Publié le 18 Décembre 2019

Bon, après cette semaine,  la nouvelle du nouvel album pour la nouvelle année, qui annonce une nouvelle tournée à l'automne, rien de nouveau...

Alors, on repart en arrière...

1) On peut tenter un petit bilan de cette tournée "Innamorato" (2e partie IL FRANCESE).

A priori, ça n'avait rien de folichon... Des dates dans des salles municipales, des théâtres, avec peu de grandes villes... Et c'est vrai qu'on peut trouver ça un peu dommage. Embêtant que les promoteurs locaux n'investissent pas sur Murat... et même sur Paris, le théâtre de la Madeleine n'est pas un lieu très vaste (il est vrai qu'il y avait deux autres concerts en Région parisienne).  Après ces réserves, musicalement, on n'a pas eu à se plaindre et les retours négatifs ont été très rares.  Alors, évidemment, si on oubliait que Murat est Murat, ou Bergheaud est Murat et inversement,  on pourrait dire: et pourquoi il ne jouent pas avec plusieurs guitares (pour alterner les ambiances) ? Pourquoi il ne propose pas un moment au piano? pourquoi il ne se met pas en scène? Pourquoi pas exploiter un peu plus  le "back catalogue"?... pourquoi... mais voilà...   c'est comme ça, et on ne va pas le changer. Chaque tournée est une proposition musicale et une seule, et Murat l'utilise à fond en artisan.  La dernière, il s'agissait de jouer assis, en trio, avec guitare électrique, cette fois-ci, debout mais avec une guitare 12 cordes, auparavant, il avait opté pour une formation plutôt jazz, tenté une guitare métallique...

J'ai l'impression que les concerts ont pu être moins variés que précédemment tant musicalement que dans la set-liste.  Les chansons sont toujours livrées avec des variations (intro, pont musicaux), mais par exemple, avec des structures et des rythmes inchangées (souvent dans un crescendo). Par exemple "je me souviens" a toujours été joués dans une version  rock, avec un effet saisissant et surprenant pour celui qui la découvre ainsi (et on ne s'en plaint pas tant ça a été les grands moments des concerts je pense). Pour les variations, il s'est beaucoup agi du degré de saturation et d'effet sur la guitare 12 cordes (parfois au son très acoustique jusqu'à "l'électrification" maximale).

IL a chanté à la première date des inédits (Baby - baby love?- , le prince ahuri, l'empreinte carbone), puis plus qu'un seul (le roi ahuri)... et finalement plus aucun ensuite.

On retiendra donc que Murat était plutôt en grande forme, qu'on était ravi de le revoir debout, ce qui dynamise franchement la prestation -dommage qu'on est été assis sauf à st-Quentin), et que le trio avec Fred et Stéphane fonctionne toujours aussi bien.

 

Quelques articles:

https://www.lavoixdunord.fr/681055/article/2019-12-15/bethune-jean-louis-murat-au-theatre-une-exclu-qui-tenu-ses-promesses

Béthune: Jean-Louis Murat au théâtre, une exclu qui a tenu ses promesses

 

Il faut dire que celui qui compte plus de 30 albums à sa discographie, n’est pas dans le genre à caresser son public dans le sens du poil et encore moins certains de confrères. Pourtant malgré ce caractère bien trempé, ses fans suivent de près sa brillante carrière. Alors qu’il va fêter le 28 janvier ses 68 ans, il peut se vanter d’avoir composé 9 musiques de films et écrit pour les plus grands (Indochine, Julien Clerc, Michel Delpech, Françoise Hardy et même Nolwenn Leroy).

S’il a chanté en duo avec Carla Bruni et Mylène Farmer, ce sont ses concerts que ses admirateurs plébiscitent. Pour cette dernière date de la tournée de l’artiste, Bruno a fait le déplacement de Lille : «  Je suis fan depuis une quinzaine d’années et il ne passe pas chez nous. C’est la première fois que je vais pouvoir l’applaudir.  » Son épouse Michèle s’est laissée facilement convaincre de la suivre.

 

Pendant plus de 90 minutes, Jean-Louis Murat à la guitare, accompagné par Fred Jimenez à la basse et par Stéphane Reynaud à la batterie, enchaîne les titres totalement habités par son univers musical. Le public, qui a copieusement garni la salle, lui a réservé une ovation pour ce concert qui a tenu toutes ses promesses.

 

UN autre compte-rendu sur un site: https://cacestculte.com/jean-louis-murat-au-theatre-de-bethune-ludovic/

Le petit texte qui accompagne de nombreuses photos (à aller regarder sur le site):

 

Jean-Louis Murat était au Théâtre de Béthune.

Volcanique, poète, écorché vif, stakhanoviste incompris…

Oui, Jean-Louis Murat est tout cela à la fois. Mais l’Auvergnat demeure surtout un monument de la (grande) chanson française

Apparu au début des années 1980, cet auteur-compositeur-interprète n’a cessé au fil de ses 23 albums (!) de se renouveler. Jean-Louis impose une parole libre, sans concession, et d’explorer de nouvelles sonorités (du folk-blues à la pop synthétique).

Jean-Louis Murat au Théâtre de Béthune ©Ludovic MANNECHEZ

En témoignent ses deux derniers opus.

Il Francese et Innamorato, où l’infatigable sexagénaire convoque aussi bien Kendrick Lamar qu’Otis Redding.

Murat nous fait voyager de Naples à l’Amérique des grands espaces. Il tisse élégance folk et sens du groove, machines et cordes sensibles.

À l’heure où les rééditions de ses disques fleurissent (Dolorès, Cheyenne Autumn) rappelant aux jeunes générations sa place (immense) dans le paysage musical hexagonal… Cet artiste hors norme poursuit sa route pour mieux nous sortir de la routine. Sur scène, guitare à la main, il est accompagné d’un bassiste et d’un batteur. Jean-Louis tutoie toujours la grâce.

 

 

-  Encore un retour sur Paris: avec le compte-rendu non martial de Martial qu'il a publié du côté de CONCERTANDCO:

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat/theatre-de-la-madeleine-paris/53491.htm

 

Sur le site, on trouve également un compte-rendu pour MARCOUSSIS, excellent concert malgré un "il neige" interrompu. (je ne partage pas de vidéos pirates des concerts... mais il était disponible du coté des tubes....)

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat//53470.htm

2) Dans les INROCKS,  la réédition de MUSTANGO a fait causer: L'occasion pour Rémi Boiteux de voir dans le disque "polly jean" les prémices de "Travaux sur la N89" qui sera dans 20 ans "une oeuvre culte".

 

3)  Voilà un bon moment que je ne vous ai pas parlé de Florent Marchet. Depuis Bambi galaxy, il se cantonnait à des musiques à droite à gauche et des lectures. IL sera de retour en 2020 si je le crois...  et pour commencer par un premier roman (chez Stock).

Mais avant cela, il a chanté du Murat une nouvelle fois: (sur Arte, "la chanson qui me fait du bien", à revoir sur ARTE.Fr).  et c'est Sentiment nouveau "parce que".                            Merci JLR (pour le 2/3) et à Pascal.

Et puisque c'est le moment, on peut se rappeler de ça (je le fais toujours avec plaisir puisque c'est moi qui lui ai fourni la chanson.... au rayon souvenirs, le 7/7/2007, je le découvrais avec erik arnaud à la basse, en première partie de Murat, à Cluses...ah, ça fait un bail, Rio Baril et Taormina, géographie intime)

LE LIEN EN PLUS POUR RAPPELER

 

De l'actu pour THE HYENES et leur EP contenant la reprise "suicidez-vous le peuple est mort".

https://anotherzik.blogspot.com/2019/12/the-hyenes-se-la-jouent-plus-dark-que.html

https://lemurdusonblog.wordpress.com/2019/12/15/nouvel-ep-sa-sarrete-jamais/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 9 Décembre 2019

Bonjour mesdames, messieurs,

Je vous prie d'excuser mes errements dans la voie sacerdotale que je me suis fixée il y a désormais 10 ans. Voilà de nombreux jours en pleine actualité que je n'ai rien posté, et que je me contente jours après jours  de supprimer les spams anglophones dans la zone commentaires (alors que vous êtes plusieurs à me dire ne pas pouvoir laisser de commentaires! C'est navrant!). Bon, c'est comme ça, sans transition donc, passons à la suite, sans faire de remplissage, commençons, soyons bref après tout.


Allez, go! (et j'ouvre donc une nouvelle catégorie d'articles après ceux rangés dans "il francese", bienvenue à "baby love").

- L'info avait commencé à sortir via les concerts. Pias et la page Jean-Louis Murat viennent de donner l'info: le nouvel album sortira le 6 mars 2020 et s'appelle "Baby love"

 

La pochette signée F. LORIOU une nouvelle fois...  je ne suis pas fan. Ca me fait penser à celle d'un "single", genre "over and over" en colorisé... Mais le fait est que Murat n'avait pas encore fait dans le rose... à quelques exceptions près:

 

Osons le rose donc, et pas qu'en octobre, et pas qu'à l'apéro l'été.

L'album est déjà en précommande.

 

Les titres laissent penser qu'il s'agit bien de textes signés Jean-Louis Bergheaud, et le JLM contemporain, avec ces titres "anglophones" comme le reason why, ou la princesse of the coo.

 

Osons le rose donc, et pas qu'en octobre, et pas qu'à l'apéro l'été.

L'album est déjà en précommande.

 

Les titres laissent penser qu'il s'agit bien de textes signés Jean-Louis Bergheaud, et le JLM contemporain, avec ces titres "anglophones" comme le reason why, ou la princesse of the coo.

01 Troie

02 Le mec qui se la donne

03 Le reason why

04 Réparer maison

05 Montboudif

06 La princesse of the Coo

l 07 Rester dans le monde

08 Xanadu

09 Ca c'est fait

10 Si je m'attendais

11 Tony Joe

 

Après "ceux de mycènes", la chanson  d'ouverture pourrait être le plus "classique", et elle a été placée peut-être là pour ça (et pour ne pas être à cheval).  Serait-elle polémique? un casus beli? Jean me souffle à l'oreille que ça n'aura pas lieu.

  3 autres titres la jouent jeuns dans une posture anticlassique cette fois: "le mec qui se la donne", "réparer maison", "ça c'est fait", mais rien d'inhabituel...  Cela m'évoque de vieilles chansons: "passer noel à la maison", "je me donne", et quelques autres utilisant le "ça" (au moins 3)

On retrouve une touche Auvergnate avec MONTBOUDIF, ville du cantal (tout au nord, et donc proche de l'aire de reproduction de l'espèce endogène du "Muratus begheaudhumus ACI à voix douce)", entre Condat et Trémouille pour vous donner une idée, sur la D622.  Les Boudimontois (les habitants) seront contents. Le village est bordée par la Rhue et le Gabacut, ce qui est forcement inspirant, sans compter qu'il s'agit du village natale de... Pompidou.  Sarkosy en 2011 s'y est rendu à l'occasion du centenaire de la naissance. Pom pom pi dou, comme je ne peux jamais m'en empêcher de le chanter.

Xanadu, est un terme qui plaît, dans la bd, le ciné, la chanson, le jeux vidéo... Il s'agissait au départ de la capitale d'été et palais d'été de l'empereur Kubilai Khan, que Marco POLO fera connaître... et qui deviendra symbole du  paradis terrestre".  Coleridge, :

À Xanadu, Kubilaï Khan se décréta
Un fastueux palais des plaisirs :
Où s'engouffraient les flots sacrés d'Alphée
Par des grottes à l'homme insondables
Jusqu'aux abîmes d'une mer sans soleil.

Lieu sauvage ! Lieu sacré et d'envoûtement
Comme jamais sous la lune en déclin ne fut hanté
Par femme lamentant pour son divin amant 
!

On retrouve ce nom dans Citizen kane, et chez Capra.

Enfin, "tony joe"... est sans doute un nouvel hommage à la musique qu'aime Jean-Louis, et à un de ses "héros".

Mon article à l'occasion de sa mort en 2018: http://www.surjeanlouismurat.com/2018/11/tony-joe-white-et-les-ventes.html

 

Allez, on se retrouve vite! Enfin, j'espère... Et on se quitte  avec un article!

 

L'ARTICLE EN PLUS

J'ai mis mon réseau belge pour dénicher cet article! Merci à Helena (même si elle me prend pour JLM himself ou son plénipotentiaire).

LA LIBRE BELGIQUE DU 6/12

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 5 Décembre 2019

1) Ci-dessous,  petit live report essentiellement en photos, mais avec quelques commentaires, dont :

Un concert de grande classe qui alterne morceaux plus ou moins rock et qui se termine de fort belle manière sur un "Je me souviens" complétement retravaillé par rapport à la version studio, à tel point que l'on croirait entendre une version française du "Like a Hurricane" de qui vous savez.
Excellent.

https://rockerparis.blogspot.com/2019/12/jean-louis-murat-theatre-de-la.html?fbclid=IwAR08FBnNCSs18cxUItZH1AIJZSA9Sp_z8e-wThrA--Off6_ZKsVS_-VtVn4

 

2) Léonard Pottier nous livre un long compte-rendu pour le moins élogieux:

http://popnshot.fr/2019/12/04/comment-jean-louis-murat-a-epouse-le-theatre-de-la-madeleine/

Le temps passe, et certains artistes ne vieillissent jamais. Si le physique n’est pas le meilleur dissimulateur des effets du temps, c’est généralement dans l’esprit et la détermination que réside le miracle. Jean-Louis Murat fait partie de ces chanceux, dont la création artistique ne prend pas une ride au fil des années. Même voix, même don de composition et même hargne depuis le début de sa carrière. Il ne serait d’ailleurs pas indécent ni même déplacé d’affirmer que la musique de Murat à l’heure actuelle est tout aussi riche et intéressante qu’il y a plusieurs dizaines d’années. L’artiste auvergnat a eu sa période de gloire, avec Dolores ou Mustango, mais entretient aujourd’hui un lien avec la musique toujours aussi solide. Il continue d’écrire et de composer avec le même talent pour lequel on l’avait félicité à l’époque. Nombreux sont ceux qui ont décidé de le suivre jusqu’au bout, bravant les critiques parfois acerbes à son égard et ne se préoccupant que de la seule chose importante : son art. Car il faut le reconnaître, Jean-Louis Murat fait partie des artistes français les plus constants : productif et jamais insignifiant. Ses albums sont toujours le prolongement de lui-même (plus chez lui que chez d’autres), avec des arrangements musicaux recherchés, et le chanteur ne cesse d’affiner un style unique, dont la voix, flamme infatigable, permet aux mélodies soigneusement composées de trouver toute leur force. La musique de Murat est donc un mélange de vérité, de génie, de lutte, d’acharnement, de mystère et de douceur. Ce mélange, qui n’est pas prêt de s’affaiblir, permet à son créateur d’être toujours présent sur le devant de la scène.

 

Un cadre particulier

            Comme chaque rendez-vous annuel avec la capitale française, Jean-Louis Murat était de retour en cette fin d’année pour faire résonner ses dernières compositions, et a cette fois ci vu les choses en grand et avec originalité, en décidant d’investir un théâtre ! Le théâtre de la Madeleine. Un cadre exceptionnel et de toute beauté. Personne debout, des sièges partout, un public presque prêt à assister une pièce de théâtre, mais qui fera face à quelque chose de bien plus véritable qu’une illusion. Avec un concert de Murat, la réalité est devant nos yeux, inutile d’aller la chercher autre part. Pendant 1h30, le théâtre de la Madeleine a vu ses murs trembler de sincérité comme rarement auparavant. Quoi de plus sincère qu’un concert de rock ? Je vous met au défi de trouver.

 

            Une impressionnante puissance sonore

         Dès le départ, l’artiste vêtu de la manière la plus décontractée possible, accompagné de sa formation redoutable : Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie, donnent le ton : les instruments rugissent avec force, sans que la voix du chanteur ne soit encore entrée en scène (et on sait que toute la magie de Murat réside dans sa voix). On y décèle déjà toute la justesse qui règnera en maîtresse durant l’entièreté du live. Le son est clair, concis, abrupt, il s’adresse à nos muscles et s’empare de nous d’un coup d’un seul. Dès les premières minutes, on se laisse porter, prêt à être totalement envahit par la suite. Quand la voix se montre enfin, on y retrouve instantanément ce qui fait l’identité de la musique de l’artiste. Vertigineuse, cette voix empreinte de douleur, d’espoir et de mélancolie sublime tout ce qui l’entoure. Elle est la roue motrice de chacune des chansons, auxquelles elle promet de garantir ampleur et émotion. D’ores et déjà transportés dans une nouvelle dimension, il ne nous reste plus qu’à savourer le précieux moment. Au fur et à mesure du concert, le son global prend de plus en plus forme, et finit par épouser pleinement l’architecture de la salle. Les instruments sont calibrés pour nous attaquer de plein fouet, de manière à ce que l’on se sente transportés pleinement dans la vitalité de cette musique encore pleine de rage et d’ambition. Les musiciens sont extrêmement doués, avec un sens du rythme remarquable qui permet au concert de ne jamais perdre en intensité, même sur les morceaux les plus calmes. Bref, le son est à la hauteur de l’évènement et nous restera encore longtemps en mémoire tant il s’adressait directement à notre corps, ce que l’on souhaiterait pour tous les concerts de rock. Mais tout le monde n’est pas Jean-Louis Murat et n’a pas la chance d’être merveilleusement bien accompagné. Ni la chance de jouer dans un théâtre !

 

Une tracklist uniquement composée de titres récents

            Le chanteur jouera principalement des morceaux issus de son dernier album studio : II Francese¸ et n’ira pas piocher plus loin que la décennie toujours en cours. Certains auront peut-être été frustrés de ne pas entendre les bijoux de Mustango ou de Lilith mais à vrai dire, Murat n’a pas eu besoin de cela. Il ne se repose pas sur ses anciens morceaux et croit pleinement en la force de ses nouveaux, et avait bien l’intention de nous révéler tous leurs secrets, sans compter qu’il doit être compliqué de piocher dans un catalogue si vaste que le sien. Jouer les dernières compositions semblait être la meilleure décision, démontrant ainsi que sa musique traverse les époques sans peine. La recette change rarement avec lui, il faut avouer que beaucoup de morceaux se ressemblent, le style Murat compose toujours le noyau de ses albums (la voix dirige la danse), mais c’est surtout en matière de son que l’artiste a innové ces derniers temps, toujours attiré par l’expérimentation et la modernité. Bien que la prestation fut assez classique au niveau des sonorités, elle n’en fut pas moins efficace, adaptant les innovations sonores des derniers morceaux à la construction instrumentale traditionnelle des concerts (guitare, basse, batterie). En cela, ce fut un véritable concert de rock, mêlant simplicité et excitation. Nul besoin d’en rajouter des tonnes. A trois, la musique a décollé. C’est tout ce qui compte. 

Et l'article n'est pas fini :  à continuer de lire :

http://popnshot.fr/2019/12/04/comment-jean-louis-murat-a-epouse-le-theatre-de-la-madeleine/

 

 

3) J'avais laissé passer un concert sans commentaire: C'était à BINCHE EN BELGIQUE, premier concert belge de la tournée. le 28/11... Bien forcé car il n'y a eu aucun retour sur les réseaux sociaux. J'ai réussi à contacter un participant.... qui me dit qu'ils n'étaient que 80 présents ce soir-là. Ceci explique donc cela.

John me parle d'un concert d'une heure trente, "au top", "intime et chaleureux".

 

LE LIEN EN PLUS JE N'AI PAS D'AMI COMME TOI QUE JE NE CONNAIS PAS, et si on se causait?

Stéphane Eicher le Suisse cause à la Belgique dans Moustique et parle de Murat:

La pensée de Jean-Louis Murat est exceptionnelle. Il est le plus grand en interview. Musicalement, le dernier “Il Francese” est très beau (depuis un live “Innamorato” est sorti – NDLR). Je ne l’ai jamais rencontré parce qu’il ne semble pas facile. Mais si c’est parce qu’il déteste le métier, alors il faut qu’on se parle car ce métier est détestable.

https://www.moustique.be/25064/stephan-eicher-je-reste-absolument-attache-aux-heros-de-la-contre-culture

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 3 Décembre 2019

 

Allez, y'a la soupe à faire, alors sans commentaire, voici le message de Florence ! Merci à elle

 

Madeleine le 2 décembre, quel concert !
Ca m’arrive rarement, mais j’ai vraiment regretté d’être dans un théâtre. Quelle frustration de se sentir cantonnée à son siège, avec des voisins sagement assis mais pas moins bouillants, alors que tout sur scène appelle à se lever et onduler ! Le corps se contraint à grand-peine. Et ni la sale gueule de Dupond Moretti sur les affiches alors que je discutais à la sortie (parce que, vraiment, il n’y a rien d’affriolant programmé au théâtre de la Madeleine), ni la côte de Belleville avalée à vélo par un froid piquant n’ont pu venir à bout de ce frétillement obstiné !
Alors j’avais quelques réserves sur Vincennes, j’avais l’impression d’en avoir assez de certaines chansons trop entendues au fil des concerts. Et il a suffi d’un intro à Kids, la chanson inaugurale, pour que tout à coup elle brille à nouveau de tout son éclat ; il a suffi d’un jeu avec un public partant pour que je me prenne à aimer Hold Up. Murat peu disert mais concentré, enchaînant les chansons, faisant ressortir la singularité de chacune, et le texte (ce qui n’était pas le cas à Vincennes me semble-t-il), a recréé tout au long du concert la surprise et le désir.
Comment fait-il pour lancer une magnifique intro qu’il dit psychédélique à Il neige et garder toute l’émotion et la poésie contemplative de cette chanson ? Comment Je me souviens peut-elle être aussi convaincante murmurée et électrisée par toute l’énergie du trio ? Et Voodoo, et Tarn et Garonne, et Autant en faire quelque chose…
Grande admiration, infinie reconnaissance pour savoir faire naître cette belle euphorie, qui dure et me porte !

(Et un joli souvenir de mon voisin de derrière qui trouve sa place au deuxième rang avant le concert et dit avec un accent indéfinissable : « je suis content, je suis content ». Et comme je me retourne, ravie, de se justifier : « parce que c’est un poète, faut pas rater… »)

Amitiés,

Florence

 

Les commentaires sur facebook sont du même avis (mise à part une personne qui regrette un peu ce gros "son", "saturé").  De ce que j'ai pu entendre (vous pourrez trouver aussi), Jean-Louis a effectivement rejoué de la pédale sur ce concert parisien, notamment sur une intro de 'il neige", c'était il neige à Détroit.  Le "je me souviens" était aussi très électrique... et je reste sur ma version "grenobloise" qui était nettement plus gracieuse. JL a en tout cas joué les prolongations ave un concert d'1h45!

Aussi le billet de Baptiste Vignol : http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2019/12/the-voice.html

Pas de tatouage à la con sur ses bras de bêcheur, pas d'énormes bagouzes aux doigts pour jouer les rockeurs, Murat n’a rien d’un roc, c’est un pays, irrigué d’influences protéiformes. C'est un maitre d’élégance et de sensualité. C'est un musicien exceptionnel doté d’une voix sans nulle autre pareille.

A vos commentaires! DItes nous en plus!

 

PS: Et puisque Murat, c'est toujours et encore le débat, j'ai reçu ce commentaire de Christophe sur le concert de St-Quentin:

Saint-Quentin mercredi. Quel ennui !!! Une première partie d'une heure incroyablement fastidieuse. Et un concert de 45 mtes non moins incroyablement long. Des chansons gâchées- à vous dissuader de replatiner les disques- et un Murat manifestement fatigué, excité à force de fatigue... C'était mon 13e concert de Murat. Le pire ! Basta Murat. Terminus. Économies...

Etonnant, non? D'autant que Christophe, un autre, me dit : Pour le concert de St Quentin il a duré 1h15 et je l’ai trouvé mieux que celui d’hier soir comme quoi 🤷🏼‍♂️!!

Alors, si on n'arrive pas à s'entendre même sur la durée du concert, où on va!!


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 2 Décembre 2019

Bonsoir Muratiennes, Muratiens,

Pendant que Murat fait des siennes

sur Scène, à Paris, au bord de la seine,

Quelques articles en stock, je dégaine:

 

1) Sur CONCARNEAU, SAMEDI :

 
Jean-Louis Murat, groove mélancolique
 

Poétique mais aussi groovy, Jean-Louis Murat a conquis le public venu le voir samedi au Cac.

Dans une salle presque comble, samedi, Jean-Louis Murat a déclamé ses plus belles poésies. Il a chanté quand Émilie vient le voir dans son « Tarn et Garonne » et les rollin’de « Gazoline », en version plus épurée.

Les yeux fermés quand il chante, un groove qui descend jusque dans ses jambes, un « merci » entre quelques chansons, Jean-Louis Murat reste, sur scène, fidèle à son insaisissable personnalité.
 
Quelques jours avant, il y avait eu aussi cet article:
 

 

2)   Un petit article d'Olivier NUC dans le figaro!

https://www.lefigaro.fr/musique/jean-louis-murat-le-changement-dans-la-continuite-20191201

Jean-Louis Murat, le changement dans la continuité

Le chanteur présente ses chansons les plus récentes en concert, avec les musiciens qui l’accompagnent depuis près de vingt ans.

Par Olivier Nuc

 

Pour entamer ce nouveau périple, Jean-Louis Murat a décidé d’investir dans une nouvelle guitare. Une Fender électro-acoustique à douze cordes, dont il fait bon usage pendant l’intégralité des concerts de cette tournée. Pour ne pas en rester là, l’homme a aussi renouvelé son ampli et ses effets. Cela lui permet d’appliquer différents traitements sonores aux accords qu’il égrène au fil des chansons. Cela l’incite aussi à ne pas rester contraint par ses habitudes. Cela ressemble bien à l’homme, qui a toujours eu besoin d’être stimulé pour être bon. Cette stimulation peut venir de ses instruments, de ses accompagnateurs ou d’autres chanteurs qu’il considère volontiers comme des «concurrents».

 

Il y a bien longtemps que Jean-Louis Murat est dans une catégorie à part au sein de la scène française. En plus de trente années de carrière, l’Auvergnat a eu l’occasion de se démarquer à plusieurs reprises des us et coutumes de la scène hexagonale. Cette singularité lui confère un style et une patte inimitables sur chacune de ses productions. Très prolifique, Jean-Louis Murat a déjà écrit toutes les chansons de son prochain album, qui ne sortira pourtant qu’au printemps prochain. Par bonheur, il en dévoile déjà quelques-unes sur scène.

 

Stakhanovisme

Accompagné par la meilleure section rythmique avec laquelle il s’est jamais produit, d’une précision suisse - Stéphane Reynaud à la batterie et Fred Jimenez à la basse -, Murat donne actuellement des concerts passionnants. Bien sûr, on y entend très peu d’anciennes chansons. On ne compte pas sur Murat pour jouer un best-of d’une carrière amorcée à la fin des années 1970. Pourtant, la maison de disques PIAS effectue depuis une poignée d’années un remarquable travail de réédition de sa discographie. Cette année, Cheyenne Autumn, initialement paru en 1989, et Mustango (1999) sont ainsi ressortis, dans des versions assorties d’inédits ou de titres uniquement sortis en EP.

On a longtemps reproché à l’homme son stakhanovisme. Pourtant, aligner les projets au rythme où Woody Allen réalise ses films lui a permis de se renouveler avec une belle constance. Construire, détruire, reconstruire, déplacer: Murat n’en fait qu’à sa tête, quitte à semer des amateurs ou à démentir ce qu’il avait affirmé la veille. L’artiste est souverain. Longtemps rétif à la scène, il y évolue désormais comme un poisson dans l’eau.

 

Olivier était peut-être à St-Quentin pour le concert de la semaine dernière... Concert qui était debout! Le seul de la tournée et le public était donc bien chanceux de pouvoir se mouvoir move your body en rythme avec JL. D'après quelques échos sur les réseaux sociaux, c'était drôlement bien.

Ps: Les inrocks ont aussi recommandé le concert si j'en crois ce début d'article

 

3) On continue dans le désordre avec la Belgique dans le viseur:

Moustique nous explique pourquoi il faut retourner voir Murat:

https://www.moustique.be/25023/pourquoi-il-faut-aller-revoir-murat-en-concert

28/11/2019

 

 

L’infatigable troubadour de la chanson française propose trois nouvelles dates belges en cette fin 2019. Un retour justifié par la qualité de ses dernières productions discographiques.

Baptisé “Il Francese”, le dernier disque studio de Jean-Louis Murat (il a aussi publié en avril 2019 "Innamorato", le live de sa tournée actuelle qui compte quatre titres inédits) fantasme la vie sous le soleil napolitain. “En 1968, j’étais sur le bord de la route pour suivre le Tour de France. Quand le peloton est passé en Auvergne, j’ai refilé ma gourde à Felice Gimondi”, nous confiait-il à la parution de "Il Francese".  le chanteur avec des étoiles dans les yeux. ”Gimondi est arrivé en jaune à Paris. Depuis sa victoire, je me sens un peu Italien. Si un match de foot oppose les Bleus à la Squadra Azzurra, par exemple, j’enfile mon maillot de l’Italie."

Avec "Il Francese", Jean-Louis Murat tourne le dos aux albums concepts et autres expériences littéraires pour embrasser son premier amour: la chanson. Même s’il rêve d’antipasti, l’artiste ouvre les festivités sur un mot allemand (Achtung), repoussant fort joliment les frontières de son univers. “J’ai toujours pensé qu’une musique européenne aurait pu se développer et fédérer les publics. Mais ce n’est jamais arrivé. Résultat? On bouffe un max de tubes américains.” Le régime semble pourtant au goût du Français. “Je ne suis pas fan des États-Unis et de leur impérialisme culturel. Mais la musique américaine circule dans mes veines. C’est mon ADN et mes chansons en découlent. Alors, je me débrouille pour être en phase avec ma personnalité: je marie Jeanne d’Arc avec John Lee Hooker, j’associe Rimbaud et Curtis Mayfield. Pour l’instant, je raffole de Kendrick Lamar. C’est mon nouveau Bob Dylan. Et puis, je suis à fond dans Frank Ocean.”

 

Le rêve américain

Cette nouvelle passion transpire notamment à travers la production langoureuse de La treizième porte. Dispersées autour de quelques notes pianotées du bout des doigts, les particules électroniques s’infiltrent sous les mots délicats de Jean-Louis Murat. Avec Sweet Lorraine, il prend ensuite la route de Memphis et s’arrête aux portes des mythiques studios Stax pour un hommage à Otis Redding. Ailleurs (Gazoline), l’usage du vocodeur rappelle la récente métamorphose discographique de Lambchop. Entre traditions folkloriques séculaires et techniques de production dernier cri, le groupe américain lustrait blues, folk et country à la lueur du R&B. Jean-Louis Murat applique aujourd’hui ce traitement à sa chanson française. Avec maestria, naturellement. Autant de chansons à (re)découvrir lors de ses trois prestations live programmées en cette fin d’année.

Le 28/11, Théâtre de Binche, Binche.

Le 6/12, W :Hall, Woluwé Saint-Pierre.

Le 13/12, Théâtre de Namur, Namur.

LE LIEN EN PLUS

Tu es fan de Murat? Tu aimes donc les causes perdues et désespérées?

Alors, tu peux toujours voter pour l'élire comme l'un des concerts les plus marquants du Printemps de Bourges.   Le Berry a lancé une consultation:

https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/quels-ont-ete-les-concerts-les-plus-marquants-des-dix-dernieres-annees-lors-du-printemps-de-bourges-selon-vous_13693971/

 

LE LIEN EN PLUS DU PASSE

Charlélie a causé vite fait de Murat :

Moi je travaille dans l’idée d’une œuvre sur l’histoire de ma vie, alors ce n’est pas forcément facile à faire admettre.

Murat est un peu dans cette perspective…
C’est ça, oui… mais Jean-Louis Murat, lui, est un peu plus médiatisé que moi parce qu’il est dans la provoc’. Il dit des trucs inacceptables, inadmissibles et plus c’est inadmissible et plus ça l’amuse de les balancer. Il n’empêche qu’il fait de très belles choses. J’ai beaucoup aimé Il Francese, son dernier disque, alors que j’ai détesté avec autant d’ardeur le précédent.

https://hexagone.me/2019/11/charlelie-couture-le-gypoete-barbu/

 

Voilà, voili, il semble a posteriori, que j'avais un peu de retard dans le traitement de l'actualité...

A très vite,

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese