la fille que j'aime. Il n'y a que dans mon histoire avec Marie que je prends de la hauteur. Bien que ce soit extrêmement compliqué, qu'on ait chacun un caractère de cochon... Moi, je ne me sens vraiment bien que si je peux donner du plaisir à la fille que j'aime. C'est le seul moment où tu ne te poses pas de question, où tu ne te sens pas archi-déglingué. Ce sont des moments à saisir rapidement, parce que tu as toujours l'impression que le plaisir et le chagrin sont cousins germains, que tu prends toujours le plus grand plaisir dans l'antichambre de la mort. Tu es dans le plus grand bonheur, mais tu frôles le plus grand malheur. Parler du chagrin ou du plaisir, c'est un peu la même chose. Le Manteau, ce sont toutes des chansons de sexe, quand même (rires)...



PS :  A Lyon, le 23 décembre 1993, le dernier jour du tournage du film "Mademoiselle Personne" se trouva être celui de l'enregistrement public Murat Live.  Quelques mois plus tard, les musiciens se retrouvèrent pour enregistrer en quelques jours, ci-jointe, la bande-son du film.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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