Murat taclé par le Nouvel-Obs...

Publié le 1 Mai 2012

 

 

Billard à trois bandes après l'article de Grand Seigneur? C'est en tout cas signé par S.D., concernée (comprenne qui pourra...)...  Que Murat se fasse tacler... pas de réel souci... mais il mériterait qu'on le fasse de manière plus consistante (un peu de fond!)... Reprendre des phrases qui sont de toute évidence du "foutage de gueule aux journalistes", c'est un peu vain... notamment sur les femmes de gauche...  En effet, comment ne pas penser au parcours commun  (toujours en cours)   avec Marie A.,  dont l'engagement à gauche est connu (j'en ai parlé à deux occasions récemment)? Murat ne pense pas un mot de ses propos je pense. On me parlait également d'une attachée de presse qui a travaillé avec Murat... et est loin de le détester pour autant... (bon, là, j'avoue, ça m'a étonné!!).  

Et puis, et puis... dire que "GRAND LIEVRE" n'est pas un grand cru... ça se discute...   On devrait avant tout regretter qu'un tel artiste... et ce n'est pas le seul qui connait des difficultés... ait un tel insuccès...  Enfin, soit... Vous savez que je me range parmis ceux qui pensent que les sorties verbales de Murat lui ont fait du tord... mais à quel degré, on ne le saura jamais... Ce que l'on sait, c'est qu'avec ou non, le soutien de la presse musicale et des critiques (comme sur le Cours ordinaire des choses), les résultats des ventes sont les mêmes... Moi, ça me désespérerait d'être journaliste musical...

(ps : je suis d'humeur à la polémique!)

SAM 6140 

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Commenter cet article

Muse 03/05/2012 22:59


Jean-Philippe, on peut apprécier la qualité littéraire d'un écrivain sans pour autant approuver ses idées.


De même on peut apprécier les chansons d'un artiste en appréciant pas du tout ses tirades et les idées qu'il brandit hors de ses productions musicales et poétiques. Murat est un personnage
profondément contradictoire: un Docteur Jekyll et Mister Hide en permanence. La seule cohérence qu'on peut lui reconnaître, c'est d'assumer cette contradiction permanente. Ce qui est un minimum.


La jouissance sexuelle telle que la décrit Murat fait partie de la douceur pour moi et non de la violence. Et quand il parle de la jouissance féminine, de Lilith, si décriée par les intégristes
et les sexistes parce qu'elle constitue une absence de contrôle et d'assujettissement des femmes aux hommes. Parler de cette jouissance féminine est un hommage rendu aux femmes et un regard sur
notre sexe plein d'humanité. En contradiction totale avec les propos violents sexistes et homophobes que Murat tient en interview.

Pierrot 10/05/2012 18:10



Allez, allez, laissons JEan-Philippe à sa dépression post-électorale...



Jean-Philippe 03/05/2012 21:20


Solange, pour prendre un exemple historique : Sartre et de Beauvoir ainsi que tous les journaux de gauche soutenaient avec enthousiasme
le Louis-Ferdinand Céline de Voyage au bout de la nuit, puis il y eut prise de conscience de la réalité…


Muse, je pense qu’on ne peut aimer Murat sans aimer Barres ou Mauras. Murat rend plus un hommage à la jouissance sexuelle qu’aux femmes en
tant que femmes. Je trouve que la vaste majorité de ses chansons sont bien loin d’être douce, il y a une force physique, sexuelle, politique, une intégrité, un héroïsme. A l’inverse de toi, je le
trouve cohérent entre ses créations et ses emportements médiatiques. Tout se tient, sous mon prisme.

Muse 03/05/2012 13:45


Dieu merci, Jean-Philippe, aimer Murat comme avoir certaines valeurs qu'elles soient religieuses ou amour de la terre et des anciens n'est pas du seul apanage de l'extrême-droite politique, des
tradis et des intégristes. Et l'on peut s'indigner clairement des propos agressifs sexistes et violents muratiens d'interviews en tant que femme, c'est mon cas, et pour autant apprécier la poésie
et les hommages muratiens faits à notre sexe dans ses chansons. Rares sont les chanteurs, chanteuses, artistes en général aujourd'hui à être à la scène comme à la ville en cohérence d'actes et de
pensées. JLM n'échappe pas à la règle puisqu'il est capable de contredire par ses tirades verbales violentes, toute la beauté et la douceur qu'il peut mettre en oeuvre en chansons.

Solange 02/05/2012 23:02


Hey JP j'ai comme la sensation qu'il y a un pb dans ta rhétorique : imagine que les fans de Murat soient majoritairement de gauche, qu'est ce que tu dis alors ?


 


 

Jean-Philippe 02/05/2012 19:51


Les journalistes à l’image des professeurs votent à gauche. That’s a fact. Lorsqu’un artiste à travers ses textes fait des références au
Christ ( à longueur de chansons ), à la terre, à nos morts sur les champs de bataille, la machine à détruire de la caste journalistique se met en route. Aujourd’hui, il faut faire table-rase du
passé ( nombreuses réformes des programmes d’histoire balayant des pans entier de la «  Notre » ), vivre au présent, dans l’immédiat, ne pas parler des anciens. Evoquer des racines,
leurs importances, c’est devenir raciste. Jean-Louis Murat est à la chanson ce que Renaud Camus est à la littérature, un génie que seuls les réactionnaires peuvent comprendre et aimer.

lew 02/05/2012 16:23


une petite note discordante, et ce n'est vraiment pas pour le plaisir, mais le problème de ce que beaucoup identifient comme de la provocation pure -- position
commune à de nombreux muratiens -- , ou au contraire comme une position morale très fermement ancrée au coeur de la pensée de Murat, constitutive de sa vision des relations qu'entretiennent les
hommes, les femmes, les hommes et les femmes, les hommes et les hommes, les femmes et les femmes, les animaux, les plantes et les minéraux, sur cette Terre -- un avis que l'on peut voir fleurir
chez ses "ennemis" de toujours comme chez certains journalistes alarmés dans leur conscience --, est très mal posé et mal vu.


chez Murat (ce n'est là que mon avis), il y a quelque chose de beaucoup plus simple, de plus racinaire, souvent commenté par lui, mais vite contourné sinon évacué
(notamment peut-être entre les deux tours d'une élection, jugée majeure pour une foule d'enjeux de société, où il et urgent de couper les têtes qui font taches dans le paysage du bonheur humain
qu'on est sur le point de tous retrouver) par la société du commentaire professionnel ; c'est, je crois, la difficulté qu'il y a pour lui de faire reconnaître, et de faire accueillir chez un
artiste français, des vues non pas seulement bassement "libertaires" (au sens de "libertarian" américain, je sais, ces termes sont très laids) mais qui, simplement, ose contrevenir à la doxa
ambiante. ne pas se reconnaître dans le propos surhumaniste des tenants de la pensée de gauche est fort mal vécu par leur représentants, c'est quasi le non respect d'un tabou, le franchissement
d'une ligne jaune, le foulage aux pieds d'un interdit religieux, et on le lui fait savoir.


le fait que Murat, dans ce qu'il a dire sur la femme, se place au coeur même du principe féminin, et ne se drape pas dans des déclarations lénifiantes et des
convictions souvent fictives, si fréquemment entendues dans la bouche de faux-or de ses principaux frères en chansons, n'effleure même pas les sévères critiques de sa prétendue mauvaise conduite.
on préfère, dans un mélange de respect et de délicatesse, lui intimer de "fermer sa gueule". je pense qu'il s'adresse à la femme, par-delà les micros ou les stylos tendus ou fendus, c'est la
seule interlocutrice du monde humain qu'il juge partager ses valeurs, qu'il sait être attentive, et digne d'attention. il lui parle face à face, prenant prétexte de la rudoyer oralement, mais au
fond, lui et elle savent bien que c'est aujourd'hui le seul moyen d'introduire un fécond dialogue débarrassé des médiatiques scories perdues dans les vaines verroteries du manquement à la
parlote. l'audace du vocal, de la montagne vers la plaine, vole et relie les êtres dans le silence des plumes d'un rapace nocturne. l'ouïe féminine aux grandes oreilles écoute la radio-lombes
d'un Jean-Louis Murat (qui n'a jamais camouflé son amour pour la BBC), la radio qui fait tressailler le bassin soudain enluminé d'ondes des femmes qui résistent, no matter what...l'offensé parle
aux offensées, c'est comme cela que je perçois le verbe de Murat dans ses interviews.


si Murat paraît aimer se monter si dévastateur (de l'équilibre de pacotille dans lequel on tient les relations humaines dans ce pays de France) dans ses entretiens
avec la presse, ce n'est pas le contexte d'un possible "vivre-ensemble" qui cimente notre socièté qu'il voudrait mettre en pièce, mais bien plutôt (selon moi, ce n'est pas sûr, sûr) l'entreprise
conservatrice et délétère de l'institution généralisée d'un confort moral que bâtissent, parpaing après parpaing, et montent tout le temps en épingle, les professionnels de la leçon d'humanisme
obligatoire. "l'Homo Hollandus", typique de la presse française, rond, gentil, en surface, ne supporte en fait pas la moindre étincelle d'une braise contradictrice. dans ces contrées de pensée,
on aime pas les feux qui couvent, on a peur des volcans qui dorment d'un oeil, on est jamais très à l'aise avec les gens qui ne souscrivent pas au contrat hyper social de la mise à bas, du
passage par pertes-et-profits, de la vraie et haute poésie en face de la vie. je pense que son cri agit comme une destruction du consensus de la palabre sociale et politique actuelle, ce
logos-pantin de toute façon très désarticulé, une destruction-créatrice du retour d'une parole, nouvelle ou ancienne, mais en tout cas, celle de la beauté.


je suis le premier désolé de cet état des chose dont on discute aujourd'hui chez Pierrot, car, comme j'ai pu déjà le dire ici, je n'ai pas trouvé non plus que son
Grand Lièvre était le magnus opus que la muratie officielle adore porter au pinacle. son Lièvre est une rumination très personnelle, ses thèmes, que l'on pourrait saisir comme universels à la
première écoute, sont d'après moi, des réflexions intimes, très peu poreuses à ce qu'il faut bien nommer l'empathie qui nous relie à son art d'habitude, comme des pierres faites du granit le plus
sombre, très difficile à percer ou à faire éclater, on ne peut que les goûter du bout de la langue de son esprit. dans Tristan, pour prendre un exemple que je trouve toujours éloquent, on sentait
bien que le chanteur nous confiait également beaucoup de choses personnelles, mais on sentait la respiration de l'artiste -- attristé, en Tristan, qui se dévoilait, le coeur en biseaux, dans les
aveux et les voeux d'Iseult -- , souffler près de nous, on voyait la sueur perler sur la peau de loup d'un poète prédateur des émotions venues le mordre ou le caresser, et il s'éfforçait, sans en
montrer tout ce que cela put lui coûter en énergie noire, de nous les recracher, telles quelles, dans la douce brutalité de l'oxymore vaincu. avec le Grand Lièvre, nous sommes plus dans la "cosa
mentale", le caché, le non-dévoilé, malgré les thèmes qui sont pourtant tout désignés pour nous toucher. (c'est pour moi un peu le piège dans lequel serait tombé JLM, par cet album, il aura
peut-être voulu trop se faire le démonstrateur de quelque chose, il a voulu coller aux démons, ceux qui peignent les murs de la caverne de ses auditeurs à cheval sur les vingtième et
vingt-et-unièmes siècles cruels et sans pitié, et a peut-être oublié les siens, de démons et de "kaze".)



Muse 02/05/2012 10:21


Article pratiquement copié-collé de celui des Inrocks. La miss ne s'est pas beaucoup foulée. Si sur le fond, JLM mérite amplement d'être critiqué pour certains de ses propos (et ceux qu'elle cite
sont particulièrement gratinés et condamnables), encore faudrait-il ne pas faire de copié-collé d'un autre journal. Ca décrédibilise la journaliste du dit article. Mieux aurait valu qu'elle
s'indigne avec ses propres mots du traitement récent qu'avait fait JLM de sa consoeur Valérie Lehoux en précisant pourquoi les propos muratiens l'avaient choquée et comment pour elle cela
affectait le jugement qu'elle pouvait émettre après coup sur les dernières productions muratiennes. Ca aurait été intelligent et appréciable. Mais là, sa "compile-article" se met au même niveau
que les sorties muratiennes et n'apporte rien si ce n'est du ridicule.


Au royaume de la bêtise, il semble que cette journaliste ne vale pas mieux que JLM dans ses pires tirades. Que c'est dommage!

Ton Pire Ennemi 02/05/2012 05:32


Je précise que mon commentaire (numéro 2) répondait à celui de Didier Lebras, qui se trouvait plus haut à l'origine, mais a curieusement été déplacé... Autant je n'apprécie pas quand les
journalistes font les cons, autant l'anti-journalisme primaire me semble du poujadisme gerbant. Quand c'est Murat qui fait le beauf, on sait qu'il est très cultivé-fin-intelligent, donc on se dit
qu'il s'amuse. Quand ce sont ses fans, c'est moins sûr...

Pierrot 02/05/2012 08:52



désolé pour le mic-mac.. mais j'ai coupé un bout du message de didier car je ne veux pas citer les noms... et le seul moyen est de copier le message et de le remettre en dessous...



pierrot 01/05/2012 21:57


merci pour les commentaires. Et à TPE De commenter aussi sur le blog et pas seulement sur FB... où une discussion très intéressante a débuté avec Yann, Audrey, et Geoffrey, Tous auteurs/ou et
musiciens... auquel il faut ajouter Marc ... expert s'il y en est...  en gardant leur anonymat, je reproduis la discussion:





 Lionel: D'accord avec Pierrot: si Murat mérite le bâton pour se faire battre, il faut y mettre un peu plus les moyens sinon autant ne pas faire
d'article... Et "Grand lièvre", à l'usage, c'est vraiment un grand cru...



 















Marc  Mais pourquoi répondre sur le fond à ce qui ne serait que du "foutage de gueule" ? On ne répond pas rationnellement à un provocateur, on lui dit juste "Ta gueule
Murat".















Didier demago
ou facho ou anti-homo?















GeoffroyPerso il me fait rigoler le Murat ! Si les journalistes sont assez stupides pour tomber dans le panneau...



 















Marcc'est
vrai, quand il aura cessé de faire le chanteur, Murat pourra faire comique. Tendance Bigard.




didier lebras 01/05/2012 21:47


Dans notre société le talent est-il proportionnel aux chiffres de vente de tel ou tel ??? Je ne le pense vraiment pas. NOAH fait salle comble, et pourtant c'est de la daube (mon avis est
subjectif) ... mais du talent ??? Surement pas. 


Je pense que SD est persuadée d'avoir du talent. Il est + facile de cracher sur quelqu'un qui n'a qu'un succès mitigé (même s'il a du talent) que de cracher sur quelqu'un qui vend des camions ...
sans talent aucun. Les journalistes savent souvent aller dans le sens du vent. Le vrai courage serait de dire que tel ou tel qui passe à la TV toutes les semaines ... n'a que peu ou pas de
talent. Et j'en connais mon Dieu ... Mais là aussi c'est subjectif ... Revenons à SD: de tels raccourcis sur MURAT et son oeuvre ... c'est vraiment petit bras. 


D'autres diront après tout MURAT  n'a que ce qu'il mérite. Quant aux journalistes en général, dissimulés dans leur bureaux, ils disposent d'un vrai pouvoir qui n'est que rarement
proporitionnel à leur ... talent.


Demain "Le Nouvel Obs" se vendra -t'il encore ??? SD devra-t'elle aller pointer à l'ANPE ??? Pour vendre du papier nombre de journaleux (SD en fait partie) sont près à tous les papiers les plus
racoleurs qui soient ... mais ceci n'aura qu'un temps ...

Armelle R.G. 01/05/2012 20:49


à la place de Murat, je lui balancerais un nouveau procès pour insulte à cette... même pas capable d'écrire son article sans aller piocher dans des vieux trucs lus et relus; quand au grand cru,
elle a pas l'air bien informée... 

Ton Pire Ennemi 01/05/2012 19:53


Bon, il ne faut pas exagérer non plus et faire de l'anti-journalisme primaire (comme a pu le faire Murat, d'ailleurs, assez souvent, de façon assez débile).


Sophie Delassein tape aussi bien sur des grosses vedettes que sur des poids moyens à la Murat, il suffit d'écouter l'émission de Télérama.fr pour s'en convaincre. Sauf que vu le contexte récent
et la faute journalistique qu'elle a commise dernièrement, elle devrait faire profil bas quelques temps, avant de revenir ruer dans les brancards... Ce serait plus décent.


(Cela dit, je dois admettre qu'en tant que chroniqueuse, elle est souvent marrante. Mais là, c'est un peu court)

Ton Pire Ennemi 01/05/2012 18:28


Mouais... en même temps, la fameuse SD (Sophie Delassein, qu'on entend souvent ricaner dans les Sonos Tonnent, sur Télérama.fr) s'est complètement discréditée avec son
article merdique sur Perret, qui lui a valu d'être trainée en justice - avec gain de cause pour Pierrot. Donc, elle ferait bien de fermer un peu sa gueule, elle aussi, parfois...