Radiosofa "10 000 brasses"

Publié le 17 Janvier 2011

 

 

Matthieu Pigné, musicien de RADIOSOFA, m'a contacté par la fiche de contact du blog le 19/12. 

 

"Je suis musicien de Radiosofa, nous venons de sortir un album "le souffle court" et avons eu la chance de voir Bayon nous consacrer 2 pages dans libé, citant au passage Murat qui fait parti de nos grandes références. Je suis votre travail depuis longtemps"

 

 

J'avais vu effectivement passé ça :

 

Critique | 8 novembre 2010

Radiosofa émet

Par BAYON

Rock. Lancement décalé d’un groupe de Rouen entre deux eaux et deux âges. Avec un manifeste spleenétique au cœur battant new-wave.

De gauche à droite : Thomas (chant), Matthieu (guitare), Fabien de dos (guitare), Ludwig (claviers, basses, guitare), Mathieu (batterie). - Samuel Kirszembaum

 

Le romantisme juvénile a 35 ans cet automne ; témoin Raphaël en phase Pacific 231, ou Radiosofa le Souffle court. Sous ce nom se présente un groupe galvanique au coup d’essai 2006 négligé, Radiosofa. «On aurait bien voulu rester à la surface/ Mais on ne se relève pas comme ça», lâche, en bouteille à la mer d’ouverture postdatée, les Masques. Mais si, la preuve.

La carrière du quintette à peine froissé («J’ai le goût des cendres et je me sens vieux», dit plus loin la voix d’ange sans âge) décolle à la deuxième plage magnétique, Comme un rêve. Vibration rythmique de guitares en accroche, vibrato du chant, paroles vibrantes : «Comme un rêve, comme le couteau/ Qui se lève au-dessus du dos...» Il faudrait être une brute épaisse pour ne pas tressaillir à l’appel.

 

Ressac. Mesmérisé par le refrain synthétique à la clef, plus 80’s que nature, «Tous dehors et moi dedans/ J’attends, j’attends, j’espère/ L’orage», on revit tel envol brisé en Voilà les anges de blanche mémoire bordelaise tournoyante 1988, on dérive en Alaska cherokee veronèse 2005, on entend tels échos argentins de Murat Fin du parcours d’avance, suivant «des orages/ Pour être foudroyé sans impact», tels Alizés de Méliès en ressac...

Ce que c’est que la sympathie ... Armand Méliès est justement là, de revue. Surgi de 10 000 Brasses, écho lancinant au «Rêve» de réveil et single qui pourrait être de lui. L’auteur d’Entre les lames passe en invité duettiste vieux garçon, mélancoliser Voyageurs immobiles. Qui clôt la sélection proposée : sept rocks et trois complaintes (sans compter une reprise bonus noisy folk). Voyageurs immobiles psalmodie des choses joliment lasses comme «Et l’ombre de ton chien, ça me va, c’est très bien/ la Chanson de Prévert, elle n’en a rien à faire...». Quant à Murat, voir prière-d’insérer : «On ne peut penser notre musique comme du rock anglais, on doit y intégrer la dimension Bashung ou Murat.»

 

Fantasque. Tout contre, Gamine de l’Estuaire précité, dont la Traversée ou les Pylones de sortie rappellent le Voyage ou Nos Sentiments, voisine bien avec la new-wave réminiscente d’arrière-plan générationnel. Dont l’absolu Joy Division hante un peu les Portes, ou la pochette noirâtre assez Peter Saville.

Au chapitre affinités, les Doors résument du reste l’essentiel : entre «classic rock» (Beatles, Who, Kinks), rock plus actuel (BRMC), et «idoles funèbres» à la Noir Désir ou «Joy», les deux sous emprise Jim Morrison, Elvis du Père-Lachaise.«Bref, les Doors à la base.» Chamanisme saupoudré de rock français en Bashung (voisin de caveau), Christophe («Ce truc synthé électrique dandy»), Murat («De découverte tardive, sur l’écriture du Souffle court. Le choc a été Nu dans la crevasse»), voire Taxi Girl ou Elli & Jacno.

De Comme un rêve en Comme une ombre, d’Hiroshima de relance fantasque, très Archimède de Laval, en Souffle court éponyme à mi-course, tirant la formation à son plus «écorchés-vifs» sur guitares twanguées, l’un dans l’autre nous voilà pris à Radiosofa au nom FM.

Il y a certes des sofas (crevés) à Radio Nova, et Radiosofa se dit jadis Sofa, avant qu’un aîné homonyme hollandais ne forçât les Rouennais à muer, sur l’air de Radiohead, en Radiosofa.

Lequel joue depuis une quinzaine d’années - quitte à n’exister nominalement que depuis sept - et à s’imposer à présent. Chanteur lisse, brume de mots transis, mélodies et arrangements assortis, tubes et spleen mercurisés, le tout animé fait une bonne rencontre de Toussaint. Donnant envie d’en savoir plus, avec rendez-vous dans dix ans.

 

Photo Samuel Kirszenbaum

 

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Naturellement, j'ai répondu que c'était une bien triste nouvelle, une chronique de Bayon n'annonce rien de bon (une pensée pour Pierre Schott...)   mais que j'espérais que leur carrière saurait quand même rebondir....

 

JE RIGOLE! JE RIGOLE!!   Et en plus, ils ont eu aussi droit à l'interview par Bruno :

http://next.liberation.fr/culture/01012300930-ce-souffle-court-etait-notre-bouee-de-survie

 

Alors, soit, écoutons ça..  Si celui qui a la plus belle collection d'inédits de Jean-Louis Murat nous le conseille!

 

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(pas facile de faire une chronique après avoir mis celle de Bayon... je vous propose juste d'écouter l'album ensemble)

 

http://www.deezer.com/fr/music/radiosofa#music/radiosofa

 

La dimension Murat/bashung... peut-être faut-il rajouter un peu de Noir Désir à l'entame de l'album?...  est effectivement bien présente au rock de Radiosofa. 

Le premier titre, les MASQUES,  est assez efficace, et ponctué de cordes. Bayon parle de romantisme juvénile... Bien vu... Et du coup, ça me fait penser à mon VOYAGE DE NOZ...

 

"Comme un rêve"...  d'avoir un tube...  La voix assez haute est plutôt jolie...

 

Hiroshima me percute moins,  référence tarte à la crême, et rythme déjà entendu... même si l'auditeur peut céder à la facilité.

 

La traversée est une vraie chanson par contre. Jolie guitare sèche, finalement accompagnée par une jolie orchestration...  

 

On continue sur les thèmes romantiques...  Les portes...  qui accroche immédiatemment... belle nappe de clavier sur un bon son de guitare.

 

Le souffle court  démarre hard... mais c'est une course fractionnée...   Des choses biens, d'autres auxquelles je n'adhère pas.

 

10 000 brasses, l' autre tube du disque...  belle intro,  refrain très entrainant ... mais il n'y a pas vraiment de couplet...

 

Comme une ombre  est moins évidente.

 

Fuzzi   est une reprise de GRANT LEE BUFALO...Ca me disait bien quelque chose... et c'est en anglais... et   ça m'intéresse pas...  même s'il y avait un joli travail sur les voix.

 

J'aime bien le dernier titre : "les pylones".  Un titre  peut-être plus calme... même si les guitares restent présentes.

Mais non... surprise, un onzième titre  arrive : voyageurs immobiles.   Un duo.  Avec Armand Mélies, très cher! Très chanson française.

 

 

Un rock français de bon aloi, accessible et  pas prise de tête...  qui se laisse donc approcher dès la première écoute... peut-être trop d'ailleurs... A voir à l'usage après plusieurs écoutes.

 

Pour les parisiens, ils seront demain en concert :

RADIOSOFA
Jan 18, 2011 @ La Maroquinerie

Tickets: http://tickets.sonicliving .com/event/2629971/fb-tick ets

 

 

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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