Publié le 10 Mars 2020

Bonsoir,

- Ce que l'on retrouve dans le numéro 3661 de la  de la revue, c'est le même texte qui figurait sur le site internet lors de la diffusion en avant-première du disque. On apprend donc juste que pour Erwan Perron, Baby Love faut 3f, loin de ses sommets, mais pas déshonorant.

 

- Ah, les goûts et les couleurs! Un spécialiste m'a dit tout à l'heure que c'était le plus mauvais album de Murat... Comme dirait JJG, "tout mais pas l'indifférence"... Alors, du pire, au moyen, passons au "MEILLEUR": "de l’un des plus grand chanteur, auteur, compositeur, français contemporains". C'est ce qui est dit dans  la chronique du camarade métro dolo canto(che) dodo, Mr Sy!, hébergé chez FroggyDelight

https://www.froggydelight.com/article-23346-Jean_Louis_Murat.html

extrait:

Vingtième album environ et s’il y a deux mots qui ne vont pas avec le travail de Murat, c’est bien "facilité" et "répétition", c’est ça la différence entre le talent et le laborieux. Et une fois de plus, il le prouve avec ce Baby Love.

Poursuivant sa petite révolution musicale entamée avec Travaux sur la N89 (2017), Murat réussit un disque en prise avec son époque sans être daté, sans doute car il se réclame autant d’inspiration seventies (Earth, Wind & Fire notamment) que de Frank Ocean, la musique à la mode est une vague qui revient sans cesse. On peut d’ailleurs noter des sonorités très proche de Dolores (1996) auquel il adjoint une guitare très présente. Une guitare comme seule compagne, celle qui inspire, celle qui est fidèle, celle qui reste quand les filles partent. En distillant des éclats de cuivres qui donnent une impression de puissance, de groove, de groupe, ce qui est amusant quand on pense qu’il a tout fait seul avec son vieux complice Denis Clavaizolle.

Comme une continuité de la formule power trio, qu’il a longtemps chérie, et le retour à ses premiers amours musicaux car il ne faut pas oublier qu’à la base Murat était saxophoniste (je vous rappelle que le saxophone est un bois et non pas un cuivre et que tout comme le gaffophone il porte le nom de son inventeur - c’était le moment petit savoir inutile pour briller dans les dîners, c’est cadeau c’est pour moi). On trouvait déjà cette petite évolution dans Chronique d’un mouvement en chansons soit six chansons autour des gilets jaunes, totalement indispensable que PIAS devrait avoir la bonne idée de sortir pour le disquaire day (nudge nudge wink wink) 15 minutes totalement nécessaire, totalement rancheresques avec en plus hommage à la chanson "Marie-Jeanne (Ode to Billie Joe)" qu’on a tant aimé...

Evidemment, comme il est seul à bord, il fait son Charlemagne as usual, à rajouter ici ou là des voix un peu drôles un peu too much, mais qui lui permettent de se servir d'elle comme un instrument. Onze chansons efficaces qui restent en tête, qui font onduler le corps et chavirer le coeur, parce que c’est avant tout un faiseur de tubes qui s’ignore, parce que trop tard, parce que pas envie, parce que non, parce qu’avoir du succès c’est se trahir. Les chansons pourraient avoir des arrangements country façon Le cours ordinaire des choses (2009), des arrangements bruts avec des cœurs par Camille à la Lilith (2003) ou même en simple guitare voix façon Toboggan (2013) - ça resterait des bonnes chansons, peu importe que tu aies un costume cravate, ou un t-shirt ce qui compte c’est ce que tu es, qu’importe les arrangements ce qui compte c’est que la chanson soit bonne.

Ayant toujours autant le sens de la formule, du double sens comme par exemple "Montboudif" (lui dit plus trop), c’est un village à 35 kilomètres de La Bourboule et une chanson qui évoque autant l’ennui dans la campagne qu’une formule salace qui dit le désamour, comme en d’autres temps il se demandait "Que fait cette tige d'or dans ton glacier ?". L’écriture est beaucoup plus spontanée moins ampoulée "je fais de la poésie", à la cool presque, il n’y a qu’à voir les titres des chansons, qui ressemblent à des blagues, à des cut up aléatoires : "Le reason why", "Le mec qui se la donne", "Ça c’est fait".[...]

 

Ah, les yeux de l'amour...  J'ai envie de revenir sur "ce faiseur de tubes qui s'ignore", "avoir du succès c'est se trahir"...  Murat n'a-t-il pas essayé de faire un album accessible et qui puisse se vendre un peu plus ? Mais effectivement, on imagine tout-à-fait ces chansons figurant dans d'autres habits ...

 

- Et puisque c'est le soir, passons au LE SOIR (oula, je suis inspiré...) pour voir comment Baby Love a franchi Quievrain, et comment il est accueilli au pays de Sttellla, Stromae, Soulwax...  Le porte-parole du pays plat? Thierry COLJON, autre fidèle:   (merci Didier)

 

Une pochette rose pour un disco psychédélique placé sous le signe de Xanadu ? Il y a de cela dans ce vingtième album de l’Auvergnat qui a retrouvé son vieux complice Denis Clavaizolle pour un disque à la fois neuf et fidèle.

Abonné aux disques remarq
uables contenant de grandes chansons allergiques aux hit-parades, Murat, pour les distraits, ferait toujours le même album. C’est vrai que depuis le prodigieux Cheyenne Autumn, le rythme moyen de l’artisan de la chanson est d’un album tous les ans, mais chacun est différent. Celui-ci est plus soul, plus cuivré, plus dansant, plus lumineux, plus choral…

S’il tourne légèrement le dos au power-rock d’un Crazy Horse, c’est pour mieux embrasser une chanson française rythmée aux tourments personnels. Les boîtes électroniques servent à Réparer la maison, à dégager de l’espace, à faire le ménage dans sa boîte crânienne. Mais l’orgue n’est jamais loin pour préserver l’esprit soul d’un disque à la fois moderne et intemporel.

Tout cela pour un album foncièrement funky, hors des sentiers battus (du moins en France). Murat est grand, tout comme ce Baby Love dont on ne peut que tomber amoureux.

article réservé aux abonnés sur le net

 

- On termine par Sunburnsout, et Benjamin Berton, et donc sur une très bonne note :  8.6 sur 10 (ne me demandez pas comment cette note est obtenue). "un des grands albums de variété de ces dernières années!"

A lire bien sûr in situ:  https://www.sunburnsout.com/jean-louis-murat-baby-love-pias/

 

Un disque pop brillant, majoritairement uptempo, vibrionnant et pétri d’humour : voilà en quelques mots à quoi ressemble Baby Love, le nouvel album de Jean-Louis Murat. Ce 20ème essai (bon sang, on rêve déjà du coffret à sa mort !) est sans conteste une immense réussite qui fait écho à ses disques les plus séduisants et exigeants des années 90. Les premiers titres avaient donné le ton d’une musique lumineuse, pop, agitée de sonorités « plus jeunes », de synthés années 80 et d’échos : l’album confirme cette sensation d’un album délibérément tourné vers une forme de lisibilité contemporaine et ayant pignon sur l’air du temps. Il faut écouter l’impeccable Réparer la Maison, produit « à la Kanye West », pour s’en rendre compte. Murat est le plus moderne des modernes et le seul capable d’employer les mots « coquelicots » et « vipère » dans une chanson sans que cela paraisse incongru ou complètement désuet.

Baby Love, avec sa pochette tape à l’œil rose et noir et son lettrage énormissime, est un album « qui pète », un album qui veut se faire repérer et taper à l’oreille de son auditeur. C’est un album qui démarre pour ainsi dire en fanfare avec un Troie cuivré et alerte, malicieux et séduisant. Murat enchaîne avec Le mec qui se la donne, chanson classique où la langue poétique est fécondée par l’époque.  « Rien à faire de l’histoire, j’ai rendez-vous chez le Soir. Idem le territoire, alors là toi t’écrase ! Tiens voilà le mec qui se la donne », chante Murat avant de verser dans un final aux sonorités funky. Le reason why (dont le titre intriguait) est l’un des meilleurs morceaux de l’album. Le texte est formidable, mêlant des champs référentiels variés et des fulgurances remarquables. « J’ai su en passant la rivière que la pièce était jouée/…/ ok, dégage, je suis chaude à l’avocate. Cette fois c’est la guerre/ Harley, toujours aussi con s’était fait croquer le manche/ J’ai dit : « ta gueule, putain de forêt, c’est toi qui attire l’orage » ». C’est un festival de formules et d’inventivité avec un résultat qui sidère et fascine sur plus de trois minutes. Le reason why présente Murat à son meilleur, inspiré et foisonnant. C’est ce Murat qui domine ici, enchaînant les morceaux comme à la parade avec de faux airs de caméléon. Réparer la Maison est groovy et alangui. Montboudif, décroché auvergnat (c’est le village natal de Pompidou), est le morceau le plus cool qui ait jamais cité Jacques Anquetil dans le texte. Et ce n’est pas fini.

La seconde moitié du disque est encore meilleure. L’Auvergnat sonne le Rebirth of The Cool sur la Princesse of The Cool, une pièce joueuse et anecdotique qui s’amuse à rendre tendrement maboule. Murat n’est jamais meilleur que lorsqu’il évolue en roue libre. La séquence de rimes en « oule » est à tomber, plaisante et en phase avec son sujet désinvolte et superficiel. Cela ne mène évidemment nulle part et donc droit sur l’un des titres les plus solides du disque : un Rester dans le Monde assez hermétique sur un fond disco-blues insolent et sensuel. Murat en dit assez peu sur les situations (un type dont le rapport au monde est motivé simplement par l’entretien d’une relation amoureuse) et allège ses couplets. La musique lui emprunte le pas, reposant sur quelques gimmicks rudimentaires et une guitare blues économe. On est à la limite du cabotinage sur Xanadu, pur exercice de style jammé/chanté sur fond de satire sociale. Murat fait du Philippe Katerine ou (osons-le) une parodie de Katerine. « Les libertines, c’est facile à dire, faut pas se tromper. Brune ou blonde y’a de la connasse mais pas ça. Alors dis, l’Afrique, c’est comment l’Afrique ? », dénonçant peut-être la superficialité du rapport à la vie de certaines personnes.

Murat revient avec Si je m’attendais à un registre plus intimiste et introverti. Le morceau est splendide, mélancolique, comme si, après avoir bien rigolé, il fallait revenir aux choses sérieuses. « Amour, je suis venu pour toi. » On a le sentiment de retrouver cette phrase d’album en album, comme s’il s’agissait, par la répétition des situations, de retrouver cette fraîcheur et cette vivacité de la présentation (de l’homme amoureux) à sa prétendante. C’est ce sentiment que donne l’album tout entier : l’idée qu’après tout ce temps, Murat a retrouvé le plaisir de se présenter devant nous, le plaisir de séduire, d’enchanter, d’amuser et de faire briller son regard. Alors que certains de ses albums étaient plus fermés, critiques ou centrés sur leur propre unité, Baby Love sent le plaisir et la jubilation à plein nez. Il tend la main à l’auditeur et s’entend comme une offrande, de mots, de sons, qui agite les neurones et donne presque envie de danser. L’hommage qui referme le disque à l’un des chanteurs référence de Murat, Tony Joe White, renvoie au vaudou, perçu comme force d’enchantement et de mise en mouvement des émotions et des corps. C’est ce pouvoir là que ressuscite Murat à travers cet album, cette capacité mystique et mystérieuse à faire lever les morts et à créer l’attachement.

Baby Love est un album de jeune homme, de séducteur et de conteur désinhibé, l’un des albums de variété française les plus impressionnants de ces dernières années. On peut y aller sans réfléchir…

 

C'est  tout pour ce soir, LE LIEN EN PLUS est parti manger.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 9 Mars 2020

Bon, on va faire ça dans le désordre...

 

- Ouest France: Et le sempiternel article  du fidèle Michel Troadec...

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/musique-jean-louis-murat-en-roue-libre-a0944d22-5ebb-11ea-b084-d4739dda494a

Musique. Jean-Louis Murat en roue libre

« Baby Love » met du disco et du rose dans la vie de Jean-Louis Murat et la nôtre. Une réinvention complète et réjouissante.

Il y a un peu plus de trois ans, Jean-Louis Murat avait intitulé « Travaux sur la N89 » le premier volet d’un triptyque qui se clôt ce vendredi 6 mars avec « Baby Love ». 

Fin de chantier, donc, et réinvention complète de son univers sonore, avec le rose comme couleur dominante d’un album qui groove comme jamais chez Murat. « J’en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d’abord m’amuser et me mettre hors contrôle. Cet album concentre toute la musique que j’aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré », raconte l’artiste au magazine Les Inrocks. Il a mis en veilleuse le Neil Young qui sommeille en lui et poussé à fond le son d’Earth Wind & Fire qu’il confie avoir écouté en boucle tout au long de la création de ce « Baby Love » enregistré avec la complicité du multi-instrumentiste, comme lui, Denis Clavaizolle.

« Baby Love », c’est aussi l’écho d’une rupture et des sentiments nouveaux qui s’ensuivent. Les titres à eux seuls racontent ça : « Ça c’est fait », « Le Reason why », « Réparer la maison », « Si je m’attendais », « Princesse of the cool ». Le poète Murat est à son meilleur, qui dit (toujours aux Inrocks) : « Je raconte tout, je suis d’une impudeur totale… « Baby Love » m’a l’air gratiné et particulièrement chargé en vécu. Il y a trois mois de vie dedans ».

Un bonheur n’arrivant jamais seul, notre homme, fieffé cycliste, attend maintenant avec impatience les coureurs du Tour de France qui doivent passer juste derrière sa maison d’Orcival : « J’aurai dû patienter plus d’un demi-siècle avant de voir le Tour en Auvergne. Je connais tous les virages par cœur. Je pourrais même faire le parcours de l’étape à reculons », se vante celui qui chante « Le Mec qui se la donne ». Tout lui.

 
Murat brouille les pistes: Dans l'interview "people" surprenante de Magic, il est dit qu'il va rejoindre Pessade... Là où il vécut avant Orcival, et qu'il a peut-être rejoint.

En 1991, à Pessade... Le Blues est de retour...

 

- Merci à Florence et Samuel qui nous ont trouvé le petit mot de Stéphane DAVET dans LE MONDE:

Ce n'est pas dithyrambique... Le journaliste ne retient que "quelques cruelles réussites"...  

Jean-Louis Murat Baby Love

Ruptures et sentiment amoureux n’ont cessé d’irriguer la profuse discographie de Jean-Louis Murat, comme l’ont rappelé les récentes rééditions vinyles très soignées de Cheyenne Autumn (1989), Le Manteau de pluie (1991) ou Dolorès (1996). Une grande partie de Baby Love, 23e album du troubadour auvergnat, résonne à nouveau des douloureux échos d’un clap de fin. Après avoir retrouvé dans Il Francese, son précédent opus, une grâce mélodique et un goût de l’expérimentation marqué par l’avant-garde du R’n’B contemporain, Murat et son éternel complice Denis Clavaizolle imprègnent ces chants de désamour d’autres groove afro-américains. Remontant cette fois à la soul et au rhythm’n’blues qui faisaient frissonner et danser la fin des années 1960 et le début des années 1970, le duo peine à en saisir la magie. Manque de moyens (cuivres et cordes respirent l’artifice numérique) ? Manque de vélocité instrumentale ? La soul-funk des Clermontois – plus à l’aise dans le blues-rock languide (Le Reason Why, Rester dans le monde) – dégage peu de swing charnel. L’impudeur métaphorique du chanteur abandonné ciselant malgré tout quelques cruelles réussites (Réparer la maison, Montboudif). Stéphane Davet

 

Et oui, comme d'habitude, tout le monde n'apprécie pas et chez les fans également, même si certains sont prêts à ranger le disque parmi leurs préférés. Pour moi, c'est un peu tôt pour le dire... On doit juger de la longueur en bouche avec un peu plus de temps... surtout que ce Baby Love pourrait faire penser à un bon beaujolais... Pour un vin de garde, il manque peut-être une ou deux vrais grandes chansons, émotionnantes. On apprécie beaucoup Yes Sir, Autant en faire quelque chose... mais la magie des jours du jaguar, du Mont Sans Souci, de l'irrégulière etc etc... l'avons-nous sur cet album?

En tout cas, si, ici, on accepte et on parle des critiques "critiques", et parfois on les apprécie... que dire de ce que dit Sophie Delassein dans l'Observateur?  J'en avais parlé un peu vite il y a deux articles de cela...

 

Pourquoi se moquer du "storytelling" autour de l'album?   Certes, à l'instar de la rencontre entre Murat et la journaliste de Magic qui se demande en fin d'article :"Murat m'a-t-il paru attachant?", la sincérité de Jean-Louis est toujours délicate à cerner. Il a trop joué de son insaisissabilité... mais il dit que ces chansons lui sauvent la vie!   Sophie préfère les interprètes comme "julien", qui joue la comédie en chantant l'Amour... Murat lui est un auteur qui livre ses fulgurances... (selon la formule consacrée et ressassée) "comme on purgerait des vipères"... et avant tout un musicien... Et pourquoi pas écouter ces chansons et prendre du plaisir sans y penser? C'est peut-être l'Album de Murat pour le faire! Tapoter des pieds sur une fausse trompette,  frétiller des doigts sur un zigouigoui synthétique,  saisir une expression franglaise et s'amuser avec un pétillant yaourt...

 

Allez, c'est tout pour ce soir...  Je vous ai fait un bon teaser pour l'article de Magic.. Il est trouvable dans les bons et grands marchands de journaux...  A DEMAIN SI JE LE VEUX BIEN... avec de la chronique internet...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 8 Mars 2020

Dans l'article précédent, je rappelais que Jean-Louis souhaitait faire un disque qui pourrait trouver un public plus large ou renouer avec sa plus large assistance (ceux-là vont glisser numériquement une oreille forcement et peut-être se laisser tenter). Pour les autres (à conquérir), je ne suis pas certain que la promo habituelle soit très efficace. Ce qui peut changer la donne selon moi, c'est la diffusion radio... Est-ce que des radios pourraient s'ouvrir devant ce nouveau son?   (En souvenir: le  choix de single du "cow-boy à l'âme fresh" pour le Cours Ordinaire des choses avait été fait pour cela, avec la promesse de certains programmateurs -oui fm il me semble- de la diffuser).

Pour l'instant,  on en reste donc dans le cercle habituel de la radio publique.

 

- D'abord, sur FRANCE INFO, une petite interview:

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/chanson-francaise/jean-louis-murat-la-plus-grande-musique-est-celle-qui-donne-envie-de-se-reproduire_3835703.html

Jean-Louis explique qu'une chanson "ne pèse qu'une plume" et qu'il voulait avant tout faire danser, que "c'est limité", et que si c'est de la bricole finalement, "l'honnêteté supérieure" là-dedans, c'est de donner"l'envie de bouger quand on écoute", "le respect absolu pour les gens malades, pas malades", et rappelle qu'il aurait pu être ambianceur dans des boites (comme il l'a raconté dans cette promo).  "La plus grande musique, c'est celle qui donne envie de se reproduire".  A voir donc si Baby Love sera à l'origine d'un Baby Boom... 

A la question sur l'utilisation de machines, Il s'en prend  aux musiciens français (tiens donc: comme pour le "Cours ordinaire des choses"), avec lesquels on ne peut pas "tenter le groove",  qui ont fait le malheur de Johnny... "Sauf Stéphane et Fred..." (Fred qui a bien-sûr usiné chez Johnny... mais embauché par un français Yarol Poupaud... qui a tenté à l'origine une fusion française rock et funk dans FFF).  Là dessus, mon impression, c'est surtout que Murat n'a pas envie de se faire chier, ou d'investir dans de nouvelles rencontres, parfois infructueuses, surtout que dans le passé, avec les rencontres, il serait plus pygmalion que pouvant s'oublier dans "un groupe" (on se rappellera de la réponse artistique de Camille et de son "Baby... carny bird" sur "le fil".). Les Delano Orchestra lui avaient été offert sur un plateau de proximité...  Cela correspond aussi à son idée d'"artisanat", il fait son truc dans son coin.

 

Le texte qui accompagne sur internet:

Pour cet album tendrement intitulé Baby Love, Jean-Louis Murat a voulu, dit-il, mettre en avant le "groove". Et ça marche encore très bien, qu'il se rassure. C'est même assez étonnant de voir un artiste qui a sorti tant de disques - "On dit toujours une vingtaine mais c'est beaucoup plus !" - parvenir à impressionner à chaque fois. D'autant plus quand, comme lui, on suit un rythme d'un voire plusieurs disques par an. Ce disque est donc celui d'un amoureux, d'un chanteur au plaisir variable, qui se retrouve dans la déstructuration totale (comme dans Travaux sur la N89) comme dans la bonne chanson française, mélodies en avant. "Ce sont des petites chansons légères, ça ne pèse pas plus lourd qu'une plume, une chanson", affirme-t-il aujourd'hui.

Et au risque de surprendre ceux qui ne le connaissent pas bien, Murat explique : "Ma seule constante, c'est d'avoir envie de danser". Alors ce disque, il l'a fait pour le groove, en l'assumant totalement, plaidant pour l'utilisation des machines plutôt que les musiciens français, "de la daube, sauf Stéphane et Fred avec qui je tourne depuis 20 ans". Jean-Louis Murat tel qu'on le connaît, avec de sacrées belles chansons.

Jean-Louis Murat, Baby Love (Le Label/Pias). Album disponible le 6 mars.

 

UN grand merci à MANU! (PSDT, Manu)

L'interview à télécharger:  https://www.transfernow.net/2warw9032020

 

- Il était aussi question de BABY LOVE SUR FRANCE INTER dans le journal de 8 heures, le plus écouté de France il me semble,  le vendredi 6 mars.

https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-8h/le-journal-de-8h-06-mars-2020?fbclid=IwAR2Htb8Ssf34dVBytCwNb8xVm2dn34RuE5hRZCuha5Cjo1YTM4GqC54qylc

A noter: l'aveu de ses "difficultés familiales terribles" qui ont généré ses chansons... et beaucoup plus : 30 qu'il aurait écrites dans cette période... "soupape indispensable" "sans laquelle je serais mort"... Et toute à l'heure, sur France info, il disait qu'une chanson, ce n'était presque rien! Comme quoi, Murat est peut-être égocentrique, mais pas mégalo: ce n'est pas parce qu'écrire des chansons lui est essentiel, qu'il considère qu'elles sont essentielles au monde...

 

A part ça, Murat était dans la sélection "à écouter" dans le MONDE (réservé aux abonnés) (Si quelqu'un là, on est preneur) et en double page, dans MAGIC.   On y reviendra.

 

LA CHRONIQUE EN PLUS

Popnshot a dégainé rapidement : Léonard Pottier a eu du mal à rentrer dans l'album et est finalement conquis.

http://popnshot.fr/2020/03/06/baby-love-jean-louis-murat-2/

Extraits:

Une suite revigorante

 Pour autant, ne vous inquiétez pas ! La suite est toute autre, car BABY LOVE se rattrape bien assez vite pour nous faire oublier ce premier contact. Les successeurs de « Troie » élèvent le niveau à tel point qu’ils parviennent à éviter toutes les facilités liées à l’univers sonore dans lequel le projet s’inscrit. Les écueils sont contournés, la prise de risque enlacée, et l’album commence alors à scintiller. « Le mec qui se la donne » et « le Reason Why », titres aussi séduisants qu’intrigants, débarquent avec bien plus de gravité et de profondeur, offrant enfin le Jean-Louis Murat attendu, celui qui, depuis quelques années, semble être au meilleur de sa forme créatrice. Compositeur au talent indéniable, le chanteur poursuit ici sa route à travers des propositions sonores certes connues, mais mises au goût du jour de telle sorte qu’elles en adviennent rattachées à un savoir-faire unique, celui d’une identité transposable partout et à foison.

 

Le défi du renouvellement

 Les morceaux de Jean-Louis Murat ont beau être directement reconnaissables, ils délivrent toujours quelque chose de neuf et de puissant, à la croisée d’un sentiment nostalgique et d’une volonté certaine de ne jamais s’épuiser. Pendant combien de temps cela perdurera ? Indéfiniment il faut croire. Car il s’agit moins de se répéter bêtement que de trouver des façons de le faire avec grâce et distinction, en essayant de ne pas perdre l’essence première d’un art déjà mis à nu. Le renouvellement est le principal défi de Murat aujourd’hui, essayant de créer avec les continuelles mêmes ficelles, mais sans jamais penser faire deux fois le même album. L’impression de connaître les morceaux dès leur première écoute est saisissante, tant elle raconte quelque chose sur la carrière de l’artiste, qui a su construire un lien extrêmement fort entre tous ses projets. Ces nouveaux morceaux, nous les avons déjà apprivoisés par le passé, mais rien n’est plus fort que de ressentir sans cesse le même plaisir à les écouter, car ceux-là ont des traits légèrement différents : une voix perfectionnée, un texte endurci, une production affinée… BABY LOVE témoigne d’un riche vécu, en faisant réapparaître mille en une images sous une forme encore inexplorée.[...]

Entre amour et désamour, comme souvent chez Murat, BABY LOVE fait l’état d’une existence marquée par la musique et les sentiments amoureux, meilleurs alliés comme meilleurs ennemis. De par sa production exigeante et une qualité sonore comme il est rare, l’album trouve ici son point fort le plus évident. « Xanadu » ou encore « Tony Joe » le démontrent avec ardeur : le son est une priorité. Les cuivres de « Ca c’est fait », quant à eux, élèvent le morceau en lui donnant une force lourde et imposante. Pour autant, Jean-Louis Murat ne laisse aucun élément prendre le dessus sur l’autre. Entre textes, sonorités et mélodies tout se conjugue parfaitement au point de faire porter une voix atypique que l’on connaît presque par cœur, mais qu’il fait toujours chaud au cœur d’écouter. Car le chant de Jean-Louis Murat est sans nul doute l’un des meilleurs de la chanson française. Alors, tant qu’il perdure avec élégance et talent, pourquoi s’en priver ?

 

A TRES BIENTOT POUR LA SUITE DU RETOUR DE COUCHE...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 5 Mars 2020

Les promos se suivent et se ressemblent, une petite interview à l'un deux semaines avant les autres, un clip chez l'un... et l'album en écoute en J-1 chez TELERAMA ce soir.

Le petit mot de présentation est intéressant, même si Erwan Perron nous conseille d'oublier certaines chansons... tout en concluant qu'aucun chanteur ne s'était autant approché de "Marvin Gaye".

 

Voilà plus de trente ans que cela dure. Chaque année, ou presque, avec la régularité d’un métronome, Jean-Louis Murat accouche d’un nouvel album ayant pour thème axial l’amour (et le désamour). Atteint d’un tel priapisme artistique, nul ne saurait être tenu à une constante qualité… Pourtant, l’Auvergnat, qui se réinventait déjà pour de bon sur son précédent, Il Francese, explorant sur fond de groove-électro un lien imaginaire avec le Murat de Napoléon, continue d’enchanter. Cette fois, avec cet humour distancié et cet art consommé de la métaphore inattendue qui font sa marque de fabrique, il invoque pêle-mêle « le long blocus à Cuba » ; le jeune Alain Delon, « pour moi l’amant de ma mère » ; le chanteur de charme Adamo, « là j’crois que j’en fais un peu trop » ; et un certain « John Lee dans sa beautiful car ». Sans doute fait-il référence à John Lee Hooker ? Il est un autre artiste hantant ce disque soyeux et dansant qu’il aurait pu citer : Marvin Gaye. Sur ses meilleurs titres — Le Reason Why, Réparer la maison, Montboudif et La Princesse of the Cool —, Murat emprunte beaucoup au Midnight Love publié par le crooner américain en 1982. Même son carré et digital avec utilisations de boîtes à rythmes (comme autrefois, au temps de Cheyenne Autumn ), mêmes ambiances nocturnes et rêveries langoureuses typiques de la soul mid-tempo… Oublions vite ses chansons aux cuivres funk trop faciles et massifs. On a beau chercher, on ne trouve pas d’autre chanteur de langue française s’étant approché avec une telle élégance du prince de la soul. Erwan Perron.

Après des longues minutes infructueuses, j'ai enfin pu accéder au player avec le wifi un peu faiblard. Et bien, vous savez quoi? Et bien, dans une première écoute, pour moi, Murat a fait du Murat! Bon, c'est toujours ce que je dis... Impressions à la première écoute: L'enrobage est  certes synthétique, Murat allant jusqu'à encore jouer avec le vocoder mais on retrouve aussi de la guitare... et à la première écoute, les textes mes paraissent renouer avec la meilleure veine(même si on apprécie aussi parfois un texte plus explicite: type Mont-Sans Souci). Je note l'association "Marcel Irscher", "Gargamelle",  Adamo et le retour de Poulidor dans la même chanson (Montboudif). Certes, "ça en est bien fini de l'éternel retour du blues" nous dit-il... jusqu'à la prochaine tournée? Mais pour autant, Murat en a-t-il jamais fait réellement? Et voilà t'y pas que Murat  nous termine par un hommage à "Tony Joe" et "John lee"...

Des titres accrocheurs et rythmés: Montboudif, Rester dans le monde, le mec qui se la donne, Tony Joe,Troie.... Effectivement, beaucoup plus que d'habitude,  mais est-ce vraiment dansant? Oui, on peut forcement dodeliner de la tête, voir taper des pieds car bien sûr, Murat n'oublie pas le tempo... mais Kool of the Kang, c'est encore loin, non?   Xanadu est le titre qui nous amène  peut-être le plus loin de nos repères... et on se dit que ce titre aurait pu ressembler à la "3 étage de la fusée" (Travaux sur la RN, el francese....). "ça c'est fait" nous ramène à du plus familier (en symbole, l'utilisation du mot "babe"), et on se rappelle que Murat a voulu faire un album qui se vende, de quoi financer la suite. Peut-il l'espérer? Comme je le disais le plus haut, ça manque peut-être d'un texte au sens accessible aux masses (Et je découvre  5 minutes après avoir écrit ça, la première critique négative, signée  Sophie Delassein qui, ceci dit comme toujours, se plaint de l'opacité des paroles).  Le fait est que le mélange entre électro et orchestration "soul" (cuivre, rythmique) me parait vraiment réussi... même si on se demande ce que ces titres auraient pu donner avec un vrai "band" derrière lui, choristes et cuivres et tout le toutim... J'écoute une deuxième fois, et le titre "le reason why" sur laquelle j'avais glissé m'accroche... Oui, il y a des choses à en dire sur cet album... et on s'annonce des belles semaines... 

 

Murat et Télérama une longue histoire...

 

LE LIEN EN PLUS DE TOUTE A L'HEURE QUE LE WIFI MARCHE MIEUX MAINTENANT

 

Je suis à la montagne (les vrais, les Alpes)... Et voilà ce que j'ai comme déco:

BABY LOVE EN ECOUTE SUR TELERAMA.Fr

... Pas moyen de vous oublier du coup... et l'envie d'être ailleurs non plus... dans les fausses montagnes...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 5 Mars 2020

Je suis en vacances.... mais il pleut... Alors, je vous fais un petit article en J-1.... Je n'arrive pas à me connecter à tous mes sites, alors vous aurez un rattrapage de l'actualité dimanche!! En attendant:

 

L'Agence Française de Presse a diffusé son article à ses clients... avec des bouts d'interview dedans.

(AFP) - C'est un de ses plus beaux albums, éclairé d'un groove made in USA qu'il aime tant: Jean-Louis Murat fait rimer solitaire avec solaire dans "Baby Love", à paraître vendredi.

Musique
Jean-Louis Murat, soleil d'Auvergne et nuit américaine

Que montrait sa boussole en entrant en studio avec son complice Denis Clavaizolle ? "L'idée c'était: on travaille sur la forme, on est en 1985. L'année où il fallait que je cravache, que j'enregistre rapidement une K7 et monte à Paris en stop pour tenter de séduire une maison de disques". "Ce sont des petits présupposés, bien à poser", raconte l'Auvergnat de sa voix douce à l'AFP.

 

Puis il a fallu libérer les paroles. "Une partie de ce que je disais, c'est assez douloureux, alors on ne s'attarde pas, je ne suis pas maso quand même (sourires). Tout est vrai mais tout est codé chez moi. Je raconte jusqu'au plus infini détail toute ma vie sentimentale, comme depuis le début de ma carrière".

- "Liberté et générosité" -
Il balance ici entre naissance du sentiment amoureux et clap de fin, qui hante le titre "Montboudif", nom d'une commune du Cantal connue pour avoir vu naître Georges Pompidou. "J'habite à Douharesse (en Auvergne), c'est plus difficile à mettre en bouche (sourires). Mais ça y ressemble. Montboudif, c'est le bout du bout. Le désamour passe par le divorce sur le lieu. T'as pas de réseau, faut casser le bois, tout ça. C'est le début de la fin si un des deux ne s'est jamais posé la question et l'autre se dit +pourquoi habiter ici?+".

"Je suis seul dans une ferme, comme tous les paysans du coin, les gonzesses ne restent pas", souffle-t-il, sans s'apitoyer, "c'est d'un commun".

Et "Baby Love" ne verse jamais dans la déprime. "Ça fait extrêmement plaisir de le retrouver avec cette légèreté, avec cet œil qui n'avait pas pétillé comme ça depuis longtemps, même s'il garde son côté grinçant", commente pour l'AFP Antoine Dabrowski, directeur d'antenne de Tsugi Radio, webradio du magazine éponyme. "Il y a des tubes en puissance, comme +Réparer la maison+".

Frédéric Lo (coauteur avec Bill Pritchard du majestueux "Rendez-vous streets" sorti en novembre) aime lui "la liberté et la générosité" de Murat, qu'il a vu au théâtre parisien de La Madeleine en décembre. "Il impose le respect, ce serait bien qu'il connaisse à nouveau la consécration avec cet album, ça le récompenserait", espère le compositeur auprès de l'AFP.

- "Des vertes et des pas mûres" -
On entend sur ce disque la musique américaine qu'aime à conter Murat, comme cette "soul et ce rythm'n'blues, des années 1966 à 1972". "Ce qu'il y a essentiellement sur mon téléphone: la Stax, les prémices de ce pourrait devenir le funk, les mélodies, les musiciens sont forts, les débuts de la technologie, une insouciance, encore, portée par les années 1960", poursuit-il, passionné.

Comme quand il parle de ses guitares. "Je suis assez affectueux, un peu +bébête+, là je suis tombé sur une guitare et je lui ai fait la promesse de faire tout l'album avec elle, ce que j'ai fait". A La Madeleine, il jouait sur une douze cordes, autre nouvelle venue, pour la scène. "Ça marche ou ça ne marche pas, ça va plus vite qu'avec une nana (sourires) et ça a marché".

"On sentait que ça lui amenait un plaisir nouveau, c'est toujours bienvenu", a d'ailleurs ressenti dans la salle Frédéric Lo.

"La musique est dans les guitares, il y a 200-300 chansons dans chaque guitare, quand je m'en sépare, il ne reste plus rien dedans", insiste Murat. Et que deviennent les "ex"? "Dans une pièce, il y en a une quarantaine, elles se racontent des histoires, comment elles ont été délaissées, +j'ai pas su lui plaire+ (rires). Elles doivent en dire des vertes et des pas mûres sur moi".

 

Je suis un peu étonné par quelques propos sur la séparation ("pourquoi habiter ici"?)...

 

LE LIEN EN PLUS EST REPORTE

J'ai essayé un quart d'heure de télécharger une photo mais, faute de wifi suffisant?, la photo ne télécharge pas.... Bonne écoute demain!!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 28 Février 2020

- 30 000 exemplaires, ça me paraissait un tirage correct... mais au Cultura, 5 exemplaires d"Elements [pour la culture européenne]" de DE BENOIST, à côté de 4 exemplaires de "FRANC maçonnerie MAGAZINE".... si... et UN SEUL EXEMPLAIRE du nouveau "VINYLE ET AUDIO" (passion vinyle et haute performance)... Oui, on a déjà fait mieux comme titre...  J'avais appelé et réservé l'exemplaire (50 bornes, je ne voulais pas les faire pour rien).

En couverture, JEAN-LOUIS... A. Aubert... Et mention de deux interviews de 2 M.  Maaloof. Malzieu.  Il aura fallu le coup de pouce de Pierre Mikaïloff sur les réseaux pour savoir que pourtant du JLM se cachait à l'intérieur.

On y trouve en effet UNE DOUBLE PAGE illustré des 3 photos de D. Pourcher. Je ne vous les partage pas en intégralité aujourd'hui afin de soutenir ce nouveau magazine (Edition d'ACAMAR, rédac chef Christian Eudeline, dans les rédacteurs, un autre ancien: Jean-Eric Perrin).  (vous pouvez l'acheter par correspondance par exemple ici). L'interview a été réalisée en auvergne.

On y apprend que BABY LOVE vient bien des SUPREMES... et surtout que MURAT a déjà prévu une session studio : "Une petite tournée, toute petite, comme d'hab, rien de spécial. J'écris des nouvelles chansons, je rentre en studio dans 15 jours pour ne pas penser à tout ce bordel. Je commence à avoir envie de faire des disques qui sortiront dans 20 ou 30 ans, en donnant une date de sortie, comme ça je pourrai faire vraiment ce que je veux. J'en ai déjà parlé à mes enfants. Parce qu'on est obligé de faire des oeuvres posthumes: le présent est merdique".

Au programme également: son coup de foudre chez Denis avec sa "pistachio", le travail avec Denis,  une belle anecdote sur Tony JOE (TIna Turner PTDR en le rencontrant "pendant 10 minutes"[...]C'est incroyable, je croyais que tu étais noir")... mais rien sur les rééditions vinyles, et la collection de disque de Jean-Louis... comme quoi on ne s'enferme pas dans les galettes dans cette revue.

 

 

-  Et on trouve du Murat plus facilement dans le FIGARO DE CE VENDREDI (dans le carnet "figaro et vous")... entre 250 et 300 000 exemplaires distribués.... 

Olivier NUC qui n'en avait pas fait des tonnes depuis un moment est plutôt dithyrambique : "album le plus inspiré de Murat depuis plusieurs années" (formulation un peu vague). "le plus fluide et mélodieux, accessible, depuis de longues années" rajoute-t-il ensuite.  Longues années? Les années de Murat sont courtes... et peut-être Olivier Nuc parle-t-il de "depuis BABEL?"...

Anecdote inédite ensuite sur les années ST-TROP: "au début des années 70, je dansais 4 ou 5 heures par nuit[...] avec ma première épouse. On nous avait même proposé un contrat".   Messieurs les producteurs de "danse avec les stars", à votre téléphone!! (je rigole!).

Et confirmation: "pistachio", c'est le petit surnom de la guitare, mais pas le modèle.

 

 

 

Un JEAN-LOUIS peut en cacher un autre...  et un figaro là, et du France INTER
Un JEAN-LOUIS peut en cacher un autre...  et un figaro là, et du France INTER

 

 

LE LIEN AUDIO EN PLUS

MATTHIEU CONQUET nous parlait ce matin de "BABY LOVE" SUR INTER.

 

Jean-Louis Murat revient et commence ce vingtième album par un geste chaloupé qui parle aussi bien de la guerre que de la ruse et d’amour, forcément. Le titre de l’album c’est Baby Love et s’il y a quelque chose du Baby Love des Suprêmes c’est dans cette pulsion d’innocence et de maîtrise conjuguées, avec guitares claviers et cuivres synthétiques.  Ils ont fait tout l’album à deux, Jean-Louis Murat et son comparse Denis Clavaizolle, et je disais chaloupé, on va beaucoup remuer au cour de ce disque “Baby Love”, au tempo relevé qui change volontiers de registre.

Ce qui au fond correspond assez bien à la discographie de Jean-Louis Murat qui a signé en 40 ans albums très différents. Il a eu un côté americana auvergnate (du genre Neil Young mais du côté des volcans), il a adapté François Béranger dans 1829, il a fait dire et chanter de la poésie du XVIème à Isabelle Huppert sur des instruments baroques avec Madame Deshoulières

Si je vous parle de ses anciens albums c’est aussi parce deux d’entre eux viennent d’être réédités :  Cheyenne Autumn (1989) et puis Mustango (1999) et qu’on retrouve certains de ces gestes dans ce nouveau Baby Love

On retrouve chez Jean-Louis Murat une grande sincérité, déguisée, un peu tordue parfois, mais sincère. Il se raconte, se met à nu Jean-Louis Bergheaud alias Jean-Louis Murat. 

Il se voit là comme “de la chair à psychanalyse”, dimension qui saute aux yeux avec un titre comme Le Reason why

Je vous disais que c’est un disque plein d’amour et de contradictions, par exemple : il se méfie de ceux qui n’aiment pas la guitare, c'est d'ailleurs, ce qui est dit dans le morceau Tony Joe mais utilise volontiers l’auto-tune à la Frank Ocean. Il chanté avec Mylène Farmer mais il a eu peur de demander à Tony Joe White de jouer pour lui, il est fan de Frank Sinatra mais aussi de cyclisme. Bref il est plein de contradictions et il a bien raison. 

https://www.franceinter.fr/emissions/dans-la-playlist-de-france-inter/dans-la-playlist-de-france-inter-28-fevrier-2020

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 25 Février 2020

Et bravo pour TV5 Monde pour avoir choisi cette belle image d'accroche!, il avait pourtant une belle chemise très seyante. Bon, à part ça, c''est du rapide...

EDIT: France 5 (et moi aussi) a été repris par les AP de PIAS pour l'image (un Murat peu flatteur) et ça a été modifié depuis.

 

dispo là:

https://information.tv5monde.com/video/jean-louis-murat-et-les-turpitudes-de-l-amour

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 22 Février 2020

On part pour un petit article vite fait... et en tirant le fil de l'actualité et de la mémoire... on se retrouve en 1981, 1898

 

- Voilà le texte "promo" de BABY LOVE, et curieusement, c'est plus une disco qu'un discours sur le dernier album... Un paragraphe parle quand même du disque imprégné des Earth, wind and Fire... et de la guitare "pistachio" (Murat en parlait en avril 2019 dans les inrocks)

Plus les années passent, plus Jean-Louis Murat accélère son rythme discographique. Relativement économe de ses efforts au début de sa carrière (seulement trois albums dans la décennie 1980, quatre pour la suivante), l’Auvergnat a considérablement augmenté sa vitesse de publication au tournant des années 1990/2000, avec six disques parus par décennie (sans compter les projets parallèles, littéraires, ni les enregistrements publics).

Car il « écrit des chansons comme on purgerait des vipères ».

Au sortir d’une année 2019 passée en studio et sur les routes de France, Murat a notamment réédité deux authentiques chefs-d’œuvre. D’abord, son troisième album Cheyenne Autumn (1989), disque majeur et inusable qui a durablement marqué la chanson française et influencé nombre d’artistes hexagonaux à travers des ballades spleenétiques faisant le grand pont entre Leonard Cohen et Léo Ferré, Robert Wyatt et The Pale Fountains.
Autre réédition anniversaire, Mustango (1999), le septième album de Murat et le premier disque américain de sa carrière, enregistré entre New York et Tucson, aux côtés de Calexico, d’Elysian Fields et du guitariste inventif Marc Ribot.

Avec le transatlantique Mustango, l’homme privilégie l’immédiateté mélodique et retrouve son instrument de prédilection, la guitare, qu’il avait délaissée le temps de l’immense Dolorès (1996), œuvre de rupture sentimentale et artistique principalement composée au clavier.
Dans les années 2000, donc, Murat tient une cadence infernale, alternant albums studio (dont le classique Le Moujik et sa femme en 2002, le triple Lilith l’année suivante et l’atmosphérique Taormina en 2006), collaborations multiples (Isabelle Huppert avec Madame Deshoulières en 2001, Jennifer Charles et Fred Jimenez pour A Bird On A Poire en 2004) et adaptations musicales (Jean de Béranger, Baudelaire et Ferré).
Dix ans après Mustango, l’Auvergnat repart outre-Atlantique pour enregistrer à Nashville, le temple de la country. Le Cours ordinaire des choses (2009) résume bien cette décennie pour son insatiable auteur-compositeur-interprète.

“Chanter est ma façon d’errer”, comme il le dit lui-même.

S’ouvre alors une nouvelle décennie avec Grand lièvre (2011), avant que Murat ne tourne définitivement le dos aux majors et rejoigne le label indépendant [PIAS].
Cet artisan de la chanson française enchaîne les disques en solo (Toboggan, 2013) ou en groupe (le mirifique Babel en 2014 avec The Delano Orchestra, l’endeuillé Morituri en 2016).
En 2017, Jean-Louis Murat échafaude une fusée à trois étages, dont le premier volet volontiers électronique et expérimental, Travaux sur la N89, surprend son monde, avant que le superbe Il Francese (2018), marqué par le deuil (la mort de son batteur historique Christophe Pie) et les aspirations napolitaines, ne vienne couronner des années 2010 décidément prolifiques pour son auteur.

Et comme le chanteur sexagénaire n’en fait qu’à sa tête depuis le mythique 45 tours Suicidez-vous le peuple est mort (1981), il revient en mars 2020 avec un vingtième album, qui n’est pas la fin espérée du triptyque. Comme son titre l’indique, Baby Love est l’œuvre magistrale d’un homme amoureux – comme le miroir inversé de Dolorès un quart de siècle après.
C’est un disque qui groove. “J’en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d’abord m’amuser et me mettre hors contrôle”, explique l’intéressé. “Cet album concentre toute la musique que j’aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré.”

En plein chamboulement personnel et écoutant en boucle le groupe Earth, Wind & Fire, Murat a composé et écrit ces onze chansons ramassées en quarante minutes, jouant tous les instruments avec son vieux complice Denis Clavaizolle. “Dans le studio de Denis, mon mot d’ordre était de lui dire que nous étions en 1985, comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique. Nous avons recherché la simplicité, avec des chansons au format 3’30.”
Tombé sous le charme d’une guitare Pistachio, Jean-Louis Bergheaud s’en donne à cœur joie et s’éclate comme rarement. “C’est la nouvelle guitare de ma vie”, s’enthousiasme-t-il. “En studio, je pensais d’ailleurs à la musique plutôt qu’aux paroles. J’ai presque découvert les textes au moment du mixage de l’album, un peu comme si leur sens m’avait échappé. Je constate que c’est de la chair à psychanalyse. Comme toujours dans mes disques, il est question d’amour finissant et d’amour débutant. J’ai souvent écrit dans cet état de suspension.” Baby Love balance ainsi entre amour nouveau (La Princesse of the Cool, Le Reason Why, Si je m’attendais) et désamour (le single Troie, Réparer la maison, Ça s’est fait). Derrière sa pochette typographique d’un rose disco, se cache le vingtième album studio de Jean-Louis Murat – déjà l’un des grands disques de 2020.

Crédits :

Réalisé par JL Murat
Tous instruments : JL Murat - Denis Clavaizolle
Arrangements : Denis Clavaizolle - JL Murat
Mixé par Aymeric Létoquart au studio de la Seine à Paris
Masterisé par Jean-Pierre Chalbos à La Source Mastering
Artwork et photos : Frank Loriou
Production exécutive : Laure Bergheaud
Management : Guillaume Depagne, gd@aimegmt.com
Paroles et musiques : JL Bergheaud Murat
Editions : Scarlett Productions Editions

 

- En plus de l'article paru dans la semaine, les inrocks.fr nous proposent une playlist de Jean-Louis Murat

https://www.lesinrocks.com/2020/02/21/musique/musique/en-couv-des-inrocks-cette-semaine-jean-louis-murat-devoile-sa-playlist/

Après avoir dit qu'il ne comprenait plus son intérêt pour Neil Young, voilà tout de même qu'il le choisit dans sa sélection...  avec Celentano, et Earth, Wind and Fire dont il a nous a parlé également. On retrouve également Talk Talk (à lire ici), Badu et GS Heron (figurant tous les deux déjà dans une playlist de 2008) avec les mêmes chansons. Plus rare:  du Prince, la californienne Khadja Bonet (extraterrestre) et un choix que je crois vraiment inédit : Tom Waits... dont Marc Ribot (Mustango) fut le guitariste.

Et c'est accompagné d'un nouveau cliché de DENIS POURCHER:  il fait un peu peur, non?

 

LE LIEN EN PLUS
 

Morgane Imbeaud, toujours grignette, connait Jean-Louis Murat depuis toute petite:

http://www.baz-art.org/archives/2020/02/14/37951226.html

"Jean Louis (Murat), je le connais depuis que je suis toute petite, il a travaillé avec mes parents et c'est vrai qu'on a commencé à collaborer ensemble depuis 2007 et Babel et depuis j'ai souvent eu l'honneur de collaborer avec lui sur certains de ses albums. Là il m'a écrit un morceau " si l'amour est un sport" que j'aime beaucoup et qui est totalement dans son esprit.  Jean Louis a su me faire confiance, il m' a permis de me libérer notamment sur scène où j'ose plus et ses conseils m'ont vraiment beaucoup aidé en cela. "

LE CLICHE EN PLUS

Un petit clin d'oeil au lecture actuel de Monsieur Bergheaud (cf article précédent).  Merci à Manu (pas Macron bien sûr) pour l'envoi qui aurait ravi Matthieu (...), l'auteur de l'article "au commencement était un graff" qui renvoyait déjà Murat au mouvement libertaire et anar, bien avant les gilets jaunes.

« Je passe plus de temps avec mes bouquins qu’avec la musique. Je suis un peu timbré des livres », glisse-t-il. Et de nous expliquer que l’ouvrage qui l’a le plus influencé s’appelle Histoire d’un ruisseau, écrit à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus, un géographe et anarchiste français. Une contemplation poétique de la nature, mais pas que…    ouest france en10/ 2018

 

On termine du coup par "l'idée", texte de Charles D'Avray (vers 1898), autre libertaire... alors, n'hésitez pas "suicidez-vous... le peuple est mort", même s'il faut mourir pour ses idées, mais de mort lente comme de bien entendu. Matthieu :

"J'ai contacté Claude Guillon, l'auteur de Suicide mode d'emploi (tu as sans doute entendu parler de ce bouquin qui fit du bruit dans les 80's) et très bon connaisseur de l’anarchisme. Il m'a dit que le suicide était rarement une solution proposée par les anars, ceux-ci le condamnant plutôt comme une forme de désertion... Pour ma part, cette partie-là du tag me fait davantage penser à l'esprit punk de l'époque (No Futur, etc.). En revanche, l'idée de peuple mort fait selon lui écho à une vieille thématique anarchiste, celle d'un peuple trop passif. De fait, Charles d'Avray (l'auteur de "L'idée")  a ainsi écrit un "Le peuple est vieux" et dans "Ni Dieu ni maître", tu trouves le vers "le peuple sommeille"...
 Donc, selon Guillon et moi, ce slogan porte les empreintes de l'anarchisme et du punk. L'humour de l'autre tag ("C'est plus propre") me paraît également le rapprocher du punk, voire d'un certain situationnisme.. Mais j'ai préféré résumer ces diverses conjectures, plutôt que d'ajouter une mini-thèse à l'album photos...[à propos de l'article Au commencement était un graff]

[Février... le moment de la chanson qu'il appréciait: peu me chaut... "S'il faut partir un jour, peu me chaut"]

Bon, ceci dit:

En parlant d’URSS et d’esprit de révolte, tu cites Kropotkine (ndlr. écrivain russe anarchiste, auteur de L’Esprit De Révolte, 1881) dans la chanson Voodoo Simple.
Oui, je lisais ça. C’est nul d’ailleurs, juste un joli nom : Pierre Kropotkine. Sur mon bureau, j’ai aussi son livre La Morale Anarchiste (1889), qui est terrifiant de connerie. L’anarchie s’est pourtant beaucoup appuyée là-dessus. Kropotkine s’essaie parfois à démontrer les preuves scientifiques de l’existence d’un comportement anarchiste, mais il n’y a pas un truc qui tient, c’est archinul.

http://www.magicrpm.com/entrevue-29-04-13/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez, #Baby Love

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Publié le 19 Février 2020

- Les Inrocks n'ont pas su choisir: Murat est en couv des inrocks, Agnès Obel aussi. Les deux existent. On s'en fiche: ça compte quand même... surtout que les Inrocks avaient déjà mis à l'honneur Murat cette année... Une démarche suicidaire commercialement?  Je ne sais pas mais louons leur fidélité...  Vergeade en tête (passé de Magic au Inrocks.... même si c'est devenu un job d'appoint pour lui entre temps).

On retrouve donc du Murat classique (le vélo, les touristes, la Bourboule, Proust, ses "moi" et les "autres"....), et que dis-je classique: voilà qu'il nous parle de la Grèce, exprimant son souhait d'être enterré à Delphes...  Je retiens une nouvelle pique contre Neil Young qui "chante comme un canard" désormais,  et un aveu qu'il se tourne plus volontiers vers "Earth, wind and Fire" (et toujours Drake, Océan...)... et plus étonnamment, vers la chanson italienne.... Si bien qu'il annonce un disque de reprise de... ADRIANO CELENTANO (chanté déjà par Johnny et Françoise Hardy) en guise de prochain album!

Et Murat a accepté de se faire tirer le portrait en exclusivité pour le magazine: par Jules Faure : instagram 

article sur JULES  et

 

L'interview commence un peu mollement et est parfois un peu ennuyeuse (notamment par un énième retour sur ses débuts, le cyclisme, l'évocation de si je devais manquer de toi, les gilets jaunes)... mais il y a des meilleurs moments ensuite (Alain Delon...). Murat évoque un peu sa situation personnelle tout en restant pudique.

Une petite partie de l'interview est lisible sur le site mais la plus grande partie est réservée aux abonnés: https://www.lesinrocks.com/2020/02/18/musique/musique/jean-louis-murat-je-suis-habite-par-une-poesie-triste/        Je vous invite à vous rendre chez votre kiosquier pour soutenir la presse qui ose encore soutenir Murat!

 

 

 

 

 

Intéressant ensuite de voir qu'il retient dans sa disco "toboggan", "vénus" et "le moujik"... ses albums réalisés avec les copains.

 

Elisée Reclus,    géographe libertaire (qui explique que les études universitaires l'aient un peu mis de côté) qui a une renommée mondiale à la fin du 19e siècle (autant qu'HUGO et Pasteur nous dit wikipédia), précurseur de l'écologie.  livres: La Terre en 2 volumes, sa Géographie universelle en 19 volumes, L'Homme et la Terre en 6 volumes, ainsi que Histoire d’un ruisseau et Histoire d'une montagne..   Murat le cite dans la même réponse que le dernier MARVEL... (où THANOS est le gros méchant.... et pas un personnage mythologique comme je le croyais au départ...).

 

Avant un petit lien en plus, on écoute  Adriano:                             (Merci à JLR!)

LE LIEN EN PLUS

La période des VICTOIRES est généralement le moment où certains s'expriment sur le regret de ne pas voir JLM dans les nommés.... On ne l'a pas vu cette année... excepté dans le DAUPHINE... et curieusement, c'est Pierre Mikaïloff, peu muratien, qui le dit...

https://www.ledauphine.com/france-monde/2020/02/14/victoires-de-la-musique-d-une-annee-sur-l-autre-les-memes-noms-reviennent

Quels sont les « oubliés » de l’édition 2020 ?

« Les gens qui font toujours des concerts, qui sont toujours là, dont on ne parle jamais ou très peu dans les médias. Des artistes qui ne passent pas en radio mais qui tournent, qui ont un public et qui remplissent des salles. Par exemple Jean-Louis Murat, il sort un album le 3 mars. Mais je comprends pourquoi il n’est pas nommé : c’est une tête de mule et il n’a pas de copains dans la profession. Il faut vraiment caresser les gens dans le sens du poil pour avoir une chance d’être nommé..

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 8 Février 2020

Un article de Stéphane DAVET mais à propos de ses anciens disques, et c'est très intéressant car c'est la première fois qu'un média d'importance s'intéresse aux rééditions en cours (on apprend le nom de l'acteur de ce travail chez Pias : Jean-luc Marre), et surtout, on nous indique que ce n'est pas fini, et qu'il pourrait enfin avoir des vrais disques d'inédits! Et c'est illustré avec une nouvelle photo!

 

-  A propos de vieilleries, justement, SUNS BURNS OUT publiait la semaine dernière un article sur "l'ange déchu", à lire en suivant le lien ci dessous: (mais revenez me voir ensuite): Très bon article qui parle de Murat entre variété et rock, modernité et désuétude... et comme d'habitude, Manset est cité aujourd'hui, comme hier!, et peut-être un peu plus que demain.

https://www.sunburnsout.com/l-ange-dechu-de-jean-louis-murat-ou-le-poete-supreme/

 

La chose a commencé en 1982. A cette époque, Jean-Louis Murat sonnait comme une forme vaguement moderne et un poil synthpop dérivée de ce que faisait Gérard Manset depuis plus d’une décennie : une poésie chantée sur un rythme bringuebalant et qui restait, mine de rien, assez éloignée du format pop en vigueur chez les anglo-saxons. Le premier album de Jean-Louis Murat, par delà sa production hésitante, était en fait un EP étendu (6 titres) dont il n’est pas resté grand-chose si ce n’est cette idée, fixe, de façonner un texte qui en reste un d’où qu’on se place. Avec Passions privées, en 1984, Murat ratait musicalement son entrée en matière. L’album lorgnait cette fois du côté de Bashung mais perdait le cap musical en s’adjoignant des cuivres et des sources de divertissement, presque funk parfois, qui détournaient du propos. Difficile de savoir alors de quoi Murat allait être le nom. Poète, esthère foireux ou caméléon musical. Le grand public allait devoir attendre quelques années de plus avant d’obtenir une réponse, à travers un morceau qui allait faire instantanément de Murat l’unique poète rénovateur susceptible de faire carrière durablement dans la variété française.

Sa position actuelle, qu’il se plaît à décrier en concert (connu mais pas trop, populaire mais pas trop, célèbre mais qui vend peu), Murat l’a forgée il y a 30 ans maintenant avec Cheyenne Autumn, un album remarquable (bien qu’inégal) à travers lequel il allait enfin donner corps et, pour ainsi dire naissance, à une vraie poésie pop à la française. Il y avait bien sûr eu des poètes chantants avant lui : Ferré, Brel, Brassens à sa façon, mais aussi Manset et dans un autre genre Yves Simon. Il y avait eu Capdevielle sur un rythme plus rock, des poètes folk (Ferrat, Aufray) et même des chanteurs pop déjà avec Bashung et Daho bien sûr, mais aucun équivalent susceptible de proposer une telle qualité de texte poétique et un accompagnement pop qui ne soit pas systématiquement inspiré du passé ou, au contraire, complètement décalqué sur les genres anglo-saxons. Lorsque déboule Murat, d’abord avec son Garçon qui maudit les filles, puis l’Ange déchu, avant qu’il ne transforme l’essai avec Si je devais manquer de toi, le genre n’existe pas. Murat est un OVNI, un gars qui se glisse par effraction dans un univers qui n’est pas prêt à le recevoir. L’époque n’a pas la tête à ça. Madonna chante Vogue. Depeche Mode, Personal Jesus. C’est l’été de la Lambada, de Renaud avec la Mère à Titi, l’année où The Cure sort Disintegration, où Jive Bunny domine les charts et Tears For Fear sort Sowing The Seeds of Love. Les Pixies se reposent et Morrissey apprend à vivre seul. Il n’y a alors presqu’aucune place pour la mélancolie et encore moins pour les états d’âme. Les productions sont ronflantes et souvent très orchestrées. Impossible de trouver quelque chose de populaire qui ne soit aussi sophistiqué. L’Ange Déchu est une fulgurance où se conjuguent l’apparition d’une forme anachronique de chanson française, d’une révolution poétique et d’un écrin romantique (la beauté de Murat, son look byronien) pour occuper un espace minuscule situé entre le rock français et la variété.

 

L’espace d’un instant, Murat ouvre cette brèche, cette possibilité d’un champ nouveau qui s’inscrit entre un genre imparfaitement populaire et globalement resté marginal et rebelle chez nous (celui du rock et même si la figure de Téléphone a pu en être une version atténuée et celle d’Indochine une incarnation dégradée par mimétisme des anglo-saxons) et celui d’une variété véritablement qualitative qui n’existait pas auparavant. Lorsqu’il apparaît sur les écrans, celui que personne ne considère encore vraiment comme un Auvergnat est bien l’incarnation mêlée du « jeune homme moderne » (tel qu’on l’entendra chez Magic quelques années plus tard), post années 80s, et d’une figure littéraire qui hante la France depuis le XIXème siècle qui est celui de l’écrivain chanteur, romantique, amoureux et porteur sur lui d’une destinée tragique. Cheyenne Autumn est un album encore imparfait, impur. Il est trop poétique pour plaire à tous, trop excessif, pas assez terrestre et parfois boursouflé dans l’écriture, précieux dans la présentation. Il n’est pas pour tout le monde et porte déjà sur lui la marginalisation du chanteur qui viendra (trop compliqué pour l’époque, trop élevé pour ce que le grand public peut assimiler et chantonner), ce qui est à peu près tout le contraire de l’Ange Déchu, miracle pop et surtout compromis parfaitement équilibré entre l’exigence poétique et ce que le public peut digérer. L’Ange est lumineux, triste mais pas trop, solaire, bâti sur l’expression d’une ligne claire qui rend son accès non seulement mais aisé mais aussi agréable et réconfortant pour l’auditeur. C’est le texte qui parle de lui-même et qui emporte le morceau :

Quand s’éveille l’ange dans
Mon pauvre corps
J’arrache les pierres
Aux murs épais
Du tombeau de terre où
Tu m’as jeté
Je monte à grand peine
Par les chemins
Que prennent les reines
Les assassins
Dans cet univers de cendres
Où aimer n’existe pas
Parfois je prie mon ange
Eh, ne m’oublie pas

Cette orange du début, et la force des deux premiers vers, qui renvoient immanquablement (et sans doute pas par hasard) à la « terre bleue comme une orange » de Paul Eluard, soit la figure la plus célèbre et la plus unanimement partagée du pays. L’orange est évidemment ronde, enfantine, favorable comme les astres, joyeuse comme un ballon qu’on projette pour rire et faire plaisir. Il y a un coup de génie dans cette entame qui mêle le divin (l’ange), le corporel (le corps du chanteur) et le fruit le plus magique et courant qui soit. Murat enchaîne par ce qui fera son ADN par la suite : les pierres, le chemin, les murs épais. Personne n’y comprend rien. Le texte de L’Ange Déchu noue les fils poétiques surréalistes et rimbaldiens dans une forme qui rappelle un Milton rural et postmoderne. C’est à la fois inédit, historique et tout à fait moderne. On retrouvera le personnage, gothique mais qui porte des baskets blanches, cheveux ébouriffés et attitude ténébreuse, dans le Sandman de Neil Gaiman, qui démarre justement cette année-là.

 

Si l’on ajoute à cela le physique de jeune premier de Murat, l’ensemble est imparable. Le poète supérieur s’incarne dans un corps qui anticipe la perfection capillaire, les jeans blanchis et les regards profonds des acteurs de Premiers Baisers (1991) et Hélène et les Garçons, les après-midis façon C’est encore mieux l’après-midi, sages et tendrement subversifs de Christophe Dechavanne. C’est cette modernité exacte que Murat porte sur lui, parfaite synthèse de l’esprit du temps et condensé presque en avance sur son temps d’une culture profonde mais décontractée. Le mirage ne tiendra pas longtemps tant il apparaît vite que Murat n’a rien à voir avec ce contresens initial. Le Manteau de Pluie (1991) et Vénus (1993) font le boulot. Il sera temps alors d’envoyer Murat se faire voir ailleurs, de le repousser dans l’exil du terroir et de recaler sa modernité, physique et musicale, pour le transformer médiatiquement en barde incertain de la ruralité, en poète conservateur et en coqueluche indépendante. L’homme lui-même s’y laissera prendre, même s’il retrouvera un court instant avec son chef d’œuvre absolu, Dolorès, en 1996, ce sens parfait de l’équilibre entre la séduction pop et l’ambition du projet. Le reste ne sera que ça : un tâtonnement superbe, jusqu’au suicidaire, entre les images et les genres, tantôt sublime, tantôt insupportable, brillant ou cabotin, forcené ou inspiré, selon qu’on le regarde avec amour ou désintérêt.

Si Murat est devenu ce qu’il est, c’est, comme Rimbaud avait foutu les voiles, parce qu’il lui était tout simplement impossible de rester celui qui faisait et refaisait l’Ange en plongée.

Chaque jour
Les nostalgies nous rongent
Sans retour
Nous dérivons
Privés de tour à tour
Je crains tant le souffle
Du temps sur moi
J’ai connu sa bouche
Dans l’au-delà
Fais de mon âme une branche
De mon corps un talus
Mais Dieu apaise l’ange
L’ange déchu

Il lui fallait devenir branche, talus et mousse herbue, transformer cet animal divin en une forme végétale, irritante et éternelle, un substrat duquel pousserait sans qu’il en sache jamais rien une autre espèce plus affûtée ou éphémère : celle des fugaces et périssables Occidentaux, doubles pop parfaits, apparus et disparus en 1993, ou, poussés d’une chambre seule, Dominique A et quelques autres avec son Disque Sourd (1991) et son Courage des Oiseaux.

Murat était seul et unique depuis le début. Il était condamné à ne pas passer l’été.

Ecrit par

un grand merci à lui

LA NOUVEAUTE EN PLUS

AUSTYN chanteur lyonnais  amateur de Murat a fait appel à DENIS CLAVAIZOLLE pour réaliser son nouvel album. Son single accrocheur fait penser à Bashung.... mais la presse souligne aussi le lien avec Murat.

Un EP est prévu en mars!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #vieilleries -archives-disques

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