Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié le 11 Juin 2012

 

Ah!   Matthieu, notre Dan no-Rather de Clermont,   va être content... Il attendait des réactions au texte qu'il nous a fait passer, notamment afin que ce travail scientifique soit poursuivi par d'autres. Et bien,  voilà une réponse,  qui m'est parvenue selon un chemin étrange semé d'embuches informatiques... Par contre, elle est assez violente:  toute grande avancée scientifique suscite de l'agressivité...  Fidèle à ma ligne éditoriale, celle de ne pas rejeter la polémique a priori, surtout quand l'élaboration de l'Histoire est en jeu; je vous la livre donc telle quelle... même si certains aspects très pointus ne concernent que les plus émérites des exégètes (il conviendrait d'ailleurs de se reporter en premier lieu au texte initial de Matthieu avant de lire ce commentaire).

 

 

J'ai communiqué en exclusivité il y a deux jours ce texte au Professeur Matthieu Machinchosovitch afin qu'il puisse exercer un droit de réponse devant ce texte le mettant en cause. Je vous livre donc son courrier également. Celui-ci  est marqué d'une volonté d'apaisement et de synthèse que n'aurait pas renié F. Hollande. Je suis bien sûr sur le coup pour vous tenir informé de tous les prolongements éventuels.

 

 

 -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

REPONSE  à M. La Laurence Ferrari de Surjeanlouismurat.

 

Par Charles Antoine De Truckheim, Docteur  (Moutarde, au cluedo), sommité,

- Président honoraire  du G.A.S.P. - H.E.M.U.LH.S.  ( Groupe D'Analyse Sémiologique et Phililologique des HAUTES ETUDES MURATIENNES DE l'UNIVERSITE LIBRE DU HAUT SANCY, fondé le 10/06/2012 par son seul et unique membre actif -sous le haut-parrainage scientifique des Frères Bodganoff, Elizabeth Tessier et du doctor honoris causa de l'Université de Liège Dominique SK-),

 - Membre de l'association Charles Dawson et Teilhard de Chardin (d'Orcines),  pour la vérité scientifique.

- Dépositaire du brevet de l'hélicoptère reniflant le gaz de schiste,

- Chorégraphe des RANCHERAS : groupe folklorique féministe reprenant les plus grandes chansons des rancheros en patois auvergnat du 14e siècle. 

- ... J'en passe et des meilleurs.

 

 

 

            La publication de votre article dans la revue BachAnnales de la Géographie Muratienne,  a dû se faire retourner Paul Vidal de la Blache dans sa tombe.

"Le tableau" dressé est une tentative évidente de marcher sur ses pas... de barbu... mais vous n'arrivez à vous dresser qu'à la hauteur de la probité scientifique d'un Lorànt Deutsh et ses poils clairsemés.  Tentative évidente disais-je mais néanmoins couronnée d'insuccès tant l'exhaustivité en la matière est comparable à une course vaine pour atteindre une impossible étoile (oui, j'adore le style unique de  Frédéric Mitterrand). 

 

            Car, oui, disons le tout-net, sans circonvolutions, et chichis, chouchous, chocolats glacés, le terme muratien  est absolument trop flou et vague comme base de monographie... légèreté d'analyse que l'on pouvait déceler de suite sur vos propos sur  le groucho-marxisme dont vous vous revendiquez pourtant et que vous traitez par dessus les poils de la barbe...en refusant toute dialectique (et contradicteurs). 

             J'en prends pour preuve ce constat fondateur de Groucho: Je ne veux certainement pas faire partie d’un club qui m’accepterait pour membre»... et voilà donc pourquoi cela doit vous gratter quelque part en accédant par l'ensemble de votre collaboration à Surjeanlouismurat   à la gold's VIP mustango's card de diamant  des muratiens rejoignant ainsi  Laurent, Marc, Manu, Didier, Five... Qui plus est, vous énumérez des noms de soit-disant scientifiques mais qu'on ne connait même pas au bataillon  Erhard Friedberg, Erving Goffman, Vilfredo Pareto, Talcott Parsons- ,  en oubliant (à moins qu'il s'agisse d'une vraie malhonnêteté),  de citer The Capitain Samouraï Flower, le penseur ultime en la matière, avec  ses mots indépassables qui l’élèvent à la hauteur de l'autre Pascal*:  "Mais qui peut dire je t'aime donc je suis Si j'existe  J'existe   C'est d'être fan".

             

* "à la hauteur de l'autre Pascal"... non pas tout à fait...un peu plus haut!!  En effet, Blaise Pascal, bien que Clermontois (ou est-ce plutôt une explication...)  a dit beaucoup de sottises : "c'est une maladie naturelle à l'homme de croire qu'il détient la vérité"... Je ne suis moi, nullement malade! Et suis donc dans l'obligation morale de vous la délivrer, la mala.. euh, la vérité.

 

 

 

             Je ne reprendrais pas l'ensemble de vos a-peu-près approximatifs et de vos raccourcis erronément imprécis,  car l'ensemble  d'une étude sera publiée prochainement aux éditions PUF Le Chien, collection "que suis-je, ou  vais-je, dans quel état j'erre", et me contenterai juste de quelques remarques (sourcées, moi!)  en étant fidèle à ma méthode inspirée de Jean-Louis Murat et de sa règle des 3 T : du Travail, de la Technique, du Trabisme.

 

 

            En tout premier lieu, d'un strict point de vue historique, vous omettez d'évoquer  ceux sans qui il n'y aurait pas eu de muratiens peut-être  :  les Bergheaud'homo veritas...qu'on trouve du côté du Sancy. Peut-être pouvons-nous trouver  parmi ceux-là les plus fanatiques, même si les plus anciens (les Bercailssiens)  disent : "que poud co faî  ce que  faî le Brenoï à Paris? en de que co m'eimaià?".     Certains de ceux-là s'intéressent pourtant à sa musique : c'est la sous famille des cornetto-bergheaudiens, qui rêvent d'un album "Jean-Louis Murat reprend Maurice André". En effet, eux sont restés scotchés par sa prestation du 8 juillet  66 , à 14 ans,   à Égliseneuve-d'Entraigues, pour la Fête patronale des Sept Frères, au sein de la fanfare.  Il jouait à ce moment-là du cornet à piston. Ceux qui tenaient la buvette disent que c'est ce jour-là  la première fois qu'il s'en est mis dans le cornet...  mais on ne peut pas  dire qu'il  a bénéficié par la suite de sa carrière, de piston. Par contre, nous sommes en mesure de révèler qu'un patissier cornetto-bergheaudiens, troublé par l'événement a cette nuit-là, une fois rentré dans sa bonne ville de Murat, souhaité rendre hommage à ce petit Jean-Louis... et créé le désormais fameux "Cornet de Murat". On peut penser que "petit patissier", écrit pour marie Möör est un hommage à cet inconnu. 

 

 

 

            Vous évoquez les munos-audigieristes, mais pas un mot sur leur relation un peu étrange avec les muratiens deLauristes... 

             Comme les Jacques Doloristes (oui, rappelez-vous!), ils ne font pas beaucoup de bruits et pourraient d'ailleurs  ne jamais en faire beaucoup plus: l'extermination (ils étaient certes peu nombreux, et l'histoire officielle les a même oublié)  des Lennoniens yokoonistes et des Maccartney-lindanonistes les ont fait choisir une voie discrète...  sauf quand il s'agit de défendre le fait que  "Murat Outdoor" est à ranger, dans les grands films rocks,  aux côtés de "Dig!", "Don’t Look Back", "The Last Waltz", "Gimme Shelter"... et "spinal tap" disent les Murat audigieristes. Le fait est que ces deux catégories sont fermement haïes par une autre constituée que de personnes du sexe féminin  : les niclo-muratiens (communément appelé:saint-nicolas muratiens)  qui n'ont jamais autant aimé Murat que dans son rôle de Jésus Christ superstar...  :

murat-tournee-venus.jpg

  ...C'est-à-dire dans sa période célibataire... Cette catégorie n'en est d'ailleurs pas réellement une... Il s'agit d'un aréopage d'individualités auto persuadés que "le chanteur aux yeux bleus ne chante rien que pour moi, et uniquement pour moi"... même si elles ne l'avoueront jamais.   Cela peut expliquer pourquoi "l'infidèle" est souvent jugée comme une des meilleurs chansons de JLM.

 

 


                  Dans la catégorie des muratiens-gynophiles (les mugynos) ,  des omissions encore de votre part:

- Vous n'avez pas indiqué les "MuratmadinChina" né au moment de  Lilith mais qui ont tous disparus de la circulation depuis la réapparition de China Moses sur le plateau du Grand Journal.

- les "jaimelephotographiles" qui  militent pour que l'ensemble des duos et des choeurs des albums de Murat soit réenregistrés avec celle qui a chanté sur "Cartier-Bresson". 

- Enfin, il faut noter l'absence de "carlamuratiens"...  ce qui permet de constater que les muratiens sont sans doute très attachés à la qualité de la voix... 

 

                  Dans la partie "muratiens écartelés", vous n'évoquez pas non plus:

- Les  muratiens giscardistes qui pensent que Vulcania et Murat sont les deux mamelles de l’Auvergne. Ils ont un  rituel  de vénération étrange qui est de jouer, tous les 10 mai que Dieu fait, "les jours du jaguar", à l'accordéon sur la place de Chamalières, avec une cuillère en argent dans la bouche,  et en faisant appel aux dons afin de financer une particule à M. Bergheaud.

 

- Plus nombreux sont les   muro-josébovistes, ils préfère le rock fort et les z'eux bleus d'auvergne, et organisent des manif pour démonter des offices de tourisme dans le Sancy et le fauchage de touristes génétiquement dégénérés. 

 

- On trouve enfin des muratiens féministes, tendance sado-maso naturellement.

 

                 D'autres groupes sont remarquables:

- Les  muranivores  ne mangent qu'une fois par jour... au petit déjeuner.. et ça suffit pour la journée,    des platées d'aligots aux tabasco,

- Les Muro-z'eaufraichistes ont tous disparus, morts de soif: Ils attendaient que l'amour  passe pour être désaltérés.  

- Les Mariemyriamuratiens, ou les internationalistes des Abbabamuratiens,  qui souhaitent que Murat représentent la France à l'Eurovision, avec un costume d'ours à paillettes,

- Les national7ophiles, qui ne prennent pas l'A7 pour filer dans le sud... juste pour pouvoir dire, dans le Vaucluse,  "tiens, vlà, Vaison.. la Romaine".

- Le cercle très fermé des inter-viousetmuratiens... Ils sont connus, ils font de la musique et n'hésitent pas à dire qu'ils aiment Murat qui lui n'aime aucune personne connue qui fait de la musique (officiellement). 

 

 

SAM 3049

 

              J'en arrive à la partie la plus choquante de votre discours, qui révèle votre philosophie totalitaire et eugéniste, antifrançaise et communistement raciste et carrément négationniste... quand elle en appelle à l'extermination des Muratiens Gérardolâtres, autrement dit des admirateurs de Manset... parmi lesquels on compte pourtant Marie A., Y. Bigot, Surjeanlouismurat.com et Bruno B (Ce dernier est d'ailleurs une catégorie de muratien sui generis, celle des "mu-Jean-louisécritdeschansonspourmoietj'ail'intégrale-nanananana!". Elle fait bien sûr des envieux).

              Je sais très bien que vous viserez ensuite les barilo-muratiens, fervents de Florent (Marchet),  qui pourtant démontre une volonté d'assimilation sans faille... notamment au vu de  ses différentes covers de Murat... même si celle de "suicidez-vous" frôlait certes l'outrage à la nation.

              Vos propos inspirés sans doute par un goût douteux sont totalement incompréhensibles.. alors même que vous n'envisagez aucune mesure contre les munos-gentlemen-Farmer... qui sont eux un fléau nettement plus terrible pour l'humanité muratienne.

 

 

               Enfin, Monsieur, je réfute totalement  l'existence des catégories des Muratiens obsessionnels, des Muratiens mythomanes,  comme  celle des Muratiens Moyennement Objectifs (MMO)... "MMO, beaucoup de blabla, beaucoup de tracas"... car être muratien, c'est exercer son oeil critique... et personne ne peut contester l'inégalable talent de l'auvergnat, au moins dans le monde, si ce n'est en France... ou en Auvergne, et au pire à Orcival... et certainement supérieur aux personnes  que vous citez (des certains Pablo Picaso et Bob Dilan) et qui ne sont jamais apparus au TOP 50 eux!!      D'ailleurs, sachez, Monsieur : 

 

- qu'on comprend bien pourquoi  "Mlle Personne" n'est jamais sorti en salles en voyant sa fin, car filmer Murat complétement  nu au ralenti sur la plage faire l'amour avec...  Romain Duris, alors qu'il laisse filer Elodie Bouchez avec le bassiste, on n'y croit pas un instant  (oui, avec le bassiste! -abracadabrantesque, le bassiste!!!!- ;  j'ai d'ailleurs effacé la K7 car j'avais un LE MANS-SEDAN à enregistrer) ;   

- que si j'ai raté la rencontre avec Nicholson, c'est que ce dernier m'avait demandé d'aller chercher chez ses tongs à l'hotel,  

- que la plus belle chanson jamais écrite pour Johnny est "j'ai fait la guerre à l'agneau", 

- et que Jean-Louis Trintignant n'a jamais été meilleur que dans  "les prose du transsibérien",

- et que je regrette d'avoir donné l'exemplaire unique du CD  "vous les femmes" à un SDF, un jour de grande bonté...

- même si globalement, on a tord de trop fantasmer sur le contenu de la malle du grenier : il y a beaucoup de  redites globalement... et les essais de Jean-Louis de reprendre des vieux blues des années 30 en patois sont vraiment anecdotiques.

 

Je ne vous salue pas.

 

NB:  Ginette Ramade était vraiment une salope.

 NB1 : Je réfute bien sûr la soi-disante expansion des "muratiens-pierrotistes"... à moins que vous ayez vous-même un peu grossi.

NB2 :  Votre estimation des effectifs muratiens est totalement fantaisiste, car la population mondiale est de  7 milliards d'individus dans le monde... Et il semble qu'un certain nombre de ses  personnes ignorent justes qu'elles sont muratiennes* ... alors qu'il suffit sans doute pour l'être d'être ému par du pollen dans l'air, un lever de soleil, du vent dans un champ de céréales, intrigué de l’altérité de l'autre sexe et questionné par son soi... entre autres choses.   *l'impossibilité de Murat de mener à terme ses "projets" que l'on pourrait qualifier de "Word" (Inde, Egypte, Canada) n'a pas favorisé une éclosion mondiale.

NB3 : On vient d'apprendre que MANSET vient de signer pour deux albums sur un label de WARNER!

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

DROIT DE REPONSE:

 

                Cher confrère,

     Tout d'abord, pardonnez-moi de ne pas vous avoir répondu plus tôt, mais mes équipes et moi-même avons pour habitude de laisser reposer nos cerveaux le dimanche, car ils sont en ébullition le reste de la semaine.

     Malgré l'évidente hostilité, sans doute inspirée par la jalousie, que vous semblez me porter, sachez que j'ai pris connaissance avec beaucoup d'intérêt de votre article qui s'inscrit, que vous le vouliez ou non, dans le sillage de l'enquête ambitieuse que les équipes du L.A.T.C.A. ont menée dernièrement. Je ne vais pas ici me lancer dans une analyse détaillée de votre étude, je le ferai éventuellement un jour dans le cadre plus institututionnel de la revue BachAnnales de la Géographie Muratienne, mais permettez-moi quand même de vous faire part de quelques observations :

- je reconnais bien volontiers le caractère trop flou de la catégorie de "muratien" et apprécie d'autant plus vos efforts pour en affiner les contours.

- je trouve que votre référence au Capitain Samouraï Flower est la bienvenue et que le rapprochement que vous opérez avec "l'autre Pascal" est d'une grande pertinence sur le plan socio-épistémologique.
- j'ai découvert avec un réel plaisir ces nouvelles sous-catégories de muratiens - j'emploie encore le terme, faute de mieux - que votre article met en lumière et notamment celles des niclo-muratiens, des muratiens giscardistes, des national7ophiles et des mu-Jean-louisécritdeschansonspourmoietj'ail'intégrale-nanananana! - à côté de laquelle je m'en veux d'être passé.
- j'ai également apprécié votre tentative d'exhaustivisation du courant des mugynos.
- j'ai relevé avec beaucoup d'émotion la mention que vous faites de la Fête patronale d'Egliseneuve-d'Entraigues de 1966, même si je connais un témoin de l'époque qui m'affirme qu'elle s'est tenu cette année-là le 9 juillet et non le 8. 

     Enfin, je terminerai par quelques critiques moins élogieuses, mais dictées par le désir, qui vous anime aussi, j'en suis persuadé, en dépit de votre mauvais caractère, de faire avancer la science :

- je ne vois pas ce qui vous semble invraisemblable dans l'idée que JLM puisse ressentir une attirance allant au-delà du platonique à l'égard de l'acteur Romain Duris. Sachez que si ce jeune homme venait à passer par mon domicile, il ne dormirait pas dans la baignoire.
- à ma connaissance et contrairement à ce que suggèrent vos insinuations malveillantes, Jack Nicholson n'a jamais porté de tongs.
- enfin, j'ai le regret de devoir exprimer ici mon profond désaccord avec le jugement que vous portez sur Mme Ginette Ramade. Entendons-nous bien, je parle de la vraie Ginette Ramade, celle qui est évoquée dans mon article et non de celle de la chanson. Il me semble que cette jeune fille qui, à l'âge de dix ou onze ans, a accepté de sortir avec ce garçon probablement frustré, immature et boutonneux, allant jusqu'à lui dévoiler sa poitrine pour lui offrir l'une de ces visions enchantées qui l'aura sans nul doute marqué ad vitam aeternam, il me semble, disais-je, que cette jeune fille n'a rien d'une "salope". Si l'on devait absolument la faire entrer dans une case - mais est-ce bien nécessaire ? - je crois qu'il conviendrait plutôt de la ranger dans la catégorie des "filles faciles", telle qu l'a si bien décrite le grand sociologue-troubadour Jean-Jacques Goldman (cf. sa chanson qui porte ce titre). Je crois que ce terme de "salope" que vous employez, par son manque de scientificité et son caractère approximatif, ternit sur la fin un article qui est, au demeurant, fort stimulant pour le chercheur que je suis et qui le sera j'en suis sûr pour l'ensemble de la communauté scientifique quand elle en aura pris connaissance.

     Je vous encourage donc vivement à publier votre précieuse contribution.

     Soyez assuré du soutien de l'ensemble des membres du L.A.T.C.A. dans la poursuite de vos recherches et, à titre personnel, de mon estime confraternelle.

     Cordialement,

                                                                                                                                     Pr. M. LEWANDOVSKINOVICH. 

           

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 11 Juin 2012

 

Notre correspondant permanent - bénévole in Clermont City  Matthieu vient d'être libéré par les forces FARCes... et il est en pleine forme... Il a tiré profit de sa retraite forcée pour se lancer dans une grande analyse pataphysique très étayée... et je suis très jaloux de cette "somme" qu'il nous livre ce soir... même si j'aurais dit certaines choses différemment... Bravo Matthieu et merci!

 

 

 

 

 Muratiens – tendance Groucho

 

 On se souvient qu'il y a quelques décennies, certains se définissaient comme des marxistes tendance Groucho, ce qui était une manière pour eux de signifier qu'à l'intérieur de la vaste galaxie des marxistes, ils se revendiquaient plus de Groucho Marx que de Karl. Mais le grand public sait peut-être moins qu'il existe également au sein de l'univers muratien un très grand nombre de tendances et de sous-tendances. Alors qu'aura lieu dans quelques jours le rassemblement annuel des muratiens tendance kolokiste, nous avons voulu essayer, dans l'étude sociologique qui suit, de dresser un panorama des multiples courants qui composent et irriguent la sphère muratienne. Dans cette optique, nous nous sommes appuyés sur les travaux des plus grands chercheurs – Erhard Friedberg, Erving Goffman, Vilfredo Pareto, Talcott Parsons, entre autres – afin de garantir à cette étude un caractère scientifique incontestable. Par conséquent, elle ne saurait souffrir aucune critique.

 

   Nous n'étudierons pas ici la catégorie des muratiens appelés les dolos, car elle est déjà fort célèbre. Les dolos sont des cinglés, des frappadingues, des brindezingues, des déglingos. Ils mangent Murat, boivent Murat, s'habillent Murat et pensent à lui jour et nuit. Il n'y a pas à en dire beaucoup plus, tout le monde les connaît.

    Intéressons-nous plutôt, pour commencer, à une catégorie moins illustre, mais qui compte de nombreux membres, celle des muratiens-nostalgiques (les munos). Les munos se divisent en différentes sous-catégories selon l'ancienneté de leur point de fixation. Il y a ainsi les munos-claristes, qui pensent que JLM n'a pas fait un concert potable depuis celui qu'il a donné avec Clara le 21 avril 1979, à Riom (63) ; les munos dits de 1981, qui estiment que la meilleure chanson jamais écrite par Murat reste « La débâcle » ; les munos-audigieristes pour qui JLM a perdu toute son inspiration le jour où Marie Audigier l'a quitté ; les munos-clavaizolliens qui estiment que JLM n'aurait jamais dû se séparer de Denis Clavaizolle et de ses claviers magiques ; enfin, les munos-pénultièmistes, qui trouvent toujours le dernier album de Murat « pas mal, mais quand même moins bon que le précédent ». Moins intégristes, les munos-gentlemen-Farmer continuent, vingt ans après, à écouter au moins une fois par semaine le titre « Regrets », tandis que les munos-sentimentalistes s'obstinent à adorer « Sentiment nouveau » malgré tout le mal qu'en a dit son auteur.

 1991 Regrets 45t promo verso

 

   Passons à une famille qui n'a rien à voir avec la précédente, celle des muratiens-moyennement-objectifs (les MMO). Cette catégorie comporte trois grands courants : les MMO-scribouillards, qui trouvent que les paroles de l'album Charles et Léo sont « sympas », mais préfèrent tout de même quand JLM écrit ses propres textes ; les MMO-barbouilleurs, qui pensent que la peinture de JLM vaut largement celle de Picasso ; enfin, les MMO-musicos, qui ne comprennent pas pourquoi JLM voue une telle admiration à Bob Dylan, alors qu'en toute logique, c'est Dylan qui devrait vénérer Murat.

    Approchons-nous à présent de groupes de muratiens qui relèvent tous plus ou moins de la psychiatrie. Les effectifs des muratiens-mythomanes (les mumythos) sont assez fournis. On peut en effet croiser au hasard des concerts de JLM  le mumythos tendance Shining, qui prétend qu'il était présent le jour où Murat a rencontré Jack Nicholson ; le mumythos-irrégulier, qui affirme détenir une cassette audio sur laquelle on entend Jeanne Moreau chanter « L'irrégulière » ; le mumythos-personnaliste, qui clame haut et fort qu'il a vu le film de Pascale Bailly, Mademoiselle Personne, que c'est une œuvre à placer quelque part entre Le cuirassé Potemkine et Citizen Kane dans l'histoire du cinéma, mais  qui, étrangement, est incapable de pitcher ce film quand on lui demande de quoi il parle ; le mumythos-puciste, lui, explique le plus sérieusement du monde que c'est son beau-frère Marcel qui a vendu deux recueils de poèmes d'Antoinette Deshoulières à Murat, aux puces de Clermont-Ferrand, dans les années 90, alors que le mumythos-ramadien, de son côté, vous racontera qu'il a bien connu Ginette Ramade, puisqu'il est sorti avec elle quand il était en CM2 et qu'elle avait même accepté, à l'époque, de lui montrer ses seins...

     Guère éloignés des mumythos, les muratiens-gynophiles (les mugynos) sont un peu plus torturés. Leur point commun est d'avoir été durablement marqué par l'une des chanteuses avec qui JLM a travaillé. Signalons simplement les mugynos-jenniferomanes, qui rêvent chaque nuit que Jennifer Charles vient leur murmurer à l'oreille « Bang, bang, bang, you shot my heart » et qui se réveillent alors en sueur, dépités de constater que ce n'était qu'un songe. Il leur est dès lors impossible de se rendormir et il ne leur reste plus qu'à adopter une position fœtale, en suçant leur pouce, jusqu'au petit matin. Moins perturbés, les mugynos-camillomanes attendent simplement que JLM refasse un duo avec Camille, mais les plus atteints d'entre eux espèrent que les deux artistes finiront un jour par quitter leurs conjoints respectifs, par se marier et par faire des enfants. Lucides, ils savent que leur rêve a peu de chances de se réaliser. Les mugynos-morganomanes quant à eux désirent secrètement que Morgane Imbeaud leur fouette le postérieur avec une ceinture de cuir, tout en leur chantant « L'héautontimorouménos ».

    Non moins détraqués, mais plus discrets que les précédents, on trouve la petite famille des muratiens-obsessionnels (les muratobs). On citera par exemple le cas de ce muratobs qui à chaque réveillon qu'il organisait pour ses amis, prenait un malin plaisir, sur les coups de 23h15, à interrompre « Le Gambadou » de Patrick Sébastien pour passer à la place « La surnage dans les tourbillons d'un steamer ». Au fil des ans, ce garçon a perdu tous ses amis et passe désormais ses soirées du Nouvel an tout seul. Comment ne pas évoquer également cet autre muratobs qui se réveille chaque matin en écoutant « Le revolver nommé désir ». Pourquoi ? Comme ça, pour se mettre en forme. Enfin, ayons une pensée émue pour Félix, qui pendant six ans, tous les 2 février, prenait une journée de congé, s'enfermait chez lui avec des bougies et écoutait en boucle pendant vingt-quatre heures « Peu me chaut ». La dernière année, une bougie est tombée, la maison a brûlé et Félix est mort carbonisé.dessin

     On rencontre encore parmi les muratiens le sympathique groupe des imaginatifs : on y trouve ceux qui sont persuadés que si JLM critique les Enfoirés, c'est parce qu'il est frustré de ne pouvoir chanter avec Mimie Mathy ; ceux qui affirment que JLM peste contre Internet uniquement parce qu'il aurait été le premier à imaginer le concept de Facebook, il y a quinze ans, alors qu'il était en train de couper du bois derrière sa maison, à Douharesse et qu'il serait dégoûté de s'être fait doubler par Mark Zuckerberg ; ceux, enfin, qui cherchent désespérément une contrepèterie dans la phrase « Le cours ordinaire des choses me va comme un incendie ».cd promo comme un incendie

  Un mot, pour terminer, sur les muratiens-éclectiques, qui se divisent en deux principaux courants : celui des séchanocompatibles, qui apprécient Murat et Renaud et voudraient que l'auteur d'« Au mont Sans-souci » et celui de « Mistral gagnant » s'asseyent sur un banc pour partager ensemble leurs souvenirs d'enfance, en mangeant des roudoudous et des cocos bohères ;                                                                                                                      Baptiste Vignol BV

 

celui, plus modeste, des gérardolâtres, qui regroupe tous ceux qui aiment à la fois JLM et Gérard Manset. Dans un futur proche, lorsque Manuel Valls aura bien pris ses marques au ministère de l'Intérieur, il est prévu que les gérardolâtres soient systématiquement abattus, sans tir de sommation, afin de protéger le reste de la population d'une éventuelle contamination.

 !B,Btv!w!2k~$(KGrHgoH-CYEjlLl9odTBKpkjybZ9!~~ 35

 

 

    Après ce passage en revue des groupes majeurs de la galaxie muratienne, survolons rapidement quelques catégories plus petites par leur taille, mais dont les membres sont souvent attachants :

- les muratiens-pietistes militent pour qu'une statue de Christophe Pie soit érigée sur la place de Jaude (à Clermont-Ferrand), à côté de celle de Vercingétorix, pour services rendus à la musique locale ; leurs proches cousins, les muratiens-bonnefontistes, sont convaincus qu'Alain Bonnefont est le grand génie méconnu de la chanson française.16264 102502186434598 100000244518913 65500 3012214 nPie batterie

- les muratiens-suicidés sont ceux qui ont mis fin à leurs jours après avoir entendu « Suicidez-vous le peuple est mort » à la radio, durant l'été 1981. Ils ont donc été des muratiens à la fois précoces et très éphémères.

- les muratiens-rancheristes ne connaissent JLM que sous le nom de Mornac et ignorent généralement qu'il mène, en parallèle des Rancheros, une petite carrière en solo.

- les muratiens-francs-Masson comparent volontiers le cinéma de Laetita Masson avec celui de Stanley Kubrick, non sans manquer de rappeler que Barry Lyndon reste tout de même un cran en-dessous de La repentie.

- les muratiens-cuniculteurs adorent quand JLM se déguise en lapin et court dans la campagne en racontant n'importe quoi.

- les muratiens-dérangés-du-gilet ne vont aux concerts de JLM que pour observer et prendre en photo le gilet de Stéphane Reynaud. Généralement, ils achètent un modèle identique au sien dès le lendemain. L'un de ces muratiens possède à ce jour 143 pièces (rappelons pour mémoire que le batteur de Murat possède, lui, dans sa garde-robe, 2500 gilets).

- les muratiens-jocelynistes sont ceux qui n'osent pas approcher du stand de Jocelyne, à la sortie des concerts de JLM, car ils sont secrètement amoureux d'elle. Si vous apercevez l'un d'eux, à la fin d'un concert, les yeux baissés vers ses chaussures, les tempes légèrement humides, les mains tremblantes, ne vous moquez pas de lui : cet homme souffre en silence.

    Dans les prochains mois, l'U.M.P. risque de se déchirer entre les partisans de François Fillon et ceux de Jean-François Copé. Mais ce parti n'est pas le seul à connaître de tels affrontements. On peut ainsi assister à des guerres fratricides à l'intérieur du parti muratien. Mentionnons simplement trois conflits particulièrement féroces. Celui entre les muratiens-mustanguistes et les muratiens-lilithiens oppose ceux qui trouvent que Mustango est le chef-d’œuvre absolu de JLM et ceux qui pensent que c'est bien Lilith le meilleur album de la carrière de Murat. Les uns et les autres arrivent tout de même à se réconcilier quand il s'agit de se moquer des muratiens-moscovites, lesquels préfèrent l'album Mockba – ce qui fait marrer tout le monde. Une autre guerre, sans espoir de trêve celle-ci, voit s'affronter les muratiens-murayens et les muratiens-antimurayens. Les premiers se régalent quand JLM dit du mal des artistes de gauche, des écologistes et des homosexuels, alors que les seconds estiment que Philippe Muray est un écrivain rance et racorni et aimeraient que JLM arrête de lire ses livres. Un conflit assez semblable se déroule entre les muratiens-interviewistes et les muratiens-interviewophobes. Les uns ont fini, au fil du temps, par préférer les interviews de JLM à ses disques, quand les autres voudraient que JLM se consacre à sa musique et, en-dehors de ça, ferme un peu sa grande gueule...

     Ce panorama, si riche soit-il, ne peut prétendre à une totale exhaustivité, pour des raisons de place. Nous ne ferons donc ici qu'évoquer en passant quelques autres micro-courants de l'univers muratien : les muratiens-inéditistes n'écoutent que les titres inédits de JLM et se désintéressent de toute chanson qui aurait été gravée sur disque (parmi eux, les bleutiens pensent que « La vie des bleuets » est la plus grande chanson d'amour de tous les temps) ; les muratiens-lenoiristes ont découvert JLM par l'intermédiaire de Bernard Lenoir et éprouvent depuis pour celui-ci une reconnaissance éternelle ; les muratiens-mélenchonistes pensent que si Jean-Louis Murat et Jean-Luc Mélenchon portent les mêmes initiales, cela signifie forcément quelque chose ; les muratiens-barbus, catégorie à laquelle appartient l'auteur de ces lignes, sont des gens qui, comme leur nom le suggère, apprécient JLM tout en portant la barbe – on ne va quand même pas aller les embêter, ils font bien comme ils veulent.

   Enfin, last but not least, un groupe qui a connu ces derniers temps un accroissement exponentiel du nombre de ses membres, celui des muratiens-pierrotistes, qui trouvent que www.surjeanlouismurat.com est l'invention la plus utile depuis celle du tube de dentifrice, en 1896...

 

    Au terme de cette étude, il convient de donner une estimation chiffrée des effectifs de ces diverses familles. Après avoir effectué de savants calculs et confronté avec la plus grande rigueur les sources syndicales et préfectorales, nous en sommes en mesure d'affirmer que l'ensemble des membres des différents groupes de muratiens forme une population de 784 272 028 individus, de tous âges, de tous sexes, de toutes ethnies et de toutes orientations sexuelles. Évidemment, la question qui se pose aussitôt est la suivante : comment se fait-il qu'avec autant de fans, JLM vende aussi peu de disques ? Nous allons bientôt procéder à une grande enquête pour tenter d'élucider ce mystère et si nous parvenons à des résultats concluants, soyez assurés que nous les communiquerons au responsable éditorial de ce site dans les plus brefs délais.

 

 

                                 Professeur Matthieu LEWANDOVSKINOVICH

                                 Laboratoire d'Analyse Transversale des Comportements Addictifs (L.A.T.C.A.)

                                 Collège Eurasiatique de Sociologie Ethnomusicale Comparative.

 

 

La suite ici: réponse de M. DE TRUCKHEIM, éminent (mais de quoi?),   http://www.surjeanlouismurat.com/article-muratiens-ou-qu-est-ce-2e-partie-106726368.html

 

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

Petit hommage au travail de Matthieu pour nous informer... Voici un rappel des principales infos et textes... notamment sur GENGIS...

 

http://www.surjeanlouismurat.com/article-pseudo-histoire-66491413.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-dans-rock-francais-60445963.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-bon-grand-lievre-et-apres-85375595.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-reveil-calme-en-suisse-et-avec-jean-louis-murat-85563733.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-une-caricature-92095995.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-sur-les-traces-de-gengis-par-matthieu-92009520.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-c-est-c-est-45920623.html

 

Un grand merci à lui de son soutien!

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 10 Juin 2012

 

 

Pour une excellente rando (une rando tip top-o), il me faut (dans le désordre):

 

-  des bonnes suées... avec un retour avec les pieds et les genoux qui se rappellent à nos bons souvenirs... 1000 mètres de dénivelé en deux heures pour commencer la journée... puis encore 6 heures de marche... 

-  une diversité de parcours  et de paysages : forêts, alpages et terre, pierres...

-  de la flore : je n'y connais pas grand chose... mais j'aime découvrir des fleurs dont je n'ai pas souvenir... et j'attends  de voir des sabots de vénus... Là: gentiane de koch, un petit peu de jonquilles, et surtout des tapis de crocus sur la crête...

- de la faune... Toujours un plaisir de croiser un chamois, une marmotte... Mardi, plusieurs rencontres, autour des névés : quelle vue sur cette alpage vers Malissard, et le chamois tranquille au pied... puis deux autres, plus proches, qui se courent après en criant (pas un sifflement plus habituel...)

-  un peu de sensation (avec un peu de vide, ou passage escarpé, ou un peu de navigation à vue et d'orientation)... J'ai été gâté de ce côté là : passage sur les crêtes dominant le sillon grenoblois 1500 mètres plus bas, de la désescalade, du hors-sentier...  J'ai de la chance d'être prudent : j'ai rapidement de la sensation... et randonner seul renforce ce sentiment. J'ai vu une fois une dame avec la tête bien bien amochée (coma?) sur un passage tout-à-fait anodin, j'y repense dès que besoin. Le soir en me couchant, j'avais du mal à fermer les yeux... car j'avais des visions de vide...

- un peu de neige...   Croiser un petit névé, se hisser jusqu'aux neiges presque éternelles quand on monte autour des 3000 ou qu'on profite d'une neige d'aout fraichement tombée (comme en Oisans cette été...)...   Encore de sacrés névés sur les plateaux, ou dans les bois sous les crêtes, obligeant à serpenter difficilement... et faire très attention aux lapias éventuellement recouverts... Je ne me suis enfoncé qu'une fois jusqu'au cheville... ça rafraichit!

 - des belles photos... et hélas... j'avais oublié de remettre une carte-mémoire dans l'appareil photo!  

 

- ... et surtout... ne pas trop se poser de questions... 

 

  SAM 6392

SAM 6393

  lances de Malissard

SAM 6394

Objectif final en vue... mais pour l'instant, je m'éloigne...

 

Du col de Bellefond... un chamois se cache sur la photo.

  SAM 6395

SAM 6396

SAM 6397

  Je me suis planté quelque part... et en suivant la crête... je me suis retrouvé au dessus d'une cheminée... et je ne suis pas Le Père Noel...

 

On a du mal à croire qu'il s'agit de la dent de Crolles... On  n'imagine pas cela du Grésivaudan...

SAM 6399

 

SAM 6400

 

Belledonne en face (7 laux)

SAM 6401

 

SAM 6402

 

SAM 6403

SAM 6404

 

Col des Ayes. 

SAM 6407

 

J'ai eu de la chance... ou pas... sur le retour : les Bucherons avaient fini de travailler ce jour-là... mais ils n'avaient pas ranger le bordel... Parcours Aventure dans les Bois improvisé (5/6 passages de ce type)...

 

SAM 6410

SAM 6411

  Ballade Mai 2012

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Repost0

Publié le 10 Juin 2012

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/10/francos-jean-louis-murat_n_1584601.html?ref=divertissement

 

Encore un article plus que positif!

FrancoFolies 2012: Jean-Louis Murat, animal poète

Huffington Post Québec  |  Par Publication: 10/06/2012 11:38 Mis à jour: 10/06/2012 11:48

Artiste qui ne laisse personne indifférent, Jean-Louis Murat s'est présenté sur la scène du Club Soda avec cette intensité qu'on lui connaît bien. Sans présentation, ni détour, il a envoyé de sa voix langoureuse, dramatique et puissante des riffs de guitare électrique. « La lettre de la pampa » était lancée. Sur les planches, les mots, pour lui, existent d'abord pour chanter. Quelques minutes suffisaient à la soirée pour capter l'intensité de cet homme sans compromis. Second spectacle en autant de soirs pour l'Auvergnat de soixante ans.

Il était venu aux FrancosFolies 2010 pour offrir Cours ordinaire des choses, album enregistré à Nashville, au Tennessee. Il aime la langue française et la livre avec rigueur. Sorte d'animal poète, calme, mais d'instinct sauvage, qui remet en question l'Homme et le monde.

« L'idée de ton retour, splendide comme jamais


Torturant et étrange, fait souffrir de l'époque


Il n'y a pour le moment plus de poissons dans l'eau 


Je ne comprends pas les hommes »

Ce qu'on a réalisé d'entrée de jeu, c'est que ce concert à la formule rock s'adresse aux vrais amateurs de Jean-Louis Murat. Difficile à expliquer, c'est dans l'approche sombre et peut-être un peu hargneuse de la performance que l'on pourrait trouver des pistes d'explication. Il a définitivement ce grain abrasif au cœur qui peut en déstabiliser quelques-uns. Cela dit, attention, rien n'éclabousse ici. Tout en contrôle, Murat fait dans les nuances. Du rock français au niveau du sol, et des trippes. C'est dans cette veine qu'il a proposé les textes de son récent album Grand lièvre, une signature scénique qui diverge passablement de l'atmosphère plus douce et éthérée du disque.

Accompagné de son complice Slim Batteux (orgue), du nouveau joueur funky Christophe Mink (basse) et de l'énergique batteur Stéphane Reynaud, le chanteur a livré un peu moins d'une vingtaine de pièces. C'est à la troisième composition, Le champion espagnol, qu'on a senti la première véritable charge émotive du concert. Mais n'ayez crainte, il y en a plus d'une dans ce voyage folk électrique à la fois lumineux et vengeur dans lequel on découvre des ambiances pesantes, vibrantes, mais teintées de respire et d'espoir.

Il aura joué environ une dizaine de chansons (notamment la très appréciée « Vendre les prés », « Alexandrie », « Les rouges souliers » ou l'entrainante « Sans pitié pour le cheval ») provenant de Grand lapin, enregistré en quelques jours dans le Sud de la France. Pour le reste, quelques chansons inédites, « Je me donne » et « Je ne cesse de penser à toi ». Mentionnons l'impressionnante introduction de ce dernier morceau : guitare lourde, batterie nerveuse puis une basse toute en rondeur. Une balade qui parle de passion dramatique et d'envie, livrée avec brio.

Tristement, la salle du Club Soda était quelque peu dégarnie pour le second concert de l'homme de grand talent. Les présents, malgré certains réfractaires, ont semblé bien aimer.

 

 

- une autre chronique sur Concertandco!

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat-francofolies-montreal//42837.htm

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Repost0

Publié le 10 Juin 2012

 

 

Moins de choses que pour la 1ere soirée pour l'instant... même si on peut espérer quelques retours prochainement... En effet, deux journalistes au moins étaient présents:

Leur twitt:

 

Philippe Papineau, journaliste musical blogueur

Beau son pour Jean-Louis Murat, feutré et profond, formule quatuor où le clavier sonne un peu comme une B3 [orgue hammond].

 

que je ne présente plus

C'est loin d'être plein pour le deuxième soir de Jean-Louis Murat, un des maîtres vivants de la chanson écrite en français. Oû êtes-vous???

Quelqu'un a répondu en disant qu'il ne fallait pas en vouloir au grand public, car Murat n'est diffusé nulle part, sauf rarement sur la première chaine (radio canada?). Ce à quoi a répondu Alain Brunet :Je n'en veux à personne, je constate et je déplore...

 

 

... Ah, un peu dommage.... la faute aux manifs... ou  à un gros gros concert dans la soirée avec quelques dizaines de milliers de personne... Si on constate que l'amour pour Jean-Louis reste fort (notamment chez les journalistes), Murat souffre dans la belle province, comme chez nous, de l'absence de "tubes"... Dommage aussi qu'il ait été cantonné au "club soda"... Aurait-il préféré être sur une grande scène quite à être en première partie?    J'en profite d'ailleurs pour rappeler que le concert à ne pas râter, c'est pour le 30 juin... Jean-Louis  devant plusieurs milliers de personnes (on l'espère):   http://www.verdur-rock.be/programme.html

 

A noter qu'il n'y a pas eu de séance de dédicaces (au moins le premier soir). Il n'est resté que deux personnes qui ont cherché à voir Jean-Louis... mais il ne s'est pas montré, la faute au décallage horaire mal digéré, a indiqué une attachée de presse... (celle-ci a néanmoins joué l'intermédiaire pour qu'"une amie" FB  obtienne son "édition" des fleurs du mal.

 

 

Enfin, voici un autre retour sur la première soirée:

http://www.vivredanslanuit.ca/2012/06/francofolies-jour-2-jean-louis-murat-r%C3%A9solument-rock.html

Extraits:

"l’un des joyaux les plus discrets de la chanson française"

"Accompagné par Stéphane Reynaud à la batterie, le chevelu Christophe Disco Minck à la basse et Slim Batteux et ses bagues à l’orgue, le quatuor est efficace et représente un rock typiquement français dans la même lignée que les Charlélie Couture et Bashung de ce monde

D’office, la disposition scénique nous surprend. Les musiciens accompagnant Murat étaient regroupés à sa gauche, ce qui a eu pour effet de les isoler quelque peu visuellement, mais qui ne les empêche pas de jouer en diapason. Non pour cela, le groupe à Murat à de l’écoute et semble s’amuser ferme sur scène.

La chanson Alexandrie a été un moment de recueillement pour toute cette salle et a amené une nouvelle énergie à la soirée. Dès cet instant, l’univers de Murat était tout déployé et la salle était sienne. S’en est suivi un set franchement rock, qui a déstabilisé les quelques préjugés qui demeuraient ancrés dans la tête de votre journaliste.  

Plusieurs pièces inédites dans ce concert, entremêlées de chansons du récent album et de quelques autres, devenus des classiques pour les initiés. Ambiance de début de soirée, de début de festival, tout le monde dans cette salle semblait prêt à une longue nuit après l’envoûtement Murat."

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

On espère aussi une belle soirée du côté des SABLES D'OLONNE... le 26 juillet.

http://www.lessablesdolonne.maville.com/sortir/agenda_details_-Concerts-Spectacles-Chanson-Thomas-Fersen-+-Jean-Louis-Murat_3451137-49_agendaDetail.Htm

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Repost0

Publié le 9 Juin 2012

 

 

 

- Un inédit pour démarrer... enfin... disons une version "alternative".

Un Jean-Louis Murat un peu bougon... et une interview sans grand intérêt... Les journalistes ont apparemment lu les interviews récentes... mais n'obtiennent pas d'informations considérables... Et c'est plutôt rapide... et j'ai eu une coupure sur la fin.. Il faudra attendre donc la mise en ligne de l'émission pour réécouter:

http://www.radio-canada.ca/emissions/bouillant_de_culture/2011-2012/emissions.asp

 

Via le twitt officiel de l'émission:

En voyant les photos, on comprend que les conditions pour jouer n'étaient peut-être pas idéales... 

 

 

 

Enfin, soit, cadeau : la version inédite:

 

 

 

 

emission-canada-9-juin-12.jpg

photo sur twitter: DWeiszfeld (droits réservés)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Repost0

Publié le 9 Juin 2012

 

 

C'est en écoute : 2e partie à partir de 38 minutes http://www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2011-2012/    (5 minutes)

Je compte sur mes amis habituels pour m'enregistrer et découper ça, car pas trouvé de podcast... On y apprend que Murat n'a pas amené ses guitares! Il a loué sur place!.

 

 

Il semble qu'il devrait être encore en interview aujourd'hui : http://www.radio-canada.ca/emissions/bouillant_de_culture/2011-2012/index.asp

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Repost0

Publié le 9 Juin 2012

 

BOn, voilà déjà un autre compte-rendu par "LA PRESSE":

 

http://www.lapresse.ca/arts/festivals/francofolies/201206/08/01-4533305-murat-le-possede.php

Alain de Repentigny a naturellement beaucoup apprécié!  Par respect pour lui, lisez l'article sur le site de LA PRESSE.

 

 

"Publié le 08 juin 2012 à 23h46 | Mis à jour le 08 juin 2012 à 23h46

La passion de Murat pour la musique américaine... (Photo: Catherine Lefebvre, collaboration spéciale)

Agrandir

La passion de Murat pour la musique américaine n'a jamais été aussi évidente qu'aujourd'hui.

Photo: Catherine Lefebvre, collaboration spéciale

Alain de Repentigny
La Presse

Jean-Louis Murat est un artiste fascinant. L'Auvergnat de 60 ans l'a encore prouvé lors du premier de ses deux spectacles en autant de soirs au Club Soda, il est tout à la fois un auteur qui sert la langue française avec une rare élégance, un musicien intense, peu enclin au compromis, et un chanteur à la voix caressante capable de crier et de mordre.

Mais c'était d'abord et avant tout un show de musique, très rock par moments, qui contrastait encore plus avec les textes pastoraux de son plus récent album Grand lièvre. Murat n'a peut-être jamais été aussi bien servi que dans cette tournée par l'organiste Slim Batteux, un complice omniprésent et essentiel, le nouveau-venu à la tête afro Christophe Mink dont la basse ronde donne un supplément de funk à ses chansons, et l'énergique batteur Stéphane Reynaud, le pilier que Murat embrassera à la toute fin de cette heure et demie forte en vitamines. Trois as qui, comme il nous l'a dit en interview, le suivent à l'énergie.

Murat n'a jamais été le plus bavard des artistes de scène. À part quelques mercis furtifs et un «vous êtes charmants» qu'il a échappé, il n'a parlé que pour annoncer une nouvelle chanson. Il a glissé les inédites Je ne cesse de penser à toi et Je me donne, qui passent toutes deux de l'accalmie à la tempête, parmi huit chansons de Grand lièvre, plus électriques, plus lourdes, plus vibrantes que sur le disque et auxquelles il a greffé de longues intros aussi délicieuses qu'étonnantes.

La passion de Murat pour la musique américaine n'a jamais été aussi évidente qu'aujourd'hui, même si c'est son album précédent, Le cours ordinaire des choses, qu'il a enregistré aux États-Unis. Il me confiait l'autre jour que Dylan et Neil Young lui ont tout appris et il y avait en effet un peu du Young possédé dans son jeu de guitare pendant Les jours du jaguar, qui rappelait davantage Vanilla Fudge par son long passage instrumental nourri à l'orgue de Batteux. Ailleurs, on avait plutôt l'impression d'entendre du soul et du funk à la Booker T. and the MGs.

 

Les choeurs étaient moins présents que sur Grand lièvre et totalement absents de la version follement énergique de 16h00 qu'est-ce que tu fais? au terme de laquelle les musiciens se sont épongé le visage. On a également eu droit à Alcaline de Bashung, que Murat a fait sienne depuis longtemps, et à une chanson de 1987, Si je devais manquer de toi, plus pop que la moyenne mais elle aussi trempée dans un rock organique.

En début de soirée, Jimmy Hunt et son complice Christophe Lamarche-Ledoux ont revisité les chansons du premier album de Hunt avec goût, imagination et une vigueur (Everything Crash) qui nous a fait oublier qu'ils n'étaient que deux.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Repost0

Publié le 9 Juin 2012

 

 

J'espère quelques petits mots de mes amis Québécois dont je sais qu'ils étaient présents hier... En attendant, un article de CANOE... avec une photo à trouver sur le site:

http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2012/06/08/19856556-qmi.html

 

"MONTRÉAL – Mi-chanteur, mi-poète, l'auteur-compositeur français Jean-Louis Murat a bercé le Club Soda de ses textes empreints de lyrisme et d'émotion, vendredi soir, alors qu'il offrait la première de deux représentations de son spectacle Grand Lièvre , dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.

 

 

C'est dans le contexte de ce même festival que l'artiste de 60 ans était venu saluer son public québécois pour la dernière fois en 2010, son album Le cours ordinaire des choses sous le bras. Un brin timide, le natif d'Auvergne tenait à remettre ça cette année, en alternant entre les pièces de l'opus Grand Lièvre , paru l'an dernier, et des refrains encore inédits.

Immense, la verve de Murat, de son vrai nom Jean-Louis Bergheaud, est telle, en musique, que l'on aurait souhaité l'entendre se prononcer, en paroles, sur les grandes tendances sociales de l'heure, ou encore sur le climat tendu qui règne actuellement dans les rues de la province.

Hélas, l'homme ne souhaitait que chanter, ce qu'il a néanmoins fait avec brio, son inséparable guitare à la main. Après le morceau Le champion espagnol , qui a véritablement dégelé la salle en début de prestation, se sont, entre autres, enchaînées l'entraînante Sans pitié pour le cheval et une suave Alexandrie. Très acclamés, les titres Vendre les prés et Qu'est-ce que ça veut dire? ont visiblement été les plus appréciés de ce tour de piste d'un peu plus d'une heure.

La première partie de la soirée était assurée par l'auteur-compositeur Jimmy Hunt, qui s'est commis en formule duo avec un claviériste. Pendant 30 minutes, l'ancienne tête dirigeante du groupe Chocolat a présenté plusieurs pièces de son disque éponyme paru en 2010, devant le silence respectueux de la petite foule conquise par ses mots imagés".

 

 

Bonne soirée... Jean-Louis n'a pas souhaité faire d'ingérence dans la politique nationale... refusant de déclarer "vive les gros becs libres, et vive la FeuQ..."... Ils ont pourtant constaté l'ambiance tout-à-fait spéciale de la ville. Christophe Minck a en effet twitté:" ambiance manif,flic arrestation et casserole en centre ville".

Quelques autres twits:

Jean-Louis Murat était en feu ce soir au Club Soda ! Il a sué, sué, sué. Quelques carrés rouges dans la salle. Mais pas beaucoup.

 

Jean-Louis Murat au Club Soda: excellent show avec un Murat rock mur à mur!

 

Jean-Louis Murat fait vibrer le Club Soda!

 

ON y apprend également que JEAN-LOUIS MURAT EST SUR RADIO CANADA aujourd'hui à 14 heures (heures locales)

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

Un article d'hier à ne pas râter : Jean-Louis parle de différents projets...

 

http://www.lapresse.ca/arts/festivals/francofolies/201206/08/01-4532869-jean-louis-murat-toujours-la-ou-on-ne-lattend-pas.php

 

Alain De Repentigny
La Presse

Jean-Louis Murat n'est pas très enclin à traverser l'Atlantique pour seulement deux concerts. S'il a accepté l'invitation des FrancoFolies, c'est parce qu'il pensait enregistrer un album au studio d'Arcade Fire. Explications.

Murat n'avait pas chanté à Montréal depuis 10 ans quand on l'a enfin revu trois soirs aux FrancoFolies de 2010. Venir ici pour un ou deux concerts, c'est un peu frustrant, trouve-t-il, mais il avait un autre projet en tête quand il a accepté de chanter deux soirs au Club Soda.

«Pour vous dire les choses franchement, j'avais accepté de venir à Montréal parce que je voulais enregistrer dans la petite église d'Arcade Fire, explique-t-il au téléphone. J'aime beaucoup leur musique et je trouve qu'il y a une sorte d'énergie sur place. J'avais commencé à prendre des contacts pour louer une petite maison ou un appartement pour ma petite famille et m'installer quelques mois à Montréal. Mais je ne trouve pas de maison de disques ou de label intéressé par ce genre d'aventure. Ça me désole un peu. J'étais un peu par hasard chez mon ancien label, mais je pense que ce n'est pas des artistes comme moi qu'ils désirent avoir.»

Murat a dû également renoncer au projet d'enregistrer un disque à Bombay, en Inde, où il avait déjà repéré un studio. Il a également (au moins) deux autres disques dans ses cartons, dont un à partir de textes inédits d'un poète du début du XIXe siècle exhumé par une agrégée de lettres, et un autre de chansons de Poilus, les soldats de la guerre 14-18. «J'ai toujours aimé avoir des projets un peu parallèles qui me permettaient de me ressourcer et de me décentrer parce que je ne veux pas rester que sur ma petite personne», explique Murat qui, par le passé, a repris des poèmes de Baudelaire mis en musique par Ferré, ainsi que des textes d'auteurs méconnus des XVIIe et XIXe siècles.

 

S'il est une chose dont l'Auvergnat a horreur, c'est la routine, le surplace. Quand on l'a vu à Paris en novembre dernier, il a joué en partant neuf des dix chansons de son dernier album Grand lièvre, de la dernière à la première dans l'ordre! Avec une bonne charge d'électricité dans ces chansons dont l'enrobage était nettement plus acoustique sur disque. Ceux qui l'ont vu à Montréal en 1997, en 2000 ou en 2010 vous le diront: Murat est souvent là où on ne l'attend pas.

«J'espère que c'est ce qui reste comme une de mes qualités, dit-il. Moi, j'aime beaucoup les artistes qui se comportent comme ça. Au coeur même de l'expression artistique, il doit y avoir de l'anarchie pour moi. La créativité, c'est de l'anarchie maîtrisée un peu.»

Pour Jean-Louis Murat, la créativité émerge d'un certain... (Photo: fournie par la production) - image 2.0

Agrandir

Pour Jean-Louis Murat, la créativité émerge d'un certain désordre: «Au coeur même de l'expression artistique, il doit y avoir de l'anarchie, pour moi. La créativité, c'est de l'anarchie maîtrisée un peu.»

Photo: fournie par la production

Plus tard, il ajoute: «La musique que j'aime, c'est plutôt une créativité énergique. Moi, je privilégie la vitalité. Après, les moyens de la vitalité... Il m'est arrivé de faire des tournées tout seul, de faire des concerts acoustiques, des concerts électriques. Ça correspond un peu à la saison, à l'état de mon humeur.»

On s'en doutait, son programme a changé depuis le début de sa tournée. Il joue environ la moitié des titres de Grand lièvre, des nouvelles chansons et d'autres que son public connaît peut-être mais qu'il ne fait qu'en spectacle. Son vieil ami Denis Clavaizolle a cédé sa place à Slim Batteux, dont l'orgue se marie parfaitement à la guitare électrique du chanteur. Plus récemment, le bassiste Fred Jimenez, autre complice de longue date, est parti avec Johnny Hallyday et Murat l'a remplacé par Christophe Minck. Stéphane Reynaud est toujours derrière la batterie.

«Slim Batteux aime beaucoup dire que je ne lui ai jamais rien dit, raconte Murat. Si je dis quelque chose, c'est que ça n'ira pas et tu dégages. Donc si je ne dis rien, c'est que ça va. Je fais confiance aux musiciens dès que je les ai choisis et je leur demande de donner le meilleur d'eux-mêmes. Je suis un chef de troupe mais qui ne se préoccupe pas tellement de ce que fait la troupe. J'essaie de donner une énergie et puis on me suit à l'énergie, quoi.»

 

Cela m'amuse de constater que l'on retrouve les mêmes journalistes, les mêmes journaux que lors de la dernière visite de Murat... J'espère que cette fois par contre, on aura des nouvelles de Stanley Péan: http://www.stanleypean.com/?   page_id=510

et  http://www.stanleypean.com/?p=717

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Repost0

Publié le 7 Juin 2012

 

 

Je me demandais comment aborder mon interrogation à propos de savoir comment Jean-Louis Murat aborderait la situation actuelleau Québec, me demandant également s'il y avait  des risques de perturbations du festival des FRANCOS (j'ai vu hier l'image d'un blocage d'un pont et d'un énorme bouchon). Il joue en effet deux soirs à partir de demain dans la belle province.

J'ai trouvé  quelques éléments ce matin... et une nouvelle fois, disons que c'est "iconoclaste"... puisqu'il compare à la fête de la musique...  même si il semble goûter que le peuple se réveille...   Abordera-t-il sur scène le "carré rouge" ou chantera-t-il "foulard rouge"?

 

Interview là:

http://voir.ca/musique/2012/06/07/jean-louis-murat-passe-murat/

 

 

"Jean-Louis Murat n’a pas cessé de faire des disques comme il l’envisageait il y a un an. Il revient avec Grand lièvre et remet ça pour deux soirs aux Francos.

"C’est très rigolo vu d’ici. Y a un côté infantile qui est super marrant dans cette crise de nerfs collective", lance en début d’entrevue Jean-Louis Murat à propos des manifestations qui secouent le Québec. "Comme maintenant il n’y a plus de carnavals, faut bien s’exprimer comme on peut! Car c’était ça le rôle des carnavals et des fêtes populaires autrefois. Là, le fou du roi devient le roi et le roi devient le fou. C’est une idée très 19e (siècle) et très européenne, une idée de peuple, quoi. Et d’un seul coup, le peuple pointe le bout de son nez entre les pouvoirs nationaux et internationaux et dit: "Et nous?" en tapant sur des casseroles; j’avoue que c’est assez rigolo. J’espère que ça va encore avoir lieu quand je serai à Montréal, c’est comme avoir la Fête de la musique tous les jours…" Fidèle à lui-même, Jean-Louis Murat dit ce qui lui passe par la tête, prend un certain plaisir à provoquer un peu, toujours sur un ton calme et détaché, un peu bourru. Ce certain je-m’en-foutisme colore aussi toute l’oeuvre de l’Auvergnat. Cette façon de chanter, cette voix un peu traînante, le ton et les ambiances… L’oeuvre d’un iconoclaste qui a toujours fait à sa façon, sans aucun compromis.

La dernière fois qu’on lui avait parlé, un peu avant ses trois concerts des Francos de 2010, il nous laissait entendre, de façon très imagée, qu’il ne ferait probablement plus d’albums, déçu par la crise du disque, le public français et le métier à la française. Et pourtant, le revoici avec Grand lièvre, à peine deux ans après Le cours ordinaire des choses. "J’en suis arrivé à la conclusion que je ne suis bon qu’à faire des disques. Au bout des deux ou trois semaines où je tourne comme un ours chez moi en me disant que je vais faire un autre job, je commence à envisager ce que pourrait être la vie en étant maçon, paysan, fromager ou je sais pas quoi, puis je me dis: "Hé merde! J’ai pas envie d’avoir un patron, j’ai pas envie d’avoir des horaires." Et chaque fois je reviens à mon activité de base qui est celle d’écrire des chansons. Mais c’est vrai que ça pose des problèmes de motivation. Quand on vit dans l’insuccès, c’est pas très motivant pour continuer", admet celui qui sort en moyenne un album par année ou aux deux ans depuis 1989, sans compter la vingtaine de maxis et les live.

Grand lièvre, contrairement au précédent Le cours ordinaire des choses enregistré à Nashville, a été réalisé de façon modeste dans le sud de la France. "J’ai fait ça très, très vite, sans prise de tête. Tout le monde dans la même pièce et en trois ou quatre jours, on enregistre le disque. J’aime pas beaucoup m’embêter quand j’enregistre des albums, j’aime quand ça va vite", avoue Murat. "Passer deux ou trois heures sur une chanson, c’est long. Je suis quelqu’un de très impatient. C’est donc ce que je voulais pour Grand lièvre, un disque assez simple, vraiment dépouillé, fait rapidement et simplement. J’étais en état d’apesanteur, je ne me rendais même plus compte qu’on enregistrait. Moi, ça me va assez bien d’être en état d’apesanteur."

Jean-Louis Murat
8 juin 12 au 9 juin 12 @ Club Soda

 

 

Le programme complet commenté:

http://voir.ca/musique/2012/06/07/francofolies-de-montreal-tendances-musicales-francophones/

  -------------------------------------------------------------------------------------------

Vive les Antillais!

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Repost0
<< < 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 120 130 140 150 160 170 > >>