par ci, par là, et un passage sur la Nuc

Publié le 2 Janvier 2010


1) Grand grand merci à Mister Five qui continue ses posts sur les tubes....

Au temps de Dolores...


Jean-louis Murat MCM L'invité de marque (1996) part1
envoyé par five-r. - Regardez plus de clips, en HD !

une première séquence où Murat dit que c'est bien de prendre du temps pour faire un album...
Et une deuxième où il parle de Baudelaire, et de son souhait de faire un double album de poésie mise en chanson...


Jean-louis Murat MCM L'invité de marque (1996) part2
envoyé par five-r. - Regardez d'autres vidéos de musique.


2) Olivier Nuc, journaliste au figaro, auteur de livres sur Hendrix et Neil Younf (http://livre.fnac.com/a1244525/Olivier-Nuc-Neil-Young),    est un grand défenseur de Murat.

On le voit là accompagner Florent Marchet lors de sa conférence chantée consacrée à JLM. C'est téléchargeable sur le site du hall.com, où l'on trouve plein de belles choses...
http://www.lehall.com/conferences/
 



Après ça, et être l'administrateur d'un groupe facebook sur jean-louis Murat, et avoir toujours écrit des choses élogieuses dans le figaro  ( http://www.lefigaro.fr/musique/2009/09/22/03006-20090922ARTFIG00424-jean-louis-murat-a-domicile.php ,   http://www.lefigaro.fr/musique/2008/09/30/03006-20080930ARTFIG00461-murat-dans-le-plus-simple-appareil-.php ), voici ses propos dans "système disque "  de Valli sur france inter (j'ai enlevé la fin de séquence où les autres personnes descendent le single "comme un cow boy..."). 

Je trouve ses propos intéressants, notamment quand il reprend un peu ce que dit Cassavetti sur la musique de JLM (grosso modo: on n'est pas obligé de se prendre la tête sur les textes... on peut écouter les mots sur la musique... sans comprendre le sens...)


http://www.megaupload.com/?d=NLVMY8WI




Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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religion dissertation 05/01/2010 15:27


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religion dissertation


Ton Pire Ennemi 05/01/2010 08:22



Ces temps-ci, pour ma part, je déplore un peu la « métaphorisation » systématique des paroles de Murat. A force de poétiser
à mort, ses textes paraissent de plus en plus déconnectés du réel.


 


J’aimerais qu’il revienne à des choses plus simples et terre-à-terre, comme pouvaient
l’être certains excellents morceaux du Moujik (le Tremplin, Vaison La Romaine). Ces textes-là, sans être totalement limpides, contenaient quand même des éléments de quotidien transfiguré, qui me
semblaient plus excitants que le relatif hermétisme poétique actuel.


Il a retenté quelque chose dans cette veine avec 16H Qu’est-ce Que Tu Fais (joli texte
prosaïque)… mais c’est gâché par une mise en musique rock-FM, malheureusement.


 


Je retrouve éventuellement ça (les références au monde alentour,  à la nature) dans certains inédits récents (les chansons-saisons, chansons clin d’œil, etc.). C’est sans doute pour ça que je les préfère à
l’album…



Pierrot 05/01/2010 13:38


 Je ne sais pas, comme du Bashung, j'entends un peu les chansons comme je verrais une peinture abstraite, une conception impressionniste. 

A part ça, je ne sais pas si on peut vraiment dire qu'il s'hermétise... Dans le Moujik, c'est quand même assez abscon... D'ailleurs, il a dit que les textes avaient été un peu "torchés" pour cet
album il me semble... mais en y réfléchissant, c'est vrai que les thèmes étaient "simples et terre à terre"... 


Julie 03/01/2010 22:24


Ouais bah moi je ne pense pas que la musique ca ne soit que de la forme, c'est du fond aussi pareil que pour les textes.


Pierrot 04/01/2010 13:28


 la musique sans paroles, cela a du fond aussi....


Muse 03/01/2010 17:45


Quand je fusionne dans un concert que ce soit de musique classique ou de rock ou de jazz ou que je vibre en lisant un bon bouquin ou en regardant un film de qualité, je me sens pas en danger et je
suis plutôt détendue et en confiance car je me sens libre. Mais là, c'était pas ça du tout. Et cette intrusion m'a stressée à un concert où justement, il a pratiqué cela.
Mais bon, c'était peut-être moi qui n'allais pas bien ce soir-là et qui l'ai mal pris.


Pierrot 03/01/2010 18:30


OK! Merci pour ces confidences... A bientôt!


Muse 03/01/2010 16:03


Ben tu sais quoi, Pierrot? Moi je l'écoute en concert assez régulièrement les yeux fermés, mais je les rouvre quand je trouve qu'il va trop loin...Une fois il m'a vraiment flanqué la frousse
tellement il allait loin. J'aime bien parfois être surprise et embarquée dans sa transe mais bon...parfois il dépasse un peu les bornes des limites et il a tendance à vouloir en profiter donc, je
déconnecte volontairement. Parce que sinon, il aime trop jouer au vampire sans en avoir l'air. Et ça a tendance à me mettre en colère parce qu'alors il devient intrusif. On a pas gardé les vaches
ensemble...nan mais hoooo!


Pierrot 03/01/2010 16:50


oula... La sensibilité est une qualité bien difficile....  mais si tu arrives à garder ton intégrité mentale, c'est le principal!! Mais penses-tu réellement qu'il cherchait à te rapter... ou n'est-ce pas que toi qui  "fusionnait"?... Je n'ai jamais eu cette
impression, cette volonté de "captation".... 


Muse 03/01/2010 14:24


Moi je dirais qu'il chante les yeux fermés pour exactement faire le contraire.
Révéler plus. Donner dans l'intonation scandée du texte une force énergétique suffisamment puissante pour aller s'insinuer en chacun. Il n'est jamais plus impudique à mon avis que dans ces
moments-là...et il peut d'ailleurs aller très très loin dans ce dévoilement vocal et textuel. C'en est souvent gênant (parce qu'il chercher à entraîner dans une sorte d'aspiration et en même temps
à pénétrer le public dans ce qu'il peut porter parfois de plus secret et intime) même si je dois aussi reconnaître que le résultat en concert est souvent très beau...



Pierrot 03/01/2010 15:43


C'est amusant... et y a peut-être du vrai...  amusant car on critique souvent Brel pour son impudeur dans l'interprétation avec ses yeux grands ouverts... et toi, tu
évoques l'impudeur d'un chant intérieur ou intériorisé...   Ca me fait penser à ce que je pense souvent en concert: il faudrait l'écouter les yeux fermés... 


Muse 03/01/2010 14:16


Dissocier le texte de la musique, c'est comme dissocier fond et forme.
Même si ça devient une mode, je trouve qu'une chanson qui trouve un équilibre entre fond et forme, passe mieux.
C'est comme un bon plat qui équilibre les saveurs.
Ca me dérange pas de percer la recette, ça rend pas le plat moins bon. Ca me permet juste de mieux saisir la sensibilité et le goût du cuisinier ou de la cuisinière.
Et d'y reconnaître aussi des saveurs que je connais et apprécie ou au contraire de découvrir des horizons culinaires nouveaux.
Par contre, je peux comprendre qu'à l'étranger, c'est plus facile de ne pas expliquer les textes (ça prend du temps et ça peut freiner des délires chez les musiciens). Ne rien dire laisse plus de
liberté pour se lâcher dans l'ornementation et l'orchestration de chaque morceau.
Après pour le public francophone qui lui aura la compréhension du texte et la musique, il y a une nécessaire plongée dans le texte et dans la cohérence texte-musique puisque c'est (même au corps
défendant de JLM) la vertébration et le coeur de son oeuvre. Même si sans doute, à l'exemple de certains groupes US qu'il apprécie, il aurait préféré que ce soit la musique qui surmonte tout le
reste.

La nature du genre muratien puise sa source dans le verbe et cette espèce de limon gras et de tellurisme à la fois racinaire, intime et géographique.
Dans son cas, c'est le verbe qui engendre la musique, pas le contraire.

Donc forcément, le texte prend le dessus.
On peut effectivement n'y voir que des mots, refuser d'aller au sens. Comme s'il était interdit ;-) Mais alors à quoi bon écrire si le texte doit rester muet?
N'y-a-t-il pas un paradoxe profond et d'autant plus vis à vis de la démarche poétique particulière de JLM?


Pierrot 03/01/2010 14:34



Bien sûr bien sûr... fond et forme tout ça...bien sûr que voix, musique et textes doivent être unis... et on ne peut aimer Murat sans les textes.... mais la chanson a cette particularité que le
texte est "musique"... On peut  saisir des bribes, des mots, des ambiances, des rythmes, une interprétation... . pas forcement un sens... et ce n'est pas pour autant que le texte est
muet.  Peut-être qu'on râte quelque chose... mais j'aime garder parfois les enveloppes fermées... pour garder le désir et le mystère.  


 



Muse 03/01/2010 10:24


Qu'il le veuille ou non, je trouve au contraire que JLM est plus écrivain que musicien.
Justement les textes ont de l'importance pour comprendre ce qu'il fait...Peut-être en travaillant avec des musiciens qui ne comprennent pas le texte était-ce plus simple et plus décontracté au plan
du travail pour JLM. Il pouvait se permettre peut-être plus de choses que tout seul mais en dehors de ça,..je vois pas comment on peut dissocier la musique du sens de ses textes. Ce serait comme ne
garder que l'enveloppe sans lire la lettre. Une espèce de non-sens...


Pierrot 03/01/2010 12:58


Et bien moi, je le fais... d'ailleurs, la tendance à la destructuration en live (chanson rapide sur disque jouée lentement sur scène) montre que l'enveloppe peut être très différente pour un même
texte.  Le sens des chansons m'échappe pour la plupart... et d'ailleurs, c'est peut-être l'élément que je regrette maintenant pour le "cours ordinaire", c'est que tous les textes aient été
explicités ou presque... par Jean-Louis ou toi-même... Mais j'avais envie de savoir...C'est une mauvaise tentation!! C'est comme quand Manset a sorti avec OBOK un livret (9 alternatives à Obok)
pour commenter ses chansons... "ne les réveillez pas" en perd une partie de son charme du fait du dévoilement de la clef de lecture....
En tout cas, oui, Jean-Louis Murat ne voulait pas du tout expliquer les textes aux musiciens...C'est quand même le signe qu'il ne cherchait pas dans l'enveloppe une
interprétation textuelle.... sauf, contre-exemple, sur Orcival, où il aurait montré  des photos de la basilique...   Mais "l'espèce de non-sens" ne serait pas non plus complétement
étranger à Murat, je pense... C'est-à-dire que ses enveloppes sont parfois des pochettes surprises... et lui, garde "au dedans de lui" la véritable lettre... ça fait partie du cachet, "yes cire"...
Ainsi, il chante les yeux fermés pour ne pas trop en révèler...