Publié le 29 Novembre 2015

Mash'up Villefranche/Chambéry, last comptes-rendus de Babel

Vous  fais-je une liste d'excuses bidons pour expliquer mon retard dans la rédaction du compte-rendu de Villefranche? Non. Et sur celui de Chambéry? Non plus. Je vous épargne ça!  Pour remercier ceux qui m'ont fait part de leur impatience à les lire! 

Allez, tentons un double retour dans le passé et mélangeons tout ça. Et ce n'est pas parce que j'ai mis du temps pour publier... que je me suis appliqué... Même si on s'est mis à  3 pierrots  pour boucler le truc.

 

 

 

- J'étais un peu KO ce lundi, c'était le 12 octobre....  (Ah, oui, déjà... je suis quand même vachement à la bourre) et l'envie de rester dans cet état m'a effleuré dans l'après-midi, surtout avec la petite route à faire dans ce sale temps automnal, qui ne donne pas envie de se griser (puisqu'on frôle l'overdose). Cette petite idée, comme beaucoup de choses, m'a effleuré et a été chassée, dans le grand, han, han, han, grand vivier de mes oublis (oxymore?)... Café, thé, vitamine, re-café, j'étais calé.

- Non, c'est moi qui étais un peu KO ce jeudi, c'était le 12 novembre et .... et faudrait qu'on pense à faire une cure de juvamine nous trois, ou une cure à la Bourboule... ou à Challes Les Eaux... "Chambéry, c'est un peu comme la Bourboule" dira Murat lors du concert de Chambéry.

- C'est bon je peux parler?  Y'a des gens qui attendent mon avis depuis 6 semaines!

Guidé par mon papa et ma mââman abonnés du théâtre, je me glisse sans vague mais avec classe (humour locale) dans la rue principale et étroite de Villefranche. En passant par un joli porche, nous traboulons pour accéder à la place où se trouve le théâtre. Mes parents sont surpris: il y a du monde qui s'agglutine devant les portes... et oui, pas de places numérotés, et il faut surtout éviter d'avoir à monter les escaliers pour se rentre au balcon, c'est la terreur des abonnés sept-et+-uagénaires !

- Olalala, le Carré curtial, le ciné, les coursives, le lieu est original (si bien qu'il y a un immense  monte-charge à l'arrière- en extérieur- pour élever le matériel à hauteur de la salle qui est à l'étage,  pratique...). Mais bon sang, c'est pas où qu'on rentre... Maman! Papa! Je me suis perdu sans vous... Je trouve finalement une porte dérobée: mince, je suis peut-être arrivé un peu tôt. Pour l'heure, c'est la présentation de la saison de l'espace Malraux...  un 13/11!! (du fait des difficultés financières de cette institution).  Je m'oriente plutôt vers l'espace d'expo photo et attend sagement l'heure du verre de l'amitié, profitons-en... et des retardataires, le gang isérois. Il nous restera un long moment à discuter (du fait des places numérotés) : le concert est programmé à 21 heures, et sans première partie: pas de Matt Low!

 

-  Pas très intéressant ces commentaires.. Sachez qu'à Villefranche, par contre, tous les lyonnais ne sont pas présents... mais on retrouve le moitié auvergnat (car il est de Thiers) chanteur des Dory 4, et Sly Apollinaire, dont j'ai fais connaissance au festival de Bourgoin. Les Fidèles du centre isère sont là ainsi qu'une suissesse bien connue, que je soupçonne d'avoir été attirée ici par l'envie de voir la terre de B. Biolay. Elle ne manquera d'ailleurs pas, car elle n'en manque pas une, d'en faire allusion auprès de JLMurat. Cette gente dame m’avait gardée ma place devant, mais finalement, je rejoue Tanguy, soucieux de ne pas laisser seuls mes parents dans l’épreuve… Je fais aussi la bise à mon ancienne prof de français, qui notait bien mes rédactions au collège... Elle n'est donc peut-être pas pour rien dans ce blog.

Bon, que ce soit clair : je n’les avais pas poussés mes parents à venir. Je ne suis pas du tout prosélyte dans ma vraie vie, et peu de monde sait que je tiens ce blog d’ailleurs… Ma mère s’est tout de même sentie obligée de prendre des places, elle a tellement adoré Camille dans ce même théâtre par exemple... mais bon, évacuons le sujet : bien qu’il applaudisse à la fin de chaque morceau, quand Murat a chanté doucement pour faire dormir le jeune enfant du 2e rang, « dodo fais dodo », j’ai cru que c’était pour mon Daddy… Le nez piquait grave à chaque morceau. Faut dire qu'avec leur vie de patachons. Ils étaient la veille à Bernard Bruel chantant Brel... et ils ont adoré. Quand je leur ai dis, histoire de mettre la..., que Murat ne pensait pas du bien de Brel (c'est à relativiser en fait), je les ai choqués (c'est toujours aussi bon).

-  Se moquer de ses parents, c'est moche .... Il y avait aussi un "soir de première" à Chambéry, avec le cousin d'Isabel... Disons le tout de suite: l'auditeur de France Musique a trouvé la prestation suffisamment intéressante pour qu'il y revienne.

 

- Oui, j'ai un peu honte... Reprenons: la première partie de Matt Low est un peu difficile puisque c'est down tempo, mais les parties orchestrales sont vraiment chouettes, et il s'est avéré que j'ai gardé longtemps les morceaux en tête (plusieurs jours), notamment du fait de ce très joli final (avec lumière qui va bien), et le lancinant, répété ad lib : "au creux de tes bras, tout devient vrai" ("misty" présent sur le EP).

 

- Donc pas de première partie pour Jean-Louis à Chambéry et c'est tant pis... mais pour la peine, j'achète le CD de Matt Low que je n'avais pas encore dans ma collec Starlett.

Je rentre dans la salle quelques minutes avant le début du concert... Ouah! C'est grand! 950 places et ça semble plein!

les 700 places de Villefranche

les 700 places de Villefranche

- Et c'est parti mon kiki pour Jean-Louis... - Oui, à Chambéry aussi... et avec un striptease en plus (la grosse chemise à carreau en moins... ce qui nous vaut un "bonjour merci" de suite... et l'entrée en scène à peu près aussi longue qu'un Reggiani et une Brigitte Fontaine... ah, je rigole! C'est pour la vanne... Si Murat faisait dans la mise en scène, ça se saurait... En plus, on sait déjà que la première chanson sera expédiée...

- Et oui, "j'ai fréquenté la beauté",  le constat est le même pour chaque concert: c'est mené un peu trop tambour battant... C'est plus "je n'en ai rien gardé" que "l’enchaînement des toujours", bon, ça reste un titre accrocheur... Dans la dernière interview en date, Jean-Louis indique à propos de cette chanson qu'il ne comprendra jamais le goût du public. Murat fait sans doute une concession en la jouant, et ça se voit... (note pour l'auteur : idée d'article "Murat et les concessions", création artistique et contraintes tout ça. A soumettre à Matthieu, il faut qu'il bosse celui-là).

 

- Ah, bein, finalement, bonne idée, ce mash-up :on gagne du temps!  Donc: Tout pareil à Chambé... Même intro puissante d'une trentaine de secondes...sauf que. .. sauf que... Murat est debout et a chaussé une GIBSON. Le son me parait peu clair au premier abord, puis je m'habitue. Beaux applaudissements et sifflets (ça surprend, 950 personnes!)

- Jolie intro douce ensuite: déjà un inédit! "CHERCHEZ LA FEMME". Un titre cool, avec un piano jazz... Très jolie pont musical sur le final avec un peu de guitare de Jean-Louis Murat. Le titre refrain est vraiment accrocheur, mais je n'aime pas la trop classique ponctuation batterie et clavier qui clôt chaque refrain. Bien entendu: c'est du Murat, du classique. Au niveau interprétation, je trouve la voix impeccable... même si on n'arrive pas à comprendre le texte. Un chanson qui malgré les parties instrumentales est au format "single".

- L'intro du "cherchez la femme" savoyard me parait légérement plus puissant avec une guitare moins claire... l'ensemble de la version est un peu plus rapide et moins jazzy.

- Murat est appuyé sur un tabouret devant son pupitre. Concentré. Jambes tendues, pas vraiment assis.

- A Chambé, le tabouret est expédié à quelques mètres derrière. Murat va peu se balader pour autant, mais c'est vrai que c'est quand même plus agréable pour le spectateur... qui lui reste assis... Et c'est bien dommage parce qu'un concert avec une fosse, c'est quand même autre chose... 

- Bien dit pour une fois, mon gars, mais on est là pour compterendre un concert, pas pour bavasser... Alors,  morceau suivant:  Un peu de guitare, sans trop savoir ce que cela sera, et Murat débute seul: LES RONCES, et est rejoint doucement par le groupe. Pas de doute: c'est totalement maitrisé... Gaël aux claviers assure les ornements et remplace trompette et violoncelle.

- un "merci beaucoup"...  Et cette fois,on a une vraie intro débutée par Jean-Louis  mais rapidement rejoint  par le groupe... Là, encore, la version me parait plus rapide,  avec un chant plus puissant de Jean-Louis. Très belle version.

- Un quart d'heure de concert, et on repart toujours sur du doux: La vallée des merveilles. Même principe que sur le titre précédent: Murat commence seul puis est rejoint par le groupe. Le piano se fait plus discret. Pour le coup, on entend parfaitement le texte, même si ce n'est pas celui qui est très compréhensible... Cela reste bien sage et appliqué.

- Oui et à nous,  Murat nous dit encore un "merci beaucoup"  Chambéry, et pas à Villefranche....  Et la vallée de merveilles est délivrée sans grosses différences. J'entends plus la guitare, et ça me convient. Je pense que le clavier était différent à Villefranche, penchant vers l'orgue.

- Pour Villefranche, le "Merci" arrive maintenant.

Murat débute... puis se trompe et reprend... puis arrivé de la section rythmique... On secoue la tête: chagrin violette... Cela reste de la ballade, mais nettement plus rythmé. C'est peut-être sur ce titre d'ailleurs que Murat se lève un peu pour se rapprocher des musiciens.

Pas d'erreur cette fois... Et ça envoit... J'adore le tempo et cette ponctuation électrique. Petit signe: les versions sont un chouia peu  plus longues qu'à Villefranche. Murat adresse un sourire à Chris le bassiste.

- On reste sur du tempo plus rapide: 2e inédit "le grand vivier de l'amour" déjà interprété au KOLOKO. De l'efficace... toujours avec ce titre phrase refrain venant clôturer chaque couplet dans une belle envolée: "dans le grand and and and vivier de l'amour"... Le clavier se fait "orgue" sur ce titre (et évoque l'époque grand lièvre). Il y a un peu d'intro, un peu de pont musical, mais là encore, on ne dépasse pas le format radio ou à peine.

- Je retrouve avec plaisir "le grand vivier", vivier d'énergie. Ca aurait de quoi faire un hymne de fin de concert façon jaguar ou taormina. Le morceau alterne envolées puissantes et accalmies assez étonnantes. Long séquence plus down tempo sur le final  qui nous fait un petit rab par rapport à Villefranche. Je dis ça, je dis rien... Mais fallait mieux être ici que là-bas, mon petit père.

- Pffu... Laisse tomber. Je ne tomberai pas dans ce jeu-là. D'ailleurs:

Intro: quelques riffs nerveux et secs et la batterie au trot sur sol lourd, ça redescend doucement... Tambourin par Chris, et vlà "Neige et pluie au Sancy"... Malgré le côté lancinant de la chanson, c'est une belle version, énergique, et expressionniste, avec ce climat inquiétant créé par la guitare et la batterie, climat qui s'alourdit dans une grande partie musicale finale. Pas mal. pas mal.

- Guitare peut-être plus saturée et lourde à Chambéry, alors qu'à Villefranche, Murat avait livré un son plus étonnant peut-être (un riff rapide).  Toujours pas mal... Mais vraiment pas mal. Gael délivre des sons étonnants avec son synthé, ajoutant à l'ambiance du morceau. Et vous en étiez-où à Villefranche?

- A la 35e minute à peu près...

Et quelques mots prononcés (la vanne habituelle sur le regroupement Auvergne/Rhône-Alpes.... et on ne comprend pas tout.

- Ah, nous aussi, il nous parle là, mais on est à la 38e minute!

Après une gorgée prise dans une tasse, "on va vous interpréter quelques chansons de Babel...  On est très content de jouer dans une salle pleine, ça nous arrive une fois par an à peu près".  Puis après quelques riffs, la comparaison entre La Bourboule et Chambéry.

 

- On reste dans les sommets avec "Col de Diane", même si ce n'est pas ma chanson préférée. Avec le groupe, ça passe bien, et il y a de belles envolées.

 

- No comment en sus. Je t'accorde le match nul sur celle-ci. Le choeur de Chris sur le final est chouette.

les 950 de Chambéry

les 950 de Chambéry

 

 

 

- Puis, c'est un autre inédit: Comme souvent, ça démarre avant que ça démarre par un petit gratouillage, et c'est Chris qui lance: "yeah"... Rythmique rapide, intro mais pas trop... Premier couplet qu'on a du mal à comprendre, mais le refrain que Jean-Louis chante pourtant à grande vitesse nous donne quelques idées de sens : "quel malheur pour des parents d'avoir mis dans leur lit ses chiens de Californie" ... Le refrain est "attrapant", d'autant qu'il est suivi par un petit pont musical très réussi, notamment du fait du piano. Le 2e refrain est suivi d'une nouvelle variation sur la phrase titre très réussie: "quel malheur pour des parents, quel malheur pour les parents"... Petit solo de piano... La batterie est d'enfer. Le rythme du chant s'accélère on dirait, alternance ultra rapide de couplet et de refrain. 3e pont musical et toujours différent. Murat se chauffe, et pousse la voix en faisant des variations sur le refrain, avec cris... Oui, un murat comme j'aime... tout en restant calé sur le tabouret.... le tout en moins de 5 minutes.

45 minutes de concert. Gros applaudissements...

- Ah...  tiens... bon...  A Chambéry, on est passé direct aux frelons!

- Lalalalère! On a eu une chanson en plus à Villefranche!

Sur "les frelons d'asie": Jean-Louis tout seul, très ralenti... un brin de guitare.... "dans la forêt..." et le groupe intervient: tuyaux d'orgue.... Moui... deuxième couplet trainant, mais ça monte un petit peu ensuite... et toujours un peu plus; toujours les claviers très en avant... mais ça ne s'emballe pas vraiment. On ne peut pas dire que Jean-Louis n'assure pas, mais bon, je m'ennuie un peu.

- Ca débute pareil mais il me semble qu'on a droit à une version nettement plus énergique ensuite. Je remarque les choeurs de Chris.

 

- Voilà "Long john"... assez dépouillé. avec accompagnement piano. La chanson avait démarré tout doucement, avec Murat qui siffle un peu. Le public apprécie.

- On a encore "un merci beaucoup"... et Murat qui débute, là encore tout doucement...  Une trentaine de secondes... C'est très jolie... avec une note de piano ou deux...puis Murat s'arrête après une phrase que je ne comprends pas pour présenter Stéphane à la batterie, puis ça reprend.... là où on en était. Murat fait un peu de guitare solo, alors que le piano a repris la mélodie... Là, pas de Murat qui siffle, mais le public apprécie aussi... et Murat remercie encore... Et présente Gaël... puis parle encore un peu: "on va vous interpréter 3 ou 4 nouvelles chansons, on en a déjà joué  deux je crois,et là on va vous faire une 3e, pour les débutants"... Et Murat de continuer sur des considérations météorologiques en s'éclaircissant la voix: "c'est dingue ce temps, on s'enrhume. C'est bien ici: vous allez bien, personne tousse. Je fais une étude quasi-médicale tous les soirs. Avant-hier, on était  à Arcachon: ils toussaient tous. C'est pas sain. A La Bourboule, personne ne tousse. C'est ma référence. Vous êtes pas mal vous vous. En tout cas à Arcachon, ils nous ont fait dormir à côté d'une usine qui utilise de l'ammoniac, ça puait la merde...  Maintenant la bagnole c'est un chiotte..."   Et Murat de se gratter encore la gorge fortement. "Donc une nouvelle chanson, je fais toujours un petit préambule parce que... ça peut surprendre. Donc, je vais  reprendre deux fois l'intro... pour vous imprégner de l'information".  Nouvel éclaircissement de voix et tourné vers Stéphane: "tu vois ce qu'on va faire?... C'est un savoirien."(sous réserve).

Et ça débute: "j'ai eu le cafard, c'est quoi le cafard, difficile à dire". Il s'arrête ça applaudit. Et nous dit: "si le monde était mieux fait, ça suffirait comme chanson", mais il reprend de suite... et on oublie de suite la petite séquence humoristique.

 

- Ah, vous avez eu de la chance... nous pas de blabla:

Quelques notes de guitares, en solo, avec du siffletage encore (pas totalement maitrisé),  avant que basse et batterie interviennent doucement. "J'ai eu le cafard, c'est quoi le cafard, difficile à dire". Je suis surpris par ce premier vers, et curieux... mais j'ai ensuite du mal à comprendre, et je suis frustré. Gaël joue quelques sons d'orgue, et également de piano par moment... Le morceau est un peu lancinant, sur quelques notes. On a droit à un mini mini solo de guitare en douceur. Le morceau s'étire (7 minutes)... et je m'ennuie un peu, même si le "face à caméra, coupez hé" qui clôture est assez joli.

- A Chambéry, je suis plus rentré dedans. L'impression d'entendre plus la guitare ne me lâche pas de tout le concert, alors que j'étais frustré de ce côté-là à Villefranche. D'ailleurs, ensuite: petit mouvement de main, guitare saturée:  Murat chantonne "hard days night" en passant au milieu de la scène...  Puis livre encore riffs vibrants.... Puis est rejoint par les coups de Stéphane... C'est "qu'est-ce que ça veut dire".   Ouah...  Ca déchire... Deux très longues parties instrumentales au coeur du morceau... et le public applaudit même sur la dernière alors que JL nous joue enfin le guitare héro. Murat présente encore les musiciens, mais on n'est pas frustré parce que ça n'arrive pas comme un coïtus interruptus,  le morceau continue presque sur le même rythme, et on a un beau final. 

- Et bien...A Villefranche, "Qu'est-ce qu'au fond du coeur?"... elle était très ralentie, très doux au départ... Au début, Jean-Louis chante un refrain presque en solo... et le groupe reprend, plus fort... De très longues parties musicales, avec une guitare slow hand... Ca ne s'emballe pas, d'autant que Jean-Louis présente les musiciens... Gaël se met en évidence. Ca reste un bon moment, avec beaucoup de variations, d'autant que la chanson reprend son cours, et on a quelques claps dans la fin de la part du public, et Jean-Louis élève enfin un peu la voix... mais ok, on s'attend que Jean-Louis se lâche plus sur ce titre...

- Des applaudissements durant le morceau ?  Et bien à Chambéry, malgré un concert plus chaud sur scène, c'était finalement presque plus froid (notamment peu de gens debouts sur le rappel)... alors que Murat et le groupe semblent vraiment ravies et témoignent d'une belle union (Après des accolades, Murat fait  le geste d'étrangler Stéphane c'est dire) ... mais le rappel est quand même réussi.

Une fois le silence revenu, quelqu'un qui croit au Père Noël réclame "mustang". Sans réaction.

"on rentre en studio dans 15 jours avec mes petits camarades", ce qui suscite quelques applaudissements. On a quelques petites chansons de chauffe, de répétitions, et on va vous en interpréter une... qui ne sera pas sur le disque, hein! Je ne veux pas être interdit d'antenne. Ca s'appelle les chiens de californie... Spécial dédicace à Stéphane [Bouleau]"...

- Et bien, voilà,  les chambériens y ont droit...

- Yes! Ca m'aurait frustré! Impossible de savoir de quoi ça parle, mais soit... Quel tempo... Jean-Louis fait des "ouh ouh ouh" stoniens, puis quelques cris façon toutous sur la fin mais pour aller sur un final finalement presque plus  blues qu'à Villefranche où le morceau s'arrêtait brutalement (pas de gros écart de durée).

 

- Après un rappel chaleureux,  "Tu ne t'es pas endormi?" dit Murat.... Mon père sursaute, mais cela s'adresse à  un enfant devant (qu'il avait déjà embrassé ou salué au moment du rappel). "Tu as école demain...". Jean-Louis  débute seul en sifflotant... "tout m'attire". Il susurre: "dodo... dodo"... Puis reprend le cours ordinaire de la chanson, tout en douceur. J'entends derrière : "c'est magnifique".

 

-  A Chambéry, tout calme aussi... Mais après les chiens de Californie, j'ai un peu de mal... D'autant que... Murat se retire... et le concert se termine déjà...

 

- Ah!! Ah! A Villefranche, on a terminé sur "le blues du cygne"... Jean-Louis a déserté le tabouret... et flâne côté jardin ou cours je ne sais plus... du coup, le groupe nous fait une intro longue durée.. la guitare arrive, et on a enfin droit à un peu de gratte, mais toujours avec le clavier aussi puissant... A plus de 3 minutes, Jean-Louis se met à chanter.... mais là, c'est très en dessous de ce qu'il nous peut livrer... ah, un peu de cris.... mais le groupe l'emporte sur l'interprétation... D'ailleurs, Jean-Louis se trompe... et butte... Du coup, on part ensuite sur un long pont musical pas degueu. 7 minutes 50... Y'a pas à dire : le groupe est d'enfer... mais c'est comme si Jean-Louis jouait avec un filet de sécurité... sur un coussin. Je l'aime sur le fil, près de l'abime... D'autres trouveraient qu'il peut ainsi se consacrer à son interprétation, et à la voix, et ce n'est pas faux, Jean-Louis fait plus que jamais le crooner.

 

- C'est ça ta conclusion?

- En partie.  En cours de concert, j'ai pensé aux "chansons qui puaient la chaise", et c'est vrai qu'assis dans un théâtre, avec un chanteur sur un tabouret, je regrettais un peu l'ambiance et l'énergie donnée dans la grotte de la petite coopé par exemple.  C'est musicalement excellent, les orchestrations bien que toujours soumises à variation et à humeur sont soignées et réussis, mais l'amateur de "jaguar" et du Murat rock ne trouve pas totalement ce qui lui plait. Surtout avec la base des chansons de Babel... dont on commence à avoir fait le tour (même si on prend plaisir à écouter les versions de  certains titres sur lesquels on avait des a priori négatifs, comme le Col de Diane).  Et puis, même si, à la guitare, c'était  service minimum, Murat assure côté voix et interprétation. Il prend plaisir de se faire accompagner par ce groupe de toute évidence. On espère qu'il l'inspirera pour ce nouvel album... même si cela l'envoit plus vers le jazz, le groove, que le rock.. Hélas. 

 

- Sur Chambéry, je ne sais pas si c'était une question de sensations (le voir debout), de sonorisation, mais j'ai plus entendu la guitare, j'ai senti Murat plus énergique sur son manche... Il était de toute évidence content de jouer devant une telle assemblée, d'où ses flots de "merci". L'ensemble semblait donc un peu plus up tempo... Et j'ai donc préféré. On a passé ensuite quelques minutes avec Murat, assez chaleureux. Après le rituel " t'es pas en Allemagne, toi?", en me signant mon "live au pias nites", nous parlons de son médecin (... à suivre). Puis à  la question de savoir qui était ce "Stéphane Bouleau" auquel il a dédidacé "les chiens de californie"... il nous  fait le coup de la devinette aux fans, se tournant vers moi en disant: "lui, il doit savoir"... mais je ne vois pas. Parlait-il de Gilles Bouleau? Le mystère reste entier.  Il a été ensuite  interrogé sur l'éducation scolaire des enfants. Confirmant ainsi ses propos d'interviews,   Murat a indiqué qu'il suivait de près ses deux enfants sur la question, nous parlant du prof de français très sévère de Mademoiselle, ou d'un voyage à Rome à vocation éducative durant les dernières vacances...  

 

- On en reste là? Vous voulez dire qu'on termine 2 ans de Babel là-dessus? Pffu... C'est votre derniers mots?

Et bien, entamons la traversée du désert, la période de soudure, de l'entre-deux... Et rendez-vous au printemps pour de nouvelles aventures... (bon, d'ici là, on trouvera de quoi s'occuper, ne vous inquiétez pas). 

 

Mash'up Villefranche/Chambéry, last comptes-rendus de Babel

PS: J'ai été très silencieux sur les événements récents. Matthieu a permis que nous en parlions ici (article précédent). Je voulais juste signaler qu'un ancien de la maison de disque V2, avecAlain Artaud, a été assassiné. Il occupait maintenant des fonctions chez Universal. Il était ainsi un collègue de Marie Audigier. J'ai également vu qu'Anne Sylvestre que Murat aime beaucoup a perdu un petits-fils. Une pensée à toutes les victimes et à leurs proches, et continuons d'aller aux concerts.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 18 Novembre 2015

Notre correspondant de paix a enfin retrouvé le chemin du travail... Il nous livre à nouveau un texte dont il a le secret sur une soirée oh combien particulière... Sans commentaire de ma part (je me suis tenu en retrait cette fois). 

Chronique d'une passion et de l'abjection

Vendredi 13 novembre 2015, Jean-Louis Murat donnait son pénultième concert de l'année 2015 dans la ville de Marcel Jouhandeau. Compte rendu (presque) ordinaire.

C'est au moment où nous commencions à nous dire que Guéret est une ville vraiment très calme, même pour un dimanche, qu'il nous revint à l'esprit que nous étions vendredi. La surprise n'était pas totale, quelques indices nous ayant préparé à cette ambiance, tels ce désir d'exil insistant des natifs du lieu, les témoignages ironiques sur l'intensité de la vie nocturne locale ou la mise en avant, par le site internet de la commune, des Archives Départementales comme espace possible... de loisirs. Au moins la préfecture limousine ne risque-t-elle pas de se voir reprocher un jour d'être "la capitale des abominations et de la perversion".

Une brève visite au musée de la Sénatorerie, qui se veut à la fois d'Archéologie, des Beaux-Arts, d'Histoire naturelle, de la Tapisserie et plus encore, au point d'en devenir indigeste, nous aura néanmoins permis d'admirer, entre autres, Le Baiser de Jean-Louis Rodin, de beaux paysages de l'École de Crozant et, plaisir plus personnel, une photographie de Maurice Rollinat au piano, l'instrument se trouvant juste en-dessous. Pourtant, dans la fraîcheur venteuse et automnale du début de soirée, il nous fallut nous rendre à l'évidence : une fois passé le concert de Murat à La Fabrique, nous ne demanderions pas l'asile politique à Chaminadour…

Paix à Gueret, Guerre à Paris

Un chanteur a-t-il le droit d'être en petite forme et dans un mauvais soir ? Assurément. Mais un fan ? Ne devrait-il pas, lui qui n'a ni pression, ni responsabilité, faire preuve d'une bienveillance et d'une adoration sans faiblesse vis-à-vis de l'artiste qu'il admire ? Avouons-le donc sans détour, si Murat paraissait d'excellente humeur et heureux d'être là ce vendredi, nous n'étions pour notre part pas totalement "dedans", peut-être en raison d'un positionnement éloigné dans la salle, qui nous empêcha de scruter les visages des principaux acteurs, leurs échanges de regards et de sourires, si précieux à nos yeux. Et le fait est que ce concert, qui parut au final avoir comblé une grande partie de l'assistance (300-400 personnes), ne déclencha jamais notre enthousiasme. Saisissons pourtant cette occasion pour l'évoquer de manière plus distancée qu'à l'accoutumée, en décrivant ses points forts et ses points faibles.

La soirée débute avec le jeune Matthieu Lopez, alias Matt Low, qui avoue se sentir "bizarre" pour cette dernière apparition en première partie de celui qui est aussi son parolier. Le musicien est poli (il remercie toute l'équipe de Murat, depuis Laure jusqu'à Jocelyne), joli garçon, souriant, propre sur lui. Immédiatement attachant – au risque de paraître lisse. Hélas, cette impression ne provient pas que de son allure et il se dégage de son set une certaine monotonie mollassonne. Comme le jeune homme débute dans le métier de chanteur (bien qu'il ait déjà une longue expérience de sideman) et semble suffisamment bien entouré pour avoir sa ration d'éloges (on pourra se reporter au témoignage embedded et passionnant que son bassiste a publié sur le nouveau blog de la Coopérative de Mai), permettons-nous quelques observations critiques, aussi argumentées et constructives que possible.

L'un des soucis de sa prestation de vendredi nous semble venir du chant, trop monocorde, manquant de variété et de nuances. Ses progrès sont tout de même notables, en terme de justesse, depuis son passage sur RFI, nous ne reprendrons donc pas à notre compte la vacherie proférée par l'ami Plainelle ("De toute façon, dans le Delano, y a qu'le batteur qui sait chanter correctement !"), mais l'encouragerons au contraire à se lâcher davantage. Pour ce faire, il lui faudra peut-être surmonter une deuxième difficulté, liée à la précédente, provenant des textes de Murat. Plusieurs d'entre eux sont assez minimalistes et répétitifs et quoique leur auteur ait déclaré qu'il avait "pris appui" sur ceux déjà écrits par son interprète (et compositeur), on y retrouve non seulement certaines de ses thématiques de toujours (cf. "T'as besoin d'apprendre à défaire"), mais aussi une partie de son vocabulaire bucolique et champêtre qui, s'il sonne aussi naturel dans sa bouche que le verlan dans celle de Joey Starr, paraît parfois décalé dans celle de Lopez. Rien de grave, ni même d'étonnant, si l'on se souvient par exemple que Murat déclarait en début d'année : "Mes chansons sont comme de la viande que l'on doit mâcher longtemps." Il s'agira donc bien à l'avenir pour Matt Low de se mettre en bouche les mots de son auteur, jusqu'à parvenir à en faire ressortir, à force de mastication, les saveurs les plus personnelles – déjà repérables ici ou là, notamment dans le très joli "Misty". Répétons-le, Lopez doit apprendre à se laisser aller et aurait tout intérêt à instiller dans son chant et son attitude scénique un peu de la folie et de l'énergie contenues dans l'exclamation qui sert de titre à son EP : "Banzaï". (Notre référence, on l'aura deviné, étant ici davantage le cri poussé par Jules-Edouard Moustic à la fin de ses journaux grolandais que celui des aviateurs japonais kamikazes de la Seconde Guerre Mondiale…)

Y a-t-il du Moustic (ici lors de la cérémonie de clôture du Festival du Court de Clermont, en 2014) en Matt Low ? A voir...

Y a-t-il du Moustic (ici lors de la cérémonie de clôture du Festival du Court de Clermont, en 2014) en Matt Low ? A voir...

Venons-en au parolier de Matt Low. De toute évidence, il est content de se produire devant le public de Guéret, à qui il lance, dès son entrée sur scène et avec une chaleur peu commune : "Le Puy-de-Dôme salue la Creuse ! Vous allez bien, voisins ?". Un entrain qu'on peut attribuer à la proximité géographique ("Vous connaissez le Sancy vous au moins" se réjouit-il après "Neige et pluie"), mais encore à des amitiés anciennes (avec Hervé Herpe, co-directeur de la salle, qu'il présente comme un "vieux copain") et à des préoccupations partagées. Ainsi Murat appelle-t-il à faire souffler "le vent de la révolte" contre la réforme territoriale en cours qui oblige Puydômois et Creusois à fusionner, respectivement avec les Lyonnais et les Bordelais, deux peuples qui, selon lui, "compte[nt] avant de penser". À ses côtés, on retrouve l'indéfectible et inestimable Stéphane Reynaud, un Gaël Rakotondrabe toujours aussi créatif et finaud derrière ses claviers et un Chris Thomas qui, une fois n'est pas coutume, ne paraît pas dans son assiette et reviendra sur scène bien après ses compagnons au moment du rappel. Mais l'un des avantages d'une soirée comme celle du 13 novembre 2015 est qu'elle permet, a posteriori, de relativiser sans peine ce genre de détails.

La Fabrique, "scène conventionnée pour les écritures du monde et les musiques".

La Fabrique, "scène conventionnée pour les écritures du monde et les musiques".

Pour ce qui est du contenu du concert, nous l'aborderons brièvement, puisqu'il s'agissait de l'avant-dernier d'une longue tournée, déjà abondamment commentée. Ce vendredi, JLM propose donc quatorze chansons, dont quatre inédites. La palme d'or revient ce soir sans conteste à "Neige et pluie au Sancy", puissante, dissonante, lourde et poisseuse, qui vaut au quatuor de longs applaudissements. Sur le petit papier qui nous sert de pense-bête, nous notons, pour décrire l'atmosphère générée par cette interprétation : "cauchemardesque". Il est alors environ 23h00 et à cet instant, confortablement assis dans le fauteuil d'une salle de concert située dans une petite ville du centre de la France, cet adjectif a pour nous une connotation positive. Parmi les autres réussites de la soirée, nous retiendrons aussi "Chagrin violette", révélation pop de cette troisième partie du Babel Tour, un titre qui aurait constitué un dernier single nettement plus intéressant pour une diffusion en radio que "Camping à la ferme" (et nous prions ici les choristes Justine et Gaspard de ne surtout pas prendre ombrage de cette remarque, laquelle leur est moins destinée à eux qu'à la maison de disques). N'oublions pas "Long John", la chanson préférée de notre voisine de devant, interprétée d'une voix caressante par le chanteur-siffleur. Mention spéciale également à "Qu'est-ce qu'au fond du cœur", qui alterne la douceur et la fièvre, avec le soutien du public. Cette chanson, présentée pour la première fois sur scène le 19 juin 2014 (sous le regard bienveillant d'une fan appartenant au canal historique) aura décidément bien tenu la distance, finissant toujours les concerts dans le peloton de tête des plus valeureux de l'étape.

"Le bruit du sang", "les pleurs de mère", "de la pluie plein les yeux", etc. "Chagrin violette", live at Guéret, filmée par John Delvas (que nous remercions).

Du côté des insatisfactions, deux morceaux en particulier nous auront déçu, pour des motifs différents. "Frelons d'Asie" est une des meilleures chansons de Babel et elle flirta régulièrement sur scène avec le sublime, que ce soit avec le Delano ou avec le trio Toto-Rako-Reynaud. Mais ce soir, JLM en livre une version qui nous paraît anémiée et sans relief. Peut-être qu'à force de vibrer jusqu'aux larmes à son écoute, aussi bien dans la salle que devant la vidéo du New Morning, attendions-nous ce soir un peu trop de ce morceau ? Quant au "Grand vivier de l'amour", JLM en sabote le refrain, nous privant du plaisir du crescendo des "an-an-an" sans lesquels cette chanson perd une partie de son charme. De toute évidence, il faut se résigner à l'idée que jamais plus nous ne connaîtrons une interprétation du niveau de celle qui nous avait transporté, en juin dernier, dans la ferveur d'une Petite Coopérative de Mai bondée. Dans ces conditions, peut-être serait-il préférable que JLM ne l'enregistre pas sur son prochain disque, plutôt que d'en proposer une version au rabais. "Le grand vivier" rejoindrait alors la longue et luxuriante liste des "Inédits scène", trouvant sa place, par exemple, aux côtés de "Je ne cesse de penser à toi" ("Quelle vie de cendres / Toujours Novembre / Je ne cesse de penser à toi").

Au rayon des nouveautés, remarquons l'originalité du "Cafard", tant du côté du texte que de la construction rythmique. Murat interprète le refrain ("En Haute-Savoie / Face caméra / Coupez !") en accompagnant l'impératif d'un mouvement sec de la main, qui accentue son tranchant et nous fait songer sur le moment à "Taormina" : "Coupe la mort / Coupe la mort". Quant au "Chien de Californie", annoncée comme "rigolote", la chanson bénéficie d'arrangements surprenants et du renfort vocal de Stef. Question drôlerie, nous ne nous prononcerons pas, laissant les personnes qui l'ont entendue libres de lui trouver sa juste place sur l'échelle du rire, quelque part entre "La saison des radis" et "Fort Alamo" (la touche canine et les aboiements du chanteur étant sans doute les seuls points communs avec ce dernier titre, pas réputé pour déclencher l'hilarité).

Le dernier morceau du set sera "Tout m'attire", chanson pour "les cœurs féminins" (et "Y a pas que les filles qui ont des cœurs féminins", précise judicieusement le chanteur). Bien que nous soupçonnions ce morceau d'être important pour son créateur, il n'est jamais parvenu à nous bouleverser, nous apparaissant bien pâlot à côté des nombreuses perles produites par Murat dans le registre amoureux. En outre, son titre nous rappelle immanquablement la chanson "Tout m'attire en vous", d'un dénommé Alain Bonnefont, laquelle nous procure plus d'émotion. Pour finir, nous attendions avec espoir "Mujade Ribe", qui nous avait tant charmé voici quelques mois et que l'ami Martial avait eu le plaisir d'entendre à Montrouge, mais ce ne sera pas pour cette fois. Ou, plus exactement, pas pour la scène. Car ce soir, le mauvais temps est bien au rendez-vous, l'orage gronde, mais c'est en quittant la salle que nous allons petit à petit en prendre conscience.

Une version électrique de "Taormina" en 2010. "Coupe la mort, coupe la mort, coupe la mort..."

Ce sont d'abord des réponses hésitantes à l'anodine question "Ça va ?". Des visages moins détendus qu'on ne l'attendrait au terme d'un concert. Puis des premiers mots, isolés, encore brumeux : "attentat", "coups de feu", "Paris". On se renseigne, petit à petit, de nouveaux termes chassent les précédents, qui n'étaient pas encore digérés : "prise d'otage", "explosions". Ils s'ancrent dans des lieux plus ou moins précis : "terrasses", "Stade de France", "Bataclan". Jusqu'au premier chiffre, lu sur le smartphone d'une fan qui assistait à son premier concert de JLM (et l'adora) : 42. La vedette du soir sait-elle ce qui se passe à Paris ? Il serait étonnant qu'on ne lui ait rien dit avant le rappel ou après sa sortie de scène. Quoi qu'il en soit, Murat n'en laisse rien paraître, discute avec les spectateurs, signe des autographes, accepte volontiers les photos, y associe son jeune protégé, pas du genre à faire la retape pour vendre  son EP… Nous retrouvons deux ou trois visages connus, que nous sommes contents de revoir, même si rien n'allège l'inexorable pesanteur qui est en train de s'abattre sur cette fin de soirée. Soudain, Breaking news : le véhicule de tournée a été braqué, les affaires des techniciens volées… Jocelyne gère la montée du stress et convoque l'Histoire avec un grand H : elle se souvient d'un précédent braquage du côté de Lille, à la suite duquel elle avait donné des t-shirts à l'effigie de Murat aux techniciens, puis remarque en riant qu'on est vendredi 13...

Son humour nous manquera les heures suivantes, passées dans une chambre d'hôtel, à zapper devant les diverses éditions spéciales télévisées. Tenter de mettre quelques images sur l'enfer pressenti dès le hall de la Fabrique, chercher des détails (nombreux), des débuts d'analyses (rares) qui donneraient un peu de sens à tout cela… Songer à cette étudiante qui nous confiait, voilà quelques mois, avoir le sentiment d'appartenir à une génération n'ayant jamais connu la guerre et partie entre-temps s'installer à Paris. Se souvenir de Michel Renaud, victime de la tuerie survenue le 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo, dont le Festival du Carnet de Voyage (qu'il avait créé) débute aujourd'hui même à Clermont. Les chiffres augmentent, de 42, on est déjà passé à 118 – "tiens, comme le numéro de la chambre" (pourtant, on aimerait n'avoir que des pensées à la hauteur, dans ces moments-là). Et puis à l'aube, après quelques heures de sommeil, se rebrancher sur les matinales spéciales et les chaînes d'info en continu parties pour mouliner des jours durant. Dans le flot d'images partielles, de témoignages de survivants, d'analyses plus ou moins poussées, d'hommages au travail des secouristes, de déclarations démagos de Wauquiez, nous remarquons alors un tweet, anodin, qui décrit le silence soudain tombé sur Paris :

**********

C'est au moment où nous commencions à nous dire que Paris est une ville vraiment très calme, même pour un dimanche, qu'il nous revint à l'esprit que nous étions samedi.

Paris était-elle soudain devenue aussi tranquille que Guéret un dimanche ?

Non, Florent Marchet a raison : "on se croirait dimanche, mais ce n'est pas pareil". Décidément – irréversiblement –, ce n'est pas pareil.

 

Paix à Gueret, Guerre à Paris

 

Merci Matthieu!

Même en manque d'air,  Paris ne sera jamais pris.

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Publié le 11 Novembre 2015

Tournée Babel, épisode 2 bis de la 3e partie (sans compter le prequel kolokiste), verra Jean-Louis Murat chanter à Chambéry, avant de se rendre à Gueret. C'est la première fois depuis que je le suis. Entendre Sa voix et son Chant à Chambéry-Savoie me ravit. Aura-t-on droit à la vanne classique de derby entre pays de fromage? Enfin soit, entre éléphants et dinosaure, même sans culs, le courant va passer...

Interview dans Le Dauphiné Libéré!

Ne te tais pas 2... Sa voix jeudi!

http://www.ledauphine.com/actualite/2015/11/10/je-suis-un-dinosaure-de-la-chanson-francaise

"JE SUIS UN DINOSAURE DE LA CHANSON FRANÇAISE.

L’Espace Malraux lance sa saison demain après une longue fermeture due aux contraintes budgétaires. Ouverture en musique, avec Jean-Louis Murat, qui confie au Dauphiné Libéré son regard de “dinosaure” de la chanson française. L’Auvergnat n’a rien perdu de sa hargne contre la génération des “chanteurs qui ne pensent qu’au pognon”.

Vous donnez un concert dans une scène nationale encore inquiète pour son avenir. Le saviez-vous ?

Pas du tout, mais ça ne me surprend pas. Depuis que j’ai commencé cette tournée de deux mois, j’ai l’impression d’entendre ça un soir sur deux. C’est vraiment inquiétant.

Vous allez chanter une bonne partie des chansons de votre dernier album « Babel ». Une vraie musique d’automne, douce-amère. Est-ce aussi ce que vous ressentez ?

J’ai beaucoup de mal à parler de mes albums une fois terminés. Il parle en tout cas de la fin d’un monde. Mais ce n’est pas à moi d’en parler. Je crains toujours les gens qui sont émus par leur propre émotion. Ma mission est d’interpréter au mieux, tout en laissant aux gens le soin de ressentir l’émotion qu’ils ont envie de ressentir. Je m’attache surtout à la qualité du son. J’ai une dimension ouvrière de mon métier, en essayant chaque soir de faire au mieux.

Vous parlez de mission. Un mot que l’on entend rarement pour parler de la chanson ?

Il n’y a pratiquement plus personne qui est issu d’un milieu populaire dans ce métier. Ce sont surtout des hauts bourgeois qui voient la musique à la Macron : ça doit marcher et il faut rentrer du pognon. Pour beaucoup de groupes, la première idée est de ramasser de la caillasse. Le message ultra-libéral est tellement bien passé dans la société qu’il est passé aussi chez les artistes. C’est pour ça que je reste en dehors de ce milieu. Je suis un “dinosaure” de la chanson française.

Pourtant, on n’a jamais autant célébré la chanson, notamment à la télé. Avec une multitude d’émissions comme “The voice”. Est-ce que ça peut permettre de faire connaître des nouveaux talents ?

Non, la messe est dite. La mondialisation et l’ultralibéralisme ravagent aussi la musique. Il suffit de voir le nombre de chanteurs qui interprètent des chansons françaises avec un accent américain comme s’ils étaient nés en Californie. Ce n’est nouveau. La colonisation a commencé il y a longtemps. Déjà avec Jonnhy à l’époque du yé-yé.

Est-ce pour vous en protéger que vous êtes resté vivre en Auvergne, dans votre village d’origine ?

Est-ce que j’ai une tronche à habiter à Paris ? D’abord je n’en ai pas les moyens et qu’est-ce que j’irais foutre là-bas ? Ce n’est pas une question d’inspiration, on peut écrire des chansons partout. C’est simplement plus pratique. À la campagne, les musiciens peuvent venir répéter, il n’y a pas de voisins, on peut faire du bruit. Comme il n’y a plus de pognon pour faire des disques, c’est quand même plus facile de répéter en Auvergne que de louer un studio de répétition à Paris.

Rendez-vous dès 19 heures pour l’accueil du public, avec une présentation des temps forts de la saison autour d’un verre. Début du concert à 21 heures. Renseignements au Tél. 04 79 85 55 43.

Propos recueillis par Jacques LELEU"

LE LIEN EN PLUS SANS LIEN MAIS AU FINAL AVEC PLEINS

 

Après Stéphane Merveille à Issoudun (ce qui a été l'occasion pour Erik ARNAUD interviewé ici de rechanter quelques chansons!!), Frank LORIOU expose lui aussi ses photos. Ça sera à RENNES, à l'occasion des Transmusicales. Contacté ce matin, il m'a confirmé (car c'était évident qu'il choisirait une photo de Murat) que l'on pourrait voir un cliché de JLM... pas une photo inédite toutefois et ce n'est pas une surprise non plus: travailler avec Jean-Louis Murat implique de se plier à la sélection rigoureuse et très sélective des images de la part du chanteur. La malle du chanteur est mythique, mais les archives de Frank doivent être pas mal non plus...

 

dans le cadre des 37ème Transmusicales de Rennes

du 23 novembre 2015 au 15 janvier 2016

 

à la Maison des Associations

6 cours des Alliés 35000 Rennes

 

le vernissage aura lieu le jeudi 3 décembre à 18h30

(agence VU')

 

A lire (F. LORIOU parle de son travail avec Jean-Louis:

http://www.surjeanlouismurat.com/2014/10/frank-loriou-secrets-d-instantanes.html )

 

LE 2e LIEN EN PLUS PARCE QUE C'EST FERIE

 

Une chronique de LIVE AUX PIAS NITES/ sur le site GLAM Attitude.

 

L'occasion de vous dire que le disque a figuré dans le classement des ventes... mais pas très longtemps. Il est rentré en semaine 39 à la 60e place (classement formats longs), à la semaine 40, il était 190e. Sur ces deux semaines, les ventes sont d'un millier d'albums. Je n'ai pas eu accès aux semaines 41 et 42 (en 43, il a disparu). Le EP ne figure pas dans le classement en téléchargement (semaine40).

 

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Rédigé par Pierrot

Publié le 6 Novembre 2015

Ne te tais pas et Creuse!

Une interview dans LE POPULAIRE à l'occasion du concert de la semaine prochaine à Guéret dans la CREUSE:

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/creuse/2015/11/06/jean-louis-murat-chanteur-paysan-nous-rappelle-au-pays_11653385.html

Dans son dernier album, Babel, Jean-Louis Murat chante ce pays où il est né, où il a grandi, où il courait les champs entre Murat-le-Quaire et la vallée des merveilles du Vendeix, ce temps d'une paysannerie de légende, qui disparaît avec ses derniers représentants, ses dernières coutumes, ses dernières joies et les souvenirs du jeune Murat. Le poète auvergnat nous rappelle au pays et sera en concert à Guéret vendredi prochain. Interview.

Vous venez jouer en Creuse, pas si loin de votre Auvergne. Vous connaissez un peu ?

Oh oui, je connais toute la France, je connais tous les départements. Ca fait 25 ans que je tourne deux fois par an, c'est moi qui conduis tous le temps, je connais tous les coins. La Creuse je connais impeccablement bien. Le nombre de fois où je m'arrête là-bas, par chez vous, ça fait un peu plus long pour revenir à la maison puis bon.. Je suis un prof de géographie contrarié moi !

Cet album, Babel, où vous parlez de cette ruralité qui disparaît, de cette paysannerie que vous avez connue enfant, vous auriez d'ailleurs pu l'écrire en Creuse...

Tout à fait, c'est pareil. Je sais bien, c'est partout pareil. Si on parle avec des Africains, ils vous disent c'est la même chose chez eux, si vous parlez avec des Chinois, ils vous disent c'est la même chose chez eux, même en Russie... Je veux dire il y a une façon de vivre qui a été complètement effacée en assez p
eu de temps.

Dans Babel, vous parlez de la mort, de la vie, de l'enfance, la vôtre en l'occurrence, à Murat-le-Quaire et ses environs, de la nature, de la ruralité qui disparaissent ...

J'ai écrit beaucoup de chansons sur ces thèmes. Évidemment, ici, je suis au premier rang pour voir la disparition de ce que j'ai connu et ça va très, très vite. Ce qui disparaît, je dirais plus que c'est le caractère des vieux paysans, je connais plein de vieux paysans qui disparaissent un à un. C'est à cette époque que c'était vraiment intéressant. Les jeunes paysans sont aussi cons que des cadres parisiens maintenant alors qu'avant... Je suis né dans ce milieu là et j'ai eu l'occasion de côtoyer ces gens, je me rends bien compte de la déperdition, du caractère, des comportements, de la façon d'être, de la façon de se comporter. On a fait une sorte d'homo-couillon campagnard, c'est tous à peu près les mêmes, les jeunes paysans c'est la catastrophe. La jeune paysannerie c'est carrément le phylloxéra...

Vous êtes nostalgique de cette vie qui disparaît des campagnes ?

Nostalgique, je sais pas, je fais plutôt des comparaisons. Je connais maintenant des fils de paysans ou des gens qui auraient pu rester paysans et qui sont là, à traiter leur obésité ou je sais pas quoi dans des HLM à Clermont-Ferrand, à avoir des boulots à la con à la Sécurité sociale. Je vois qu'ils ont quitté des bâtiments, des bâtiments qui sont en train de s'effondrer, ils étaient sur des terres où d'un seul coup les arbres envahissent les prairies. Quand je les vois, eux-aussi en conviennent, s'ils étaient restés sur place, ils auraient eu la possibilité d'avoir une autre vie d'une autre qualité, élever leurs enfants, conserver ce rapport avec les animaux mais tout ça, c'est en train de disparaître. Que les choses disparaissent en elles-mêmes ce n'est pas tant le problème, le problème c'est ce qui les remplace et il n'y a rien qui remplace ça. La qualité d'une vie de paysan en Auvergne, il n'y a aucun autre job qui remplace ça, à part faire le chanteur paysan un peu comme moi... Je veux dire que c'est une variété de comportements qui disparaît. Ils ont annoncé ça dans la presse : en 40 ans, disparition de 50 % des espèces sur Terre... tout confondu, des batraciens, des coléoptères et je pense qu'on peut facilement filer l'analogie avec des comportements humains. Je pense que s'il y a 50 % des espèces animales qui ont disparu, il y a aussi 50 % des comportements dans l'espèce humaine qui ont disparu.

Vous dites dans une interview que faire ce disque, c'est un peu refaire ce lien que votre père avait rompu en quittant la campagne pour la ville, en reniant sa culture rurale... C'est une mémoire que vous souhaitez transmettre, à vos enfants par exemple ?

Oui j'essaie de les garder sur place, mais il y a d'autres tentation. Mon père est parti à la ville, un vrai citadin, un vrai versaillais avec sa boite, son truc, son machin. On aurait pu se dire qu'il s'est fait une autre vie, qu'il s'est trouvé d'autres satisfactions. Non, non. Mon père est mort comme ils meurent tous, en per­dant un peu la tête et il ne parlait plus que de ça, des bêtes à rentrer, à changer de pré, des clôtures à faire, des vaches à traire. Le mec, à 80 balais il ne parlait que de ça, les infirmières à Versailles, elles comprenaient rien. Dans sa mémoire tout s’était effacé, la dernière chose qui surnageait dans son esprit, c’était sa vie paysanne. Tout le reste était laminé, tout le reste n’avait pas la saveur que pouvait avoir cette chose-là. Ça fait réfléchir….

Vous avez enregistré avec The Delano Orchestra, un combo folk-rock clermontois. C'était un hasard de faire un produit 100 % produit local auvergnat ou un réel parti pris?

Pourquoi pas. C'est le hasard qui a fait les choses mais pourquoi aller se faire chier avec des musiciens parisiens qui sont en général archi-nuls ? J'ai failli bosser avec des Anglais, des Américains ou alors des nullards de Paris, autant travailler avec des provinciaux, puis comme je suis ami avec eux, on a tenté le coup, c'était rigolo... On reste très amis, on se voit, on se téléphone, on bosse même ensemble sur des projets.

Qu'est ce qui vous a plu chez eux ?

Humainement, ils sont bien, ils ne sont pas sophistiqués, c'est des mecs assez simples, assez francs du collier, il n'y a pas de problème relationnel particulier avec eux, ils ont un bon sens professionnel aussi, quand ils bossent ils bossent et à coté, ils font pas chier, ils n'ont pas d’ego surdimensionné, ils ont des égos de province, ça c'est quand même agréable par rapport aux égos parisiens ou des grandes villes comme à Lyon ou à Marseille. On peut pas bosser avec ces gens là-bas. Eux, ils ont une certaine simplicité de comportement, ils se prennent pas pour des phœnix, ils ne se prennent pas pour des génies. J'ai beaucoup aimé.

C'est d'ailleurs Matt Low (Matthieu Lopez, guitariste sur Babel) qui joue en première partie de votre tournée.

Oui, j'ai fait ses textes, j'ai bossé avec Morgane (Imbeaud) aussi, avec Alex (Rochon). Sur le prochain album, je bosse avec Guillaume (Bongiraud), Julien (Quinet) aussi. Christophe (Pie), j'ai travaillé pendant 20 ans avec lui, on est tous très proches.

Julie Ho Hoa


Concert : vendredi 13 novembre à 21 heures à l'espace André-Lejeune à Guéret. De 3,20 à 21,50 euros, réservations auprès de
La Fabrique au 05.55.52.84.94.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 5 Novembre 2015

Sans commentaires! Et de toute urgence... (et oui, je suis encore en vie!)

Article sur le concert d'hier!

http://www.lavoixdunord.fr/region/jean-louis-murat-entre-rock-blues-et-jazz-fait-entendre-ia11b0n3143095

"À l’entrée en scène, un souci de micro a valu un « Je prends le jus. Je vais pas mourir sur scène quand même. » Avec Christopher Thomas à la basse et aux chœurs, la complicité est évidente. Gaël Rakotondrabe au clavier apporte cette couleur mélodique qui convient à l’univers de Murat.

Toute la première partie du concert a baigné dans une ambiance très rock, noyant un peu les paroles, sous une rythmique puissante. L’Hirondelle des faubourgs s’échappe par ci, Neige et pluie au Sancy par là et un sublime Que vas-tu faire à minuit seul dans la forêt (Frelons d’Asie) habite tout son corps et nous tient comme Qu’est ce qu’au fond du cœur là-bas.

Les pinceaux lumineux, colorés, balaient scène et salle. On attend des morceaux plus lents. Ils arrivent en seconde partie, plus blues, jazz et swing, en apesanteur parfois. Avec ces trois musiciens-là il prépare son prochain album. J’ai le cafard rime avec le buvard qui boit la joie : Murat nous livre ce morceau, « une expérience dont vous ferez ce que vous voudrez ». Et puis, comme si avant de partir, il voulait nous laisser le meilleur de sa voix, sur une note de séduction : « Une chanson douce, très douce », Tout m’attire au-dedans de toi. Comment résister ?"

On voit ci-dessous que Murat a changé de guitare: après la 12 cordes, la télécaster, voici une 3e guitare utilisée sur cette partie de tournée.

Armentières

LE LIEN EN PLUS:

Manset chez PPDA... Pour découvrir son nouveau titre et l'annonce du nouvel album, qui sera peut-être accompagné d'images... d'après ce qu'il en dit!

http://www.radioclassique.fr/player/progaction/initPlayer/podcast/2015-11-04-19-33-00.html

LE 2e LIEN EN PLUS POUR ETRE COMPLET:

Matt Low en interview, et qui parle de la collaboration avec Murat

http://www.soul-kitchen.fr/60751-matt-low-hisse-haut

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)