Interview du côté de Marianne

Publié le 29 Septembre 2011

 

Une interview au long cours, avec une vidéo de l'interview visible sur le site :

http://www.marianne2.fr/MMDP/Jean-Louis-Murat-1-2-Les-medias-se-comportent-comme-des-proxenetes-avec-le-monde-du-disque_a18.html

 

 

Jean-Louis Murat (1/2): «Les médias se comportent comme des proxénètes avec le monde du disque.»


 

Depuis le temps qu'on l'attendait, le nouveau Jean-Louis Murat est enfin arrivé : «Grand lièvre». Deux longues années d'attente, lui, si régulier habituellement avec son rythme fou d'un disque par an. Un Murat énervé contre ce système (économique, médiatique etc) qui le contraint à «poser un genou à terre».
Ce «Grand lièvre» est agréable en bouche, suave et badin, léger malgré les remontrances permanentes de l'artiste contre les moulins à broyer de ce monde qui l'agresse. Mais il est parfois plus facile de parler avec Murat des «médias proxénètes» (1/2) ou des «politiques Mickey» (2/2) que de sa musique. Mais son regard bleu perçant, entre nihilisme et déception, sur ce monde décadant a toujours le mérite de sa franchise, si rare aujourd'hui.



 

Jean-Louis Murat (1/2): «Les médias se comportent comme des proxénètes avec le monde du disque.»
Ces dernières années vous sortiez un disque par an. Là vous avez mis deux ans, pourquoi ?

A cause de la maison de disque. J’étais dans un label qui a été racheté, je travaillais avec des gens, tout le monde a été viré. Ensuite, si on rate la sortie de mai / juin ou de septembre / octobre, elle se fait l’année d’après. J’ai donc perdu un an.

Devoir attendre pour sortir son disque n’est-ce pas pénible ?

Là où je l’ai mauvaise c’est que c’était mon habitude de travail, ma façon de faire. Je suis obligé de mettre un genou à terre devant le business. Mais du coup j’ai pris du retard sur mon rythme, j’ai quasi terminé le suivant qui pourrait sortir.

Et cela ne vous donne pas envie de prendre plus de temps pour travailler sur un disque ?

Mais non, un disque cela se fait vite, c’est simple. Un disque ce n’est pas les frères Karamazov. Si Woody Allen depuis 40 ans arrive à faire un film par an, je ne vois pas pourquoi un chanteur français n’arriverait pas à faire un disque par an. C’est quand même moins compliqué.

«Dans le business, c’est tellement des loosers, qu’ils sont prêts à écouter n’importe quel charlatan»

Cela vous pèse de devoir vous plier aux contraintes des maisons de disque?

Avec l’arrivée du net, le disque c’est quand même moins 70% en 7 ans. Si Marianne était à moins 70% en 7 ans, cela changerait évidemment beaucoup de choses pour vous. Et dans le business, ils sont tellement flippés, c’est tellement des loosers, qu’ils sont prêts à écouter n’importe quel charlatan. Et le premier charlatan qui se présente, en général, c’est les médias. C’est eux qui nous dictent ce que l’on a à faire. 

Cela se traduit comment?

Les TV et les radios imposent leurs lois aux maisons de disques et aux artistes. Les journalistes n’en pouvaient plus que je sorte un disque tous les ans. C’est plus le monde médiatique qui me donne son tempo que les maisons de disques.
Autre exemple, on n’est plus défrayé quand on va se produire en live dans les télés ou les radios. La maison de disque doit se taper tous les frais. On arrive à quelque chose d’ahurissant. On est fauché, et les médias nous mettent une pression terrible, c’est à dire qu’il faudrait payer pour faire une télé. Si on veut faire la promo de notre disque avec nos musiciens, ils ne payent pas les répétitions, quand tu enregistres ils vont t’emmerder pour ceci ou cela mais tu n’as jamais de cachets, t’es traité comme une merde. Les médias se comportent comme des proxénètes avec le monde du disque.

«Vivement que la presse s’écroule, on va bien rigoler aussi»

Les majors du disque ont aussi une responsabilité et non pas eu un rôle complètement neutre dans les problèmes qu’elles rencontrent.

Mais que veux-tu que j’y fasse si c’est des fonds de pension, ou je ne sais quoi, qui tiennent Universal. Je suis comme un mec de chez Renault qui bosse sur une chaîne de montage et à qui on dirait : « Non mais t’as vu la politique de Renault. » J’ai rencontré une fois le patron d’Universal et je n’ai jamais parlé avec lui de sa politique commerciale. Cela passe dix milliards de fois au-dessus de la tête des artistes. J’étais dans un petit label qui a été racheté par Universal. On ne va pas mettre sur ma gueule la politique mondiale d’Universal. Ces maisons de disque, c’est des groupes, notamment des fonds de pension, des retraités français peut-être même d’ailleurs, qui mettent une pression pas possible et on est pris entre le marteau et l’enclume. Les artistes sont broyés, on n’existe quasiment plus. Bientôt cela sera vous dans la presse, puis l’édition littéraire et on fera les comptes dans cinquante ans.

Mais d’autres modèles économiques émergent.

Mais il n’y aura pas d’autres modèles économiques. Pour les gens de moins de trente-cinq / quarante ans, la musique ça doit être gratos. Moi j’ai appliqué la méthode, je lis toute la presse tous les jours, je ne paye pas un centime et je n’achète jamais un journal. Je lis tout en ligne.

Vous êtes dur dans votre rapport à la presse.

Pendant des années, elle s’est foutue de notre gueule en disant : « C’est des connards dans la musique, ils sont incapables de trouver une autre façon de faire avec le net, c’est vraiment des nigauds. » Et bien aujourd’hui c’est la presse ! Qu’en est-il des nigauds ? C’est facile de tomber sur les artistes et de dire : « Vous êtes vraiment des cons. » Mais ce n’est pas moi qui ait inventé le CD ou Internet. Pour la presse, on était vraiment les crétins de la Terre. Vivement que la presse s’écroule, on va bien rigoler aussi. Et ça commence déjà pas mal.

On a parlé du web et de la musique au niveau économique. Quel a été votre rapport à Internet en tant qu’artiste ?

J’ai commencé en 1995, je vais bientôt avoir 20 ans de présence sur Internet. Beaucoup veulent bien me reconnaître ça, j’ai été pionnier. J’ai fait des milliers et des milliers de pages, des indédits, des films, j’ai communiqué à mort. Au début j’y croyais. Mais j’ai misé comme tout le monde sur le mauvais cheval, en me disant que les gens étaient vertueux. Mais tu leur files des indédits, ils vont le copier 3 000 fois dans la journée, et tu n’as même pas un message pour te dire merci. Certains les compilaient et les vendaient sur Ebay. Ils gagnaient du pognon en revendant ce que je filais gratos. Finalement, on ne trouve pas des fans, mais des consommateurs de gratuit.

Mais dedans, il y a quand même des gens qui viennent vous voir sur scène, qui apprécient ce que vous faites ?

Une seule réponse : moins 70% en 7 ans, le chiffre d’affaire de la musique. Mais je m’en fous, cela ne m’empêche pas d’écrire des chansons.

«J’aime beaucoup Internet, les gens sont formidables»

Vos positions ont toujours été radicales, notamment sur le Net. Peu d’artistes le sont autant.

Tu te fais tuer. Je ne dirais pas son nom, mais j’en connais un qui est intervenu vraiment franchement, il y a deux ans, il a démarré une dépression. Les mecs lui ont tout bloqué, ils ont mis sa discographie entière gratos sur le net... On le sait dans le business que si tu dis ce que tu penses et que si tu attaques les internautes, c’est la dépression assurée. Tu as la vengeance directe. Comme s’ils lâchaient les chiens sur toi et qu’ils venaient foutre le feu à ta baraque. Donc tu ne dis rien. Ou alors : « J’aime beaucoup Internet, les gens sont formidables ». Moi, ils m’ont tout attaqué, bloqué mes sites, envoyé mille messages d’insultes par jour pendant deux mois... C’est à peu près la règle. Donc tu fermes ta gueule.

Justement comment trouvez-vous l’envie de faire un album par an dans ce contexte ?

Parce que c’est ce que je sais faire et que j’ai du plaisir à le faire. Cela donne un sens à ma vie. Mais je le fais pour rien. Tu as le plaisir d’être avec des gens bien sûr.  OK, c’est sympa, mais ça ne mène pas très très loin. A un moment, le plaisir de rencontrer des gens, ce n’est pas ça qui va te régler ton arriéré d’impôts. 

Peu d’artistes parlent de façon aussi terre à terre de ce métier, du besoin de gagner sa vie.

Moi oui, je suis père, j’ai des enfants à élever, il faut que je vive. C’est vrai que ces dernières années j’ai souvent pensé à faire autre chose. J’ai des copains qui ont démarré des jobs, qui ont tenté de repartir de zéro dans une autre activité.

Et vous auriez fait quoi ?

Charpentier, menuisier... Je me dis qu’il y a 7 ou 8 ans j’aurais du arrêter la musique et me lancer là dedans. Démarrer une deuxième vie avec un deuxième job. Là, on est condamné à vivoter. Maintenant c’est trop tard. Quand j’arrive à Pôle Emploi, ou chez le banquier, que je dis que je voudrais bien monter une boîte de charpentier avec trois mecs, quand t’as passé 35 ou 40 balais, quand tes parents ne sont pas blindés de pognon, bonjour la galère. Autant que je continue à faire ce que je sais faire, écrire des chansons et monter sur scène.

«Si "Grand lièvre" était un film, je l’aurais fait avec mon téléphone portable»

Ce contexte de crise a-t-il modifié votre façon de travailler, de faire de la musique ?

Non, quand je bosse je fais abstraction de tout ça. J’essaie d’oublier les emmerdements. Je n’ai pas vraiment changé de méthode, je travaille de façon simple pour arriver à quelque chose d’assez vrai. J’essaie de faire une musique authentique et c’est un putain de boulot. Donc il ne faut pas non plus trop se prendre le chou, tomber sur les bonnes personnes, travailler assez vite. Je suis toujours sur du basse, batterie, guitare. Là, je n’ai quasiment pas de guitare électrique, je fais tout à l’acoustique pour corser un peu plus le truc, un peu d’orgue, des choeurs et puis voilà. Une façon d’envisager les choses simplement. Et économiquement de façon simple aussi. C’est d’une certaine façon imposer par la crise.

La crise influence donc quand même votre façon de travailler ?

Cela amène à travailler simplement et à épurer. Manquer de moyens dans le domaine artistique, ce n’est pas toujours une catastrophe. Sinon les films qui ont les plus gros budgets seraient tous des chefs d’oeuvre. Heureusement que dans l’activité artistique il n’y a pas que ça. Je fais des disques à petit budget, si Grand lièvre était un film, je l’aurais fait avec mon téléphone portable.

«Les artistes du monde du disque ne répondent que des conneries aux questions»

On est loin de l’époque où l’on mettait d’énormes moyens, dans des très beaux studios avec les meilleurs musiciens.

Parce qu’il y avait de la caillasse, maintenant c’est terminé. Des musiciens, il n’y en a presque plus, et des studios, il y en a un qui ferme chaque mois. C’était le délire années 80-90, ils étaient complètement tarés. Il fallait absolument mixer pendant trois semaines à New-York, je n’ai jamais compris pourquoi, mais c’était comme ça. Moi ça ne m’a jamais plu, ça ne présentait pas d’intérêt musical. C’était jeter l’argent par les fenêtres.

Et aujourd’hui ?

La mode, chez beaucoup de musiciens, c’est de dire qu’ils enregistrent en « live » en studio ou qu’ils ont « voulu faire des choses simples, naturelles, alors ils ont enregistré en quatre jours. » Les artistes du monde du disque ne répondent que des conneries aux questions. Ils feraient mieux de dire : « J’ai cinq fois moins de pognon donc je fais vite. » Maintenant, au bout de cinq ou six jours de studio avec des musiciens, tu as bouffé le fric. Pourquoi ne pas le dire plutôt que de tenter de le justifier artistiquement ? Si j’avais pu me payer un orchestre symphonique, parfait ! Mais on fait des disques qui correspondent à l’économie de la musique. Il faut arrêter de raconter n’importe quoi. C’est comme les artistes qui ne vendent plus ou ne remplissent plus Bercy. Au lieu de dire : « Putain je ne vends plus rien et Bercy je ne pourrais plus jamais le remplir », ils disent : « Non, non je veux retourner aux vraies valeurs et faire des petites salles. » Ça me fait marrer à chaque fois.

Si on vous écoute, on va arriver à un moment où il n’y aura plus que des disques en solo ?

On va en tout cas arriver petit à petit à avoir des disques quasiment live qu’on enregistrera dans la journée. On sort d’une espèce de bulle où il fallait 6 mois pour enregistrer un disque et on va revenir aux conditions des années 50 :  t’auras quatre heures pour enregistrer /mixer, comme les premiers Beatles. Et là Dieu reconnaîtra les siens et les nullards dégageront. Il ne restera que les bons, dont moi, car je peux enregistrer un disque en 4h. A l’arrivée, c’est les marchés qui portent la vertue. Elle va revenir par l’Economie. Et on se dira qu’on a eu un demi-siècle de délire.

 

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Commenter cet article

Matthieu 30/09/2011 11:14



    Je ne sais pas où tu es allé le chercher ce commentateur, Pierrot, mais ne le perds pas, il est rare. Un type qui passe de Delpech à Pierre Manent... Même si je ne suis pas
d'accord avec le "talent éditorial" qu'il te prête. Ton talent est somme toute assez limité (t'es content, je modère mes compliments ?).


     "Lew dans la bergerie", c'est très bon Pierrot, je suis fier de toi. Je compte changer de coiffure. Tu penses que ça m'irait bien une PierreManente ? Oups...


 



Pierrot 30/09/2011 13:18



... Je me contente d'un smiley... tu me coupes la chique.



lew 29/09/2011 22:09



libéral, ce n'est qu'un mot, mais si beau, à la fois dans la langue et la philosophie françaises, cher Pierrot.


je n'ai pas de position idéologique, la sociale-démocratie a toujours été ma famille, mais elle s'est sclérosée, souvent pour le meileur bien-être d'un petit nombre
de privilégiés.


Montesquieu mais une partie de l'oevre de Rousseau aussi, me sont proches, c'est sûr, mais cela n'a aucune importance.


dommage que l'on oublie trop souvent que ce courant de pensée à influencé de grands hommes chez nous mais aussi à l'extérieur (pour les américains "liberal" indique
une orientation à gauche).


Murat réac ?


son intérêt pour Muray n'est peut-être pas aussi infamant, Pierrot. 


Muray était un type que le libéralisme économique n'emballait pas beaucoup.


ce qui l'aura retenu chez lui, c'est plus l'extraordinaire polémiste mettant au jour les fausses valeurs de notre société, qu'elles soient de droite ou de
gauche.


je ne remercierai jamais assez Jean-Louis Murat de m'avoir fait découvrir Antoinette Deshoullières , et par ricochet d'autres femmes de lettres françaises, comme
Madame de Staël, et Madame de Sévigné.


si, je maintiens, tu ne te contentes pas de balancer ce que tu trouves, tu nous les présente souvent sous des "chapeaux", très vifs, précis et imbibés
d'humour.


j'en profite pour te demander (Murat dit qu'il lit la presse en ligne sans acheter) si tu dois en référer aux journaux intéressés lorsque tu reproduis l'une de leurs
interviews ? (tu peux ne pas me répondre, je comprendrais, je suis un peu curieux).


j'ai noté aussi que tu ne permettais pas la capture par le clic droit de tes articles et photos.


je ne t'en blâme pas, remarque. là aussi je comprends.



Pierrot 29/09/2011 22:25



Oui, j'allais te dire la même chose sur le sens de liberal en anglosaxon...


Non, je ne demande pas l'autorisation... donc, oui, je ne respecte pas le copyright... mais j'insiste régulièrement auprès des lecteurs pour qu'ils suivent  les liens... Copier les textes
permet de retrouver via le blog certains éléments via la case "recherche"... Je le fais régulièrement. De plus, ça protége de la disparition de certaines pages... Mais c'est vrai que ça me pose
un peu problème... Le lien défait est lui respectueux généralement... Ce qui donne un peu de complémentarité... SUr certains blogs de particulier, là, je ne reproduis pas car je n'aimerais pas
que l'on me fasse ça. 


C'est donc pour cela que j'ai effectivement paramétré l'impossibilté de copier... Mais avec une capture d'écran... cela reste possible... Personne ne m'avait pour l'instant fait la remarque ou
demander de lui fournir quelque chose... Je pourrais le faire!


Voili. Merci à toi d'apporter un peu de culture via tes références ici...


 



lew 29/09/2011 19:29



une interview comme je les aime, les éternels grincheux diront encore que Murat est dans la récrimination, alors qu'il est pile dans l'exposé des faits.


cela dit, je ne pense pas que ce qu'il dit de l'industrie du disque (notamment sur les frais dispendieux de studio) est forcément derrière nous pour toujours.


imaginons un instant un soudain regain de l'économie, des conduites, des façons de produire renaîtront instantanément de leurs cendres (c'est dans les gènes de la
profession).


déjà en son temps, Robert Smith (1982, avec l'album Pornography, par exemple) devait batailler pied à pied avec les ingés, les prodos, bref les mecs de studios, une
vraie plaie, pour faire amettre tel ou tel son de guitare ou de batterie.


(cela ficha en l'air ses relations avec les trois gars de son groupes, en passant).


sur ce qu'il dit des grosses productions, celles qui ont beaucoup d'argent au départ, je pense qu'il sait aussi que ce n'est pas synonyme d'échec artistique,
l'argent ne corromp pas tout. 


(mais je comprends bien sa position. pour moi, il demeure le champion (au sens chevaleresque) de la musique artisanale.)


d'ailleurs il l'évoque splendidement bien dans sa dernière phrase (très belle dans sa justesse morale et intellectuelle), c'est la marché qui tranche le plus
sainement dans toutes ces affaires-là.


cela m'a fait plaisir de le lire, car je connais l'orientation politiquement très radicalement à gauche de nombreux de mes ami(e)s muratien(ne)s.


subitement, la sensation de ne pas errer seul, sur ces questions. (des gens aimant la musique de Murat se reconnaitront-ils aussi dans ces propos ?).


peut-être Jean-louis aura-t-il lu les livres de Pierre Manent ?


les gens qui mettent un peu de leur confiance dans l'économie de marché, ne sont pas tous des traders sans foi ni loi, ils sont même le contraire.


merci JLM pour ce bel entretie et merci à Pierrot de l'avoir mis en ligne avec le talent éditorial qu'on lui connaît.


lew.



Pierrot 29/09/2011 20:55



Libéral, lew?   Lew dans la bergerie?   ... Tu mets le doigt bien sûr sur une vieille contradiction entre des muratiens plutôt de gauche (forcement....) et  un Murat qui
se révèle de plus en plus  réac, voir  anar (de droite)... comme son intérêt pour Muray l'a indiqué.


Merci pour le talent éditorial... mais euh... je mets juste tout ce que je trouve!