Avec la promo, Cap à l'ouest!

Publié le 6 Avril 2013

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- Le clip a suscité un peu de vaguelettes sur les réseaux sociaux. Voici le seul article plus conséquent: 

http://www.chartsinfrance.net/Jean-Louis-Murat/news-85206.html

Rue 89, partenaire de l'album, a partagé le clip et organisé un petit concours pour faire gagner 20 albums.

 

 

- Ouest-France annonce le concert à LAVAL... en partageant un clip pirate d'un de nos petites camarades vidéastes!

 http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Jean-Louis-Murat-presentera-son-nouvel-album-le-14-avril-a-Laval-_44881-2179993------53130-aud_actu.Htm

 

 

  

"Jean-Louis Murat présentera son nouvel album le 14 avril à Laval

Musique jeudi 04 avril 2013
     
 

Coup de coeur

 

Musique. Il faudrait un Murat par saison

 

« Il neige/il n'y a place que pour le silence/au couteau sur ta chair blanche... » Jean-Louis Murat envisageait-il, en devin auvergnat, que la météo serait glaciale quand sortirait, en ce printemps givré, son nouveau disque ?

 

Il neige introduit un disque façonné à la maison par le musicien solitaire, 61 ans, qui signe à peu près tout, sur ce qui est son 19e album studio. En trente ans, il y aurait pu en avoir plus. Mais cela ne se fait pas dans les maisons de disques.

 

Pour ce Toboggan, il a choisi entre une quarantaine de titres. Et il y a là tout ce qu'on aime chez lui : de la poésie et de la nonchalance ; une voix chaude et sensuelle.

 

Toboggan entend la nature qui respire. Toboggan dit la fantaisie et les doutes. Toboggan s'incline devant les belles de toujours : « Ainsi iraient les demoiselles/sur les alignements de pierres/à la légère depuis des millénaires. » Tout cela enveloppé dans une douceur électrique où les cordes sonnent, où le chant résonne, où les claviers gonflent. Splendide. Il faudrait un Murat pour chaque saison. Déréglée ou pas.

 

 

Toboggan, Scarlett/Pias, 10 titres.

 

 

Michel TROADEC.

 

Dimanche 14 avril, à 20 h 30, concert de Jean-Louis Murat au 6par4, 177, rue du Vieux-Saint-Louis, à Laval. Première partie : Robi. Tarifs : abonnés, 16 € ; en location, 18 € ; sur place, 20 €."


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Sur TOULOUSE INFOS,  c'est un article pour le concert de Toulouse... Et, oui! Et c'est lundi.

http://www.toulouseinfos.fr/index.php/dossiers/breves/7955-jean-louis-murat-en-concert-lundi-au-connexion-live.html
ET il propose de revoir leur interview vidéo tournée de l'artiste en 2010.

"Jean-Louis Murat est en concert à Toulouse au Connexion Live lundi 8 Avril à partir de 20h. L’occasion d’écouter sa musique « poétique et sensible ».

 

Nouvel album «Toboggan»

 

Avec lui, ce n’est jamais la même histoire. Sans doute parce qu’il a en sainte horreur la simple idée de se répéter. De radoter. Alors, il se fie à ses envies, au hasard, aux coïncidences et continue d’avancer, en ravalant les frustrations liées à ce métier qui ne l’a pas forcément épargné. Il compose, enregistre, joue. Et vice-versa. Chaque jour, ou presque. De toute façon, il n’a pas d’alternative. Il n’en a jamais eu. “Le meilleur que je peux donner, c’est quand j’ai une guitare entre les mains ou que j’écris une chanson” , explique Jean-Louis Murat d’une voix posée. “En fait, soit je devenais artiste, soit je devenais malfaiteur. Je n’ai jamais vu de troisième case possible pour moi. Artisan de la chose musicale “extrêmement prolifique”, il ne sait donc faire que cela.

 

Ça tombe bien, me direz-vous, parce qu’il le fait bien. Parmi tant d’autres preuves à piocher dans une discographie pléthorique disséminée le long de quatre décennies, on pourrait évoquer Grand Lièvre, sorti en 2011, beau disque épris d’espace, intense et lumineux, joliment écartelé entre ses mélodies enjouées et ses paroles éplorées. Car il est ainsi, Murat : un homme de contrastes. Le gris ne l’intéresse pas. Ou si peu. Afin de ne pas sombrer dans la routine, il serait même plutôt du genre à “risquer le pire”, mais toujours mu par une authenticité chevillée au corps. C’est sans doute cette authenticité qui fait de lui un artiste singulier, insaisissable, difficile à cerner, impossible à cataloguer, cauchemar de certains journalistes et autres maisons de disques.

 

D’ailleurs, après son départ d’Universal, il s’est retrouvé un temps “chanteur SDF”, avant d’être accueilli par la structure indépendante [PIAS] France avec laquelle il commence aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire rocambolesque. Un chapitre qui débute sur ses terres.

 

Tourneboulante, intrigante et fascinante, Toboggan est une oeuvre atypique dans une époque qui porte trop souvent au pinacle uniformité, frilosité et pensée unique. Une œuvre qui en dit long sur “l’intransigeance artistique” de cet homme incapable de rentrer dans le moule. Une intransigeance qui prime sur le réel, les contingences commerciales, les ambitions personnelles. Une intransigeance qui fait définitivement de Jean-Louis Murat un artiste différent. Hors du temps."



 - On finit le tour de l'ouest... par Bordeaux... et une interview.

http://www.bordeaux7.com/bordeaux-sorties/4391-chanson

On en apprend plus sur le chat noir...

 

 

"Jean-Louis Murat, ombres et lumière

Être discret et grande gueule à la fois n’est pas la moindre des contradictions chez Jean-Louis Murat. Patiemment, le prolifique “barde auvergnat” construit une des plus riches discographies de la chanson actuelle. Dans son nouvel album «Toboggan» (Pias), les mélodies apaisées servent d’écrin à une plume toujours plus étincelante. Entretien à quelques jours de son concert au Rocher de Palmer.

 

J’ai lu en préparant l’interview que vous aviez de grands projets pour ce nouvel album: vous envisagiez de travailler avec John McEntire, de Tortoise. Finalement, ça ne s’est pas fait, et vous avez préféré cette formule bricolée tout seul chez vous en Auvergne. Pourquoi ce revirement?
C’est pour des raisons économiques, ce n’est qu’ensuite que j’y ai plaqué des raisons artistiques dessus. Je sais pas si vous avez remarqué, mais il n’y a plus de pognon dans ce business. Alors on est obligé de faire des choses pour pas cher.

Vous n’avez pas peur que ça renforce encore votre réputation d’ours solitaire?
Alors là, je m’en fous de ma réputation! À force, vous devriez le savoir: je m’en contrefiche.

Même sur des ritournelles plus légères, vous arrivez à glisser dans le sombre: je pense au «Chat noir», au côté médiéval traditionnel qui rappelle «Au mont Sans-Souci». S’il y a un chat qui cabriole, il faut forcément qu’il soit noir?
(Rires) Oh non ! Mais il se trouve qu’on a un voisin paysan qui a un chat noir, qui n’arrête pas de venir nous emmerder. J’en ai fait ma tête de turc, mon obsession. Dès que je sors, je cherche le chat noir, et ça fait bien marrer mes enfants. Mais s’il avait été roux, la chanson se serait appelée «Le Chat roux»...

L’album est parsemé de bruits de jouets, très “bricolo”, qui évoquent un peu la musique de CocoRosie...
C’est ça de travailler avec de jeunes enfants dans les pattes. On est vite tenté de leur piquer tous leurs jouets (rires).

C’est un très bel album, très fouillé, très uni. Assez froid aussi, sombre sans être triste. Où l’on retrouve la neige, l’hiver, omniprésents...

C’est-à-dire que je l’ai écrit en novembre-décembre, une période où «tiens, il neige», je me le disais tout le temps. Mon écriture est très imprégnée de ce qui se passe autour de moi. Je pense que s’il avait fait beau, j’aurais parlé du beau temps. Mais ça n’aurait pas tout changé fondamentalement au point d’être gai. Je ne crois vraiment pas que l’été soit plus gai que l’hiver. Il n’y a que les Parisiens pour penser des conneries pareilles...



«Toboggan», le titre de l’album, en appelle à l’enfance. Mais elle évoque aussi la descente, non?

Bien vu. C’est un album qui parle de glissade. Pas juste une glissade personnelle, mais une notion plus large de descente incontrôlée. J’ai l’impression que le monde est pris dans une grande glissade générale sans personne qui la contrôle. Et on ne sait pas où ça va s’arrêter.



Une dégringolade qui se termine avec «J’ai tué parce que je m’ennuyais», qui fait penser à l’acte gratuit dans «Les Faux-monnayeurs» de Gide…

C’est tout à fait ça, et ça va au-delà de ça. On n’est plus dans le gratuit, la curiosité. Je crois que, dans cette société, on a descendu tellement bas le niveau qu’on se fait chier, profondément – il n’y a qu’à voir le nombre de gens qui prennent des calmants. Le meurtre par ennui, c’est une vieille idée aux relents anarchistes qu’on retrouvait déjà chez Johnny Cash ou la littérature américaine, la figure de Billy le Kid. Dans la nouvelle littérature américaine, c’est devenu la règle: on tue à toutes les pages, et on n’a plus besoin d’une raison noble pour le faire. On tue pour le fun, on tue comme on irait sur Internet. Cette chanson, c’est une dénonciation de cet état nihiliste de notre société, où on se fait tellement chier qu’on est prêt à tout faire pour se désennuyer.



Sur cet album, vous avez tenté d’appliquer un conseil de votre ami Robert Wyatt, qui vous incitait à vous «débarrasser des oripeaux du rock»…

Oui, ça faisait longtemps que j’en avais envie. Le postulat guitare-basse-batterie du rock traditionnel, j’en ai tellement soupé ! Mais que voulez-vous ? Il y a toujours un musicien pour vous rattraper et plaquer des choses dessus. C’était le piège à éviter et, là, j’ai essayé de tenir cette ligne sur la longueur – il n’y a, par exemple,qu’un seul titre avec batterie.
Et sur scène, ça ne vous oblige pas à les retravailler totalement ?
Si, d’autant plus que j’emmène avec moi un percussionniste/batteur. Comme je n’aime pas me répéter, je fais peu d’anciens morceaux – je sais bien que le public aime ça mais moi j’aime pas, et comme ce que je pense m’importe plus… De la même manière, ce que je joue c’est autre chose que l’album. Il y a au moins un tiers des chansons que les gens ne connaîtront pas ou ne reconnaîtront pas vraiment. J’espère qu’ils trouveront ça original et surprenant... •

Recueilli par Sébastien Le Jeune

Au Rocher de Palmer (Cenon), mardi 9 avril, à 20h30, 23-27€.

Tél. 05 56 74 80 00 ou www.lerocherdepalmer.fr

Photo : L’été, plus gai que l’hiver ? «Il n’y a que les Parisiens pour penser des conneries pareilles.»"



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Et pourquoi on ne finirait pas par un petit scopitone? hein?  Respirez l'air de la dolce vita, ça nous fera du bien, en ces premiers jours d'hiver...



Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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