et une Chronique Grand LIEVRE... une...

Publié le 30 Octobre 2011

Pour commencer par une fausse note,  un encart dans le Nlle-Obs... avec comme titre :  "il  fatigue l'auvergnat" ...   Rien de bien grave dans un journal qui ose comparer le trio "Le Forestier, Souchon et Clerc" à "Ferré Brassens Brel'

 

 

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Ca taille... Ca taille... Mais on voit aussi le niveau de travail : "Rémi et colette"...  cité comme titre figurant sur l'album... Ca me fait penser à Valérie Lehoux qui avoue écouter l'album qu'elle est censé chroniquer en faisant autre chose...   

 

Enfin, soit... Voilà une chronique sentant légèrement plus la transpiration... et une écoute véritable:  

C'est sur le site SEFRONIA que je découvre pour l'occasion... mais qui est riche de plus de 15 ans de chroniques (près de 5000!!)... même si Murat n'y avait pas eu droit à une critique depuis Deshoulières et Mustango... Mais l'erreur est réparée....

 

 

Chronique "Grand lièvre" à découvrir sur leur site en priorité:

http://www.sefronia.com/album/jean_louis_murat/grand_lievre.htm

 

 

 

 

 

"Jean Louis Murat

Grand lièvre
par Jérôme Fiori le 28/10/2011

Note: 7.5    
 
 
 

Revenu des grands espaces américains où hurlent les coyotes ("Le cours ordinaire des choses", 2009), "Grand lièvre" signe le retour au bercail de Jean-Louis Murat et assure en même temps sa métronomique livraison quasi-annuelle : l'Auvergnat a eu cette fois envie d'une musique assez chaude – guitare douze cordes, basse, batterie et orgue – sur laquelle il se prélasse à la manière d'un gros matou séducteur plus que comme un chaud lapin.

Murat laisse la provoc' à ses prises de paroles, souvent jouissives, dans la presse. Sur ses disques, c'est toujours du beau travail soigné, exigeant envers lui-même (bien que le Jean-Louis sache faire dans la grosse déconnade, voir Les Rancheros). Les premières mesures de "Qu'est-ce que ça veut dire" posent un groove charnu, avec la basse ronde du fidèle Fred Jimenez. Murat semble avoir intégré l'état d'esprit laid-back de la musique Us : ce titre en est un bon exemple. Sur cette trame, l'Auvergnat aborde des thèmes variés qui vont de la famille, la guerre ("Rémi est mort ainsi"), l'enracinement ("Haut Arverne") et son contraire l'exode rural ("Vendre les prés", qui aurait pu servir de bande-son à la trilogie documentaire de Raymon Depardon sur les paysans). Murat sait éviter l'écueil de la "chanson à thème" et garde de la hauteur grâce au style de ses textes. "Alexandrie", comme "Qu'est-ce que ça veut dire", s'étirent un peu longuement, et de manière plus générale, le chant chamallow renforce une sensation de monochromie. "Vendre les près" sonne même un peu jazzy cheap, mais ce n'est pas la première fois (on peut remonter jusqu'au synthétique "Cheyenne autumn", 1989). "Je voudrais me perdre de vue" est un titre programmatique qui résume le propos de la chanson, dont l'écoute s'avère du coup presque superflue. Jean-Louis Murat a coupé dans le vif de ses textes, ce qui donne parfois l'impression d'une accumulation d'images cinglantes à travers desquelles on a un peu de mal à se frayer un chemin ; mais on peut aussi se laisser simplement porter par le côté tout bonnement agréable de l'ensemble.

Accentuons notre attention sur les temps forts : la rythmique conquérante et la couleur rouge sang de "Sans pitié pour le cheval" dans laquelle Murat se retrouve dans la peau d'un troufion (en un seul mot !) pris sous le feu de l'une des batailles de la Marne lors de la première guerre mondiale. En bon grimpeur, Jean-Louis produit l'effort dans l'ascension finale : "Le champion espagnol" (Federico Bahamontès ? Miguel Indurain ?) avec ses notes de douze cordes carillonnante puis "Les rouges souliers" au gimmick de guitare acide et efficace, dégageant un lointain parfum de western. Une énième variation sur l'amour, sujet inépuisable pour le chanteur.

Avec "Grand lièvre", Jean-Louis Murat reste à la fois à côté en au-dedans du peloton de tête de la chanson française, toujours dans les échappées au panache et sans un regard pour les suiveurs".

 

 

SUR LE MEME SITE:

Mme Deshoulières:

http://www.sefronia.com/album/jean_louis_murat_and_isabelle_huppert/madame_deshoulieres.htm

Mustango
http://www.sefronia.com/album/jean_louis_murat/mustango.htm

Les deux albums étaient notés 8...

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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cécile 03/11/2011 11:20



Compte rendu intime d'un concert intimiste (l'autre canal, le 2 Novembre 2011).


La salle est assez petite, la scène est peu profonde. Les artistes vont jouer face au public, au plus proche. Après une 1ère partie agréable, la salle se rallume, et nous patientons un peu... Pas
longtemps en fait, Jean-Louis Murat est au rendez-vous, "à l'heure". La lettre de la Pampa ouvre le concert là où elle conclu l'album Grand Lièvre. Et c'est bienvenu, cela donne le ton en quelque
sorte. Celui d'un artiste qui n'a plus grand chose à prouver, même à son public. Intègre, entier, et drôle. Nous le surprendrons ainsi sourire en début de concert, puis glisser un mot à l'oreille
de Fred Jimenez, toujours joyeux et, enfin, taquiner lors de la séance de dédicace celle qui vend les divers articles de JLM: "tu flottes un peu, non? " - "Non, non, mais maintenant tu me fais
flotter! " - "Ah, tu vois!"; et puis: "c'est pas made in China au moins?". Mais revenons au concert, électrique, que ce soit sur Alcaline, la reprise inspirée de Bashung, ou lors du 2d rappel
avec Les jours du jaguar. Tout l'album, hormis me perdre de vue, a été joué. Rémi est mort ainsi me transporte tout comme les coeurs de Haut Arverne. Lors de sans pitié pour le cheval, un couple
s'embrasse tendrement près de nous... Le public est heureux, chante et frappe des mains en rythme, il a l'air initié. Foule nancéenne et plus large de fans comblés. Le concert touche à sa fin.
Arrive le moment des dédicaces... JLM impressionne. Par son talent, par son oeuvre, par son charisme. et c'est ma 1ère séance de dédicace! Mais j'avance, contente. Devant moi une femme discute
avec JLM, agréable. Elle lui fait la bise. Lui se prête au jeu, gentiment, un peu gêné peut-être? Arrive mon tour, j'aurai envie de lui dire de ne surtout pas nous perdre de vue, car nous
perdrions un grand artiste, mais je ne dis pas grand chose. Bonsoir, Merci, Bonne fin de soirée. Je repars avec mes dédicaces et le coeur plein de ce concert et du regard bleu chaleureux de
Jean-Louis Murat.



lew 31/10/2011 20:05



la première critique est sommaire, so what ?


 


elle a pour elle d'exprimer un point de vue, certes lapidaire.


 


on sait tous comment s'y prennent les gens d'un service culturel d'un grand organe de presse pour envoyer un message sans se mouiller ; on procède en loucedé bien
souvent, comme on dit.


 


il ne faut pas y attacher trop d'importance, et sans doute l'auteur de l'entrefilet, bien confortable dans son mode de critique à l'emporte-pièce, ne le
souhaite-t-il pas non plus.


 


cela dit, je les guette en ce moment, ces critiques, j'ai besoin d'un peu d'acidité pour m'y retrouver sur les traces de ce grand lièvre, plutôt secret, presque
comme le dahu de la montagne muette (attention, je n'ai pas dit que l'animal s'appelait Etienne, Etienne Dahu).


 


l'électricité statique d'un bon petit entrechoquement de silex acides fait fondre un peu la neige de parking (souvent de la "soupe") de l'enthousiasme, douce maladie
infantile qui ne laisse pas de traces sur les visages des adultes, mais qui quelquefois burinent leur mental.


 


c'est grâce à elles que l'on perçoit enfin la vraie neige étincelante des sommets. en se frottant aux cristaux de leurs avis négatifs, ions finalement positifs,
spirituellement.


 


comme Marc le souligne, on peut déplorer qu'un prétendu journaliste ne s'abandonne pas plus à laisser son esprit s'imprégner d'une oeuvre qui réclame de l'attention,
de la disponibilité.


mais on a le droit d'écouter un disque de façon rapide aussi : ce n'est pas forcément une preuve de flagrante méconnaissance de son sujet d'étude que de ramasser sa
chronique ensuite comme il ou elle le fit, Murat est une "stèle" dans la musique en France, ses albums sont abondamment commentés et connus, le ou la journaliste aura succombé à ce que les
critiques de langues anglaises appellent le "déjà vu".


 


c'est clair que l'on a l'impression que Murat puise dans un pool de chansons écrites depuis un léger bail, un peu comme les Rolling Stones le faisaient dans les
années quatre-vingt/quatre-vingt-dix.


la répétition ne le submerge pas encore mais on sent très vite dans la dernière livraison, le fumet familier de son chaudron d'enchanteur.


 


moi, par exemple, je retiens que je n'ai pas bien capturé toute la lumière du titre "Rémi est mort ainsi" (titre magnifique, mais la survenue de la Colette des
livres pour enfants tombe un peu à plat, c'est poétique, okè, mais peu articulé, dans la chanson).


dans cet album, on nous tend des pistes, on nous invite (un peu à contre coeur), mais les raquettes en bois de trappeurs, on ne nous les fournit pas, nous sommes
pieds nus dans la neige (muratisations des situations, JLM, en choisissant le terrain, nous met 'in situ', et à ses conditions, dans sa vie, si vous voulez, like it or not.)


 


lui qui aime Saint-Exupéry (belle chanson jadis), il n'a sans doute pas tout donné sur l'aventure que représentait un "Vol de nuit", par exemple, elle pourrait être
la nature d'une réflexion splendide.


 


Avec la culture, les références de Murat, on pourrait multiplier les exemples.


 


 il pourrait faire de profonds albums, non pas conceptuels (ou pire encore, "à thèmes", comme les parcs) sur beaucoup de sujets, mais a tendance à esquiver ce
genre de confrontation, peut-être par crainte de tomber dans la pure illustration.


c'est ce que j'ai compris, dans l'expression "il ne peaufine pas ses chansons".


 


quant à dire que le Grand lièvre serait l'un des majeurs de l'artiste, pour moi, rien de moins sûr.


il est sans doute cher à Murat (raisons sentimentales évidentes), mais qui dit que dans deux ans, il ne consentira pas à relativiser le
jugement qui est le sien sur lui aujourd'hui, jugement que semble partager comme une seule créature bondissante, le peuple musclé, à la truffe frémissante, de ses fans ?


 


amical salut d'un muratien.



Pierrot 02/11/2011 19:12



Salut camarade!  Merci encore pour ce commentaire commenté de commentateur averti !



Marc 31/10/2011 16:25



Le plus pitoyable dans cette "critique" il me semble, c'est que l'auteur part avec un apriori négatif évident sur Murat en tant que personnage dérangeant de la chanson française.


Il n'y a aucun argument pertinent et je suis persuadé que ce "chroniqueur" ne s'est même pas donné la peine d'essayer de se laisser toucher par le disque...


Je ne sais pas si un jour Pierrot nous proposera un référendum sur nos albums préférés de JL (ce serait chouette hein!!) mais moi je placerai à coup sûr ce grand lièvre dans mon top
3...


L'autre critique est évidemment nettement plus crédible.



Armelle R.G. 31/10/2011 00:00



une réponse bien envoyée à S.D. du Nvel Obs est nécessaire! sur qu'il (ou elle), n'a fait que survoler l'album, si tant est qu'il (elle) l'ait eu en main et sans même prendre la peine de noter
correctement les titres, quelle honte!


très bonne chronique de la part de M. Fiori (est-ce qu'il chante aussi celui-ci?)