dimanche : chroniques et bizarrerie(s?)

Publié le 9 Octobre 2011

 

2 petites chroniques pour débuter ce stade 2:

 

 

1)   http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/disques/201110/08/01-4455606-grand-lievre-de-jean-louis-murat-a-apprivoiser-12.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4455606_article_POS2

Geneviève Bouchard
Le Soleil

(Québec) Quelques écoutes sont nécessaires pour dompter ce Grand lièvre que nous offre le prolifique auteur-

La patience est récompensée : une fois la bête apprivoisée, elle nous livre la richesse de ses contrastes, faits de textes souvent sombres habillés de musiques nettement plus lumineuses. Deux ans après un détour par Nashville pour enregistrer son dernier disque, l'Auvergnat revient chez lui avec cet album capté en quelques jours dans le sud de la France, avec l'objectif de garder la texture, la chaleur du live. Au fil d'une folk-rock bien ficelée, l'ambiance du studio s'immisce, l'orgue marque les accents et les choeurs s'affirment, loin d'être relégués à l'arrière-plan. De sa voix grave, Jean-Louis Murat chante la guerre (Sans pitié pour le cheval), la résistance (Rémi est mort ainsi), la campagne sacrifiée pour des intérêts mercantiles (Vendre les prés). Une mélancolie palpable, qui n'exclut toutefois pas quelques bouffées de légèreté.

 

 

 

2) http://www.evene.fr/musique/cd-albums/jean-louis-murat-grand-lievre-38392.php

  Par Adrien Toffolet

  Il y a deux ans, Jean-Louis Murat revenait de Nashville, la patrie du rock’n’roll et de la country, avec dans ses valises, un magnifique album intitulé 'Le Cours Ordinaire des Choses'. Un disque à l’image de l’artiste qu’il aurait aimé être au fond de lui, américain dans les années 70. Histoire de parler littérature avec ses idoles, Bob Dylan en tête. Depuis, Murat est rentré dans ses verts pâturages d’Auvergne où il se plaît de plus en plus à vivre, non pas en ermite, mais loin de la réalité du monde moderne. 'Grand Lièvre', à l’opposé de l’album précédent, est un disque français, à l’écriture poétique et pointue, par moments politique mais sans être partisane. Murat y oppose les styles de vies et valeurs des campagnes face à celle des plaines urbanisées, comme dans les plaidoyers contre la mort des campagnes « Haut Arverne » et « Vendre les Prés » dans lesquelles le chanteur dépeint un « monde moderne et son cul plein de boue, accusant la montagne d’être obstacle à la joie. » Loin du militantisme ou de la nostalgie, il s’agit là plutôt d’un manifeste pour la simplicité. Simplicité du mode de vie, simplicité des mots et des musiques. Car si le fond des textes est parfois dur (la Grande Guerre avec « Sans Pitié pour un Cheval » ou la Résistance avec « Rémi est mort ainsi), Jean-Louis Murat signe peut-être ici les musiques les plus légères qu’il ait composées en plus de 30 ans de carrière sous une facture classique avec guitare, orgue vinage, rythmique impeccable dans la lignée de 'Moscou' ou de 'Lilith' avec plus d'urgence dans un disque hors du temps et, peut-être pour la dernière fois, à la portée de tous.

 

 

3)  Jean-louis Murat, ce n'est pas seulement un truc de filles... euh, ni de mère de familles... les rugbymens s'y intéressent, et parlent du concert de Montauban:

http://debatsovals.forumpro.fr/t4484-vendre-les-pres

  où l'on apprend également que les champs d'estive coûteraient plus chères que ceux de la Limagne...

 

Epatant hier soir JLM, inspiré par l'intimité de la petite salle rock surchauffée de la cité d'Ingres, il a livré une prestation haut de gamme, pour le plus grand plaisir de veritables fans, suspendus a ses fantaisies poetiques et musicales...avec un enorme rappel pour 6 chansons supplementaires (un exercice loin d'etre systématique avec lui...) et une relation tres amicale avec un public conquis...le barde arverne est pret pour sa nouvelle tournée hexagonale !

 

  4) Enfin,

  Dans la série "qu'est-ce que ça veut dire?" :

 

Puisque je tiens à parler de tout ce qui se passe autour de Murat... Voici un Monsieur qui semble-t-il lui porte le plus grand des intérêts... et n'hésite pas à l'insulter. Je trouve curieux de porter autant de mépris et faire autant d'effort à y penser....  C'est mauvais pour l'estomac.. En effet, ce Monsieur, pourtant auteur de deux livres publiés, va jusqu'à écrire des pastiches muratiens (une bonne dizaine).. au lieu de creuser son sillon...  

http://raphaelfayolle.over-blog.com/article-jean-louis-murat-la-perfection-dans-la-mediocrite-86203289.html

 

2 exemples de parodies:

http://raphaelfayolle.over-blog.com/article-texte-de-jean-louis-murat-9-86080579.html 

http://raphaelfayolle.over-blog.com/article-texte-de-jean-louis-murat-6-85783796.html

Pour  voir s'il peut souffrir de la comparaison... (Jean-Louis MURAT lui n'utilise pas le jeux de mots... "Le calembour est à l'esprit, ce que la fiente est à l'oiseau" -Guitry): http://www.dailymotion.com/video/xjaq5e_chronique-de-raphael-fayolle-a-saint-die-n-1_webcam
  Une réponse?  Une comme une autre :

Vendre les prés


Les yeux semblent traqués

Comment nourrir les bouches

Les filles à marier

Et le linge brodé

V’là les automobiles

Jusque sous nos fenêtres

Dieu veuillez m’excuser

La lumière est mourante

Il faut vendre la terre

Il faut vendre les prés

 

Il faut passer le bois

Grand-mère tient la maison

Pour quelque cul-terreux

Sans plus d’éducation

Quel travail de nuit

Foutu dans un dancing

De l’eau jusqu’aux chevilles

Tout nous tient désolés

Il faut vendre la terre

Il faut vendre les prés

 

Enfants d’histoire d’amour

Enfants de la liqueur

La bruyère inconnue

Va de ce petit feu

Nous avons tant d’ennuis

Ne blamez pas le père

Voilà le temps de vivre

Par les choses éphémères

Il faut vendre la terre

 

Il faut vendre les prés

 

Du fond de mon sommeil

J’ai vu venir la flèche

Nos vaches sous la pluie

Prudemment descendaient

Ceux mis dans le pétrin

A faire ce qu’on leur dit

Les cœurs brûlants de fièvre

Misère nom de Dieu

Il faut vendre la terre

Il faut vendre les prés

 

Voilà monde moderne

Et son cul plein de boue

Accusant la montagne

D’être obstacle à la joie

Qui nous toise à travers

Ce devenir sombre

En tombée de la nuit

Tiens nous v’là l’ivre mort

Il faut vendre la terre

Il faut vendre les prés

 

Comme la lumière est grise

Nous traversons les prés

Quand réciter par cœur

Est souvenir des lieux

Reste de vie stagnant

Comme reste une eau morte

 

Misère nom de Dieu

Il faut vendre la terre

Il faut vendre les prés

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Commenter cet article

Armelle R.G. 09/10/2011 18:34



 tu es vraiment sur tous les fronds Pierrot! Je ne retiendrai que les 3 premiers articles... mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire "peut-être pour la dernière fois, à la portée de
tous" M. Toffolet?