Publié le 27 Septembre 2011

 

 

http://www.deezer.com/fr/

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 27 Septembre 2011

 

Fraichement muratienne, Véronique... et je redoutais la chronique... mais Jean-Louis Murat a droit à un large sourire d'Ulysse... même si on pouvait aussi espérer un article plus conséquent.

 

 

 

TELERAMA N°3220  1er au 7 octobre...

 

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                                    Allez, je vous embrasse...   Oui, sous LEHOUX, ça se fait.... et meilleurs voeux pour grand Lièvre... par contre, ceux qui débarquent ici parce qu'ils ont tappé "grand lièvre"  megaopload  ou torrent... là, je vous emmerde!  Grand lièvre en digital, c'est deux paquets de clopes! Bordel!  

 

 

          ps:  327 visiteurs uniques.... hier... record explosé...

 

         

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 27 Septembre 2011

 

A   J+1, et bien, toujours rien.. dans ma Boite aux lettres...  Du côté d'Amazon, on repousse encore ma livraison... Ah, heureusement, que j'ai des bons amis...

 

  Ca avait pourtant bien commencé : Une ou deux minutes avec Jean-Louis dans le journal de 8 heures de France INTER,  By Mme PASQUIER. Avec des extraits d'interview et de beaux extraits.

 

http://www.franceinter.fr/emission-journal-de-8h-le-journal-de-mickael-thebault-16

Si quelqu'un pouvait me découper l'extrait, ça serait cool!

 

 

 

 Par contre, pas de nouvelle de l'interview sur LCI prévu hier avec Michel FIELD... J'ai essayé de trouver ça à l'instant... mais pas trouvé... Je n'ai également rien lu à ce sujet chez les confrères...

 

 

 

- A part ça, rien dans libé encore... si ce n'est une petite citation dans l'édition d'hier il me semble... Et bien, Bruno?

 

- Un petit avis positif:

http://www.lesquatrecentscoups.fr/2011/09/26/jean-louis-murat-opus-19-engage-et-jazzy/

J'en profite pour signaler que notre camarade Stéphane Pétrier du VOYAGE DE NOZ, longuement interviewé ici, apprécie aussi ce retour à la pop, notamment du fait des coeurs...  (NB: le voyage de NOZ joue au Festival de JOUX -près de Tarare, ce samedi!).

 

 

 

- Au programme, ce soir,

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1478

Ca risque même d'être mercredi.. puisqu'il faudra attendre la fin de l'émission...

On avait eu droit à un excellent "Au dedans de moi" la dernière fois, il me semble..  On va voir si les répétitions ont déjà commencé... Ca devrait quand même puisque la tournée, c'est pour bientôt : MONTAUBAN, le 6 octobre...  et qu'ils jouent ensemble vendredi à la FNAC...j'avais oublié...  z'ont de la veine les parigo de vivre dans cette pollution, le stress urbain, la vue obstruée par le béton et le bitume...  et des grosses affiches de Jean-Louis MURAT... joli campagne de pub reprenant à la fois la carte postale et l'affiche de la  tournée... 

 

Je n'ai pas eu d'information sur une éventuelle résidence à Mautauban les jours qui précédent... mais c'est probable... A moins qu'ils répétent en ce moment sur Paris...

 

 

Allez, peut-être à toute à l'heure..  et profitez du soleil au lieu de travailler.

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 26 Septembre 2011

 

5)  Enfin, j'ai trouvé SERGE ce jour...  neuf pages, l'achat  vaut le coup... dont deux photos pleines pages sur papier glacé....  même si le reste du journal reste toujours un peu maigre (On avait déjà Platine...). L'interview est plutôt réussie... et ça taille sec... Oui, je sais, c'est surprenant... Notamment vis à vis de ZAZ... doublement amusant quand on sait que Denis Clavaizolle est parti jouer avec elle...   

 

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6) le camarade Laurent Cachard a déjà bouclé son article.... lui qui disait récemment que son article sur la carte blanche de la Fnac ( Lyon)  avait déclenché  beaucoup de choses pour lui... il le rappelle d'ailleurs...

A noter: son roman "Le Poignet d'Alain Larrouquis" est bientôt disponible.

 

 http://laurentcachard.hautetfort.com/archive/2011/09/26/grand-lievre-sain.html

Extrait: "

Image 13.pngDrôle d’appareillage que ce « Grand lièvre », vingt-et-unième album (le décompte se conteste) de Jean-Louis Murat, celui dont j’ai déjà beaucoup parlé ici - sans en faire une constante non plus – ce qui m’avait valu pour cet article une fréquentation record de mon blog intimiste, la rencontre avec  des personnes qui avaient réagi et un message du bougnat lui-même pour me remercier de la qualité d’un article qui avait sans doute, pour lui, le mérite de ne pas être écrit par un journaliste…  Sa lecture de « Tébessa », également. J’écoute « Grand Lièvre », donc, depuis la mi-journée, sans en avoir rien lu avant, et j’ai comme première impression d’écouter un croisement entre plusieurs des vies musicales de Murat. Un peu comme si « A Bird on a poire », album dont il avait confié la réalisation musicale à son complice et bassiste Fred Jimenez, avait croisé « Murat en plein air » , le « Moujik » et quelques-uns des vieux morceaux de "Cheyenne Autumn". J’élude volontairement les grosses productions que sont « Mustango » et « le Cours ordinaire des choses », américaines jusqu’au bout des doigts des musiciens de Nashville, pour ce dernier. Murat, dans « Grand lièvre », revient à quelques-unes des chansons terriennes auxquelles il nous a habitué, mais il y mêle un esprit pop dans les chœurs, principalement, qui contrecarrent à intervalles très réguliers les refrains désabusés sur le temps qui s’éloigne, les amours qui déçoivent, les paysans qui doivent vendre les prés. Un peu de scratch aussi, pour quelques touches électro que reprend l’orgue de Slim Batteux. Murat se joue de propos sur la Grande Guerre, sur la 2ème, le chaos qu’elles ont entraîné (« sans pitié pour le cheval ») par le biais d’un texte lu en voix coda ponctué des « la, la, la, la » de ses complices. De dialogues de films samplés.  Voire de Kiki et de qui, qui, qui ? sur « le champion espagnol »… Les crédits sont a minima, on sent l’album « à la maison », en famille. Avec ses deuils (Alex & Nancy, Rémi) ses renoncements et ses assurances. Il manque Clavaizolle, mais Murat continue son « en plein air » en ancrant ses textes sur les lieux qu’il habite, et l’inverse. Joue sur des fausses pistes, semble parler de lui en « garçon de la montagne qui n’était pas paysan »...  la suite : http://laurentcachard.hautetfort.com/archive/2011/09/26/grand-lievre-sain.html 

 

 

Voili voila... Avec tout ça, j'l'ai même pas écouté de la journée cet album!!  ah,il vient de sortir et je suis déjà épuisé... J'vais commencer à préférer quand les médias ne parlent pas de Jean-Louis Murat moi....

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 26 Septembre 2011

 

Bon, on va essayer de retrouver toutes les infos du jour...

 

1)   D'abord,  une heure avec Jean-Louis Murat sur inter.... Même si c'est un peu décevant du côté de l'intervieweur...  Questions un peu bateau ("vous habitez toujours en Auvergne?", les Rolling stones, deshoulières, Regrets...pfu.... )...

 http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-jean-louis-murat

 

 

On apprend quand même des choses : par exemple,  un scoop: "je ne suis pas dépressif"... certes, dit d'une manière un peu dubitative...  On avait quand même besoin de ça pour se rassurer en ce début de promo où il est souvent question de la "période noire" qu'il a traversée à l'écriture de l'album.

Egalement que Murat a fait le tri dans 44 chansons pour faire l'album (dont le fameux "grand lièvre" -info dans SERGE, on y reviendra-.

Beau moment également sur "l'écrivain râté" qu'il serait... du fait de son manque de "suite dans ses idées".... et son grand intérêt pour le parolier Pierre DELANOE.... Faut dire qu'il a beaucoup écrit pour Joe DASSIN...

 

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  Jean-louis Murat sur le plateau du "Grand entretien".

 

 

Autre thème qui revient sur cette promo: celui de la drogue (les journalistes, hachement courageux, profitent du titre sur le cyclisme pour parler du dopage... et par extension....).... Faut dire que Murat a déjà dit que lors de l'enregistrement, ils fumaient et jouaient...  Ca fait penser à la session du "Moujik" (Cf l'inter-ViOUS de Stéphane Prin).

 

 

 2)  Gyslain y va de sa petite chronique:

  http://blog.fnac.ch/2011/09/26/une-semaine-un-disque-de-lannee-jean-louis-murat-grand-lievre/

 

ET Charlu, plus halluciné:

http://leschroniquesdecharlu.blogspot.com/2011/09/jean-louis-murat.html

 

 

3) Bel article.. pas paresseux par Catnatt que l'on avait évoqué via ses twitts... :

  http://www.playlistsociety.fr/2011/09/jean-louis-murat-rencontre-aux-jardins-du-marais/16694/

Agaçant aussi ce qualificatif d'écolo... qui ressort sans arrêt. Faudra peut-être prévoir de sortir quelques vannes sur Eva Joly, Jean-Louis (euh... non, je ne le souhaite pas)!

 

 

Je le reproduis par soucis de comodité et afin de que l'on puisse retrouver son contenu via la case "recherche" du blog... mais je vous remercie de le consulter en priorité sur le site  http://www.playlistsociety.fr

 

2011 / Chanson / France / Les rencontres de Catnatt

Louise de Vilmorin fit inscrire une épitaphe sur sa tombe et elle disait :

« Au secours ! ».

C’est à peu de chose près le sentiment qui habite Jean-Louis Murat par rapport au monde. Au secours ! De l’humour bien sûr. Mais aussi un genre d’enfer. « J’aimerais, dit-il, pouvoir être armé et tirer quand je veux ». Quand je lui demande si cette idée ô combien séduisante concernerait tous les êtres humains, il sourit, vaguement malicieux, et répond que non, bien sur que non, seuls lui et une poignée d’éclairés déambuleraient l’arme à la main.

Un énergumène, Jean-Louis Murat. Dans le sens premier du terme : exalté. Peu de place pour la négociation, je crois qu’il aurait fait un très mauvais diplomate mais il est parfaitement à sa place en tant qu’artiste.

Le revoilà avec « Grand Lièvre ». Grand Lièvre est une figure mythique, l’architecte de l’univers selon certaines traditions indiennes. A l’origine, c’était une chanson mais Jean-Louis Murat l’a effacée. Il fait ça souvent me dit-il. La veille de notre rencontre, il avait passé la soirée à bosser et à détruire : « L’envie d’écrire me prend comme une envie de pisser. J’ai un magnétophone, j’enregistre. Souvent quand je ne vais pas bien. J’écris toujours au mauvais moment, quand je suis fatigué, épuisé. Vous saviez que Proust était toujours crevé, Baudelaire aussi ? Il faut ça pour écrire le vrai, le profond »

Tout au long de cette interview, Jean-Louis Murat va être très drôle. Drôle et lucide. Lucide sur ses limites, parfois misanthrope, souvent cynique. Le temps a beau passer, les yeux bleus restent toujours perçants, le regard toujours acéré, il n’a quasiment pas changé malgré les rides et les cheveux blancs envahissants. Ce grand passionné se met à flâner dès qu’il se met à chanter, il est langoureux et flegmatique. Sa devise suit : « Prévoyons le pire, nous ne serons pas surpris ».

« Personne ne s’en rend compte mais nous vivons au cœur de l’apocalypse ». J’aurais pu sortir de ce moment complètement déprimée mais ce fut le contraire. D’habitude, je suis crevée en rentrant chez moi après une interview comme si je m’étais faite aspirer ; là j’étais pleine d’énergie. Jean-Louis Murat a une vraie générosité finalement même s’il reste pudique. A mes questions psychologisantes, ce ne sera pas un flot de réponses ; il n’en évitera aucune, pour autant il ne s’étalera pas non plus. On s’est quittés sur un « Au secours ! » mutuel et un grand éclat de rire.

« Dieu, veuillez m’excuser, la lumière est mourante »

Cet extrait de « Vendre les prés », chanson agricole, musique enjouée et paroles désolées, est une manière d’illustrer ce sentiment chez lui que nous sommes au cœur de l’apocalypse. L’album est ainsi fait, il n’a rien de triste musicalement ; à contrario, c’est un album sombre de par les paroles. Je lui demande si c’est voulu, il me répond : « Ca ne sert à rien finalement quand, dans la musique, il y a déjà quelque part le texte. C’est ça le principe d’une chanson. ». Je lui rétorque que certains chanteurs – manie française – mettent musique et paroles au même niveau de sentiments. Jean-Louis Murat me dit que ça ne l’intéresse pas : « ça ne sert à rien de surligner le texte ». Comme une délicatesse, une réserve chez ce montagnard de cœur, viscéralement attaché à la terre qu’il parcoure, à la réputation d’homme bourru, provocateur et séducteur.

Quand j’ai annoncé que j’allais interviewer Jean-Louis Murat, les réactions me firent penser, quelque part, à celles que j’avais entendues lorsque j’avais dit que je rencontrais Joey Starr. Le rappeur des cités, urbain jusqu’à la moelle et le troubadour de l’Auvergne qui ne supporte pas la ville laissent rarement indifférents en France. Tout le monde leur accorde du talent mais ils dérangent. Il existe un lien improbable entre les deux hommes, d’ordre politique, social. Je pourrais ajouter un rapport aux femmes exacerbé, l’un par une violence réelle ou imaginaire, l’autre parce qu’il les aime peut-être un peu trop, « jouir et puis manger me font pertes inouïes » (La lettre de la pampa)

« Jamais l’âme ne rejoint le sang »

J’adore cette phrase. Le sang, c’est le corps, la chair, faible, forcément faible. Jean-Louis Murat me dit : « L’amour, c’est lorsque l’âme rejoint le sang. Las, les pulsions sexuelles m’ont longtemps guidées. L’amour, c’est un truc de bâtisseurs, ce n’est pas fait pour tout le monde ». Lorsque je lui réponds que l’humanité n’en finit pas de négocier avec cela – nous nous débattons tous avec nos pulsions sexuelles – mais que chez certains c’est beaucoup plus envahissant, il reste silencieux.

C’est peut-être la mémoire qui fait qu’il s’est tu. « Grand Lièvre » est un album sur la mémoire. C’est le blues du trouble de la personnalité : « je voudrais me perdre de vue, venir d’une source étrangère, sortir d’un sommeil profond, inaccessible à la tristesse » ; être soi n’est pas chose facile, s’oublier tel que l’on est serait, parfois, tellement plus simple. La mémoire encore, c’est Alzheimer qui frappe les familles, qui frappe le monde avec la chanson « Qu’est-ce que ça veut dire ». Jean-Louis Murat accuse la société d’être engluée dans cette maladie ; elle oublie, toujours oublie.

« Voilà le temps de vivre par les choses éphémères (…) Voilà monde moderne et son cul plein de boue accusant la montagne d’être obstacle à la joie »

« Les hommes ne sont pas à la hauteur de l’enjeu », Jean-Louis Murat est sévère avec ses congénères, « C’est ça la crise. Le règne de l’éphémère. On est en plein cloaque ». C’est un homme qui ne supporte pas la médiocrité, et il a eu une chance extraordinaire d’avoir les moyens de ses ambitions en étant aussi talentueux. Quand je lui dis que je trouve que dans tout l’album, il règne comme une lassitude amusée, il me répond « C’est la maladie du siècle d’être las de soi, las des autres, las du monde ».

Le rapport au monde de Jean-Louis Murat est complexe, comme une guerre. Il ne supporte pas d’ailleurs, celle qui règne, la guerre larvée. Il préfèrerait quelque chose de plus frontal, finalement quelque chose de plus humain, du sang, de la sueur, « des instincts guerriers ».

« Ton linceul de guerrier tombe, creusé à l’avance, souvenirs et solitude sont à jamais nos amis »

C’est probablement ce pourquoi, cet album traite en partie de l’histoire avec un grand H, les tranchées en 14-18, la résistance en 39-45, l’épopée d’Alexandrie sans jamais verser dans le pathos. L’histoire avec un petit h avec une chanson hommage à Federico Bahamontes, célèbre coureur cycliste. Jean-Louis Murat déteste ce qui le rapetisse, aime ce qui est plus grand que l’individu. Il éprouve une passion pour les héros et les champions. Surtout il adore l’étymologie, manière de ne jamais oublier d’où l’on vient, le langage est éternelle construction.

« Mais chercher l’aventure au plus profond des mots, chercher sans gouvernail parmi ces charlatans »

Ce travail sur le langage s’incarne dans les chœurs qui sont la grande nouveauté dans cet album, comme si Jean-Louis Murat ne se sentait, peut-être, plus aussi seul, mais à présent accompagné. Parfois ces chœurs sont incompréhensibles, il m’explique : « Ma fille apprenait à lire, il y avait tout un travail sur des trains de syllabes. D’ailleurs, le manuel scolaire qui m’a apprit ça quand j’étais petit s’appelait « Rémi et Colette » (les prénoms des deux protagonistes de la chanson sur la résistance : « Rémi est mort ainsi »). Je voulais travailler là-dessus ». La scolarité de sa fille se retrouve aussi dans la pochette, Jean-Louis Murat trouvait l’album relativement sombre, il voulait donc quelque chose de gai, comme une couverture de livre pour enfant.

La famille est une notion très importante pour lui. Quand je lui parle de la présence récurrente de vocabulaire religieux dans ses chansons, il me répond : « Je ne suis pas croyant mais j’ai le sens du sacré. Le sens du sacré et de la famille.»

« Que vaut ta chanson de geste aux baisers profonds et pieux »

Jean-Louis Murat est un nostalgique. « Une nostalgie bizarre qui concerne des choses que je n’ai pas connues ». Une mélancolie pour la disparition progressive de la nature avec « Haut Arverne » ou « Vendre les prés ». Un vague à l’âme qui touche l’amour « Nu depuis le temps, j’attends une histoire d’amour » (Qu’est-ce que ca veut dire). Le spleen des vrais combats, « Au loin ronronnent les chars, de quel ennemi ? Que ce temps est loin, Colette mon petit » (Rémi est mort ainsi).

  

Jean-Louis Murat est un dandy écologiste. Baudelaire écrivait à ce propos : « le dandysme est le dernier acte d’héroïsme possible, recherche de distinction et de noblesse, d’une aristeia de l’apparence » ; je crois que Jean-Louis Murat s’inscrit dans ce genre de quête, même si l’aristeia chez le chanteur s’incarne plus dans la chemise à carreaux… Baudelaire rajoutait « Le mot dandy implique une quintessence de caractère et une intelligence subtile de tout le mécanisme moral de ce monde ». C’est peut-être pour ça que Jean-Louis Murat est un grand fan de l’inspecteur Harry et affirme, à contre-courant, une nostalgie d’un monde armé ; l’on ne sait si c’est une manière de provoquer des réactions, poser la question d’une France qui fut le pays le plus en guerre de toute l’histoire, « le saviez-vous ? » me dit-il ; poser la question d’une Europe qui malgré les apparences reste quelque part en zone de conflit.

  

Jean-Louis Murat incarne une singularité hexagonale, comme une grâce particulière, cette grâce française qui fait qu’une chanson n’est pas seulement entertainment mais qu’elle est aussi perception du monde. « Grand Lièvre », album de garde, album que j’aime, album de charme, est un disque nonchalant ; un disque nonchalant où la lassitude amusée de Jean-Louis Murat pointe du doigt, d’un sourire musical, l’humanité… Ce désastre annoncé. On le réécoutera avec autant de plaisir dans dix ans et l’on se souviendra que la nature humaine, ironiquement, nous poussera toujours à : 

« Risquer le pire. Aimer toujours » (Alexandrie, chanson hommage pour une amie disparue)

>> « Grand Lièvre » (Polydor) sortie le 26 septembre 2011

 

 

4)  Petite newsletter du chef aujourd'hui... avec un petit mot sur les sites "parallèles"... Sympa...  Une occasion de reprendre note des événements de la semaine :

 

"Bonjour,

C’est donc aujourd’hui que sort « Grand Lièvre » !

Vous le trouverez en magasin sous trois formats : avec un CD live bonus en digipack, en CD standard (livret 16 pages avec les textes) et en vinyle (3 titres en moins de l’album « Les rouges souliers », « Alexandrie » et « La lettre de la pampa » mais avec l’inédit « Ne t’attends qu’à toi seul »).

Carte postale Vende les Prés

Cette carte postale reprend l’un des portaits de paysans du clip de « Vendre les prés », réalisé par Julian Nodolwsky et Sophie Levy (So Films). Nous vous invitons à le regarder en intégralité sur le site.

Vous retrouverez JLM et ses musiciens en live cette semaine :

. sur France 3 « Ce soir ou jamais » vers 0h30 ce mardi 27 septembre,
. dans l’émission « Les Affranchis » sur France Inter vendredi 30 septembre,
. à la Fnac St Lazare à partir de 18h vendredi 30 septembre,
et très prochainement dans la session live du Figaro.fr

…et bien sûr, vous dans vos quotidiens, hebdomadaires et mensuels habituels et à la radio, à la télévision ou sur le web dans les semaines qui viennent ; quelques rendez-vous sont à noter dans les actualités du site, et une liste presque exhaustive est disponible sur les sites parallèles dédiés à JLM…
 "

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 26 Septembre 2011

 

Et bien, moi, je l'aime beaucoup ce disque... Et pas forcément d'accord sur le rythme... Notamment sur "qu'est-ce que ça veut dire"...  mais j'en parlerai plus longuement.

 

 

 

http://www.lexpress.fr/culture/musique/jean-louis-murat-decale-mais-lassant_1033443.html

 

"Jean-Louis Murat décalé, mais lassant

Par (L'Express), publié le 26/09/2011 à 10:00Le chanteur français revient avec Grand Lièvre, son nouveau disque enregistré en quelques jours. Un album décalé mais lassant. 

Artiste prolifique -il écrit une chanson par jour- Jean-Louis Murat revient deux ans après Le Cours ordinaire des choses avec Grand Lièvre, un disque épuré et intimiste enregistré en quelques jours, entouré de ses complices Fred Jimenez et Stéphane Reynaud. 

Les textes énigmatiques du chanteur intriguent comme toujours. Le verbe est haut, le mot précieux, la couleur rouge omniprésente et il entremêle dans les morceaux dialogues de film de Tarkovski, bruitages, souffle du vent. Une mélancolie politique imprègne Grand Lièvre (nom de l'esprit farceur chez les amerindiens) quand l'auteur de Cheyenne autumn évoque le monde rural piétiné (Vendre les prés) ou le poids des guerres. Sacrifice des soldats de 14-18 (Sans pitié pour le cheval), courage des résistants de 39-45 (Rémi est mort ainsi). 

Le CD égrène en 10 morceaux des chansons chancelantes et nonchalantes portées par ce timbre décalé et incantatoire à la Leonard Cohen. Mais les ballades brumeuses sans mélodie, et parfois sans rythme, peinent à retenir l'attention de bout en bout. Et le disque sombre souvent dans la monochromie.  

Grand Lièvre, de Jean-Louis Murat (Polydor/Universal). 

En concert au Trianon, Paris (XVIIIe), le 10 novembre 2011. Et en tournée. 

 

 

Laurent COUDOL de Froggydelight  aime lui aussi:

http://www.froggydelight.com/article-10877-Jean_Louis_Murat.html

Le Grand Lièvre est une espèce en voie de disparition. Le nouveau Murat est un disque qui parle de la mémoire, mais surtout de la mémoire qui disparaît.

C'est peut-être pour cela que les arrangements de ce disque retrouve les aspects lumineux de ses premiers opus, ceux d'avant Mustango. Murat continue d'être un des grands conteurs de la chanson française, mais pour enrober ses textes ici pas de guitare électrique, mais des arpèges de guitare sèche et des effets de synthé qui semblent sortis d'un autre temps, réalisés par Slim Batteux qui a travaillé aux claviers avec Jonasz ou Percy Sledge.

Murat est donc retourné vers un moment de son histoire musicale où ses mélodies glissaient au fil de l'eau.

La nouveauté de ce disque provient d'abord des paroles. Outre des histoires d'amour malheureuses et l'évocation de la campagne, Murat semble avec des textes comme "Sans pitié pour le cheval" ou "Rémy est mort ainsi" sortir de sa bulle individuelle et se mêler à la marche du monde.

Il est amusant de constater que, dans des styles différents, son parcours ressemble de plus en plus à celui d'un autre inclassable de la chanson française qui l'avait soutenu lors de ses débuts, William Scheller. Même succès populaire après quelques années, avant de tracer une voie personnelle, mêmes obligations d'écrire pour les autres, même élégance et sophistication des textes, même goût de l'aventure artistique.

Ce disque ne surprendra certainement pas les amateurs de l'univers muratien, mais amène une pierre supplémentaire à une oeuvre toujours solide et belle.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Moscou de Jean-Louis Murat
La chronique de l'album Les fleurs du mal - Charles et Léo de Jean-Louis Murat
La chronique de l'album Tristan de Jean-Louis Murat
La chronique de l'album Le cours ordinaire des choses de Jean-Louis Murat
Jean-Louis Murat en concert aux Saulnières (28 octobre 2004)
Jean-Louis Murat en concert à La Cigale (17 novembre 2006)
Jean-Louis Murat en concert au Studio Davout (3 septembre 2009)
Jean-Louis Murat en concert au Grand Mix (vendredi 2 avril 2010)
Jean-Louis Murat en concert à L'Alhambra (mardi 23 novembre 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de Jean-Louis Murat

 

 

 

- Ce soir  à 17heures!

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-jean-louis-murat

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 25 Septembre 2011

 

 

Excellente interview... avec un Murat égal à lui -même... Il ne change pas... 

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PATRICE DEMAILLY > patrice.demailly@nordeclair.fr
http://www.nordeclair.fr/Loisirs/Musique/sorties_disques_-_rencontres/2011/09/25/jean-louis-murat-l-indomptable.shtml

Jean-Louis Murat, l'indomptable

Jean-Louis Murat enregistre ses albums en six jours avec interdiction de toucher aux prises. Photo Carole Epinette Jean-Louis Murat enregistre ses albums en six jours avec interdiction de toucher aux prises. Photo Carole Epinette

 

RENCONTRE « Grand Lièvre », 19e opus de l'Auvergnat, fait la part belle à la guitare acoustique et aux choeurs. Un grand cru.


Savez-vous toujours à l'avance quelle direction vos albums vont prendre ?
>> Je rebondis d'album à album. J'imagine ça comme une sorte de grand espace à occuper. Et chaque disque est la pièce d'un puzzle.

Pourquoi avez-vous appelé le disque « Grand Lièvre » ?
>> C'était un titre provisoire. Qui est devenu définitif.
On ne sait jamais comment les appeler. Le lièvre, c'est aussi une espèce en voie de disparition.

Comme vous ?

>> En tant que chanteur, absolument. La chanson française est, elle aussi, une spécialité en voie de disparition. Ce n'est pas une extinction mais une lente transformation. Elle devient du folklore. C'est son grand danger. Tous les nouveaux groupes chantent en anglais.

Vous le déplorez ?
>> Dans le fond, je m'en fous. C'est rigolo, ils ont des accents à coucher dehors.
J'ai des amis musiciens américains qui ont eu des crises de fou rire en écoutant ça. Ils ont trouvé les textes complètement tartes ! L'inverse est aussi de mise. Quand Bowie chante Amsterdam, c'est un sommet (Il l'imite). Mais qu'est-ce qu'il raconte ? (Rires)
Dans la création, connaissez-vous des périodes d'angoisse ou d'incertitude ?
>> Le prochain disque est déjà écrit donc je m'en fiche. Ma seule angoisse, c'est de ne plus avoir envie, de perdre la motivation. Comme je ne crois pas à l'imagination, cela ne me dérange pas. L'imagination, c'est le produit d'un travail, ce n'est pas le Saint-Esprit. Parfois, je me dis que ça ne sert à rien. Je ne suis pas idiot, je vois que mes ventes baissent à chaque album. Je vais finir par jouer devant 50 personnes...

Pourquoi continuez-vous alors ?
>> Parce que je ne sais faire que ça. Je sais que je serais très à l'aise sur les grandes scènes. J'en ai ras le bol de jouer devant 250 personnes. Une fois, j'ai joué devant 10 000 personnes et là j'étais comme un poisson dans l'eau. Mais sinon, je n'ai jamais fait un Zénith de ma vie. Je suis condamné à me produire dans les petites salles, c'est ça qui me déprime le plus.

Sur ce disque, vous donnez l'impres
sion
d'être en paix avec votre voix...
>> Peut-être qu'avec le temps, je commence à chanter comme il faut... Mais c'est vrai que je me suis libéré avec le chant. Avant j'étais dans des stratégies de dissimulation.

Les choeurs omniprésents, c'est une nouveauté chez vous ?
>> Je n'avais jamais fait ça. L'intérêt, c'était de se retrouver avec des potes. On a fait un week-end de garçons à quatre. On buvait, on fumait et puis de temps en temps on faisait les choeurs autour d'un micro. Un peu à l'ancienne. Les voix très aiguës de nanas, c'est moi qui les fais. Cela énerve mes potes que j'aille beaucoup plus haut qu'eux.

Vous n'arrêtez jamais d'écrire ?
>> Je me fais ch(...) sinon. Déjà que pour moi, la vie c'est sacrément ennuyeux.
En plus, si je n'écris pas, je me suicide.

Ennuyeuse la vie, vraiment ?
>> Je me supporte beaucoup mieux si je sais qu'à la fin de la journée j'ai écrit une chanson. Je suis plus « léger » comme dirait Strauss-Kahn...

D'où le morceau « Je voudrais me perdre de vue » ?
>> J'ai beaucoup de mal avec moi-même. Je me connais tellement bien qu'il y en a marre de ressentir le soi-même stéréotypé et génétique. J'ai tout essayé, j'ai changé de nom (son véritable patronyme est Jean-Louis Bergheaud, ndlr).

Vous sentez-vous inadapté à la société ?
>> La société est une folle. Je ne vois pas pourquoi il faudrait qu'on s'adapte à une folle. Elle est égocentrique, maniaque, dépressive mais folle d'elle-même surtout.

Vous restez donc cantonné chez vous ?
>> Cela m'évite les problèmes. Je suis finalement un mec assez asocial. Tout me met hors de moi. Dans la ville, on voit toujours des choses très choquantes. Ma limite, c'est le village en dessous de 500 habitants.

Dans « Vendre les prés », vous évoquez le dépeuplement des campagnes. Cela vous navre ?
>> C'est un constat à l'échelon mondial. En France, c'est plié depuis longtemps. La fin de l'agriculture était déjà scellée vers les années 60. Cela commence après 14-18. On est passé de 35 millions de Français paysans à 7 millions en 1945. Aujourd'hui, ils sont 200 000. Dans 30 ans, 85 % de la population mondiale sera dans les villes. Une folie douce !

« Le champion espagnol », un hommage au cyclisme ?
>> J'ai toujours voulu être champion cycliste. C'est beaucoup mieux de gagner le Tour de France qu'être numéro 1 au Top 50.

Malgré le dopage ?
>> Je suis complètement étanche à ça. Pour moi, le dopage n'existe pas. C'est comme la drogue, cela tue les cons ! Les gens qui n'aiment pas le sport n'arrêtent pas de parler de dopage. C'est le cas notamment du journal L'Équipe .
Zidane ou Noah chargés comme des mules, ça ne les a jamais dérangés.

Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire une chanson pour le prochain album d'Isabelle Boulay ?
>> Elle a une superbe voix. J'écris pour n'importe qui, il suffit qu'on me demande. C'est alimentaire. Tous les ringards de la chanson réclament à Miossec, Dominique A, Beaupain ou moi d'écrire une chanson. On est une grosse dizaine dans la boucle. Il y a une sorte de pédophilie artistique.

Votre « grande » chanson est-elle encore à écrire ?
>> J'espère bien ne jamais tomber dessus.
Parfois, j'ai senti que j'écrivais « THE » chanson mais je me suis toujours démerdé pour la saborder. D'avoir un tube, ça me tuerait.

N'est-ce pas paradoxal avec votre envie de jouer dans des grandes salles ?
>> Mais la vérité est dans les paradoxes. Il ne faut pas avoir peur d'eux. Je suis constamment dans la contradiction. Je pense une chose et une heure après son contraire. Avec la même conviction. Ma femme, ça la rend dingue ! (Rires)w « Grand Lièvre ». Disque Polydor. Sortie le 26 septembre. 14,99 E.
En concert le 26 octobre à 20 h au Splendid à Lille. 30 E.

 

 

...Oui, je le pense depuis longtemps... Sa femme mérite sans doute une palme pour supporter ses contradictions et ses doutes!

 

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

Du côté du Nlle Obs, minimal syndical avec la reprise de l'AFP:

 http://teleobs.nouvelobs.com/articles/jean-louis-murat-un-nouvel-album-entre-legerete-et-noirceur-absolue

 

A noter tout de même dans l'édition de la semaine, un article sur le nouveau Manset... nouveau.... livre... hélas.... (Manset a son Bayon dans ce journal : c'est Armanet... )

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 25 Septembre 2011

 

 

http://www.music-story.com/jean-louis-murat/grand-lievre/critique

 

 

Christian Larrède

Chronique, critique de l'album Grand Lièvre de Jean-Louis Murat

Chronique de Grand Lièvre
Il y a tout juste deux ans, une escapade aux consonances nashvilliennes permettait à Murat de compléter sa discographie d’un volume déterminant (Le Cours ordinaire des choses). Grand Lièvre (esprit farceur dans la mythologie amérindienne, et, accessoirement, espèce menacée) retrouve la glaise de par ici, même si contrée plus sudiste que le col, très massif et central, de la Croix-Morand. Et la question se pose insidieuse : le roi Ronchon des médias contemporains (aussi fonctionnel dans la chanson mauvaise coucheuse qu’un Albert Dupontel, au cinéma bas du front et entêté) nous a-t-il préparé un menu de bile bravache ?

Du point de vue épicier, Grand Lièvre est un album bref (à peine plus d’une quarantaine de minutes), de dix chansons repliées sur elles et leur perfection formelle. Le disque a été enregistré en quelques jours, en compagnie d’une brigade familière (Stéphane Reynaud et Fred Jimenez sont présents, ainsi que le pianiste Slim Batteux).

D’un point de vue esthétique, il sanctionne le retour du chanteur au confort d’un contexte balisé, déjà vu, ici Le Manteau de Pluie (1991), là-bas et de manière revendiquée, le rock indépendant et anglo-saxon des nineties (Swell, dit-il). Comme si l’on sautait par-dessus les années, les mélodies sont en conséquence redevenues évidentes, et les histoires signifiantes.

Murat nous parle de son terroir qui fout le camp, évoque quelques histoires d’amour dubitatives, et nous rappelle que la montagne est belle, malgré l’exode rural. Mais la mémoire du chanteur prend désormais l’air : l’évocation de la guerre (« Sans pitié pour le cheval ») et de la résistance qui devrait en toute logique aller avec (« Rémi est mort ainsi ») se chargent de chœurs des deux sexes, entre ironie et attendrissement. Car la mort ne lâche pas Murat, à moins que ce ne soit le contraire, telle, dans l’évocation (« Alexandrie ») d’une amie disparue, qu’on voudrait croiser, légère et parfumée. Bien sûr, parce que c’est lui et parce que c’est nous, on visitera le plus volontiers « Le Champion espagnol », évocation languide de Federico Bahamontes, Aigle de Tolède et champion cycliste capable de grimper le Puy-de-Dôme un moteur de mobylette aux fesses, car il y a certaine analogie entre l’Ibère interminable et infatigable escaladeur de périls, et un chanteur de montagnes russes, jouant avec mots et mélodies et réussites. Et, ligne d’arrivée franchie, le constat s’impose : avec pareil album, inutile d’attendre deux ans supplémentaires pour venir nous rendre visite.

Comme le veut le monde des affaires, Grand Lièvre est disponible en édition standard, double CD (incluant un volume live), et édition vinyle.



Christian Larrède

 

 

Et pour conclure...

 

- SO FOOT a mis en ligne sur leur site et fait la promo sur Twiiter du  clip de "vendre les près".  Sympa à ceux qui avaient déjà ouvert un numéro à JLM.

 

- Rappel : SERGE est en vente... avec en couv Julien CLerc... mais avec une interview de JlM.

 

- Certains ont déjà acheté "grand lièvre", d'autres l'ont déjà reçu... moi, je viens d'avoir un email d'AMAZON... je vais devoir attendre...  

 

En attendant vous usez pas les grandes oreilles....

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 25 Septembre 2011

 

 

On peut télécharger le numéro en pdf sur leur site. http://www.sudouest.fr

 

SAM 4773 

 

 

Dimanche 25 septembre 2011   par

 

Yannick Delneste

 

  SAM 4774

   Classe...

 

 

 « J'aime les champions »

Jean-Louis Murat, l'ermite auvergnat revient avec un seizième album en vingt-deux ans. De chair et de terre, « Grand lièvre » court sur les chemins de la mémoire, sur un folk-rock au romantisme sombre. Un grand cru d'automne

[LEG_NF_GRAS-Blanc]De son Arverne natal, Jean-Louis Murat émerge avec « Grand lièvre », son seizième album studio. photo carole epinette []
[LEG_NF_GRAS-Blanc]De son Arverne natal, Jean-Louis Murat émerge avec « Grand lièvre », son seizième album studio. photo carole epinette[]

«Fa u d r a i t qu'ils tombent l'arbre, il est mort. Ses racines vont transmettre le mal au voisin… » Ainsi digresse Jean-Louis Murat, paysan chanteur, dans le jardin d'un hôtel particulier de Montmartre. Encore plus rétif aux sorties promo parisiennes qu'un Cabrel, le baudelairien taciturne a pourtant le sourire et une disponibilité très éloignés du cliché de l'ingérable, forgé en quelques plateaux télé dont il assume le ratage.

Après quatre disques publiés en quatre ans, deux années séparent le nashvillien « Cours ordinaire des choses » de ce « Grand lièvre » panthéiste, tout de souvenirs inquiets drapé, enregistré avec chœurs, une nouveauté. On y entend des bruissements, Tarkovski en fantôme du « Cheyenne Autumn » originel (1989, déjà). On y retrouve surtout un Murat inspiré, conteur sombre et lumineux d'une époque où la mémoire se délite.

 

« Sud Ouest Dimanche ». « Grand lièvre », espèce en voie de disparition ?

Jean-Louis Murat. Beaucoup de choses disparaissent. Je crois que ce disque parle presque tout le temps de la mémoire. Celle de lieux, de gens, de conscience. Alzheimer est un des phénomènes les plus troublants de notre époque (« Qu'est-ce que ça veut dire », titre ouvrant l'album, NDLR) : un père qui ne vous reconnaît plus, une mère qui a l'innocence d'un enfant, et nous devant. Qui allons peut-être vivre la même chose. Qu'est-ce qu'on en fait ? Les guerres de 14-18 (« Sans pitié pour le cheval ») et de 39-45 (« Rémi est mort ainsi ») : on peut élargir à la perte de mémoire collective, dans une Europe qui serait atteinte d'Alzheimer. J'aimerais bien faire un Alzheimer tour, où on oublierait les dates, et bien sûr les chansons, avec l'indulgence de tout le monde, parce qu'on serait malade (rires).

La mémoire, ça se travaille…

C'est un autre thème de l'album. Toutes mes sensations viennent de mon travail. Le travail, c'est lutter contre la paresse, grande cause de l'oubli. J'aime me souvenir des rois de France. À la maison, j'embête tout le monde avec ça. Pour ne pas risquer d'oublier à terme le prénom de mes amis.

Qu'est-ce qui est important ?

L'avantage de vieillir, c'est que l'on sait définir les priorités. Aujourd'hui, c'est bien élever ses enfants, être un bon père. Il y a deux petits de 4 et 7 ans chez moi : il s'agit d'être à la hauteur.

Pourquoi cette image de râleur distant ?

Par protection. Parce qu'à la télé, on n'a jamais le temps et que je m'énerve. Parce que hormis « Des chiffres et des lettres » et la météo, tout le monde dans mon coin pense que la télé est une catastrophe. Parce que la promo est le seul moment où je ne fais pas ce que je veux. Parce que c'est de ma faute, que je me suis forgé une image de bouledogue. Je traîne cette image même dans mon village : le gars qui passe à la télé et qui n'est pas commode. Et je vous assure que je ne suis pas comme ça !

Que faites-vous dans votre ferme du Sancy ?

Je travaille tous les jours. J'étudie, je m'intéresse à plein de choses. Je n'ai pas spécialement fait d'études, alors j'en fais tous les jours. Là, je viens de commencer le Talmud. Je ne connaissais que le mot. J'essaye de ne pas mourir idiot. Enfin, un peu moins que la veille. Et, chaque jour, j'essaye d'écrire une chanson.

Pourquoi avoir choisi ces 10 titres-là ?

Les meilleures. Celles qui tiennent la route après les avoir jouées trois ou quatre fois par jour pendant une semaine. Celles qui tiendront la scène une soixantaine de fois. Mais la vraie réponse est celle des auditeurs. C'est en cela que la chanson est un art populaire : l'avis des gens qui n'y connaissent rien est le meilleur, même s'il peut être cruel. Ils me donnent des explications parfois insoupçonnées. S'il y a contresens, c'est que ce n'est pas assez bien écrit.

L'enregistrement ?

Comme à la maison : on ne touche à rien, et le 24-pistes tourne. Il y a des scories mais ça respire, ça vit. Le travail se fait en amont : l'écriture, le choix des musiciens. J'ai retrouvé Fred Gimenez et Stéphane Reynaud, et travaillé pour la première fois avec Slim Batteux aux claviers. Il a bossé avec Jonasz, Hallyday… et Percy Sledge !

« Le Champion espagnol », c'est Bahamontes ?

Oui. Le Tour de France, ça épate, mais on ne pense pas au même gars qui en février se tape le Tourmalet plusieurs fois de suite. J'aime les champions, les héros. Cela me rassure, qu'ils aient existé ou pas. J'aime leur travail, leur intelligence, leur sens tactique. À la maison, on voue un culte à Usain Bolt. À l'école, on demandait à ma fille qui, pour elle, était une figure importante d'aujourd'hui, après Charlemagne, François Ier et Charles de Gaulle. Elle a répondu « Sebastian Vettel ! » La faute de son père.

Avez-vous des héros politiques ?

Si tu as du temps à perdre, intéresse-toi à la politique… On est pris en otage d'une couverture médiatique qui n'est qu'appauvrissement. Les politiques tiennent le volant mais n'ont pas le contrôle du frein ni de l'accélérateur. Et nous font croire qu'ils sont Sebastian Vettel ! Un passe-temps pour les nigauds. La campagne 2012, c'est les Jeux olympiques… Alors, je préfère le sport et ses champions.

« Grand lièvre », de Jean-Louis Murat, Polydor/Universal, 17 € environ, sort lundi. En concert : le 6 octobre à Montauban (Rio Grande), le 18 novembre à Angoulême (La Nef).

« Je n'ai pas vraiment fait d'études, alors je travaille tous les jours, pour pas mourir idiot. Et chaque jour j'essaye d'écrire une chanson »

 

http://www.sudouest.fr/2011/09/25/j-aime-les-champions-508825-706.php

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 25 Septembre 2011

 

par le camarade Julien DODON, toujours prêt pour l'article sur Murat!  Pas le temps de commenter ici, on en discutera dans les "commentaires"...

 

  http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/le_nouveau_jean_louis_murat_demain_dans_les_bacs@CARGNjFdJSsAFhwNAxU-.html

 

TEMPS FORT : Clermont-Ferrand

CLERMONT-FERRAND
Musique 
dimanche 25 septembre 2011 - 05:22

Le nouveau Jean-Louis Murat demain dans les bacs

lu 74 fois

 

Rien n'est important, j'écris des chansons comme on purgerait des vipères. Jean-Louis Murat est une espèce en voi(x) de disparition, comme le grand lièvre, animal devenu rarissime dans les campagnes, et pas seulement celles d'Auvergne. Une espèce en voie de disparition, ça se protège.

Dieu, Jupiter, et le travail ? Ecrire, créer, « c'est du travail. Quand tu fais de la musique depuis trente ans, tu fais bien les choses. C'est pas que tu es inspiré par Dieu, ou que tu sors de la cuisse de Jupiter, et que tu appuies sur un bouton, la création, c'est du travail, et une façon de bien maîtriser son instinct ».

De Grand Lièvre à Satisfaction... Une chanson est bonne quand « je la répète avec les mecs. C'est à ce moment que je décide où non de la garder. Pour Grand Lièvre, j'avais 44 chansons en studio. C'est assez mystérieux, cette idée d'une chanson terminée et bonne. Tu es très mal placé pour juger de ça. Quand les Stones font Satisfaction, Keith Richards dit c'est quoi ? C'est une face B... » !

Eno, Fred, Stéphane, Slim et les autres. Bosser avec d'autres ? « Je l'ai fait plein de fois, un fiasco. Et puis, c'est super-prétentieux mais je crois que je n'ai besoin de personne. Je n'ai jamais laissé la réalisation de mes disques à qui que ce soit. Enfin si ! J'ai fait quinze jours à Londres dans les années 90. On dépense une fortune et tout finit à la poubelle. J'ai failli bosser avec Brian Eno, une fois. Il a tout écouté, il m'a écrit pour me dire, en gros, débrouille-toi tout seul. Ça m'a vachement mis en confiance. J'ai eu ça très tôt dans ma carrière. Ça n'empêche pas de bosser avec Stéphane, Fred, Émerick, Slim, Christophe, etc. Je ne bosse pas tout seul ».

Sur la même ligne. Le processus d'écriture de la chanson, « je ne vois pas qui d'autre que moi peut le maîtriser. En fait, j'aime assez envisager ce métier de manière solitaire. [...] Une chanson, c'est, quand même, des bouts de musique et des bouts de textes et ça dure 3,30 minutes. Une chanson, c'est une chanson, qu'elle soit de moi ou de C. Jérôme. C'est le même boulot. Si tu le fais avec le même soin. Y'a pas de strates, y'a pas un truc qui est mieux parce qu'il est signé d'un tel ou moins bien parce qu'il est de je ne sais qui. Tu fais un job, c'est tout.

La position du champion. Personne n'a écrit ou n'écrit comme Murat... « J'espère bien (rires) ! [...] J'aime être en position de champion. Il n'y a pas de domaine privilégié. Tu peux être champion en clôture, comme mon pote, Émile. Moi, je ne fais aucune différence. Si t'es bon, t'es bon. Moi, j'espère être consciencieux.

Regarde l'amer. « Je suis très content de vendre beaucoup d'albums, déçu d'en vendre peu, mais je ne peux pas en faire une maladie. Je ne peux pas me remplir d'amertume parce qu'un disque ne se vend pas autant qu'on l'imagine ».

Le défaut de la qualité. « J'aime écrire de la poésie pure. Mon gros défaut, c'est d'avoir une écriture trop littéraire. C'est peut-être ce qui me pénalise le plus. C'est pas une bonne idée de mettre cela en avant. J'écris trop littéraire. Il m'est difficile de faire autrement. C'est plus difficile d'écrire simple que d'écrire compliqué, on le sait tous. Ma nature est ainsi. Je ne vois pas comment simplifier un texte, la vie c'est tellement compliqué, enfin sophistiqué plus exactement. Je suis fabriqué d'une façon ancienne ».

Un piano, une seconde et Jim Harrison. Plus qu'une véritable histoire, Murat sait raconter, tirer sur un instant pendant des minutes. « Comme un moment qui a de la pédale, au sens pianistique du terme. Dans ces deux secondes-là ont pu s'engouffrer des sensations, des choses. En ce sens-là, je suis un peu prisonnier d'un certain style, d'une certaine grammaire à la française, je crois. Je suis très vieux jeu dans ce sens. Avec Jim Harrison, le goût du camembert, il fait trois pages... »

La méthode Chabrol ? Le prochain album est déjà écrit, ou presque. « En fait j'applique la méthode Chabrol, je ne suis pas stressé par la sortie d'un album parce que je suis déjà sur le suivant ». Intox.

Julien Dodon

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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