Publié le 16 Décembre 2011

 

 

Allez, avant de finir les sacs, retardé que j'étais par la belle victoire des handballeuses françaises, je vous fais un  article pour vous souhaiter une bonne semaine.  Je ne sais pas si je  pourrai assurer cette semaine...  

 

Merci à Marc du Lien Défait pour cette chouette vidéo de la reprise de NOEL A LA MAISON... dont on a déjà parlé... Une version live assez proche de la version du disque "NOELS SONGS" que je recommande une nouvelle fois.

 

 

Un beau compte-rendu de la soirée là:
LE LIEN EN PLUS :
On reparle encore une fois de Jean-Louis Murat et des enfoirés, car Eddie Mitchell a lui aussi évoqué son refus de participer... mais parce qu'il ne veut pas méler sa voix avec celles de non-chanteurs professionnels...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 15 Décembre 2011

 

Et bien voilà, j'hésitais de vous parler des "vents contraires" tiré du livre d'Olivier ADAM, grand fan de Murat... ON en parlait là: http://www.surjeanlouismurat.com/article-en-vrac-hardy-pauline-concert-de-lyon-et-olivier-adam-56465605.html (c'est son 6e livre 'à l'abris de rien"  dont il a dit qu'il avait été "bercé" par la musique de Murat).

Et voilà que je suis tombé sur twitter sur l'extrait d'une émission dans laquelle était invité Jean-Louis Murat...  On a failli râter!  Dommage qu'on ne soit plus informé aussi bien du programme médiatique de Murat...

 

C'est sur une chaine de CANALSAT...

http://www.cineplus.fr/Emissions/FACE-AU-FILM

 

 

 Et on peut la revoir: A partir de 28 minutes... pour Jean-Louis Murat... et surtout 47e minutes... 

 

 Allez, je me regarde ça et on en reparle après!

 

Bon, le journaliste est un peu à la ramasse, malgré l'ami Jean... et surtout qu'il est dit qu'il ne se montre pas dans ses clips... ce qui est faux... Retour sur "la vengeance d'une femme"... et on apprend que Doillon lui avait promis de jouer dans "Benjamin Constant"... et aussi sur "Mlle personne"... mais hélas, trop court....  Petite séquence sur Depardon... et le Larzac... nouvelle preuve que le journaliste connait mal Murat.    La suite est intéressante sur la "responsabilité" des mots et le sens... mais pas le temps de creuser...  Le journaliste en rajoute une couche en disant que "vendre les prés" parle de la dette!!!... sic... mais Jean-Louis garde son sérieux... même s'il finit par bouder... je dois dire à juste titre!! Les invités doivent ensuite conseiller un film qui passe sur canalsat en ce moment... et Jean-Louis Murat conseille "l'âge des glaces".... et remporte l'intégrale TARKOVSKI... J'espère que Madame ne lui avait pas déjà acheté pour NOEL...

 

Un extrait ci-dessous:

 

https://www.facebook.com/video/video.php?v=10150430260429195

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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Publié le 14 Décembre 2011

 

Ainsi, oui, certains n'apprécient pas les choeurs du grand lièvre... et un de ces certains est allé jusqu'à remixé des titres... sans les choeurs (mais il en reste, les siens ou ceux qui pourraient passer pour les siens)...  Et bien, même si c'est une amusante idée, cela permet de voir que les chansons passent très bien aussi sans... mieux? Je laisse le débat ouvert... mais moi, je les aime bien... même si Fred, Stéphane, Christophe et Alain... ça ne vaut pas, c'est sûr, en terme de sex appeal, la voix de Cherie O.  ou de Camille D....  même si ça envoit plus de gentiane...

 

 Allez, à vous de juger...   (et merci à l'inconnu "Muratsansleschoeurs")

 

 

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Ah,  que j'aime ce titre:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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Publié le 11 Décembre 2011

 

 

 

Non, il ne sera pas question de certains propos récents.... Juste, encore!,  un cadeau de Matthieu....  une jolie caricature de Murat....    Matthieu a bravé l'informatique qu'il déteste et franchi le palier d'un internet café pour nous envoyer tout ça...  Merci à lui!

 

 Et puisqu'il fait les choses bien, voici le pourquoi du comment du quoi qu'est-ce. 

 

"Clermont-tronches, sous-titré « Cent dix-neuf personnalités auvergnates sur le gril » est un livre de caricatures d'Auvergnats plus ou moins célèbres dans les domaines de la politique, de l'industrie, de l'art, des médias, du sport, etc. Chaque personnalité est croquée par les dessinateurs Jean-louis Gorce et François Lasserre et chaque caricature est accompagnée d'un petit texte de présentation rédigé par d'autres figures locales – journalistes et humoristes notamment. Je t'envoie le dessin de JLM – un poil éclairci par le scanner – et le texte qui l'accompagne, signé jack Lamiable, qui est journaliste à La Montagne. Précision importante : le livre a été publié en 1996 – par l'éditeur De Borée. On est donc en pleine période Dolorès, ce qui explique sans doute l'image cafardeuse de JLM qui est renvoyée tant par le dessin que par le texte".

 

 

 

Caricature-Murat_html_59184e60.gif

De « Suicidez-vous, le peuple est mort » à « Tout est dit », on ne peut pas dire que l'oeuvre de Jean-Louis Murat engendre autre chose que la mélancolie, ce « Bonheur d'être triste » comme le disait le père Hugo... Et c'est vrai que l'ermite de la Croix-Morand n'est pas du  genre à faire crouler de rire noces et banquets. Son humour (?) à lui, il faut aller le chercher très loin dans les tréfonds de l'âme humaine. Jusque dans cette lucidité poétique, dans cette déléctation maladive que l'on éprouve à disséquer les raisons de notre propre mal-être, puis à s'en repaître quasi convulsivement... Et pourquoi, grands dieux ? Tout simplement parce que c'est bien souvent là notre seul moyen d'existence, de subsistance. Condamnés à aimer pour vivre, à vivre pour souffrir, à souffrir pour aimer... Parlez-moi

d'humour, qu'ils disaient !

 

Jack Lamiable

 

 

Je ne connaissais pas ce livre... mais voilà l'occasion de partager  certains autres dessins (je ne me rappelle plus de l'origine de ces dessins, désolé...):

 

 

jean-louis murat dessin

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dessin-murat.jpg

dessin.jpg

 

 

 

 

En attendant,   bons préparatifs de NOEL aux habitants de Bourg-Murat, Labastide-Murat et Murat le Quaire... Plus que 3 jours de travail avant le ski pour Bibi...

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Décembre 2011

 

  On continue notre week-end hautement culturel...avec un bel article paru le mois dernier... Le dernier numéro de la Revue CAUSEUR étant paru (avec un beau "osez le blasphème" en couv.),    j'y reviens maintenant:

http://www.causeur.fr/ , "64 pages d'analyses et de débats"

 

  vocabulaire :

Colliger: réunir, rassembler dans un recueil.

hydre : mal que l'on n'arrive pas éradiquer

 

On peut dire Bravo à Ludovic Maubreuil, même si on peut lire aussi l'article en pensant à son "amitié" pour Alain De Benoist et sa collaboration avec la revue Elements (edit 2/09/2012).  

causeur (1)

causeur (2)

causeur (3)

 

causeur (4)

 

causeur (5)

 

causeur (6)

 

 

 

NOTA BENE (puisque ça m'a épuisé toute cette culture):

 

Bonsoir Mesdames, Mesdmoiselles (j'espère quand même en compter dans mes rangs de lectrices) et Messieurs, en ce dimanche pré-électorales, je voudrais vous annoncer, que malgré les pressions inamicales de mes amis, et le fidèle soutien de mes souteneurs,  et  un vent sentant bon mais impét -tueux/r  de la strato-webosphère,  je ne serai pas candidat à la candidature aux élections présidentielles,  Et... et... je vous demande de vous arrêter!  Merci.  Merci. Je laisse donc aux autres candidats le soin de représenter les aspirations de la Muratocratie, et je serai vigilant, avec l'aide de mes conseils (mon doudou Théo et Mollo mon chat)  à ce que nos propositions soient relayées : nationalisation des restos du coeur,   abolition du tourisme en Auvergne, avec légalisation de la chasse aux bermudas dans le massif du Sancy,  grand débat national sur la place de la femme dans la société, comme la vente de l'ensemble des prés français. Nous attendons également que certaines mesures plus symboliques soient reprises par des candidats courageux: comme introduire les Rolling stones au programme du bac, Camille en nouvelle Marianne, et la limitation de l'usage d'internet à une heure par jour (avec instauration du crime de piratage, passible d'une peine de deux ans d'écoute de Laurent Voulzy, dans nos centres de  rééducation musicale renforcées).  Pour conclure, je n'aurai que 3 mots : élections piège à cons! 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Décembre 2011

 

 

Jean-Louis Murat était l'invité ce matin d'une petite pastille sur RTL (4 minutes)... autour du dimanche... et réussit à faire programmer  des choeurs religieux sur cette radio....

 

On y apprend que ce mécréant spirituel aime visionner les émissions religieuses du matin... tout en disant sa phobie du "dimanche famille" et de son dessert...

 

http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/people/article/que-font-ils-le-dimanche-recoit-jean-louis-murat-7740493205

Bernard Poirette pose une question très personnelle à ses invités : que font-ils le dimanche ? Plutôt couette, marché ou sport ? Ce dimanche, c'est le chanteur Jean-Louis Murat.

 

B. Poirette l'avait déjà interviewé il y a quelques temps.

 

ET bon dimanche, sous vos applauses...

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 10 Décembre 2011

 

Et bien, je suis très heureux et fier de laisser mon blog à la plume de Matthieu qui m'a laissé le soin de mettre en ligne le fruit d'un beau travail. Je lui avais dit que je gardais ça pour une période calme... et bien voilà....  Par contre, voilà un moment que Matthieu ne nous a pas donné de ses nouvelles, alors j'en profite pour lui souhaiter des joyeuses fêtes.

 

Merci à lui.. d'autant plus qu'il nous permet de revenir au Murat qui nous intéresse.... et  à sa générosité et à sa gynophilie...  qui pouvaient être débattue ces jours-ci.

 

 

 

Sur les traces de Gengis... - Fiche de lecture

 

« Je suis toujours bouleversé par l'errance des enfants qui ne savent pas d'où ils viennent. » Jean-Louis Murat1.

 

10 juin 2011. La scène se déroule vers 23h00, devant la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand,63). Jean-Louis Murat vient de donner son traditionnel concert au profit de Clermauvergne, l'association de pompiers qui a prévu cette année de convoyer du matériel médical jusqu'en Mongolie. Devant une demi-douzaine de camions rouge vif, il discute, encore dans l'excitation d'un concert intense, avec quelques membres de l'association. Hésitant à accepter la proposition du président Jean-Marie Chastan, lequel voudrait une belle photo de lui sur scène, pour illustrer l'affiche du concert des dix ans – en 2012 –, Murat tient bon : il n'est pas un porte-parole, il ne fait que jouer un peu de musique deux heures par an pour donner un coup de main, c'est tout. Ceux qui font le job, le vrai, ce sont les pompiers, il ne doit pas y avoir de confusion. On plaisante, on s'échauffe, la conversation est vive. Au cours de celle-ci, un livre est évoqué. A l'un des pompiers, Murat suggère en effet avec entrain un titre : « Avant de partir en Mongolie, lis Le Loup bleu ! » Il y serait question de Gengis-khan. Emporté dans son élan, Murat passe de ce dernier à Murat (Joachim) et explique avec assurance que s'il avait été présent à Waterloo, le cours de l'Histoire en aurait été changé... On l'aura compris, la nuit est loin d'être finie...

     On avait déjà entendu Murat évoquer – en chansons – une mésange bleue, un dahlia bleu et même un train bleu. Mais un loup bleu, jamais. Décision est donc prise de mettre à profit l'été pour découvrir l'animal et ainsi combler une lacune. A défaut de se rendre physiquement en Mongolie, le voyage s'effectuera grâce à la littérature.

    

     Le Loup bleu est un roman du Japonais Yasushi Inoue. Ancien journaliste devenu sur le tard un écrivain prolifique – romans, nouvelles, poèmes... –, il est connu pour des textes autobiographiques sensibles, des descriptions du Japon de l'après-guerre et des plongées minutieuses dans l'Histoire du continent asiatique. C'est à cette dernière catégorie d'ouvrages qu'appartient Le Loup bleu. Sous-titré « Le roman de Gengis-khan », le livre ne prétend donc pas à l'exactitude historique, même si le récit de la vie de Gengis-khan semble relativement fidèle à ce qu'on en connaît. Sur environ trois-cent pages, on suit le parcours de Temüjin, le fils aîné du chef d'un petit clan mongol. L'action se déroule dans la seconde moitié du XIIème siècle et Temüjin, dont la famille se retrouve rapidement isolée et menacée après la mort de son père, doit lutter pour sauver sa vie et celle des siens. Cette lutte défensive évolue vite, dans le contexte de conflits permanents entre les différents clans de nomades qui vivent dans la région, en une guerre offensive contre des ennemis nombreux, que Temüjin réussit avec habileté à dresser les uns contre les autres. C'est ainsi qu'en 1206, après avoir accumulé les succès, il devient le souverain des hauts plateaux en unifiant les vingt-et-une tribus de l'empire mongol, ce qui lui vaut le titre de Gengis-khan – « tout-puissant seigneur » ou « roi universel ». Souhaitant offrir à son peuple une vie meilleure, sur des terres plus vastes et plus fertiles, il va mener jusqu'à sa mort une guerre de conquête contre tous ses voisins, à la tête d'une armée de plus en  plus grande, performante et redoutable. Au moment de sa disparition, en 1227, son empire s'étend ainsi du sud de l'actuelle Russie au nord de la Chine et des confins de l'actuelle Corée aux bords de la mer Caspienne – certains de ses hommes poursuivant même leur parcours dévastateur jusqu'en Ukraine !

     Dans une de ses plus célèbres nouvelles, « Le fusil de chasse », Inoue fait dire à l'un de ses personnages : « Quelle est donc cette écœurante, cette effroyable, cette triste chose que nous portons au-dedans de nous ? » Une interrogation similaire semble l'avoir poussé à raconter la vie de Gengis-khan : « si j'étais capable, jusqu'à un certain degré, de la comprendre, il y avait pourtant un point que je ne parvenais pas à élucider : qu'y avait-il à la source de son désir de conquête ? C'est ce mystère qui m'a attiré. » Le Loup bleu est donc aussi une peinture psychologique, celle d'un jeune homme taciturne et impitoyable, qui découvre alors qu'il est encore enfant qu'il a peut-être été conçu lors du viol de sa mère par un guerrier d'un peuple ennemi, et qui sera toute sa vie torturé par ce doute sur ses origines. Pour prouver à tout le monde – et d'abord à lui-même – qu'il est bien un Mongol, il s'accroche à la légende selon laquelle son peuple serait issu de l'union du Loup bleu et de la Biche blanche. Gengis-kahn va donc s'évertuer dès sa jeunesse à devenir un loup et, plus tard, à faire des hommes de son peuple des loups féroces. Autrement dit, c'est par la guerre qu'il va affirmer son identité et celle de son peuple. Ce désir incessant de batailles est encore renforcé par l'un de ses fils qui l'incite au combat, fils dont il ignore s'il est bien le sien et pour qui il éprouve un mélange d'amour et de haine. A sa mort, il constate cependant avec douleur qu'« Il aimait plus que tout au monde ce garçon qui, conçu comme lui lors du rapt de sa mère, avait dû, comme lui, passer sa vie à prouver qu'il descendait bien du Loup bleu. »

     Roman historique, peinture psychologique, le livre d'Inoue peut aussi se lire comme un roman de formation. Même s'il se montre souvent inflexible, Temüjin sait tirer des leçons de ses observations. Sur le plan politique, il note les inconvénients de l'égalitarisme et opte pour un système méritocratique ; conscient de la supériorité militaire de ses ennemis, il s'en inspire et entraîne durement ses hommes jusqu'à faire d'eux des cavaliers qui resteront parmi les plus brillants de l'Histoire ; constatant que certains peuples vivent dans un luxe inconnu du sien, il cherche à lui apporter le confort et l'opulence en contribuant à sa sédentarisation, même si lui reste fondamentalement un nomade ; découvrant l'importance de la foi comme ciment social, il favorise la liberté religieuse. Ces évolutions ne vont pas sans paradoxes. S'il aménage et modernise le territoire et les institutions mongols, il saccage sans souci de préservation les régions qu'il conquiert. Paradoxal aussi est son rapport à la culture : des conseillers le sensibilisent à l'importance stratégique de celle-ci pour asseoir sa domination, mais il continue à lui préférer la puissance des armes. Au cours de ses dernières années, il doit pourtant constater en repassant dans une ville qu'il avait autrefois anéantie que la vie a repris, que les armes ne font pas tout : « Tous ces gens qui s'affairaient sous ses yeux n'avaient rien d'un peuple conquis. […] Gengis-khan était obligé de reconnaître que tous les massacres qu'il avait commis n'avaient dans le fond rien changé. Il n'avait fait que détruire des vies, abattre des citadelles, semer le malheur et la désolation. » Cela ne le rend pas plus pacifique pour autant, rivé qu'il est à son idée fixe : « il lui fallait finir sa vie dans la tourmente de la guerre. C'était le seul moyen qu'il avait de devenir un vrai loup bleu. » Cette dimension trouble du héros constitue sans doute le principal intérêt de ce roman qui emmène le lecteur dans une longue suite de batailles. Si l'ensemble est captivant, on peut tout de même regretter de n'être jamais complètement plongé au cœur des combats. Roman épique, Le Loup bleu manque un peu de souffle, même s'il est d'une lecture agréable.

 

     On se souvient que Murat a intitulé une de ses chansons « Gengis »2 sans que celle-ci ait de rapport évident avec l'empereur mongol. Il a aussi utilisé ce nom comme pseudonyme3 et l'on sait désormais qu'il a lu et apprécié Le Loup bleu. Il est donc tentant de rechercher les points communs entre ces deux personnages – le Gengis-khan raconté par Inoue et le Murat façonné par Bergheaud.

     Il est évident que Gengis-khan a toute sa place dans l'imaginaire muratien. L'Auvergnat aime les conquérants – de Joachim Murat à George Bush, en passant par Lance Armstrong ou John Wayne, qui le sont à leur manière, dans le sport et la fiction – il n'est pas hostile, par principe, à la guerre – « je préfère que la violence soit canalisée et que l'on fasse la guerre plutôt que de penser que l'on n'a pas d'ennemi »4. Il déplore régulièrement la fin des grands récits, des grandes mythologies –  qu'il s'agisse des croisades, de la conquête de l'ouest, de l'épopée napoléonienne, voire du gaullisme – et il s'insurge dans ses chansons contre toutes les entreprises de domestication de l'homme, condamné à l'impuissance ou à la disparition – qu'il soit représenté sous les traits d'un jaguar ou d'un grand lièvre. Un personnage comme celui de Gengis-khan dont Inoue écrit qu'il ne trouve « la quiétude qu'au sein des pérégrinations et des combats » a donc tout pour le séduire. Même la fragilité de l'enfant en quête de ses origines est susceptible de le toucher.

     Peut-on pour autant identifier Murat à Gengis-khan ? Pas tout à fait. Car si le personnage de Gengis-khan correspond au Murat qui « aime la corrida, le vin rouge, la virilité, le machisme »5, il y a un autre Murat capable de raffinement et d'un goût pour la beauté que le chef mongol ne semble pas vouloir développer. Plus profondément, c'est sans doute dans leur rapport aux femmes que l'on trouvera la principale différence entre les deux. Gengis-khan ne comprend rien aux femmes, qu'il juge inconstantes et insaisissables. Il ne leur fait pas confiance et ce n'est sans doute pas un hasard si la femme qu'il aime le plus parmi toutes ses concubines est aussi le personnage le plus belliciste du roman. A l'inverse, Murat aura consacré une grande partie de son activité à décrire et à essayer de comprendre les femmes. Mieux, il assume le féminin qui est en lui, expliquant par exemple que les voix féminines sur ses disques représentent sa part féminine. Si l'empereur est donc un loup qui se veut d'une nature différente de celle des biches, le chanteur est un mélange des deux. Mi-loup, mi-biche, toujours indomptable, l'animal Murat n'a pas fini de faire des ravages dans nos contrées. Pourvu que ça dure.

 

1. Libération, 14/09/09.

2. Sur Taormina.

3; Sur la compilation MC1 : back in Clermont-Ferrand.

4. Poly, 2005.

5. Libération, 14/09/09.

                                                                       Matthieu G.

 

 

 

Et puisqu'il est question de Joachim Murat dans l'introduction, Matthieu nous signale un poème confrontant les deux Murat. Lisible ci-dessous (en suivant le lien de préférence)....  

http://poesie.litterature.over-blog.fr/article-murat-et-murat-53345088.html

 

Murat et Murat

( Jean-Louis et Joachim )

 

 

Jean-Louis Murat un soir , sur ton slow éphémère ,

J 'ai été rejeté par une fille d 'Orient .

Je ne me souviens plus si c 'était en Brumaire ,

Cet amour refusé me tord encore le sang .

 

 

Jean-Louis Murat chanteur , musicien et poète ,

Auvergnat distingué , chantre de la nature ,

Ton disque ai écouté , jusqu 'à saigner ma tête ,

Et ce slow éphémère me couvre de morsures .

 

 

Le maréchal Murat , mari de Caroline ,

La soeur de Bonaparte , tigre assoiffé de sang ,

N 'en ayant pas assez de cette gourgandine ,

Il a violé l 'Europe sur ses chevaux fringants .

 

 

Le maréchal Murat a chargé sabre au clair

Dans la brume un matin , faisant gicler le sang ,

Du côté d 'Austerlitz , pour cause délétère ,

Courageux cavalier aux ordres d 'un tyran .

 

 

Jean-Louis et Joachim veulent envahir le monde ,

Déluge de musique ou de cavalerie .

Au service de l 'âme ou d 'une cause immonde ,

Seulement par le nom sont-ils tous deux unis .

 

 

Philippe Marrot .    2009 .

 

 

 

PS: Il a quand même des sacrés fans ce Murat... 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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Publié le 9 Décembre 2011

 

Bon, j'arrive pas copier l'article...

Voici l'article qui a sucité tant de buzz depuis hier...

 

Click here to find out more! http://www.lepoint.fr/musique/jean-louis-murat-ca-me-plait-assez-qu-on-ne-m-aime-pas-09-12-2011-1405699_38.php

 

Bon, ce n'est pas si méchant... En tout cas, merci à Jean-Louis de nous faire penser à LECANUET qui a fait trembler le Général De Gaulle... enfin, trembler la phalange de son index droit un dixième de seconde.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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Publié le 8 Décembre 2011

 

 

Mathis, musicien lyonnais, qui reprend également "les jours du jaguar" sur scène,   nous offre.... oui,  rien que pour vous (mais à ma demande quand même)... une reprise de JIM:

 

 

 

Et si vous l'encouragez... il pourra peut-être nous offrir un jour "le jour du jaguar"...

 

 

Il sera en concert le 10 décembre à Lyon...  à 20:30, à L'Akroche

 

Et comme il fait les choses bien... Il répond même aux questions que vous avez pû vous poser:

 

Comment as-tu découvert Jean-Louis Murat ?

Je me suis intéressé à sa musique tardivement, avec "Lilith". J'ai tout de suite été séduit, frappé même par "Les jours du Jaguar", qui ouvre le disque : je me contentai presque de celle-là au début ! ...le reste de l'album m'a ensuite beaucoup plu, aujourd'hui encore il reste mon préféré, avec Mustango (dont un ami me vantait souvent les mérites, à travers l'homérique et poignante "Nu dans la crevasse" !). J'ai depuis suivi sa carrière discographique en comblant les manques, mais sans pour autant remonter jusqu'à ses débuts, que je connais mal. J'aime aussi beaucoup l'album "Le cours ordinaire des choses" fait à Nashville il y a 2 ou 3 ans.
Et j'ai enfin eu l'occasion de le voir sur scène à Lyon : j'ai adoré ce concert. J'ai constaté qu'il était aussi un guitariste très intéressant.

Pourquoi avoir repris "Jim" ?

En concert, j'ai déjà eu l'occasion de reprendre en solo "Les jours du Jaguar". Quand on a évoqué l'idée de faire une reprise pour le site, j'ai d'abord pensé reprendre cette chanson (définitivement ma préférée) puis j'ai préféré prendre le risque de choisir un titre que je n'avais jamais interprété en proposant une adaptation un peu...nouvelle. L'esprit, c'etait de redonner un accent folk, un peu "rough" pour sortir du feeling de la version d'origine et proposer une adaptation un peu créative, moins "attendue". En même temps, ça reste un guitare-voix basique !

Comment s'est déroulé l'enregistrement du clip ?

Chez moi ! avec des moyens rudimentaires. Je suis un Muratien novice, mais j'ai lu qu'il aimait beaucoup l'idée d'enregistrer "live", en une prise. J'ai essayé de m'inspirer de cela, en filmant une session continue, en 2 prises, maxi. La chanson en elle-même a été saisie directement en live, sans ajouts. Je voulais faire un clin d'oeil à l'oeuvre et au personnage de Jim Harrison, puisque Murat lui rend hommage dans cette chanson. Et tant qu'à faire une reprise, je me suis dit, selon un système un peu "poupées russes" qu'à mon tour, en reprenant cette chanson, je pouvais bien rendre hommage à celui qui l'avait créée !

Quels sont tes projets musicaux à venir ?

La vie habituelle d'un musicien local : quelques concerts dans les enseignes lyonnaises en Décembre (La Kroche le 10 pour la traditionnelle fête des Lumières, Ninkasi le 30) et en 2012, puis des sessions d'enregistrement de nouvelles compositions entre Janvier et Mars de l'année prochaine. Peut-être quelques premières parties, dans de "vraies" salles, mais c'est difficile. Mais l'important, ça reste de faire de la musique, et ça, c'est vraiment ce qui m'importe le plus !

 

Enfin, une petite bio!:

Mathis, 34 ans, chanteur pop-rock, originaire de Lyon.
Musicien depuis une dizaine d'année dans le circuit local et régional, à travers plusieurs expériences de groupe (Uma, Poker, Plasticine) avant de poursuivre en solo.

 "Guitariste à la base, ma culture musicale repose sur le blues-rock au sens large.Ces influences fondent en moi la volonté d'exprimer une musique vivante, engagée, rythmée, ayant du sens et de la personnalité puisque c'est à la base ce qui me touche, ce que je ressens. Fondamentalement, je suis un citadin. Le bruit des villes, son agitation, ses lumières, ses variations construisent le murmure incessant qui rythme ma musique. De ces tensions naissent des chansons volontaires qui évoquent les relations urbaines : l'incommunicabilité, l'isolement, dans ces grands ensembles où tout se mélange et se disperse à la fois. C'est aussi la possibilité de se réunir, de partager, de ne plus subir mais plutôt d'assumer, de trouver sa place, son identité.C'est dans cette thématique que s'enracinent mes préoccupations. Autour de ces ombres, de ces visages."

 

2011 marque la finalisation d'un premier EP de 10 titres, ainsi que le 100e concert donné !

http://www.myspace.com/mathisbox
http://www.facebook.com/pages/Mathis/343095210103

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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Publié le 6 Décembre 2011

 

 

On a eu des nouvelles de Jean-Louis Murat via la newsletter  aujourd'hui...  avec confirmation de dates au Canada... On nous indique que toutes les dates sont sur le site, mais ce n'est pas encore le cas. Une date confirmée à St-Brieuc le 30 mars n'est pas indiqué. Comme j'en parlais moi-même hier, il est aussi question de la boutique du site officiel...

 

 

Bonjour,

La première partie de tournée est finie, elle reprendra de mars à juillet 2012 en France, Belgique, Suisse et Canada. Retrouvez toutes les dates sur jlmurat.com

Demain matin, JLM est l'invité de Pascale Clark sur France Inter à 9h30 et vous le retrouverez en live avec ses musiciens en janvier sur Europe 1 (chez Thierry Lecamp), sur RTL (au Grand Studio) et sur France2 (Planète musique mag).
 
Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année et voici une petite idée de cadeau en passant : « Grand Lièvre » ! en CD, vinyle ou même en t-shirt (dans la boutique).

 

Le grand studio est enregistré ce soir... et bonne nouvelle, il semble qu'il y ait des vidéos des concerts :

http://www.rtl.fr/emission/le-grand-studio-rtl

 

Le gros morceau de la journée, c'est la diffusion par Sylvain Fesson de la deuxième partie de son interview-océan :

http://www.parlhot.com/?p=2424&preview=true

 

Comme toujours  intéressant!   Notamment ci-dessous et l'aveu qu'il n'y aura plus de sexe dans ses disques... plus jamais :

"Vous écrivez donc encore sur le sexe mais que vous ne mettez pas ça sur disque ?

Oui, j’en ai même une EFFROYABLE ! Une chanson que j’ai enregistrée pendant les séances de Grand Lièvre. C’est l’histoire d’une nana, le titre est assez gonflé, c’est « Enfiler Rive Gauche ». Un truc super long et gratiné. J’ai jamais rien fait d’aussi sexuel et pornographique. Donc ça c’est NIET ! Personne n’écoute. Et c’est pfffuit, mis à gauche pour pas que les enfants tombent dessus. Ce sera pour un coffret noir (rires) !"

 

Ce qui ne l'empêche pas de dire une énormité un peu plus loin sur les femmes... d'ailleurs, on le sent perdre de plus en plus son sérieux sur la fin...

Je retiendrai aussi ceci:

 

"Vous suivez ce qu’on dit de vous sur les sites et les forums de fans ?

Non, mais des fois quand y’a des vannes, que je prends des coups, j’ai des potes qui m’en parlent. C’est-à-dire que les internautes sont pires que les grands-mères. Si on les écoutait faudrait qu’on soit toujours en polo avec des chaussettes bien propres à faire sagement la même chose. Ce côté mamie de l’internaute qui veut que tu restes toujours dans la même ligne, c’est insupportable".

 

 

Pour les vannes, me sens-je concerné? Un ch'ti peu...mais concernant le côté mami de l'internaute... là, je ne vois pas... et je ne vois pas quels muratiens... Je ne vois pas SI on parle de "ligne" "musicale"... On aime qu'il nous surprenne!  Si on parle par contre de la ligne du "discours", là, oui... et pour une raison unique: cela ne promeut pas l'oeuvre... 

 

 

LE LIEN EN PLUS :

Il est question de Bayon (encore et toujours) dans l'interview de FESSON... 

 

Celui-ci vient de réaliser une compilation (disponible qu'en numérique)... où figure Murat... oh, quelle surprise!

Et il a a choisi "ALEXANDRIE"  pour figurer dans son panthé-ondes de 2011...

http://wagram-artistes.fr/liberationmusique/

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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