Un concert en Bretagne, des actus de BB, de BD, de Mme D, et Bien Blus encore

Publié le 1 Juillet 2020

Bonjour Juillettistes déconfinés,

Topo egotique  ma non tropo sur mon a-libido bloguesque?  euh, non, allons-y direct... et j'ai des choses à faire!

 

1) UN NOUVEAU CONCERT

MORDELLES, dans l'agglo de Rennes, dans l'Ile et Vilaine,  sise au bord de la MEU et de la Vaunoise,  apparemment, accueilleront les  mots de  Murat. Un article de OUEST FRANCE à propos de la salle l'ANTICHAMBRE le cite comme artistes qui seront programmés : "De grands noms seront reçus à l'Antichambre : Alexis HK, Cali, Rufus, Louis Chedid, Richard Bohringer, Jean-Louis Murat. Elle organisera" . L'article est réservé aux abonnés, et je n'ai pas réussi à joindre la salle pour en savoir plus. 

J'imagine que ça sera en 2021 (je vous avais donné déjà une autre date: à Vitry le François en mars 21)... et ça se confirme donc que pour 2020, il faudra se contenter (et on l'espère aussi vu le contexte), des 3 dates de la BOULE NOIRE, qui ne sont pas complètes.  Il va falloir que je me décide... Quant à des concerts en 2021, ils risquent d'être consacrés au nouveau projet italien...  et c'est bien dommage pour ce dansant Baby Love...  mais on en reste au stade d'analyse des suppositoires... suppositions.

 

 

2)   

Il n'y aura pas de 2) dans cet article. Parce que. Pour faire le 2) c'est trop d'effort

 

 

 

 

 

-

Un million 200 000 vues pour ce clip... pas mal.  Le making of  avec JLM est lui à 177 000 

3)   MME DESHOULIERES sur RCF

Avec le disque « Madame Deshoulières » Jean-Louis Murat nous plonge au XVIIème siècle, au temps des Précieuses : une poésie d’une invention et d’une liberté étonnantes. En offrant à Isabelle Huppert l’interprétation, Murat cherche à incarner avec grâce, le charme et l’intelligence immenses de Madame Deshoulières que notre siècle a oubliée et qui fut un des plus beaux esprits de son temps.

C'était le 29/06/2020.

Puisqu'on parle de  Stéphane Prin un peu plus bas, voici ce qu'il nous disait en interview  sur cet album:

 

S. PRIN:  L'idée était de faire un album concept, comme une seule chanson qui raconterait une seule histoire. Donc techniquement, c'était compliqué, on avait tout l'album sur une seule session protools, donc il fallait gérer toutes les chansons en même temps et avoir tout en tête à tout moment...je rentrais tous les soir avec une migraine comme jamais je n'ai eu depuis. L'autre concept était d'intégrer une actrice (non chanteuse) aux côtés de Jean-Louis pour que les voix s'accordent bien malgré les différences de savoir faire. Et enfin, la dernière idée était de mélanger un quatuor à cordes façon musique de chambre à des mélanges de sons et des chansons très actuelles. Assez compliqué mais une fois de plus un challenge à relever et donc passionnant à faire.

 

- ... Est-ce à dire pour Isabelle Huppert que vous avez dû retravailler au logiciel sa voix (JLM parle dans une interview  d'un de ses amis ingénieur du son obligé pour le disque des resto du coeur  de faire mouliner toutes les voix par un logiciel du fait de leur fausseté, je ne sais pas si c'était vous?)?

S. PRIN:  Pour faire un disque, on cherche tout le temps a améliorer ce qu'on a, ça peut passer par le fait d'ajuster certaines choses qu'on ne peut pas refaire et qui ne sont pas assez précises. Donc il arrive souvent, sur absolument tous les disques maintenant, qu'on utilise plus ou moins cette méthode d'accordage.  Rien de dénonciateur la dedans...

4)  LE MOMENT BB

  Je n'ai pas encore écouté le dernier Biolay, l'envie de l'écouter m'a très sérieusement passé... mais il ne manque pas de me rappeler à lui.   D'abord, parce que sa reprise confinée de Murat ("je me souviens") est parfois citée par la presse (Le monde...), mais aussi parce qu'il tient à se positionner aux côtés des grands:   Dans Télérama (13/06/20 dans lequel il est invité vedette), il répond "Comme Daho, Dominique A et Murat [mon bagage musical est anglosaxon]". Dans une autre interview, il semble regretter la place qu'on leur réserve:

"On nous prend pour des millionnaires, c'est loin d'être le cas, précise-t-il. Ça devient compliqué, de vivre de la musique. À moins de s'appeler Angèle, d'être hyperstructuré et d'emmerder la Terre entière*. Quand Jean-Louis Murat lui crache dessus, elle demande : 'C'est qui, lui ?'"      [*je ne comprends pas cette dernière partie de phrase: Angèle emmerde la terre entière? et c'est une condition pour vivre de sa musique?]

"J'en ai assez de ne pas pouvoir dire ce que je pense sans me faire incendier sous prétexte que je suis médiatisé, explique l'ex de Chiara Mastroianni. On est toujours considéré comme indécent quand on parle d'argent, mais tout le monde se fiche de savoir que notre métier est en train de crever. Si le public savait dans quelle détresse se trouvent les techniciens, il comprendrait qu'il n'y a rien d'indécent à réclamer du soutien."

https://www.purepeople.com/article/benjamin-biolay-a-peur-pour-la-suite-notre-metier-est-en-train-de-crever_a393170/1

[NDLR satirico-ironique pour maintenir la "tension" Murat/Biolay -même si au fond, on aimerait qu'ils soient amis:   Dans l'interview de Télérama, "Pour être viable, il faut être autosuffisant. En France, cette tradition de séparer les auteurs et compositeurs des interprètes est tragique. Je préfère écrire un texte même un peu foireux que compter sur d'autres".      Je ne suis pas d'accord avec lui. En France, on est plutôt attaché à l'"ACA", du moins dans la French Pop de qualité.... et Christophe et Bashung sont les meilleurs contre-exemples. Une certaine richesse naît de la collaboration!  Creuser son sillon album après album est louable, passionnant (Murat, Manset....), on peut planter différentes graines, mais sortir de  son "champ", champs  de sor-eg-h-o, avant qu'il n'y ait de l'ergot,  c'est aussi un défi. Qui plus est, quand on est un auteur comme Benj, on peut se demander s'il ne faudrait pas parler d'ornière. Ceci dit, on s'amusera de constater que Murat et Biolay se croisent aussi sur la route de l'été sur le "ça", "la mienne est comme ça", "ça c'est fait"... A se demander si tout ça ne vaut pas du Slimane/Vitaa.]

Dernier petit clin d'oeil:   la critique de Télérama de "Grand Prix"  (27/06) cite BB comme "le plus prolifique des auteurs-compositeurs français":  Attention, là, il y a compét avec Murat. Je remarque aussi que Odile De Plas parle de rock -"plus que jamais", de pop... pour finir par un "beau disque de variété". Camouflet?

 

Pour aller plus loin, quelques archives sur Biolay:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-soyons-fou-ecoutons-le-biolay-et-le-murat-d-affilee-42666457.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-benjamin-biolay-au-palais-ideal-du-facteur-cheval-hauterives-119270514.html    et la réaction de BB et des fans : http://www.surjeanlouismurat.com/article-nuits-de-fourviere-eclat-final-119343788.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-benjamin-biolay-quand-on-revient-parmis-les-siens-62955075.html

5) LE MOMENT BD

Le dessinateur Lefred-Thouron interrogé sur la musique cite "terres de France" comme l'un de ses 3 morceaux fétiches. Etonnant, non? Bein, non! Il a raison! Ce n'est pas un morceau à laisser à la fange d'extrême-droite qui fait de la récup.

https://next.liberation.fr/musique/2020/06/26/lefred-thouron_1792504

 

 

L'ANCIEN EN LIEN EN PLUS

On n'a peu de nouvelles de Stéphane PRIN, remplacé derrière les manettes par Aymeric Letoquart depuis un bail.  On le retrouve à l'enregistrement d'un album de DANIEL JEA,  guitariste qui a travaillé avec Florent Marchet, Hardy, La Grande Sophie.

http://www.froggydelight.com/article-23642-Daniel_Jea

 

L'ANCIEN EN PLUS 2

 

Ah, je suis tellement prévisible... mais je ne résiste pas...  comme Daniel Prévost, à vous parler de Montcuq,  où Alain Bonnefont chantera des ré... des fa et des sols, dans le Quercy blanc, et on espère que le lieu sera bondé.

Pour la 10e et dernière soirée de l’été, dans les jardins de la librairie, le vendredi 28 août 2020, le repas sera concocté par Adrien Laplanche de la trattoria épicerie italienne « Délia ». Alain Bonnefont, qui a accompagné durant de nombreuses années Jean-Louis Murat, animera cette soirée.

https://actu.fr/occitanie/montcuq-en-quercy-blanc_46201/lot-un-ete-so-jazzy-chez-livres-books-amp-compagny-a-montcuq_34476949.html

Et il semble qu'à part Montcuq, il y aura le choix dans les dates pour Alain... D'autres concerts sont en prévision. A surveiller sur son facebook.

 

L'ANCIEN EN PLUS 3

J'ai hésité à en faire mention, d'autant qu'on l'avait déjà cité ici pour son premier film en 2012, mais le réalisateur du clip "le mont sans souci", a  signé un nouveau long métrage. IL est sorti en janvier, et ça m'avait échappé. Il s'agit de "Les traducteurs" avec Lambert Wilson, Sara Giraudeau et Sidse Babett Knudsen, entre autres. Régis Roinsard travaille désormais sur la sortie, en 2021, de l’adaptation du best-seller En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut. On y retrouvera Romain Duris et Virginie Efira.     Romain Duris   figurait déjà dans son premier film.

https://www.paris-normandie.fr/loisirs/l-association-salle-8-recoit-regis-roinsard-pour-une-projection-au-cinema-grand-forum-de-dieppe-PK16947190

 

Allez, on termine  par une pensée aux koloko et la promenade annuelle vers le Mont-Dore...  entre juin et juillet...  IL y a 7 ans...
 

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Isa 06/07/2020 14:08

Xlew, sincère, oui sans doute. Mais pourquoi jusqu'à Tristan ? Biolay, pendant le confinement, a repris Je me Souviens avec un commentaire très élogieux...

xlew 06/07/2020 15:57

Vous avez raison Isa, la période que je donnais est un socle, de très belles répliques ensuite, chargées d'émotions, des tremblements, comme sur Dans La Direction Du Crest et d'autres qui viendront, avec un point d'orgue à la "Sarabande" peut-être, comme Bergman avec son dernier film, un point le plus lointain possible, j'espère, en ce qui concerne Murat.
Un Bergman qui au début de son art détestait les poses et le métier des acteurs, qui faisait trois répétitions et qui prenait la meilleure, aucune histoire d'esthétique ne tenait dans son esprit, juste le réel, hiératique, qui n'empêchait pas les fous-rires sur le plateau, et qui, vers la fin, acceptait de faire beaucoup de prises pour aider sa jeune actrice, pour favoriser sans fard la dite émotion.

xlew 02/07/2020 19:00

La persévérance que montre Biolay à citer Murat est admirable et à mon avis sincère.
Je pense qu'il reconnaît, en homme de goût, que le JLM de Cheyenne jusqu'à Tristan laisse derrière une œuvre qui durera dans le temps.
Son amour, et grande intimité avec toutes choses argentines et la ville de Buenos Aires en particulier, n'est pas sans lien avec ce qui rattache Murat à l'Italie et à Naples, peut-être.
Pas de mimétisme, juste du cruising artistique parallèle, une sorte de salut, qui peut prendre les allures d'une émulation, sachant aussi que Murat jamais ne fut lâché par la presse.
Sauf que Murat ne consentit jamais à autant de recherches capillaires que lui.
Bonne chance à ses nouvelles couleur et coupe.
Son style rockabilly-folk-french-chanson n'est pas à jeter, loin de là.
Mes meilleurs sentiments.

Patrice 02/07/2020 10:52

Pour étoffer sa future stature, on pourra conseiller à B.B. de reprendre "Vivent les hommes" ou, à tout le moins, "Entrez dans le rêve",sur les traces de JLM.
Je précise que je préfère davantage l'homme que le chanteur.

Patrice 01/07/2020 18:05

Salut.
Dans le next.Libé du 25 juin, B.B.parlait de Grand Prix comme "un peu un album concept à la façon Mort d'Orion" de MANSET ! Rien que ça .

pierrot 01/07/2020 22:47

et béh, je ne me suis pas trompé en disant qu'il cherchait à se positionner comme "un grand"... Doré faisait un peu le coup aussi.