le texte "Sur mes lèvres" pour Nolwenn Leroy

Publié le 19 Novembre 2012

 

Ah, voilà que je me prends pour Alain de murattextes... pour vous dévoiler en avant-première le texte de Jean-Louis Murat écrit pour Nolwenn Leroy.  En effet, quelques titres sont  en écoute sur son FB au prix d'une inscription à une newsletter.  Après une vingtaine d'écoute, je suis en mesure de vous présenter une transcription  dont je ne suis pas sûr pour autant à 100%, malgré avoir insisté et insisté sur certains passages.  Les parties pour lesquelles j'ai un doute sont en italique.

Cette écoute forcenée m'a en tout cas mis dans la tête cette chanson... et m'a presque convaincu de faire l'achat de l'album.

 

levres.png

 

Le texte de Murat me semble intéressant, avec de superbes trouvailles, et de belles évocations,  évidemment se prêtant à l'interprétation... et n'est pas, coomme on l'avait un tout petit peu imaginé, très "sexuel"... ou ouvertement sexuel  (il a dit au moment de "grand lièvre" qu'avec ses enfants en âge de lui demander ce qu'il était en train de chanter, il n'allait plus chanter ce genre de choses).   Mais on en reparle plus bas après votre lecture.  

L'orchestration est très réussie, et très riche (jolie basse et chouette flute traversière)... et Nolwenn a quand même une jolie voix... notamment sur le refrain. Sur certains autres titres, je suis surpris par sa voix basse et grave (notamment dans le tubesque Ophélia...). 

 

 

Sur mes lèvres

 

Il marche comme les dieux

 

Sur mes lèvres

 

S’imagine au milieu

 

Sur mes lèvres

 

Qu’il vient de m’invoquer

 

Il semble comme gagné par l’obscurité

 

Sur mes lèvres

 

Où s’incarne son âme

 

Sur mes lèvres

 

Il poursuit son travail

 

Sur mes lèvres

 

A l’irréalité

 

A l’humide beauté d’une reine dénudée

 

Il retire sur son compte l’argent pour le voyage

 

Des amis à New York lui laisseront l’étage

 

  Tant la beauté du dehors lui déplaît   

 

Sur mes lèvres

 

Quand se serre le cœur

 

Sur mes lèvres

 

Revient le voyageur

 

Sur mes lèvres

 

D’une rue éloignée

 

Vêtu de tout son long

 

Il me souffle un baiser

 

Sur mes lèvres

 

Dans son peuple sanguin

 

Sur mes lèvres

 

Dans son rêve enfantin

 

Sur mes lèvres

 

Nous tombons dans la haine

 

Hantés par le désir

 

Comme deux garçons manqués

 

Il retire sur son compte l’argent  pour le voyage

 

Des amis à Woodstock lui laisseront l’étage

 

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît      

 

                               (Pont musical)

 

 

 

Sur mes lèvres

 

Comme un   ?                                                 - j’aurais bien écrit une anatomie, mais j'entends un...

                                                                                     Nicolas a entendu: "comme à l'anatomie

 

Sur mes lèvres

 

Sa détresse chemine

 

Sur mes lèvres

 

Souverain dans l’exil

 

Sur sa lignée de reines

 

il pleut

 

Sur mes lèvres

 

Comme un frère dans le crime

 

Sur mes lèvres

 

A sa mélancolie

 

Sur mes lèvres

 

Avec ses mousquetaires

 

Il cherche un caractère

 

Un caractère léger

 

Il retire sur son compte l’argent  pour le voyage

 

Des amis H encore lui laisseront l’étage

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît      

 

Sur mes lèvres

 

Il a ça dans le sang

 

Sur mes lèvres

 

Inonde le torrent

 

Sur mes lèvres

 

A ses femmes d’argile

 

Il doit meubler ce vide

 

Il est le Dieu du Nil

 

Sur mes lèvres

 

Comme tout est légendaire

 

Sur mes lèvres

 

Je chante  sa prière

 

Sur mes lèvres

 

Pour sortir du néant

 

Dieu veuillez l’écouter sur un plateau tournant

 

Il retire sur son compte l’argent pour le voyage

 

Des amis sur Saturne lui laisseront l’étage

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît   

 

Sur mes lèvres

 

Première neige d’hiver

 

Sur mes lèvres

 

Son dieu se courbe enfin

 

Sur mes lèvres

 

Voilà le Finistère

 

Où pourrions-nous aller

 

Qu’espériez-vous trouver ?

 

Sur mes lèvres

 

 

Droits:  Scarlett Editions. 

 

Bon, à force d'aller et retour, le côté "sexuel" de "sur mes lèvres" m'apparait soudain, "son Dieu se courbe enfin"....  Le refrain et son histoire d'étage, et de voyage à New-York, a un côté strauss-kahnien ("souverain dans l'exil", "peuple sanguin")...  On pourrait craindre un  côté "énumération" des "sur mes lèvres" mais il est plutôt léger. Et les ruptures justement des refrains sont du plus bel effet.

En tout cas, un choix assez courageux de Nolwenn.. qui avec Miossec et Murat choisit des textes de qualité, même si l'ensemble semble-t-il reste assez sucré (malgré l'eau de mer d'iroise).  Je laisse à mes commentateurs favoris... euh... mes seuls commentateurs... apporter leur analyse... On verra si le débat lancé dans les commentaires de l'article précédent consacré à Nolwenn sera relancé.  

  edit: N'oubliez pas de cliquer ci-dessous pour lire les commentaires qui vous éclaireront sur différentes interprétations.

 

edit 2 : Jean-Louis a signé ce texte d'un pseudo! Info donnée sur chartsinfrance.

 

Album en précommande : https://itunes.apple.com/fr/album/o-filles-de-leau/id577079477  L'avantage du numérique est de ne pas avoir la photo de la pochette chez soi.

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Commenter cet article

Soazig 30/11/2012 18:13


C'est à l'écoute, je n'ai pas encore le CD. Ce sera à vérifier. Y'a rien à faire ! Pour moi c'est "m'inventer" par contre "H encore" est très possible mais je ne vois pas trop ce que cela peut
vouloir dire.

Soazig 25/11/2012 15:50


Et la dernière : nous tombons dans la haie (et non la haine).


PS : je pense que c'est bien "à l'anatomie".


Voilà.


:-)

Pierrot 25/11/2012 19:11



Merci de ton passage Soazig!  Tes corrections sont nées de l'écoute ou de la lecture du livret?   J'entends plus "invoquer" que m'inventer



Soazig 25/11/2012 15:43


Autre petite rectification : qu'il vient de m'inventer (non invoquer).


Peut-être que je me trompe, mais c'est ce que j'entends.

Soazig 25/11/2012 15:38


Petite rectification (il y en a d'autres...) : des amis à Chambord (et non des amis H encore).


Kenavo.

Muse 22/11/2012 09:51


C'est vrai Lew, que côté amour courtois dans ses textes de chansons, JLM fait toujours très fort! Et ces derniers ressemblent souvent à s'y méprendre à "Démons et Merveilles" qu'Alain Cuny chante
à Marie Déa dans les Visiteurs du Soir de Marcel Carné ;-))) Et puis c'est sûr, partie comme elle est partie avec la bénédiction beatnik muratienne, Nolwenn est maintenant capable de rivaliser
avec Cecilia Bartoli et Joyce DiDonato. ;-))) Je me demande d'ailleurs pourquoi Eve Ruggieri n'a toujours pas lancé d'émission spéciale pour que la jeune fille puisse chanter en duetto avec
différentes cantatrices de renommée internationale et pourquoi Roberto Alagna ne lui a pas déjà proposé de faire un album avec lui...Quel terrible manque d'à-propos et de considération!

Solange 21/11/2012 20:26


Je viens d'écouter, et c'est navrant, de la soupe rien de plus. Et pourtant, pas d'a priori, je ne connaissais pas Dame Leroy. Comme quoi une chanson c'est 80 % dans l'interprétation ! Faut dire
le texte n'est pas non plus extraordinaire, faire rimer "voyage" et "étage" ... Bon cela n'a, ma foi, pas d'importance.


Par contre que Lew cite Ezra Pound, cela m'épate ...


Solange qui retourne à ses anciennes amours, les tigres de porcelaines ...

lew 21/11/2012 16:57


je suis certain que si Murat avait proposé à Nolwenn une chanson intitulée "Sur mes poumons", que de malicieux muratiens auraient trouve à dire qu'en fait il n'en
voulait qu'à ses seins, qu'il ne visait que son sillon mammaire pour y déposer je ne sais quels mystérieux filamnents de poésie, blancs comme le lait de l'agneau. c'est franchement
navrant.

lew 21/11/2012 15:40


mais les "allusions sexuelles" (qui n'en son pas tant d'ailleurs puisqu'il revisite constamment le répertoire de l'amour courtois, et ressent l'envie de dialoguer
avec les vrais troubadours de la grande époque du fin amor depuis toujours) chez Murat sont légions, il adore ça (Gainsbourg aussi, je trouve d'ailleurs que son Gainsbarre s'est
complètement noyé dans l'allusion et le double-entendre à caractère sexuel permanent, quand s'est systématique ce n'est plus drôle ni même évocateur).


ce n'est pas nouveau ce qu'il fait avec Nolwenn (qui elle-même n'est pas née de la dernière pluie de sucettes à l'anis, elle commente cela très bien dans son
entretien).


si les fans de Nolwenne ne veulent pas dépister les allusions, libre à eux, c'est une question nde sensibilité poétique, le texte de Murat se débrouillant assez bien
sans qu'on lui rapelle à tout bout de champ ses origines qui décriraient un probable "blow-job" (et encore sait-on vraiment s'il parle de ces lèvres-là ? c'est peut-être à un étage bien plus bas
que les choses sont censées se passer).


personnellement les allusions allusionnantes m'ennuient. je trouve beau le chemin de ce texte, que je vois comme une déclaration à la François Hardy. après tout
pourquoi la fameuse "bouche d'ombre" hugolienne qu'aimèrent tant les surréalistes ne serait-elle pas celle d'une jeune femme qui se confie ?


je ne peux pas écouter la chanson sur iTunes, donc je ne sais pas quel genre de version en propose miss Leroy. je sais qu'avec son timbre de mezzo-sopran', voire de
contralto, cela doit être intéressant. je pense que son vrai style c'est l'opéra, elle devrait demander à Murat un livret entier, pas qu'un "Lied". ceci n'est qu'un avis.


 

KingArthur 21/11/2012 12:50


Tout à fait d'accord avec votre analyse, Muse !!!( y compris l'allusion à Jenifer Charles ds Bird on a poire )

Muse 21/11/2012 12:27


Coucou Pierrot!


Si le titre "sur mes lèvres" a du succès au moins au plan du texte (je n'ai pas écouté la mise en musique) c'est qu'il tranche des autres textes pour la plupart insipides et mièvres de l'album de
la chanteuse. Les fans de Nolwenn même en aimant sa soupe habituelle, se rendent compte de la différence d'exposition, de qualité, de profondeur et de provoc du texte comparativement aux autres
titres.


Ensuite si réellement JLM avait voulu faire du commercial pour lui-même, je pense qu'il aurait soumis tous ses textes à l'approbation des maisons de disques et nous n'aurions pas eu le même genre
d'albums que ceux qu'il a produits. Même s'il n'est pas engagé dans une pure démarche underground (on voit d'ailleurs assez qu'il enrage de ne pas commercialement parlant, atteindre les niveaux
de vente de certains de ses contemporains), s'il veut se respecter en tant que créateur, il sortira toujours des albums moins faciles d'écoute, moins commerciaux que du Adamo ou du Christophe
Maé...Il paye cher financièrement ce parti pris, mais au plan qualité et sur sa réputation d'artiste de qualité, il est gagnant.


Et même dans une cession de chanson alimentaire (obligatoire quand on est dans son parti pris), il garde cette exigence en y ajoutant en plus une bonne dose de moquerie et de provoc, qui lui
permet de faire du buzz, de montrer à ceux qu'il enviait et qui ont travaillé pour Nolwenn qu'il peut faire mieux tout en mettant à mal l'image média de la jeune femme. Et en plus, cerise sur le
gâteau, il regagne un peu de fierté personnelle vis à vis d'une démarche alimentaire qui sans doute ne le passionne pas outre mesure mais qui lui rend bien service financièrement parlant.


Donc il est finalement gagnant sur toute la ligne. Tout en se payant la tête de tout le monde! Moi je dis, chapeau! D'autant plus que si tu lis un peu les commentaires des fans de Nolwenn sur la
dite chanson, tu n'en as quasiment pas un qui a compris l'allusion réelle non plus que l'arrière-plan cul-turel de la chanson. Juste saisi que ce titre était un peu mieux élaboré textuellement
que les autres...Ce qui constitue un must! ;-)

Muse 21/11/2012 10:07


Je crois qu'en la plaçant dans une situation équivoque, JLM récupère un peu de respect de lui-même. Parce que devoir vendre des chansons à des chanteurs commerciaux pour vivre décemment, ça doit
certainement lui paraître un peu humiliant. En renversant les rôles, plaçant la chanteuse dans une posture équivoque, c'est pour lui, je pense, comme Gainsbourg l'avait fait vis à vis de France
Gall, reconquérir un peu de fierté personnelle. Ce n'est ni élégant ni gentil de sa part effectivement au plan de la démarche. Mais je pense que c'est à l'image de l'humiliation qu'il a ressentie
en sachant que financièrement, il n'avait pas d'autre choix...Et puis c'est aussi un défi amusant...qu'il a déjà tenté avec Jennifer Charles, même si l'entreprise était beaucoup plus sympathique
(Album Bir on A Poire notamment).


 

Pierrot 21/11/2012 10:29



Je ne sais pas si Murat a réellement l'idée de séparer des chanteurs commerciaux et les autres. Je pense qu'il a cherché à faire des titres "commerciables" sur les deux derniers albums...  
Il avait par contre peut-être dans l'idée de faire mieux que VOulzy qui avait livré un album apprécié pour Nolwenn... qui reste apparemment pour certains le meilleur album de Nolwenn. D'après les
commentaires du forum de Chartsinfrance (où a été copié l'article du blog), il semble en tout cas que le titre "sur mes lèvres" est très apprécié...


 



kingArthur 21/11/2012 09:49


Oui, Muse, je sais bien que Jean-Louis agit pour des raisons purement financières, il faut bien qu'il nourrisse sa famille ! en ême temps, cela n'enlève rien à ma déception...(et l'amertume qu'il
doit ressentir en faisant cela ??)


quant à mettre la jeune Nolwenn dans une position équivoque, comme vous l'évoquez, ouhhhhhhhhhhhh c'est pas gentil, ça !! 

Muse 21/11/2012 09:18


JLM ne s'est pas égaré, King: il a déposé cette chanson pour des raisons alimentaires et financières. Et pour s'en sortir la tête haute sans avoir l'impression d'avoir vendu son âme pour quelque
argent, JLM place exprès un texte où la jeune chanteuse se retrouve dans une posture pour le moins équivoque, très facilement compréhensible à la première lecture.


C'est le lot des chanteurs moins commerciaux, qui ont besoin pour rentrer dans leurs frais et continuer de vivre correctement de leur métier, de vendre quelques chansons à des chanteurs à succès
dont ils savent pertinemment que le résultat  de l'interprétation restera fade, sans intérêt, mais qu'au moins, financièrement, ce dépôt mettra du beurre dans leurs épinards.


Purement pragmatique comme démarche mais c'est ça ou arrêter de faire le chanteur...

kingArthur 20/11/2012 22:03


Bon, alors désolé de décevoir,... mais je n'aime PAS DU TOUT la chanson "Sur mes lèvres" par Nolwenn Leroy ( et encore moins les autres que j'ai entendu en avant première sur son FB sur lequel je
me suis malencontreusement égaré ...) Peut-être interprétée par Murat , c'eut été différent ! la musique est lancinante et attachante et les paroles suggestives mais j'imagine une autre chanteuse
derrière tout ça qui l'aurait mise beaucoup plus en valeur !... mais où Jean-Louis s'égare-t-il ? Est-ce pour cela qu'il ne signe pas de son vrai nom ?? 


dé-çu !


 

JLR 20/11/2012 21:55


Le pseudo, c'est "Bergheaud" peut-être ;-)

pierrot 20/11/2012 20:38


Est-ce que le mystère s'épaissit, chers Watsons de la rime, si je vous dis que Murat signé ce texte d'un pseudo?   Que je ne connais point pour l'instant 


Une manière de se cacher (comme un auteur du 19e qui écrirait des textes romantiques), de ne pas s'afficher sur l'album de NL,  une suite du texte, un texte de Mornac Rancheros?  


http://www.chartsinfrance.net/Nolwenn-Leroy/news-82990.html

Armelle R.G. 20/11/2012 20:04


Merci les amis; après une première écoute sur le facebook de Nolwenn, je ne suis plus si sûre de moi... et je n'ai pas eu l'idée de placer le texte ci-dessus sur l'écran pour tenter de trouver
les mots manquants... Pour le H, il peut aussi correspondre à Huelgoat que finalement Kerouac n'eu pas le temps de découvrir


http://an-uhelgoad.pagesperso-orange.fr/kerouac.htm

Pierrot 20/11/2012 20:30



h: hollywood?  Séjour aussi de Kerouac là-bas... Mais c'est vrai que ça reste  trouble... une sombre histoire de beat? 



Muse 20/11/2012 14:35


Sus à Kerouac et Dylan, décidément, rien ne vaut une bonne pipe...d'écume muratienne. ;-)) Par delà la provocation habituelle de l'auteur, l'itinéraire voluptueux dont parle JLM est en réalité
(comme l'a très bien vu et compris Armelle) essentiellement intellectuel et le fameux H qui t'interroge, Lew, m'aurait tout l'air d'être Hibbing dans le Minnesota, ville natale de Dylan. JLM y
parle de différentes époques de la vie du chanteur, de ses influences et son errance. Le Finistère en point d'orgue, ou la fin de la terre, lieu de la petite mort (post fellation) ou de la mort
fatale, du repos éternel? La référence à Dieu persiste puisque Dylan s'était à un moment donné converti au christianisme, ce qui avait imprégné ses chansons dans les années 70 je crois si je me
rappelle bien...JLM a donc proposé à Nolwenn une bonne pipe éducative à 3 figures masculines: la sienne, celle de Kerouac et de Dylan, pour faire bon poids. Et du coup ce titre devient une
chanson paillarde qui pourrait être aussi une référence malicieuse bien que beaucoup plus culturelle à une célèbre chanson du groupe nantais Elmer food beat? JLM si je puis dire met la barre
haute dans tous les sens du terme ;-), miss Leroy devra assurer et assumer. Aussi bien physiquement, vocalement et intellectuellement. JLM s'est fait plaisir...reste à savoir si la demoiselle
sera à la hauteur...

Pierrot 20/11/2012 17:49



il est question de L' "Obsession bretonne" de Kerouac ci-dessous:


http://www.franceculture.fr/oeuvre-satori-a-paris-de-jack-kerouac


Saturne: satori?


 


 



lew 20/11/2012 12:04


je joins mes bravos à ceux de Pierrot, Armelle a tout dit et fait preuve d'une belle sagacité. en lisant le texte j'ai cru aussi voir une nette allusion à Kerouac et
Dylan, Dylan et Kerouac. encore une fois relisons le commentaire d'Arrmelle ; elle a tout mis au jour à mon avis, avec une belle plume. 


Murat a bien repéré tout le sentiment "américain" qui habite l'esprit de Nolwenn Leroy (je pense qu'elle a vécu là-bas, aux USA), tout comme il commente subtilement
le sentiment "armoricain" de Kerouac (qui chantait volontiers et avec fiertèé à tous ses amis son ascendance bretonne). il était venu en France sur les traces de celle-ci, comme il le raconte
dans son livre "Satori in Paris".


Dylan est également bien présent, l'épisode de l'accueil qu'il reçut de la part d'un ami new-yorkais est un moment important de sa biographie ; le dernier étage de
son loft était en fait une énorme bibliothèque que Dylan avait squatté avec plaisir et profit, c'est à cette occasion qu'il s'était fait "une belle culture", voilà quelque chose qui ne sera pas
sans plaire à notre amie Muse, je le devine déjà.


il faudrait bien pouvoir trouver la véritable dernière mention "géographique" commençant par "à H encore", notée par Pierrot. après NYC et Woodstock, cela doit être
un nom qui doit avor un rapport avec un lieu que fréquentèrent peut-être Kerouac et Dylan.


mais au-delà de toutes ces références, il reste un beau texte, avec comme le dit très justement Pierrot, "de belles trouvailles".


il semble en effet y avor pas mal d'intercourse sur et entre ces lèvres-là.


un léger sentiment du tragique paraît régner aussi entre les lignes.


comme si ces lèvres rouge-sang laissaient des traces dans la neige des souvenirs et des regrets, "lips of blood on the tracks", pour le dire comme Dylan.


Dylan avait fait des "Basement tapes" (des bandes restées secrètes confectionnées dans l'ombre d'une cave, pas du tout "à l'étage"), Murat donne peut-être une sorte
de "Baisement de parchemin", des mots qui sont-là dire toute la beauté mais aussi le tragique du monde, un monde auquel il vaut souvent mieux baiser les pieds et les mains, et les lèvres, que de
lui hurler dessus.

Didier Le Bras 19/11/2012 23:58


Bravo Pierrot et meric.

Armelle R.G. 19/11/2012 23:42


eh be! on peut certainement en faire une lecture double mais pour le coup et vu vos précédents commentaires, je ne vois de prime abord que la version sexuelle, parfaitement imagée dès les
premières paroles,le plaisir qui monte d'étage en étage pour atteindre le 7ème ciel  jusqu'à cette image finale du Finistère dont j'imagine parfaitement la représentation de la féminité!


Jean-Louis, Ministre du redressement productif!


et pourtant, une troisième lecture m'ouvre un autre horizon : j'emboite les pas de ce voyageur nord-américain qui retire de l'argent au fur et à mesure de sa marche, qui loge chez l'un ou l'autre
de ses amis, ce mélancolique en exil qui recherche ses origines outre-atlantique, des origines belles et bien bretonnes... à Huelgoat, Finistère ça ne vous rappelle personne? bien sûr Kerouac! et
qui chante Kerouac sur un plateau tournant dans les années 60? Dylan!


Jean-Louis a donc mis l'histoire de l'homme qu'il admire sur les lèvres de la belle bretonne pour que par sa bouche, Kerouac retrouve sa terre natale!


Jean-Louis ministre de la Culture!


 


 

Pierrot 20/11/2012 00:05



ah ah, bravo, armelle! clap, clap!


Je t'embrasse! Mais pas sur la bouche! http://www.musicme.com/Le-Voyage-De-Noz/titres/Pas-Sur-La-Bouche-t424725.html