Le texte d' "Over and over"

Publié le 30 Janvier 2013

   
    EDIT: Texte officiel mis en ligne le 5/02.
mur

 

 

Over and over

 

 

 

Over and over

 

 

 

Comme après un mariage

 

 

 

N’aurais-tu plus le courage

 

 

 

Qui sauver de ce naufrage

 

 

 

Quand la dernière chose au monde

 

 

 

N’a plus rien de Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Over and over

 

 

 

Contredire serait vouloir

 

 

 

L’infini n’est jamais là

 

 

 

Et ton grand Dieu ce bêta

 

 

 

Perdu en instants mousseux

 

 

 

N’a plus rien de Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Tout incite à jaser

 

 

 

Pour presque rien

 

 

 

Nous jette un manteau sur les yeux

 

 

 

À des années-lumière

 

 

 

En manteau vert

 

 

 

Je ne vois pas ton amoureux



 

 

Over and over

 

 

 

Assis sur les bords de Loire

 

 

 

Où je relis notre histoire

 

 

 

Dans ce vieil abstrait cruel

 

 

 

La façon dont je me démène

 

 

 

N’a plus rien de Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Over and over

 

 

 

Le ciel est insaisissable

 

 

 

C’est l’infini d’un visage

 

 

 

Notre pauvre âme insensée

 

 

 

À sa peur d’être écrasée

 

 

 

N’a plus rien de Dieu

 

 

 

 

 

Ref.

 

 

 

 

 

Over and over

 

 

 

Sur le siège du cocher

 

 

 

Près de la terre à planer

 

 

 

Hurlant au manteau d’amour

 

 

 

Comme le chien dangereux

 

 

 

N’a plus rien de dieu

 

 

 

 

 

 

 

Over and over

 

 

 

À l’impatience éternelle

 

 

 

Me voilà l’homme poubelle

 

 

 

La douleur qui m’ensorcelle

 

 

 

N’a plus rien de dieu

 

 

 

 

 

 

 

Ref.

Jean -Louis  Bergheaud, édition Scarlett

DISPONIBLE A L'ACHAT : https://itunes.apple.com/fr/album/over-and-over-single/id596992479
(et merde à ceux qui lisent ces lignes parce qu'ils ont tappé sur google : toboggan rapidshare, etc... Ils sont déjà nombreux à le faire depuis quelques jours...)


Mon commentaire:
Murat utilise encore, et abuse un peu, du mot  "Dieu" (2e strophe), même si je pense qu'il utilise aussi ce terme pour évoquer autre chose que le Big Boss... plutôt une "force de vie première" peut-être, l'amour exclusif (qu'il oppose dans la deuxième strophe justement à "ton Dieu")... Il répète aussi sur deux vers du refrain "manteau" (puis encore une autre fois dans une strophe suivante),  ce qui peut être jugé un peu maladroit, mais vu l'"actif" relié à ce nom,  et son capital sympathie, même s'il n'est pas relié à la pluie, cela peut passer. Pas fana des "over and over" également., mais j'aime, malgré ces réserves, quelques belles trouvailles: éternelle rimant avec homme poubelle, Dans ce vieil abstrait cruel, la façon dont je démène" et la petite rupture de rythme dans le chant que ce vers entraine,   et "aplanée" (vieux français qui pourrait dire "caressée").  

 

Cela en fait une belle chanson muratienne, avec les thématiques de l'amour, et du divin et de l'infini (il évoque l'abstrait mais ne manque pas de situer le personnage devant la Loire, la terre)...   Pour le reste, on peut imaginer chacun son histoire: leur relation est-elle finie? Qui est cet amoureux: un amant?   Enfin, soit, on peut laisser son esprit vagabonder au rythme down tempo de la musique...

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Armelle R.G. 07/02/2013 21:01


excellent ça! mais FORT REVEUR a déjà été pris par CharlElie il n'y a pas bien logtemps!


à moins qu'il ne s'agisse pour l'auteur d'un dilemne : doit-il abandonner sa chère vieille Toyota ruinée par les routes et chemins en toboggan de son pays pour une belle ROVER flambant neuve? ok, je sors...

Maitre capello 07/02/2013 20:33


vous n'y êtes pas du tout : Over and over = FOr ever... FOR   EEEVER  , c'est un hommage à Claude François... et l'auteur dit qu'il préfère mourir tranquille au bord de la rivière,
en manteau,  plutôt que nu dans sa baignoire... voilà...  Rassurez vous: je n'interviendrai plus.

Armelle R.G. 06/02/2013 18:48


dans la première strophe, il s'agit bien d'un questionnement comme je l'entendais plus haut par l'infinitif du verbe sauver :"Qui sauver de ce naufrage (?)"    


Rhiannon, ton analyse me convient tout à fait!


 

jlr 05/02/2013 07:15


Hello, les paroles ont été mises sur le site officiel : http://www.jlmurat.com/spip.php?article9 . A+ JL

KingArthur 01/02/2013 11:35


Mazette quel débat! c'est pire qu'à l'assemblée nationale ...Over and over déchaîne les passions et va chercher dans leur terrier les muratiens par l'hiver hibernés....c'est amusant, j'avais
évoqué rapidement l'album Tristan et je rermarque que Rhiannon parle aussi de Tristan et Nath de mousseux ("mousse noire")... je suis absolument d'accord avec les propos de Lew et j'ai tendance,
moi aussi, à ne pas intellectualiser les chansons que j'écoute (de quelque auteur qu'elles soient), je me contente, un peu comme en analyse psy, de jeter sur le papier les sentiments ou
sensations qu'elles engendrent en moi...souvent les premières impressions sont les plus pertinentes. Je ne suis pas sûr, comme Lew, qu'il est bon de retourner toutes les "pierres du chemin de
montagne" Où est le plaisir si on n'a plus rien à découvrir ? ( une noix, qu'y a t-il à l'intérieur d'une noix ??) Il y a une dimension très capricornienne chez JLM qui aspire au secret, à
la réserve, même si son métier (vénusien) incite par ailleurs à la livraison au public de ses entrailles... j'aime bien l'idée de respecter son intimité et je n'émettrai aucune conjecture sur sa
forme physique. Et comme le dit Pierrot aussi, chacun y voit ce qui'l veut bien y voir. Gardons nous aussi d'émettre des opinions péremptoires parce qu'au final, on n'en sait rien et chacun
interprète comme il l'entend (ou pas)...cela n'enlève rien à la beauté des évocations des uns et des autres, à la "musique de vos mots" , j'adore les lire, personnellement. (excusez mes
libertés de syntaxe, parfois je m'égare, emporté par le lyrisme). Bien à vous tous, muratiens(tiennes)

Muse 31/01/2013 21:50


Hello Lew


Je ne prétends pas tout psychologiser, loin de là. Beaucoup de chansons de JLM ne s'y prêtent absolument pas. Par contre, Over and Over, je voudrais me perdre de vue, M maudit, la tige
d'or...pour ne citer que celles-là parlent toutes de cette phase existentielle que j'évoquais. Et par là même, portent à l'étude psychologique. L'art permet souvent de verbaliser et surmonter une
problématique existentielle momentanée. On purge la vipère, on crève l'abcès et ça va mieux après. Concernant JLM, je pense qu'il se sert pour partie de l'écriture pour surmonter des épreuves,
des petites et grandes douleurs. Parce qu'écorché vif. C'est une façon de domestiquer sa sensibilité excessive, de rester maître à bord, de ne pas se laisser submerger...Après, l'écriture est
aussi une façon de s'amuser et d'incarner tous les visages, d'endosser tous les costumes, toutes les situations...mais comme JLM dit toujours qu'il ne parle que de lui et qu'il est la plupart du
temps le personnage principal des chansons, on reconnaît vite si on gratte peu, les angoisses ou les fantasmes qui le taraudent.

Nathpetitroseau13 31/01/2013 21:22


Merci Pierrot pour l'invitation à venir sur votre espace


J'ai l'impression que 'L'ange déchu est de retour,... ses désirs ne sont pas_plus ceux d'un Dieu mais d'un amant se posant des questions sur la_sa_leur vie amoureuse, de
la belle qui l'ensorcelle qui le rend 'homme poubelle, alors qu'il n'aperçoit pas 'l'autre, A_moureux_mousseux...


Les apparences sont trompeuses, les gens parlent, parlent... et loin bien loin de tout cela, à maintes reprises toujours la même question revient :


- mais où est-il son amoureux ?


Une interprétation comme une autre.


En attendant l'album un cadeau bien agréable

lew 31/01/2013 19:11


merci pour ton explication, Muse.


cependant, peut-on tout mettre au jour, tout découvrir en psychologisant toute réponse à une question que nous pose une oeuvre, une chanson, un poème, une musique ?
c'est un peu comme retourner toutes les pierres d'un chemin de montagne.


je ne saurais vraiment dire.


on peut envisager que Murat vive très bien sa petite soixantaine qui vient à peine de naître. en 2013, le patrimoine hormonal (pour aller moi aussi visiter les
terres de tes termes) d'un homme de cet âge est quasi intact, on peut le supposer. ou au moins harmonieusement préservé. c'est du domaine du fort possible, même si je comprends ce que tu dis et
saisis, je crois, bien aussi tes préoccupations, ce sont des sentiments qui t'honorent d'ailleurs.


jolis propos de Rhiannon, en attendant.


bonne soirée à toi.

rhiannon-malika 31/01/2013 12:50


J'aime à m'imaginer que ses chansons servent d'échappatoire pour fuir la réalité décevante...il a affirmé lui meme qu'écrire des chansons était vital et l'empechait de cotoyer l'ennui....il
prévilégie la musicalité des mots à leur sens...ses chansons lui permettent de vivre ainsi dans l'intemporalité des histoires d'amour qu'il se crait et aussi des ruptures  ,il
s'autorise donc à etre perpétuellement  amoureux et éprouver le chagrin de la perte tel un Tristan abandonné ou l'orgueil d'un Julien Sorel...il garde de ce fait une passion charnelle
intacte et passe par les différents stades du sentiment amoureux  qui résisteront à l'érosion du temps...j'en suis certaine ;)

Muse 31/01/2013 00:30


Merci aussi à PierreK, KingArthur et à toi Pierrot.


A PierreK, j'avais oublié dans les différentes traductions du vert/over  les ovaires féminines. Parce que ce que livre JLM dans cette chanson, c'est très intime. Rarement un homme se livre
sur ce registre intime et émotionnel. On trouve plus souvent des femmes qui verbalisent sur leur ménopause que des hommes sur leur andropause.

Muse 31/01/2013 00:01


Merci pour les compliments, Lew. C'est très gentil et courtois.


J'essaie de ne pas extrapoler. Je m'efforce d'observer les personnes avec affection et grande attention dans tout ce qu'elles expriment. Je passe tout au crible: sociologie, psychologie,
comportement, histoire, vocabulaire employé, culture, contexte géographique, éducation. Je le fais dans mon travail professoral pour aider au mieux mes élèves individuellement et collectivement
au travers des apprentissages techniques artistiques que je leur enseigne. Donc c'est presque une sorte d'automatisme qui s'enclenche très rapidement du moment que la personne que j'ai en face
m'interroge, m'intéresse, m'émeut.


Et parce qu'aussi, j'ai un gros vécu personnel, je pense connaître un petit peu la psyché humaine dans tous ses états et à différents âges; certaines étapes de vie d'hommes qui ont l'âge de JLM
et vivent maritalement avec une femme bien plus jeune me sont très connues, parce que je les ai vécues et accompagnées affectivement et moralement lorsque j'étais plus jeune. Ce vécu me permet de
comprendre et mettre à jour très rapidement le contenu intime qui agite différentes chansons de JLM.


Je conçois que dévoiler ainsi les choses, peut te gâcher un peu le plaisir ou assécher, dénuder le flou métaphorique qui entoure la chanson. Et d'une certaine façon aussi, va ramener à du très
terre à terre, pas forcément toujours glamour, les chansons comme la personne de JLM.


Mais il me semble aussi que ce genre d'analyse humanise le personnage et son oeuvre. Que cela peut aider certains fans à toucher du doigt des réalités intérieures, des problématiques que cet
artiste comme n'importe quel autre homme ou femme, vit, traverse, éprouve tout au long de son existence et évoque de manière plus ou moins métaphorique et poétique en chanson.


Je trouve personnellement très émouvant, très courageux que JLM parle en chanson de ce bouleversement intérieur personnel qu'il vit depuis 2-3 ans. Beaucoup d'hommes qui traversent cette crise
des 60 piges n'arrivent pas à verbaliser sur le sujet, ou alors très très difficilement. Beaucoup se sentent incompris, isolés, en décalage complet avec leur entourage affectif immédiat. Ils sont
souvent pris entre leurs désirs profonds, leurs aspirations amoureuses, certains de leurs projets et les restrictions obligatoires que le vieillissement progressif physique leur impose
brutalement ou au fil des ans. Du coup, ils peuvent développer beaucoup d'agressivité, peuvent aussi entrer en dépression. Et malheureusement, il n'y a pas forcément beaucoup d'études
psychanalytiques, sociologiques pour les aider à passer plus facilement ce cap existentiel qui fait souffrir intérieurement et identitairement beaucoup d'hommes et indirectement beaucoup de
femmes qui partagent la vie de ces hommes.


Au plan littéraire, tu as Romain Gary qui en parle très très bien dans un petit bouquin qui s'intitule "Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable" mais la tonalité qu'il pose sur le
sujet n'est pas forcément très optimiste, plutôt assez terrible et fataliste. Mais je pense que son propos illustre assez bien le mal-être et la mutation psychique et physiologique qui
bouleversent les messieurs soixantenaires. Et encore plus ceux qui vivent maritalement avec une femme beaucoup plus jeune qu'eux, jeune femme qui leur renvoie douloureusement sans le vouloir, ce
qu'ils ont été et ce qu'ils ne peuvent plus être ni plus faire. Plus l'écart d'âge est important dans un couple, plus le malaise, le mal-être masculin d'un soixantenaire est profond et peut créer
momentanément une rupture de dialogue conjugal ou parfois carrément une rupture amoureuse même si l'amour est partagé et profond. Un homme dans cette situation peut éprouver ce moment existentiel
où il prend en pleine figure son vieillissement comme une sorte de "game over" intime qui se répète à chaque fois qu'il essaie de vivre "comme avant". D'où le choix du titre over and over de JLM.

lew 30/01/2013 19:46


l'analyse de Muse est absolument superbe dans son exposition des choses. des choses vues, senties, avec, imagine-t-on facilement, une sorte de sixième sens, celui
des meilleurs critiques.


elle est aussi très clinique.


la chanson s'en sort à poil.


on en voit les os par transparence.


chez Muse j'aime voir à l'oeuvre le mélange des facultés d'extrapolation, des facilités natives qui lui permettent à loisir de sonder les coeurs et les âmes, avec
les capacités toutes naturelles qu'elle a de retrouver les racines les plus purement factuelles d'un sentiment, d'une sensation.


l'aérien mêlé au racinaire, la poésie alliée au terre-terre. quelque chose comme ça...


je l'aime vraiment beaucoup pour cela, et ceci n'est pas vile flatterie pour moi que de le dire, je le ressens.


cela apporte aussi énormément à la compréhension, ce choix qu'elle a de procéder est des plus opportuns.


 


c'est une délicate haruspice.


 


mais sa façon de faire comporte je trouve un revers, celui d'un peu sécher sur place l'objet de son étude, le sujet de sa sollicitude.


 


pour moi, comme d'ailleurs l'a déjà fort judicieusement noté quelqu'un plus haut (je crois que c'est Pierre K. mais KingArthur pense de la même manière je crois),
Murat laisse voguer son inspiration dans les paroles, nous laissant un profons hors-champ que l'on peut arpenter à sa guise, jusque dans les méandres d'une perspective que chacun se sera
choisie.


Murat (encore une fois pour moi, nous sommes tous différents, et tant mieux), c'est comme le "frère d'Angleterre" de sa chanson, j'aime le laisser divaguer hors de
ma compréhension, c'est ce qui fait son puissant charme.


cela s'imprime dans mon esprit comme une profonde trace de douceur masculine, très rare sans doute à repérer chez les hommes, mais bien présente, sans que cela ne
dévirilise l'artiste qui n'a rien contre oser la laisser vivre en lui et accepte ne pas hésiter à la faire subtilement transpirer chez les autres.


 


là, Muse, en répérant tout sur la carte du tendre et du spirituel, tout en étant dans le vrai, tu ne laisses guère plus beaucoup de place pour que les choses,
pourtant au coeur de la chanson, puissent respirer.


les "over and over" se retrouvent cernés.


on ne sent plus leur rondeur, leur destination première, leur raison d'être, qui semblent de faire le point et le pont avec les couplets qui suivent se trouvent un
peu glacés sur place.


c'est certainement une méditation sur la vieillesse mais c'est aussi un chant, une prière mentale, pour en vaincre l'enfermement (dans 'over', on entend le mot
révolution, au sens astral, la fameuse idée du cercle perpétuel, rien ne se crée, rien ne meurt, etc.).


je ne voudrais pas à mon tour pousser JLM dans les cordes d'une glossolalie largement artificielle, mais si on retourne l'ordre des lettres, on se retrouve dans le
rêve, le rêve de la "révo", tout un programme poétique comme dirait l'autre.


 


mais je le répète, ta méthode critique reste valable et prégnante à plus d'un titre.


 


bien à vous et bonne soirée à tous.

Pierrot 30/01/2013 20:26



euh... bien dit!     On pratique peu l'analyse de textes car effectivement,  c'est un peu comme dévoiler le score du match à quelqu'un qui veut vivre le match en
différé...QUant à l'analyse de Muse, je la comprends en connaissant bien depuis toutes ces années ces grilles de lecture... mais en relisant le texte... qui a parlé d'extrapolation?



Armelle R.G. 30/01/2013 19:06


je vois qu'on a tous fait le même exercice de retranscription (moi c'était hier mardi vers minuit)


j'entends : "Qui sauver de ce naufrage"


comme Muse : "La façon dont je me démène"


"C'est l'infini d'un visage,


Notre pauvre âme insensée


A sa peur d'être écrasée" (me paraît en effet plus juste)


"Hurlant en manteau de pluie"


encore et toujours, j'adore cette chanson! 

Pierrot 30/01/2013 20:32



j'ai noté infini d'un visage... mais qui sauver de ce naufrage.... syntaxiquement, ça ne colle pas trop...



PierreK 30/01/2013 14:52


Pierrot, ce n'est pas improbable pour Over / Au vert / Auvers, etc...). Murat avait déjà fait le coup avec Taormina. 
Coquetterie d'artiste à qui l'on demande sans cesse des comptes ou pas, il s'était un jour expliqué sur le titre de Taormina à peu près en ces termes : "Taormina on peux l'entendre ainsi : "Tu as
tort, Mina". 

C'était une boutade. Mais je n'entends plus le titre de cet album de la même façon après qu'il ait donné cette "explication"  ;)

Pierrot 30/01/2013 16:09



Pour le OVER... oui, oui... qu'il faudrait donc traduire selon Muse par "toujours vert, toujours vert"...  Comme je l'ai déjà écrit ici (j'ai piqué ça à un critique de cinéma) : il n'y a pas
d'intentionnalité de l'auteur... juste celle de l'oeuvre... et donc libre à chacun d'y voir ce qu'il veut...   



KIngArthur 30/01/2013 14:25


J'aime beaucoup l'interprétation que nous en livre Muse, pointue, fine et très symbolique... bravo à ton talent de narratrice.

PierreK 30/01/2013 14:07


Superbe interprétation, Muse !

Muse 30/01/2013 13:41


A corriger orthographiquement sur le texte: insensée au lieu d'incensé. Je me démène au lieu de je démène.


Sur le fond, jolie chanson dont la forme mélodique à choeurs me fait penser à du Voulzy même si la poésie textuelle utilisée reste muratienne. J'aime contrairement à toi, Pierrot, l'utilisation
de Over over, parce qu'elle n'est pas prise uniquement au sens anglais du terme mais au sens phonétique qui peut dériver sur ô vert, Auvers (sur Oise par exemple), Auvergne, au verre, au vair
(fourrure), au ver, au vers. Comme je le disais sur le forum de Josi, JLM marque un changement de couleur, passant du bleu auquel il se référait jusque là, au vert. Vert des prés et des volcans
éteints, des eaux du Pavin, vers poétique, ver présent dans  le mot Auvergne...etc...etc...Ne pas oublier que JLM pratique le dessin et la peinture. La dimension coloriste de ses chansons a
une certaine importance. Il faut donc entendre le texte aussi sous cet aspect là.


Dieu est utilisé comme sommet d'épanouissement amoureux et non en tant qu'entité divine. Par contre j'ai trouvé amusant que tu adoptes Pierrot le terme de "big boss" tout comme Tim Guénard.


Au plan du sens, la rupture amoureuse est une thématique classique qui marche. Mais on trouve me semble-t-il à l'arrière-plan une rupture surtout d'avec la phase de jeunesse où il était. Ayant 20
ans de plus que sa compagne, il arrive à un âge où même avec beaucoup d'amour, il mesure plus douloureusement la distance qui le sépare d'elle. Parce qu'il se voit vieillir, qu'il est confronté
de plus en plus directement à la maladie mais aussi à la mort de proches, à des soucis personnels de santé qui font qu'il n'est plus aussi performant qu'il le ressentait auparavant. La
soixantaine constitue en cela une crise majeure identitaire chez les messieurs, qui se ressent d'autant plus douloureusement si la compagne est beaucoup plus jeune et très active. Il faut
beaucoup d'amour, beaucoup d'indulgence et de dialogue et de compréhension pour surmonter cette crise étape dans un couple avec une forte différence d'âge. Over and over est la prise de
conscience douloureuse du vieillissement inexorable et du poids de la différence d'âge qui se fait jour d'un seul coup dans une vie d'homme et de couple, sans possible retour en arrière. Voilà
l'analyse personnelle que je peux faire de cette chanson. Qui n'en est que plus touchante, même si pudique et métaphorique. On avait déjà des prémices de ce type de préoccupation et de crise
intérieure existentielle dans différentes chansons de grand lièvre et dans l'album du cours ordinaire des choses. Over and over continue d'explorer cette thématique liée à l'âge de son auteur.

Pierrot 30/01/2013 14:14



Correction faite... ainsi que celles proposées par ISA en mp (je relis notre histoire plutôt que renie)


Oui, comme Pierre k, j'apprécie que tu nous livres ton interprétation !  même si le Over and over... bon... Ah, ce moment-là, c'est aussi  un hommage caché à Rover le
chanteur!


 



KIngArthur 30/01/2013 12:11


Bonjour à tous,


et merci, Pierrot de nous avoir fait ce partage.


Voici mon commentaire :


j'aime la façon qu'a JL de prononcer « ma-ri-a-ge » en détachant bien les syllabes


J'ai un petit faible pour:


« quand la dernière chose au monde


n'a plus rien de Dieu »


mais je suis d'accord avec Pierrot pour dire que Dieu est très (trop) présent dans ce texte.


« contredire serait vouloir » ne me plaît pas du tout... ?


j'aime beaucoup, beaucoup le chant et la musique sur la phrase :


« nous jette un manteau sur les yeux »... et puis le « manteau » me plaît depuis le manteau de pluie, c'est vrai que c'est un signe de ralliement muratien...


« bords de Loire » nous ramène au temps de cheyenne autumn...


j'aime la poésie de :


« sur le siège du cocher


près de la terre aplanée »


«  A l'impatience éternelle »


« la douleur qui m'ensorcelle » >>ça c'est très muratien !!


« over and over, » j'aime pas trop non plus...tout simplement parce que mélanger du français et de l'anglais me chiffonne toujours un peu.


Quant à chercher le sens des phrases, chez Murat, je ne le fais jamais parce qu'on se heurte à des récifs imposants comme «  comment capturer un coq dans cette trop grande forêt, me chuchote
un bébé féroce etc etc... » et là comme Vercingétorix, on est obligé de déposer les armes !!!


Mais c'est ça qui est beau, le montage, le mixage des mots, les uns s'enfilant aux autres avec leur musicalité si particulière, le sens,finalement on s'en fout, on se laisse porter et on imagine,
où tout simplement , on ressent... comme en concert où dès qu'on pose le pied dans la salle, on se sent si envoûté par l'atmosphère que parfois on en ferme les yeux pour mieux la percevoir...


 


 


 


 


 

Pierrot 30/01/2013 12:27



Merci de ton commentaire et de l'expression de tes sentiments.



rendipityse 30/01/2013 11:52


Merci Pierrot! Ici en Belgique il y a écrit en dessous du titre "sortie 4 Février" - bien que j'ai réussi à l'achété - tu as eu des nouvelles comme quoi l'album serait dispo en février? ines

Pierrot 30/01/2013 12:28



Non, pas d'info. J'ai vu certains sites belges et pas remarqué une autre date de sortie



PierreK 30/01/2013 11:30


Et merci d'avoir publié le texte, Pierrot ! 

PierreK 30/01/2013 11:29


Une très belle chanson ! Pas d'une incroyable puissance et je doute qu'elle soit reprise par toutes les radios du monde mais une belle mise en bouche !