et aussi sur France Info... et le résumé de la journée...

Publié le 4 Décembre 2017

On retrouve une 2e interview sur les ondes des radios publiques, sur France Info ce jour (3 minutes) après la petite séquence en fin de journal de 8 heures (le plus écouté de France je crois). Un Murat sur le mode "destruction"... mais qui ne renonce pas : "le prochain album?  Je pense que je vais faire  faire une compilation de cercueils avec des corps pourrissants de chanson à l'intérieur, va savoir...".   Oups...  

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/musique-jean-louis-murat-brillant-ouvrier-des-travaux-sur-la-n89_2494725.html

Résumé de l'interview :

Autant le dire tout de suite, cet album s'écoute d'une traite, sans interruption et sans idée préconçue. Car au cœur de ces Travaux sur la N89 réside la déconstruction totale, de tout ce que l'on croit savoir de Jean-Louis Murat avant tout, avec un problème de taille au moment d'expliquer ce disque : "Quand tu es artiste, tu passes ton temps à expliquer ce que tu as essayé de faire, ce qui fait que tu te tires dans le pied continuellement".

Etonnant, oui, fascinant aussi, œuvre déstabilisante de liberté totale dans laquelle la voix de Morgane Imbeaud, notamment chanteuse de Cocoon, revient tout le temps. Il n'y a pas de refrain, de couplets auxquels se raccrocher, et c'est bien cela que voulait l'artiste auvergnat, qui s'est fixé une règle : "Dès qu'apparaissait l'ombre d'une chanson, c'était guillotine direct !"

Et ce dégoût de la chanson française s'accompagne chez Jean-Louis Murat d'un intérêt pour Kendrick Lamar ou Frank Ocean, artistes américains passés maîtres dans l'assemblage aléatoire des pièces d'un morceau. Pour Murat, c'est "une tout autre façon d'envisager la narration de ce qui se passe autour de soi". Et c'est bien quand il nous bouscule que Jean-Louis Murat est le meilleur, lui qui est déjà au travail sur un prochain album.

Jean-Louis Murat : "C'est un disque strictement capricieux, comme un sale gamin"

Voici l'interview à télécharger:

- Je vous mets également la séquence du matin: 

La première télévision à Clermont dont Murat parle  est visionnable dans les INATHEQUES.

- Enfin, la revue de presse d'Europe 1 parle de l'interview de Murat dans le Figaro (article précédent)... La journaliste sait faire plaisir à son Pat Cohen...

http://www.europe1.fr/emissions/la-revue-de-presse/a-la-une-les-elections-territoriales-en-corse-et-le-raz-de-maree-nationaliste-3510554

Enfin, cette affirmation de Jean-Louis Murat dans Le Figaro : "Bob Dylan et Neil Young ne sont plus les chefs".

Eh oui, on s’en doutait mais la phrase faisant le titre même de l’article, c’est la preuve qu’il faut le dire, qu’il faut en prendre conscience. "Écouter Dylan à notre époque, c’est comme écouter un Te Deum, raconte Murat. Avant de faire ce nouvel album, j’avais l’impression d’être un homme de Neandertal, je n’étais plus en adéquation avec les pulsions de l’époque, je me sentais en décalage, et puis, petit à petit, je me suis découvert un amour pour Frank Ocean et Kendrick Lamar".

Si ces noms ne vous disent rien, c’est qu’il est grand temps de faire une mise à jour musicale. Par exemple en allant lire cet article passionnant sur le site d’information Les Jours : "Les rappeurs, nouveaux yéyé du streaming". "C’est une semaine de novembre comme les autres, écrit Sophian Fanen : dans le top 10 de la musique en France, 7 albums sont des albums de rap.

En vrac, il y a Niska, Orelsan, Soprano, Ninho ou encore les frangins Big Flo & Oli. Seul Michel Sardou résiste comme un vieux menhir au fond du jardin. Et ça n’est pas nouveau, c’est comme ça depuis juillet 2016, depuis que les écoutes en streaming sont comptabilisés dans les ventes".
Pour qui ne le sait pas encore, le rap est le nouveau rock, et le téléphone portable le nouveau transistor.

Alors, comment se mettre à la page ? Retour à Jean-Louis Murat dans le Figaro : "j’ai compris en lisant Jacques Derrida : on démonte tout, on nettoie et on rebâtit un truc. On n’a pas le choix, soit on se barre en disant "ça ne m’intéresse pas", soit on se laisse prendre par le monde qui penche et qui vacille". Lui a choisi la deuxième option. Une interview qui parle de musique donc, mais aussi de l’époque, de l’accélération du temps et qui invite chacun, avec une note résolument optimiste, à une grande mise à jour.

Ça sera tout pour aujourd'hui, on garde les petites chroniques pour demain... Je vais me bricoler en regardant Lamarr

.... euh, non Lapsus, pardon... Je voulais dire : je vais bricoler en écoutant Kendrick Lamar. C'est lundi, je suis fatigué. 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Travaux sur la N89

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Commenter cet article

Patrice 06/12/2017 17:06

"Encore on confond Johnny Vacances et Elvis Presley..." aurait dit le postier Murat.

Patrice 05/12/2017 11:39

TRAVAUX apparaît au classement des ventes à la 73 place du SNEP, à la 56 chez CHARTS.
En comparaison, "notre Sardou national" se positionne n° 10 et 6 .Une certaine "vieille chanson"continue à rouler sous son propre poids!

Yseult 06/12/2017 10:32

Bon ben tout le monde perd quelques places ... En avant Jonny, les reprises, les compils et les albums posthumes !

Yseult 05/12/2017 13:58

humpf ... ou étouffée dans son propre vomi