Publié le 18 Septembre 2014

Gros article signé DAVET... et non Mortaigne, pour une fois.... et premier signe d'une promo MURAT/ROCHON....

à lire dans son jus ici

"La qualité constante de Jean-Louis Murat n'en finit pas d'étonner. Fruit d'une discipline, d'un mode de vie, autant que d'une inspiration, elle ne le met pas pour autant à l'abri de la lassitude qu'implique parfois la surabondance. Certains des treize albums que le dandy paysan a publiés ces treize dernières années (une vingtaine depuis ses débuts en 1982) ont ainsi pu souffrir d'une instrumentation trop repliée sur son autarcie.

A contrario, les meilleurs disques du chanteur puydômois ont souvent été oxygénés par l'apport de musiciens – le pianiste John Medeski, John Zorn – ou de groupes – les Américains de Calexico ou d'Elysean Fields – extérieurs. A inclure parmi les sommets de sa discographie, son nouvel album, Babelparaître le 13 octobre), cosigné avec le Delano Orchestra, conjugue la vitalité du sang frais et l'air plus que jamais respiré au cœur des volcans d'Auvergne.

QUINTETTE DE JEUNES TRENTENAIRES

Car si le ténébreux aux yeux clairs, né Jean-Louis Bergheaud il y a soixante ans à La Bourboule, s'est entouré de ce quintette de jeunes trentenaires, il n'a pas eu à chercher plus loin que Clermont-Ferrand pour les recruter.

Produit de l'effervescente scène locale, encouragée par l'activisme de la salle de spectacles de la Coopérative de Mai, le Delano Orchestra se fait remarquer, depuis la seconde moitié des années 2000, par l'intensité mélancolique de chansons rock anglophones, traversées de raffinements de cuivre et de violoncelle.

La formation est aussi le groupe phare de la maison de disques Kütu Folk, étonnant label – cofondé par le chanteur-guitariste, Alexandre « Delano » Rochon –, dont l'exigence esthétique (les groupes Eyes & No Eyes, St Augustine, Evening Hymns, etc.) est doublée d'un parti pris artisanal poussant à coudre à la main chacune des pochettes.

Bienveillant observateur de la jeune génération clermontoise, complice régulier des initiatives de la Coopérative de Mai, Murat a suivi depuis le début le parcours des Delano. « J'aime bien la tension qui se crée chez eux entre la vigueur assez rock'n'roll de la rythmique et la finesse des arrangements », explique le chanteur, qui a déjà fait travailler le batteur du groupe, Christophe Pie, sur plusieurs de ses disques.

« IMMENSE RESPECT POUR SON ENGAGEMENT ARTISTIQUE »

L'idée du rapprochement lui a été suggérée par Didier Varrod, directeur de la programmation musicale de France Inter, dans la perspective d'un concert célébrant, à Clermont-Ferrand, en décembre 2013, les 50 ans de la radio. « Varrod a aussi proposé de nous trouver trois ou quatre festivals pour l'été suivant. Je me suis dit que j'allais composer quelques titres pour avoir suffisamment de matériel pour ces concerts », se souvient l'Auvergnat, fidèle à sa conviction de ne pas se reposer sur un répertoire passé.

Bien que fréquentant déjà un peu le bonhomme, les membres de l'orchestre sont d'abord dans leurs petits souliers. « C'est impressionnant de travailler avec quelqu'un dont je jouais des chansons à la guitare, quand j'avais 14 ans », admet Alexandre Rochon. « On a depuis toujours un immense respect pour son engagement artistique et la densité de son œuvre. »

Les rapports se détendent dans l'ambiance familiale et campagnarde de la maison du chanteur, isolée en altitude du côté du col de la Croix-Morand, puis dans la chaleur d'un petit studio d'enregistrement des environs clermontois. « J'avais écrit une vingtaine de chansons, composées simplement sur 3 ou 4 accords pour ne pas trop leur mettre de pression », explique Murat.

CHARMANTE INSTABILITÉ

« Il nous a très vite mis à l'aise », confirme Rochon. « Il est exigeant, déteste la routine, mais nous a aussi laissé une totale liberté et a accepté la plupart de nos propositions. » Une implication allant jusqu'à la conception de la pochette du disque, des photos qui l'illustrent et du clip du premier single, J'ai fréquenté la beauté, réalisé par le chanteur de Delano, vidéaste à ses heures.

En moins de dix jours, les vingt chansons de ce double album sont enregistrées, sans accroc. « C'était humainement très agréable », insiste Jean-Louis Murat. « Ce sont des garçons bien élevés, cultivés. Quand j'étais jeune, les préoccupations des groupes de rock s'arrêtaient à la bière et à la dope. Là, Julien , le trompettiste, est prof d'anglais et parle russe. Dans le bus, je peux lancer une conversation sur Heidegger sans qu'ils soient paumés. »

Musicalement, la force identitaire du Delano Orchestra se teinte d'une charmante instabilité, entre gravité tendue, légèreté cuivrée et élégance de musique de chambre. Que le chanteur œuvre dans le registre de l'incantation, des mélodies pastorales ou des refrains primesautiers.

Cette congrégation de Clermontois et la localisation auvergnate de l'enregistrement ont sans doute accentué les teintes régionales – Le jour se lève sur Chamablanc, Neige et pluie au Sancy, Chacun vendrait des grives, Col de Diane, Noyade au Chambon, etc. – chères à celui qui a grandi dans la ferme de ses grands-parents, à Murat-le-Quaire.

FRILOSITÉ D'UNE GÉNÉRATION DE MUSICIENS FRANÇAIS

« La simplicité musicale des morceaux m'a poussé à moins utiliser la langue poétique pour des textes plus prosaïques », analyse le chanteur, qui dit s'être éloigné des tentations rousseauistes pour des récits plus réalistes et critiques du monde paysan.

Egalement petit-fils d'agriculteurs, Alexandre Rochon partage cet ancrage terrien. Mais si cet attachement environnemental imprègne la mélancolie des chansons du Delano Orchestra, le longiligne jeune homme a jusque-là préféré l'exprimer en anglais. Au grand dam d'un aîné ayant du mal à comprendre la frilosité d'une génération de musiciens français envers leur langue maternelle.

« Est-ce du snobisme, de la pudeur, de l'inhibition ? », s'étonne celui qui, avec Alain Bashung et Gérard Manset, a été l'un des premiers à savoir concilier une passion pour le rock anglo-saxon et une exigence d'écriture héritée des meilleures plumes francophones. « La pop française cède à la tentation d'un anglais international qui appauvrit l'expression en même temps qu'il réduit le nombre de syllabes. »

PRÊCHER « LES BONNES PAROLES »

Il s'interroge, moqueur : « Peut-être est-ce un autre signe d'une société malade ? On n'a plus confiance dans la démocratie, dans la République, dans les élus. Et plus confiance dans la langue de maman. » L'auteur se demande d'ailleurs si, à la suite de cette collaboration, il ne tenterait pas d'approcher des groupes d'autres régions de France, pour confronter ses textes à leur musique et prêcher « les bonnes paroles ».

Coauteur, avec Emilie Fernandez, d'un livre singulier, Cahier bleu, instant (anés) de baignades en Auvergne (A + E éditions, 2013), écrit en français, Alexandre Rochon suggère que l'expérience Murat pourrait le pousser à passer le pas francophone en chansons. En attendant, il espère prolonger cette aventure pour plusieurs concerts. Après celui prévu le 23 septembre à l'Olympia, dans le cadre du Monde Festival, le climax pourrait en être, cet été, une performance au sommet du puy de Dôme.

Babel, de Jean-Louis Murat & the Delano Orchestra, 2 CD Scarlett/PIAS. www.jlmurat.com

  • Stéphane Davet
    Journaliste au Monde

De Murat à Maissiat, une soirée à l'Olympia

Pour clore en musique les festivités liées aux 70 ans du journal, Le Monde organise, mardi 23 septembre, un concert à l'Olympia. La salle parisienne accueillera, dès 19 h 30, quatre générations de chanteuses et de chanteurs français : outre Jean-Louis Murat, qui présentera ses nouvelles chansons, la soirée marquera le retour sur scène d'Arnaud Fleurent-Didier, dont le quatrième album, La Reproduction, avait ravi critiques et public en 2010. Deux révélations de 2014 compléteront l'affiche : Christine and the Queens, qui se joue avec grâce des genres sexuels et musicaux, et l'intrépide et tropicale Maissiat.

Prix : de 42,80 euros à 47,20 euros. Réservations sur Lemonde.fr/festival

Jean-Louis "en altitude" dans LE MONDE... en attendant l'olympe

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 17 Septembre 2014

Après la nouvelle de la soirée à l'Olympia, celle de la prestation annuelle ou presque (plus d'une fois, donc) au BOTANIQUE de Bruxelles, voici une nouvelle date:

Ce n'est pas encore annoncé sur le site caramba:

vendredi 10 avril à 21h le chanteur Jean-Louis Murat... et puisque je suis gentil je vous dis où ça sera... à MONCEAU, près de CHALON sur saône. C'est d'ailleurs dans l'INFO-CHALON.com que la nouvelle est dévoilée... Et oui, y a pas que le New-York post, le canard enchainé ou Closer qui dévoilent des scoops.

http://www.info-chalon.com/articles/saone-et-loire/2014/09/17/8561-la-culture-arme-de-persuasion-massive-portee-aux-nues-pendant-le-bapteme-de-la-saison-a-l-embarcadere-de-montceau.html

Et les billets sont en vente : http://www.embarcadere-montceau.fr/

L'Embarcadère est bien plus qu'une salle de spectacle ordinaire. Fort d'une salle de 900 places assises et d'une autre de 1000 places debout mais aussi d'une galerie d'exposition et d'un bar, c'est un véritable pôle culturel à lui tout seul. Rares sont les villes de taille modeste comme Montceau à bénéficier d'une telle installation, il serait dommage de ne pas en profiter

Jouer dans une telle salle, ça m'étonnerait pas que ça le mine! Mais Dijon qu'il n'y sera pas Autun.... Sur ce, compagnons de la table ronde, mieux vaut m'éclipser... Je vais me préparer un steak de charolaise avec un passe-tout grains.

EDIT: grâce à l'intervention de "moi"... Voici donc le site officiel qui nous dévoile à son tour une nouvelle date: RENNES...

Voici donc le récap... ET IL EST BIEN PRECISE DESORMAIS LES DATES SANS LES TDO!


23 septembre 2014 / L’Olympia - Paris (75) - Le Monde Festival

14 nov. 2014 / Centre Culturel Athena - Auray (56)
22 nov. 2014 / L’Astrada - Marciac (32)


sans The Delano Orchestra :

30 jan. 2015 / Trianon Transatlantique - Sotteville-lès-Rouen (76)
31 jan. 2015 / Les Botaniques - Bruxelles (BE)

1er fév. 2015 / L’Alhambra - Mons (BE)
7 fév. 2015 / Centre Culturel - Noisiel (77)
27 fév. 2015 / Le Carré d’Argent - Pontchâteau (44)

6 mars 2015 / Théâtre du Crochetan - Monthey (Suisse)
7 mars 2015 / Théâtre Jean Dasté - Rive de Gier (42)
14 mars 2015 / Théâtre - Etampes (91)
20 mars 2015 / Le Trident - Cherbourg (50)
21 mars 2015 / Les Arènes - Valencienne (59)

8 avril 2015 / Festival Mythos - Rennes (35)
9 avril 2015 / Festival Mythos - Rennes (35)
10 avril 2015 / L’Embarcadère - Montceau-lès-Mines (71

PS: 20/03/2015 - Théâtre à l'Italienne, CHERBOURG (50) (France)

Est-ce qu'il était déjà indiqué celui-là? Je ne sais plus...

Et un concert, un!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 16 Septembre 2014

Allez, je n'avais pas encore eu le temps de vous partager les quelques actualités tombés durant mes congés.... On commence par une curiosité....

 

1) Dans la série, "on croit rêver quand on croise un fou qui vit d'espoir" : Un autographe à vendre... Espérons qu'il le reste encore longtemps.

http://www.xpautographes.com/autographe-jean-louis-murat-25777.html

ah, j'avais pas vu quand j'avais partagé sur fb, mais il y'en a plusieurs...

 

 

2) Dans la série, reprenons notre sérieux en lisant les échos...

http://www.lesechos.fr/week-end/culture/0203736060118-rentree-rock-chanson-cest-deja-noel-1038642.php

"le stakhanovistee Jean-Louis Murat est toujours aussi brillant, plus rock peut-être cette fois en compagnie du Delano Orchestra".

 

3) Dans la série, "les inrocks ont encore palpé"... Avant que le single ne soit diffusé dans leur compil de la rentrée 2014:

http://www.lesinrocks.com/2014/09/02/musique/concerts/les-concerts-pas-manquer-paris-au-mois-septembre-11521871/

"Le prolixe Jean-Louis Murat revient à ses premières amours avec Babel, son nouvel album prévu pour le 13 octobre. Enregistré avec The Delano Orchestra, ce double format opère – à entendre le premier single J’ai fréquenté la beauté – un retour aux sources roots. On pourra le vérifier le 10 septembre à la Maroquinerie, soit un mois avant la sortie du disque".

 

4) Dans la scierie "hiver très rigoureux", chez le camarade Kemper, on avait été dur avec Murat après sa prestation dans le 4.2.... Cela n'empêche pas de revenir aux classiques:

http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2014/09/02/jean-louis-murat-et-isabelle-huppert-entre-deux-draps/

 

5) Dans la série, "je partage l'affiche avec une petite pisseuse"...

http://focus.levif.be/culture/musique/christine-and-the-queens-l-interview-de-rentree/article-normal-216803.html "mes parents écoutaient Murat".

On en profite donc pour rappeler que MURAT est en concert avec l'Olympia... Et en plus de Christine, il y aura Arnaud Fleurent-Didier... Je suis tellement vert de l'avoir raté sur sa précédente tournée.... L'annonce d'un nouveau disque pour AFD l'anti-stakhanoviste? En tout cas, une rencontre Murat/AFD serait passionnante... puisque le deux n'ont pas peur d'être antipathique!

 

6) Dans la série "Pierrot fait du remplissage"...

http://www.chartsinfrance.net/Jean-Louis-Murat/news-93360.html 

Mais ça m'a bien fait  marrer ! M. Hamard, redressez la barre! Vous faites des honorables efforts pour sortir du dossier de presse (sauf pour Otis Redding etc...)... mais votre phrase m'a tué.  Quant à la Bourboule, c'est une légende rurale...

"A 60 ans, Jean-Louis Murat a décidé qu'il était temps pour lui de revenir à ses racines, comme l'a fait Cali avec son disque "Vernet-les-Bains" (2012), qui porte le nom de la ville où le chanteur a passé sa jeunesse. Natif de La Bourboule , commune d'Auvergne, l'interprète de "Vendre les prés" a enregistré un double-album baptisé "Babel", avec The Delano Orchestra, un groupe rock-folk originaire de Clermont-Ferrand. De quoi laisser présager une évolution vers un son différent, marqué par la musique que Jean-Louis Murat apprécie mais qu'il joue trop peu, celle d'Otis Redding, de Gladys Knight and the Pips et des Tindersticks. Un premier extrait fraichement mis en ligne sur SoundCloud confirme ce virage vers un son plus roots mais toujours aussi classieux. La chanson "J'ai fréquenté la beauté" prouve également que l'artiste, malgré les années, ne perd rien de son talent de poète, même si - et c'est tant mieux -, il devient beaucoup plus accessible. ~Entièrement écrit et composé par Jean-Louis Murat, l'album "Babel" a été enregistré avec des proches collaborateurs tel que le batteur et percussionniste Christophe Pie. On retrouvera également aux crédits le nom du trompettiste Guillaume Bongiraud, vu aux côtés de Corson sur scène au printemps, ainsi que celui d'Alexandre Rochon, à la guitare électrique et aux synthés. Jean-Louis Murat lui avait d'ailleurs filé un petit coup de pouce au printemps en relayant la sortie de son "Cahier Bleu, instan(ané)s de baignades en Auvergne", un recueil d'anecdotes, récits, lieux connus et moins connus de la région. Comme toujours, la sortie d'un nouvel album de Jean-Louis Murat s'accompagne de l'annonce d'une nouvelle tournée. Le chanteur se produira en premier lieu à La Maroquinerie le 10 septembre (Paris), avant de jouer à Marciac le 22 novembre, Pontchateau le 27 février 2015 ou encore à La Petite Forêt le 21 mars. La billetterie est ouverte. Jonathan HAMARD En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Jean-Louis-Murat/news-93360.html#ZdCCV3oA8VQCulOX.99

 

7) Dans la série, je ne sais plus ce que c'est ce lien

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140826_00518681 

"Jean-Louis Murat livrera un nouvel album le 10 octobre («Babel »). En prélude, sort un premier single intitulé «J’ai rencontré la beauté ». Un beau titre où l’Auvergnat se fait accompagner des excellents musiciens du Delano Orchestra. Beau.

Murat et le Delano, c’est une histoire de respect mutuel et de proximité géographique, les deux revendiquant leurs racines en Auvergne. Ce respect, il s’est transformé en collaboration appuyée grâce à une série de concerts qui les a notamment fait passer par les Francos de La Rochelle en juillet dernier.

L’aîné donne donc un coup de projecteur sur ses cadets. Et on ne peut s’empêcher de mettre en avant cette petite phrase lâchée au magazine Moustique, l’année dernière: «Quand j’ai commencé, deux pages dans Libé, deux dans Le Monde, quatre étoiles dans Télérama et on vendait 150 000 albums. Là, mes amis de The Delano Orchestra, un groupe de Clermont, avec tous les médias à leurs pieds, ils ont fini avec 5 000 exemplaires!»

Après la scène, la collaboration va donc s’épanouir en album. Si celui-ci est à l’image du single, ça promet. C’est beau. Ample. À la croisée, du rock, du folk, du blues et de la chanson française. C’est du Murat pur jus mais avec un petit supplément d’âme. On aime. Et on en redemande".

Beau travail de recherche!

 

8) Et on termine par ... dans la série "puisque tout a une fin" ou mieux  dans la série "ce monument quand le visite-t-on?"  :     

un petit compte-rendu du concert de Pully avec 3 photos:par Lise Poupon // Photos : Julien Berberat

http://www.lordsofrock.net/pully-for-noise-4/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=pully-for-noise-4

 

Malgré une scène avec des techniques intéressantes et des bons musiciens n’est pas Jean-Louis Murat qui veut ! Alors parfois mieux vaut juste ne pas chanter en français, sinon la langue a mal !

img0165 Pully For Noise

Le vendredi sera mélancolique ou ne sera pas avec Jean-Louis Murat and the Delano Orchestra. Il est là Jean-Louis Murat fidèle à lui-même, figé dans le temps, étriqué sur son coin de scène. Le regard perdu au loin, il parle ses textes à la beauté indemne. Car c’est là que réside son talent des mots à la poésie délicate. La dépression nous guette mais dans cette ambiance, il y a quelque chose d’irréel : l’homme et son groupe au milieu de la forêt : paradis ou enfer originel. Le public est figé lui aussi, saisi. On est bien loin de l’Auvergnat de Brassens, Jean-Louis partage le lieu pas l’humeur. Si on tente une photo-portrait en gros plan, il ne faut pas compter sur un sourire. Jean-Louis Murat a invité avec lui The Delano Orchestra qui alterne avec ses propres chansons. La voix de Murat est restée intacte avec ses vibratos incontournables. Une question me quête pendant tout le concert : Mais pourquoi est-ce qu’il n’écrit pas de livres ? En tous cas, il représente encore fièrement la place d’auteur-compositeur-interprète français ayant échappé à la pop et aux paroles tout faites et rien que pour cela, il vaut le déplacement. Un monument culturel qui tient debout.

img0167 Pully For Noise

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 15 Septembre 2014

Et bien, le 6/7 septembre fut un bon petit week-end... même si je n'ai pas décollé suffisamment tôt samedi pour réaliser des exploits sportifs... Je me suis alors dis: "c'est l'occasion de faire les trucs bateaux, les classiques promenades pour familles grenobloises".

Samedi, départ de Chamrousse, pour le lac Achard, légèrement bondé! Je fuis! ... et je poursuis par le col de l'infernet... et hop, en un instant, arrivé à la Croix de Chamrousse... Le haut est dans les remontées mécaniques, mais le reste du parcours est vraiment magnifique... Que cela faisait du bien de se retrouver dans Belledonne avec ces odeurs de pins....

Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
vue sur le Taillefer (cf article précédent)

vue sur le Taillefer (cf article précédent)

Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Alpe d'huez (grandes rousses)

Alpe d'huez (grandes rousses)

Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE

... Pleins les yeux... en même pas 4 heures aller-retour...

 

Le lendemain, frais et dispo, avec quelques airs nouveaux dans la tête... autre grand classique : la cascade de l'oursière... J'avais déjà fais la plus grande partie de la montée en hiver... en terminant dans 20 cm de poudre, et aussi le haut (beau vallon de l'oursière)... La cascade n'a rien d'extraordinaire à mon goût.... Le parcours est un peu plus sportif que la veille, notamment la petite grimpette de 200 mètres en lacets... Je rebrousse  chemin à une petite demi-heure de refuge...y'a encore un concert à faire en bas...

Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE

ah, que j'aime ces sentiers donnant l'impression de se jetter dans le vide...

Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE
Clichés 18: Les faubourgs... d'URIAGE

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

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Publié le 13 Septembre 2014

Décidément, vos héros sont fatigués... Pierrot se fait tirer l'oreille pour un live-report, et notre Mikael Blomkvist auvergnat  (et ses mycelium dans la barbe) est encore de mauvais poils... Ce psychorigide de la déontologie a dû se prendre  les pieds dans les poubelles que nous déversent les journaux à longueur de colonnes... et a décidé de tester votre esprit critique... pour ceux qui prennent tout au premier degré.                                                      

 

 

 

      Je Zap et je mate...

Indiscrétions

 

 

     Dehors, c'est enfin l'été, mais dans sa tête à lui, déjà la Toussaint : Fred Plainelle ne va plus voir de concerts, ne décroche plus quand Paulo l'appelle et passe ses journées enfermé, canette à la main, à lire la presse people. Aigri, fielleux, plus misanthrope que jamais, le voilà tout ronchon. Il est temps de purger tout ça...

 

     Hey, là ! Oui, vous, avec ce clavier sous les doigts : vous n'avez rien d'autre à faire que de traîner sur un blog à cette heure-là ? Franchement, je sais pas moi... Un livre à serrer dans vos bras, un enfant à feuilleter, quelque chose d'utile ? Enfin, vous faites bien comme vous voulez, vous êtes libres (en tous cas, on s'arrange pour vous le faire croire...). Mais tenez, puisque vous êtes là, dites-moi un peu : le nom de Franck Dumas, ça vous inspire ? Hein ? Ah, j'en étais sûr, y a des footeux derrière l'écran... Non, je ne suis pas en train de vous causer de l'ancien défenseur central (libéro, qu'on disait à l'époque) de Monaco, celui qui est devenu entraîneur et que ses joueurs surnomment Bruce Willis. Non, pas lui. Là, je vous parle du Franck Dumas de Clermont. Vous voyez pas ?

     "La Manivelle", ça vous dit quelque chose quand même, non ? "Et moi pendant c'temps-là, j'tournais la manivel-leuh..." "La Manivelle", le seul tube de l'été 100% auvergnat, un condensé de l'histoire locale en moins de trois minutes, la version optimiste de "Mujade Ribe". Eh bien, c'est Dumas qui a produit ça. OK ?

     Ah mais voilà, évidemment, vous êtes en train de vous demander le rapport avec JLM... C'est vrai qu'on est sur www.toutoutoutvoussaureztoutsurjlm.pub, il faut que je vous en donne pour votre argent. Alors disons que Dumas et Murat ont failli s'entre-tuer... Y a longtemps. Ça vous excite ?

     Milieu des années 80, près du quartier Fontgiève, à Clermont. Le groupe de Dumas, Blue Matisse, est sur scène. Au clavier, Denis Clavaizolle. C'est lui qui raconte la suite, chez Foulhoux : "Jean-Louis est venu nous voir à la Maison du Peuple. Ce soir-là, Franck et Jean-Louis ont failli se mettre sur la gueule." Vous le voyez, maintenant, le lien avec Murat ? Bon, d'accord, je reconnais que revenir trente ans après sur un début d'accrochage entre deux musiciens auvergnats, c'est pas ça qui va nous permettre de rivaliser, niveau buzz, avec le remake par Valérie T. de La Vengeance d'une femme (film de Doillon avec qui vous savez... il vous gâte le Freddo, là, hein ?) ou avec la énième love story du ministre du redressement culturel... Mieux vaut alors piocher dans de l'actu fraîche...

      Donc, notre ami Dumas, passionné par la presse, a créé il y a onze ans un magazine gratuit diffusé sur Clermont. Chaque mois, Zap propose en une petite centaine de pages des publi-reportages, vendus chers mais efficaces (paraît-il...), des interviews formatées, des idées de sorties en tous genres, des news sur la sape, le ciné, les bouquins et tutti frutti, l'ensemble emballé avec pas mal de dérision. On peut voir ça, au choix, comme un guide culturel léger et drôle ou comme du sous-journalisme indigent et méchamment mercantile. N'empêche, Zap passe entre les mains de beaucoup de Clermontois, surtout les jeunes, et presque tout le monde vient y vendre sa soupe. C'est donc une affaire qui tourne... comme la manivelle évoquée précédemment.

     Eh bien figurez-vous – et c'est ce qui m'a décidé à sortir de ma torpeur plurisaisonnière pour filer un coup de main à mon Paulo, complètement rincé par une série de CR exténuants (d'autant que la rédaction de chacun d'entre eux est précédée, accompagnée, puis fêtée par une cuite) – figurez-vous, donc, que dans ses deux derniers numéros, Zap s'intéresse à un certain Alexandre Rochon, qu'on commence à bien connaître dans les parages. Pour ceux qui pionçaient ces douze derniers mois, je rappelle que Rochon est le beau mec mal rasé qui joue de la guitare sur la tournée d'été de JLM. Non, pas celui-là, vous confondez avec le bassiste. Rochon, c'est l'autre beau mec du groupe, celui qui se trouve sur le devant de la scène et qui chante. Enfin, qui essaye. Bah quoi ?! Je critique pas, mais objectivement, il chante moins bien que Wazoo, non ? Donc, comme je vous l'expliquais, on le voit beaucoup dans Zap ces derniers temps.

     Ça a commencé dans le numéro d'été, dans la rubrique dite "Mode de rue". En gros, une série de clichés de passants plus ou moins stylés, photographiés à l'improviste dans les rue de Clermont. Et là, parmi les seize petites vignettes, qui remarque-t-on ? Oh ! Quelle surprise ! Sont-y pas mignons ces trois-là, sur la place de la Victoire ? Aussi raides que la statue du Pape juste à côté... Regardez-les en mode "Mais-comment-s'habillaient-les-mecs-avant-l'invention-du-jean" ?

On ne zappe pas THE DELANO ORCHESTRA à CLERMONT

 

       Alors ce jour-là, à en croire la rumeur, nos trois mousquetaires (on vient de parler de Dumas, vous suivez ?) sortaient d'un bar de la butte où ils avaient organisé une réunion secrète, dont l'ordre du jour était : "Lequel de nous annoncera à Julien qu'on ne veut plus de lui dans le groupe ?" Mais bon, ce n'est qu'une rumeur, je ne voudrais surtout pas colporter de fausses informations... Dites, vous qui êtes des gens attentifs, vous avez remarqué que le bel Alex avait mis ses chaussures bleues, histoire de faire un peu de pub pour le Cahier de la même couleur ? (Petit rappel : Le Cahier bleu. Volume 1, Fernandez/Rochon, A+E Éditions, 2013, 20 euros. 5% de réduction si vous donnez la formule secrète : "Dis Chéri, c'est quoi cette traînée jaunâtre, là, dans l'eau ?"). Astucieux, non ? Ça s'appelle du marketing subliminal, c'est très fort...

     Mais Rochon sait aussi faire du marketing qui se voit. On en a la preuve en tournant la page. Ici sont interrogées quelques célébrités locales sur ce qu'elles emporteront à lire/écouter/regarder pendant leurs vacances. Juste en-dessous d'Alex, Jérôme "No Kill" Pietri, alias Le guitariste qui se bidonne, nous refile ses conseils bluesy-halieutiques, saupoudrés de Desproges. Plus surprenant, le directeur de la Comédie de Clermont, Jean-Marc Grangier, cite Toboggan spécial parmi ses disques préférés du moment. Yes ! Pour la saison 2015-2016, j'annonce donc : Murat sur la scène de l'Opéra-théatre, avec une vidéo de Decouflé projetée dans son dos, des danseurs à moitiés nus qui courent partout autour de lui (ouais, les danseurs contemporains, ils dansent pas, ils courent...) et entre chaque chanson, la lecture d'extraits de Duras par Magali Brénon. Le tout sponsorisé par Efferalgan... Ouverture de la billetterie dès juin 2015, ratez pas le coche, y en aura pas pour tout le monde... Mais pour en revenir au leader du Hidalgo Orchestra (y a eu des élections, on a changé de maire je vous rappelle...), il nous livre ses bons conseils pour l'été, qui pourront toujours vous servir cet automne, puisque j'ai tardé à vous les communiquer – rapport à cette cirrhose d'origine inconnue que j'ai chopée au printemps...

On ne zappe pas THE DELANO ORCHESTRA à CLERMONT

     Au passage, Rochon en remet une couche sur l'agenda mauve, c'est bien normal, on ferait pareil à sa place. D'ailleurs, s'il y en a qui ne connaissent pas encore mon fabuleux reportage à Montpellier, Cartes postales du front, qui loupa le prix Albert Londres d'un cheveu, vous pourrez le lire ici. Sinon, j'ai aussi une paire d'haltères à vendre (je suis bien assez musclé comme ça), mais on verra une autre fois...

     Venons-en maintenant au numéro de Zap de septembre où l'on rencontre, bim-bam-badaboum, devinez qui ? Re-re-Rochon. Mais alors là, c'est du lourd. Car celui dont il se murmure à Clermont qu'il fut élu dans sa jeunesse "Pion le plus sexy de Fénelon" (rumeur, toujours), est invité cette fois non plus à nous parler de ses goûts culturels, mais à nous raconter sa vie trépidante dans une rubrique appelée "L'essentiel". Le principe ? Vider ses poches, montrer les bricoles qui nous entourent et dont on se sert tous les jours. Les objets du quotidien, quoi. Sa compagne, sa fille et son batteur ? Ah non, vous n'écoutez pas, j'ai dit les OBJETS du quotidien ! Tenez, les voilà posés soigneusement pour la photo, là, juste en-dessous:

On ne zappe pas THE DELANO ORCHESTRA à CLERMONT

Et si vous voulez connaître la légende correspondant à chaque chiffre, vous irez regarder à la page 12 du numéro de Zap qui est en ligne ici. Mais ne vous faites pas d'illusions : Rochon est un homme pudique et un artiste qui protège soigneusement son intimité (comme on le comprend, par les temps qui courent...), ne vous attendez pas à ce qu'il fasse voir à tout le monde la peluche de sa gamine, vous raconte le détail de ses loisirs ou vous file la marque de ses clopes... Oh non, pas le genre de la maison... #jesuisdiscretmaisjemesoigne. D'ailleurs, comme le blog de Paulo ne donne pas dans le journalisme de caniveau, celui qui ne cherche qu'à "ramasser de la caillasse", comme disait Mumu, je ne vous livrerai ici que les infos professionnelles que nous apprend cet inventaire à la Prévert. J'en ai recensé trois :


1. D'abord, Rochon nous révèle qu'il a utilisé pour l'enregistrement de Babybel, comme pour la tournée d'été, un micro clavier de la marque Korg. Alors ça, c'est de la news ! Là, on sent qu'on est bien sur Le Blog de Paulo !  Des infos de ce genre, cherchez pas, vous en trouverez pas sur www.lamourdesfaits.com, ni sur le blog de  Denis Lajambe. C'est ça d'avoir le goût de l'investigation rigoureuse chevillé au gilet multipoches ! Retenez bien le nom : Korg, exactement comme le docteur dans la pièce de Jules Romains...


2. Ensuite, le Kütu-man annonce "un nouveau projet musical en duo". Cette fois, c'est une info, une vraie. Mais comme il n'en dit pas davantage, on peut tout imaginer. Un duo avec Murat ? On vire les quatre autres et on reste face à face, les yeux bleus de l'un plongés dans le cahier bleu de l'autre, Korg contre Korg ? Bof, on y croit moyen... Un duo avec lui-même alors, façon Murat/Bergheaud sur "Amour n'est pas querelle" ? Non, Rochon n'est pas assez schizo pour ça. Pas encore. À moins qu'il ne faille imaginer un duo-couple avec sa compagne ?  Les deux tourtereaux d'eau douce s'y sont déjà risqués au moment du lancement de leur livre, sous la forme de lectures-concerts. Crédibles ? Ouais, avec un peu de boulot quand même. Si la mayonnaise aux algues prend bien, le résultat pourrait être léger, sucré, piquant. Pop, au meilleur sens du terme. On remarquera au passage qu'un autre Delano s'est aussi produit en duo récemment, le beau, le bon, le Bongiraud, pour un résultat encore incertain, mais charmant (pléonasme, lorsque Morgane Imbeaud est de la partie...). The Delano Orchestra survivra-t-il à tous ces side projects ? Faut-il redouter une implosion, une scission, un pu-putsch ? De la haine, de la rancoeur, du déballage ? Merci pour ce concert ? Vous saurez tout en lisant Outré !, le magazine people entièrement consacré au Delano...


3. Enfin, Rochon redit pour la cinquantième fois qu'il aime les livres de Jean-Philippe Toussaint (écrivain admiré, devenu ami, puis préfacier du Cahier bleu) et annonce une adaptation musicale pour le festival d'Avignon, un enregistrement pour France Culture, on ne sait pas trop quoi... Votre curiosité est piquée ? Rendez-vous dès lundi, de 20h00 à 21h00, sur Culture. Ah, France Culture, le choc est rude ?! Ça vous changera d'Outré ! !! Au programme, un entretien au long cours avec Toussaint (20h-20h30), suivi d'une lecture par l'auteur d'extraits de sa Tétralogie (une histoire d'amour racontée en quatre petits livres, entre 2002 et 2013), le tout étalé sur la semaine. Et si le nom de Toussaint vous évoque davantage les prochaines vacances scolaires (c'est cool qu'ils les aient passées à quinze jours, non ?) qu'un auteur de Minuit, je lui laisse le dernier mot, histoire de relever le niveau global de cet article et celui de l'air du temps en général, qui semble en avoir bien besoin. On en profitera pour se souvenir que l'amour, c'est pas toujours joyeux, mais qu'on peut en tirer de la bonne littérature. Parfois.

On ne zappe pas THE DELANO ORCHESTRA à CLERMONT

Fred PLAINELLE, pour Le Blog de Paulo (service espionnage)

 

 

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Paulo:

Bon, Fredo, ok, je publie ton machin ethno-centré, pour te remercier de tes bons services et que j'ai pris un cachet, mais n'oublie pas que notre coeur de cible, c'est la midiménagerette de moins et plus de 50 ans! Il nous faut des photos flous de concerts plutôt! Alors la  prochaine fois, tu nous fais deux brèves...   Genre:

1) BONGIRAUD/MORGANE : Découverts chez Murat,  un nouveau "super groupe" se forme...  à voir ici .   (-Quoi, Cocoon? C'est quoi Cocoon?)

2) On pourrait retrouver  la musique d'Alexandre ROCHON sur France Culture cette semaine  ici

3) Rappel: la discographie commentée des THE DELANO ORCHESTRA

 

On ne zappe pas THE DELANO ORCHESTRA à CLERMONT

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Septembre 2014

Retour de la Maroquinerie sur SFR LIVE

Déjà pas mal d'infos sur l'article précédent sur la soirée d'hier avec des retours quasi-unanimes, même de personnes qui avaient des réserves lors des derniers concerts parisiens. Sur twitter, TimChaine dit "ça donne envie de réécouter tout Jean-Louis Murat", arnaud B. "Magnifique concert de Jean Louis Murat ce soir !!! Ambiance sombre mais magnifique !!!", Sarah L: "c'était intense! Du grand Murat! merci pour tout".

Même concrètement, on peut donner des éléments sur le caractère unique de la soirée : 2 heures de concert (c'est plutôt rare), le single joué... et ça sera peut-être la seule fois, "la vallée des merveilles" sur la set-liste (première fois que ce titre apparait... et la seule?), la présence de Morgane Imbeaud (bon, elle était déjà à Koloko en juin)... Et c'était forcement unique, car c'est un concert de Murat, qui ne ressemblait pas au précédent (beaucoup plus rock, avec des versions plus longues)... Que nous réserve le suivant?

Voici un premier retour média: sur SFRLIVE

Le taiseux et pourtant très prolifique Jean-Louis Murat sortira Babel, un double album enregistré avec un groupe Clermontois, The Delano Orchestra, le 13 octobre prochain.

Après leur prestation aux Francofolies de La Rochelle en juillet dernier, Une poignée de petits veinards a pu assister au concert de Jean-Louis Murat et du Delano Orchestra ce mercredi 10 septembre, dans l’écrin cosy mais petit de la Maroquinerie (Paris 20ème). Le chanteur auvergnat à la productivité impressionnante (le très beau Toboggan est sorti il y a à peine plus d’un an) venait défendre les titres de Babel, son prochain album (double, s’il vous plait) à paraître chez PIAS le 13 octobre prochain.

Et Babel a ceci de particulier qu’il a été enregistré avec un groupe de « post rock indie folk » (appelez ça comme vous voulez) originaire de Clermont-Ferrand et nommé The Delano Orchestra, qui utilise aussi bien les guitares que la trompette ou le violoncelle. Le résultat est tout simplement saisissant, sur disque comme en live. Les envolées poétiques de Murat (notamment le single « J’ai fréquenté la beauté » entrent en douce collision avec le phrasé musical western rock du Delano Orchestra. Dans la salle de concert, on se prend à penser à Calexico, mais aussi à Mercury Rev, rien que ça. Cette alchimie débouche finalement sur une musique sombre et brillante, dense et puissante.En plus de se procurer Babel en disque à la mi octobre, il faudra impérativement aller suivre Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra sur scène, où ces nouveaux titres prennent toute leur ampleur. Ils joueront à Marciac le 22 novembre, à Pontchateau le 27 février 2015 ou encore à La Petite Forêt le 21 mars. D’autres dates seront annoncées prochainement..."
Arnaud de Vaubicourt

-Un compte-rendu avec beaucoup de photos sur un blog ici

Egalement live report sur TOUTELACULTURE par Bérénice Clerc

L’été prend ses quartiers à Paris, la Maroquinerie est pleine, un sous sol où la musique respire, les spectateurs debout, attendent un verre à la main le rare Jean-Louis Murat. Comme un loup en forêt il faut guetter sa venue, ne pas le rater et puiser dans son regard bleu vif, aux profondeurs abyssales, la beauté à fréquenter en musique et en verbe puissant.

Des cris sortent déjà de la foule, les fumigènes habillent l’espace de mystère. The Delano Orchestra s’installe, chanteur au centre, Jean-Louis Murat entre à jardin. Comme un enfant en chemise sifflant sur ses terres promises, il fait naître la musique et libère les mots en ombre et lumière de l’aube à la nuit il n’y a qu’un pas, un exil éphémère à partager avec les spectateurs comme un festin.

Jean-Louis Murat pourrait rentrer d’une traversée en mer, descendre d’un tracteur, arriver d’Auvergne à pied, il est là debout, s’amuse, prend plaisir et donne toute son énergie comme si c’était la dernière fois, une urgence rare à vivre la mélancolie, verser des larmes de joie et crier son chagrin à bout de souffle.

Hors du temps, ses mélodies résonnent sur des accords de superbes guitares, un rock hard à la batterie caressé par le violoncelle, les murmures féminins, le piano, les trilles de la trompette. Un tout se forme, se sépare, se croise, se superpose, s’encastre, s’éloigne, se retrouve avec simplicité et sobriété.

Pas de faux blabla de chanteur à succès, les chansons filent comme des frelons en quête de miel, les rythmiques s’emportent, universel électron libre, Jean-Louis Murat emporte la foule sautillante.

Une odeur de praline flotte dans l’air, embruns de cigarette électronique, les cheveux collent aux fronts des spectateurs et des musiciens, la nuit voit le jour et donne naissance à Babel.

Gravé dans les cerveaux des spectateurs chanceux, il sortira en double disque et triple vinyle le 13 octobre. Depuis quelques jours il est possible d’entendre le romantique et mélancolique « J’ai fréquenté la beauté » gratuitement en ligne.

Jean-louis Murat parle de « Babel » « Il y a un disque de chansons pour danser et rigoler et un disque de chansons tristes. Je suis une chanson triste à moi tout seul » !

La musique reprend, parfois The Delano Orchestra chante accompagné par Jean-Louis Murat, tout est cohérent, rien ne suinte, pas de débordement, la sécheresse essentielle du son et des mots choisis sans hasard, l’amour et la tendresse brûlés par la vie, le visage rongé par l’existence, sculpté par les rires et les larmes.

Le monde est fou et pourtant il reste Jean-Louis Murat, le troupeau s’agrandît et pourtant certains loups sortent pour lécher l’humain, soigner ses plaies et semer leur poésie même si elle semble parfois vaine.

Sur scène les chansons font danser les filles et les garçons, chaque mot donne envie d’être écouté, disséqué et vécu comme un conte de paysan à la voix unique. « Chant soviet », « Frelons d’Asie », « J’ai fréquenté la beauté », « Long John » « Chacun vendrait des grives » et « Chagrin Violette » tournent déjà dans nos têtes chanceuses.

Un beau concert, volcanique, équilibré, un beau moment scénique et musical un emportement sobre, une performance comme devrait être tous les concerts.

Jean-Louis Murat est un pays, il ne connaît pas la sécheresse créative, son franc parler et sa musique roulent et voyagent pour le plaisir de ses fans et de ceux qui le découvriront bientôt.

ET on le sait depuis quelques jours... MURAT sera à BRUXELLES fin janvier pour le BOTA... http://www.upconcert.fr/concert/jean-louis-murat/bruxelles

Et j'ai oublié de vous dire que le single était dans le disque offert par les Inrocks la semaine dernière. Il fait partie des "claques à venir".

Et il devait donc y avoir une grosse journée promo sur Paris... La preuve : photo de tournage pour France 5 sur twitter:

Retour de la Maroquinerie sur SFR LIVE

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 10 Septembre 2014

Ah, chouette! Ce n'est pas moi qui vais m'y coller à ce compte-rendu! C'est vous! On attend vos retours en zone commentaires! Merci d'avance!

En attendant, j'ai quand même fait mon job..

Télérama y va les yeux fermées, et voici l'article de LIBE du jour:

Concert PIAS NITES, Paris, 10 septembre 2014

C'était donc complet... en présence de Nolwenn Leroy... une auvergnate de plus... et elle a semble-t-il beaucoup aimé.

Rappel: il y a encore l'Olympia pour voir Murat et The Delano orchestra (mais ils partagent l'affiche):

en vente là

 

Et une petite info: j'ai fréquenté la beauté" est en playlist sur FIP et RFI

 

EDIT:  Les premiers échos sur FB sont excellents "magique" selon Erik, Peter : "grande forme, le groupe est top". La set-liste qui contenait beaucoup de titres a-t-elle été jouée dans son intégralité (notamment un titre qui n'avait pas été joué précédemment: La vallée des merveilles)?

 

Et UN PETIT LIEN EN PLUS :

Notre correspondant local à Clermont vous propose un petit reportage de la Montagne qui évoque Jean-Louis Murat et les The Delano Orchestra" autour du thème "Clermont -Ville rock". On y retrouve  quelques connaissances!

 

Concert PIAS NITES, Paris, 10 septembre 2014

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 10 Septembre 2014

Où qui sont mes mots? où quelles sont mes oreilles?

Ah, les voilà... et c'est parti pour... le 13e compte-rendu de concert (+ Koloko + le concert inter) de Murat depuis la création de ce blog...

Et vous croyez vraiment que j'ai encore des choses à dire sans déconner? Et en plus, c'est la 4e fois que je vois Murat and The Delano orchestra (tralalalalère!), ne vous ai-je pas déjà tout dit?

..

....

Et en plus, vu que le concert a été filmé par pleins de monde... et qu'on voyait des enregistreurs digitaux dans tous les coins... vraiment, est-ce que c'est la peine? ...

...

.....

Sans parler de Matthieu qui a passé deux jours à me dire: "hep, compte-rendu, faudra dire ça", "oh! le titre: Vous avez été formidables, note!"..."et n'oublie pas de dire qu'on a vu le sosie officieux de Murat dans le public, doublure sourire, tout ça"... (j'en profite pour dénoncer ses propos calomnieux)... Ça m'a coupé toute inspiration! ...

- Pierrot, quand t'arrêteras de faire ta diva... ça nous arrangera!

(Moi aussi, "je parle de Pierrot à la 3e personne, Pierrot est un drôle de mec que je connais assez peu". Au fait, j'ai choisi ce surnom car j'avais fait un exposé sur Pedrolino en 4e ).

...

.....

- .... oui, mais euh... Et si je pouvais peut-être un jour vivre un concert sans cette épée du compte-rendu au dessus de ma tête? hein? ...

- T'as fait le soldat rose cette année! Et Marchet, et Doré, ils sont où les comptes-rendus?

Bon, ok, ok, je m'y attelle mais pour toi... (remplissage, ça, c'est fait... Maintenant, du contenu!).

Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)

Allez...

21 heures précises.. Samedi soir...Lumière sur la scène dressée à quelques mètres de la route qui a vu passer le peloton du tour cet été, juste avant qu'il tourne à droite (pas la première à droite!, mais la deuxième, après le Golf, direction le Marais de Luitel, direction Chamrousse, 23 kilomètres plus haut, terre des exploits de Killy, avant qu'on ne l’affuble d'un polochon (o-k?)... Il faisait encore chaud (étonnant non?) mais l'affluence.... pas considérable hélas d'après ma logeuse Mme N'Guyen, qui tient un hôtel typique de l'ouest du Mékong à Uriage. Pas de nem au bleu du Vercors à la carte.

Et c'est parti pour "qu'est-ce qu'au fond du cœur?"... Note pour plus tard: faudra lister les chansons de Murat qui sont une question... En tout cas, ça fait des belles chansons de démarrage, comme "Qu'est-ce que ça veut dire?"...

Petite intro tranquille, avec la tension des petites variations de trompette... et le chant part après 1 minute 30. "qu'est-ce qu'au fond du cœur qu'est-ce qui te retient d'y aller? qu'est-ce qu'au fond du cour, là-bas, qu'est-ce qui retient d'y plonger... qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce que c'est?... ". Le texte est très simple,et plutôt court. Un couplet "qu'est-ce qu'au fond du feu là-bas"... puis "les cieux"... avec une phrase qui change....puis, "le coeur" C'est donc surtout une histoire de variations dans la voix, puis de break plus doux, avec la trompette... mais même si le refrain est très entrainant, j'ai trouvé la version un peu longue. Plus de 7 minutes pour ce premier titre, comme à Villeurbanne, donc, alors qu'à Koloko, la version était plus percutante (comme je l'avais dis pour "qu'est ce que ça veut dire", c'est un excellent premier titre, mais quand la chanson arrive plus tard dans le set, quand Jean-Louis est chaud...c'est autre chose!).

Murat a sa guitare à résonateur comme lors de la tournée précédente... et son éternelle chemise longue. On lui a proposé après le concert alors qu'il se disait amateur de mode parisienne, qu'il fasse comme sa copine Mylène et qu'il ait plusieurs tenues de scène par concert... mais curieusement, il n'a pas accroché à cette idée.

C'est une chanson plus calme qui arrive ensuite: "les ronces" après une intro tout en douceur et très très "typique"... excepté qu'on a là le violoncelle qui nous tirerait des larmes.... "Nous n'irons plus au bois, ma mie, les lauriers sont coupés"... "nous n'irons plus aux marches d'or du péché" "nous n'irons pas nous cueillir dans les narcisses du matin"...Les ronces, étant les "ronces du souvenir" où le couple est jeté.... Pour chanter le temps qui passe, Murat prend sa voix haute et vibrante.... de sa jeunesse. Et après avoir mis du Freud dans Toboggan (CQFD cela dit), le voici qu'il dit "auf wiedersehen amour". Là, encore, le morceau est peut-être un peu trop rallongé (break down tempo et final instrumentale qui ne m'accrochent pas car c'est loin d'être à la hauteur de ce qui nous a été compté, le titre fait 7 minutes encore). La deuxième guitare par Alexandre des DELANO est assez intéressante tout le long du morceau alors que celle de Murat fait dans le classique. C'est une très belle chanson, mais je me suis dis samedi soir que c'était quand même assez courageux de placer cette chanson en 2e position sur le set.

Et c'est ensuite "Col de Diane"... Là, encore, une chanson plutôt douce et lancinante. Pour Koloko, j'avais dis "presque un slow"...Pas rentré plus que cela dedans.

Et Murat laisse le micro pour un premier titre des DELANO, "sea water". Percutant. On me rapporte que l'attitude de Murat durant les chansons de Delano a choqué au moins une personne, il parle à Fifi, va un peu à gauche en coulisses... ou, -c'était plutôt sympa j'ai trouvé-, fait un petit coucou à un enfant devant la scène... Même si le moment de présentation des musiciens est sympa et bien mené ensuite, qu'il s'est un peu rapproché par moment, c'est vrai qu'on n'a pas une complicité manifeste, comme on la voyait de temps en temps avec Stéphane, ou du temps de Fred Jimenez... mais même avec ces derniers, Murat restait le plus souvent de son côté, dans sa concentration, et ses yeux fermées. Mais la complicité musicale s'entend plus qu'elle ne se voit, et c'est le principal. Exemple, Christophe Pie qui racontait à la fin du concert comme un titre n'avait pas été joué comme d'habitude, et qu'il avait fallu s'adapter et suivre Murat... Et oui, c'est Murat "sinon on s'ennuyerait a-t-il dit. Quant à Julien Quinet le trompettiste, ou Guillaume Bongiraud, le violoncelliste, excellents musiciens, une petite impro ne va pas les faire trembler. Je crois que je m'étais interrogé ici (ou peut-être à l'époque du piano de M. Garçon) sur le fait qu'il était difficile pour Murat de tourner avec un groupe, que cela pouvait l'empêcher de s'exprimer dans l'inspiration du moment... Cette tournée démontre que non... Des versions différentes à nos oreilles proposées sont chaque soir... et dans le désordre, ça marche aussi.

Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)

Et voilà Michigan.. titre de Toboggan version 2.

Et là, ça envoit bien, bien assez pour traverser le lac majeur... en plus de 9 minutes. Intro juste passable..."pour nous sortir du pétrin"... et là, j'apprécie particulièrement le piano. Break avec la trompette avant le deuxième couplet... le titre est toujours très calme...mais ça s'élève doucement sur le deuxième refrain, où Murat élève le volume de la voix... jusqu'à un cri puissant "NNNNOOONNN".... un deuxième... et encore un autre... avec toujours ce piano, et la trompette sonnante... Retour au calme sur le couplet... Encore une nouvelle partie (différente) de trompette, avant que Murat ne s'emporte à corps et à cris, pour l'accompagner, Alexandre est courbée sur sa guitare, et ce refrain se termine dans un petit solo de guitare électrique, avant le couplet final... La trompette revient, de nouveau différente. Murat se lâche complétement... on ne comprend plus rien... "tayo tayo" semble-t-il dire pour conclure... Et bien, c'était du lourd... Matthieu est emballé.

On repart ensuite sur quelque chose de plus calme... "les frelons d'asie"... Ballade, avec encore une belle trompette entre les couplets (longs breaks très très jolis, avec quelques interventions chantés de Murat : "qu'allait-tu faire seule dans la forêt?"), et un beau violoncelle sur la fin des couplets. ... Je n'aime pas trop les "i, i, i, i" dont sont ponctués la chanson au moins au départ. 7 minutes envolées, avec les frelons. On n'en est pas mort, même si je croyais qu'avec 7, on pouvait en mourir. A part ça, après son engagement courageux et nécessaire contre les rats-taupiers à chapeau, Murat va -t-il encore s'engager une nouvelle fois contre une espèce invasive? -(des infos sur le frelon)... (c'est une blague; la première, je précise puisque j'avais décidé de ne dire aucune connerie dans ce compte-rendu, d'être ultra-sérieux, comme vous l'aurez remarqué de par votre esprit acéré...).

Introduction étirée une nouvelle fois... et on ne s'est pas trop sur quoi on part... le Violoncelle crisse...ah, la batterie... oui, c'est "extraordinaire voodou"... avec les choeurs d'Alexandre... Il faut attendre 5 minutes pour que commence l'accélération qui dure une minute, riffs de guitare, trompette... mais de nouveau retour au calme pour un couplet. "omaha beach Charanton".... et là, ça repart... et ça ne s'arrête plus... Deux minutes intenses... Murat est à fond les ballons "dans l'extraordinaire, dans l'extraordinaire, dans l'extraordinaire" en hurlant, en griffant sa guitare (il est passé à la télécaster).

Ah, je ne sais plus quand les The Delano Orchestra ont joué leur titre... Paloma et l'acoustique Outro, très très chouette... d'ailleurs, Mme N'Guyen a dit "le groupe, super... le chanteur moins, mais le groupe, comme ça! (pouce levé).". Merci pour eux, Mme N'Guyen (et pour le café offert le matin). Je vous rappelle qu'on trouve beaucoup de choses sur The Delano Orchestra sur le blog: discographie commentée, comptes-rendus de concerts...).

Petite intervention parlée de Murat... "Nous sommes tous des auvergnats, c'est un groupe de clermontois. Ne rigolez pas... on va vous annexer bientôt... et on va vous apprendre à faire le fromage"... Héhé, ça rigole bien, et moi un peu plus, parce que j'avais parié qu'il ferait la vanne (déjà servie sans pain à Annemasse). Il dit encore quelques mots très gentils pour présenter un peu l'album, avant que l'ancien amateur de codéine ne veuille filer un cachet à tout ce qui le dérange (une moto qui passe, puis un larsen).

Et voici donc "mujabe rib"... J'avais été transporté à Koloko... là, la magie opère un peu moins. Version plus calme... Murat est peut-être moins concerné au départ (il laisse échapper un "y'a quelque chose qui brûle en cuisine, non?" alors que le vent nous amène une odeur de merguez venant de la buvette tenue par la Ligue anti-alcoolique (vu l'attente pour décrocher une bière)... C'est encore au bout de 5 minutes que le morceau décolle un peu (Là, encore, on voit le plaisir d'Alexandre qui chante en playback pendant que Murat crie)...Le refrain déchire, mais le retour aux lents et nus couplets me lasse un peu... mais de nouveau, la trompette retentit à nouveau... "Boy boy boy" "arrête de pleurer..."...Là, encore, Murat se livre à fond...4/5 minutes d'anthologie... avant un final un peu plus improvisé d'un petit solo de guitare de Murat. Version de plus de 13 minutes!!

Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)
Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)

Et c'est "vendre les grives" pour finir....

Petit beat de batterie, guitares carillonnantes, puis vibrantes... arrivée de la cavalcade trompette... Ca se met à applaudir dans le public... Alexandre se tape sur les cuisses, et Murat nous encourage... Le couplet est plus calme, mais les applaudissements reprennent... Au deuxième refrain, ça s'accélère... Guillaume nous livre quelques notes de piano... Murat joue peu de guitare durant les couplets et se saisit du micro... Chouette "aie aie yayaa ah" pour boucler les refrains... Et ça s'emballe tout-à-fait... Petite rupture un peu brutale à 7 minutes: Murat chante juste accompagné de la batterie... un "bonsoir".... et ça repart de plus belle dans les applaudissements... 9 minutes 30, et Murat lance plusieurs merci, en disant au revoir de la main.

C'est donc le moment du rappel... Le public a apprécié et on en redemande... C'est toujours le moment qu'on attend avec une légère inquiétude... revient, revient pas... Ouf, il ne tarde pas... Les petits jeunes se pointent avec un 6e membre... Jack D, fidèle membre du rider qui n'est pas entamé...

Et c'est parti... pour le titre le plus original de la soirée... Du fait du riff apporté par Alexandre, plutôt funk... alors que la trompette est plutôt jazz... et que Guillaume fait des petits "gris gris" électro, et que Murat s'agite avec sa guitare à résonateur... Très très chouette intro... et l'orchestration reste tout-du-long très varié autour de la petite gimmick électrique d'Alexandre... Et c'est la présentation des musiciens entrecoupée d'un couplet... avec un petit break... Encore une surprise: quelques notes d'orgues soul à la Ray Charles un très court instant... alors qu'on ne retient plus Julien Bird Quinet... Ah, la version est presque un peu courte...C'était le "blues du cygne"...

Je crois que je garderais peut-être la prestation de Koloko en premier dans ma mémoire, par la qualité sonore et la proximité avec le groupe... mais voir Murat aussi heureux et aussi en forme qu'à koloko,ça fait plaisir. Il se fend même d'un "vous avez été formidables" avant de quitter la scène...

On a droit à une petite after... sympathique alors que tout s'est vidé en 30 minutes... On discute avec les Delano... et les filles réclament Jean-Louis... qui arrive... On discute aimablement un long moment... Il nous dévoile même quelques secrets... notamment à Matthieu qui se demandait bien pourquoi "si je devais manquer de toi" était chanté désormais avec un couplet qui n'est pas sur le disque (s'il y en a qui devait le remarquer, c'était lui)... Très bon moment...

Et en un instant, me voilà tout seul... dans ma chambre d'asie... pleins de souvenirs utiles... et pleins de choses pour me prouver que j'existe...

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Vous pouvez retrouver d'autres comptes-rendus des concerts estivaux dans les pages précédentes, en attendant ceux de ce soir (Maroquinerie). Les miens:

- Concert France inter

- KOLOKO:

- Villeurbanne

- Flo Real a également laissé son compte-rendu dans les commentaires de l'article précédent. Encore merci.

- Photos du concert

- Un extrait de "qu'est-ce qu'au fond du coeur et une petite interview ci-dessous:

Dans le Dauphiné libéré du lendemain (merci Flo).

Dans le Dauphiné libéré du lendemain (merci Flo).

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 8 Septembre 2014

Cou...coucou vous... je réap...réapprends à parler doucement... mais sans entendre, difficile... Je vous ai mis quand même une interview diffusée tout à l'heure entre 18 et19 h sur FRANCE BLEU ISERE. Le Monsieur qui parle est celui qui a présenté rapidement les artistes durant le festival... et qui a annoncé avant Renan Luce, qu'il avait interviewé le gentil Jean-Louis Murat... Nous avons avec Matthieu brièvement cherché le contact, et eu la confirmation que Murat était de parfaite humeur, et l'avait gentillement reçu.

Je vous ai mis ça sur youyou, avec toutes mes photos du festival... (bon, pour une fois qu'on pouvait faire quelques photos...)

... De quoi? Vous voulez encore que je fasse un compte-rendu? En plus de tout ça? Non, mais c'était gratuit, vous auriez pu venir... - De quoi? Faire du cheval? Piscine? Ok, chacun ses priorités.

J'en perds mes oreilles (Uriage, suite)...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 6 Septembre 2014

Rédigé par Pierrot

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