début de tournée

Publié le 14 Mars 2010


Bon, c'est ma rentrée... dur de s'y remettre après une belle semaine de coupure...  même si j'ai posté deux articles en passant.   J'ai enfin trié tous mes emails aujourd'hui... et constaté que LE LIEN DEFAIT s'est enfin remis à bosser... et à profiter de mon absence pour annoncer en premier l'interview de Jean-Louis Murat dans PARIS NORMANDIE : 

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/323059/_Si_je_ne_fais_rien_je_me_defais_  :
Où Jean-Louis Murat avoue avoir toujours autant de projets, et on est rassuré!

«Si je ne fais rien, je me défais»

Jean-Louis Murat sort un album par an. «Le Cours ordinaire des choses» est le vingtième

CONCERT.Jean-Louis Murat, artiste à la créativité fertile, est ce soir à l'Arcade à Notre-Dame-de-Gravenchon.

 

Quel est votre cours ordinaire des choses?
Jean-Louis Murat: «Je m'ennuie et je me désennuie. C'est un va-et-vient. Je chante. C'est pas mal. Mais tout cela est une maladie de l'époque».
 

Vous devez ressentir un sacré désespoir quand un album est terminé ou quand une tournée s'arrête?
«C'est sûr. En général, ça tourne mal. Heureusement, j'ai beaucoup de projets. Je ne tiens que parce que j'ai des projets à court terme, à moyen terme et à long terme».
 

C'est pour cette raison que vous sortez un album par an?
«Si je ne fais rien, je meurs. Si je ne fais pas, je me défais. Cela fait un bon moment que ça me tient. Quand j'étais enfant, adolescent, j'étais toujours malade. J'ai réussi à trouver la bonne formule, j'écris une chanson par jour et je ne suis plus malade. Si j'écris une chanson par semaine, je suis malade. Je ne nie pas ma propre bêtise».
 

Vous appelez cela de la bêtise.
«Vu de l'extérieur, ce comportement peut paraître stupide. Quand on est enfant, on a envie de sauver l'espèce humaine, les glaciers… Chacun organise en fait sa survie à sa façon. Je sais que pour certains, c'est trouver à bouffer. Quand on est occidental, l'instinct de survie se réfugie dans des choses un peu bêbettes. Je ne fais pas cela pour ramasser je ne sais quoi. Non, c'est pour ramener de l'être tous les jours. J'écris, je peins, je dessine tous les jours. Des activités qui sont le meilleur accompagnateur des sentiments amoureux».
 

Y a-t-il une quête de sens?
«Oui mais c'est pas terrible. Nous vivons à une époque où on nous pond cela comme un miroir. Je fais des disques comme un Petit Poucet. Je donne une direction à ce que l'on est. Et il faut se donner une direction. Quand on se met à réfléchir, tout est tellement flippant. Souvent on se raccroche à des idéaux qui ne valent pas tripette. Les Occidentaux - et je suis un fils d'Occidentaux - se retrouvent avec un bagage pourrissant avec lequel il faut faire. Je crains les idéalistes. Ils me font peur. Moi, je suis un paysan, un pragmatique. Mes disques sont des flèches de lumière dans cette obscurité».
 

Est-ce que les idéaux ne nous ont pas fait avancer?
«Je ne suis pas sûr… Je ne suis pas très armé pour cela. Cependant, l'idéal est un piège pour aller on se demande bien où. Aujourd'hui, nous tenons le record du monde du taux de suicide des adolescents. J'étais tout à l'heure au téléphone avec un copain qui me parlait d'un sondage effectué auprès des adolescentes. Elles pensent qu'une fellation est plus importante qu'un baiser. C'est ahurissant! Si les idéaux de liberté nous conduisent à des conneries pareilles… On peut faire mieux pour avancer».
 

Est-ce que chanter vous fait du bien?
«Oui, c'est ce qui me donne le plus de plaisir. C'est un plaisir intense. J'ai toujours du mal à en parler. Je ressens une sorte d'apaisement. J'assouvis un je-ne-sais-quoi. Je me retrouve dans une sorte de sauvagerie».
 

Pourtant, on vous a souvent reproché d'être un peu froid sur scène.
«Je viens d'un milieu où on se comporte comme cela. Pourquoi serait-on condamnable? C'est cruel. Quand je suis à Paris, je suis mal à l'aise. Je sais comment je compense, je suis hyper agressif. Sur les hauts plateaux d'Auvergne, on peut prononcer seulement trois mots par jour. Va-t-on me jeter en enfer pour cela? Je sais que cela a mis ma carrière dans une lumière bizarre et je suis mal à l'aise dans la marge».
Propos recueillis par Maryse Bunel
 



Un autre article a été publié dans le même journal:
http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/322200/Repetition_generale

"Répétition générale

Jean-Louis Murat, à (re)découvrir sur la scène de L'Arcade

NOTRE-DAME-DE-GRAVENCHON. Jean-Louis Murat était en résidence toute la semaine à L'Arcade. Concert demain.

Gros rythme de travail cette semaine ! Depuis lundi, Jean-Louis Murat, ses musiciens et ses techniciens sont à L'Arcade pour peaufiner la tournée qui commence avec le concert de ce vendredi : « On fait trois concerts par jour, un le matin, un l'après-midi et un le soir, nous confie le chanteur. Cela permet de souder l'équipe, et d'expérimenter le son, les lumières, les arrangements. Toute la technique se rode. Vendredi, ce sera une répétition générale ! »

Pas de compromis
Ce musicien à la voix suave et au regard envoûtant, qui a commis plusieurs tubes il y a quelques années, continue à sillonner les routes, son dernier album étant sorti l'année dernière. Quand on lui parle de la crise du disque, il abonde : « On parle de France Telecom, mais j'aimerais bien savoir combien il y a de musiciens qui se suicident aujourd'hui. La plupart est contrainte d'avoir un job à côté pour vivre, et pourtant c'est un métier de passion, qu'on ne peut faire bien qu'à plein-temps, sans compromis, mais c'est très dur. » Soucieux de « rester à l'intérieur », il ne porte pas de regard particulier sur son parcours : « C'est aux autres d'en parler, on ne peut pas être acteur et spectateur en même temps. » Au public de juger vendredi, donc !
En première partie : Jules, qui dit de lui qu'il est « est comme tout le monde. » Et qu'il en fait des chansons
."



L'expression "qui a commis plusieurs tubes il y a quelques années" m'a marquée à la première lecture : elle révèle comme la journaliste a bien pris en compte le fait qu'il fallait  "présenter" Murat à des lecteurs qui ne le connaissent plus ou pas...et a choisi de parler de quelques tubes.... et pas d'une oeuvre exemplaire.... Hélas, l'expression "on ne le présente plus"  n'est pas valable pour Murat...

A part ça,  on a eu droit à un message de Jean-louis Murat sur Facebook!  Depuis décembre, aucune actu donnée sur le net :  Jean-Louis Murat a retrouvé Fred Jimenez à la basse, Stéphane Reynaud à la batterie et Denis Clavaizole aux claviers vendredi dernier à Notre-Dame de Gravenchon, un excellent concert inaugurant la tournée d'une quinzaine de dates ce printemps.
Même si on sait que ce n'est pas lui qui écrit les messages, voilà une humeur agréable et prometteuse. Une facebookienne parle d'un beau concert, intime... Le terme intime me fait un peu peur... D'ailleurs, je voulais vous parler d'un article de Ouest France où Jean-Louis Murat est évoqué: http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pourquoi-tant-d-annulations-de-spectacles-_-1292452------29019-aud_actu.Htm

"Jean-Louis Murat, « refuse de s'auto-promouvoir », « il faut faire de la communication à la main, interpeller directement le public, parler personnellement à 3 500 personnes », souligne la chargée de communication de la Carène, Karine Pichon-Bono
."

Bien sûr, on peut discuter " du refus de s'auto-promouvoir" (Jean-Louis Murat fait de la promo... mais qui ne donne pas envie aux gens de l'écouter semble-t-il), je voulais surtout parler du reste:  on a beaucoup entendu que les concerts étaient un moyen de sauver le marché de la musique...et qu'il y avait beaucoup de monde dans les salles... Et bien, il semble bien qu'à Brest, cela ne soit pas le cas.  Je suis quand même étonné pour De Palmas qu'on entend quand même beaucoup en radio. Cet article illustre bien les propos de Jean-Louis Murat sur les difficultés de monter cette tournée...

Pour positiver: l'affiche de celle-ci est plutôt réussie! Et cette strato dont jaillit la lumière ou qui allume les étoiles  peut donner envie à certains de venir. Une affiche rock...

tounee10


LE LIEN EN PLUS :

http://fr.mg40.mail.yahoo.com/dc/launch?.gx=1&.rand=7d3f3qk59em99
Jean-Louis aime Le Dantec...et alors?

- http://www.news-de-stars.com/bs-parties/save-the-date-les-boutiques-sonores-investissent-les-trois-baudets_mrm42155.html

Je suis copain sur myspace avec Dantes... mais un petit clin d'oeil au Porco Rosso dont Julie nous a parlé récemment : La formation parisienne Porco Rosso formée en 2002 prendra la suite. Porco Rosso, c'est un habile mélange de chanson française et de pop anglo-saxonne. Leurs influences sont aussi diverses que variées lorgnant du coté de Sparklehorse (R.I.P. Mark Linkous...), Jean Louis Murat, Wilco, Grandaddy, The Shins, Dominique A, ou encore Sylvain Vanot. Judee Sill, leur nouveau EP est sorti le 1er Mars 2010 et est d'ores et déjà disponible sur la plupart des plate-formes de téléchargement.
A mince, le concert est passé... 

A bientôt, mesdames, messieurs, c'est tout pour ce soir... J'ai hâte d'être à Clermont... (bein, oui, c'est mes prochaines vacances!)

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Muse 15/03/2010 16:10


Le premier article est touchant. Sans doute JLM était-il dans un bon jour pour oser parler franchement de choses qui le touchent, qui le mettent en mouvement et aussi qui lui posent souci au plan
existentiel. Faudrait peut-être qu'il s'interroge sur le pourquoi il est malade? Qu'est-ce qui le torture ainsi et qu'est-ce qu'il porte comme fardeau ancestral pour être si mal dès qu'il s'arrête?
S'il arrive à traiter la maladie en créant, il ne sait toujours pas la cause profonde du mal. Qui se réactive et le ronge dès qu'il termine une création. Pour aller définitivement mieux, faudrait
qu'il ose se confronter à ses peurs. Pas les laisser se réactiver dès qu'il s'arrête. Enfin déjà qu'il en parle constitue un premier pas. Qui peut peut-être l'amener à traiter le fond du problème.
C'est ce que je lui souhaite de tout coeur.

Ensuite, contrairement à ce qu'il avance, il n'y a pas contradiction entre le pragmatisme paysan et l'idéalisme.
Quelque part, il est très idéaliste en vivant de son art dans un lieu où la réalité de survie est le travail agricole. Donc ça veut dire qu'il a réussi à vivre les deux. Et que bon...ça n'a pas
donné une catastrophe. Donc pourquoi penser que l'idéalisme n'amène que du malheur?

Chez les ados d'aujourd'hui, il y a un manque de repères évidents.
Beaucoup de familles éclatées. Peu d'investissement parental au plan de l'éducation, peu aussi de rituels de passage d'un âge à l'autre. Beaucoup d'évasions d'ados de plus en plus jeunes dans
l'alcoolisme et la drogue. Un manque de perspectives d'avenir professionnel avec la crise, le chômage et la difficulté d'entrer sur le marché du travail. Ca ne peut pas donner des jeunes très
optimistes.

Pour le sondage, je sais pas où son copain a lu ça...moi qui ai des jeunes filles comme élèves aussi bien citadines que vivant en milieu rural, elles sont toujours autant fleur bleue qu'à l'époque
où j'avais leur âge. D'autant plus avec les récents bouquins type Twilight. Un peu plus informées sur la sexualité certes et c'est tant mieux (même s'il y a encore des progrès à faire en ce domaine
pour les éduquer), mais pas si affranchies et blasées dans leur grande majorité qu'elles tentent de le faire croire, à moins d'y avoir été contraintes. Donc que JLM se rassure. Et s'il a peur pour l'éducation de sa fille, je lui conseille un excellent petit essai d'une gynéco, Danièle Flaumenbaum, édité en
2006: Femme désirée, femme désirante. Ca devrait le déstresser sur la question.