Une chronique de Grand lièvre et une reprise...

Publié le 2 Janvier 2012

 

On va commencer par la reprise de "Qu'est-ce que ça veut dire"  par Antonin, alias Le jaguar...

 

 

  

Qu'est-ce que ça veut dire by Antonin

  

merci à lui de m'avoir autorisé à la partager.

 

J'en profite pour vous réorienter vers la cover de JIM par Matthis... qui a encore joué ce morceau en concert le 30 décembre dernier à Lyon...

 http://www.surjeanlouismurat.com/article-mathis-reprend-jim-91768812.html

 Mathis nous avait fait une belle vidéo rien que pour nous!  (En attendant la version du Jaguar...)

 

 

 

- La chronique, elle est dans BENZINE MAG...

http://www.benzinemag.net/2012/01/02/jean-louis-murat-%E2%80%93-grand-lievre/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+BenzineMagazine+%28Benzine+Magazine%29

"Je ne parviens pas à me défaire d’une image. Pour moi, Jean-Louis Murat c’est le copain de Charles Ingalls dans la série de notre jeunesse. Le monsieur bourru qui vit un peu seul à l’écart caché dans sa barbe et sa solitude. Sauf que… Sauf que Murat n’habite pas Walnut Grove, mais Haut Arverne, que le bonhomme ne porte pas la barbe, et qu’à priori il vit dans la douce chaleur des siens. Reste le côté bourru. Murat est bourru.

On est devenu avec le temps habitué, voire blasé de ses sorties discographiques quasi annuelles. On y cherche finalement plus tant la nouveauté que les variations sur le même thème et les différences dans la palette Pantone musicale de l’Auvergnat. Oui c’est vrai des fois je me demande qui achète album après album les saillies enregistrées du musicien. Mais j’ avoue prendre un plaisir égal à chacune de ses sorties, parfois bien en peine que je suis, pourtant, de classer les albums de Murat sur une échelle allant du assez bien au très bien, sans plus jamais être génial, à mon humble avis, depuis Mustango (oui je sais ça fait une paye).

Le nouvel opus fait honneur au musicien ET au parolier. Musicalement, Murat s’est une fois encore entouré de zicos en provenance de Memphis Tennessee qui ravivent le côté cowboy auquel Jean Louis Murat nous a habitué à une époque. Et qui pour le coup accroissent l’énergie du disque qui réveille la flamme que j’éprouve de loin en loin pour le bonhomme. La guitare est souvent mise en évidence dans le mix, juste dessous le chant qui reste préhéminant, mais qui se fait une place quasi country entre basse et batterie, dans la hiérarchie instrumentale de ce Grand lièvre.

Sans pitié pour le cheval est sans doute mon morceau préféré du disque. Subtil mélange de rock, de folk, d’atmosphère et de français signifiant (parce que oui, en core souvent Murat préfère le son au sens dans sa musique et il faut parfois garder un livret à portée de mains pour savoir quelles sont les thématiques, les mots qu’il fait s’entrechoquer.).
Grand lièvre est globalement d’ailleurs plus signifiant, rassemblé autour d’une thématique qui verra s’opposer les anciens et les modernes, la région et la ville, la vie simple et la vie moderne, la nature et la technologie. Vendre les prés rappelle le Zola de la Terre. Est- ce la faute des photos de presse, mais du coup on voit bien Murat jouer de la folk à côté d’une cascade ou d’un cratère rempli par les eaux séculaires qui y ont établi leur puits. Les mots psalmodiés parfois sans mélodie par le bonhomme évoquent la nature, les vies, les destins, les saisons.

Impeccable dans sa réalisation Grand Lièvre est un moment de totale immersion dans le mot, dans l’impression. Murat est le seul chanteur français impressionniste, mais si je le trouve trop prolifique pour démêler toujours le bon grain de l’ivraie. Grand lièvre est aussi un disque de musicien. On sent qu’il aime jouer de la guitare, dans un studio que j’imagine en prise directe, tout le monde assis sur son ampli au milieu de la salle d’enregistrement commune. Les arrangements sont soignés, parfois même surprenant pour ce faiseur à l’ancienne. La mécanique musicale parfaite. Grand lièvre est un disque construit à l’ancienne. Tout le monde sait tirer le meilleur de son instrument. C’est rare encore les albums bien foutus où on se rappelle qu’il y a des hommes derrière les instruments.  LA suite à lire : http://www.benzinemag.net/2012/01/02/jean-louis-murat-%E2%80%93-grand-lievre/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+BenzineMagazine+%28Benzine+Magazine%29

 

Vous aurez bien sûr vu l'erreur à propos des musiciens de MEMPHIS...

 

 

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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lew 03/01/2012 12:34


impressionante la voix de baryton-basse d'Antonin, mariée avec celle, délicieusement hésitante, de la jeune accompagnatrice. 


j'ai bien aimé la précision mélodique du jeu du guitariste, "et au milieu du chant coule une rivière de guitare".