Publié le 7 Février 2015

Jean-Louis Murat, concert à Strasbourg

Dans une très belle église de Strasbourg, près de l'eau de la rivière, Jean-Louis a donc donné ce vendredi un concert pour ouvrir la quinzaine commerciale "mon amour mon coeur": "Strasbourg Romantique"... une bonne idée pour faire venir les touristes hors période de marché de Noël.

Chris était absent car il avait une petite sauterie de rien du tout aux Etats-Unis... les Grammy (en live ici dans une heure...si ça marche à l'internationale)! Il était remplacé pour le week-end par Matthieu des DELANO mais la surprise via Twitter fut de voir l'absence aussi du clavier! Il était malade, un concert plus qu'un autre particulier donc.

Pas de quoi faire peur à un Murat... mais tout de même... surtout qu'en ouverture, discours d'élus pour inaugurer la quinzaine. Murat a été sympa avec eux.

Set liste BABEL comme précédemment.

Voici quelques images... en attendant les commentaires....

PS "rions un peu" : sur twitter, une dame criait au blasphème parce qu'un gaucho chante dans une église! Elle me certifie qu'il a soutenu Hollande en 2007... Enfin, soit, y'a des gens avec lesquelles il ne vaut mieux pas discuter.

de Minivip (twitter)

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Jean-Louis Murat, concert à Strasbourg

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 6 Février 2015

Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février)

La journée Murat a commencé à l'hôtel que je quittais fort tard. Au check-off, Murat me tapote le ventre : "vous ne rentrez pas en Allemagne?"... "Pas encore, demain". Je les laisse au parking... dans l'attente du "Jackson Richardson des claviers" ;.). Cela n'a pas dû les empêcher d'arriver avant moi : je galère pour sortir de Bruxelles et trouver le ring, puis je choisis de prendre une nationale pour faire un peu de tourisme. Sous la pluie. Sous la pluie.

Et encore dessous. Et finalement tourné et retourné autour de Mons, pour dénicher l'auberge de jeunesse: Mons, ce n'est pas immense, mais tout en sens unique, sur pavés, et le ring, en sens unique également.. et j'ai dû en faire 7/8 fois le tour le temps de trouver la sortie (qui se trouve parfois à gauche, au centre, ou à droite) et prendre la bonne contre-allée... et trouver la rue qui monte vers le Beffroi. Oui, j'ai pas de GPS, bon ça va... Vive l'aventure moderne! Et en plus, même pas de téléphone, je suis un warrior!

Enfin soit, il pleuvait encore quand je suis arrivé. Petite inspection des environs tout de même... Ah, l'hébergement est cette fois assez loin de l'hôtel... faudra marcher 5 minutes! et traverser la Grande Place. On est en Belgique, il y a une grande place. 2°. ll fait bef-froi.

Je rentre à l'auberge finaliser ma bafouille sur la soirée de la veille (le travail avant tout, vous me connaissez)... et m'assurer que je pourrais voir la finale de handball. Yes! (Un montpelliérain se joint à moi. En tant que supporter de Chambéry, je prends sur moi. Unité nationale).

Du suspens mais pas un grand match (ni une grand championnat du monde - la France n'était pas à son meilleur, et aucune autre équipe...) mais on prend quand même. J'étais à Bercy le jour de la finale en 2001, et ce but d'Anquetil de folie... Ah, dans quel état on était.. Enfin soit.

Je vous raconte ma vie (suite).

Passage par la frite. Une grande svp. Pour 3.5 euros. Il m'en sert un demi-kg voir plus. Oups... C'est vraiment "grand"... Il était où le clochard qui faisait la quête? Parti à l'instant... La moitié part donc à la poubelle... alors que je vois que les portes de l'Alhambra se sont déjà ouvertes.

Et au fait, j'oubliais: Il pleut. Donc, il se trouve qu'on est mieux au chaud.

A l'accueil, on nous demande si on est invité par Delta ou je ne sais quoi. Concert "privatisé" par une entreprise locale? Ce qui expliquerait le sold out (bon, la liste des invités de l'entreprise ne semble pas immense, mais on connait le problème notamment aux Nuits de Fourvière)... J'irai interroger le tourneur si je le vois...

Belle surprise cette salle au cœur de la vieille ville. Style ancien cinéma, avec un balcon, une scène cosy, et jauge pas si petite. Je préfère nettement celle-ci au botanique et ce grand espace tout en largeur.

Comme prévu, je m'installe devant... où me rejoint Marc et compagnie, connu hier. Merci à lui pour son accueil. On reconnaitra dans la salle quelques personnes ayant fait les deux dates. C'était un vrai plaisir d'être au milieu des belges et de les entendre discuter et rire. Dépaysant accent. On souligne ensemble la chance qu'ont les fans belges de pouvoir voir Murat plusieurs fois par tournée, avec des déplacements ne dépassant pas 2 heures.

La première partie est assez différente d'hier. Elle est cette fois sans bonnet et sans lunette de soleil. Hier, c'était une "bonne surprise" selon la RTBF (cf article). Il joue en effet très bien et a une belle voix avec un beau timbre et du vibrato, mais réentendre deux jours de suite ces chansons lentes et tristes... Je m'amuse néanmoins d'entendre les wallons autour de moi ironiser sur le niveau plutôt faible en français du chanteur flamand, qui du coup préfère parler anglais. En tout cas, c'est toujours lui qui est programmé avec Murat à LIEGE! Surprenant.

Je crève de soif... Riche idée ces frites... Au moins, je ne suis pas perturbé par ma vessie... même si je regarde avec envie durant tout le concert, les musiciens boire leur bouteille d'eau. (Merci Marc pour le verre. Tu m'a sauvé la soirée). Un verre jaunâtre Danielesque, accompagné d'un red bull, a été posé au pied de Jean-louis (recette adoptée par JP NATAF) mais il ne sera pas vidé.

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Et.... go. (je vais tenter de comparer le concert de ce soir à celui de la veille dont je n'ai pas parlé en détail dans mon compte-rendu express à lire ici).

Pas de très longue intro pour commencer comme hier, Murat part tout de suite sur un couplet alors que l'orchestre monte doucement... mais on a droit à un grand pont ensuite. De suite, les perceptions par rapport à hier sont différentes: on a l'ampli de la guitare devant, le clavier juste à côté... Par contre, pour entendre la voix, ce n'est pas la meilleure place: les baffles de retour scène sont dirigé vers Jean-Louis et celles de la salle bien sur le côté. Les éclairages par derrière sont souvent gênants, et on me disait hier que certains se plaignaient de mal voir Jean-Louis... Marc me disait qu'il valait mieux ça plutôt qu'il porte des lunettes comme sur la tournée Toboggan!

Alors, oui, c'est CHANT SOVIET... et c'est une bonne idée d'ouverture... La chanson n'est pas endiablée, mais effectivement, ça groove. Le morceau reste construit autour des quelques notes de trompettes de l'album, jouées à l'orgue et appuyées par la rythmique. Le passage au refrain est très réussi. Christopher Thomas s'éclate déjà.

Puis "j'ai fréquenté la beauté"... sur un rythme très enlevé, qui empêche Murat de lambiner au chant. Ça se termine encore plus vite sur un joli pont. La version reste néanmoins plus longue que sur le disque... 4 minutes. Je n'ai pas remarqué de différence notable avec la version de Bruxelles (plus courte), cela reste assez fidèle à l'album. Très chouette batterie marquant la fin du refrain (l'orgue remplace certes beaucoup le violoncelle et la trompette des Delano mais je remarque également la nouvelle place de la batterie).

On reste sur un rythme enlevé sur un "blues du cygne". Murat dans une émission récente a demandé de diffuser le titre avec une vitesse plus élevée... Là, on a encore changé de braquet! Intro d'une petite minute avec la gimmick de guitare d'Alexandre joué par Gaël au clavier. Les choeurs (ouhouhouh) sont assurés par Chris qui tape également dans ses mains sur la fin du refrain. Très réussi (c'est un petit rien, mais c'est une respiration dans l'arrangement récurrent guitare, clavier, rythmique, de tout le concert, même si Chris alterne entre contrebasse et basse électrique, et Gaël différents sons de clavier. Tiens, j'y repense: hier, Chris avait fait du tambourin sur un titre, mais pas ce soir ). Chouette séquence musicale au milieu du titre, avec Gaël. C'est tellement joué vite que le morceau ne dépasse guère les 6 minutes, malgré les ponts musicaux. Maitrise totale.

Comme à Bruxelles, le début du concert est parfait.

Comment va se négocier le passage au plus calme?

Çà sera avec la CHEVRE ALPESTRE. Murat débute seule et est rejoint par la contrebasse jouée à l'archet. Le petit pont musical est accompagné par quelques notes de "grand piano". J'aime bien ce titre, une énième chanson autoportrait. Là encore, je trouve cela parfait musicalement, ça coule... D'une coolitude parfaite (le titre est juste rallongé d'une petite minute par rapport à l'album).

"Alors vous allez bien les Montois? et les montoises?" Et Jean-Louis de rigoler sur ce nom...

Et on part sur les RONCES.

Le son du clavier donne un aspect crépusculaire au morceau, comme la basse et la batterie, une belle gravité, on a l'impression de ressentir le temps qui s'écoule, les taillis envahir les champs fertiles. Pas de prolongation inutile encore une fois (à la différence des versions estivales). La vieille, Gaël avait je pense joué un peu différent sur du piano un peu jazz, scherzando mais tempo giusto (euh...) et Jean-Louis, un peu plus crié. A vrai dire, à ce stade, je ne comprends pas ce qui m'a gêné hier, mais j'avais souligné que le début du concert m'avait plu.

30 minutes de concert, déjà pas mal de titres...

Hier, Murat avait fait sa "pause bonjour" là (poussé par le public - "dès que je dis bonjour, ça me sort du concert"-) et je présente les musiciens... pas ce soir. Mais voilà l'orage. Il pleut au Chavanon. Mujabe rib

Le titre avait fini par un peu m'ennuyer par le passé (malgré la claque de la première écoute au Koloko), malgré l'accélération sur le refrain très plaisant... Le retour aux couplets plus calmes et lancinants est difficile. Bon, là, les refrains et les accélérations sont tellement bien que ça passe comme une "saint-Feullien dans la bouche du pellerin" (dicton belge très ancien que je viens d'inventer),surtout quand on se trouve au cœur de l'orchestre, comme je l'étais. Ça pulse... Et le final est une tornade, et Jean-Louis Murat se lâche: Romi, Romi.... Version de 10 minutes ce soir, et je pense qu'on a la plus belle ovation finale par le public depuis le début du concert. Quant à mes impressions de la veille, sur ce titre, encore, elles ne se confirment pas: on ne peut pas soutenir que ça ait été beaucoup moins rock à Bruxelles, peut-être à part sur le final, avec un Jean-Louis plus poussé par le groupe que par la guitare.

Retour au calme: Vallée des merveilles.

Murat presque solo, avec quelques notes de basse de temps en temps... avant que sur le refrain le reste du groupe n'arrive. Pas de doute, le Murat "balladeur" est là. On entend là encore l'importance que prend la rythmique sans violon et trompette. Stéphane assure le tempo et la "tructure"... et c'est peut-être plus rythmé qu'hier...mais un peu moins long.

Jean-Louis siffle quelques notes... et se lance sur "Neige et pluie au Sancy".. à Mons, avec une intro très longue, et presque boogie ou bien?, avec encore, une rythmique implacable alors que Gaël ponctue plus librement la chanson. C'est une version "play it loud". Avec encore, un bon pont musical, où le clavier est extra. Une version qui dure cette fois plus du double que la version album. Là, encore, la version d'hier me semble assez proche dans sa construction et son idée même si la longue intro est assez différente, comme le jeu de guitare.

Petite respiration le temps de régler la guitare "sorry men, sorry...". "comment ça va les garçons? arrive du public - ça va fort"... Et Murat de vanner un peu Stéphane. "il est mûr, il est mûr comme une prune".

La chanson débute ainsi tout doucement et monte progressivement... COL DE DIANE.

La chanson ne me plait pas plus que ça... mais la version est belle: pour l'intro du soir et cette batterie très costaude sur le final! La version est rallongée par rapport à l'album mais point trop. Hier, Jean-Louis sifflotait, et c'était plus down tempo... moins enlevé. Maitre Capello: +1point... oh, ça vaut même +2 points pour MONS.

Et... je vais quand même le redire pour ceux qui ne suivent pas (je n'ai pas les noms mais vous ne perdez rien pour attendre quand même!) : Murat ne joue que du BABEL! Pas de petits morceaux du dernier album, de l'avant-dernier, pas une petite surprise, ni même un inédit, une chanson pour une BO de Masson: non. Rien que BABEL (faut dire que les "outcasts" -potentiels- de la session ont fini sur le double album). Il me semble que c'est la première fois que le set est ainsi (pas le temps de vérifier les archives du Lien défait mais le temps me manque). J'avais dit que la set-liste de la tournée toboggan était un peu redondante, avec du Grand Lièvre, certes excellent, mais déjà bien entendue... Alors, voilà, plus que jamais, Murat rechigne à replonger dans ses disques pour y piocher des surprises... Alors, oui, mieux vaut jouer que BABEL que de livrer un "au-delà" ou un "jim" comme à l'automne. Mais peut-être qu'avec le rodage du groupe, Murat décidera-t-il de rompre un ennui naissant?

Alors, puisque c'est BABEL.... Noyons-nous-y (ah, c'est joli comme tournure)... Et tant qu'à se noyer, faisons-le dans une belle eau minérale auvergnate. C'est "Noyade au Chambon" qui commence par un plongeon musical. Bon sang, faut se tremper la nuque avant!

Rythmique d'enfer... si bien que la version jouée ne dure pas plus longtemps sur l'album. Efficace. Là encore pas de différence notable avec Bruxelles selon moi. C'était très bien hier,et aussi rock, avec un Jean-Louis jouant de la guitare au milieu de la scène.

Et comme je l'ai dit pour Bruxelles, quel plaisir de regarder Chris à la basse, position de garde sur sa basse un pied en avant, qui vit le truc, et cherche à communiquer avec les autres... comme dans un quartet de jazz. Notamment Stéphane, qui parfois trop soucieux du tempo ne lève pas la tête. Parfois, il capte un peu Gaël... et me vient à l'esprit une image, comme dans une série américaine : Chris en Dieu ou Allah, jovial et volubile, et Gaël, en petit diablotin ou Djinn,peut-être du fait de son côté premier de la classe, et ses yeux perçants, et qui discuteraient sans cesse de la division du temps en mode ternaire ou binaire... Pour en revenir sur terre, pas d'erreur de casting... Bien joué, Marie Audigier me semble-t-il.

L'heure est passée, et c'est l'heure de la chanson d'amour. LA chanson d'amour. Hein! Parce que (histoire de faire un clin d'oeil à l'article précédent) le site Pulsomatic (de NANTES!) citait Dominique A en interviewant Jean-Louis (tournée Grand Lièvre) :

"Alors que Murat, à part dire qu’il aime les femmes – et ça, c’est le champion, on l’avait compris, merci ! Il a un peu le même problème que moi, en pire. C’est-à-dire qu’on ne sait vraiment pas de quoi il parle. Mais en permanence. » e
Pfff ! Ben, je ne sais pas, je ne comprends vraiment pas ce qu’il veut dire… Si je prends le dernier album, il y a une chanson qui s’appelle Rémi qui parle de la Résistance, une chanson sur 14/18, j’ai une chanson sur le cyclisme, le champion espagnol… Donc, sur le dernier album, non… Vu qu’on me l’a même fait remarquer, le fait que je n’ai pas de chanson d’amour qui s’adresserait spécialement aux femmes… Donc, ce qu’il dit, ça doit dater de longtemps !

Non, c’est tout récent…
Cette interview est récente ? Alors c’est qu’il n’écoute pas ce que je fais. Notamment les deux ou trois derniers albums, il n’y a quasiment pas de chansons d’amour. On ne peut pas dire que je sois un spécialiste du chant pour les femmes".

(d'ailleurs, sur wikipédia, j'ai ajouté il y a quelques jours: "En 2011, "Grand lièvre" est un peu boudé par certains critiques, mais le journal LE SOIR lui attribue le titre de "personnalité de l'année" pour ce disque. C'est le début d'un nouveau cycle d'écriture pour Murat plus centré sur l'histoire, la mémoire, et la transmission (il dit être soucieux de ce que ses enfants vont entendre), même si l'amour et la sexualité restent présents).

Fermons la parenthèse.


Instant "chanson d'amour", c'est "Tout m'attire". Version très longue par rapport au disque, où Murat sifflote. Pas un énorme coup de coeur... même si le refrain est charmant. Ça ne reste pas une composition exceptionnelle du compositeur de Murat, M. Bergheaud.

A MONS, ça a été la séquence présentation des musiciens... toujours qu'avec les prénoms (ce qui est un peu dommage, c'est habituel, mais je ne l'ai jamais dit je crois). Stéphane prend sa petite vanne, avec Jean-Louis se tournant vers lui et qui se met la main devant le visage, le pouce sur le nez (figure style "tralalalalère je t'ai eu").

Longue intro bien menée... pour les FRELONS. Je n'ai absolument pas pensé ce soir-là à Mons aux "hi hi hi" qui m'agacent parfois ... Peut-être du fait du tempo rapide (la version est là encore plus courte que celle du disque!). C'est direct et percutant. Quant à Bruxelles... bon, disons, que c'est à croire que j'avais décroché, voire un peu plus, que j'avais atterri sur la lune, et trouvé un Bed E.T. breakfast pour y dormir... J'étais plus dans le concert. Je m'étais retrouvé sur le côté, près de la sortie, ça rentrait et sortait... Grâce à Martial, je me dis quand même que la version MONS était plus aboutie, mais je ne peux pas vous dire pourquoi... Le fait est que Marc, je crois, a confirmé que l'ensemble de la soirée avait été plus engagé, et rock. Et on a quelques fois tapé dans nos mains, chanté sur le final. L'impression ressentie en fond de salle était bien moindre.

Voilà LONG JOHN. Un moment plus calme. Murat sifflote encore. Hier, je dormais. Là, je baille un peu. J'échange 1 Long John contre 25% d'un Pont Mirabeau, 0.2% d'un "examen d'un minuit"?

Allez, ça repart sur quelques accords de guitare impleccables (entre implacables et impeccables). Taintain tain... tain-tain tin... C'est "tendre violette"... oui, ça balance... je t'aime, un peu... non, c'est pas de la marguerite, c'est de la violette... Là, encore, peu de "floritures", pas d'interflora, direct. ... ET maintenant que vous me le dites, ou pas... Voilà une différence... Hier, c'était PASSIONS TRISTES qui a été joué... "je ne veux pas"... Et là, encore, ce n'est pas "à l'avantage" de mon ressenti : à Bruxelles, Jean-Louis nous avait livré une excellente prestation, avec une intro très rock... peut-être un chant un peu nonchalant par moment. Une des chansons "complexes" et excellentes de Babel.

Et à Mons, on y a eu droit à notre "PASSIONS TRISTES" aussi (donc un titre de plus)... et ça déchirait aussi... Dernier titre...

A 1h33 du début du concert, ils sont revenus sur scène... Intro lente...le clavier sonnant comme une harpe... ouh ouh ouh... On chante un peu mais c'est un peu timide... "QU'EST-CE QUE C'est? "... 1ere accélération courte... puis couplet lent... Je crois que c'est sur ce titre que Jean-Louis Murat jouant l'intro sur l'envie du moment indique aux musiciens : "on reste là-dessus"... Ce soir, ça sera donc livré ainsi... Et sur le coup, j'étais persuadé que la version de MONS était nettement meilleur qu'hier... On a chanté, Murat s'est mis à chanter "merci,merci merci" pour conclure le concert comme aux plus belles heures vécues à LA CIGALE. Et nous voilà à 1h45 de show, une durée plutôt généreuse. Très bon final même si ce n'est pas à la hauteur d'un jour du jaguar, ni même d'un extraordinaire voodoo.

Hier, Murat avait chanté deux vers "de la direction du Crest" a capella... pour finalement (peut-être à cause des cris de chien venant du public?) partir sur "qu'est-ce que ça veut dire"... avec un démarrage un peu long avant que le groupe ne le rejoigne... Le reste du morceau était nettement moins endiablé malgré une belle partie de guitare... plus foutraque et sans fièvre, même si le final est chouette... " de vos coeurs, là-bas"...

Très nettement, je dois dire que mes impressions données précédemment sur BRUXELLES me paraissent peu fondées... Peut-être qu'il fallait que je dépasse ma déception de cette set-liste, à moins qu'un petit degré d'implication moindre, des légers flottements, cette salle, m'aient gêné. Le fait est que je n'ai pas reçu le concert dans sa globalité de la même façon sur le moment...

Mais sur MONS, et lui donner quand même l'avantage, je n'ai pas retrouvé où se trouvait un des excellents moments : une petite "fight", "une battle" entre Murat à la fender, et Gaël qui faisait sortir de son clavier un son de guitare... peut-être sur "neige et pluie au Sancy", avec un plaisir visible de Jean-Louis. J'ai félicité Gaël à la fin du concert, qui me disait qu'il n'avait pas "osé" je crois la veille utiliser ce son. Je n'ai pas retrouvé le moment précis non plus où Jean-Louis avait fait une accolade à Chris, signe d'une petite alchimie supplémentaire.... Enfin, soit, à Mons, c'était un jour de plus, un jour en mieux... à en oublier que c'était un dimanche soir.

La soirée se termine par la même séance de dédicace que la veille, peut-être un peu moins chaleureuse, du fait d'un gros molosse se tenant derrière?, mais Murat reste accessible. Il me demande depuis quand je m'occupe de lui, et me conseille de changer. Je ne sais quoi répondre et me contente d'un "pas tout de suite"... J'intercepte le tourneur et l'interroge sur cette liste d'invités, et il élude un peu... mais il me dit qu'il y aura d'autres dates à l'automne! Never ending tour.

Dehors, il ne pleut plus. Mais c'est presque de la neige. Je retourne chercher mon appareil photo à l'auberge pour immortaliser plus encore cette nuit.

Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février) Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février)
Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février)
Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février)
Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février)

Leur Lady:

Et contre toute attente, n'en déplaise aux fans de Renaud, il faisait beau le lendemain sur Mons, un micro climat généré par je ne sais quelles bonnes ondes, alors que des voitures circulaient avec quelques centimètres de neige fraîche sur le toit... et que moi-même, je rencontrais des petites tempêtes en rentrant dans mes contrées d'outre-rhin à peine une heure après.

Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février)
Jean-Louis Murat: DéMONStration  (Mons, 1er février)

Bon, ce fut donc un compte-rendu habituel pour un séjour un peu particulier puisque c'est la première fois que je voyais Murat en dehors de Rhône-Alpes (Auvergne!), et dans une capitale. Sur ce point, aucune raison de dévaloriser la province... et même si le public belge est sympa, peut-être un peu plus bruyant, là encore, pas de différence notable. J'avais dans l'idée de concurrencer Fred Plainelle dans le compte-rendu, mais l'idée n'est pas venue... esprit un peu accaparé par l'actualité. J'ai terminé d'écrire le plus gros à 3 heures du matin cette nuit... à l'aide d'une Saint-Feuillien triple blonde ramenée du plat périple..

Belgique à bientôt. On se revoit à LIEGE.

PS: Don't forget la soirée MURAT le 21 février. GRATUIT. LA BELLEVILLOISE. Une quinzaine de titres à écouter de Murat interprétés par des artistes de grand talent dont Marjolaine PIEMONT avant qu'elle ne se sorte son album enregistré par Edith FAMBUENA et bien sûr le grand BERTRAND LOUIS.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 5 Février 2015

par F. LORIOU, "ami commun"
par F. LORIOU, "ami commun"

Beaucoup de fans de Murat à la lecture des articles d'hier sur le livre de Sébastien Bataille se demandaient ce qu'était venu faire DOMINIQUE A dans ce livre qui n'est apparu médiatiquement dans la presse people, sur le mode "buzz facile"?

J'ai donc réussi à contacter Dominique Ané qui m'a répondu avec sa gentillesse bien connue (certains l'ont côtoyé dans les concerts de Murat je crois).

Il a pris très grand soin de la rédaction du message quand je lui ai dis que je souhaitais le publier.

"Ecoutez, non, je vais vous décevoir, je ne regrette pas ma participation au fameux livre, ne serait-ce que parce que ça m'a permis de faire le point, de me libérer en quelque sorte vis à vis de mon rapport un peu compliqué à Murat. Après avoir écrit cette préface, je me suis senti soulagé. C'est bizarre, mais c'est ainsi. L'impression d'avoir dit les choses comme je les pensais, de payer mon dû artistique sans m'agenouiller vis à vis de quelqu'un qui me chie régulièrement dans les bottes par médias interposés.

Je comprends que la place sans doute un peu exagérée consacrée à JB Hebey soit source de polémique, surtout sans contrepoids, mais en dehors de ça, je trouve le livre bien écrit (ce qui, en matière de biographie musicale, n'est pas si fréquent), et pas spécialement partial. Je trouve que le cheminement personnel et artistique du bonhomme est bien retracé, et que le tour d'horizon de sa discographie est valorisant pour celle-ci, avec la part de subjectivité assumée (c'est bien le moins, vous me direz).

Après, à titre personnel, je peux être gêné que l'éditeur ait fait figurer sans me le demander mon nom sur la couverture, surtout si les gens ne devaient retenir que le côté "à charge" du bouquin : mais cet aspect ne me semble pas prédominant. Murat est excessif, ce livre s'en fait l'écho, et il est un peu logique qu'un livre qui le concerne suscite des réactions du même ordre. Je tiens à préciser que je n'avais pas lu le livre avant d'écrire la préface, de façon à la rédiger de façon la plus juste possible, indépendamment du contenu.

Voilà, Pierre, ma position sur la "question".

Bonne continuation à vous, et bonne soirée, ou journée,

Dominique"

Ecoutez, Dominique A, vous ne me décevez pas, même si préfacer un livre que l'on n'a pas lu me semble un risque important, surtout en se retrouvant avec le nom en couverture.

Votre préface est très bien, et j'ai indiqué ici comme nos propos étaient proches. Et en plus, vous y êtes très aimables de prendre votre part dans la supposée "animosité" entre vous.

Elle ajoute un épisode au feuilleton de vos déclarations sur Murat que j'ai parfois "mise en scène ou en avant" avec amusement, et toujours grand intérêt. J'approuve votre choix de revendiquer vos influences et vos estimes... et s'il y a un regret, c'est peut-être que vous n'ayez pas plus parlé de l'art de Murat dans votre texte.

Voici quelques extraits de votre propos:

" Je devais d'avoir trouvé ma voie, et ma voix, à Cheyenne Autumn; cet album m'avait parlé comme peu d'autres en français auparavant, et il m'avait glissé :" arrête de hurler"

"le nombre de réussites impressionne....S'en tenir à Cheyenn. A Vénus. A Dolorès. A Lilith. A Babel. Et à toutes les perles essaimées"... et de parler de quelques "inédits".

"et je replonge [...]. La beauté de ses chansons le permet".

préface. "Jean-Louis Murat, coups de tête", éditions carpentier, 5/02/2015

Nouvel album de Dominique A, 16 mars. merci au site officiel pour intermédiation: http://www.commentcertainsvivent.com/

NB:

Pensez à la soirée que je co-organise : SOIRE LIVRE UNPLUGGED MURAT à la Bellevilloise, samedi 21 Février. 15 titres live à écouter, les commentaires d'Olivier NUC, et j'espère de belles VIP, dont les nombreux fans!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 3 Février 2015

Sébastien Bataille qui me disait n'avoir rien de prévu niveau promo a quand même négocié avec PURE CHARTS l'exclusivité de son interview de JB HEBEY, le premier "producteur-éditeur" de Murat en 1981.... Cela a dû se faire à la dernière minute. Et il n'est question que de ça avec des titres racoleurs autour de vieilles déclarations de Murat... Dominique A regrettera-t-il de s'être associé à ce ramdam?   EDIT: Voir dans l'article suivant sa réponse en exclusivité

 

Vu qu'il y a un début de buzz autour de cette histoire, je fais tout de suite cet article, afin que ceux qui souhaitent via google avoir des compléments d'informations les trouvent.

 

1) Concernant HEBEY, dont une retranscription d'interview téléphonique de près de 10 pages figure dans le livre, on avait peu d'informations. Mais pourquoi doit-on prendre ses déclarations avec recul? (Bataille ne fait lui aucune enquête journalistique pour mettre en perspective ce portrait peu flatteur humainement dressé par Hebey). 

MICHEL ZACHA nous avait déjà éclairé et je lui ai demandé de réagir. Il ne fait pas partie du "cercle rouge" des amis de Murat, selon l'expression de Sébastien Bataille, donc pas d'intérêt dans l'histoire.

Voici donc ce qu'il nous disait en mars 2012 (il est curieux que Bataille ne l'évoque pas, puisque ça se trouvait facilement sur google (1ere ou 2e page):

 

Concernant Murat, un flot de questions: je n'avais pas tilté sur ce label "sumo"... un label mais qui ne faisait ni production, ni distribution? donc à peu près, rien?

ZAC: C'était justement le label qu'avait créé J.B. Hebey pour coincer Murat (contrat de cinq ans, édition et tout le bazar... sans aucune structure conséquente). En effet, il avait été l'un des premiers à avoir entre les mains le 45 tours "Suicidez-vous le peuple est mort ". Murat à l'époque ne connaissait rien au showbizz et mettra plusieurs années à s'en débarrasser.


- Constantin n'a pas joué de rôle à ce moment là ? Où bien était-il le supérieur de Dejacques?

ZAC: Dejacques qui était un free-lance arrivant en fin d'une longue carrière, et déjà malade, avait accepté la sécurité d'un poste de directeur de la production française salarié chez EMI. Constantin, lui, gérait les éditions. Ils faisaient partie de ces quelques rares personnes infiltrées dans les structures rigides du "métier" de la variété qui avaient de l'oreille, un véritable amour pour les créateurs et défendant véritablement les artistes sur le long terme.

Des alliés et des amis: En 1976 Le Directeur Artistique était Michel Poulain (Michel Bonnet Directeur général) qui, intelligemment, nous laissaient faire. EMI avait du blé à l'époque, car l'argent gagné avec les Beatles... ou Tino Rossi restait dans le secteur du disque et servait à produire de nouveaux talents et pas à engraisser des trust mondiaux. C'est justement grâce à ce système qu'on pu exister chez Pathé de gens aussi différents que Manset et Yves Duteil. l'intégralité de l'interview de ce grand personnage de la musique, ami de Desproges, Choron, Kent, Higelin.... :

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-11-michel-zacha-101277868.html

 

 

Voici ce qu'il m'a écrit après la lecture des propos d'HEBEY, avec une anecdote sur Julien Clerc (ils ont joué HAIR ensemble).... :

"Décidément Jean-Bernard Hebey est un... !! Son interview pue. Ce mec n'a jamais rien compris au rock'n roll. C'est le show bizz dans toute son horreur, celui que j'ai fui toute ma vie, celui qui a tué mon ami Constantin. Ses critères de "réussite" sont d'une bêtise insondable. Du fric, un "arrangeur", des requins de studio payés à la séance, avec quart d'heure syndical et tout le toutim. Puisque Hebey parle de Julien Clerc, je me souviens d'une conversation, à la table du resto où allaient dîner les ingé-sons et les musiciens quand ils travaillaient aux studios d'EMI, Pont de Sèvre. Julien était en train d'enregistrer et son arrangeur, le célèbre Jean-Claude Petit a eu cette aparté qui résume tout: Si seulement Julien ne jouait pas du piano dans ses chansons… Beuurrk ! disais-je.

Un monde de "Professionnel" dont le seul but est de se faire le plus de fric possible en pressant le citron, pardon les "artistes". J'n'ai pas trop envie d'en rajouter.

La seule VÉRITÉ puisque moi, j'y étais, c'est que, pendant toute la durée de l'enregistrement des fameux 6 titres (Murat - Sévices amoureux - Cassis mouillé - Les hanches de daim - Les militaires - Le cuivre) au studio de Flexanville en 1982 avec Vincent Chambraud, et pendant les mixages au studio 2 d'EMI avec Claude Wagner, je n'ai JAMAIS VU Jean Bernard Hebey. Point barre.

Qui était mon directeur artistique avant de diriger l'artistique d'EMI ?: Claude Dejacques.

Qui était mon éditeur chez Pathé Marconi, avant de devenir mon ami et complice pendant des années ? Philippe Constantin. Et c'est donc Claude Dejacques et Philippe Constantin qui ont tout fait pour que Bergheaud se débarrasse de Hebey et de SUMO (même le nom du label est révélateur).

Qui était allé enregistrer en 1973 son deuxième album dans un nouveau studio complètement inconnu à l'époque, "The Manor" que venait d'ouvrir un autre inconnu: Richard Branson ?

Ma pomme !

Qui est-ce qui a créé, rue de Belleville, "Clouseau Music" en 1978, financé par… Richard Branson, dans le but de créer la première tête de pont "Virgin" à Paris: Philippe Constantin.

Ce n'est donc pas par hasard que Murat, avec son caractère de cochon et la réputation qui le précédait a été reçu et signé par Virgin, qui lui a laissé TOUTE SA LIBERTÉ ARTISTIQUE et ce, pendant des années et sans parler "fric"

La boucle est bouclée non ? et Hebey ferait bien lui aussi de la boucler. :-)

Le seul jugement impartial que porte Mr SUMO sur un de ses confrères, c'est quand il parle de ce faux ... de Philippe Manoeuvre ! Il faut dire que Jean Bernard Hebey est un connaisseur en la matière".

 

voilà... voilà...

Sur cette période, voici enfin le témoignage de Claude Dejacques, directeur artistique de Barbara, Gainsbourg et tant d'autres, dans son livre "Piégée, la chanson?"... Je vous en parlais en janvier 2012. Ce propos infirme en partie les dire de HEBEY sur la relation avec PATHE (page 43-44). Pour Dejacques, les "timorés", c'est les financiers de la Maison de disques... Rien à voir avec le soit-disant mauvais caractère de Murat, même si Dejacques pointe un léger manque de reconnaissance.

 

 

 

Jean-Bernard HEBEY et Jean-Louis MURAT, et BETTINA RHEIMS
Jean-Bernard HEBEY et Jean-Louis MURAT, et BETTINA RHEIMS

C'est Dejacques de PATHE/EMI qui s'est battu pour faire et sortir "Passions privées"....

Dans le livre, il cite encore Murat en fin de livre quand il fait la longue liste des artistes dont il a vu les contrats résiliés par ses supérieurs.

Plus d'infos sur ce grand Monsieur méconnu: http://www.surjeanlouismurat.com/article-dejacques-et-zacha-producteurs-de-murat-en-81-82-part-2-77790374.html

Et bien sûr, ces informations se trouvaient sur le net.

 

 

2) Dans le livre, il est affirmé que Murat aurait menti en déclarant qu'il s'était fait photographié par Bettina RHEIMS.

Dans libé, Murat disait effectivement à Bayon: «Jamais personne n'a réussi ! J'ai fait Mondino, Bettina Rheims, je vais faire Jeanloup Sieff. A chaque fois, c'est des catastrophes. Depuis que je suis petit, je ne me reconnais pas, personne ne me reconnaît.»

Avec Baptiste Vignol, nous étions sceptiques puisque le site MUSIKAFRANCE indiquait bien BETTINA RHEIMS comme auteur de la pochette de PASSIONS PRIVEES (et ça toujours dans les toutes premières pages de google). Bataille a ainsi produit sur son blog un courrier du site officiel de la photographe disant qu'il n'existait pas de portrait de MURAT par Bettina Rheims... sauf qu'il ne fallait pas leur parler de "portrait".

A mon tour, je les ai interrogé.. Voici la réponse:

 

"Concernant votre question, je vous confirme que Bettina a bien photographié Jean-Louis Murat vers 1984… et que cette séance a été utilisée pour la pochette du disque 'Passions privées'.

 

bien à vous,

Vanessa Mourot"

 

 

Sans commentaire. Pour le moment.

 

J'ai un compte-rendu d'un super bon concert à faire...

 

EDIT/  15 jours après cet article, Bataille a  demandé à "Bettina Rheims" de faire un communiqué officiel pour s'excuser du fait qu'ils auraient fait donner un mauvais élément à M. Bataille.Certes.... mais c'est un peu facile, et c'est surtout ne pas accepter de prendre sa part de responsabilité... En posant la bonne question (fruit d'une recherche google nécessitant une minute), J'AI EU LA BONNE REPONSE.  

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 3 Février 2015

Parler ou ne pas parler d'un livre qu'on n'a pas lu? En faire la promotion? ... On a vu avec Houellebecq ce que ça pouvait donner... Ceci dit avec Houellebecq, le problème reste entier après l'avoir lu... puisqu'il semble qu'on y voit beaucoup de choses différentes. Ça sera peut-être aussi le cas pour le livre "COUPS DE TÊTE".... biographie non-autorisée sur Jean-Louis Murat.

On avait souvent exprimé ici le manque que l'on ressentait de l'absence de livre sur Murat... et j'ai bien sûr accueilli la nouvelle d'une sortie avec joie... Je suis rentré immédiatement en contact avec l'auteur afin de voir si je pouvais lui poser des questions et avoir le livre rapidement. Nous avons convenu que je lui poserai des questions avant lecture, puis après. A ce jour, je ne l'ai pas eu, alors que ceux qui l'ont commandé chez l'éditeur l'ont reçu dès la semaine dernière. Baptiste Vignol l'a reçu également... à la Réunion et a déjà écrit son billet. Sébastien Bataille me dit: "vous le recevrez le 2/02, donc avant la sortie", On est le 3, j'attends, mais le fait est qu'il n'a rien fait pour que je le reçoive rapidement, et puisse en dire quelque chose.  EDIT: Reçu ce jour le 4/02

J'ai quand même eu quelques éléments du livre, et ma méfiance s'est accrue, comme elle s'est accrue à la lecture des réponses de Bataille à mes questions.

Alors fallait-il parler du livre? publier cet entretien en l'état?

ICI, c'est un blog non officiel, et même si j'entretiens des rapports très courtois avec la Maison, la ligne éditoriale a toujours été claire: on parle de tout, même des choses qui fâchent : la récupération de l'extrême-droite, l'attaque d'Act Up, ou en retwittant les 140 signes méchants de certains...en se posant bien-sûr la question de ne pas faire de promotion des conneries non plus... Enfin, ce n'est pas toujours facile d'avancer parfaitement droit, mais ce qui m'a toujours rassuré, c'est que Murat lui-même n'a jamais fait l'économie d'un bad buzz. La fameuse peur du succès dont il est question dans le livre? Il est donc difficile de nous reprocher d'évoquer des éléments peu flatteurs! La victime est aussi le premier responsable (Je n'avais pas lu la préface de Dominique A avant d'écrire ces lignes... et nos propos sont proches). Bien sûr, il justifie parfois ce discours médiatique, comme une forme de résistance, une forme de sincérité (à l'envers ou totale), mais le fait est, que dans le grand cirque médiatique dont il participe, le résultat est là.

Ensuite, nous pensons que Jean-Louis Murat est une personne importante, et il n'est pas anormale que l'on s'intéresse à des éléments biographiques, et celui-ci n'en est pas avare non plus, accueillant les journalistes chez lui, laissant Bayon, proche parmi les proches, évoquer sa vésicule, parlant de ses enfants, de sa vie ou livrant un ou deux autoportraits par album ("la chèvre alpestre" pour le dernier en date)... Ce sont des éléments pour aussi appréhender son œuvre, pas indispensables peut-être, mais intéressantes.

Alors, bien sûr qu'on aurait préféré la participation de Jean-Louis au livre (mais à condition qu'il y ait aussi "enquête"). Bataille a semble-t-il tenté d'avoir des témoignages sur le terrain... et c'est une démarche qui ne me parait pas anormale. Il n'a pas eu grand chose et du coup, se rabat sans doute sur des propos dont on peut se poser la question du caractère diffamatoire,   de JB HEBEY,  sans faire une enquête derrière pour chercher la vérité. Il se contente de retranscrire ainsi une interview téléphonique où il semble donner toujours raison à JB : "votre témoignage apporte des éléments de réponses évidents", "c'est indéniable", "ah, oui, Toboggan sonne comme un recueil de démos", "il ne vend pas de disques" (juste au moment où Babel monte à des scores très très honorables : Bertrand Betsch disait sur mon fb : "Vous ne vous rendez pas compte que vendre 22 000 albums aujourd'hui c'est comme en vendre 220 000 il y a moins de dix ans. C'est juste énorme. Surtout pour quelque chose d'aussi pointue".

Cette façon de faire est d'autant plus dommage qu'il suffisait de s'appuyer sur ce modeste blog pour trouver un témoignage de cette époque, celui de ZACHA. Je l'ai fait réagir aux propos de HEBEY et je vous livrerai son témoignage prochainement ( A LIRE ICI).  Avec les fantômes de Claudes Dejacques et Philippe Constantin, des grands Messieurs, eux. 

 Alors, voilà...

Où veut-il en venir, me dîtes-vous? ou vous dîtes-vous à moi? ou en vous? Euh... Oui, je vous fais part de mes réflexions qui ont été nombreuses depuis 2 semaines... pour en arriver à la réponse à ma question ci-dessus... Devais-je publier l'entretien? J'ai décidé positivement. Le fait que ce ne soit pas très intéressant est déjà une information. Sa promotion sur le mode du "sensationnalisme" ne me parait pas à la hauteur du sujet... Et puis, certains sites (pure charts, téléstar relayant les propos les plus "acerbes" de Murat") viennent de faire des articles qui seront lus des centaines de fois plus que celui-ci. La machine est en marche (ça a déjà suscité des réactions du côté des soutiens de Renaud)... Il faut dire que le livre consacre 50 pages aux propos les plus "fracassants" de Murat (on peut en partie les retrouver gratuitement sur ce blog sans doute! ).

J'aimerais retenir la phrase de B. VIGNOL: "ce bouquin qui s'avale en deux heures ne devrait pas trop fâcher le chanteur tant il souligne la majesté d'une Œuvre «dont le nombre de réussites impressionne». Tant pis si c'est une grosse déception, si les "fans hard-core" n'y apprendront rien (110 pages de bio seulement, dont 10 sur Hebey, forcement...) et prendront ce livre comme "objet de collection" (comme le décevant -selon moi- Lesueur sur Manset)...

On reviendra plus longuement sur le livre, son contenu, et aussi sur ce qu'il n'y a pas... Sébastien semble-t-il est prêt à se justifier (il a apporté sur son blog par exemple un élément de réponse à B. Vignol qui a trouvé la première erreur factuel dans le livre, on verra prochainement qu'il s'agit bien d'une erreur) et j'espère qu'il tiendra son engagement de répondre à une deuxième série de questions ("nous", car si à la lecture, des questions vous viennent, vous pouvez me les communiquer).

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Sébastien Bataille est l'auteur de plusieurs livres, dont sur Téléphone, Raphaël, Indochine, et Duran Duran. Les avis des lecteurs sur ces livres (amazon) sont plutôt positifs, bien qu'ils soient parfois difficile de contenter les "fans spécialistes"! Il collabore actuellement à Causeur, et a participé au Dictionnaire du Rock d'Assayas (au côté de l'interviouvé ici : Benoit Laudier)

 

1) D'où est né ce livre? (un projet ancien? une commande?)

Après mon livre sur Duran Duran, sorti fin 2012 chez Fayard - et approuvé ensuite officiellement par le mythique groupe anglais -, je me suis dit que le seul artiste pour lequel j'aurais encore la force et l'envie de consacrer une biographie serait Jean-Louis Murat (que j'écoute depuis Cheyenne Autumn, époque où j'étais au lycée). L'idée a finalement pris forme l'année dernière, un peu avant la sortie du Nouveau Dictionnaire du Rock (auquel j'ai collaboré). Ce n'est donc pas une commande, ni un projet ancien.

2) ... Vous arrivez même à citer Duran Duran dans le livre... Vos goûts sont éclectiques pour avoir ainsi ce groupe au côté de Jean-Louis, non? Est-ce que vous voyez des éléments qui les rapprochent?

Je n'aime pas les étiquettes et les chapelles en matière de musique. J'écoute les disques avec mes oreilles, pas avec mon cerveau. Kafka écrivait : "Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous", j'attends la même chose d'une chanson, qu'elle soit signée Duran Duran, Jean-Louis Murat ou New Model Army. Un jour, un fan de ce groupe m'a dit : "On ne peut pas à la fois aimer Duran Duran et New Model Army, c'est impossible !". Je suis la preuve vivante que si. Ce genre d'individus se regarde aimer un groupe, un style musical, pour se trouver ou se façonner une identité ostentatoire, on n'est pas dans l'amour de la musique. Quant aux point communs entre Duran Duran et Jean-Louis Murat, hormis la qualité des textes (Simon Le Bon est un poète passionné de littérature), je dirais... leur côté "wild boys" peut-être ?

On va donc poursuivre la présentation en passant par les questions rituelles de l’inter-ViOUS ET MURAT

3) Vous écoutez donc Jean-Louis depuis Cheyenne… Quelle a été ensuite votre histoire avec lui ? (vous vous qualifiez de fan ? à écouter tout ? à collectionner les inédits ? à le voir en concert ? dans votre travail de journaliste (rencontre)?

Après Cheyenne, j’ai toujours suivi avec intérêt l’actualité musicale de Jean-Louis Murat, sans pour autant me considérer comme un fan. Par exemple, je ne me suis penché sur les inédits et faces B que pendant l’écriture du livre. Je l’ai vu 4-5 fois en concert et j’ai pu réaliser une interview de lui par mail à l’époque où j’écrivais pour Bakchich.

4)

- Votre album préféré ?

En ce moment, Tristan

- ah, pourquoi Tristan? Alors même que vous avez été très dure avec Toboggan (enregistré aussi chez lui, seul)...

J'aime le charme intemporel qui s'en dégage, de la première à la dernière seconde. C'est peut-être l'album le plus cohérent, le plus harmonieux de Murat. J'étais pourtant passé à côté à sa sortie, trouvant le single - "Tel est pris" - bien faiblard (et le clip trop "M6"). Et un jour, un miracle s'est produit. J'étais en voiture sous une pluie battante, tard le soir (il faisait nuit), avec l'autoradio allumé sur France Inter (le miracle n'est pas que j'écoutais France Inter). La station a diffusé au milieu du programme une chanson de Murat qui collait parfaitement au climat extérieur oppressant. Je ne la connaissais pas mais elle m'a complètement hypnotisé sur le coup : elle était géniale ! J'espérais que l'animateur annonce le titre à la fin. Et effectivement, il l'a dit : "Marlène" ! Forcément, j'ai acheté l'album dans la foulée, et je l'ai adoré.

- 3 chansons ? et pourquoi ?

« Qu’est-ce que ça veut dire », parce que, pour reprendre le titre du livre de Neal Cassady, c’est un truc très beau qui contient tout.

« Aimer », parce qu’il a l’air particulièrement sincère dessus.

« Baby Carni Bird », son « I Am the Walrus » à lui.

- On pourrait sans doute en trouver quelques autres… encore plus énigmatiques ! A propos de cette chanson, il a dit : « Mon seul problème est d'arrêter le flot d'images ».

Gardez-vous en mémoire un concert particulier ? un souvenir ? une anecdote ?

Oui, je garde un souvenir très particulier de deux concerts, j’en parle dans le livre (je préfère donc laisser la surprise aux lecteurs de la biographie).

- Et puisque vous êtes aussi auteur de chanson, est-ce qu’il y a une chanson que vous avez écrite qui vous évoque Murat ou qu’il vous a inspiré directement ?

Non, du tout. Pour ceux que ça intéresse, voici deux liens YouTube de chansons de mon ancien groupe Toi L’Héroïne : "Jeune veut pas", réalisée par Jean-Jacques Nyssen (compositeur de Clarika) et "Tu n'y penses pas vraiment", en duo avec Sylvie Hoarau (du groupe Brigitte).

5) Revenons-en au livre. Vous reproduisez dans le livre l’interview de 2009… et il n’y a donc pas eu d’entretien avec lui pour le livre. Est-ce que vous avez cherché au départ à avoir son accord ou au moins à l’interroger ? C’est sans doute assez frustrant de n’avoir pas pu le faire… même si c’est via des témoignages qu’on peut aller au-delà du « discours officiel » assez maitrisé (par exemple, sur la traversée du désert…) ?

Là, avec cette nouvelle question, on touche au point sensible du livre. Je ne peux pas répondre à cette question, les tenants et les aboutissants de ce que vous soulevez figurent bien évidemment dans le livre. Je peux dire une chose : j'ai contacté le maximum de personnes centrales dans la vie et l'oeuvre de Jean-Louis Murat, après l'avoir contacté lui et son entourage professionnel. Le résultat est là, surprenant, incroyable, déroutant, condensé dans plus de 200 pages. Sur la traversée du désert que vous évoquez, je promets en effet des révélations, qui ne plairont pas à tout le monde.

On ne s'étonnera pas, à la lecture du livre, qu'il n'y a jamais eu de biographie de Jean-Louis Murat avant.



6) Avec cette dernière phrase, vous voulez dire qu'il n'était pas possible d'écrire une biographie de Murat sans se fâcher avec lui? ou du moins le contredire?

En effet, et c'est un euphémisme de le dire, même si les intentions de départ étaient très éloignées de ce genre de considérations. Mais je précise tout de suite que ce n'est pas un livre à charge contre Murat (ni une hagiographie d'ailleurs).



7) A propos des témoignages, vous avez dévoilé quelques noms sur votre blog et en 4e de couverture, mais pourriez-vous nous dire quelles sont les 2 ou 3 personnes qui ont refusé que vous auriez vraiment aimé interroger? Je pensais peut-être à Bayon même s'il est peut-être trop proche de JLM...


Non, je n'ai aucun regret, le livre devait finalement exister comme ça et c'est très bien ainsi, j'en suis très heureux. Les gens qui l'ont lu dans le milieu me disent tous qu'il est "absolument incroyable" . Il faut croire que c'est une expérience de lecture. Avec un sujet comme Murat, il ne pouvait finalement pas en être autrement.



8) SIC...

Dernière question sur les sources, certaines ont-elles voulues rester anonymes?

- Du tout, mais j'ai veillé à préserver l'anonymat de certaines personnes.

 

Interview réalisée par mails du 20 au 27 janvier.

-----------------------

"Contre-enquête" sur le livre:  http://www.surjeanlouismurat.com/2015/02/sortie-de-coup-de-tete.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 2 Février 2015

C'n'était pas dans le Soir...
C'n'était pas dans le Soir...

At home... Zu hause... Et bien, malgré le temps, c'était un week-end sympathique, avec un

grand pied hier soir... Je vous raconte ça bientôt. En attendant, de l'ordre et de la discipline!

Edit: Mon compte-rendu à moi http://www.surjeanlouismurat.com/2015/01/inter-vious-et-murat-n-17-bertrand-louis-soiree-murat-du-21-fevrier.html

LES INFOS DU CONCERT DE SAMEDI!

- RTBF:

- http://www.rtbf.be/culture/musique/detail_jean-louis-murat-au-botanique-bruxelles-babel?id=8893451

La bonne humeur façon Jean-Louis

Après une attente un peu longue, voilà qu’arrive le quatuor du soir : batteur, claviériste et (contre) bassiste ne tarderont pas à dévoiler tout leur savoir-faire pour entourer un Murat visiblement bien disposé. C’est, en effet la question qui revient à chacun de ses concerts : dans quel état d’esprit allons nous retrouver l’artiste ? On se souvient notamment d’un concert à l’Ancienne Belgique où il s’était visiblement disputé avec ses musiciens et les avait congédiés, assurant seul le spectacle pendant plus d’une heure !

Rien de tout cela ici. Certes, il a fallu que le public réclame pour qu’il finisse par dire " Bonsoir " après plusieurs morceaux, prétextant que saluer la foule le déconcentrait. Mais tout le monde s’en est amusé. Et Jean-Louis, qui de profil ressemble à s’y méprendre à François Cluzet, a pu continuer à dérouler délicatement son dernier album.

Car tel est bien le principe de sa nouvelle tournée : puiser uniquement parmi les 20 titres de " BABEL " en leur insufflant le blues et le groove nécessaire. Outre des nouvelles chansons très réussies, ce sont, en effet, les musiciens qui furent les étoiles de la soirée. Plus lente ou plus saccadée, la rythmique est à chaque fois impeccable. Notre voisine de gauche et a pris un plaisir évident, prouvant que l’on peut passer deux heures à se trémousser allègrement sur du Murat !

Frustrations et temps morts en mode mineur

Aussi joli soit l’album, ce concept est tout de même un peu frustrant pour tous ceux qui, comme nous, auraient aimé retrouver quelques titres plus anciens, (" L’au-delà " nous a manqué, pour n’en citer qu’un !). Mais le voir empoigner sa gratte, dans un style qui mêle subtilement flegme et énergie, fait presque oublier l’absence des cuivres, pourtant très présents sur ce disque.

Un concert avec quelques moments creux mais musicalement très réussi, qui nous a fait "fréquenter la beauté ". Tout cela donne envie de se replonger dans sa discographie très fournie (un disque par an en moyenne !) Pas rancuniers, nous le ferons sans lui !

François Colinet

- LA LIBRE BELGIQUE:

- http://www.lalibre.be/culture/musique/murat-mais-pas-au-dela-54ce3ec935700d7522532ba0

Avec « Babel », son 15e album studio sorti en octobre 2014, Jean-Louis Murat est encore arrivé à étonner. « Babel », ce n'est rien moins qu'un double CD (20 chansons) où le chanteur et musicien français a convié le Delano Orchestra - des musiciens folk rock originaires d'Auvergne comme lui - à rehausser de cordes (violoncelle et banjo), cuivres (trompette) et vents (flûte) sa propre rythmique (guitare, basse, batterie).

Samedi, au Botanique de Bruxelles, dans une Orangerie affichant sold-out, le public sait que le Delano Orchestra ne sera pas de la fête. Difficile, pour des raisons budgétaires, de trimballer toute une clique de musiciens.

Murat débarque donc flanqué de trois acolytes. Deux nouvelles recrues – le solide Chris à la basse et le jeune Gaël aux claviers. Rescapé des mutations, le fidèle Stéphane Reynaud est à la batterie. Durant deux généreuses heures de concert, Murat ne puisera que dans son double dernier opus. Il y a de la matière, certes !, mais retravaillés sans cordes, cuivres et vents, les morceaux ne possèdent pas la même envergure. Sur « Babel », Murat célèbre sa région et ses habitants. Le titre de l'album renvoie d'ailleurs davantage à Saint-Babel, dans le Puy-de-Dôme, qu'au récit biblique. Mais les lieux peuvent n'être aussi que prétextes à sonder les profondeurs de l'âme. Ainsi de « Neige et pluie au Sancy », « Col de Diane », « Noyade au Chambon », développés en milieu de set. On aime la magnificence de la plume de Murat. Et la sensualité de sa voix est idoine pour ce genre de récit.

Quand le chanteur dont on sait les humeurs versatiles décide de s'arrêter quelque peu pour parler au public, cela donne : « La Belgique, c'est la meilleure partie de la France, après l'Auvergne bien sûr. Appelez-moi le fils de Vercingétorix ». Il arrive aussi que ce soit de la salle que provienne l'une ou l'autre diatribe. Ce soir-là ce fut un provocateur « C'est quoi, ce blues de merde! ». Murat fut-il piqué au vif? Toujours est-il que le morceau qui s'ensuivit, « Vallée des merveilles », se révéla de la plus belle consistance.

Même bruts de décoffrage, certains titres savent vivre de façon autonome. « Frelons d'Asie » et sa batterie tout en souplesse, « J'ai fréquenté la beauté » et son orgue vintage (une constance, car présent sur pas mal d'autres chansons).

Cela n'empêche, porté par un « Babel » d'une riche et subtile tapisserie sonore, l'homme aurait pu s'aventurer quelque peu hors de sa zone de confort.

Marie-Anne Georges (pourtant très fan)

Deux live report de Bruxelles par la RTBF et LA LIBRE BELGIQUE

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 1 Février 2015

MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)

Mais comment voulez-vous que je fasse mon job de chroniqueur culturel indépendant si en plus de me faire inviter, l'artiste me tape sur l'épaule à la fin du concert, "et mais comment tu vas? t'es plus à Lyon?"... -hein?euh...

Bon, bein, cette fois, pour le reporter incognito, c'est définitivement râpé... Ça l'était certainement déjà depuis un petit moment, mais je ne cherchais pas à le démontrer.

"et comment t'as trouvé?".... Oh...."bien, bien"... fait le Pierrot qui se débine....

La vérité, c'est que j'ai un peu décroché en milieu de concert!! Peut-être autant du fait d'éléments extérieurs (la prostate, et être coincé près de la sortie ensuite) que de la prestation.

Et pourtant, j'étais bien emballé au départ: la banane de Christopher Thomas à la basse et contrebasse fait plaisir à voir et à entendre. Il fait sourire et rire Stéphane Reynaud, qui reste malgré tout concentré. Chris fait aussi parfois quelques choeurs, du tambourin sur un titre. La classe américaine, et comme me le dira Stéphane "il comprend la musique de Jean-Louis"... et il n'en rajoute pas non plus... (le très intérimaire C. Minck lui en rajoutait pas mal, des notes).

Quant à Gaël Rakotondrabe, tout jeune, mais un CV déjà impressionnant, il remplace à lui tout seul le Delano Orchestra.... ou du moins, l'orchestration avec violoncelle et trompette de Babel... et c'est très convainquant. Toujours avec des sonorités plutôt synthé/orgue que piano je pense. On reste donc finalement sur une orchestration pas si différente des tournées précédentes avec Slim (plus axé orgue) et surtout Denis. Cela ne tourne donc pas au style "jazz/piano bar"... sauf que Murat choisit plutôt de nous livrer un "récital Babel" qu'un concert rock. Pas d'intro-impro (sauf au 1er titre, et c'était chouette), peu de solo. Même le final ne donne pas lieu au traditionnel "lâcher de chevaux"... Pas de jaguar, de taormina, de Vaudou... alors que le titre choisi pouvait bien-sûr s'y prêter (certains titres sont pourtant joués un peu rythmés -col de Diane je crois-.

Un compte-rendu précédent parlait d'une guitare épiphone... Il arborait hier son habituel fender.

Le groupe tourne déjà donc très bien, même s'ils pensent qu'ils ne sont pas encore totalement rôdé..

Alors, mon relâchement? N'en tirez aucune conclusion:

JL S sur fb me dit: "très beau concert, interprétations de Babel mettant en valeur la beauté des textes. Concert tout en douceur et plein de sensibilité et en prime notre JLM d'humeur généreuse. Bon concert à Mons".

Donc, oui, un Jean-Louis bien présent. La voix est belle, le pupitre est là, mais je n'ai pas eu l'impression qu'il lisait. Une réflexion d'un spectateur réclamant des "compos, pas ce blues là..." le laisse froid... "un français" dit-il... flattant le public belge dans le sens de la frite. Peut-être que finalement, j'ai définitivement un problème avec les chansons de Babel... Bon, ce soir, je m'approche de la scène... et je m'arrime au chanteur. J'ai envie d'être aussi conquis que l'ami Charles:

La nouvelle formation donne un punch incroyable sur certains titres de Babel. La basse étonnante et jazzy de Chris fait merveille tandis que les claviers impertinents de Gaël rappellent indéniablement les années 70. Parfois les Doors, mais le plus souvent, j'avais le sentiment que Stevie Wonder se cachait quelque part. Magique! Quant aux Frelons d'Asie, ce titre est une pure merveille sur disque comme sur scène. Bref, une soirée très longtemps intéressante et agréable.

Et que dire du Murat à la séance dédicace? Pas de "champeron brune" derrière lui... et lui se prêtant au séance de photos... et bisous... Je l'ai moi-même mitraillé pour le compte de deux amies belges... en lui disant "après Mondino, Rheims, Pierrot!"... Le e-phone a terminé dans la soutien gorge de la fan par crainte du vol... Ah, il va y avoir des jalouses...

Et vu que j'ai foiré mon compte-rendu, en voilà un autre: avec photos (mais où était le public chaud? Je l'ai pas vu).

https://branchesculture.wordpress.com/2015/02/01/jean-louis-murat-babel-concert-botanique-bruxelles/

EDIT: VOICI LA SUITE DE MON VOYAGE EN BELGIQUE à lire ici. Et je dois vous dire que je m'en veux d'être passé un peu à côté à Bruxelles, puisqu'il n'y avait pas de quoi.

le bota:

MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)

et pour compléter ce compte-rendu vite fait, quelques photos de mon parcours à la recherche du kebab ouvert:

MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)
MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)
MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)
MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)
MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)
MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)

J'étais fatigué: j'avais quand même traversé 4 pays pour voir Murat: l'Allemagne, la Hollande, la Belgique et la Turquie!!!

MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)
MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)
MURAT AU BOTA  (bilan intermédiaire)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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