Publié le 30 Mars 2020

"Pendant la période de confinement, chaque jour, un.e artiste nous donne de ses nouvelles en vidéo. Douzième épisode avec Jean-Louis Murat qui nous offre un morceau en exclu : "En confifi". Retrouvez tous les jours un épisode de "En confinement avec" sur instagram, Facebook, Youtube et twitter!

Et oui, voilà jean-Louis qui nous fera un petit coucou...et donc avec un inédit!!

CE SOIR A 18h... et ça sera peut-être visible du blog:

 

https://www.youtube.com/watch?v=5LLR4uvBIhU&fbclid=IwAR2TNpEa5cmhgQIcRsvrPAbQ1WHlDjD-HMPIrjEnRqPiqap5pyyrcZ3-e10

En attendant Murat avait partagé ceci sur les réseaux!

Avec la neige, dans la couverture de survie!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 29 Mars 2020

Bonjour,

1)  Voici une interview qui au détour de quelques questions bateaux donne des infos intéressantes:  Murat qui a compté le nombre de ses concerts (il donne le chiffre de 1500... faudra vérifier), et donne des infos biographiques  (divorce, puis rencontre de "la princess of the cool"), mais aussi nous définit le "groove": Mais tu sais, dans les musiques du XXe siècle, il y a un truc qui vient du rock, et qui est essentiel : c’est ce qu’on appelle le groove. C’est un mot argotique hyper craignos, connoté sexuellement à mort, une pulsation indolente, lymphatique, voire un peu plus excitée, mais qui porte des états d’âme ultrasimples. Pour moi, c’est l’une des inventions musicales majeures du siècle dernier.

 

 

Publié le 27/03  Par : Anne Laure  Lemancel

https://musique.rfi.fr/chanson-francophone/20200327-murat-le-sorcier-love

Rencontré il y a de cela une quinzaine de jours, Jean-Louis Murat, cycliste devant l’éternel, se réjouissait comme un enfant du passage du Tour de France dans son village… A l’occasion de son dernier disque, Baby Love, suave et enchanteur, il nous parlait d’Earth Wind & Fire, du groove et de Marcel Proust… Des trésors précieux, à cultiver, donc, avant de pouvoir refaire du vélo. Rencontre. 
 

RFI Musique : Fin 2018, vous avez réédité la plupart de vos albums… L’occasion de replonger dans votre discographie ?
Jean-Louis Murat :
Pas du tout. J’ai un peu réécouté quelques titres. Mais, dans l’ensemble, je ne réécoute jamais mes chansons. Tu rigoles, ça me file les jetons ! Quand c’est fait, basta : à peine un disque sorti, je suis déjà sur le suivant ! 

Vous avez d’ailleurs une production impressionnante, à raison d’un disque par an. Comment tenez-vous le rythme ?
Je suppose que c’est le fait d’habiter à la campagne. Je suis un pur produit de la décentralisation culturelle. Pour un Parisien, soumis à tout à un tas de sollicitations extérieures, c’est évidemment plus difficile. Mais, en passant 365 jours dans mon village, il y a bien de quoi écrire douze chansons… Non ? (rires) Et puis, ça me paraît bien normal ! Je reste avec mes valeurs paysannes. On fait un truc une fois l’an... On rentre le foin une fois l’an, on fauche une fois l’an… Voilà, ça fait un disque. C’est bizarre, quand même, qu’on me pose toujours cette question. (grommelle-t-il). 

Et ça n’a jamais posé problème à vos labels ?
Ah si ! Mais j’avais ma parade ! Quand on me signait pour trois albums, j’en fournissais six. Un album sur deux, c’était cadeau pour la maison de disque : la braderie de Jean-Louis ! Ils ne s’en sont jamais plaints… Ils aimaient ma musique. D’ailleurs, je n’ai que des bons albums, dans ma discographie. Il n’y en pas un seul que j’estime avoir raté… 

Le communiqué de presse qui accompagne Baby Love stipule qu’il s’agit de votre vingtième disque… Un anniversaire ?
Oui, bon (se moque-t-il), ça fait cinq albums qu’on dit que c’est le 20e. C’est flou. J’ai tellement enregistré d’objets différents – des maxis, des singles, des faces B, des musiques de films… – que je ne sais plus exactement combien j’en ai sorti. Allez, à la louche, disons 30 ! Ou 25 ! Mais bon, si tu veux un chiffre, je serais plutôt d’avis de citer les 1500 concerts que j’ai effectués. 1500… T’imagine ? Dans des grandes salles, dans des bars, des appartements… 1500 !

Et lorsque vous rentrez de tournée, vous revenez dans votre village de…
Orcival, tu ne connais pas ? Code postal 63210, célèbre pour sa basilique Notre-Dame. Et tu sais quoi, cette année, le Tour de France passe dans mon bled. Quelle joie ! Oh, je suis tellement fan de vélo et de courses cyclistes. J’ai croisé des grands champions ! J’ai serré la main d’Eddy Merckx, enfant, je me souviens de Jacques Anquetil. Je suis un fana, malgré tout, de Lance Armstrong… Je me réjouis tellement ! (A l’heure actuelle, une menace d’annulation pèse sur la célèbre course, pour cause de Covid-19, ndlr)

Votre communiqué de presse cite Earth Wind & Fire, que vous auriez écouté en boucle, comme source d'inspiration principale de ce disque...
Oui, entre autres. Pas plus tard que ce matin, je l’ai écouté dans ma salle de bain (d’un hôtel parisien, situé rue... de la Tour d’Auvergne, ndlr) C’est une musique de "folles" et j’ai un penchant pour les "folles". J’aime l’androgynie dans le rock : ça produit des univers super intéressants ! Earth, Wind & Fire m’est tombé dessus très tôt… Je les ai même vus une fois, à Paris, en première partie de Santana. Mais tu sais, dans les musiques du XXe siècle, il y a un truc qui vient du rock, et qui est essentiel : c’est ce qu’on appelle le groove. C’est un mot argotique hyper craignos, connoté sexuellement à mort, une pulsation indolente, lymphatique, voire un peu plus excitée, mais qui porte des états d’âme ultrasimples. Pour moi, c’est l’une des inventions musicales majeures du siècle dernier. Et c’est le plus intéressant à mon sens. Car, pour le reste, les textes ne changent rien à rien. Pour moi, par exemple, Trump est une synthèse des plus grands rockeurs américains, qui sont, pour la plupart, ultra beaufs et ultra réacs.

Le dernier titre de votre disque rend hommage à Tony Joe White… Pourquoi ?
J'ai grandi à la Bourboule, au fin-fond de l’Auvergne. Et pour m’échapper de la Bourboule, j’avais besoin de figures tutélaires. Des mecs, des Blacks, comme John Lee Hooker, m'impressionnaient énormément... Mais je me tournais vers des petits Blancs du Sud, des seconds couteaux, qui désinhibaient l’ado de la Bourboule que j’étais. 

 

Ce disque raconte l’histoire d’un bouleversement personnel… Une rupture amoureuse ?
Oui, j’ai l’impression que c’est l’histoire de ma vie… Je chronique les séparations, les rencontres, les nouvelles séparations. C’est saisonnier. Mais à tout prendre, je préfèrerais ne pas faire de disque et être heureux (s’assombrit Jean-Louis). Pour moi qui suis d’une fidélité absolue, j’avais cet idéal d’une seule femme en une seule vie. Et ça me tombe toujours dessus. Je suis devenu chroniqueur de divorces...  

Pourtant, votre disque danse comme un nouveau printemps…
Oui, au final, tout cela est passé très vite. Nous sommes allés au tribunal à 15h00 et j’avais terminé le disque à midi. En mode "up tempo". Et puis, comme mon cœur a horreur du vide, j’ai rencontré, trois mois après, une "Princess of the cool". (le titre d’une de ses chansons, ndlr). J’ai essayé de mettre un peu de fun, un peu de paillettes dans la rupture…

Au final, c’est presque un disque psychanalytique ?
Je ne suis pas freudien pour deux ronds. Mais ma discographique raconte toute ma vie. De manière, certes, codée et assez cryptique…

Vous avez confié écrire des chansons comme on "purgerait des vipères". Pourquoi cette formule ?
Je ne sais pas, c’est joli… Purger des vipères, c’est extraire le poison : pour moi, ce qui n’est pas chanté est pourri. Et si on l’extériorise, ça va mieux ! Chanter, c’est ma façon d’errer, de chercher des réponses ou de trouver des questions… Ma manière d’être au monde, toujours avec un léger biais par rapport au réel. Je pense à la chanson 24H/24H. J’essaie toujours de voir ce que je peux faire de telle ou telle histoire. Alors, certains disent que mes créations sont indéchiffrables. Mais, en fait, je peins des tableaux un peu impressionnistes. Comme du pointillisme : si on ne se met pas à trois mètres d’un tableau de Seurat, on ne voit rien ! Et puis, j’ai des balises dans ma carrière. Par exemple, dans ma discographie, j’ai utilisé trois fois le mot "phacochère". Je donne régulièrement des nouvelles de l’animal : c’est cela, faire œuvre ! 

Vous êtes également proustien ?
J’ai réfléchi à tout ça… Je n’ai pas fait d’études, je ne suis pas cultivé. Mais j’ai toute ma bibliothèque orientée autour de Proust. En fait, pour moi, c’est toute la France, tout l’inconscient français. Dès qu’on plonge dans Proust, sa musique nous embarque. On est tous raides dingues de Marcel, fascinés par son intelligence, sa cruauté... D’ailleurs, il y a  pas mal de référence à lui dans mon œuvre…

Dans votre dernier titre consacré à Tony Joe White, vous invoquez le vaudou… Vous croyez à la magie ?
Oui, c’est assez fondamental pour moi. Il y a une mythologie vaudou très forte à la Nouvelle Orleans. Et ma grand-mère d’Auvergne était, elle aussi, un peu sorcière. Elle avait la capacité d’éteindre les incendies. C’était remarquable ! Je vis entouré de sorciers, et j’espère qu’il y a aussi un peu de vaudou, un peu de magie dans mes chansons.

 

ET voilà puisque c'est dimanche, - je suis sûr que vous avez raté la messe, bande de mécréants,  l'article de LA CROIX:  (merci Thierry)

 

 

 

Enfin, du coté de la MONTAGNE, on a jugé nécessaire de faire un article pour parler des covers des BB, Belin et Biolay:  et oui, "parce que c'est bon"...  https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/loisirs/belin-et-biolay-reprennent-jean-louis-murat-et-c-est-bon_13770440/#refresh

ET la page officielle n'a donc partagé que celle de l'ami Belin... 

 

LE LIEN EN PLUS

Bon, puisqu'on peut partager sans gêne des enregistrements de mauvaise qualité en cette période de confinement,  j'ai mis en ligne  une chanson rare signée MICHEL ZACHA (producteur du premier disque  de Murat) et son ami ANDRE POPP.... orchestration d'un petit gars : Gérard MANSET.

C'est très désuet... mais très joli.

Pierre DUFRESNE était un acteur québecois, connu par un "télé-roman". Manset a dû le connaitre via Claude Léveillée  avec lequel il travaillait .

 

et puisqu'on est dans la douceur, et que la vidéo suivant de ma chaine s'est enclenchée, je vous invite à l'écouter également:

Ah, quel bon souvenir...  Lionel Damei, Alain Klinger et Christophe Roussel.   Leur version de la chanson de PEAU D'ANE, ça fait du bien pour un sombre dimanche:  https://www.youtube.com/watch?v=e47KvwI_Alg&app=desktop  

D'un film à l'autre, la version d'Alain du "jour des jaguars", il ne se lasse pas de cette chanson, et nous non plus.

Biolay, Belin, c'est bien... mais DOMINIQUE A qui chantait "les amours débutants"...  oh!!

Et Bertrand Louis sur "le fier amant de la terre".... lors de la soirée livre unplugged

 

Encore un peu de MANSET (je ne crois pas l'avoir mis en ligne ici, c'était pour mes amis manséens...). Un titre coécrit avec MALEK

Bon, du coup, je continue ma petite rando dans ma CHAINE enneigée youtubesque....  Promenade dans le SANCY avant BABEL:  (pour les cartes postales)   "chacun vendrait des grives", comme quoi Murat ça groove depuis longtemps

On termine par Murat et  sa version d'"Alcaline" dont on m'avait chargé de la diffusion... Avec une pensée à CHRISTOPHE dont on a appris l'hospitalisation cet après midi.  Cet titre évoquait "ALINE" et "les mots bleus", et Christophe l'a repris.

Une autre version avait été diffusée chez LENOIR, plus brute:  la voici (des versions live existent aussi)

Je vous laisse terminer la promenade en solo... Ne Vous perdez pas... et abonnez-vous!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 27 Mars 2020

bonjour,

on l'attendait mais le confinement met à mal la revue... qui malgré tout, sort le numéro et demande malgré tout notre soutien.

C'est pourquoi je n'afficherai pas l'interview complète ici... même si elle est disponible sur leur site. Je vous encourage à commander l'édition papier pour votre collection car elle est plutôt réussie. Jean-Louis se confie sur ses amours/désamours, indique ses 3 albums préférés de sa discographie

Comme tout le monde et particulièrement dans l'industrie du spectacle, nous subissons de plein fouet les conséquences des mesures liées à la lutte contre le Coronavirus. 

Ainsi, à quelques jours du bouclage, les annonceurs ont dû renoncer à leur investissement (sortie de disques, festivals), mais nous avons décidé d'aller, quoi qu'il en coûte au bout de ce magazine et de l'éditer.  


Votre soutien sera le bienvenu !

Le magazine sera présent malgré tout dans 60 % de ses points de vente à partir du 2 avril, mais il nous est  impossible de vous inciter à sortir pour vous le procurer ... Il sera vendu majoritairement dans les hypermarchés et les bureaux de tabac. Vous pouvez toujours vous rendre sur le lien OU NOUS TROUVER pour connaitre nos points de vente. 

 

Trois options s'offrent à vous :

- Achat du numéro 82 en version papier par correspondance sans aucun frais de port supplémentaire voir ici dans notre boutique (où vous trouverez également nos formules d'abonnements et adhésions...)

- Achat du numéro 82 en PDF à prix libre, via un don sur notre page HELLOASSO

- Consultation du numéro 82 en accès libre (ci-dessous)  afin de soutenir tous les artistes dont nous parlons dans le magazine et nos annonceurs. 

https://www.accfa.fr/2020/03/26/francofans-d-avril-mai-t%C3%A9l%C3%A9chargeable-%C3%A0-prix-libre/539858427/?fbclid=IwAR2sjZA30zpm6-_h1MArtqS1THe92PbAwK7xHlvi8fl0eh64y8FkBoM6NWk

 

Interview en 6 pages... Par Matthieu Gatellier.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 25 Mars 2020

On partageait hier la cover de BERTRAND BELIN... partagée également par la page officielle de JLM... et voilà que c'est au tour de BB, Benjamin Biolay, de nous faire sa session... avec "JE ME SOUVIENS". Là, encore, pas une surprise... même si on sait que Benjamin aurait aimé un petit geste d'adoubement de Jean-Louis, et qu'il avait été lassé des pics à son égard (tout ceci est sur le blog)... Mais c'est oublié, et il s'incline devant "un chef d'oeuvre", joliment interprété ici.   Maintenant,  on va voir si la reprise est aussi reprise par la page officielle... et on attend de voir si Bertrand Burgalat nous chantera demain aussi du Murat... Et Bertrand Betsch...  et Brigitte Bardot...

(Bon, Bertrand Betsch, c'était déjà fait!   En écoute ci-dessous)

 

 

 

Bertrand Betsch (issu de son album de reprise): (Nouvel album LA TRAVERSEE, en digital le 24/04 - et en physique "quand on pourra"... Nouveau single tout frais en fin d'article)

Je crois avoir vu passer qu'ARTE avait aussi rediffusé "les chansons qui font du bien": et il y avait eu un... FM... FLorent MARCHET, on réécoute :

Florent va sortir un roman... et un disque est prévu ensuite! Pas trop tôt!

et... puisqu'on y est, on reste dans la famille française pop,  on se termine avec JEANNE CHERHAL qui me disait en "inter-ViOUS ET MURAT":

 

J.CHERHAL:   "La maladie d'amour" est une chanson parfaite pour moi, qui me plonge dans une douceur et une délectable tristesse chaque fois que je l'écoute. "Le cri du papillon", également sur Lilith, a le don de me faire danser la danse de Saint-Gui. Je suis très touchée par le "Mont Sans-Souci", et sur l'album que Jean-Louis Murat a consacré à Baudelaire et Ferré, je suis raide dingue de "A une mendiante rousse", qui me fait un effet incroyable! Je connais le poème par coeur depuis mon adolescence, et la première fois que je l'ai entendu chanté par lui, ça a été un vrai choc. C'est magistral de sensualité et de vérité! C'est beau tout simplement.

 

3 ans plus tard, et après voir chanté avec Murat dans "THE END etc",  elle nous offrait sa version:

LA PHOTO EN PLUS

Toujours pas de session live pour Murat... mais des photos via instagram. Voici celle du jour... et sur l'actualité:

Les sorties des disques sont repoussées... et donc pas de veine pour Baby Love qu'il soit sorti juste avant le confinement. J'imagine que pour la tournée, ça peut être aussi compliqué car il y a sans doute embouteillage dans le booking, avec les tournées reportées... Mais vu que Murat est déjà sur d'autres projets...

LA MUSIQUE EN PLUS:

Texte promo:

Bertrand Betsch nait le 12/09/1970 à Draveil (91) sous un ciel anthracite. Par la suite il confondra toujours le jour et la nuit (et inversement). Enfant, il apprend à marcher en prenant exemple sur les félins et fera du quatre pattes jusqu’à l’âge de 10 ans. Commence à parler très tard et avec beaucoup de mauvaise volonté. Dès son plus jeune âge prend un malin plaisir à mettre les gens mal à l’aise. Il s’avère très doué.

Selon certaines sources, il commence à jouer des claviers vers l’âge de 13 ans puis de la guitare deux ans plus tard - le doute persiste. Refusera toujours de jouer les compositions des autres prétendant que les siennes leur sont supérieures. Personne n’ose le contredire car on le sait extrêmement susceptible.

Entre 1997 et 2019 il sort une douzaine d’albums très discutables mais au fond très peu discutés. Quand on lui demande de se qualifier, il a cette phrase nietzschéenne : “Je suis un artiste profondément inactuel”. Il se montre très fier de son travail tel un enfant qui vient de passer trois heures à faire un château de sable et qui n’a pas conscience que son ouvrage sera vite réduit à néant par l’écume des jours.

Fin gourmet, il est souvent vu autour des fast food. Adore les Whoopers de Burger King et les Sundae caramel de McDonalds. Atterrit par un concours de circonstances à Toulouse fin 2010. Repère qu’en centre-ville, place Jean-Jaurès, les deux enseignes se font face. Décide de s’implanter définitivement à Toulouse ce qui lui permet de commencer ses repas au Burger King pour les finir au McDo. (Ce sens pratique aussi abscons que redoutable sera l’une de ses signatures.)

Auparavant, dans les années nonante, fait une brève incursion dans le domaine de la publicité afin de subvenir à ses besoins. (On lui doit notamment le fameux “Trop c’est Tropico”). Puis lit Guy Debord et stoppe sa carrière pour se lancer dans la chanson dépressive, pensant qu’il y a là un potentiel commercial à exploiter. Pour se distraire, écrit quelques livres pour le grand public tels que “Mélancolie en rase campagne” et “Une corde pour se pendre”.

Continue à aller d’échec en échec, puis, coup de génie, finit par trouver la brillante formule qui le rendra célèbre dans le domaine de la chanson décadente auprès de millions de personnes : “Je suis peut-être un raté mais ce ratage est réussi”. C’est le déclic. En 2020, l’annonce de la sortie d’un nouvel album, La Traversée, crée un branle-bas médiatique sans précédent dans l’histoire de la chanson française. Claire Chazal sort de sa retraite pour l’inviter au 20h de TF1. L’album est certifié disque de platine avant même sa sortie. Les arrangements de Marc Denis deviennent un modèle du genre et sont étudiés dans toutes les écoles de musique. Bertrand Betsch devient le premier artiste à enchaîner quatre Stades de France complets. Pharell Williams l’appelle pour lui demander des conseils avant d’écrire “Happy - Le Retour” dont les records de ventes et de diffusion vont pulvériser les chiffres du précédent tube. Un trio posthume avec Johnny Halliday et Michael Jackson devient le tube de Noël 2020. Succès retentissant, La Traversée met fin à la crise du disque et permet à Virgin Megastore de rouvrir 25 magasins en France. L’activité économique générée par l’album est telle que la croissance reprend et le chômage passe en-dessous de la barre des 1%. Macron remercie personnellement Bertrand Betsch pour sa réélection et le fait Chevalier des Arts et des Lettres.

Franchement, c’était la moindre des choses.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 25 Mars 2020

Bonjour,

 

- Bravo à Bertrand Belin qui a fait un bel effort de qualité pour nous offrir sa "session", tant techniquement qu'artistiquement... sur "LA TIGE D'OR".

 

[Que les artistes  cèdent à la compression, au grésillement, à la pixelisation et dévalorisent ainsi leur travail m'a un peu frappé... ].

On savait déjà bien-sûr que Bertrand Belin appréciait Murat.

[Pour rappel (petite anecdote]: Murat avait été signé chez Pathé par Claude Dejacques... et Bertrand Belin lui a travaillé avec le fils de Dejacques: Hervé Bergerat, chez MASQ.]

 

 

- Tour des réseaux:

Mardi sur Twitter:
 
"Par mon âme et mon sang Col de la Croix Morand Je te garderai"
 

Puisque vous #RestezChezVous, et si vous en profitiez pour (ré)écouter Jean-Louis Murat ? deezer.com/fr/artist/8245

 

-----

Sur Facebook, il y avait déjà eu le post ci dessous le 22/03, et ce n'est pas rien : 387 000 "followers" d'Auvergne Tourisme (29 000 pour la page "jean-louis murat"!), et plus de 600 commentaires pour le post:

[L'Auvergne vient à vous 🤗]
"Par mon âme et mon sang
Col de la Croix Morand
Je te garderai" 🎶
On vous propose de (re)découvrir Jean-Louis Murat, chanteur, poète, qui sublime l'Auvergne dans de nombreuses chansons 💛

Du côté du tweet méchant (quand on donne, il faut savoir recevoir) (il y en a un tous les 15 jours environ, sans parler de l'éternel "et jean-louis mura"... qui fait semble-t-il encore rire une personne de temps en temps), voici celui de :

"jean louis murat je pense il va sortir une chanson pour soutenir le virus"
 
C'est bien sûr totalement injuste et une méconnaissance de la philosophie profonde de Murat qui n'est pas une misanthropie.
A noter que ce même jour, deux personnes partagent cette phrase:
 

J'ai également trouvé cette image (partagée avec l'article du groupe CENTRE FRANCE-cf article précédent) :

 

Tout cela va bien avec la citation précédente... et notamment la photo qui a été partagée hier sur les réseaux (via instagram) 

 

ÎN THE BABE, BABY' « Combien encore dans la marmite ? Lordy Lord ... »
MURAT
24.03.2020
.


Dernière trouvaille sur les réseaux:

 une mini-chronique de Baby Love sur le site InOut Cote d'Azur

 

Et pendant ce temps-là,

j'écoutais: https://neilyoungarchives.com/movie-night

 

A bientôt... Et bien le bonjour chez vous! Emmuré... Moi, je suis en congés et j'ai trouvé un court séjour tout compris: "Découverte du cercle pas de pot l'air d'un kilomètre autour de chez vous"....

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 24 Mars 2020

Presque un an et demi sans partage de photos (j'ai quand même mis deux heures pour les télécharger faut dire pour cet article, faut être motivé), mais avec le confinement, c'est le moment...

Donc, je vous propose pour aujourd'hui de l'air vivifiant, des embruns, du vert....  et demain, une session live avec mon accordéon... euh, un autre jour.

Et une pensée pour ce qu'aurait donné "TRISTAN" si...

«J'avais écrit ce disque sur Tristan et Yseult parce que je voulais aller enregistrer en Irlande. Je m'étais mis d'accord avec le patron de mon label, V2. Tout était prêt, j'avais trouvé un appartement pour rester à Dublin pendant trois mois avec ma famille et enregistrer avec des musiciens irlandais. Et, le 16 août, je découvre dans le journal que V2 est racheté par Universal. Alors, plutôt qu'attendre six mois au moins que tout se stabilise et que tout soit relancé, j'ai commencé à l'enregistrer à la maison.»

 

 

Clichés N°48 :  Fenêtre sur l'air pur d'IRLANDEClichés N°48 :  Fenêtre sur l'air pur d'IRLANDEClichés N°48 :  Fenêtre sur l'air pur d'IRLANDE
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- Murat avait indiqué qu’il avait projeté d’enregistrer Tristan en Irlande… Vous y avez vécu. Avez-vous parlé de ce pays avec Murat ? ou est-ce que vous pensez que l’Irlande aurait sied à la musique de Murat ?
 
A. PIOLINEBien sûr que Murat trouverait en Irlande des tas d'influences très motivantes, comme Holden en son temps.   La musique est partout, vraiment, dans n'importe quel pub perdu au fin fond du Connemara, il y un groupe qui joue;   et l'esprit est resté beaucoup plus fraternel qu'ici  et ça n'est pas rien quand on choisit de faire carrière dans la musique. 
Mais pour moi, Murat resterait Murat où qu'il aille,   il pourrait enregistrer au Pakistan et revenir avec un album proche de Neil Young ...
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A suivre...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 23 Mars 2020

PQ?  Vous avez peur de manquer? Je vous en offre et si vous voulez jongler avec, grand bien vous en fasse....

 

- D'abord la PQR, avec une interview parue dans les différentes maisons du groupe CENTRE FRANCE.  La république du Centre par exemple ci -dessous:

Pas de grande info... mais deux/trois formules intéressantes, et Murat qui avoue encore une fois son intérêt pour le Rap dont Orelsan et PNL ("c'est la musique que je ferai").                                 Merci Régis.

 

- Et le PQ?   ET bien voici "VOICI"... C'était le 13/03... et 4 étoiles!

 

LA CHRONIQUE EN PLUS

Je suis très en retard pour la citer,  elle est en effet datée du 10/03... mais je suis obligé de feuilletonner un peu pour vous tenir en haleine...  Et c'est encore 4 étoiles.

A lire sur le site, svp!

https://www.benzinemag.net/2020/03/10/murat-baby-love-tiens-rvoila-le-mec-qui-sla-donne/

Eric Debarnot  

Après une parenthèse expérimentale pas totalement convaincante, Murat nous revient avec un Baby Love imparable de séduction, de swing et de méchanceté légère.

[princess of the cool] Qui d’autre que Murat peut ainsi régler son compte à notre nostalgie de vieux cons pour une musique que les jeunes n’écoutent plus, tout en moquant la futilité des modes contemporaines, et en plus avec cette inimitable sensualité crapuleuse ?

Ça fait 30 ans – depuis son Cheyenne Autumn, que Jean-Louis Murat nous passionne, nous intrigue, nous irrite, nous emballe. Il y a d’abord son talent, indéniable, dans l’écriture de chansons conjuguant mélodies accrocheuses et textes retors, qui le place d’emblée sur le dessus du panier de la « chanson-rock » française, une catégorie que l’on a créée dans les années 90 et dans notre tête spécialement pour lui et pour Dominique A. Mais il y a aussi son caractère de chien, son goût pour la provocation (très rock, et même punk, ça !), voire pour l’insulte qui le place dans la digne lignée des pires rockers anglais en termes d’arrogance, de mauvaise foi, ou même de simple impolitesse : soit quelque chose de franchement salutaire à une époque où tout le monde semble prêt à ramper pour avoir droit à une micro-célébrité de quelques minutes. Et par-dessus tout, son goût forcené pour l’exploration musicale, qui a eu pour effet de promener son œuvre de l’Amérique poussiéreuse des road movies au Moyen-âge de la chanson de geste, en passant – très récemment – par des expérimentations formelles et électroniques au succès discutable.

Baby Love MuratOui, on avait senti notre amour pour Murat passer à l’arrière-plan ces derniers temps, depuis un Morituri magnifique mais ignoré, qui avait dû le précipiter dans un de ces accès de colère et de mépris dont on devine qu’il est coutumier. Mais on n’était pas inquiets puisque le Murat que l’on aime et que l’on craint un peu nous revient toujours. Et Baby Love, le nouvel opus est un sacré retour en forme : 11 titres impeccables, irrésistibles dès la première écoute, pleins de morgue et d’humour aussi méchant que prodigieusement détaché des contingences. On peut tordre le nez sur un Xanadu maladroitement dansant (mais bien écrit et plein de ressources au niveau du texte), mais c’est bien la seule exception. Pour le reste, on a droit à du Murat millésimé, qui mélange le blues cuivré – qui lui tient de plus en plus à cœur – avec le rock qui swingue (un rock léger, pas hard), à équidistance entre modernité « pop » et classicisme, mais avec des mélodies sparadrap dont on se débarrasse très difficilement une fois qu’elles sont collées à nos doigts.

Principalement construit sur des tempos moyens comme toujours, Baby Love, avec sa pochette rose disco en harmonie avec des rythmiques sensuelles, joue à fond la carte de la provocation et de l’ironie, mais, comme dans les meilleurs disques de l’Auvergnat, touche la corde sensible de l’intimité de chacun : dans cet album qui s’améliore au fil des morceaux, et qui finit donc encore mieux qu’il n’a commencé, l’un des sommets, ça c’est fait, est l’un des plus beaux règlements de compte amoureux que l’on connaisse. On remarquera comment, juste après, Si je m’attendais modernise à coup de backing vocals scintillants le vieux fonds de commerce campagnard du faux ermite : rien ne change, mais tout prend quand même ici une élégance kitsch sacrément gouleyante.

« Mon amour a duré des milliers de nuits / et je ne sais plus où je vis /… / Qu’est-ce que t’as mon cœur / Toujours même pas peur / Arrête de m’emmerder, s’il te plaît » (Troie)

Jean-Louis, oui, tu nous emmerdes après toutes ces nuits à t’aimer, mais surtout ne t’arrête pas pour autant.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 22 Mars 2020

Point actu...

Vu que je n'ai pas fait les choses dans l'ordre, je suis perdu... mais on va essayer de retrouver dans la semaine les articles en retard. Pour les nouveautés, le confinement a sans doute bloqué un peu... et déjà les ventes:

 

1) VENTES en 2e semaine:   Le marché du disque prend bien-sûr un coup de coronavirus...

96e au classement général (34e en 1er semaine) avec:

Ventes Evolution Ventes Physique Evolution Ventes Download Evolution Ventes Streaming Evolution Poids Physique Poids Download Poids Streaming
                     
559 -73 % 471 -74 % 38 -74 % 50 -44 % 84,3% 6,8% 8,9%

Au classement "physique": Baby love est 29e (11e en première semaine). Entre les deux classements, on voit clairement le fossé des générations et des usages: en streaming et téléchargement, le rap est ultra-présent.

Voici le classement dans l'ordre, voyez tous ces immortels, Tous ces noms dont pas un ne mourra, que c'est beau, et je n'en connais pas un sur deux:  NINHO LES ENFOIRÉS MAES VITAA & SLIMANE ANGÈLE NAPS TIMAL NEKFEU KAZA NINHO SOPRANO SNEAZZY PNL JOSMAN MISTER V DADJU JUL IMEN ES AYA NAKAMURA BTS LARRY LOMEPAL NISKA CLARA LUCIANI MAÎTRE GIMS...

Alors que sur les ventes physiques :LES ENFOIRÉS VITAA & SLIMANE NINHO ANGÈLE BTS SOPRANO CALI CLARA LUCIANI VSO JEAN-BAPTISTE GUEGAN JEAN FERRAT SUPERBUS JEAN FERRAT BILLIE EILISH M. POKORA ZOUFRIS MARACAS JEAN-LOUIS AUBERT NAPS ALAIN SOUCHON VARIOUS LOUIS CHÉDID CHRISTOPHE MAE AGNES OBEL MULTI-ARTISTES JOHNNY HALLYDAY

Et oui... Deux FERRAT dans les 25 premiers.

A noter que Murat ne figure plus dans les 100 premières ventes de vinyle. 7e la semaine dernière. 

Rougir de sa misère est le seul fait honteux.  disaient ceux de Mycènes et de Troie... alors vaille que vaille... Et d'autres sont encore plus en difficulté : http://sourdoreille.net/k-o-du-spectacle-vivant-meme-les-anciens-ne-peuvent-pas-te-raconter-un-truc-pareil/?fbclid=IwAR0hSnRuG5Pfsr7wPJ8i96aFoFTIaw16yc0lA2H81Q0QYg2XY_hM27SoQPo

                                                                       Mention de la bonne (relativement) entrée de Baby Love dans le top album dans CHARTSINFRANCE

 

2)  Merci à TONPIREENNEMI à qui je dois presque la création du blog de m'avoir signalé la présence de MURAT dans HEXAGONE, la revue de la chanson, dans son numéro 15 avec Chédid en couv. Je viens de le commander: site de la revue

On attendait depuis la création du journal qu'enfin on y parle de Murat... "un dossier Rock et chansons" était l'occasion inratable... et quasi-forcée. Donc on en reparle bientôt.  On trouve également Murat dans le dernier ROCK and FOlk (chronique), et le VOICI de la semaine dernière (pour ceux qui veulent acheter).

 

3) 4 LISTES D'ECOUTE:

- Julien DODON proposait avant-hier une playlist pour passer le temps... avec DU MURAT mais pas "BABY LOVE"

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/loisirs/confines-mais-libre-s-d-ecouter-depuis-murat-jusqu-a-migos-en-passant-par-daniel-darc_13768153/

Coronavirus

Confinés, mais libre(s) d'écouter... Depuis Murat jusqu'à Migos en passant par Daniel Darc

Au quatrième jour de confinement, ce vendredi 20 mars, voici quelques pistes de musique(s) à écouter, réécouter, découvrir. En parfaite subjectivité, bien entendu. Au fil des époques, des genres, des sensibilités. Toujours à l'écoute, quoi qu'il en soit !

Jean-Louis Murat, Dolores (1996). Non, pas Baby Love, le dernier opus en date de JLM ; regarder plus loin derrière, pour voir et écouter le trop beau Dolores ; autre façon de voir la vie, l’amour. Dolores, objet rare. Précieux. Fragile. Écouter, mais c’est plus que de l’écoute, Le baiser ou Reversibilité ; c’est se laisser-aller à un plaisir fou et se dire, encore une fois, que ce Murat, quand même… c’est un génie. Dans la foulée, allez jusqu’en 18 des années 90 et faites-vous le Live in Dolores. Ah bah ouais.

- Du côté des inrocks, pour l'actu, c'est FUCK THAT de "chronique d'un mouvement en chansons" qui nous est proposé:

https://www.lesinrocks.com/2020/02/10/musique/musique/comment-ca-va-la-france-notre-playlist-pour-survivre-dans-un-pays-en-crise/

Jean-Louis Murat Fuck That Quand l’irréductible Auvergnat chronique les gilets jaunes, il ne s’encombre pas du dos de la cuillère pour dénoncer une situation depuis longtemps délétère. Il intitule ça Fuck That sur un tapis plus rock que punk, mais exprime l’insurrection qui vient : “Ils ont déjà tué l'ouvrier en supprimant son nom.”

 

Les titres de "Chronique ..." sont téléchargeables sur le site officiel (je ne suis pas sûr d'avoir donné l'info).

 

- Du côté de SUD OUEST, on propose 5 disques pour danser en chaussettes dans le salon:

https://www.sudouest.fr/2020/03/18/cinq-disques-pour-danser-en-chaussettes-dans-le-salon-7340899-4691.php

2 – Jean-Louis Murat : « Baby Love »

L’Auvergnat bougon est imprévisible. Capable d’alterner des disques expérimentaux, de pop synthétique ou de chansons d’un autre siècle, il vient tout juste, à 68 ans, de publier un disque dansant et sexy. Sur « Baby Love », son 20e album studio, il explore le sentiment amoureux, de l’étincelle brûlante de la première rencontre jusqu’au déchirement du divorce.

Seul en studio, il y joue lui-même tous les instruments, sous forte influence du rhythm’n’blues américain originel. Farouchement organique et sensuel, « Baby Love » est à la fois chaloupé (« La Princesse of the Cool ») et entraînant (« Troie », « Xanadu », « Rester dans le monde »…).

- Dernière "liste d'écoute", comme on dit donc au Québec, proposée par Radio Canada, cette fois-ci, censée être "parfaite pour le télétravail": du COHEN... avec "Avalanche4":

Hommage à Leonard Cohen

Les plus grandes chansons du poète interprétées par lui-même, mais aussi par une pléiade d’artistes tels qu’Ariane Moffatt, Rufus Wainwright et Jean-Louis Murat.

https://www.icimusique.ca/articles/21573/liste-ecoute-teletravail-concentration-lecture

 

ici en live:

PS: Le confinement a au moins généré une écoute de Baby love:

Je suis abonnée à Apple Music parce que ça ne m’amuse pas de faire mes propres playlists, mais surtout parce que j’écoute les mêmes artistes depuis l’adolescence. Je sors enfin de ma zone de confort, j’ai même écouté le dernier album de Jean-Louis Murat, pour voir (je n’écoute pas de musique française) et j’ai bien aimé !

https://leblogdunegirlnextdoor.wordpress.com/2020/03/20/vis-ma-vie-de-confinee/

Et oui, écouter du Murat, en période de confinement, ce n'est pas mauvais du tout, Mr LUZ!

 

4) Sur la RTS, un article d'Olivier HORNER, plus tendre que ses collègues de l'émission Vertigo, même s'il n'aime pas "Xanadu", que moi, j'apprécie, par la rupture qu'il offre.

https://www.rts.ch/info/culture/musiques/11170868-jean-louis-murat-se-branche-sur-un-groove-funky-pour-baby-love-.html

Le chanteur français Jean-Louis Murat publie son vingtième album, "Baby Love". A 68 ans, il quitte les rivages folk-rock pour baigner ses chansons en forme de précis poétique d'un groove funky. Inégal.

Il a placé son album sous le patronat des Earth, Wind & Fire pour faire groover ses précis de poésie stylisés. Pour son vingtième album en près de quarante ans de carrière, le chanteur auvergnat s'est éloigné du folk-rock de Neil Young pour embrasser le funk tout en citant Proust, Delon, Tony Joe White, Adamo ou John Lee Hooker.

Après avoir expérimenté le groove-électro sur son précédent enregistrement, "Il Francese", "Baby Love", son quatrième disque en cinq ans, se penche encore sur le sentiment amoureux qu'il décline en onze chansons toniques, pleines de basses et de cuivres synthétiques, à défaut d'être toujours consistantes hélas.

Si la rupture amoureuse donne d'emblée le la: "Mon amour a duré des milliers de nuits/ et je ne sais plus où je vis (...) Qu'est-ce que t'as mon cœur/ Toujours même pas peur/ Arrête de m'emmerder, s'il te plaît" ("Troie")", elle se voit bientôt estompée par "Réparer la maison", "Si je m'attendais" ou "Princesse of the cool". Un des titres très réussis de "Baby Love", façon soul mid-tempo, où affleure le spectre de Marvin Gaye plutôt qu'Earth, Wind & Fire.

Le chanteur prolifique à la voix toujours aussi grêle et sensuelle ne tient toutefois pas toutes ses promesses avec quelques titres qui tournent en rond, tant musicalement que textuellement, dont le bâclé "Xanadu". Au vu de la productivité sidérante d'un Murat dont le spleen ne tarit pas, difficile de lui reprocher ses quelques fautes de goût et sorties de route. Dans le paysage actuel de la chanson, il reste au-dessus du lot.

Olivier Horner

 

5) Dans l'Alsace:  chronique de O. Br du 13/03, qui qualifie Murat de "Patriarche de la nouvelle chanson" dont "on attend un peu plus"...

https://www.lalsace.fr/culture-loisirs/2020/03/13/jean-louis-murat

Après une parenthèse électro et un album concept inspiré par son homonyme maréchal napoléonien Joachim Murat, l’infatigable Auvergnat publie un 23e album (!), enregistré en tête à tête avec son complice Denis Clavaizolle, fidèle aux arrangements depuis 1987, hormis une parenthèse de 1999 à 2007. En quête d’une cure de jouvence (même si la voix de Murat a toujours gardé quelque chose de juvénile dans ses fragilités), ils ont fait semblant d’être encore à leurs débuts, écoutant Earth, Wind & Fire en boucle. Ça groove donc pas mal, avec des cuivres ronflants, des chœurs féminins sensuels, des guitares couinantes, des rythmes quasi disco, un peu de vocoder… Inspiration rajeunie, mais savoir-faire éprouvé : le propos musical est efficace et concis (onze titres en 40 minutes). Côté textes, chansons d’amour et de désamour souvent impressionnistes, on a davantage de mal à suivre. Murat confie lui-même qu’il les a « presque découverts au moment du mixage, un peu comme si leur sens (lui) avait échappé ». Sa poésie sait heureusement se faire plus littérale. Priorité à la forme, donc, plaisante de bout en bout sur cet album, mais on en attend un peu plus du patriarche de la « nouvelle chanson française ».

LE LIEN EN PLUS

ORCIVAL leader... pour la protection des espèces menacées, - oui, on le savait pour le Gros bourdon-...

https://www.lamontagne.fr/orcival-63210/actualites/des-auvergnats-lancent-un-appel-national-pour-replanter-des-arbres-melliferes-et-proteger-les-abeilles_13764066/

Dans quelques mois, la commune auvergnate devrait être l’une des premières de la région et de France à voir pousser des arbres mellifères. Une démarche qui coule de source pour Pascal Michaux et son équipe, en pointe dans la protection des abeilles et des insectes pollinisateurs. Un combat au long cours qui a valu une nouvelle distinction à Orcival (lire ci-contre), confirmée dans le Top 5 hexagonale des villes les plus vertueuses en la matière.

 

On se quitte en musique:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 19 Mars 2020

Et bien, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas partagé de photos ici (je suis moins avare sur facebook), mais j'ai pensé à ceux qui affrontaient un confinement compliqué... alors voilà: du vert, de l'humide, de la mousse et de l'humus, du sauvage.

 

Quelle joie de découvrir ce petit coin secret, réservé aux chasseurs... après la traversée d'un bord de route qui ressemble à une décharge sauvage (hélas)... L'eau jaillit rapidement mais après... jusqu'aux ruines d'un ancien moulin assez impressionnant, au bord du Rhône, qui se faufile dans un petit défilé... qui a échappé à la via Rhôna qui fait un détour dans la terre à cette endroit-là.

 

(photos prises sur deux sorties en mars 2020, dont une avec Baby love en boucle dans les oreilles)

 

 

 

Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)

 

 

 

 

 

Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)

 

Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 18 Mars 2020

Bon, j'ai perdu le rythme... 2,3 jours sans articles... mais bon, y a des trucs qui se passent en ce moment, tout ça, je ne vous en dis pas plus, peut-être que vous êtes concernés aussi d'ailleurs, et ça occupe et pas seulement l'esprit... Même si j'ai eu "rester dans le monde" toute la journée d'hier, malgré le fait que ma dernière écoute date de dimanche, et ça a même fini par m'énerver un peu que des zigouiouis tournent en boucle dans le ciboulot... pendant que j'y suis, au boulot.

Allez, sur ce,  go, on se force un peu pour un minimum syndical... par où commencer?

Le plus récent:

1) Propagande officielle:

▪️"Son album le plus inspiré" - Le Figaro
▪️"Un 20ème album qui groove comme rarement dans sa discographie" - Les Inrockuptibles
▪️"Baby Love est un album qui suit l'histoire d'un couple, de la rencontre à la rupture" - Magic, Revue Pop Moderne
▪️"Un album qui groove comme jamais" - Les courriers de l'ouest
▪️"On a beau chercher, on ne trouve pas d’autre chanteur de langue française s’étant approché avec une telle élégance du prince de la soul (cf : Marvin Gaye)" - Télérama
▪️"C’est un de ses plus beaux albums, éclairé d’un groove made in USA qu’il aime tant " ou "Un nouvel opus au groove solaire" - Le Télégramme

BABY LOVE : jlmurat.lnk.to/babylove

Pour les articles, j'ai à peu près tout... ça sera diffusé!

 

Pour le non-officiel et histoire de se prendre une douche froide, aussi histoire de voyager un peu, après la Belgique, Baby Love est aussi arrivé en Suisse:

- Débat sur la RTS :  émission vertigo (vendredi 13 mars), avec l'avis de 3 critiques:

https://www.rts.ch/play/radio/vertigo/audio/debat-musique?id=11163398

Le premier indique que Murat arrive toujours à surprendre (par son rythme et sa production), mais la deuxième trouve que c'est un grand ennui... surtout pour les paroles: "tout plat", et le troisième en rajoute... houla, ça dézingue... 

 

2)  VENTES en première semaine!

- Classement fusionné

Ventes Evolution Ventes Physique Evolution Ventes Download Evolution Ventes Streaming Evolution Poids Physique Poids Download Poids Streaming
                     
2 064 Entrée 1 831 Entrée 144 Entrée 89 Entrée 88,7% 7,0% 4,3%

- En classement "physique", il est 11e

- pour les vinyles, 7e avec 371 (3e dans celui que je créé des "artistes vivants": en fait, Bob Marley, Nirvana, Jojo, et Winehouse le précédent!)

Babel avait fait 7000 en première semaine... et Morituri, 2740 (fusionné)... Ce n'est donc pas excellent... La crise n'aide bien-sûr pas... et le streaming ne prend pas le relais!

 

C'est tout pour aujourd'hui... le devoir m'appelle ailleurs. Prenez soin de vous comme dirait les autres. PSDT, comme dirait l'autre.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love