Petite interview du LUX-mais sans luxe

Publié le 1 Avril 2010

C'est dans le Quotidien à l'occasion du concert de ce soir à Dudelange.  Au pays de Clairstream, Jean-Louis  posera ses valises (pour y régler des comptes?) et sa musique non mainstream!!

 

http://lequotidien.editpress.lu/les-loisirs/10128.html

 

«On ne trouve jamais l'équilibre»

image Jean-Louis Murat est accompagné sur scène par Stéphane Reynaud à la batterie, Fred Jimenez à la basse et Denis Clavaizolle aux claviers.

Après la sortie de son dernier album, Le Cours ordinaire des choses, Jean-Louis Murat, l'électron libre de la chanson française, est ce soir à Dudelange. L'occasion de faire le point avec l'artiste.




À 58 ans, le chanteur n'a rien perdu de son franc-parler. Et c'est tant mieux. Partagé entre son amour invétéré pour la musique - c'est son 23e album - et un regard sans concession sur l'industrie du disque, l'homme se livre tel qu'il est, passionné, volatile, curieux, et résolument authentique. / Entretien avec notre collaborateur Olivier Jaunay

 

 

 

LE LIEN EN PLUS:

JEAN-Louis  MURAT à Guyancourt en mai... Ils étaient désespérés et il l'a fait!

http://www.labatteriedeguyancourt.fr/la_batterie__1/concerts


Vous êtes-vous déjà produit au Grand-Duché et que pensez-vous du public local?
Jean-Louis Murat: Il me semble oui, même si je ne me rappelle plus précisément quand c'était. Dans mon souvenir, l'atmosphère ici est un peu comme dans le nord-est de la France, les gens sont très sympas, réservés, chaleureux.

Quelle est la spécificité de ce nouvel album par rapport à l'opus précédent, Tristan, sorti en 2008?
La différence principale, c'est que je l'ai fait avec des musiciens, alors que pour Tristan j'avais tout fait tout seul. L'enregistrement s'est déroulé à Nashville, dans le Tennessee. Chaque album est différent, c'est un peu une nouvelle étape à chaque fois.

Justement, avec un peu de recul, que pensez-vous de votre initiative d'aller faire cet album aux États-Unis, en sachant que vous l'aviez déjà fait, à New York et dans l'Arizona?
C'était une idée très positive, tout était très facile. Tout est tellement tourné vers la musique là-bas, si on est musicien, on s'y sent bien, il y a plein d'artistes et de talents incroyable. J'ai trouvé là-bas tout ce qu'on peut attendre d'un lieu où on vient faire un album. Le contexte était vraiment idéal.

Vous travaillez et passez également beaucoup de temps chez vous en Auvergne. Quelle est votre façon de travailler sur place, où puisez-vous votre inspiration?
Je fonctionne comme un artisan de province, et j'enregistre de la même façon. Je suis vraiment très bien en province, dans mon élément. Je me sens toujours un peu décalé et ça me plaît. C'est mon plaisir, j'aime beaucoup chanter, et dès que j'ai un peu de temps, j'écris des chansons.

Les chansons de votre nouvel album, musicalement rythmées, semblent bien se prêter à l'exercice de la scène. Votre tournée vient de démarrer. Après quelques dates, dans quel état d'esprit êtes-vous? Le public se montre-t-il réceptif?
Je me sens tout à fait à l'aise avec les musiciens sur scène, on se connaît depuis longtemps et ça fonctionne très bien. Du côté du public, je dirais qu'il y a plutôt des bons retours, ça accroche bien. Mais à vrai dire, je ne m'en préoccupe pas plus que ça, je taille ma route.

Que pensez-vous du contexte actuel de l'industrie du disque, avec en toile de fond une crise économique et sociale persistante?
Je crois que c'est la crise un peu dans tous les pays. Je pense qu'il y a trop de chansons, trop de chanteurs, trop de choses en ce moment. Nous, artistes, on est entre les mains d'une organisation dirigée par des gens un peu écervelés, qui voient surtout le très très court terme, et c'est bien dommage. En quelque sorte, on est un peu les employés d'une usine ou d'une industrie. Quand on entend certaines choses à la radio, on se demande ce qu'ils ont dans la tête. En tous cas, ils font très très fort en ce moment, on n'a presque jamais vu une industrie en crise comme c'est le cas aujourd'hui et ils dévastent tout sur leur passage.

Les thèmes de vos chansons sont assez récurrents d'un album à l'autre, l'amour, les sentiments, la vie, les femmes, la liberté, l'ode à la nature et au grand air. Pourtant, vous ne tenez pas en place et êtes toujours à l'affût de nouveautés, de sensations nouvelles. Comment conciliez vous les deux?
Je pense qu'on ne trouve jamais réellement l'équilibre, on fait de son mieux et on avance à son rythme. En fait, chaque chanson est une tentative pour retrouver l'équilibre, je vis émotion par émotion.

Qu'allez-vous réserver au public du centre culturel de Dudelangecesoir?
Il y aura quelques morceaux inédits, les chansons de mon dernier album à quoi s'ajouteront trois ou quatre anciens morceaux. "   LE QUOTIDIEN

Rédigé par Pierrot

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Florence 01/04/2010 15:34



Je ne sais pas si vous avez vu ms Domenech a démissionné (site FFF) : la FFF propose que JL MUrat le remplace ! Si si !


Coooooooooool, peut-être trouvera-t-il l'équilibre dans le foot ! (en tout cas adieu les soucis d'argent!)



Pierrot 01/04/2010 16:48



arrete!! déjà que je me suis fait avoir ce matin par yahoo... qui annoncait le retour de Benzema à Lyon...