Publié le 7 Novembre 2018

QUAND, en cet automne rougi, Murat s'effeuillent vendredi au théâtre, en mise à nu blues de ses textes, puis des Ducs à LEROY accueillante nous passerons, pour conclure sur toutes les bonne feuilles de notre Roi de Napoli...  C'est  l'arborescence de notre édition du mercredi 7 novembre, mais il y a aussi des branches folles et des rejets.

1) VENDREDI donc, à DIJON, Jean-Louis au théâtre des FEUILLANTS. Et une petite interview tombe de l'arbre médiatique ce matin: sur le site INFOS DIJON, par Norbert Blanchet, journaliste également à Chérie FM.

http://www.infos-dijon.com/news/ecouter-lire-voir/ecouter-lire-voir/dijon-jean-louis-murat-ce-vendredi-au-theatre-des-feuillants.html

Un nouvel album «Il Francese». Une tournée avec une halte à Dijon. Le public ? « Je ne me sens pas obligé de fournir mon public en came Murat. De toute façon le public a des goûts de chiottes. Et j'en fais qu'à ma tête»  
Interview sans détour de l'auteur compositeur interprète, Jean Louis Murat.

 
Le nouvel album «Il Francese» de Jean Louis Murat est sorti le 28 septembre dernier. La première chanson extraite de l'album est «Hold Up» en duo avec Morgane Imbeaud. «Cinévox», un autre titre était en playlist l'été dernier sur France Inter. Jean Louis Murat dédie ce disque à Christophe Pie, celui qui fut un compagnon d'armes. «Il était là tous les jours au début de l’enregistrement, à valider les titres comme souvent avec moi. Il nous a lâchés au tiers de cet album, qui est empreint de lui».

 

Dans ce nouvel album, les inconditionnels de Jean Louis Murat vont retrouver votre empreinte ?

Jean Louis Murat : «Alors je ne m'en préoccupe pas du tout. Vous savez mes fans sont si peu nombreux que je ne pense pas au rendu. Je résonne plutôt en terme de plaisirs et d'envies personnels. C'est un des mes avantages mais aussi un des mes inconvénients. De toute façon je ne me sens pas obligé de fournir mon public en came Murat. J'en fait qu'à ma tête»
Vous avez quel public finalement ?  «Le public n'existe pratiquement plus. Ce sont des consommateurs qui ont des goûts de chiottes. Alors si ! Il y a le public nostalgique, mais celui-ci n'est pas intéressant. Moi je préfère celui qui aime vraiment la musique»
Vous vous inscrivez dans l'époque actuelle ?

«J'essaie de faire une discographie pour la postérité. Je n'ai pas envie de m'inscrire dans l'époque et faire comme ces minables qui font des cartons. C'est très petit merdeux ce que je dis, mais je vois les choses comme ça. On n'est plus dans les années 60, 70 ou 80. Aujourd'hui le monde du disque est dévoreur de talents et de personnalités. C'est pour ça que je continue mon train-train en traitant l'époque légèrement»
Le concert à Dijon  «Ce sera un concert très tenu, style rigoureux aux tonalités Rythme and Blues Blanc. Avec Bass Batterie Guitare, et je chanterai. Et surtout, c'est un concert pour ceux qui aiment vraiment la musique»
La Bourgogne, la Côte d'Or vous connaissez ? «Oui j'aime beaucoup votre région, mais je préfère l'Auvergne. Mon Auvergne. J'habite une ferme, et là, d'ou je vous téléphone, je vois des vaches, la campagne. C'est chez moi, c'est mon Auvergne»

   Norbert Banchet

Jean Louis Murat – Vendredi 9 Novembre – 20h - Théâtre des Feuillants – Dijon

Tarif: 30€ - Placement libre
Infos et Réservations : Points de vente habituels


2) Dans OUEST FRANCE DU 4/11, Nolwenn Leroy qui enchaîne les disques comme Jean-Louis parle d'IL FRANCESE.  Dommage qu'elle n'ait pas pris le risque de chanter du Bergheaud dans son disque "folk" avec du Annegard, Higelin, Ferré... et Duteil... Je me disais d'ailleurs l'autre jour, ça devait être la semaine dernière, vers 23h45-minuit, que Jean-Louis pourrait lui aussi commettre un petit plaisir coupable et paresseux de faire un album de reprises. Enfin, c'est juste pour dire qu'il a tout de même excellé dans cette exercice (Bourvil, Dassin, Ferré, I AM etc...), mais ça ne rapporte pas de droits d'auteurs...

 

3) Pause réseaux sociaux : je vois bien que vous avez du mal à lire un article entier sans que ça vous démange:

LES TWEETS EN PLUS en passant

     21 oct.   Quelle claque ce nouvel album de Jean-Louis Murat! Meilleur disque français depuis Christophe.

Retrouvez son avis plus complet dans un des articles du blog précédent (ça balance à Paris)

  En réponse à

Nous sommes bien d’accord. Immense disque.

23 janv.   très suivi

4) En partie grâce à l'archiviste en chef, Murattextes s'est mis à jour. On est content de voir que certains bienfaiteurs de la cause poursuivent encore et encore leur petit travail. Merci Alain.  Retrouvez donc la quasi intégralité des textes des chansons signées Bergheaud et celles qu'il a chantées, dont les fameux "inédits" diverses.

http://murattextes.chez.com/sommaire1.htm

Il ne va manquer à ce jour que les chansons de CLARA qui ont été livrées live notamment, mais j'ai ouï dire que c'était en cours!

Pour l'occasion, un texte de JL pour le copain Alain:

LE LIEN EN PLUS

Et oui, difficile de parler de DOLORES sur facebook, un blogueur en a fait l'expérience: On avait déjà peut-être partagé l'article, mais il y a eu une petite mise à jour... et ça nous permet de rappeler que la réédition vinyle est toujours en vente

https://globrocker.com/jean-louis-murat-dolores-1996/?utm_source=ReviveOldPost&utm_medium=social&utm_campaign=ReviveOldPost

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 4 Novembre 2018

C'est dimanche (il parait), on se lève frais et dispo (certains),  on prend le temps d'aller au marché (ou au supermarché à 11h55 la gueule enfarinée)... et on s'achète le journal pour prendre des nouvelles fraîches de Poil, Monteton, Corps-Nuds et Trécon ou Marans ou de s'interroger sur l'avenir de Arnac-La-Poste, et Vinsobres, avec ce fameux nouveau rond-point, sa difficulté pour renouveler le Comité des fêtes, l'excursion sur Montcuq du Club Des Joyeux drilles, et la sortie scolaire en préparation au futuroscope et la vente de sabodets de la caserne.

Ainsi, donc, une tournée de Murat, c'est aussi le Tour de la France (comme dirait un présentateur de vélo sur france 2...

1) Et passons donc ce tour par TOURS en INDRE ET LOIRE

ET un article de la Nouvelle République

pour le concert de St-Avertin le 8/11

Merci Pat pour le scan.

 

par Olivier PIROT

Dans son dernier album, Jean-Louis Murat navigue entre la France, l’Italie et les États-Unis. Avec cet art de la synthèse qui lui est bien particulier.
Qu’est qui peut réunir dans une même unité de temps et de lieu Otis Redding, un maréchal de Napoléon, le Far West, Marguerite de Valois, Naples et Silvana Mangano ? Seul Jean-Louis Murat le sait. Sa voix unique dans le paysage musical français revient en majesté sur « Il Francese
« La musique mondiale est dominée par la musique américaine, reconnaît cet admirateur affiché de Franck Ocean. Et la musique urbaine. Il faut faire la synthèse de tout ça. Moi c’est ce qui m’intéresse, en tant que petit Français, c’est sauver ce que je peux sauver ! » Cette culture omniprésente, qui infuse depuis des décennies dans la culture, « on peut s’y référer, en être le reflet mais il faut faire attention de ne pas devenir le petit singe qui en fait une musique de l’écho… pour moi, à la fin, il faut que ce soit du Murat. »
Le deuxième étage de la fusée De fait, cet album est comme une sorte de boîte à trésors composée de myriades d’influences. Dont la musique et le cinéma italien. A chaque nouvelle écoute de ces mélodies entêtantes, c’est comme si on trouvait une nouvelle petite pépite dissimulée entre les arrangements, les ajouts et les clins d’œil. « J’aime bien planquer des trucs à l’intérieur de mes disques, assume Jean-Louis Murat tombé amoureux de la ville de Naples. C’est quelque chose qui me revient. » Sans que jamais la mélodie des chansons ne se perde, l’artiste aime malaxer ses compositions. « Difficile à dire si le disque final ressemble à mon idée de départ quand je suis entré en studio, explique-t-il. Justement car je n’ai pas d’idée précise quand je rentre en studio. J’ai une vague idée de la méthode que je veux employer mais je me laisse toujours surprendre. Aujourd’hui c’est devenu tellement facile de tordre les chansons dans tous les sens que le hasard nous mène parfois à de belles choses. Au final, quand la chanson est prête, ça se sent… et puis j’ai un budget limité qui me commande de m’arrêter à un moment. »
Toujours est-il que Jean-Louis Murat affiche un réel enthousiasme à défendre « Il Francese ». Cet album est en effet le deuxième d’une fusée à trois étages censée être marquée par le désir de l’Auvergnat de repartir de zéro. Dans cette œuvre, il y a du groove et toute l’histoire de Jean-Louis Murat à travers des fragments de sa vie et de son existence. Entre la France, l’Italie et les États-Unis. Et une chanson magnifique – « Rendre l’âme » – dédiée à son ami Christophe Pie, son batteur.
Jean-Louis Murat, « Il Francese », disponible. En concert le jeudi 8 novembre au Nouvel Atrium de Saint-Avertin (Indre-et-Loire).

2)  Remontons à Caen, Jean-Louis y est passé la semaine dernière, article dans LIBERTE, Le bonhomme libre(lien)

Avec Il Francese, Jean-Louis Murat explore de nouvelles pistes, au Big Band Café, près de Caen
Toujours en phase avec son époque, Jean-Louis Murat revient avec un nouveau disque, Il Francese. Il le présentera au BBC, à Hérouville (Calvados), ce samedi 27 octobre 2018.
Publié le 22 Oct 18 à 7:02
Dans les bacs depuis le 28 septembre, Il Francese est déjà considéré comme un des grands albums français de la rentrée. Jean-Louis Murat le présentera sur la scène du Big Band Café, à Hérouville Saint-Clair, près de Caen (Calvados), ce samedi 17 octobre 2018. À ne pas manquer.
Un chanteur (très) productif

Après avoir conquis le public et la critique avec des titres comme J’ai fréquenté la beauté, Si je devais manquer de toi ou encore Au Mont Sans-Souci, Jean-Louis Murat s’est imposé comme une des valeurs sûres de la chanson française. La singularité de sa voix et la subtilité de ses textes lui ont permis d’atteindre régulièrement le top 20 français. Un artiste qui n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers, puisqu’il propose quasiment un nouvel album chaque année.

Le dernier en date Il Francese est dans les bacs depuis le 28 septembre, quinze mois seulement après Travaux sur la N89, l’une de ses plus belles réussites. Et si vous vous attendiez à une énième digression de ses précédentes productions, vous allez être déçus ! Avec ce nouvel opus, l’Auvergnat parvient encore à nous surprendre, ce qui n’est pas une mince affaire quand on est aussi productif. Il renoue ici avec des sons plus organiques, et dessine un étrange portrait, le sien, explorant des racines tant imaginaires que réelles.
De Kendrick Lamar à Joachim Murat

Pour ce faire, Murat chante aussi bien les Indiens que les cow-boys, Marguerite de Valois que Silvana Mangano, ou même… le Joachim Murat de Napoléon, avec lequel il n’a rien à voir. Il évoque aussi Kendrick Lamar, un génie du hip-hop américain considéré comme l’un des artistes les plus novateurs des musiques urbaines.
La chanteur se réinvente dans Il Francese, sans se départir de sa science de la mélodie et de ce fameux groove qui émane de sa voix toujours langoureuse malgré ses 66 ans. Il a su mettre à profit ses expérimentations récentes pour pimenter ses arrangements à la manière d’un Bon Iver ou d’un Frank Ocean, son dernier coup de foudre. Finalement, cela compose un recueil de très bonnes chansons totalement dans l’air du temps, sans aucune concession à celui-ci, et sans non plus donner l’impression d’écouter un vieux chanteur qui veut faire jeune.

3)  Du côté de la Provence, signalons un top ten des meilleurs chansons de Mylène Farmer: Regrets est en 2e place ("sa plus belle chanson d'amour"). 20 minutes a lui aussi fait son classement avec 50 chansons, Regrets est 30 : Seal, Sting, Khaled, Ben Harper, Line Renaud, LP… Les artistes qui ont chanté en duo avec Mylène Farmer ont des profils éclectiques. De tous ceux-là, Jean-Louis Murat est sans nul doute le plus cohérent avec la chanteuse. L’artiste du Puy-de-Dôme cultive lui aussi une certaine mélancolie et fait preuve de malice dans l’écriture de plusieurs de ses morceaux. Leurs deux voix se mêlent harmonieusement. Sans regret.

On m'a aussi signalé une chronique dans Corse-Matin, avec un scan illisible. J'aurais dû  retrouver l'article via SFR PRESSE mais je n'ai rien vu dans ce journal. 

4) Enfin, dans les journaux du groupe Figaro, le dimanche, on vient se procurer aussi son TV MAG... qui fait l'honneur de causer de Murat! Voilà un petit peu de neuf dans cette promo avec un article dans la presse plus grand public...  

 

Un dimanche en province: nouvelle république, tv mag...

LE VINYLE EN PLUS

Un petit article de blog montrant le vinyle de DOLORES tout frais... Pour vous dire que comme prévu, les autres rééditions vont arriver... mais pas aussi vite que ce qui était prévu et indiqué sur amazon.  Le Manteau de pluie en premier... et annoncé en double...  avec les faces b et autres titres rares.

https://fromtheavenue.blogspot.com/2018/09/dolores-jean-louis-murat-edition-vinyle.html

 

PS: Merci de me faire passer vos impressions de concert, set-listes, etc...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 2 Novembre 2018

J'ai cru comprendre que GILDAS  était mort, on ne va pas faire une nétro (mélange de nécro et de rétro), vous trouverez les passages de Murat à NPA sur les tubes, même si certains méritent le coup d'oeil régulier. On va laisser plutôt la place à Tony Joe, mort le 24 octobre.

Il n'était pas très très connu par les français, mais les muratiens ne pouvaient l'ignorer tant on a croisé souvent son nom dans les interviews ou chroniques consacrées à Murat.

En 2013, dans les inrocks, il proposait sa bande-son, dont la chanson: ROOSEVELT & IRA LEE.  Il écrivait: Un autre de mes modèles. Produit par Jerry Wexler, le découvreur d’Aretha.

- Dans "l'Alsace" en 2013: "Même si je fais toujours la même chose : j’ai appris à jouer de la guitare en écoutant JJ Cale, Tony Joe White et Neil Young, et j’en suis toujours là. Je trouve que dans le blues, il y a déjà tout : l’Amérique, le folklore irlandais, la vieille chanson française, le chant africain… Être branché là-dessus, c’est être branché sur toutes les musiques. Le blues a cela de bien qu’il est inépuisable, hors du temps, increvable.

Jean-Louis a indiqué l'avoir vu au Festival de Wight en 1970 lors d'une de ses virées en stop. « Je me souviens de Tony Joe WHITE avec Donald DUCK DUNN  le bassiste d’Otis REDDING. Ils étaient en trio. C’était vraiment super !"

Il citait également Tony dans la fameuse interview du Point en 2013 comme un de ses héros personnels :

Les sportifs, comme Usain Bolt ; peu d'artistes, ou alors des morts. J'aime Proust, par exemple. En musique, j'en ai très peu. J'aime bien les gagnants, mais aussi les losers. Je trouve qu'il y a une abnégation incroyable chez Van Morrison, chez Tony Joe White, chez JJ Cale. Ils ne sont jamais arrivés en haut mais ils s'en foutent, ils rament !

Dans "Point de vue" en 2016:  "je reviens toujours aux albums de Tony-Joe White, Dylan, JJ Cale ou du Creedance"

Enfin, on aura beaucoup entendu Jean-Louis raconter son anecdote  sur sa rencontre avortée avec lui, notamment dans une interview sur RFI (en 2014) ou dans l'émission Radio Vinyle. "j'étais trop impressionné", "tout était calé": l'ingénieur du son du CODC avait arrangé le coup, et il devait profiter d'un concert pour aller le voir, et devant la porte, il a renoncé. "C'est dire l'admiration sans borne que j'ai pour lui" dit-il sur RFI.  Dommage puisqu'il racontait encore il y a peu que sa rencontre avec Jimmy Scott a été un grand moment de sa vie (mais on peut aussi citer ses rencontres avec Cropper ou Bob Wyatt, même s'il n'a jamais osé des collaborations non plus, Wyatt lui aurait proposé. On peut aussi parler du projet avec le Crazy Horse).

Dans Radio Vinyle, Murat indique fièrement qu'il possède le premier 45 T dédicacé de Tony-Joe. On sait qu'il est collectionneur... mais il a aussi indiqué que dès la mort de l'artiste, il arrêtait les achats.

Forcement, on doit parler de Joe DASSIN, que Murat a dit aimer:  "je pense, pour ses chansons, son album avec Tony Joe White" (Rocksound 1993).

Il s'agit du premier tube de TJ en 69.  La version originale à écouter (Murat l'avait choisi sur sa playliste sur Radio Vinyle en 2015)    Il existe aussi une version en duo avec... Johnny mais on retiendra peut-être la version d'Elvis, le fat.

Une de ses chansons la plus célèbre chez nous "the guitar don't lie" ("le marché aux puces") a été écrite par Dassin, et a été adaptée à la demande de ce dernier par JT, qui l'a ensuite reprise lui-même (merci PE).  La chanson verra une 3e adaptation pour Johnny ("la guitare fait mal" en collaboration avec THWhite lui aussi, et la première version du disque ne créditera que le chanteur américain a la composition (une autre chanson "une journée" verra le jour, alors qu'il était question que TJ écrive tout l'album, c'était en 91).

Tony Joe White a également écrit pour Ray Charles (rainy night in Georgia), Dusty Springfield, Wilson Pickett, Waylon Jennings, George Jones, Tina Turner... mais aussi Roy Orbisson (i'm a southern man) ou Isaak Hayes

 

On ne va pas recenser toutes les références journalistiques au chanteur américain, mais en voici au moins une, pour se rappeler une nouvelle fois de Jean Théfaine à propos de Litith: "Squatté par une armée des ombres où cohabitent John Lee Hooker, Tony Joe White, Neil Young, mais aussi Rimbaud, Casanova et Nabokov, les courtois troubadours, les princes du libertinage, Murat crache ici le meilleur de ses poisons". On retrouvera du TJ White aussi dans Taormina, Grand lièvre, Toboggan et Le Cours Ordinaire des choses of course (même si le texte promo indiquait: Rien à voir avec Jean-Louis Murat endossant la défroque de Johnny Cash ou de Tony Joe White)...  On pourra également y penser dans le visuel  de la tournée actuelle:  Un homme à la guitare assis...  avec sa fender... (Murat a indiqué avoir voulu ce "code" blues).

 

Pour les guitaristes, une interview sur guitarplayer.com (en anglais)

VOICI UN LIVE FILME EN SUISSE pour finir:

 

LES VENTES EN PLUS (OU EN MOINS...)

3e et 4e semaine d'exploitation:

12/10 au 18-10 :  classement 143 (94e en 2e semaine):  558 dont 513 physiques, 20 download et 24 streaming)

Mais petite secousse sur la  semaine dernière:

19/10 au 26/10:  140e,    618 ventes dont 559 physiques (24 download, 34 streaming)

Il semble que la tendance ne se renversera pas pour autant. Sur un classement midweek que j'ai reçu (merci toi!), sur les  3 jours suivants (27 au 29/10), il francese ne s'est vendu qu'à 220 albums physiques. Très peu de passages en radios, et aucun effet "prescripteurs"? Que les gens de Ça balance à Paris, ou Télérama soient ravies ne suscitent que très peu d'achats.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 1 Novembre 2018

Et bien, on n'a pas eu beaucoup de télé pour l'instant, mais voilà une séquence certes courte et sans Jean-Louis him-self et son double italien, mais qui fera plaisir aux fans... Moi, ça m'agace un peu... En effet, les chroniqueurs de l'émission de Nolleau sont dithyrambiques sur Il FRANCESE... dont Arnaud Viviant, dont on pourrait suivre les avis circonstanciés (sans copinage) sur près de 30 ans peut-être, et qui affirme là qu'IL FRANCESE pourrait être une pierre finale magnifique à une carrière. Ce qui est un peu agaçant, c'est les coups de gomme sur la majeure partie de sa discographie... dont Lilith pour moi bien-sûr; Florian Gazan, le passe-partout de la télé, se permet ainsi de parler alors qu'il dit avoir décroché après les premiers albums. Quant à Nolleau, il  paraîtrait qu'il puisse en tomber de sa chaise tant il est surpris que Murat puisse proposer un tel album... 

J'ai bricolé un peu pour vous permettre d'entendre la séquence:

N'INSISTEZ PAS. PAS DE LIEN EN PLUS CE JOUR

Ah, je suis trop faible....

L'ARCHIVE EN PLUS

La plume de Viviant:

LES INROCKUPTIBLES - n° 331
27 mars 2002

Comment, en huit albums, Jean-Louis Murat est-il devenu un Olivier de Kersauzon de la chanson française? Réponses avec Le Moujik et sa femme, un disque terrien et sexuel, plus souvent dada que Dadi.

Par Arnaud Viviant

JEAN LOUIS MURAT, 47 MN ET 54 SEC

PAROLES ET MOUJIK

 

Avec le temps, on a fini par préférer ses interviews à ses albums, ses albums à ses concerts et ses concerts à ses albums live. Comme si Murat était devenu une espèce d’olivier de Kersauzon de la chanson fran­çaise, plus connu pour être très marrant que sur un trimaran. Et on ne croit plus, non plus, tout ce qu’il débite. Par exemple, qu’il souhaiterait sortir deux albums par an, qu’il possède plein de chansons dans ses placards. Si c’est vrai, pour­quoi alors le huitième album n en comporte-t-il que onze, et dure-t-il seulement 47 minutes et 54 secondes ? On a pris sa mesure.

Est-il possible qu’il ait aussi, de son côté, négligemment pris la sienne ? Avec une bande de potes, il participe ainsi à un groupe, Les Rancheros, dont le concept est cinq minutes pour écrire, cinq minutes pour répéter, cinq minutes pour enregistrer. Le résultat est téléchargeable sur Internet et critiquable en cinq minutes: Les Rancheros sont à la musique ce que Speedy est au pot d’échappement. Mettons maintenant que Le Moujik et sa femme, ce soit Les Rancheros en plus posé. Fini, en tout cas, l’orfèvrerie sophistiquée de Mustango: Murat s’est trouvé une section rythmique de cogneurs poids moyens (les A.S. Dragon, mi-Houellebecq, mi-PJ Harvey), ce qui le place subitement à cheval entre Miossec, Dominique A et Aubert. Sans importance: musicalement parlant, Murat a toujours été un progressiste de petite envergure.

 Toutefois, cette modeste abdication, cette perte d’ambition à la limite de l’aquoibonisme, nous plairait presque. En somme, Murat fait du pub-rock : c’est la nouvelle polka du moujik auvergnat, le nouvel étiage de son talent. Comprimées dans ce corset de fer, certaines chansons (L’Amour qui passe, L’Au-Delà) prennent alors des formes sque­lettiques idéales, à siffloter dans la rue. Il y a chez Murat une décontraction soudaine, une manière bravache de séducteur d’auto-tamponneuses, y compris dans les lyrics parfois complètement dada (“Moi je prépare le Tour/Vous m’ennuyez” ou encore : “C’est t'y, pas énorme ?/Si tu veux bien vivre dans une poubelle, ils te refont une bite en or”) qui peut quand mêne laisser pantois ou perplexe l’admirateur ancien de Rouge est mon sommeil.

Fraîchement marié avec une nervalienne, Laure, c’est donc comme si Jean-Louis Murat, après avoir fait le zouzou éduqué, le poète courtois avec sa suave Isabelle (Hupperi), était revenu effectivement moujik sans façon, paysan aux grâces grasses, plus proche dans l’art poétique de l’épais dragueur bidochon taillant La Route avec Pascale Clark que d’un brave et chantourné Monsieur Deshoulières. Après les femmes savantes, les chiennes savantes donc.

Les paroles? Explicit lyrics, évoquant femelles, orgasmes doux, ‘fiole le cul au frais” et quar­tier de lune... Ainsi, le meilleur morceau de l’album, Ceux de Mycénes, est un peu la version classée X de Cours dire aux hommes faibles. Soit, sur un rythme shuffle à la Them, les guerres troyennes revues par un pornographe : “Je forcerai ta maîtresse/Lui traverserai l’os/Oh, je mets le monde au défi/Je ne rendrai pas la femelle/Allez le dire ô ceux de Mycénes.”Assez classe, ça.

 Le Moujik et sa femme (Labels/Virgin).

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 1 Novembre 2018

Désorganisé, bordélique, ranchero... et bien, sur cette campagne promo, c'est encore plus que cela, ce blog...  Alors, ce matin, un peu de périmé : interview RFI du 22/10, et du neuf, le journal de Saône et Loire du 30/10 (édition abonné) et une chronique de blog paru ce jour.

Je suis allé acheter Rock and folk et Rolling stones hier (avec des interviews de JLM), un petit geste pour la presse, que je vous encourage à effectuer aussi (j'ai aussi acheté le spécial "600 albums Rock and Folk" (avec Mustango) et un spécial "white album" de Jazz mag... Un bon budget... mais ça ne se périme pas.

1) On commence par le site de Radio France International. intéressant même si rien de très original. Jean-Louis Murat cite à nouveau Histoire d’un ruisseau d’Élisée Reclus à propos des rivières, évoque Christophe Pie, et bien-sûr l'Italie.

http://musique.rfi.fr/chanson-francophone/20181022-jean-louis-murat-il-francese

22/10/2018 par Nicolas Dambre

Le troubadour auvergnat annonce un peu plus clairement son attirance pour l’Italie dans son album Il Francese. Jean-Louis Murat met un peu de groove dans ses chansons toujours inspirées par la nature, l’amour… ou par Naples.
RFI Musique : Toujours cette régularité, presque un album chaque année…
Jean-Louis Murat : Je travaille assez au rythme des saisons. Mais j’ai aussi un rythme de papa : je ne compose pas pendant les vacances scolaires. En fait, je ne commence jamais à travailler sur un album, c’est une activité permanente, car j’écris constamment des chansons, comme on écrit un journal. Idéalement, une par jour.
Comme souvent, des sons du quotidien parsèment l’album…
Sur Achtung, j’ai placé le son d’enfants qui jouent au foot dans les rues de Naples. Il y a aussi la voix de Silvana Mangano, un extrait de L’Or de Naples de Vittorio De Sica. L’album s’achève par Murat aux portes de Naples (dans Je me souviens, référence au maréchal Joachim Murat, ndlr). Comme un film, ce disque a été "tourné" en Italie, même si je n’y ai pas écrit de chansons.
Pourquoi l’Italie ?
J’ai toujours aimé l’Italie, il y a quelque chose d’italien en moi. Je me sens mieux en Italie qu’en France. J’aimerais bien m’y installer, mais pas ma famille. J’y ressens une paix intérieure avec moi-même plus importante qu’en France. Nous vivons dans un pays hystérique. Je ne regarde que très rarement la télé et les chaînes d’info en continu, cela rend fou. En Italie, les gens se parlent et se sourient, alors que ce n’est pas le cas à Paris ou en Auvergne, où je vis. La France n’a pas besoin d’un chef d’État, mais d’un psy !
Avec qui avez-vous travaillé ?
Denis Clavaizolle et Christophe Pie. Ce dernier est parti à mi-chemin de l’enregistrement (il est décédé en janvier dernier, ndlr). C’est un disque en souvenir de mon ami Christophe. Il a toujours été mon directeur artistique officieux. Avec Denis, nous jouons tous deux un peu de tous les instruments. Ce disque s’est construit en référence au précédent (Travaux sur la N89), qui ne comportait pas de chansons. Cela m’a demandé deux fois moins de travail que l’album d’avant, expérimental, qui a été un fiasco. C’est la plus mauvaise vente de ma carrière, avec 5 000 exemplaires. Il n’a pu désarçonner que les mauvais cavaliers. Je pensais avoir un public aventureux, mais nous sommes bel et bien en France. La maladie de ce pays c’est l’immobilité de tout, même des esprits et du goût. Il est temps de le quitter.
La nature est toujours aussi présente dans vos textes : des animaux, des forêts, des rivières…
J’ai toujours pratiqué cela. Un fan très attentif m’a assuré que le mot rivière est celui que j’utilise le plus dans mes textes. Rivières et ruisseaux sont mon spectacle de la nature préféré. J’ai été élevé non loin d’un ruisseau, et d’une rivière, la Dordogne, qui m’a inspiré de nombreuses chansons : Ma femme, Joconde, Mon unique au monde, Dordogne. Un ami universitaire m’a envoyé une édition originale de Histoire d’un ruisseau d’Élisée Reclus, un auteur au sujet duquel nous conversons régulièrement. Toute mon imagination commence par la rivière. C’est un spectacle apaisant et sans cesse renouvelé. Et j’ai ce rêve récurrent d’une rivière dont je calcule les forces des courants entre les pierres. Mais je n’irai pas faire une psychanalyse pour cela ! (rires)
Sweet Lorraine, Achtung baby, Hold up, Kids… ce sont des mots anglais que vous aimez ?
La victoire des Anglo-saxons est tellement totale que nous sommes obligés d’utiliser certains mots anglais. Même moi qui n’aime pas cela, au quotidien, il y a des mots pour lesquels je ne trouve pas d’équivalent français, comme "kids" ou "feeling". C’est cela d’être colonisé : lorsque des choses très intimes ne peuvent être définies que dans les mots d’une autre langue que la sienne. C’est aussi ça la mondialisation. L’anglais est une langue invincible et ultra efficace.
Que feriez-vous si vous ne faisiez pas de musique ?
Lorsque, par exemple l’hiver, je me dis régulièrement : "Je n’arrive pas à grand-chose, j’arrête", alors j’écris, je peins ou je bricole. L’hiver dernier, je me disais que je devrais ouvrir mon auto-entreprise de bricolage. Je trouve que la pratique de la poésie ou de la musique sont très proches de la pratique du bricolage. Cela m’a toujours étonné que lorsque Rimbaud est parti en Afrique, les seuls ouvrages qu’il a demandé à se faire envoyer par sa mère ou par sa sœur étaient des ouvrages de bricolage, pas des livres de poésie. Je suis un bricoleur.

Jean-Louis Murat Il Francese (Scarlett/Pias) 2018
Site officiel de Jean-Louis Murat
Page Facebook de Jean-Louis Murat

2) Un peu de PQR: Journal de Saône et Loire pour son concert à DIJON le 9/11. Le rédacteur pioche dans la presse pour quelques citations. On retiendra la phrase:

Avec ce nouvel opus, Jean-Louis Murat emmène le visiteur ou plutôt l’auditeur dans une sorte de voyage initiatique le conduisant d’un maréchal d’empire, Joachim Murat, à un prince du rap, Kendrick Lamar. Drôle de grand écart qui sied pourtant si bien à Murat l’Auvergnat.  

Bientôt Dijon, et RFI pour l'international?
côte-d’or - Musique Jean-Louis Murat en renaissance  Jean-Louis Murat est de retour. Son 22e  album s’intitule Il Francese et promet un beau voyage initiatique. Rendez-vous au théâtre des Feuillants à Dijon le 9 novembre.
Après Morituri sorti en 2016, l’homme était désabusé, presque meurtri. Il déclarait ainsi, au sujet de cette période, au journal Le Monde , en septembre, « J’en avais ras le bol… Ne plus vendre de disques, jouer devant 100 personnes… Si encore j’avais bâclé le truc, mais quand en plus tu as l’impression de faire de ton mieux, notamment avec Morituri (2016)… Je me suis dit que j’allais arrêter. »Proche du précipice, il ne s’est pas jeté dedans mais au contraire, reconstruit. 18 mois de gestation pour sortir en 2017 Travaux sur la RN89 et l’occasion de retravailler avec Denis Clavaizolle. Et cette année, il présente son dernier né Il Francese. Avec ce nouvel opus, Jean-Louis Murat emmène le visiteur ou plutôt l’auditeur dans une sorte de voyage initiatique le conduisant d’un maréchal d’empire, Joachim Murat, à un prince du rap, Kendrick Lamar. Drôle de grand écart qui sied pourtant si bien à Murat l’Auvergnat.    « Toutes les chansons ont été composées au piano »En fouillant un peu dans les dédales d’internet, on apprend que “Il Francese” n’était autre que le surnom donné à Joachim Murat, époux de Caroline Bonaparte et roi de Naples en 1808.À la reconstruction évoquée précédemment, Jean-Louis Murat préfère la   renaissance comme il le confiait au journal La Montagne à la fin du mois de septembre : « Ce phénomène de renaissance, c’est, pour moi, être en Italie, à Naples en l’occurrence. C’est un trip romantique de s’expatrier… J’ai écrit ce disque comme si j’étais à l’étranger. Ça m’a permis d’avoir un regard neuf. Je voudrais bien avoir un regard étranger sur ce que je fais… Toutes les chansons ont été composées au piano. […] lequel propose une richesse supérieure à la guitare. »

Pratique Vendredi 9 novembre à 20 heures au théâtre des Feuillants à Dijon. Tarifs : de 7,30 à 29,20 €. Tél. 06.95.85.52.05.

3)  Paru ce matin, sur le blog chantsongs, une chronique par François Cardinali, journaliste passé par Première et Télé7jours, et qui a trouvé le disque un peu monotone malgré quelques bons moments. A lire en cliquant sur le lien:

https://chantssongs.wordpress.com/2018/11/01/murat-inclassable/

A lire également: sa chronique de Chloé MONS (avec le duo avec Jean-Louis Murat)

"Il publie des albums avec une régularité d’horloge. Avec Il Francese (*), Jean-Louis Murat sort son dix-huitième album. De belle facture, mais pas toujours captivant.

C’est le vieux complice Denis Clavaizolle qui a arrangé Il Francese, réalisé par Jean-Louis Murat himself et qui, loin du petit monde de l’industrie musicale, continue de ne chanter qu’à sa tête. Dans la lignée de Travaux sur la N89, Murat continue son voyage vers l’épure, mêlant les sons naturels à l’électronique, trafiquant le son de sa voix.  Pour l’ermite du Puy-de-Dôme, l’heure n’est pas à rejoindre la meute mais à jouer les loups solitaires. Au risque de perdre parfois quelques aficionados, tant ce disque semble parfois monotone, malgré quelques rythmiques plus déliées comme dans Gazoline et ses intermèdes de fanfare. Il est vrai, Murat ne joue pas sur des textes qui se livrent à première écoute. Sur le plan sonore, Murat prend des risques de surprendre avec aussi l’utilisation du vocoder, expérimenté sur des titres comme Hold Up où il chante en duo avec Morgane Imbeaud, ex-Cocoon, dont la voix se marie parfaitement avec celle de Murat.

Pour autant, il y a quelques beaux moments dans cet opus comme l’hommage à Christophe Pie, l’ami et le batteur qui est mort pendant la création de l’album. Dans Rendre l’âme, il chante notamment : « Rendre l’âme/ Je m’en viens rendre l’âme/ C’est bien l’assassin supposé. » Et si la musique ne rend pas toujours grâce au texte, Silvana, sur fond de cinéma italien, offre quelques belles images : « L’être envahi de nuit/ Te fait une prison/ La morale les frissons/ T’as perdu tous tes dons/ Là-bas. »

Mais, lorsque Murat revient à la chanson plus sobre et directe, sa voix nous touche et cela donne Je me souviens et cette  évocation d’un « Murat aux portes de Naples » qui clôt de belle manière ces voyages musicaux parfois énigmatiques. Il posera son sac et ses amplis à Paris au Café de la danse les 10 et 11 décembre. Pour les amateurs des expérimentations poétiques et un univers qui renvoie  souvent (toujours ?)  à celui du cinéma."

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Rédigé par Pierrot

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