Publié le 26 Janvier 2011

 

Alors il parait qu'autour du 14 février, aucune diffusion de ce téléfilm n'est prévu, comme un article précédent l'annoncait... mais voilà de quoi être encore plus impatient:

 

 

http://television.telerama.fr/television/petite-fille-grand-film,65078.php

 

 

"Fipa 2011   

Laetitia Masson

LE FIL TéLéVISION - Premier coup de cœur 2011 avec "Petite Fille", de Laetitia Masson ("En avoir (ou pas)", "A vendre"...), qui raconte avec talent et sensibilité l'histoire d'une jeune provinciale (Hélène Fillières, magnifique) qui veut échapper au destin que d'autres ont choisi pour elle. Bientôt sur France 3. Notre envoyé spécial à Biarritz nous présente également deux autres fictions françaises en compétition, moins abouties : "L'Infiltré" (bientôt sur Canal+) et "Les Mauvais Jours" (bientôt sur France 2).

 


Il y a plusieurs manières de définir Petite Fille. C'est une histoire d'amour fou avec une comédienne, Hélène Fillières, follement attachante. Soyons plus précis, c'est un conte de fées moderne où une jolie bergère, Sylvie Neige (mais elle aurait pu se prénommer Blanche), rencontre un séduisant citadin, Gabriel, dont elle tombe éperdument amoureuse. De Petite Fille, on peut aussi dire que c'est un film où Laetitia Masson ressasse – mais avec quel talent – la même histoire (la sienne), celle d'une jeune femme qui se sent à l'étroit dans sa vie de provinciale. On pourrait enfin parler d'un film de famille où la réalisatrice s'est entourée des gens avec qui elle aime travailler : Hélène Fillières, qu'elle avait fait tourner en 1993 dans son premier moyen métrage, Nulle Part, et plus récemment dans Coupable ; Antoine Hérberlé, son chef opérateur fétiche ; Benjamin Biolay, dont elle a réalisé l'année dernière un portrait, Dans ta bouche ; Jean-Louis Murat, qui a composé la musique du film et à qui elle avait consacré en 2009 un documentaire, Falling in love. De Petite Fille, on peut surtout d'ores et déjà parier qu'il sera l'un des deux ou trois films qui compteront dans cette 24e édition du Fipa.

Mais reprenons. Sylvie Neige a 35 ans.
Fille unique, elle travaille et vit dans la ferme de ses parents, qui l'aiment d'un amour étouffant et cherchent à la marier pour assurer son avenir et celui de leur ferme. Elle, proteste : « Je ne suis pas à vendre. » Lointain écho de la réalisatrice à son deuxième film, A vendre, dont l'héroïne, France (Sandrine Kiberlain), n'envisageait pas d'autres relations que tarifées. Sylvie, elle, attend l'amour. Le seul qui vaille, le grand. Mais il lui faut maintenant faire vite, car la pression de ses parents se fait plus insistante et puis, comme dit son unique amie, « Tu frôles la date limite de vente. Si t'attends encore, tu seras périmée ». L'amour prendra les traits du romantique Gabriel (Benjamin Biolay), dont l'assurance n'est qu'apparente, au point d'avouer : « On n'est jamais sûr de rendre les gens qu'on aime heureux. Moi encore moins qu'un autre. »


De cette histoire, Laetitia Masson tire un film magnifiquement écrit et où tout sonne juste. Sylvie Neige, comme la plupart de ses précédentes héroïnes, est habitée par l'impossibilité de ne pas trahir. Surtout pour un amour sublimé à force d'avoir été attendu. Surtout parce que l'amour des siens l'enferme plus sûrement que la plus hermétique des prisons. La trahison n'en sera que plus violente. Laetitia Masson filme ce drame avec sensibilité, restituant fidèlement la pesanteur et l'ennui d'une vie à la campagne quand on est obsédé par le désir de s'en échapper. La réalisatrice sait rendre émouvante des scènes a priori banales, comme ces dîners entre Sylvie et ses parents, filmés en plans-séquences. Elle introduit, quand il le faut, un peu de légèreté dans la gravité ambiante, et son choix de tourner en lumière naturelle donne à son film un charme particulier, une forme de poésie légère. Enfin, il y a Hélène Fillières, dont on se demandait si on allait aisément oublier le personnage de chef de clan corse qu'elle campe depuis trois saisons dans Mafiosa. La réponse n'a pas tardé. Hélène Fillières n'est pas seulement crédible en jeune femme perdue dans ses rêves adolescents, elle est magnifique dans l'expression à la fois dérisoire et sublime du désir amoureux. « Saurais-tu par cœur quel est ton bonheur ? », chante Jean-Louis Murat sur le générique de fin. Sylvie Neige a répondu sans équivoque à la question. Et nous, on se dit que Petite Fille est un grand film.
  
Deux autres fictions françaises (L'Infiltré et Les Mauvais Jours) sont cette année en compétition au Fipa. Disons-le d'entrée, elles ne laisseront pas un souvenir impérissable. En même temps, reconnaissons que le coup de cœur pour le film de Laetitia Masson a quelque chose d'injuste en ce qu'il laisse moins d'envie et de qualificatifs en réserve au critique pour parler des autres films. L'Infiltré, à voir bientôt sur Canal+, mérite le détour de tous ceux qui s'intéressent à l'histoire contemporaine. Le film raconte comment, dans les années 80, un officier des services secrets français, campé par un Jacques Gamblin au jeu monochrome, a réussi à infiltrer et déstabiliser l'organisation terroriste palestinienne dirigée par Abou Nidal. Evidemment, Giacomo Battiato, le réalisateur, ne filme pas Abou Nidal avec le même sens de la mise en scène qu'a montré Olivier Assayas pour Carlos, une autre grande pointure du terrorisme international, dans la mini-série éponyme, récemment diffusée sur la chaîne cryptée. L'Infiltré n'en reste pas moins un film honnête qui vaut pour l'histoire parfaitement racontée et pour au moins deux de ses acteurs : Mehdi Dehbi, impeccable en « infiltré » hanté par la haine puis le doute, et Salim Daw, en chef terroriste psychopathe et paranoïaque."

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 23 Janvier 2011

 

Avant de nous sortir un apache du chapeau pour le projet "X20" (Slim),  on retiendra du précédent album, outre la participation de Dugmore à la guitare,  la voix de Cherie Oakley.

 

 

Je l'ai déjà largement évoqué ici:

 

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-des-nouvelles-de-cherie-49372258.html

 

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-cherie-choeur-au-coeur-du-cours-40527411.html

 

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-des-nouvelles-des-musiciens-du-cours-ordinaire-des-choses-45378226.html

 

 

 

Son album solo n'est toujours pas sorti... mais elle a écrit avec son Dear husband  un titre "turn on the radio" qui a cartonné dans les charts country US (et même numéro 1!).  C'est Reba McEntire, inconnue au bataillon  (même si elle a quand même  une tête à s'être fait passer dessus par le bataillon... euh) qui a interprêté ce titre.

 

Reba...

 

 

 

Cherie en profite pour se faire connaitre, notamment grâce à   des interviews   (Ci dessous + bientôt dans Country Weekly )

 

 

http://www.theboot.com/2010/07/22/reba-mcentire-turn-on-the-radio-lyrics/

"'Turn on the Radio' is the first single from Reba McEntire's upcoming album, due in November. Writer Cherie Oakley, who is currently on the road with Gretchen Wilson -- as well as working her own solo album on Redneck Records -- tells The Boot about the inspiration behind the song, and the surprising phone call she received which sealed the deal.

I co-wrote this song with Mark Oakley and J.P. Twang. It's always so much fun when the three of us get together and make music. We are able to bring such completely different thoughts to the table, which makes it really interesting. We sort of push each other to different levels in different ways.

The song started with just a simple idea. A strong woman who had been done wrong by her man and now he wants to get back in touch. We all sat down one morning in May in our home studio and Mark began playing a riff on his guitar. This really set the stage for the entire attitude of the song. With that and the basic idea, it just all started flowing out of us. Different melody ideas and lyrics just came pouring out.

We set out to write something upbeat, fun and in your face. I'm not a writer who can sit down and try to write a song specifically for someone. I'm a singer and an artist, so I always write what I would like to say and how I would like to say it. Every singer wants an attitude song. Something they can really sink their teeth into. This song had only been completed a matter of days when Reba's people stumbled upon it.

Reba actually called and asked me personally if she could cut the song. She is such a brilliant artist who has influenced me and so many others in so many ways. It truly was a surreal experience. When I said yes, she was so excited! She said, "You have made my day, Cherie." I was like, "No, you have made MY day!"

Reba cut it within 24 hours of that phone call. I felt so honored to find out that she wanted me to sing the background vocals on it as well. It was such a cool experience to hear it for the first time. Words can't really describe it. She just nailed the vocal and [producer] Dann Huff, as always, did amazing work with the production. I just was blown away. When you write a song, you have a distinct vision for it. I have to say, I could not be happier.

Reba called again to let us know that it would be the first single chosen to promote her new album. We just sat there speechless! None of this has sunk in with me at all yet. It's my first major cut -- CRAZY!


'Turn on the Radio' will be available at iTunes beginning August 3".

 

 

 voilà la chanson...   (courageux, le mec... moi, j'aurais les foies devant cette cougar country... Ils sont fous ces ricains)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 19 Janvier 2011

Après une erreur de manip sur la console, j'avais effacé la deuxième partie de "l'inter-ViOUS et MURAT"  de Stéphane PRIN... sans m'en rendre compte. La voilà comme neuve.... et dans l'actualité, puisque  cette semaine, Jean-Louis est en studio... avec Stéphane? Christophe? ou Aymeric?   Il faudra attendre pour savoir...  Depuis l'interview, Stéphane a collaboré avec Florent Marchet, la Fiancée, Céline Ollivier...

 

 

Pour tout reprendre à zéro,  Première partie :  

 

 

 

Inter-ViOUS et MURAT-, numéro 4 :

 

  STEPHANE PRIN     (deuxième partie)

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                                                                       SDC11729

 

 

-  Lilith, c'est aussi l'arrivée d'Aymeric Letoquard (le livret indique 5 prénoms d'assistant "dont cette perfection  d’Aymeric"...)

 

S. PRIN : Aymeric était stagiaire quelques mois auparavant à Davout, et j'avais apprécié son caractère et sa motivation à l'époque, donc j'avais conseillé les managers de Davout de le garder comme assistant comme Christophe et Jean-Louis avait fait avec moi plusieurs années avant. Il est donc logique qu'il ait suivi le même parcours que moi et m'ait remplacé par la suite aux cotés de Jean-Louis. Le courant passait très bien entre eux deux, c'est donc naturellement que j'ai fait appel à lui à chaque séance à Davout avec Jean-Louis. Il m'a du coup remplacé lorsque je n'ai pas pu faire les séances pour l'album Taormina.

 

 

-  Vous avez répondu en avance à ma question habituelle du "meilleur album"! Et m'avez posé la question...  Lilith est aussi mon favori... même si "le cours ordinaire" me plait beaucoup. Quant au "jours du jaguar",  c'est vraiment le titre attendu à tous les concerts, avec des versions toujours différentes et c'est assez extraordinaire. Qu'est-ce que vous pensez de ces concerts? L'avez-vous vu régulièrement? 

 

 

S. PRIN :Je l'ai vu quelques fois, surtout à l'époque ou je travaillais avec lui, c'est toujours inattendu, ce qui augure du pire comme du meilleur évidemment, mais ça permet de garder une excitation assez intéressante je trouve, et je sais que c'est ce qui l'intéresse le plus, la prise de risque, l'imprévu, l'audace. Et c'est ce qu'attendent les gens de sa part je pense.

 

 


- On reprend le fil... avec ce qui reste une parenthèse... enchantée presque... car l'album a beaucoup de fervents: a bird on a poire. Cette fois ci, vous avez un titre de producteur ( même si c'est pas si clair : sur le livret de l'album, vous êtes crédité pour les prises de son et mixage, mais comme co-producteur sur le maxi...).

 

 


S. PRIN : Ah? Sur le cd, il me semble être crédité comme co- real aussi pourtant, non??
En tout cas, c'était vraiment le cas. En gros, le projet s'est initié lors des mix de lilith. Pendant que je mixais, Jean-Louis et Fred étaient dans la pièce d'à côté en train de réfléchir déjà sur les morceaux de Fred que Jean-Louis aimait, et sur lesquels il voulait écrire un texte. Jean-Louis a ensuite eu l'idée de faire un album concept autour d'une rencontre entre une américaine et un français, à Paris et a parlé de Jennifer, en parlant d'un album duo.

Pour cela il a voulu se concentrer sur les textes uniquement et laisser carte blanche à Fred pour la musique. Fred m'a donc demandé de l'aider pour la réalisation et on a géré toutes les musiques seuls en studio, pendant que Jean-Louis écrivait chez lui. Il n'est revenu en studio que pour faire les voix avec Jennifer lorsque les musiques étaient totalement réalisées.
Voilà pourquoi, cet album est un peu un ovni dans la discographie de Jean-Louis. Fred a définitivement des influences bien plus pop de JL :.)


 SDC11717 

 

- Lors de la tournée qui a suivi, voici ce que disait Jean-Louis Murat sur vous :

Peux-tu parler de l’apport de Stéphane Prin qui enregistre et qui mixe tous tes disques ? 
Je le connais depuis super longtemps, il était assistant, on a sympathisé. On est assez amis, je lui fais confiance ; c’est un des gars qui me connaît le mieux, il sait ce que j’aime et ce que j’aime pas. C’est pour ça qu’on va super vite. Comme c’est mon caractère de ne pas aimer rester longtemps en studio, je m’entoure de gens qui travaillent vite, qui me connaissent bien, qui ont du goût et qui ont plein de qualités humaines. C’est le cas de Stéphane. Je trouve que c’est mieux de travailler avec des amis, s’ils sont compétents… et il est très compétent.

C'est plutôt gentil... Qu'est-ce qu'il n'aime pas Jean-Louis Murat en studio?

 

S. PRIN :  Oui, j'avais lu cet article qui m'avait fait très plaisir à l'époque. 
JL n'aime pas énormément de choses, mais je ne vous apprends rien. Il n'aime surtout pas être contrarié en fait, et c'est là que je pense avoir été suffisamment psychologue, capable de faire passer mes idées discrètement, sans trop qu'il s'en rende compte, pour qu'il soit ravi de la tournure des choses au final.

En studio, il n'aime pas la lenteur et le labeur, contrairement à beaucoup d'artistes, il faut qu'il y ait du mouvement, que ça aille vite et que les choses avancent. Le connaissant, je me forçais à travailler particulièrement vite et à prendre des initiatives pour garder l'excitation nécessaire à JL.


 

 

 

- Ah, oui, toutes mes confuses: dans le livret, il est précisé "enregistré et mixé" mais dans le verso du boitier, vous êtes bien noté comme producteur.

 

Vous parlez de la vitesse, est-ce que ce n'est pas une source de frustration énorme pour un ingé son ?  J'écoutais une interview de Patrice Lazareff   qui parlait de 4 mois pour mixer dix titres pour Voulzy.

 

 

S. PRIN : Pas du tout, au contraire, personnellement, j'adore, ça donne une urgence, ça permet de ne pas s'ennuyer des chansons aussi, de  les redécouvrir à chaque écoute, plutôt que les rabâcher  maintes et maintes fois. Le recul est le plus important dans une  production, et quand on tourne en boucle sur la même chanson des jours  durant, ou des mois dans le cas de Voulzy, le recul n'existe plus. C'est ce que redoute Jean-Louis, d'où le mauvais souvenir de Dolores pour lui.  Voulzy est très particulier, il n'y a que lui qui peut bosser de la sorte. Et c'est très dur pour son entourage,  mais il a besoin de ce temps pour exprimer ce qu'il souhaite. Différentes  approches.

 

 


- Patrice Lazareff dit aussi dans cette interview qu'un bon ingénieur de son est quelqu'un qui n'a pas un son particulier, reconnaissable... Qu'est-ce que vous en pensez? Sinon, est-ce qu'on peut discerner un disque mixé par S.Prin  d'un disque de Dupouy ou de Letoquart ?

 

 

S. PRIN : Je pense que Patrice parle de  l'ingénieur du son prestataire de service qui n'essaie pas de  magnifier avec les moyens dont il dispose les chansons qu'il a dans les  mains. Je pense au contraire qu'une chanson enregistrée réussie  tient bien sûr de la composition, mais autant de l'interprétation  que de la couleur sonore qu'elle dégage. Le son est très important  pour l'impression finale de l'auditeur. On peut tout aussi bien tuer une  bonne chanson, comme en magnifier d'autres. C'est un assaisonnement et une présentation d'un plat, il doit être attirant et relever en  goût. Chaque ingé-son y met sa personnalité, ses goûts, on entend donc forcément une différence, plus ou moins flagrante. Il faut bien sur une oreille un peu avisée, mais l'identité et la couleur de  l'ingé-son peut rendre certaines chansons plus fades ou plus excitantes  que d'autres.


- On en arrive ensuite à Moscou, et 1829... je pense enregistré en même temps. Je trouve que Moscou  manque d'unité, malgré des belles chansons ( notamment la fille du capitaine)... j'ai toujours pensé que Murat baclait le projet pour en finir avec Labels. Etait-ce une fin de cycle (fin avec Labels, fin du sparing partner avec Fred...)? Que pouvez-vous nous dire de cette session? 

 

 

S. PRIN : Effectivement les 2 disques ont été enregistrés en même temps. Très peu de temps après avoir fini  « Bird » je crois, on avait aussi enregistré le DVD pendant la même période, donc je pense qu'un double album de plus à enregistrer à ce moment était un peu indigeste pour tout le monde. Ces albums étaient donc moins agréables à enregistrer, Jean-Louis  plus stressé,  moins préparé aussi. Mais la promo de Bird ayant été assez  bonne, il voulait surement en profiter et ne pas faire redescendre  l'attention du public. Je pense que ça a été un mauvais choix. La vitesse et les contraintes pratiques et techniques pour ces disques étaient encore plus grandes que pour les autres albums, donc un  confort moindre, et des chansons moins travaillées aussi je trouve.  Tout ça a laissé des traces dans les têtes de chacun et la fatigue  de l'enchantement des albums commençait à se faire  sentir. 

 

studio 

 

-  Avec Murat, on imagine toujours que tout changement est lié à une brouille (arrêt de collaboration avec Denis, Fred et vous...) mais un peu plus haut, vous nous avez dit que Murat vous aurait proposé de faire Taormina...  Il s'agissait d'une question de planning?

 

 

S. PRIN : Tout-à-fait, il m'a appelé quelques  mois après Moscou pour enregistrer un autre projet 6 mois plus tard. Outre mon besoin de souffler un peu pour rester motiver sur des projets  avec Jean-Louis, mon planning était effectivement plein pendant 6 mois de  suite, et Jean-Louis  ne voulait  absolument pas reculer l'enregistrement, il a  donc décidé d'appeler Aymeric pour me remplacer. Fred a par contre  joué  sur Taormina et je ne sais pas si ils se sont brouillés après  ou pas, je crois que Fred avait son projet dont il voulait s'occuper à plein temps, j'y ai d'ailleurs participé et c'était un plaisir. Il   rejoue avec lui sur la tournée je  crois. 

 

 

- Est-ce que cette interview vous a permis de dire tout ce que vous vouliez dire sur Jean-Louis Murat? Quelque chose à rajouter ?

 

 

S. PRIN : Ma foi, pour quelqu'un qui passe son temps à écouter les autres, je trouve avoir beaucoup parlé ici. Jean-Louis  a toujours été un personnage important pour moi, dans ma carrière,  mais aussi dans le paysage artistique, par un anti conformisme, parfois  contestable, mais essentiel de nos jours. C'est probablement ce qui m'a  le plus plu chez lui, le fond avant que la forme. Alors que mon métier  concerne la forme, aussi paradoxale que cela puisse paraître !

 

 

 

- Comme je le fais toujours (vous avez déjà répondu à la question du meilleur album) mais quels sont vos  3 titres préférés? et qu'est-ce que vous pensez du dernier album?

 

 

S. PRIN : 1/ C'est l'âme qu'on nous arrache 
2/ De la coupe aux lèvres 
3/ Les jours du jaguar 
...du coup vous voyez l'album que  je préfère...:-) 
Le dernier album me semble assez  bien fait, même si je trouve les chansons dans l'ensemble un peu moins  bonnes que celle de Lilith, mais suis-je objectif?

 

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- Enfin, quelle est votre actualité? Avez-vous des albums sur le feu ou qui vont sortir?

 

 

S. PRIN : Un album de Slam/Rock du groupe DUMDUM est  sorti en janvier, je suis assez fier du style de cet album qui est  original sur le fond comme sur la forme... A découvrir  vite ! 
J'ai mixé aussi le premier album de Benjamin  Paulin, qui sortira chez AZ en septembre, bons textes, style très  singulier, un plaisir à faire. 
Je me mets aussi de plus en  plus à  réaliser et  composer pour d'autres, la suite logique pour  cerner au mieux tout ce qui fait un bon disque.

 

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INTERVIEW réalisée par mails du 25/02 au 15/04/2010.

Cette interview ne parlait pas de la crise du marché du disque, non, ne cherchez pas.

 

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MERCI A STEPHANE PRIN et à sa grande disponibilité, pour nous avoir permis d'ouvrir un peu la porte du studio...

 

Surjeanlouismurat@over-blog.com



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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 18 Janvier 2011

 

 

            Ca y est... La diffusion du téléfilm de Laetitia Masson dont Jean-Louis Murat a signé la bande originale  est annoncée...  Ca sera l'occasion de découvrir 3 chansons nouvelles (même si on en a entendu déjà en live), et des thèmes musicaux... dixit le site officiel qui l'avait annoncé un temps.  On espère que la réalisatrice les aura inclus de manière complète dans son film...  et ça serait vraiment signe que Laetitia estime au plus haut point le travail de Jean-Louis... mais pas évident de placer des chansons entières dans un film, sauf dans les deux génériques... Et là, autre crainte, que la télé nous coupe le générique de fin, sous prétexte que le journal n'attend pas!! ...  Ils n'ont pas intérêt !!

 

          Les 3 chansons : Philo (la seule réellement inédite je crois), Saurais-tu par coeur (joué à Saint-Malo par exemple), et "quelle encre sort de ma bouche ces invicibles vérités?"  qui a électrifié la fin de la tournée...

 

Les précédentes infos:

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-bo-de-masson-47829074-comments.html

 

petite-fille.jpg

 

Alors, oui, je vois que les plus ferventes, sans trop savoir si c'est la joie d'entendre du Murat ou d'admirer le Benjamin Biolay qui créent cette impatience fébrile,  ont déjà  leur agenda à la main, avec , qui dépassent des pages griffonnées de rendez-vous,  la liste des courses pour demain, le post-it avec le reste des trésors qu'il faudrait dénicher en solde,  la carte de visites de ce commercial  de Plein Ciel si mignon... et  les doigts qui commencent à tripoter un peu nerveusement le stylo : "putain, il va la lâcher sa date, le Pierrot!!".... oui, oui...

 

Ca sera pour la saint-Valentin... Encore un petit mois... Sur France 3

 

L'info est là :

http://tele.premiere.fr/News-Tele/Petite-fille-le-telefilm-avec-Benjamin-Biolay-diffuse-pour-la-Saint-Valentin-sur-France-3/%28gid%29/2490876

 

 

 

Curieux hasard : je parlais de "mlle personne" hier... et "Petite fille" qui est en compétition pour le FIPA... est en concurrence avec le téléfilm d'une certaine Bailly Pascale...  "les mauvais jours" avec Ariane Ascaride...   Elles pourront discuter toutes les deux dans leur  bel hôtel à Biarritz, de ce que ça leur a fait d'avoir Jean-Louis dans leur viseur...

 

 

(Merci à Sabine)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 17 Janvier 2011

 

Je pensais que Five avait épuisé le stock... mais non, il nous livre ce jour un petit trésor... que je ne connaissais pas. Je n'étais pas encore sur le net à ce moment-là faut croire.   Les vidéos qui annoncaient Taormina sur le site officiel !

Outre quelques belles images de femmes, photos rares de Jean-Louis aux premières heures,  cartes postales de la Bourboule,  et même des peintures de jean-Louis (Dieu, femelle et foot!),   ces films nous offrent des versions alternatives de titres de Taormina (avec un véritable Duo sur Billy avec Laure je pense), ou même une  musique originale...  

 

Ah, ça, c'était du teaser.. nettement mieux que Jean-Louis dans les arbres! On espère retrouver ce genre de choses en 2011!

 

 

 

Pour compléter sur TAORMINA :
Je ne lis pas trop le blog de Didier car  je pense que c'est mieux qu'on fasse notre truc de chaque côté, tant pis s'il y a des redites...  mais là, je suis tombé dessus via google... et c'est intéressant. Il a du temps le retraité!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

Publié le 17 Janvier 2011

 

 

Matthieu Pigné, musicien de RADIOSOFA, m'a contacté par la fiche de contact du blog le 19/12. 

 

"Je suis musicien de Radiosofa, nous venons de sortir un album "le souffle court" et avons eu la chance de voir Bayon nous consacrer 2 pages dans libé, citant au passage Murat qui fait parti de nos grandes références. Je suis votre travail depuis longtemps"

 

 

J'avais vu effectivement passé ça :

 

Critique | 8 novembre 2010

Radiosofa émet

Par BAYON

Rock. Lancement décalé d’un groupe de Rouen entre deux eaux et deux âges. Avec un manifeste spleenétique au cœur battant new-wave.

De gauche à droite : Thomas (chant), Matthieu (guitare), Fabien de dos (guitare), Ludwig (claviers, basses, guitare), Mathieu (batterie). - Samuel Kirszembaum

 

Le romantisme juvénile a 35 ans cet automne ; témoin Raphaël en phase Pacific 231, ou Radiosofa le Souffle court. Sous ce nom se présente un groupe galvanique au coup d’essai 2006 négligé, Radiosofa. «On aurait bien voulu rester à la surface/ Mais on ne se relève pas comme ça», lâche, en bouteille à la mer d’ouverture postdatée, les Masques. Mais si, la preuve.

La carrière du quintette à peine froissé («J’ai le goût des cendres et je me sens vieux», dit plus loin la voix d’ange sans âge) décolle à la deuxième plage magnétique, Comme un rêve. Vibration rythmique de guitares en accroche, vibrato du chant, paroles vibrantes : «Comme un rêve, comme le couteau/ Qui se lève au-dessus du dos...» Il faudrait être une brute épaisse pour ne pas tressaillir à l’appel.

 

Ressac. Mesmérisé par le refrain synthétique à la clef, plus 80’s que nature, «Tous dehors et moi dedans/ J’attends, j’attends, j’espère/ L’orage», on revit tel envol brisé en Voilà les anges de blanche mémoire bordelaise tournoyante 1988, on dérive en Alaska cherokee veronèse 2005, on entend tels échos argentins de Murat Fin du parcours d’avance, suivant «des orages/ Pour être foudroyé sans impact», tels Alizés de Méliès en ressac...

Ce que c’est que la sympathie ... Armand Méliès est justement là, de revue. Surgi de 10 000 Brasses, écho lancinant au «Rêve» de réveil et single qui pourrait être de lui. L’auteur d’Entre les lames passe en invité duettiste vieux garçon, mélancoliser Voyageurs immobiles. Qui clôt la sélection proposée : sept rocks et trois complaintes (sans compter une reprise bonus noisy folk). Voyageurs immobiles psalmodie des choses joliment lasses comme «Et l’ombre de ton chien, ça me va, c’est très bien/ la Chanson de Prévert, elle n’en a rien à faire...». Quant à Murat, voir prière-d’insérer : «On ne peut penser notre musique comme du rock anglais, on doit y intégrer la dimension Bashung ou Murat.»

 

Fantasque. Tout contre, Gamine de l’Estuaire précité, dont la Traversée ou les Pylones de sortie rappellent le Voyage ou Nos Sentiments, voisine bien avec la new-wave réminiscente d’arrière-plan générationnel. Dont l’absolu Joy Division hante un peu les Portes, ou la pochette noirâtre assez Peter Saville.

Au chapitre affinités, les Doors résument du reste l’essentiel : entre «classic rock» (Beatles, Who, Kinks), rock plus actuel (BRMC), et «idoles funèbres» à la Noir Désir ou «Joy», les deux sous emprise Jim Morrison, Elvis du Père-Lachaise.«Bref, les Doors à la base.» Chamanisme saupoudré de rock français en Bashung (voisin de caveau), Christophe («Ce truc synthé électrique dandy»), Murat («De découverte tardive, sur l’écriture du Souffle court. Le choc a été Nu dans la crevasse»), voire Taxi Girl ou Elli & Jacno.

De Comme un rêve en Comme une ombre, d’Hiroshima de relance fantasque, très Archimède de Laval, en Souffle court éponyme à mi-course, tirant la formation à son plus «écorchés-vifs» sur guitares twanguées, l’un dans l’autre nous voilà pris à Radiosofa au nom FM.

Il y a certes des sofas (crevés) à Radio Nova, et Radiosofa se dit jadis Sofa, avant qu’un aîné homonyme hollandais ne forçât les Rouennais à muer, sur l’air de Radiohead, en Radiosofa.

Lequel joue depuis une quinzaine d’années - quitte à n’exister nominalement que depuis sept - et à s’imposer à présent. Chanteur lisse, brume de mots transis, mélodies et arrangements assortis, tubes et spleen mercurisés, le tout animé fait une bonne rencontre de Toussaint. Donnant envie d’en savoir plus, avec rendez-vous dans dix ans.

 

Photo Samuel Kirszenbaum

 

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Naturellement, j'ai répondu que c'était une bien triste nouvelle, une chronique de Bayon n'annonce rien de bon (une pensée pour Pierre Schott...)   mais que j'espérais que leur carrière saurait quand même rebondir....

 

JE RIGOLE! JE RIGOLE!!   Et en plus, ils ont eu aussi droit à l'interview par Bruno :

http://next.liberation.fr/culture/01012300930-ce-souffle-court-etait-notre-bouee-de-survie

 

Alors, soit, écoutons ça..  Si celui qui a la plus belle collection d'inédits de Jean-Louis Murat nous le conseille!

 

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(pas facile de faire une chronique après avoir mis celle de Bayon... je vous propose juste d'écouter l'album ensemble)

 

http://www.deezer.com/fr/music/radiosofa#music/radiosofa

 

La dimension Murat/bashung... peut-être faut-il rajouter un peu de Noir Désir à l'entame de l'album?...  est effectivement bien présente au rock de Radiosofa. 

Le premier titre, les MASQUES,  est assez efficace, et ponctué de cordes. Bayon parle de romantisme juvénile... Bien vu... Et du coup, ça me fait penser à mon VOYAGE DE NOZ...

 

"Comme un rêve"...  d'avoir un tube...  La voix assez haute est plutôt jolie...

 

Hiroshima me percute moins,  référence tarte à la crême, et rythme déjà entendu... même si l'auditeur peut céder à la facilité.

 

La traversée est une vraie chanson par contre. Jolie guitare sèche, finalement accompagnée par une jolie orchestration...  

 

On continue sur les thèmes romantiques...  Les portes...  qui accroche immédiatemment... belle nappe de clavier sur un bon son de guitare.

 

Le souffle court  démarre hard... mais c'est une course fractionnée...   Des choses biens, d'autres auxquelles je n'adhère pas.

 

10 000 brasses, l' autre tube du disque...  belle intro,  refrain très entrainant ... mais il n'y a pas vraiment de couplet...

 

Comme une ombre  est moins évidente.

 

Fuzzi   est une reprise de GRANT LEE BUFALO...Ca me disait bien quelque chose... et c'est en anglais... et   ça m'intéresse pas...  même s'il y avait un joli travail sur les voix.

 

J'aime bien le dernier titre : "les pylones".  Un titre  peut-être plus calme... même si les guitares restent présentes.

Mais non... surprise, un onzième titre  arrive : voyageurs immobiles.   Un duo.  Avec Armand Mélies, très cher! Très chanson française.

 

 

Un rock français de bon aloi, accessible et  pas prise de tête...  qui se laisse donc approcher dès la première écoute... peut-être trop d'ailleurs... A voir à l'usage après plusieurs écoutes.

 

Pour les parisiens, ils seront demain en concert :

RADIOSOFA
Jan 18, 2011 @ La Maroquinerie

Tickets: http://tickets.sonicliving .com/event/2629971/fb-tick ets

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 16 Janvier 2011

Bon... enfin le temps de me remettre à cette article... qui date de septembre...  J'ai vraiment du mal à me retourner.... Dès que quelques jours sont passées, je tourne la page... et pourtant, c'était impératif de publier enfin cet article... au cas où... si quelqu'un avait râté l'événement....

 

Alors... comment ça commençait cet article?

 

 

 

 

 

 Voilà 5 jours que j'ai cet article sur le feu... mais c'est la reprise du taf, la fin de l'été, un excellent mariage... et une grosse fatigue... mais soit, il faut bien que je fasse ce rappel important  pour les aoûtiens qui auraient râté  l'évenement d'août (même si c'était le 31/07!)...Et bien.... oulàlà... j'ai vraiment laissé trainer les choses...    Je veux parler de l'interview sur France Inter de MARIE AUDIGIER, manageuse ou directrice artistique de Jean-Louis Murat. Elle emploie maintenant  plutôt ce dernier titre... Quand on parle de directeur artistique, on évoque souvent le nom de Jacques Canetti... découvreur de talents d'une époque où   les attachés de presse et les Colonel Parker n'avaient pas encore envahi le bouzin...  Voici quelques réflexions que je m'étais faite en écoutant l'interview.

 

J'avais pas vraiment suivi que Marie s'était occupé d'autres artistes... sauf récemment avec les Twins twins et Cascadeur... et que cela s'était souvent passé avec succès : Passi, Asa.... 

 

J'ai donc appris pleins de choses dans cette interview,  notamment sur son parcours avec le disque du crépuscule, chez Naive... puis en indépendante.  

 

Concernant ces artistes, quelques réflexions:

 

- Marie Jo Torn   , c'est donc sans doute pour ça qu'on a eu droit à un duo à Taratata.. (Five'r nous avait fait partager des vidéos des coulisses où elle était présente....

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-n-16-des-tuyaux-ouverts-en-attendant-europe-1-48859417.html

Je vois que les vidéos ont été supprimés : Nagui veille sur ses droits!... )

- il y a deux artistes africains (Asa...). Les goûts de Jean-Louis Murat en matière de "world" sont un peu une énigme mais l'évocation de projets d'enregistrement en Afrique indique qu'il s'y intéresse... et Marie y a peut-être un peu participé.

 

Concernant cette dernière, il est question du grand moment de joie pour Marie au moment de l'attribution du prix constantin à Asa. Je me suis rappelé de cet article : http://www.telerama.fr/musique/pourquoi-je-n-ai-pas-vote-asa,36042.php . Effectivement, le prix Constantin est loin d'avoir trouvé sa légitimité... et je trouve amusant que Daho, tête de turc préféré de Murat à l'époque Virgin,  ait fait gagner Marie...

 

            Murat est bien sûr évoqué... il y a un extrait d'interview, Marie évoque sa fierté de travailler avec lui, indique comme elle a, à un moment donné,  dit à Jean-Louis qu'il devait se consacrer à la musique à 100%...  Le rôle de Marie dans sa carrière n'est pas souvent évoqué. Je me rappelle d'une interview où on devinait un peu son importance: je crois que Murat disait que souvent elle disait que ces chansons étaient bien... mais moins bien que celles de Manset....  et j'imagine Murat à cravacher derrière pour s'améliorer... et devenir meilleur aux yeux de Marie...  Ensuite, c'est souvent la rupture sentimentale qui est évoquée et qui a forcement été un élément important dans l'inspiration de Jean-Louis ....  Rupture qui nous a peut-être par contre privé du film "mlle personne".... un fan m'indiquait l'an dernier qu'il avait un souvenir d'interview qui disait que Murat n'avait pas sorti le film car on y voyait que Marie allait le quitter....  Je n'ai jamais trouvé trace de ça... En fait, si, maintenant!  C'est pour bientôt!   mais j'en parle afin de creuser la mémoire de chacun... et peut-être des intéressés... 

           

            Plus  récemment, pour parler de l'influence sur Murat, j'avais indiqué au début de la tournée Tristan, que Marie revendiquait le fait d'avoir poussé Murat à se produire en solo...  A posteriori, je ne sais pas si c'était une riche idée... Je me demande si cela ne l'a pas enfermé dans la marginalité de petites salles....   et là, j'aurais bien aimé que le journaliste pose une question qui aurait pû être celle-ci :  "quand on s'occupe d'un artiste depuis.... années, et qu'il traverse une période d'insuccès, par exemple  avec une tournée difficile à boucler... est-ce qu'on ne se pose pas des questions?"

             Bon, on pourrait élargir un peu plus : est-ce qu'un manager a un rôle crucial dans le rôle d'un artiste établi?   Le fait est que Jean-Louis est Jean-Louis Murat... et qu'il n'aura connu qu'un seul manager ou directeur artistique... peut-être la seule qu'il ait  pû supporter... et ceci suffit pour interrompre tout débat... Mais soit, la question m'a traversée l'esprit...   

 

 

   cd promo japonais...

 

 

 

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/au-temps-pour-moi/index.php?id=93737

"Marie Audigier

Marie Audigier fait beaucoup de métiers dont le point commun est de prendre des risques. Pas pour la gloriole : prendre des risques, c'est avoir du goût pour la vie, c'est avoir le désir de se dépasser, c'est avoir besoin d'un peu de contentement après un pari : "Oui, c'était dur, c'était impossible mais je l'ai fait !" Et naturellement, le lendemain il y a un nouveau défi insensé à relever. C'est la vie.

 

Si son métier est de prendre des risques, peut-être que Marie Audigier est une cascadeuse ! Et c'est presque ça… Pas une cascadeuse qui roule les mécaniques, une artiste discrète, fidèle, fraternelle, aux côtés de Jean-Louis Murat, d'Asha, d'Emilie Simon, de Passi, de Koffi Olomidé ou justement d'un drôle de type dont on va pas mal parler aujourd'hui, un musicien inclassable qui s'appelle… Cascadeur. Il n'y a donc pas de hasards.

Comme toutes ses histoires sont belles à entendre, nous avons invité Marie Audigier à nous apporter ses disques dans un lieu qu'elle aime.

H.M.


programmation musicale

  • > Neil Young : I Am a Child   album : Last Time Around (1968)

    Paroles et musique : Neil Young

  • > Jean-Louis Murat : Taïga (2009)

    Paroles et musique : Jean-Louis Murat

  • > Marie Audigier : Si bien  album : Ces étés(1993)

    Paroles et musique : Marie Audigier

  • > Asa : Bibanké album : Asha(2007)

    Paroles et musique : Asa

  • > Cascadeur : Meaning

    Paroles et musique : Cascadeur

  • > Cascadeur : Walker

    Paroles et musique : Cascadeur

  • > Cascadeur : ByeBye  album : Live des Francofolies de la Rochelle 2010 (2010)

  à télécharger:

  http://www.megaupload.com/?d=5LGHR884

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 14 Janvier 2011

 

         Voilà une nouvelle qui a chagriné à juste titre du côté de Douharesse...  Alain Artaud, le PDG de Polydor, la maison de disque avec laquelle Jean-Louis Murat est en contrat, a été remercié par le hyper sympa Pascal NEGRE (rappelez vous de son livre sorti récemment...).   Il était précédemment chez V2, l'ancienne maison de disque de Jean-Louis et était donc un fidèle supporteur de Jean-Louis Murat... même si les négociations devaient quand même être sévères... Son passage d'une maison indé à la "word company" se conclue donc ainsi... Bonne chance à lui pour la suite! Cela ne remet pas en cause le nouvel album car le contrat est signé.

 

 

 

 

      Curieux hasard : voilà quelques jours qu'Alain Artaud avait accepté d'être l'ami de "surjeanlouismurat" sur FB...

 

 

Voic une interview

http://www.singcity.fr/interview-edito/interview.php?id=15   :

"Alain Artaud

mercredi 05 juillet 2006

Alain Artaud, directeur du label indépendant V2 Music France, distribue des artistes aussi éclectiques qu’Anaïs, Christopher Stills ou Bloc Party. Il répond à nos questions sur l’industrie du disque et sur la promotion des artistes, à l’heure d’Internet et de la dématérialisation de la musique.

 

Tout d’abord Alain Artaud, merci de répondre à nos questions. Nous débuterons cette interview par une question simple : le label V2 MUSIC lance-t-il beaucoup d’artistes francophones ?


Oui, nous lançons beaucoup de nouveaux artistes francophones, parce qu’on aime ça et parce qu’aujourd’hui, dans un marché qui est en crise, la production locale représente à peu près 65% du marché français. C’est beaucoup, ce serait dommage de ne pas être en avance sur ce créneau. C’est donc par goût et par envie, également par opportunisme commercial et parce qu’il est vrai que cela dessine une ligne éditoriale. Je pense que c’est important pour une maison de disques d’avoir une ligne éditoriale claire.

Quels sont vos canaux principaux pour découvrir et signer les nouveaux artistes ?



Il y a plein de possibilités. Il y a la scène tout simplement, c’est traditionnel et ça marche. Il y a beaucoup de groupes qui s’autoproduisent, qui se montent comme ça, sur scène, donc il faut aller fouiner… Il y a aussi Internet avec des sites comme Myspace, les tremplins comme le Printemps de Bourges, le bouche à oreille, les relations que nous entretenons avec les éditeurs*, les managers, tous les gens qui gravitent dans l’univers de la musique, qu’ils soient amateurs ou professionnels…

C’est le directeur artistique qui s’en charge avec vous ?


Le métier d’un directeur artistique, c’est de découvrir des artistes mais aussi de s’occuper de la direction artistique d’artistes déjà signés. Il y a des directeurs artistiques qui ont très peu signé, mais qui, par contre, sont très fort pour dire à un artiste : « ta chanson, ce serait bien qu’on l’habille de telle manière ». C’est la facette de producteur et c’est quelque chose dont on ne parle pas assez souvent. Nous, les maisons de disques, nous sommes là pour produire des disques et ça reste un peu abstrait pour le grand public, ce qui est moins le cas dans les pays anglo-saxons, grâce à des labels à très forte identité comme Elektra à la fin des années 60. En France, tout se passe comme s’il y avait les artistes et le public, avec les médias au milieu, alors que la réalité est plus complexe. Produire un disque, c’est mettre en relation divers corps de métier : des musiciens, des bons studios d’enregistrement, un réalisateur*, c’est-à-dire un « metteur en sons »… Par exemple, quand l’artiste est musicien et qu’il n’écrit pas ses textes, il faut l’aider à trouver un auteur, donc ça peut être plus ou moins complexe. C’est moins spectaculaire que dans le cinéma parce que les corps de métier (du décorateur au machiniste) sont encore plus nombreux. Mais c’est quand même un sacré boulot et ça reste un boulot artistique.

Comment se passe le lancement d’un artiste étranger sur le marché français, dans le cadre d’une distribution ou d’un contrat de licence* ?


Ça dépend. On a très peu de catalogue international propre. C’est un peu différent par rapport à une multinationale, car nous, nous allons chercher notre catalogue international. Notre politique, c’est d’avoir un catalogue essentiellement français qui s’enrichit au contact de l’international. Pour ça, on a fondé une marque qui s’appelle « Cooperative Music », dédiée aux labels indépendants, avec des antennes à Londres et à Paris. On cherche des labels indépendants partout en Europe que nous hébergeons sous la marque « Cooperative Music ». C’est pour ça qu’aujourd’hui, nous avons des groupes comme Bloc Party ou Clap Your Hands Say Yeah. Et pour le lancement de ces artistes, beaucoup de choses entrent en jeu : la nature du disque, le public à qui ça s’adresse, les chiffres des ventes si l’artiste a déjà sorti des œuvres autoproduites, etc.

Quels sont les moyens alternatifs pour une maison de disques indépendante face à la puissance de communication des majors ?



Notre position à V2 est intéressante car nous sommes des « très gros indépendants ». La taille critique pour accéder au marché avoisine les 1% de part de marché, et nous en sommes à 1,5 voire 2%, donc nous avons de quoi investir, peser dans la balance, en tous les cas beaucoup plus qu’une toute petite structure. Nous faisons de la pub télé, nous ne sommes ni dans un esprit de lutte ni dans un esprit de refus car tous les moyens pour faire connaître nos artistes sont bons à utiliser. Après, c’est sûr que nous manquons parfois de moyens, mais nous arrivons à compenser cela par un catalogue plus ciblé, moins étendu. Dans les grandes multinationales à Londres ou à New York, il y a des gens qui sont un peu les hauts fonctionnaires du disque, qui disent « untel a vendu 500.000 albums, donc il est susceptible de vendre dans le monde entier, de la Chine à la France ». Ce qui fait qu’on nous conseille vivement de distribuer tel artiste étranger : on investit sur lui et on y passe beaucoup de temps. Généralement, on le distribue, mais il arrive que les artistes ne soient pas adaptés à la spécificité du marché français. Il reste encore des spécificités.

Cette situation est-elle plus difficile pour les nouveaux artistes émergents ?



Oui, c’est plus dur pour un jeune artiste de se faire signer dans une maison de disques, tout simplement parce que c’est la crise. Le téléchargement illégal, entre autres, a entraîné une baisse du marché de 30 à 40 % en quatre ans. Aucune industrie ne peut se remettre d’un tel choc. Ca fait plaisir à certains, notamment à ceux qui disent : « la musique appartient à tout le monde, la propriété, c’est le vol ». Si on ajoute à cela le fait que la licence globale a failli passer, on peut dire que le disque ne se porte pas très bien. Une maison de disques n’a pas vocation à sortir uniquement des compilations du genre « le Top des Tops ». Elle a aussi vocation à produire des artistes autour d’une vraie ligne éditoriale. Nos moyens sont limités à cause de la crise, donc c’est plus difficile pour un jeune artiste d’être signé. Mais n’oublions pas le rôle des médias : à la télé, il n’y a pas assez de musique, en radio, où la concurrence est rude, les playlists ont tendance à être moins diversifiées. C’est un métier très dur et de fait, beaucoup de radios se contentent de scanner ponctuellement la demande et de promouvoir des marques plutôt que des jeunes artistes. Heureusement, il y a une régulation qui se fait au niveau du CSA pour obliger les radios à prendre des risques, en programmant des jeunes artistes.

Du point de vue d’une maison de disques, quelle est la qualité première pour se faire repérer ?



La qualité première, pour moi, c’est d’être bon sur scène et d’arriver à créer un bouche à oreille sur le net. Pour le reste, ça dépend tellement des producteurs que vous avez en face de vous... Certains producteurs n’auront qu’une envie : signer ce qui sera accepté par les radios ! D’autres, plus en avance, essaieront de prévoir à plus long terme, mais on considère ces gens là comme des martiens. L’idéal, pour être lancé, c’est bien entendu de se faire repérer par une maisons de disques, mais les maisons de disques ainsi que les producteurs sont extrêmement sollicités. La musique reste un des principaux hobbies des français : il y a des chorales, des fanfares, ce qui veut dire que beaucoup de gens s’activent !

Le phénomène Star Academy a montré qu’il y avait beaucoup d’interprètes, qui avaient besoin de chansons pour émerger en tant qu’artistes. A votre avis quelle place y a-t-il encore aujourd’hui pour les gens qui sont seulement interprètes et pas auteurs ou compositeurs ?


Je respecte énormément les interprètes, mais chez V2, notre spécialité c’est de trouver des gens qui écrivent soit leur musique, soit leurs textes, soit les deux. Pour que les interprètes puissent trouver des chansons plus facilement, il faudrait qu’il existe en France de grands éditeurs*, c'est-à-dire des gens qui soient capables de trouver et de faire travailler des auteurs, des compositeurs, en les mettant en relation, ce qui se fait encore beaucoup dans les pays anglo-saxons. En attendant, j’écoute beaucoup d’artistes dans la mouvance de la Star Academy et franchement, je n’y trouve pas beaucoup d’originalité.

Beaucoup de jeunes artistes français préfèrent écrire des textes en anglais, en rêvant souvent à une carrière à l’étranger. Qu’est ce que vous pensez de cette attitude-là ?



Je pense que c’est extrêmement périlleux de vouloir chanter en anglais. C’est une fausse solution de facilité car sur le marché français, le public préfère les artistes qui chantent en français, donc ce n’est pas forcément un bon calcul. Après, c’est vrai que si on veut conquérir l’Amérique pourquoi pas… Chacun fait comme il veut et comme il peut.

Est-ce qu’avec la dématérialisation du disque, on ne revient pas à l’essence même de la musique, c'est-à-dire le spectacle vivant : le live ?



Il faudra toujours des gens pour produire des disques, sinon personne n’ira voir l’artiste sur scène. C’est vrai qu’aujourd’hui, en pleine crise du disque, les gens dépensent facilement 30 à 40 euros pour un concert, mais on pourrait tout aussi bien parler des sonneries de portable à 3 euros qui ont énormément de succès ! En réalité, je crois que le spectacle vivant ne s’est jamais essoufflé. Actuellement, c’est tout ce qui tourne autour de l’image qui a du succès : le clip revient en force, notamment via Internet, l’image est moins chère, elle s’est démocratisée. C’est intéressant parce que c’est un autre mode d’expression, qui fait souvent intervenir un rapport entre deux artistes, l’un pour le son, l’autre pour l’image. Parce que la scène, c’est génial, mais il y a un seul artiste, c’est très rare qu’il y ait une vraie confrontation entre un artiste et un metteur en scène, comme pour les shows très ambitieux de Peter Gabriel ou de Jean-Michel Jarre.

Et comme d’habitude, nous terminerons par la question SING CITY : si vous aviez un conseil à donner à un jeune artiste qui a un projet artistique à construire actuellement, ce serait lequel ?



Il faut qu’un artiste arrive en position de force face à une maison de disques. Il ne faut pas hésiter à s’autoproduire, à essayer de tout faire soi-même, les concerts comme les clips. Ne croyez pas qu’une maison de disques va se charger de tout pour vous. Si vous arrivez en ayant donné 200 concerts et que vous avez un public qui vous suit (comme Anaïs), si vous avez créé un bouche à oreille sur Internet (Didier Super), si vous avez un message fort, un clip marquant, vous êtes en position de force. Plus on crée son propre espace, plus on gagne un meilleur accès et une plus grande liberté artistique. Ensuite, il faut rencontrer les bonnes personnes, et là ce n’est que le début !

Merci Alain Artaud !



* Les éditeurs: L’édition est faite de petites structures indépendantes ou intégrées aux majors, dont le métier consiste à repérer les artistes (directement ou par l’intermédiaire des managers), et signer leur contrat d’édition. L’éditeur a pour mission d’éditer les partitions (la loi l’y oblige) et d’entourer l’artiste des bonnes personnes (auteurs, compositeurs). L’éditeur gère en outre les droits d’auteurs et les demandes d’utilisation de l’œuvre (publicités, cinéma, logos sonores) pour le compte de l’artiste. Il se rémunère en pourcentage des droits d’auteurs générés par l’exploitation de l’œuvre (vente et diffusion tous supports…). Parfois, l’éditeur est aussi producteur. Il choisit le réalisateur (voir ci-dessous) en lien avec l’artiste. On retrouve chez les éditeurs les postes suivants : directeur général, directeur artistique et « business affairs » (gestion des contrats et des droits). Les éditeurs « placent » ensuite leurs artistes chez des majors ou des labels indépendants en contrat de licence (voir ci-dessous), mais participent aux dépenses marketing et au tour support (budget alloué par la maison de disque au tourneur pour participer aux frais des concerts).

* Les réalisateurs: Ce sont des ingénieurs du son chevronnés, souvent musiciens eux-mêmes, qui supervisent les séances d’enregistrement et de mixage en studio. En accord avec l’artiste et le directeur artistique, ils façonnent le « son » de l’album en y apportant leur patte. Certains sont extrêmement réclamés pour la qualité de leur travail. En France on peut citer Dominique Blanc-Francard et Pierre Jaconelli, très présents en variété française. Outre Manche ou outre Atlantique on trouve Phil Spector, Rick Rubin, Phil Ramone, Quincy Jones, Nigel Godrich, Elliott Scheiner…

* Le contrat de licence: Par ce contrat, une société d’édition et/ou de production s’associe avec une maison de disque (généralement une major) pour profiter de sa « puissance de feu » en terme de budget marketing (publicité presse, radio, télé, Internet), de son réseau de promotion (lien étroit avec la presse et les radios) et de distribution (accès privilégié aux FNAC et autres gros disquaires). La maison de disque s’occupera alors de l’artiste comme si elle l’avait signé, si ce n’est qu’elle accordera en priorité ses budgets à ses contrats d’artistes (signés directement par elle). Elle peut aussi seulement distribuer un artiste, promu par d’autres.


Site officiel de V2 Music : http://fr.v2music.com/site/default.asp 

copyright photo: Robin"
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Celui qui le remplace est aussi bien connu : Ancien patron de Sony Music France et du SNEP (les syndicat des majors dont n'est pas membre Scarlett productions),
Christophe Lameignère...
 
On l'avait connu à la pointe du combat d'HADOPI... que Jean-Louis Murat a soutenu certes. C'est en tout cas un homme des majors...
  - Petit article du Figaro:
-  Et cette lettre ouverte d'un internaute qui lui était adressé... et qui se conclue ainsi : Bonus track : à votre avis, M. Lameignère, pourquoi le groupe Radiohead (que vous rêviez de signer) a décidé de se passer de maison de disques ?
Petit indice chez vous : ce n’est absolument pas à cause des “pirates” …

Christophe Lameignère, Sony Music

Christophe Lameignère

"Christophe Lameignère, Sony Music
Photo : Jean-Baptiste Millot.
Texte : Hannah Krooz.

Qu’est-ce qu’il y a sur les murs du bureau d’un grand Président d’une grande maison de disques ?
Des Disques d’Or et des trophées bien sûr qui, témoignant des succès du passé, veulent conjurer les infortunes toujours possibles de l’avenir, dans ce métier si aventureux désormais…
Il y a donc beaucoup de Disques d’Or de toutes sortes aux murs du bureau de Christophe Lameignère, le patron de Sony Music France.
Notre homme se vit d’abord comme un artistique, un producteur, comme en témoigne d’ailleurs toute sa carrière.
Après avoir managé des groupes au début des années 80, il a débuté en 1984 comme Directeur Artistique chez un éditeur “papier” : EMI Music Publishing. Il y a travaillé avec Guesch Patti, Michel Polnareff, Alpha Blondy ; signé les premiers contrats de Suprême NTM ou Pascal Obispo, avant de passer à la production audio proprement dite, avec cette fois les premiers albums de NTM et Obispo encore, mais aussi les collaborations avec Christophe, Jil Caplan, Luz Casal, Alain Chamfort, Princess Erika…
Puis, de 1995 à 1999, il dirige le label EPIC et veille aux destinées des disques de Michael Jackson, Rage Against the Machine, George Michael, Sade, ou Polnareff…

À partir de 1999, avec la création de Zomba France, il développe la production d’artistes français : c’est alors Bénabar, Priscilla, KYO, et pour l’international… Britney Spears !

Et il dirige donc pour la France, à partir de 2005, l’une de ces quatre affreuses majors du disque, BMG, devenue Sony BMG puis récemment Sony Music, qui veille toujours au succès de Bénabar, mais aussi Eros Ramazzotti, Laurent Voulzy ou Patrick Bruel.
Mis à part Sony Music, Christophe Lameignère préside aussi le SNEP, Syndicat National de l’Edition Phonographique, qui réunit les quatre majors et quantité d’indépendants. Lameignère est aujourd’hui à la manœuvre, avec ses confrères et son Syndicat, pour défendre bec et ongles la cause des producteurs, qu’on diabolise ou qu’on piétine, ou les deux à la fois.
Physique de bagarreur, il ferraille, argumente, boxe, tonne, s’indigne. Et comme tout le monde dans ce métier, essaie de balancer aussi socialement que possible les dépenses avec les revenus. Songeur, il pense aux temps plus joyeux de jadis, à ce marché opulent dans lequel il pouvait davantage rêver à ses artistes et à de nouvelles signatures…"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 13 Janvier 2011

 

 

Voilà une petite info glanée sur FB...  Elle est  donnée par une personne proche. J'ai préparé l'article en attendant confirmation... puis j'ai constaté  que Cédric  du forum a trouvé exactement les mêmes infos...   Bien joué...   Je publie quand même l'article réalisé grâce aux 10 premiers résultats de "google"...

 

 

 

Participeraient à l'album Fred et Stéphane... comme on pouvait s'y attendre... Avoir joué durant une petite année dans cette formation et un clavier... a dû donner des idées à Jean-Louis... On s'attendrait donc à retrouver Denis aussi... Mais apparemment, il est remplacé (peut-être par une question d'agenda) par une grande pointure...  Un bluesman parlant sioux : c'était un musicien pour lui!

 

Il s'agit de Slim Batteux!

 

Sur son myspace, petite bio:

Débute dans la vie professionnelle en tant qu’organiste de Rythm’ and Blues pour Eddy Taylor puis pour Dave and JJ.
Après une incartade dans le monde des bassistes, se tourne vers le métier de choriste-chanteur derrière des artistes comme Eddy Mitchell, Michel Jonasz, Véronique Sanson, Percy Sledge et bien d’autres.
On peut trouver son nom sur des pochettes de disques de gens prestigieux comme Ray Charles, Carlinhos Brown, Gary Christian.
Après la sortie d’un CD de voix A Capella « Les Voix de l’Amérique » (Koka Media), il sort un autre disque chez Origins « Wanna Lowan Ye » en langue Lakota.
On peut aussi l’entendre chanter dans de nombreux clubs avec les groupes « Autour Du Blues », « LiteHouse », « Doctor No », « Desktops », ainsi que dans le spectacle musical « Planet Janis » de Beverly Jo Scott.

Choriste de studio pour :
Johnny Halliday, Sirima, Michel Jonasz, Alain Souchon, Louis Chédid, Jackie Quartz, Herbert Léonard, Sylvie Vartan, Patricia Kaas, Danny Brillant, Carlinhos Brown, Guesh Patti, Vincent Baguian, Dave, Enzo Enzo, Mort Schuman, Ray Charles, Charles Trenet, Pierre Perret, Eddy Mitchell, Gary Christian.

Musicien de studio pour :
Véronique Sanson, Bill Deraime, Louis Chédid, Dick Rivers, Hugues Aufray, François Bernheim, Christopher Stills, Richard Cocciante, Gary Christian, Serah Casperson, Grace Storm, Ray Charles, Axel Bauer, Nilda Fernandez, Johan Asherton, le film « Mita Kola ».

Sur scène ou en tournée avec :
Francis Cabrel, Michel Jonasz, Véronique Sanson, Eddy Mitchell, Florent Pagny, Hugues Aufray, Diane Tell, Patricia Kaas, Bill Deraime, Dick Rivers, Paul Breslin, François Bernheim, Billy Paul, Patrick Juvet, Phil Barney, Percy Sledge, Roch Voisine, Serah Casperson, Grace Storm, Autour Du Blues, Beverly Jo Scott.

 

C'est un chanteur.... et ça serait une sacrée surprise qu'il utilise une voix masculine à côté de la sienne.

 

Voici son site officiel:

http://www.1212.com/a/batteux/slim.html

tracks for: Serah Casperson, Grace Storm, Johnny Hallyday, Sirima, Michel Jonasz, Alain Souchon, Jackie Quartz, Herbert Léonard, Sylvie Vartan, Carlinhos Brown, Guesh Patti, Vincent Baguian, Dave, Enzo Enzo, Mort Schuman, Charles Trenet, Jimy Ironikerd (lead vocal) etc... Dans le etc... , il y a licence IV et ça, c'est trop la classe!

Commercials for
Shell, Marie Brizard, Afflelou, Philtre d'Or...

Original film soundtracks
Les Maitres du Temps, Disney's "Oliver & Compagnie", Rockocorico with Eddy Mitchell,
Mon Père ce Héros, Nikita etc...

Musician


Axel Bauer Nilda Fernandez Johan Asherton

and also : Véronique Sanson, Eddy Mitchell, Bill Deraime, Dick Rivers, Hughes Aufray,
François Bernheim, Christopher Stills, Richard Cocciante, Gary Christian, Ray Charles etc...
Gigs


Francis Cabrel, Michel Jonasz, Véronique Sanson, Eddy Mitchell, Florent Pagny, Hughes Aufray, Diane Tell, Patricia Kaas, Bill Deraime, Dick Rivers, Paul Breslin, François Bernheim, Billy Paul, Patrick Juvet, Phil Barney, Percy Sledge, Roch Voisine and the latest show in Paris titled Autour du Blues with many of the artists named here as well as Jean-Jacques Goldman, Denys Lable and more...
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Je parle Sioux/Lakota
Published by Editions du Rocher (Nuage Rouge)

"Les Sioux ont du sang français dans les veines"

La langue Sioux se compose de trois dialectes :
le Dakota, le Lakota et le Nakota. Le Lakota est le plus répandu.
C'est la deuxième langue amérindienne après le Navajo.

L'alphabet Sioux est le même que le nôtre. Il ne manque que 6 lettres : d,f,q,r,v et x. Ils utilisent des petits signes supplémentaires au-dessus de certaines lettres. Cela change le son.
Les phrases sont composées à l'envers.
Par exemple, si vous dites:'Chaque jour, cette femme va à la ville'
en lakota, ça donne : 'Jour chaque, femme la cette ville vers va'

Au début c'est une gymnastique qui n'est pas facile à apprendre.
L'avantage du lakota c'est qu'il n'y a pas beaucoup de temps. le passé est signalé par un petit mot avant le verbe.

Il faut savoir que tous les Sioux ont du sang français dans les veines.
Tout simplement parce que les Français qui ont peuplé la Louisiane, ont sympathisé avec les Sioux.
Ces derniers les ont bien accueillis parce qu'ils venaient faire du troc. Et non pas leur voler leurs terres.


Propos recueillis par Myriam Rembaut pour le journal Le Quotidien



Je me demande si Stéphane Mikaélian ne serait pas à l'origine de la rencontre entre ce musicien de Vincennes et Jean-Louis Murat.

 

Voici une petite interview:

 

 

http://surlaroute66.free.fr/html/slim%20batteux.htm

 

Slim, par quel biais en es tu venu aux claviers ?
A l'âge de trois ans, ma mère m'avait acheté un petit piano en bois sur lequel j'arrivais à reproduire les sons de ce que j'entendais à la radio. Du coup elle s'est dit : " Ca y est ! Un nouveau Mozart ! ". De ce fait vers l'âge de sept ans j'ai eu droit à mon premier piano. J'ai donc commencé à travailler, à prendre des cours. Cependant à l'époque on ne pouvait travailler que sur du " classique " ce qui m'a un peu dégoûté de l'histoire. De ce fait j'ai effectué quelques " aller-retour ", soit vers la guitare, soit vers la basse ou d'autres instruments un peu plus modernes, disons ….
Cela jusqu'au jour où j'ai entendu un pianiste de blues.
Là, ça a été un premier " tilt ", je me suis donc remis au piano et le deuxième " tilt " c'est quand j'ai entendu ma première note d'orgue Hammond. Là c'était réglé, je me suis dis " Enfin, c'est ça ! ".

Quel type de musique écoutais tu à l'époque ?
J'avais beaucoup de chance car j'habitais dans un petit bled de Picardie près d'une base américaine, mes potes étaient américains. J'allais avec eux (leurs parents travaillaient à la base) écouter la musique américaine de l'époque.
De ce fait nous étions au courant, bien à l'avance, de tout ce qui allait marcher en France. Dès qu'une vedette française reprenait une chanson, nous nous la connaissions déjà depuis longtemps mais interprétée par le créateur original.
C'était vraiment un " bon coin " et une bonne époque pour la musique.

Tu nous disais que la découverte l'orgue Hammond avait été un grand frisson pour toi, quels sont les artistes qui ont eu le plus d'influence dans ce style en ce qui te concerne ?
Billy Preston déjà, pour moi c'est un " dieu vivant " en ce qui concerne l'orgue Hammond, avec tous les changements de sons et puis le style ! Beaucoup plus tard j'ai connu Eddie Louis qui pour moi aussi est un " dieu vivant " et qui a une technicité incroyable et un excellent feeling. Ce sont vraiment mes deux instrumentistes préférés !

Le chant est-il venu naturellement par la suite, l'as tu beaucoup travaillé ?
C'est venu petit à petit car j'ai commencé sur le tas.
Je me suis forgé ma propre technique. On m'a proposé un jour de donner des cours dans une école et depuis je prends des cours tout en les donnant. Cela fait trois ans et me fait un bien énorme. Aujourd'hui, je me dis que c'est bien dommage d'avoir attendu si longtemps pour bien travailler ma voix.
J'ai quand même apporté à l'école le fait d'être le seul professeur qui soit aussi dans la vie active. Les autres ont tous les diplômes mais n'ont pas forcément d'expérience de la scène. Les responsables de l'établissement voulaient quelqu'un du " cru " qui puisse donner une autre vision et un autre enseignement aux élèves.

Quand a eu lieu pour toi le grand " top départ " professionnel ?
C'était en 1969 avec un groupe de rythm and blues américain qui s'appelait Dave & JJ, cela a duré jusqu'à ce que les flics me retrouvent car je n'étais pas parti à l'armée. On m'a donc embarqué de force en Allemagne….
Bef, ce groupe est vraiment celui qui m'a mis le pied à l'étrier.

Par la suite, quelles ont été tes rencontres les plus marquantes ?
Peut être Percy Sledge avec qui j'ai tourné un petit peu en France il n'y a pas très longtemps d'ailleurs.
Je ne parle pas de tous les artistes français que j'ai pu accompagner qui sont toujours des gens que j'aime beaucoup, enfin pour la plupart….
Il y a aussi Beverly Jo Scott que j'ai rencontré lors de l'aventure " Autour du blues " (2 albums et DVD édités par le label CREON, Nda). J'ai eu la chance de faire un duo avec elle sur l'album, ce qui a donné le point de départ de cette " association " avec " Planet Janis " (voir interview de Beverly Jo Scott sur ce même site, Nda) dans un premier temps, puis avec son propre groupe dans un second temps.
Sinon j'ai manqué de rencontrer Ray Charles pour lequel j'ai collaboré sur un album (sur le morceau " Imagine " de John Lennon, Nda), c'est une rencontre manquée que j'aurai bien voulu faire….

Lors de cette session l'as tu accompagné à l'orgue ou aux chœurs ?
C'était sur les deux.

J'aimerai également parler de ton amour pour le peuple et la culture sioux, tu es notamment l'auteur d'un ouvrage " Comment parler le sioux " (éditions du Rocher, Nda), comment cette passion t'es-elle venue ?
Cela vient de toujours !
Je crois que l'on est tous dans le même cas en Europe de toute façon. Nous sommes beaucoup réceptif à ce peuple. Ce qui m'intéressait c'était d'aller un peu plus loin dans ce qu'est l'art indien, j'ai par exemple travaillé les perles et les piquants de porc épic. Pour moi ce n'était pas assez, j'ai donc appris la langue. Mon anglais étant plus que bon, en raison de mon enfance passée en partie dans les bases américaines, j'ai donc pu lire tous les bouquins en anglais sur les sioux. Un jour j'ai rencontré un sioux qui est resté un an à Paris, nous sommes devenus très amis. Un jour je suis parti avec lui, depuis je connais toute sa famille, j'y vais très souvent etc…
J'étais également dans une association et parlant un peu le sioux je me suis dis : " Pourquoi ne pas en faire profiter les gens ". J'ai donc fait des cours avec cassettes pour les membres. Cela jusqu'à ce que Olivier Delavaux des éditions du Rocher me propose de mettre tout cela noir sur blanc.
Le livre a été édité il y a 6-7 ans, depuis j'ai réalisé un CD audio qui va avec.
En ce moment je travaille sur une comédie musicale sur les sioux. Je travaille avec Michel Gaucher, le saxophoniste d'Eddy Mitchell. Ce projet est prévu pour l'année prochaine, bref je baigne dans les plumes.

C'est un projet qui sera assez lourd, peux tu nous en dire plus sur la structure que vous pensez mettre en place ?
Ce sera sous chapiteau genre 2000-3000 places, il y aura des chevaux, la scène sera à 180 degrés, il y aura une exposition à côté qui fera partie de l'entrée du grand tipi. Il y aura aussi un village indien où on pourra retrouver une exposition d'art contemporain, ainsi que probablement une expo photos pour retracer l'histoire du peuple sioux pour que les gens qui viennent voir le spectacle passent par un petit tunnel avec plein de choses à découvrir. Nous essayerons de naviguer un peu partout dans l'Europe francophone. Il y aura de vrais indiens avec nous….
On croise les doigts, nous sommes en train de faire les castings, nous sommes en bon chemin.

Tu nous parlais de Michel Gaucher, gardes-tu souvent des rapports avec les musiciens que tu rencontres au fil des tournées et sessions d'enregistrement ?
Oui, de surcroît avec Michel nous avons un groupe ensemble….
Nous avons aussi joués ensemble chez Eddy Mitchell ainsi qu'avec Chance Orchestra. Il s'occupe d'une péniche qui s'appelle le Mélodie Blues à Paris dont il est le programmateur.

Que penses tu de la situation du blues aujourd'hui, toi qui aimes tant cette musique ?
Je pense que le blues ne se porte pas si mal que ça.
C'est plutôt mieux, petit à petit, on retrouve des endroits pour jouer. Je suis d'avantage confiant aujourd'hui.

On te retrouve actuellement avec Beverly Jo Scott, que peux tu nous dire sur elle ?
Je suis enchanté qu'elle m'ait proposé d'être avec elle car je crois que c'est ma chanteuse préférée actuellement. C'est un énorme plaisir pour moi.

Outre la comédie musicale sur les sioux, as-tu d'autres projets que tu souhaiterais concrétiser ?
Me débarrasser de tous les huissiers qui viennent me relancer, ce serait pas mal !
Sinon j'aimerai faire un album et plein d'autres choses mais je ne me plains pas.

Tu as accompagné pléthore d'artistes, as tu une idée du nombre d'enregistrements sur lesquels tu figures ?
Non, absolument pas. De temps en temps je reçois un album et me dis : " Tiens c'est vrai j'ai joué là dessus ! " (Rires).

Aurais-tu quelque chose à ajouter en conclusion ?
J'espère qu'il y aura toujours un public pour venir voir des vieux bluesmen (rires).

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 12 Janvier 2011

 

Un petit titre paru sur une compilation "DIGNITY" en 2002  (vendue pour Reporters sans frontières)  ressorti du placard par Omblemor sur youtube.

 

(http://www.priceminister.com/offer/buy/61916440/Dignity-Reporters-Sans-Frontieres---Inclus-Indochine-Road-To-Nowhere-Jean-Louis-Murat-Ophelia-15-Titres-Cassettes-Mini-disques-Laser-disques.html)

 

 

Sur Wikipédia, je vois que c'est un titre issu des sessions de Mustango.  La fin est assez intéressante...  et rappelle son chant en concert.

 

Ophélia http://murattextes.chez.com/participations.htm#ophelia

 

On dit que s'en vont
les rires et les je t'aime
que c'est naturel
que ceux qui vivront
d'amour et de pardon
auront toujours raison

Si le temps nous sépare
éloigne le fruit gâté
le citron de la rhubarbe
qui peut bien décider ?

Route pavée de pluie
noyée comme est le lit
le lit de la rivière
Que la mélodie
d'un frisson nous emporte
au loin nous déporte

Que le fond des choses est doux
est doux comme un satin
quand la rosée y dépose
ton odeur de jasmin

Que la mélodie
creuse creuse son lit
comme creuse la rivière
Redonne vie
à l'étoile sanguine
au grand mystère

Dans le grand funiculaire
sous terre, je descends
pour voir au fond des choses
si ressurgit le temps

 

Les références à la rivière et à l'eau peuvent faire penser à l'
Ophélie de Rimbaud...

 

 

RIMBAUD

Ophélie

I

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles ...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir;
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile:
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or.

I

O pâle Ophélia! belle comme la neige!
Oui, tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norwège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté;

C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits;
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits;

C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux!

Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton oeil bleu!

III

- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

 

Arthur Rimbaud (1854 - 1891), Poésies (1895), Ophélie (1870).

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques