Un singe en hiver...

Publié le 6 Janvier 2011

 

 

Salut les amis...

 

Et tout... et tout...

 

Bon, j'ai un peu de mal à m'y remettre... moi. Je sais que j'vais me relancer... mais le plus dure, c'est de commencer... surtout que j'ai deux trois trucs... disons quatre cinq à dire, avec les albums ... on verra ça...

 

 

Pour l'instant, reprenons en douceur... Merci à SEB qui m'a donné l'info. C'est pas du neuf... et je ne me rappelais pas de cette reprise...  Raphaël, donc, qui reprend une chanson d'INDOCHINE... D'Indochine... écrit par Jean-Louis Murat...

 

 

  
 
 
Sur le site http://indo-4-ever.pagesperso-orange.fr/indoreprises.htm  , un lien permet le téléchargement de cette chanson.... et d'autres.... trésors inestimables.... de la star ac' à Bibi...  en passant quand même par un aventurier de Nada surf (arrangé par Biolay).
 
Murat a déjà rempli Bercy... la preuve:
I
l existe un CD promo avec ce titre  (2003):
... Bon, vous allez me dire... oui, c'est juste le texte... oui, oui.. Ah, si vous insistez... on peut quand même trouver ça :
Oui, c'est quand même mieux....
Voila le texte:

Un singe en hiver

 

Je suis rentré d'Indochine hier matin

J'ai rapporté des dahlias et du jasmin

J'y ai laissé ma jeunesse et ma moto

Je suis rentré d'Indochine

 

Sur la piste Ho Chi Minh j'aurais dansé

En l'honneur du Viêt Minh j'aurais fumé

Je suis rentré d'Indochine hier matin

J'ai rapporté des dahlias et du jasmin

 

Bob Morane est descendu

Brigitte Bejo entendue

Voilà un singe en hiver

J'entends plus les hélicoptères

 

Je suis rentré d'Indochine et j'ai trouvé

Une vie bien trop facile bête à crever

J'ai déposé mes dahlias et mon jasmin

Je suis reparti j'ai dit salut je vais voir plus loin

 

Plus loin c'est toujours l'Indo que j'ai trouvé

Partout c'est l'Indo ma vie ça on le sait

Et depuis je pars toutes les nuits

Je dépose un dahlia aux pieds de nos vies

 

Bob Morane est descendu

Brigitte Bejo entendue

Voilà un singe en hiver

J'entends plus les hélicoptères

 

Je ne sais plus si j'en avais parlé ici ou sur le forum... mais j'étais tombé sur une analyse de texte par un fan d'Indochine qui expliquait qu'il s'agissait de l'histoire de Nicola Sirkis.... En tout cas, le film de Verneuil est très apprécié de Murat. Il l'a dit là dans une vidéo ci-dessous:
Et pour ceux qui en veulent encore : le clip de la chanson par Indochine...

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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LaValleeBleue 01/02/2011 01:00



Je viens de voir que vous avez mis ma vidéo de piano sur votre blog. Content qu'elle vous plaise.


Joli site bien instructif.


Cordialement,


LVB



lew 10/01/2011 14:14



j'ai pensé que pour conclure nos délires interprétatifs de la chanson de Murat interprétée par Indochine, on pouvait rappeler le titre écrit par Manset (musique N.Sirkis) pour le même groupe, "La
Nuit des Fées"...je sais que Pierrot est un grand connaisseur de ce chanteur, il ne m'en tiendra pas trop rigueur, j'espère. 


"_A l'heure où tout se ressent / Comme une blessure / Plus profonde encore / A l'heure où plus rien n'est sûr / Quand la nuit descend / Par une fissure / Ce soir.../ J'ai allumé le soleil / j'ai
rempli le jardin de fleurs / Pour chasser la nuit le froid / le malheur / J'ai rempli son chemin d'ivresse / De mille lumières / De mille couleurs / Ce soir..."


 Avouez que quelques correspondances entre les deux auteurs sont possibles...


"La Nuit des Fées" de Manset peut, un peu plus que vaguement, s'entendre comme un "Lien de Nuit Défait" typiquement Muratien. et inversement.


c'est un rayon de lune, comme un coup de baguette magique (ou comme trois coups de Dés imparables de Mickey the Fairy), qui remit la psyché de Nicolas Sirkis sur les rails et le groupe sur la
voie du succès, mais c'est peut-être bien la nuit de Manset, le singe et l'hiver de Murat qui donnèrent le 'la'.



Pierrot 10/01/2011 18:25



BOn, il faudra que je réécoute ce titre que j'ai dû copier quelque part... 



lew 09/01/2011 01:38



"Et mes jasmins, tu les aimes mes jasmins?


"oui..."


"Et mes dahlias, tu les aimes mes dahlias?"


"Oui, je les trouves enivrant"


(dialogue tiré d'un fim qui s'appelle "Le Mépris Défait entre Soslange et Lew, ou le Triomphe de l'Amour des Parfums", qui sortira en mai 2011).


Solange, tu pourrais être ma Brigitte (si j'en étais seulement digne, hélas) mais tu serais ma Suzanne (comme se prénomme le personnage jouée par Suzanne Flon, l'épouse de Gabin dans le film "Un
Singe en Hiver" ) que cela me comblerait aussi bien. dans l'histoire on apprend qu'elle est née à La Bourboule, une chose qui entre en résonnance avec la biographie de Murat, et qui a pu lui
titiller l'inspiration peut-être.



Pierrot 10/01/2011 18:26



ah, quand on tire un fil...  Il commence fort l'année Lew!



Solange 08/01/2011 19:26



Rien que pour toi, Lew, je serai ta Brigitte ...


N'auriez vous pas sous le coude une analyse du coup de Jarnac ?


 


 



Pierrot 08/01/2011 19:41



en voila une petite


http://lhistgeobox.blogspot.com/2008/07/59-jean-louis-murat-le-coup-de-jarnac.html



sy! 08/01/2011 19:06



HS : Il serait dommage aujourd'hui de passer à coté d'une des plus belles chansons de JLM, qui est pile dans l'actu : http://sylvainbarraux.net/blog/2011/01/quel-est-ce-deuil/



lew 08/01/2011 15:58



Ah okè, Solange est peut-être un ange with no name, a sole angel, sans enveloppe physique, un pur esprit...(a pity that she may never marry me, avec elle nous n'irons jamais à l'autel ni à la
Mairie).


d'accord avec toi sur les paroles Pierrot, elles référencient certainement. 


Sy parlait d'un jeu de mot dans son commentaire, je me demande si la chanson n'en est pas un aussi (de commentaire), si elle ne commente pas le titre des Doors (houlà les grands-mères de Solange
vont en avoir marre des piqures d'orties!), "The End"?


The End - l'Indo, l'Indo - The End (ce n'est peut-être pas si tiré par les cheveux). dans la chanson de Morrison, il y a aussi ce fameux bruit de moteurs et de pales d'hélicoptères qui a été
rajouté dans la bande son du film de Coppola.


je trouve la version de Raphaël très habitée.



lew 07/01/2011 23:07



toutes mes excuses, je me suis emporté et je me retrouve un peu sur les roses. j'aime bien le beau prénom de Solange, il revient de bien étrange et magnifique façon dans un titre du Cours
Ordinaire des Choses, d'ailleurs. c'était aussi un prénom qui faisait rêver André Breton, comme il s'en est expliqué...Solange et Pierrot, je vous présente des excuses sincères. un bouquet de
roses du Siam pour Solange, par interflora d'Indochine, vous l'accepteriez? bises amicales. lew.



Pierrot 07/01/2011 23:39



pas de pb! Pas de quoi se flageller !


Et tu sais quoi... Solange ne s'appelle pas vraiment Solange... Mais merci pour l'info sur Breton... je ne savais pas.



lew 07/01/2011 22:53



bah la chanson ne pousse pas les Solange dans les grands-mères, non plus, ça va, y a pas mort de critique musical. Solange peut retourner se faire une inhalation d'acacia au jardin avec son
pékinois si elle le désire.



Pierrot 07/01/2011 22:58



si on se bat à coups de fleurs... ça va! Mais y a pas de quoi!


 



solange 07/01/2011 20:39



euh ... une bonne chanson, ça ??????????????????? Faut peut-être pas pousser grand-mère dans les jasmins !


Solange



Pierrot 07/01/2011 22:53



rhhoh... Ce n'est pas extraordinaire.. mais c'est très correct.  Et du compréhensible, référencé... et donc plus difficile...



lew 07/01/2011 15:09



wahou, cool, Pierrot nous revient de sa semaine de récup de gueule des bois encadré par Gabin, Belmondo, les guerriers de la lune du top 50 et Jean-Louis Murat, alléluia!


le titre est l'une des rares chansons de notre répertoire qui parle ouvertement de l'ancien pays du Tonkin et des rives parfumées du Mékong (le clip de Murat m'a fait penser par ricochet au
passage que l'on peut voir dans le film 'redux' de Coppola, "Apocalypse Now", celui de le scène tournée dans l'habitation coloniale des français, où la sublime Aurore Clément va faire l'offrande
de ses divins seins blancs au captain Willard, comme une sorte de témoignage de dernière petite lumière de la présence française dans la jungle vietnamienne que bientôt l'oubli va noyer dans
l'obscurité pour (presque) toujours), une des seules au moins après 1958.


très belle mélodie de Murat, le jasmin est acclimaté en France (peut-être par les rapatriés mais pas seulement, du côté de Grasse les parfumeurs en cultivaient des hectares dans le temps. c'est
fou combien l'Indochine résonne encore dans les esprits et les coeurs des français nés là-bas, c'est une blessure autant que pour les français d'Algérie, qui s'est douloureusement refermée.
Chantal Goya - elle a quand même été actrice pour Godard - est émouvante quand elle parle des souvenirs terribles que lui ont laissé l'occupation japonaise et les massacres de 1945, l'acteur
subtil Pierre Vaneck est de là-bas lui aussi, je l'ai su par la bande lorsqu'il est mort l'année dernière...); les souvenirs s'accrochent souvent à une sensation olfactive, la vapeur d'un parfum,
même lorsque ses phéromones ont depuis longtemps disparues.


comme souvent Murat emploie des mots simples qui renvoient des dizaines d'échos vers une certaine mémoire qui demeure, malgré l'empilement des années et des évènements, toujours la nôtre, tout
habillée, voire trempée d'histoire avec un grand H et de petites histoires de vie non moins grandes.


le dahlia m'évoque immédiatement le Dahlia Noir d'Ellroy, l'Indochine française étant un peu, elle aussi, un splendide cadavre de femme retrouvée assassinée et coupée en deux le long d'une route,
la nuit, et dont le mystère de la mort reste non résolu jusqu'à aujourd'hui. Pierre Schoendoerffer ("La Colonne Anderson", "Réminiscences", "La 317e Section", le "Crabe Tambour") et donc Antoine
Blondin et son Singe en Hiver nous livre quelques explications, quelques pistes, que Murat dans son beau texte sobre ne laisse pas de côté, je pense.


citation : En Chine, quand les grands froids arrivent, dans toutes les rues des villes, on trouve des tas de
petits singes égarés sans père ni mère. On sait pas s'ils sont venus là par curiosité ou bien par peur de l'hiver, mais comme tous les gens là-bas croient que même les singes ont une âme, ils
donnent tout ce qu'ils ont pour qu'on les ramène dans leur forêt, pour qu'ils trouvent leurs habitudes, leurs amis. C'est pour ça qu'on trouve des trains pleins de petits singes qui remontent
vers la jungle.




Un singe en hiver, Michel Audiard, 1962, Jean Gabin





je crois qu'en fait Murat 'commente' les années autour de la sortie du livre (~1959, je crois), Dario Moreno reprenant le tube du
chanteur brésilien Jorge Veiga et l'adaptant dans la célèbre version "Brigitte Bardot, Bardot" en 1962 (dans les paroles "Béjo, Béjo", je pense qu'il reprend le terme de la langue
portugaise "beijo", prononcé beijou en lusitanien mais bien "béjo" en brésilien et qui veut simplement dire "bisou", BB attirant sur elle
en effet facilement ce genre de désir). Brigitte Bardot étant aussi l'héroïne du film de Godard tourné en 1963, le Mépris , dans
lequel elle apparaît nue (étendue sur le lit et entendue disant les paroles mythiques que l'on connaît tous -_ tu les aimes etc...)


les hélicos étant une allusion claire et non sédimentée, à la débandade américaine de 1975 où les GIs essayèrent d'emporter le maximum de personnes vers leurs navires
ancrés dans la baie au large, depuis le toit de leur ambassade.





la chanson est aussi un vade-mecum, une petite biographie portative pour Nicolas Sirkis, bien sûr.





merci pour cet article Pierrot, ce midi je me suis fait une piqure de rappel de l'hymne indochinois offert au pilote d'avion Bob Morane par Sirkis et son posse, un as de
l'aviation que les Viets avaient même réussi à descendre alors, si j'en crois JLM, généralement bien informé!  .


félicitations et respect à Jean-Louis Murat pour cette belle chanson.





Pierrot 07/01/2011 22:51



 ... merci pour le commentaire... J'aime quand je n'ai pas à tout faire!!:!Sy complète, et toi tu
achèves...  SUPER! Ca m'aide à reprendre!



Armelle 07/01/2011 00:14



eh bien voilà une explication de texte qui a le mérite d'être claire!


Merci sy!


Bravo Pierrot!



Pierrot 07/01/2011 22:50



oui... Chacun voit ce qu'il veut bien voir dans une chanson de Murat



sy! 06/01/2011 22:45



pour info : http://www.comlive.net/Indochine-suite,135010.htm


Pour répondre au message initial, Murat n'a pas seulement écrit un texte pour l'album "Paradize", mais je pense qu'il a écrit
le texte de la vie de Sirkis."Paradize" devait être le dernier album d'Indochine (d'où le "Z" dans le nom), ça n'a pas été le cas à cause de l'immense popularité
rencontrée..."Un Singe en Hiver"
devait donc être la dernière chanson du dernier album... le résumé de 20 ans de carrière à travers le seul personnage de Nicolas Sirkis."Je suis rentré d'Indochine" : Sirkis tourne une page, Indochine ne doit plus exister. Il s'agit bien du groupe et non de l'Indochine
française, qui grâce à une sorte de jeu de mots, contribue à la confusion.Je ne connais pas l'origine du dalhia et du jasmin... asiatiques peut-être!suffirait de chercher un peu.la jeunesse et la moto montrent que Sirkis a tout
sacrifié pour son groupe..quelques
références asiatiques suivent. rapport probable avec les textes de Marguerite Duras."vie bien trop facile bête à crever" sans son groupe, Sirkis se retrouve du jour au lendemain face à une situation inconnue... il
s'emmerde, sa vie jusqu'à lors, c'était Indochine."salut je vais voir plus loin" : ??? reprise d'une carrière musicale ? fausse mort supposée ? Sirkis déposerait-il des fleurs sur sa
propre tombe ? autre carrière ?..."Plus loin c'est toujours l'indo que j'ai
trouvéPartout c'est l'indo ma vie ça
on le saitEt depuis je pars toutes
les nuitsJe dépose un dahlia au pied
de nos vies"Sirkis confirme ne vivre
qu'à travers son groupe... où qu'il aille, il sera toujours confronté à son propre groupe."je pars toutes les nuits" : référence aux tournées interminables du groupe ? est-ce qu'après l'abum, Sirkis souhaitait faire une
carrière sur scène ?...pour le refrain :"Voilà un singe en hiver" : référence direct au film de
Verneuil, culte pour le chanteur.cette histoire d'hélico est probablement due aussi à une référence littéraire ou cinématographique... pas trouvé."Bob Morane étendu" : mort du groupe, et donc du mythe
qui a lancé le groupe.Brigitte Béjo :
probable référence au film "le mépris" avec Bardot.Voilà, en clair, illustrée par son clip explicite, c'est
non pas une chanson pour Indochine, mais pour un Nicola Sirkis effondré en fin de carrière...



Pierrot 07/01/2011 22:49



ah, oui, voila ce dont je parlais! Merci... Je préfère les commentaires de Lew!


Merci SY