Publié le 17 Octobre 2019

ET C'EST REPARTI POUR UN TOUR!!

Comme d'habitude, on attend vos commentaires, et je compléterai les articles si besoin.

Et comme d'habitude, ceux qui veulent garder des surprises n'ont qu'à passer leur chemin...

Et comme d'habitude, je ne diffuserai pas par contre de vidéos pirates en cours de tournée. Vous êtes grands et autonomes, vous savez vous servir de google, peut-être même avez vous de la 4 G sur votre téléphone, contrairement à moi...

VOici donc ce qui devrait constituer la matière de cette tournée:  hier, Murat n'en a pas chanté 3 ou 4 je crois.

Par contre, les 3 inédits ont été chantés. Pierre retient surtout le Prince Ahuri, et pas trop "baby".

"Du murat à l'ancienne. Très classique mais très jolie"

La surprise, c'est surtout la sortie du guitare acoustique! la preuve:

 

 

EDIT 1 : Toujours Pierre:

"L'Harmonica était mortel. Joué sur : je me souviens, tes est pris notamment.Il n'a pas joué : voodoo, il neige, marguerite et le jaguar.

Pour le jaguar,  jlm avait pourtant cité quelques mots de la chanson à la fin de empreinte carbone et stéphane avait, à ces mots, immédiatement changé ses baguettes. Mais jlm a tout coupé net. Dommage
 
Pour les trois chansons : baby, il a dit peut être en blaguant qu'il l'a jouait pour la première et dernière fois
 
Pour le prince : "quelle idée de jouer une chanson écrite la veille au soir..."
Pas à prendre au serieux mais de fait il avait le nez collé aux paroles (pas si mal ca l'empechait de faire le zouave 🙂"
 


EDIT 2  Par Armand! Merci! :   "Vincennes, une jolie petite salle, belle acoustique, qui sera comble
(300 places en gros).

1 h 43 min de concert, reprise d'Innamorato et Il Francese en priorité avec de nouvelles versions (Je me souviens avec harmonica). Des anciennes chansons (Voyageurs perdus, tres belle avec harmonica; Tarn et
Garonne; une superbe version longue d'Over and Over; Agnus Dei Babe - pas de Voodoo, Il neige ou le Jaguar comme indiquée sur la set-list)

3 inédits en guise de rappel : Baby (Murat a dit qu'on serait les seuls à l'entendre), le Prince ahuri et l'empreinte Carbone.

Ma soirée : j'aurais peut être voulu que JL chante quelques vieux standards, avec l'orchestration actuelle, mais bon Innamorato oblige........ Ce que je retiendrais, c'est sa santé : mis à part quelques bougonneries sur le matériel, je l'ai trouvé TRES en forme, la pêche, requinqué, avec une jolie voix. Ca m'a fait vraiment plaisir dele voir comme ça, qu'il prenne du plaisir. J’espère que ça durera sur la
tournée.

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 13 Octobre 2019

De l'antique, du eighties et du show-chaud- très bientôt... c'est le fil de l'actualité muratienne... semaine après semaine.

1) Au fil des rééditions:

https://musique-journal.fr/2019/10/11/lasmr-doutretombe-par-huppert-et-murat/   

La fin de l'article:

Mais contre toute attente, écouté un soir d’automne, seul, l’album m’avait totalement séduit, en premier lieu parce que je m’étais rendu compte que j’adorais la voix de Jean-Louis. Je sais bien que plein de gens avant moi l’ont adorée et je n’ai pas grand-chose à dire de plus sur le sujet mais voilà, cette présence à la fois solide et fuyante au micro, cette capacité à osciller entre le chanté et le parlé, la nature si insituable de l’émotion au cœur de ses syllabes, ça m’avait fasciné, je me remettais en boucle « Soyez inexorables », « Ode à Climène » ou « Entre deux draps » : ça me donnait l’impression d’être en contact avec un esprit d’outre-tombe, d’outre-temps, de faire du spiritisme par l’intermédiaire de quelques mp3. Le son délicat de certains titres génère avec leurs auditeurs une proximité qui peut troubler, comme une sorte d’ASMR qui s’étendrait au-delà du sensoriel pour faire sentir de très près des fantômes, ou des souvenirs, les siens ou ceux d’autres gens. C’est probablement cette touche lointainement field recording qui devait avoir plu au technicien slave de Campus, avec cet alliage de pudeur et de précision, une gravité jamais pesante, ce sentiment funèbre mais vivace que l’on doit éprouver en saisissant et en réécoutant des sons éphémères avec un micro dans la nature. Ou peut-être que pas du tout, c’est juste qu’il aimait le thème, ou la présence d’Huppert (qui se débrouille très bien même si elle débute dans la chanson, notamment sur « De rose ne reste que l’épine »). Je n’en sais rien en fait, je ne l’ai jamais recroisé.

C’est un disque court, avec des interludes lus, qui se partage donc entre des morceaux baroques ou disons « néo-baroques », et des choses plus proches de que faisait Murat à cette époque, c’est-à-dire, pour résumer, un genre de chanson rock teintée de blues et de folk dont je ne suis pas fan en général mais qui dans ce contexte me convient plutôt pas mal. Ça se termine par une outro en forme de mise à distance puisqu’on y entend les deux artistes discuter en « faux off », et faire des petites blagues sur le langage du XVIIe siècle. Mais cet épilogue ironisant ne saurait faire oublier la profondeur tragique qui fait de Madame Deshoulières une œuvre aussi singulière, un moment à ne surtout pas laisser s’échapper. Et puis c’est sans doute la meilleure période de l’année pour l’écouter.

PS : à propos d’automne, Cheyenne Autumn, l’album qui a fait exploser Murat en 1989 et que j’ai découvert avec extase plusieurs années après Deshoulières a été réédité en juin (tout comme Deshoulières d’ailleurs) avec six inédits, chez PIAS France.

De gauche à droite : Luc Robène (guitare), Denis Barthe (batterie), Vincent Bosler (chant, guitare), Olivier Mathios (basse)
De gauche à droite : Luc Robène (guitare), Denis Barthe (batterie), Vincent Bosler (chant, guitare), Olivier Mathios (basse) (The Hyènes)
 

 

Un EP qui annonce une tournée et un nouvel album

L'ambiance crépusculaire atteint son apogée avec la reprise de Suicidez-vous le peuple est mort, une chanson de Jean-Louis Murat de 1981, et qui pourrait bien prendre une résonnance toute particulière avec l’actualité des Gilets jaunes. La cold wave originelle de Murat est ici revisitée en un rock brut et abrasif. C’est d’ailleurs ce son qui est aussi la marque de fabrique de The Hyènes, et ce n’est pas un hasard s’ils choisissent de reprendre également Neat Neat Neat de The Damned, référence du mouvement punk britannique.

Et aussi:

https://lesoreillescurieuses.com/2019/10/11/the-hyenes-ca-sarrete-jamais/

3) Cliché:

Tanguy Pastureau dans l'exercice suicidaire du billet d'humour quotidien (Daniel Morin en est mort d'ailleurs, et comme un coq sans tête continue d'exercer), use de certains clichés... et voilà encore (on l'a déjà cité ici) celui sur  Murat

https://www.franceinter.fr/emissions/tanguy-pastureau-maltraite-l-info/tanguy-pastureau-maltraite-l-info-10-octobre-2019

 

Pour vous dire, j’ai envie de quitter la France, pour redémarrer à zéro dans un pays où je ne serai pas connu, donc ok, je peux aussi bien rester en France. Avant, moi qui suis névrosé, dans ma tête il y a moins de couleurs qu’à la télé polonaise, je me retrouvais dans la variété française, les clips de Jean-Louis Murat dans la neige qui se faisait un manteau avec la peau de son chien mort de faim, Daniel Darc, le groupe Marc Seberg, ça c’était la France, cette nation déprimée où les gens foutent du Xanax dans leur Picon.

Ah, pourtant, pourtant, Murat, c'est aussi le symbole de la modernité, du 21e siècle, là où il passe, la modernité s'installe. La preuve:  à BINCHE en Belgique (concert 28/11),  la Dernière Heure a un scoop:

La mise en place du guichet électronique est prévue pour juin 2020 à Binche et sera accompagnée d'une rénovation en profondeur du site Internet de la Ville. Mais avant cela, c'est le théâtre communal qui devrait passer le cap. D'ici la fin de l'année en effet, l'institution sera dotée d'une billetterie en ligne. Le théâtre bat des records d'affluence à Binche. Un succès qui ne devrait pas démériter cette année alors que la saison voit défiler des pointures de taille telles que Jean-Louis Murat, Chimène Badi ou Francis Huster. La possibilité de réserver ses places ou de commander son abonnement en ligne devrait contribuer davantage encore au succès du théâtre.

Non, vraiment, on n'arrête pas le progrès. Peut-être même qu'un jour on pourra commander des pizzas avec son smartphone.

ET puis, et puis Cher Pastureau, les clips de Murat, c'est  le soleil, l'amour... et pas que les cimetières!  La preuve avec l'italie au programme du clip "nettoyé" de la semaine:

4...? oui, j'en suis à 4) Et alors que l'on fait ressurgir "suicidez-vous le peuple est mort" pour chanter l'époque "Gilles et John", voici quelque chose d'encore plus évident pour aujourd'hui... hélas... alors même que "Murat" est le prénom porté par des nombreux turcs. Honte à l'occident... même si on savait que ça finirait comme ça...

 

Ps: TOURNEE J-1!  Moi, je débute par VALENCE Jeudi!

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Octobre 2019

Depuis Gamine et Noir Désir, on sait que Bordeaux peut nous livrer des groupes qui allient rock and french...  mais là, c'est de la triche, on retrouve le batteur de ce dernier groupe... Denis Barthe... qu'on a vu aussi avec les dauphinois The mountain men... et leur bassiste Jean-Paul Roy...   associés à Olivier Mathios, Vincent Bosler. Ils forment THE HYENES et ils ont décidé pour leur EP  de reprendre  "SUICIDEZ-VOUS LE PEUPLE EST MORT"... Excellente idée, isn't it?!

 

 

On peut les retrouver:


18/10 LE NOUMATTROUF, Mulhouse (68)
19/10 LE 109, Montluçon (03)
26/10 L’ACCORDEUR, St Denis De Pile (33)
31/10 SURPRISE, Brest (29)
08/11 LE GALWAY, ST Andre de Cubzac (33)
02/11 ATELIER ROCK HUY (B)
09/11 LA NAUTE, Champagnat (23)
22/11 LE CRI’ART, Auch (32)
29/11 LE REACTEUR, Issy Les Moulineaux (92)
14/12 DAX (40)
28/02 Le MAGNETO, Bayonne (64)
29/02 CLUB, Rodez (12)

une reprise de... "suicidez-vous le peuple est mort"

Ci dessus le graffiti qui a marqué Clermont.. et peut-être Jean-Louis...  Mon cher Matthieu nous l'avait retrouvé... ce qui avait entrainé sa réapparition durant quelques jours!
http://www.surjeanlouismurat.com/2015/12/cliches-n-26-au-commencement-etait-un-graff.html

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 1 Octobre 2019

... Une nouvelle fois, du  retard je prends dans le suivi de l'actualité...  mais le retour de la force a été ressenti au fur et à mesure de l'utilisation de mon sabre Azerty...  Du coup, bon courage:  y'en a à lire... 

 

1) On a beau être en 2019, "Mustango" vient de sortir. En vinyle, ce support d'avenir. Et on a même eu droit à une belle chronique sur Section 26 par Renaud Paulik:

http://section-26.fr/jean-louis-murat-mustango-pias/

Il pleut, j’ai presque froid et c’est bon en ces temps caniculaires. L’ordinateur effectue péniblement ses mises à jour, manière de dire qu’il va bientôt me lâcher. Pour autant, l’obsolescence programmée n’attaquera pas ma quiétude dominicale. Tout est prêt dans la cuisine pour le retour de Zoé : le riz et le vinaigre japonais, le sucre et le sel, le soja et la coriandre, la soupe Miso, les avocats et le saumon. Ne manque plus que mon binôme culinaire pour attaquer les sashimis. Dans un mois pile, elle aura dix-huit ans. Forcément, je la vois de moins en moins. Mon oiseau prend son envol et ça m’émeut davantage que je ne le laisse paraitre. Pas de raison de se plaindre pour autant : nous partons encore en vacances ensemble, écoutons des vinyles, échangeons sur les trucs à ne pas manquer sur Netflix tout en mangeant japonais donc, assis en tailleur dans le salon. Autour de moi, peu de parents partagent encore ce genre de choses avec leur(s) enfant(s). Ce soir, si ça la tente et qu’elle ne s’est pas couchée trop tard hier – ce qui m’étonnerait –, on ira voir le film sur Daniel Darc. Faut dire que ma chérie aime la plupart des zouaves que j’écoute. Alors vraiment, oui, je m’en sors bien. Oserai-je affirmer que depuis que ma fille en devient une, je comprends mieux les femmes ? Allez savoir. Le travail de toute une vie, cette affaire.

Dans quelques mois, j’aurai cinquante ans. Ça ne me perturbe pas plus que ça, hashtag cause-toujours-on-va-te-croire. Il y a juste cette lubie qui m’est venue au printemps de passer ce cap avec le poids de mes vingt-cinq ans. Une bonne idée en soi. Du coup je surveille mon alimentation (adieu Mortadelle, nous nous sommes tant aimés), pratique quelques exercices matinaux quand je n’ai pas la gueule de bois (mon médecin est formel, la vodka ne brûle pas les graisses) et avale trois fois par jour des pilules au thé vert à l’effet placebo. Là où ça devient franchement ridicule, c’est que je passe ma vie à regarder mon ventre de profil dans la grande glace du couloir. Faudrait voir à se détendre un peu mon garçon, il sera bientôt plat, tout va bien. Mes proches vous le diront, dans un sens comme dans l’autre, tout à l’excès. Sinon, plutôt sympathique de rentrer à nouveau dans mes vieux tee-shirts. En parlant d’anniversaire toujours, Mustango a vingt ans cette année. Pour l’instant je l’écoute en boucle et m’échauffe un peu la syntaxe. Dussé-je y passer mes nuits, il va me falloir être à la hauteur de la prodigieuse escapade américaine de l’Auvergnat Murat. Je ne suis certainement pas le seul dont certains de ses disques balisent l’existence. Vivre une rupture amoureuse à la sortie de Dolorès, par exemple, demeure une expérience des plus troublantes… Mustango donc, et ses couplets qui s’incrustent au plus profond du palpitant en est une autre. « Tous vos désirs me dominent, tous vos rires, tous vos enchantements, chaque geste même inutile, mêle au désir un affolement ». Allez, flashback.

Lorsqu’il débarque à New-York en 1999 (ou peut-être 1998, on ne va pas chicaner à ce sujet), Jean-Louis Murat n’a alors probablement qu’une vague idée du bouleversement artistique qui va se jouer pour lui. A-t-il en tête l’exil des Rolling Stones à Villefranche-sur-Mer en 1972, qui mènera les Anglais à payer leur tribut à la musique américaine populaire ? Qu’importe, des années plus tard il confiera à qui veut bien l’entendre sa passion pour les Glimmer Twins. Pour l’heure, l’homme ne cherche qu’à se « bousculer les manières » et, entre deux visites au MoMa, multiplie les approches musicales lors de sorties nocturnes en club. La rencontre tant espérée avec Mark Eitzel ne lui laissant rien d’autre qu’un goût amer en bouche – « Il ne faut pas rencontrer ses idoles », dira-t-il plus tard –, c’est au final auprès du claviériste John Medeski, du guitariste oblique Marc Ribot (Tom Waits, Lounge Lizards) et du groupe Elysian Fields que l’inspiration de cet érotomane notoire se met en branle… « Viennent alors d’autres chansons, qui nous surprennent par ce ton, ce ton un peu moins fragile, qui nous laisse tout étonnés » (New Yorker, face B d’Au Mont Sans-Souci). Intuitif, Murat pressent vite qu’il a besoin de davantage qu’un backing band arty underground de luxe et qu’il doit, lui, ouvrir son écriture automatique à ses nouveaux partenaires de jeu : il lui faut dès lors se comporter en « voleur de splendeurs », se métamorphoser. Au panier donc la douze-cordes acoustique, les nappes de synthés omniprésentes et les bruissements animaliers dont il avait fait le tour et qui menaçaient de l’enfermer dans une figure de chanteur pour Office du Tourisme d’Auvergne. Le DX7 fait alors place au Wurlitzer, à l’orgue Hammond et à la guitare électrique demi-caisse. Le tout, pour la première fois, en mode analogique. Ce qui, en soit dans son univers, correspond déjà à une révolution. Mustango sera chaud ou ne sera pas. Exit aussi les mélopées susurrées : il s’agit désormais ici de donner de la voix, quitte à se retrouver Nu Dans La Crevasse en mode gospel électrique, avec Neil Young et son Crazy Horse en ligne de mire. En un mot, après une poignée d’albums pour aficionados de Nature & Découverte, Jean-Louis Murat découvre enfin sa vraie nature et celle-ci, comme un volcan, semble bouillonner de l’intérieur. Rapidement, la mue artistique s’opère et les chansons se voient coucher sur bandes à un rythme Dylanien de deux prises maximum par titre, manière de conserver toute la fraîcheur et la sève de l’affaire, de balades mid-tempo en poussées de fièvre électriques. Autre nouveauté, Murat trouve en la personne de Jennifer Charles son double vocal féminin le temps de deux titres en forme d’inoubliables climax, Jim et Bang Bang. La formule fonctionne si bien que notre homme n’aura par la suite de cesse d’y revenir, sans hélas jamais retrouver pareille tension… sexuelle.

Quitte à se fabriquer des souvenirs pour l’éternité, le futur Moujik s’offre également le luxe d’enregistrer deux titres dans le studio de Neil Young (Mustang et Au Mont Sans-Souci), seul au piano du maître Canadien. Ceux qui par le passé lui reprochaient des disques par trop linéaires en seront cette fois pour leurs frais : Mustango joue la carte de la diversification pour mieux remporter la mise. Quiconque a un jour rencontré Murat à Paris vous le dira : la grande ville rend vite notre homme nerveux. En manque de grands espaces, il quitte alors la Grosse Pomme et file en direction de Tucson afin d’y retrouver Joey Burns, John Convertino et Howe Gelb, les tauliers de la maison Giant Sand bientôt en passe de fermeture pour cause de succès de Calexico, le projet parallèle de Burns et Convertino. Dans le désert d’Arizona, l’album prend alors toute sa dimension de road-trip en cinémascope (Viva Calexico, Belgrade). L’Amérique poussiéreuse qu’il fantasmait du haut de ses montagnes enneigées, Murat lui déclare enfin sa flamme au moment de la faire sienne : « C’est le monde qui s’arc-boute, dans quelques instants nous verrons les cieux, de la piste de l’autoroute, où l’on jure que l’on est amoureux ». Du grand art ou je n’y connais rien. Autre fantasme – celui-là inassouvi – perdurant depuis un concert l’année précédente où « la houle du désir emportait Saint-Malo », la chanteuse PJ Harvey a droit à un vibrant et torride hommage via Polly Jean, magnifique chanson où son auteur prouve à qui pourrait encore en douter qu’il n’a pas son pareil en matière d’écriture érotique suave. Pour prétendre au titre de classique, Mustango aurait dû s’arrêter là. Dix titres parfaits, cohérents et variés. Mission accomplie, mon Général. Pourtant, sans doute victime d’une insolation passagère – le soleil tape dur à Tucson – ou d’un excès de Tequila au Congress Hotel, l’auteur du Fier Amant De La Terre décide de se fendre d’une diatribe contre le néfaste Bruno Mégret via Les Gonzesses Et Les Pédés afin de, avouera-t-il plus tard, « pouvoir aller chanter à Vitrolles ». Malgré sa louable intention, l’exercice démontre surtout que Murat est plus doué pour les coups de reins que les coups de gueule… Tout du moins en chansons, ses interviews demeurant ce qui se fait de mieux dans le genre démolition en règle du métier et du paysage médiatique. Conscient de son faux-pas, le chanteur ne s’aventurera par la suite plus jamais sur d’aussi casse-gueule terrains, laissant aux chantres de la chanson française bien pensante le soin de se ridiculiser de la sorte. Sans rancune donc.

De retour en France avec des images plein la tête, ses bandes et sa guitare vintage sous le bras, Murat décide alors de faire appel au brillant directeur artistique et photographe Frank Loriou afin de fabriquer l’écrin qui sied à son bijou américanophile. Jamais à une contradiction près, le chanteur se décide au final pour des visuels enneigés – quid de New-York et de l’Arizona ? – et une typographie d’ordinaire réservée aux invitations d’anniversaires pour enfants. Manifestement, les visites au MoMa ne lui auront servi à rien. Qu’importe, ces deux-là se rattraperont par la suite de magistrale façon. Et Mustango de se retrouver dans les bacs pour s’écouler comme fontaine de jouvence et autant de pains bénis. Un succès amplement mérité qui, juste après Dolorès, figure parmi ses meilleures ventes à ce jour. De fait, s’il a « vécu tant d’années malade à en crever, couché auprès d’un corps insolent de santé », Murat affiche pour son grand retour une forme olympique qui ne le quittera plus. Viva Murat !

« Tu vois Zoé, contrairement à Murat et moi, Mustango n’a pas pris une ride et son charme opère comme au premier jour ». Ma remarque fait marrer ma fille qui termine son sashimi et moi, cette chronique. Tiens, bien mérité une autre vodka pour la peine ! Tandis qu’Au Mont Sans-Souci tourne encore sur la platine, elle me dit que je ne m’en sors pas si mal avec le temps qui passe. Elle a peut-être raison, je ne sais pas. Il faut bien avouer que cela fait un bon moment que les filles ne me regardent plus trop dans la rue, par exemple. C’est comme ça, on s’y fait. Mais passons, on ne partage pas ce genre de trucs avec sa fille. En tout cas, ma chère Zoé, quelque chose me dit que je reviendrais sur cette question de l’âge plus longuement, ici ou ailleurs. Va savoir. Et pourquoi pas en Arizona, tiens ? Le temps ne s’y écoule pas pareil qu’ici, à ce qu’on dit.

 

Pias a communiqué sur "la rentrée dans le top album" du disque. Je n'ai pas eu accès au classement à ce jour, mais il me semble que c'est une modeste 157e place. A voir s'il s'agit du classement général ou uniquement des vinyles. C'est la première réédition qui figure dans ce classement

- Rappel :Tournée d'automne  au prochain virage!! Rallentissez!  :  liste ici   

On est à J-10! Avec Vincennes le 15/10 (article sur le festival dans le Parisien  et dans popnews :

Mercredi 16 octobre à Vincennes

Jean-Louis Murat et Siau

Si sa riche discographie est peu à peu rééditée en vinyle (souvent des doubles pour accueillir de précieux bonus), l’Auvergnant sans façons ne semble guère disposé à regarder en arrière. Ses derniers concerts le présentaient en trio guitare-basse-batterie plutôt brut, et la plupart des morceaux étaient tirés de ses plus récents albums. Ne pas trop s’attendre a priori à un retour sur deux de ses plus grands disques, “Cheyenne Autumn” et “Mustango”, qui fêtent respectivement leurs 30 et 20 ans… même si avec lui tout est possible (notamment des petites piques adressées aux spectateurs). Contraste en perspective avec la première partie, Siau, et sa voix alanguie sur des sonorités électroniques épurées. On pense, toutes proportions gardées bien sûr, à Christophe et James Blake.

 

A noter que le concert en Nord-Isère a changé de lieu: le concert était prévu dans une grande salle à l'Isle d'Abeau: Il aura finalement lieu au théâtre du Vellein à Villefontaine à quelques kilomètres.

-  Concert à la Source à Fontaine-Grenoble: le 21/11, juste après Elias Dris (24/11)... qu'on a vu récemment chanté du Paul and Garfunkel,  avec... la personne ci-dessous.

Et amis luxembourgeois, ne cherchez pas: Murat ne passera pas, et certains le regrettent bien:

Ce mardi, le centre culturel de Dudelange repart pour une nouvelle saison, sans changer ses habitudes. Un rythme ronflant qui n’encourage pas l’audace.  Où sont passés les Jean-Louis Murat, Père Ubu ou Mamady Keïta ? De trop rares pépites musicales – pour ne citer qu’elles – ayant parsemé, par le passé, le ciel trop calme et sans nuage de l’Opderschmelz  (le quotidien)

2) Morgane Imbeaud annonce son nouveau disque en janvier 2020... et Jean-Louis y a participé "pour /certains textes" (avec Mickey 3D, et des duos avec Marina Hands et l'américain Chris Garneau). Un single est en écoute : "amazone". En français.

Et on retrouve ici les cordes de Guillaume Bongiraud... L'album est réalisé par H Burns, avec un Clavaizolle, mais le fils Yann. Un concert est programmée en mars à Paris. Avant cela, on peut la retrouver le mercredi 16 octobre au Bus Palladium à Paris et le vendredi 20 décembre avec H-Burns à La Cordonnerie à Romans-sur-Isère.

3)   Merci à Régis qui a déniché cette info: En page 180 de la Discothèque Idéale éditée ces jours ci par la FNAC

C'est Chris qui cause.   Elle avait déjà publié ceci:

Encore auparavant, elle avait parlé de Murat pour dire que c'était la musique de ses parents... comme quoi, on finit toujours par adopter celle-ci. Ça me rassure.

 

 

4) J'ai passé un moment avec Manset samedi dernier. Il a été question de Murat rapidement mais c'était François Armanet qui était censé être l'invité principal...  qui l'a cité. IL a nommé  les mousquetaires de la musique française:  Bashung, Christophe, Manset... et le petit "cadet" : Murat. Pas de réaction de Manset à ce propos.

https://www.francemusique.fr/emissions/etonnez-moi-benoit/francois-armanet-publie-les-minets-gerard-manset-tracer-le-chemin-du-compositeur-solitaire-75975

 

5) BIBLIOGRAPHIE méchante et BIBLIOGRAPHIE gentille : 

a- Dans le supermarché, toute à l'heure, je me suis dit : ah, là, dans ce livre en solde, je vais trouver quelque chose... Bingo...

 

... C'est du BAFFIE... et ce n'est pas un hasard qu'on le retrouve en soldes.

 

b-  Un peu de poésie dans ce monde de buts (allez l'ol!).

Encore une fois Murat en exergue d'un livre... et comme Magali Brénon (on en parlait là  et l'interviewait ici), la nature auvergnate se fait corps et caresse dans un texte presque érotique).  Il s'agit cette fois d'un court recueil : éditions Musimot. commandable ici

Dans la chambre tes bras est d’abord un texte de voix. Voix plurielles, en delta, se superposant, par impressions-surimpressions, comme le soulignent les parenthèses. Voix qui remontent vers la même source, canalisée par l’écriture, la forme du poème, qui tend à rassembler l’abondance d’émotions et d’images qu’il a charriées en chemin. Voix familière, susurrée de l’amante, qui est un monde à elle seule. Voix lointaines, fondues-enchaînées dans le paysage, où elles murmurent au milieu des montagnes d’où sont descendus les aïeuls, où remontent des souvenirs d’enfance, vécus ou fantasmés.

Et puisqu'on cause "jolis mots" :   voici ce que j'ai trouvé sur le blog de Arnaud Maïsetti qui a partagé "la chanson du coucou : "À cause du titre Morituri, à cause de la voix qui chantait au mont sans souci, à cause du premier vers, à cause du dernier, à cause du simple, et de l’impossible au dedans, à cause de ce qui n’a pas de raison ni d’être ni d’aller, à cause de ces jours de ces nuits, à cause de moi, à cause du silence après la chanson, à cause de tout ce qui ne se bouscule pas, à cause du mot passé, à cause de la direction de Fontsalade, à cause de dieu, des anges et de tous les saints, à cause du titre sans borne, sans terme, à cause de ce soir où je l’écoute pensant aux soirs où je l’écouterai ; à cause des hasards désœuvrés où j’évolue désormais.  http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article2464

 

6)  Un petit truc corporate :

http://www.magicrpm.com/les-4-poids-lourds-du-marche-des-labels-inde-2019/

La ligne du label :
« [PIAS] est la seule maison de disques indépendante à représenter toutes les musiques : classique, jazz, musique du monde, pop, rock indé, électro, chanson, musique urbaine, et à les accompagner via 16 filiales dans le monde avec des équipes dédiées. »
Les trois porte-drapeaux du label ?
Miossec, Laurent Garnier et Agnes Obel.
Les projets prioritaires de la rentrée ?
Temples, Ezra Furman, Sofiane Pamart, Flavia Coelho, Cigarette After Sex, Black Pumas
Donnez une bonne raison à un lecteur de Magic de passer du temps à votre stand !
« Nous sommes l’un des plus gros labels indépendants, mais toujours à taille humaine et géré par des humains ! »

 
Le chouchou de Magic :
Jean-Louis Murat

Malgré un récent faux pas (Il Francese), Jean-Louis Murat reste une des valeurs les plus sûres de PIAS le label, avec d’excellents albums comme Toboggan en 2013 ou plus récemment Innamorato, paru en avril 2019 et noté 4/6 dans notre numéro 215.

7)  Pour agiter le landerneau, Pias continue de toiletter le catalogue des clips pour alimenter le nouveau disquaire des années 10: youtube.

Cette semaine, le très beau LE TRAIN BLEU avec le très Beau Jean-Louis qui flotte sur la carte de l'amour tendre. Une de mes chansons favorites,   je l'avais donnée dans mon top ten des best chansons ever de la song française (publié dans le livre de Baptiste Vignol, une de mes plus belles escroqueries... me retrouvant dans le livre entre Varrod et Vergeade...).  Concernant ce choix, c'est sans doute parce que je me suis retrouvé dans ce train entre Lyon et Genève... le coeur chargé... Je ne sais plus si c'était réel  ou juste à cause de la chanson, que j'avais dans la tête... Un peu des deux, mais le fait est que j'ai trouvé le chemin... Et vous remarquerez que c'est une nouvelle fois en Haute-Savoie que Jean-Louis avait des "idées noires"... Ce n'est pas un hasard, parole de dauphinois.

 

La semaine d'avant, c'était FORT ALAMO... avec un clip à la "carax"(non?), de quoi mettre le chien dans l'espace dans des bonnes conditions pour son "ou-ou-ou - ou ouh". (Je me suis mis à la recherche d'un "son" de Laika, la chienne russe cosmonaute)  dans les tubes pour voir si son aboiement pouvait se rapprocher de ça...  mais je n'ai pas trouvé).

Je ne résiste pas à l'envie de vous partager la version avec les copines clermontoises de SUBWAY et Denis.

Et enfin "Le mont Sans-souci", la comptine si réussie... Qui démontre comme Jean-Louis est un grand parolier français dans un texte limpide, mais sans abandonner le rythme et la poésie.

 

A noter que sur le site officiel, c'est Jean-Louis Murat qui est indiqué comme réalisateur.

LA MUSIQUE EN PLUS

Je suis allé voir le VOYAGE DE NOZ samedi dernier... Ça n'étonnera personne. C'était à l'occasion de la réédition de leur première production connue sous l'appellation "cassette bleue", qui circulait, repiquée, dans les milieux lyonnais comme il faut... La chanson "sculture lente" qui prêtait à confusion y contribuait sans doute...   Les Noz dans leur effectif de l'époque (clavier et bassiste) nous ont donc livrés ces chansons très new wave et d'une noirceur adolescente... et ma foi, dans une salle bondée, c'était fort plaisant... Stéphane n'hésitant à nous rejouer comme à l'époque  "une pendaison" sur "je suis dieu". Se retrouver en 1989 pour une soirée était un grand bonheur... malgré le rhume.

Le disque bleu commandable chez simplex Record (qui fait ses débuts, et qui s'est donné pour vocation de refaire vivre "le back catalogue" lyonnais):

https://www.cdandlp.com/es/le-voyage-de-noz/les-chants-de-l-aurore-vinyle-bleu/33-1-3-rpm/r119666169/

Le disque "opéra" de 89  a lui aussi fait l'objet d'une réédition "30 ans". 

Je rappelle qu'à l'époque ils avaient été signés en édition par EMI (Olivier Huret)... qui gérait aussi les premières éditions de Jean-Louis.

Pour être complet : on les retrouve avec d'autres camarades lyonnais sur "place hubert Mounier", en hommage à l'auteur de "la maison en pain d'épices", et dans ce clip "commun":

Pour être complet : on les retrouve avec d'autres camarades lyonnais sur "place hubert Mounier", en hommage à l'auteur de "la maison en pain d'épices", et dans ce clip "commun":

Pour la sortie du disque: Concert le 5/11 au transbordeur  avec KENT - CARMEN MARIA VEGA - BURIDANE - JOE BEL - FREDERIC BOBIN - AUREN - THEY CALL ME RICO - LE VOYAGE DE NOZ - STAN MATHIS - DENIS RIVET - BILLIE - KHABAN' - SUISSA - NIKOLAS - LES CHICS TYPES - THAIS TE - LAURELEÏ BRUNELLE -

 

Et pour finir dans "la paix cosmique" , un nouveau titre de Mahadev OK (Travis Burki- interview originale à lire ici)"Finalement, qui va triompher de tout ce chaos? Ne pouvons nous pas voir?    Il n'y aucun doute à propos de ça. Une seule chose profitera de ce moment:   La musique.  La musique envahit tous les lieux, nuit et jour, elle résonne dans tous les cœurs. La musique mélange tous les styles, elle franchit toutes les frontières. La musique est légère, la musique est aérienne, la musique est amour.  Comme l’a dit un sage de l’Inde, faites de votre vie une musique et vous comprendrez ce jeu cosmique! "  nous dit-il pour présenter cette chanson.  Une nouvelle fois, un refrain "mantra" qui me convainc (Murat, l'amateur du "le salon de musique"aurait-il pu aller sur ce terrain s'il avait mené à bien son projet d'un enregistrement en Inde?...  Seule une uchronie nous donnerait des réponses.)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 17 Septembre 2019

 

-    CONCOURS:  Suite à un contact avec le Festi'Val de Marne, dans lequel Jean-Louis Murat entamera sa tournée, je vous ai obtenu 3 places ! Amis parisiens, vous avez surement déjà votre billet, mais vous pouvez peut-être emmener un ami, une amie, voire celle à laquelle vous n'osez pas dévoiler votre flamme et que vous enlacerez tendrement sur "foule romaine" ou "si je devais manquer de toi"... Alors, pour bénéficier d'une place, le mercredi 16 octobre, à Vincennes, je vous demande de consulter  la belle programmation de ce festival qui met à l'honneur la musique qu'on aime (bon, certes, il y a G. Sers et son "gnangnan style"...), et  de me trouver 3 personnalités "muratiennes" ou en rapport.. et de me dire pourquoi! C'est facile (pour une fois!).

-  réponse sur  pierrotjlm[at]hotmail.fr

 Avant le 2/10, avec le Nom, Prénom, et adresse. Place à récupérer le jour j.

edit: 23/09 LES PLACES ONT ETE ATTRIBUEES

Réponse:  Les innocents (ils sont crédités sur Dolores, JP Nataf a initié JL au bourbon/Redbull, et on le voit aux concerts parisiens),  Bertrand Belin (qu'on compare souvent à Murat), Marjolaine Piemont a chanté pour la soirée "Livre Unplugged Jean-Louis Murat" organisée avec mon soutien, La Maison Tellier a repris Murat, Charlélie Couture of course pour l'appui apporté à ses débuts (tournée commune au début des années 80), et j'accepte même Alex Baupain (murat est cité dans son wikipédia).

 

"Pour sa 33ème édition, le Festi’Val de Marne se propose d’irriguer le territoire d’airs du temps. Près de 300 chanteurs et musiciens vont, chacun à sa façon, se dévoiler dans 25 villes et 34 lieux de spectacle. Chaque festival a une identité, la nôtre a été construite autour des mots et de la découverte de nouveaux talents. Chez nous, des milliers d’artistes ont pu, depuis plus de 30 ans et sans discrimination, prendre le micro. Des années à être au plus près des nouvelles esthétiques musicales qui ressourcent la chanson.Nous sommes quelque peu des enfants de mai 68 dont nous  aurions retenu le slogan : Comment peut-on penser librement à l’ombre d’une chapelle ? Ferré, Ferrat, Brassens, Brel, Vian, Prévert, Gainsbourg… ont sûrement dès le début des années 60 préparé le terrain chacun à sa manière. Ce terrain, c’est simplement la revendication de la liberté d’expression et de création.Pop, Rock, Rap, Reggae, Classique, Electro, World ou Jazz… La musique dans une chanson a pour ambition d’embraser les mots. Pour cette raison même, nous vous proposons pour cette édition un tour d’horizon des multiples influences musicales qui font la chanson d’aujourd’hui".

PS/   le concours de l'été reste ouvert!!! Vous avez été peu nombreux à jouer le jeu!! Bande de je ne sais quoi pas rigolos! Alors, il est encore temps:   http://www.surjeanlouismurat.com/2019/06/un-petit-concours-pour-l-ete.html

 

- Bon, je vous ai un peu délaissé ces jours-ci moi aussi, pris dans la rentrée associative et sportive... et j'avoue que j'ai un peu perdu l'excitation pour ces clips "toilettés" qu'on nous a servi tout l'été. Je n'avais pas grand chose à vous en dire... et on préfère, faut quand même le dire, mais un tout petit peu, et parce qu'on est des privilégiés,  qu'on nous donne, pour faire passer le temps, à écouter.... des "inédits" de la malle du grenier...  C'était le message du "Dolo" grincheux.

Enfin soit, dans un mois, c'est la tournée qui commence... et que va-t-on y découvrir? Voilà quelque chose qui me titille plus.... 2e vague d'INNAMORATO? Ça serait décevant...  Du neuf? A voir... puisqu'un nouvel album n'est toujours pas annoncé...

 

- Un clip remastérisé: 

Une chanson inspirée de la rupture avec Marie Audigier, un clip qui a été la rencontre avec Laure Desbruères et le début d'une inspiration marquée par  l'épanouissement (Lilith...), la vie familiale et la transmission... Quelle sera la suite?

- Mis en ligne plus récemment : le cri du papillon avec Aure...Attika cette fois.... et on y apprécie les rondeurs du Servières ( NDLR: Il est en passe de se faire racheter par le Conseil Départemental qui sera plus en mesure de le protéger que... Michelin, le propriétaire actuel).

- voilà JIM: (mince, je me rends compte que je ne le connais pas vraiment....).

- et voici "par mégarde"...  et son nez... et  Amira Casar me semble-t-il.... tiens, on a presque tout le casting de "la vérité si je mens"! 

 

 

 

- Retrouvez également sur youtube et à ce jour (pour les titres dont on n'avait pas encore parlés) : tout est dit", "sentiment nouveau" et "le lien défait".

https://www.youtube.com/user/muratofficiel

NB: youtube devient certes une source de revenu important pour quelques artistes émergents sur fond de Tour Eiffel et de gesticulation des mains... mais quand on reprend du Edmond Rostand, ça paye moins. Dans les clips toilettés, "l'ange déchu" le clip le plus visionné atteint les 4900 vues. Sur la chaine, c'est "j'ai fréquenté la beauté" d'Alexandre Rochon qui a été le plus vu avec 29 900... C'est modeste.  2 131 150 vues au total pour la chaîne créée en 2013. PNL eux, c'est 1 251 773 088 vues (depuis 2014).  Dominique A, depuis   en est 

Bon, bein, finalement, j'ai trouvé quelques bricoles à vous dire...

 

LE LIEN EN PLUS

Les fans de Johnny ont beau dire : mais qui c'est ce mec qu'on conné même pas d'eve et des dents.... Mais l'émission culturelle et de qualité "les 12 coups de midi" de TF1 a parlé de Jean-Louis Murat...  Bon, comme le dit le blog "toute la télé".... C'était pour piéger un malheureux candidat: 

"   Lors du premier duel, il était préférable de tomber dans le rouge plutôt que d’être défié. Charlotte en a fait les frais puisque la question était destinée à piéger son destinataire. La candidate a associé le titre « La maladie d’amour » avec les termes « bonheur » et « vie » à Michel Sardou, alors qu’il s’agissait d’un titre de... Jean-Louis Murat. Le jeu, qui fait rarement dans la demi-mesure, a complètement changé son braquet pour la question du second duel où il a été demandé à Laurent : « Quelle eau est naturellement salée ? » parmi l’eau de mer, l’eau-de-vie, l’eau de toilette et l’eau de javel." !!

http://www.toutelatele.com/les-12-coups-de-midi-paul-s-offre-une-cinquieme-etoile-mysterieuse-et-s-approche-un-peu-plus-des-records-de-christian-quesada-112736

Désolé, j'ai raté le replay de ce grand moment de télévision... 

 

LE LIEN EN PLUS NUMERO 2 MAIS JE VOUS DIS QUE MURAT EST CONNU 

L'occasion de franchir la méditerranée est rare quand on blogue sur JLM. On passe de temps en temps en Sicile à la rigueur... mais on a pu lire le nom de Murat dans "El Watan".... comme un des glorieux et célèbres auteurs de Julien Clerc qui a chanté à Alger le 12 septembre. 

https://www.elwatan.com/edition/culture/concert-de-julien-clerc-jeudi-12-septembre-2019-a-lopera-dalger-si-on-chantait-cest-clair-11-09-2019

Bon, là encore, c'est écrit à la va comme je te pousse... et au détour d'une phrase sans verbe... Mais contentons-nous de ça.

Oui, c'est vraiment très intéressant je sais,  et il vaut mieux donc en rester là pour ce soir.

Non, remontons le niveau...

 

LE LIEN EN PLUS MUSICAL

Nouveau coup de coeur de l'académie Charles Cros 2019 :  le camarade Bertrand Louis et son Beaudelaire à lui!  On en a déjà parlé ici, et c'est à écouter notamment pour comparer avec Ferré/Murat... 

 

SAMEDI 9 NOVEMBRE: LA MAISON FÉVRET, SEMUR EN AUXOIX

SAMEDI 7 DÉCEMBRE: LE 2 PIÈCES CUISINE, LE BLANC-MESNIL

LUNDI 27 JANVIER: LA MANUFACTURE CHANSON, PARIS

LUNDI 3 FÉVRIER: LA MANUFACTURE CHANSON, PARIS

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 26 Août 2019

ALors qu'il est annoncé la réédition depuis quelques semaines, nous fêtons les 20 ans de Mustango... célébré par certains comme le meilleur de Murat, notamment dans la presse musicale où on a retrouvé le disque dans des nombreux classements des meilleurs disques français des 10, 20, 30 ans, de tous les temps et j'en passe. Mais n'enclenchons pas de polémiques entre Muratiens lilithistes et doloristes, mustangotistes... (http://www.surjeanlouismurat.com/article-muratiens-ou-qu-est-ce-2e-partie-106726368.html),   Murat mangez-le comme vous le voulez.

Alors, pour fêter ça, je n'ai rien prévu... Alors, qu'est-ce que je peux vous mettre ?

 

Le texte promo :

Longtemps, Jean-Louis Murat a fait figure de voyageur immobile. Artiste misanthrope, romantique rustique, le chanteur auvergnat (et fier de l’être) semblait soigneusement entretenir son image d’incorrigible reclus. Tout, de ses mots à son accent, de ses disques enregistrés dans une grange à son chant traînant, servait à conforter son statut de génie du Massif Central. Et pourtant. Depuis Cheyenne Autumn, il y a dix ans, Jean-Louis Murat n’a cessé d’avancer, de chercher, d’explorer, de s’aventurer toujours un peu plus loin vers les contrées musicales qui l’appellent depuis l’adolescence. Jean-Louis Murat n’a pas découvert la musique avec Jean Ferrat. Ses premiers émois, il les a connus en écoutant John Lee Hooker. Et si Murat n’est clairement pas un animal urbain, ça ne fait pas forcément de lui un mammifère solitaire. Dès la tournée Vénus pour les uns ou les premiers accords de l’album Dolorès pour les autres, certains s’étonnaient d’entendre le timbre intimiste de Jean-Louis Murat chevaucher des rythmes et des arrangements aux intonations country-rock. Ballades mid tempo au souffle long pour ponctuer un chemin de très grande randonnée. Moitié air du terroir, moitié son roots venu d’ailleurs. Si loin si proche, pas vraiment Paris Texas, plutôt La Bourboule Tucson. Echos du rock laid back de J.J. Cale, du folk électrique de Crazy Horse. Crazy Horse, justement. Murat n’avait-il pas déjà rendez-vous avec le légendaire groupe de Neil Young pour l’enregistrement de Dolorès? Eux, comme dans tout bon western, lui avait répondu “Où tu veux quand tu veux“. Lui s’était dégonflé. La pétoche. Pour se retrouver à enregistrer à Londres, à côté de la plaque. Et revenir dare dare dans sa grange en se jurant que l’on n’y prendrait plus. L’an dernier, tombé en arrêt à l’écoute de l’album de Calexico, ses démons l’ont repris. Le pouls musical de ces types-là battaient pour sûr au même rythme que le sien. Les nuits de Jean-Louis étaient désormais peuplées d’Arizona Dreams. Restait à prendre son courage à deux mains, écrire quelques chansons, les balancer au fond d’un balluchon avec quelques albums-cartes de visite et s’envoler pour chercher ses âmes frères en terre promise. L’hiver dernier, entre New York et Tucson Arizona, Murat a traîné nuit après nuit dans les clubs en quête de musiciens. Dès qu’il en repérait un, il l’abordait à la fin de son set. Toujours de la même manière, au culot: “Bonjour, je suis un chanteur musicien français, j’aimerais travailler avec vous. Voici mes disques et mon numéro de téléphone, appelez-moi si ça vous intéresse. “ Et ils rappelaient. Pas pour rigoler, par envie de se mesurer à ce drôle d’étranger. De se prêter au jeu qu’il leur proposait. De Calexico (John Convertino, Joey Burns and C°) à Marc Ribot, de Oren Bloedow et Jennifer Charles (Elysean Fields) à Eszter Balint, de Harvey Brooks à Winston Watson (accompagnateurs de Dylan, Brooks sur Highway 61 revisited!), et bien d’autres encore, tous acceptèrent de jouer à “1972“, année authentique, période étalon dont le chanteur rêvait de retrouver l’esprit naturaliste. Et surtout de le traiter en musicien, ignorant le poète et le sens des textes, pour ne s’attacher qu’à sa voix, son chant aux inflexions si particulières. “Je me sentais très méditerranéen. Il me prenait pour un chanteur arabe.“

et un petit article (D.Le Bras l'avait identifié comme issu du "soir"(Belgique) mais j'ai une autre interview dans ce journal cette même année...et la journaliste ne travaillait pas encore là... mais à ELLE Belgique).

Murat, retour du Far-West

Il fait des chansons avec plus de cinquante mots de vocabulaire mais ne se prend pas pour un auteur. Jean-Louis Murat est un garçon qui sait dire "je t'aime" et faire le ménage. Interview dans le bleu des yeux.

 

Il vient de passer des vacances en dormant à la belle étoile. Des gens lui ont dit: "Tiens, mais vous ne seriez pas le chanteur ?". Il lui ressemble.

"Dans ces moments-là, je dois ressembler à un S.D.F. Je vois à la tête des gens qu'ils me fileraient bien dix balles." Jean-Louis Murat est extrêmement décontracté. Son nouvel album est royal. On entend un peu partout qu'il s'agit d'un chef-d'oeuvre. "J'essaie de sortir du cadre de la chanson française. Dans l'esprit de beaucoup, la chanson française, c'est un texte d'Aragon avec une musique de Ferrat. Il faut qu'il y ait la richesse mélodique et qu'on comprenne tous les mots. Il m'arrive d'utiliser certains mots uniquement pour leur musicalité. Comme par exemple arc-bouter. Le monde s'arc-boute, cela pourrait être du tadjik ou du navajo. Les textes, je ne les travaille pas. Et sur cet album, c'est le bouquet ! Je ne me pense pas auteur mais musicien et producteur. On se méprend sur mon compte."

 

Le bleu final

 

Quelqu'un qui ne serait pas auteur parlerait-il de pluie surhumaine et de bleu final ?

"Le bleu final, c'est une bonne blague, non ? C'est l'azur, l'infini. Je ne le savais pas en l'écrivant. Je parle de phacochère, du vent de Foehn et de Lombarde. Les gens se plongent dans leurs dictionnaires. J'aime aussi les noms de lieux. Tous ceux dont je parle, j'y suis allé. Nu dans la crevasse se rapporte, en fait, à des vacances d'hiver à Val d'Isère. Si je donne les clés des chansons, elles paraîtront simplissimes."

Le grand événement pour vous, c'est d'avoir travaillé avec des musiciens

américains et découvert en quelque sorte le Far-West.

"Je connaissais tellement bien le Far-West que je n'avais pas besoin d'y

aller. Mais je l'ai fait et n'ai pas été déçu. Je suis un grand garçon et je sais que la réalité ne recouvre jamais les fantasmes. Je grandis, je me blinde, j'évite toute déception."

Comment ?

"En ne m'attendant à rien. Je laisse venir, je vis au présent. Ne rien

projeter, être indulgent avec soi, s'amuser de soi-même, prendre les choses une par une. Mais quand je regarde une chose, je ne pense pas à autre chose.

Ce sont les principes bouddhistes que j'adopte. Quand tu dors, dors. Quand tu marches, marche. Quand tu parles, parle. Et ne rêve pas quand tu marches, ne mange pas quand tu dors. Ne vas pas dans la réalité avec un fantasme en tête."

Il y a deux interrogations qui se suivent sur cet album : "Mais que font les dieux?" et "Mais que fait le monde?". Ce sont les vôtres ?

"Cela correspond à une chanson que je n'ai pas gardée et qui dit: C'est

l'état du monde qui veut nous faire croire que l'âme profonde a une puissance illusoire. Je suis parti avec une quarantaine de chansons. Il arrive que certains thèmes soient esquissés dans une chanson et abordés complètement dans une autre. C'est comme un puzzle dont j'enlèverais pas mal de pièces."

 

Un p'tit gars populaire

 

Sur cet album, vous parlez de Mégret, de Belgrade, du Tibet, des Indiens,...

"Le monde m'intéresse. Les gens s'imaginent que je ne m'occupe que de moi mais c'est archi faux. Je suis un citoyen normal. Je n'ai plus ni télé, ni radio mais je suis un grand lecteur de quotidiens et de magazines. Dans Belgrade, je m'en prends directement à cette information permanente balancée par la radio. Cela fait naître un sentiment d'impuissance. C'est comme si quelqu'un nous rabâchait tous les quarts d'heure: Il y a quelqu'un, en bas, qui s'immole. Tu lui dis de se taire. Dans cette chanson, je parle d'une ballerine à Lausanne. C'est Milosevic, il y a deux ans, qui virevoltait durant les négociations. Je ne cherche pas très loin. Je suis un p'tit gars bien populaire, pas compliqué."

Comment vous est venue votre nouvelle passion pour la peinture ?

"Je crois que je m'y suis mis un peu par jalousie parce que le père de ma nouvelle copine est peintre. Quand il vient chez nous, il devient le roi de la maison. Maintenant, c'est moi qui monopolise. Je ne peins que les visages et les corps. Les paysages ne m'intéressent pas. Il y a la photo pour ça.

Certains de mes autoportraits se trouvent sur mon site internet. J'y mets aussi des morceaux inédits. "

Vous avez déclaré récemment que vous n'iriez plus en Auvergne, votre terre natale, voir si vous y êtes.

"Déjà l'année passée, je voulais tout vendre et m'installer en Egypte. Là, je me dis qu'après la tournée de cet hiver, je retournerais bien aux Etats-Unis. Je pense aussi à Rome. Rester en France ne m'inspire rien de bon. Je crois que dès que l'on sent que quelque chose meurt dans sa vie, il faut se barrer. Je préfère accepter le fait de renaître que celui de mourir."

Attention les yeux !

On parle souvent de vos yeux. A quoi servent les beaux yeux bleus ?

"Quand tu vas au Brésil, tu te rends compte que toutes les filles sont pour ta pomme. Le mélange des yeux clairs sur un fond sombre, ça marche assez bien. Et je ne suis pas une bombe atomique. Quand tu fais de la peinture et que tu laves tes pinceaux, tu t'aperçois que l'eau devient brune. Toutes les couleurs mélangées donnent du marron. Pourquoi les gens aiment les blue-jean's ? Pourquoi il y a du bleu sur ce tableau ? Le bleu, ça parle du ciel. Les yeux bleus, il ne faut pas en faire une affaire mais il ne faut pas

non plus les discréditer."

Joëlle Lehrer.Murat, "Mustango", Virgin.

 

Concernant la réédition, elle sera complétée en guise d'inédits par le EP polly jean... très anecdotique...(le lien défait disait " Du Murat en plein délire, à se demander ce qu'il avait fumé")... C'est donc un peu décevant même si on ne pouvait pas s'attendre à mieux.  A moins de mettre les inédits de Muragostang? ou un peu de titres live?  Dommage. Sur ce EP, figure "oiseau de paradis" lui très classique, que Murat a repris sur une des tournées récentes.

 

LE LIEN EN PLUS

Pour mémoire, le tribute to Mustango

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/03/tribute-to-jean-louis-murat-mustango.html

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 25 Août 2019

Petite date que je découvre sur twitter:

Jean-Louis Murat sera à CONCARNEAU en finistère le 30/11/2019,

La salle municipale porte un nom charmant: le CAC

https://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau/cac-la-programmation-2019-2020-se-devoile-06-08-2019-12355789.php

 

Voici ci-dessous toutes les dates (il m'a fallu refaire le point car aucun site ne les indique tous pour l'instant):

Jl Murat / Siau Festi'val De Marne
16 Oct.2019

 

Jean-Louis Murat Théâtre de la ville - Valence (26)
Je.17Oct.2019

Vendredi 25 octobre 2019 - Les Ondines

 

Samedi 9 novembre 2019 - La Cigalière

 

Jean-Louis Murat à l’Isle d’Abeau (38)

mercredi 13 novembre (salle de l’isle d’abeau, avec Théâtre du Vellein)

 

Jean-Louis Murat à FONTAINE (GRENOBLE)

Jeudi 21 novembre- la source

 

Mercredi 27 novembre 2019 – Manufacture

 

Jean-Louis Murat à Binche (Belgique)

jeudi 28 novembre Théâtre

Samedi 30 novembre 2019 - Centre des Arts

Lundi 2 décembre 2019 - Théâtre de la Madeleine

Jean-louis Murat à Bruxelles

vendredi 6 décembre  CENTRE CULTUREL et de CONGRES de WOLUWE-SAINT-PIERRE

Jean-Louis Murat à Marcoucis

samedi 7 décembre

Jean-Louis Murat à Namur

vendredi 13 décembre – Théâtre

Jean-Louis Murat à Béthune

samedi 14 décembre

A re-NOTER:

J'ai lancé un concours, pour vous défier un petit peu... et je suis déçu, déçu, déçu:  Que deux participantes à ce jour!!! autant vous le dire tout de suite,  c'est inadmissible! Et je ne l'admettrai pas!

Alors, on se réveille, et on consultehttp://www.surjeanlouismurat.com/2019/06/un-petit-concours-pour-l-ete.html

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 25 Août 2019

Biscuit Production a mis en ligne cet été un pilote d'une série web au titre "muratien" dont l'objectif était de faire raconter  à des personnalités ses souvenirs du 20/07/1969... les premiers pas de l'homme sur la lune.

et ils se sont tournés vers l'ami Jean-Louis pour l'essai... et c'est très intéressant!

D'abord, parce que Murat parle de cette année 69, et c'est des éléments biographiques rares. "J'étais encore plus dépressif que maintenant" et de citer sa famille en dislocation, d'une période de "zonage"... qui fait qu'il vit le moment devant la radio, avec Albert Ducrocq (Scientifique et journaliste sur Europe 1, il a eu un prix pour ses chroniques sur apollo).  "Il présupposait que l'humanité allait changer de mentalité dès l'instant qu'on avait posé le pied sur la lue... Hélas, mon cher albert Ducrocq, ça ne s'est pas passé ainsi, ça n'a pas amené une humilité aux terriens, ça a plutôt été l'inverse".

L'interview prend une tournure plus philosophique ensuite. "la nouvelle ne m'a pas redonné du peps, même si j'aurais bien voulu comme tous les enfants être cosmonaute".

"je ne vois plus la lune de la même façon, c'était comme si la lune était devenue une..." et Murat de citer sa chanson "dis le le" ou "presque"...

"l'appartement lunaire n'est plus fait pour les imaginatifs mais pour les hommes de guerre, c'est profondément désenchantant. Ils se sont permis de sodomiser notre femme imaginaire à tous".

Et de conclure: "on peut rester fasciner par le débarquement sur la lune, et puis maintenant, être profondément dégoutté parce que partout où l'homme met son pied, ça devient un enfer".

 

 

merci à Patrice, l'info m'avait échappé.

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 19 Août 2019

hello, mesdames et mesdames, (bon hello aussi aux messieurs)...

Je vous ai lâché pendant toutes mes vacances, faute à la mallette avec l'ordi qui est restée sur le sol de la cuisine alors que pourtant j'avais bien signalé à sa propriétaire sa présence... et que j'y suis pour rien, et que c'est pas ma faute... et ça ne m'a pas manqué du tout après tout!

Enfin soit, voici quelques petites nouvelles :

 

1)  Une chronique dans SECTION 26 sur la réédition DOLORES par Renaud Paulik:

http://section-26.fr/jean-louis-murat-dolores-pias/

On ne pose pas impunément Dolorès sur sa platine. Il ne s’agit pas là de simplement écouter la plus belle musique jamais enregistrée par Jean-Louis Murat, mais d’un authentique plaisir masochiste. De quoi parle-t-on ? Du deuil amoureux, mes toutes belles. Et dans le genre, il n’y a guère que l’immense Blood On The Tracks de Bob Dylan pour dépeindre avec autant de justesse ce sentiment de perte abyssale. Pas un hasard si l’Auvergnat, à l’heure d’inventorier ses madeleines de Proust au sein des archives vinyles de Radio France, confiera au micro de France Culture au sujet de la sortie du chef d’œuvre de Zimmerman en 1975 : « je n’avais pas encore décidé de faire de la musique, mais là je me suis dit : ouah, c’est définitivement ça que je veux faire. » Mais là où le futur Prix Nobel sort ses couplets les plus acerbes et revanchards à l’adresse de son amour perdu, Murat opte de son côté pour l’opération à cœur ouvert. Dolorès pour douleur, donc.

Lorsque le disque parait en 1996, j’ai moi aussi la bonne idée de vivre ma première vraie rupture sentimentale. Deux autres suivront des années plus tard, à chaque fois plus longues et douloureuses. La dernière a d’ailleurs bien failli me laisser sur le carreau, exsangue, à jurer que l’on ne m’y reprendra plus. Dans ces moments-là, fréquenter la beauté de ces douze chansons revient à jouer son propre salut mental à quitte ou double. Suggestion pour la version Deluxe : inclure quelques boîtes de Kleenex à triple épaisseur. Car avec Dolorès, Murat touche le fond et ne fait pas semblant quand il s’agit de le raconter. Son cœur est assiégé comme Fort Alamo, qui donne d’emblée le ton de l’album : « qu’il est dur de défaire, j’en reste K.O. dans ta ville frontière, sise au bord de l’eau. » Chef d’œuvre cathartique absolu et frissons garantis.

Accompagné de son alter-ego Denis Clavaizolle, Murat se lance donc dans une double exploration, celle de ses sentiments en lambeaux alliée à une recherche sonore virant à l’obsession. Et notre homme de passer ses nuits sur Pro Tools à truffer ses chansons de mille détails magnifiques, remplissant les pistes comme pour mieux combler le vide de sa vie sentimentale… Une thérapie comme une autre. « Le souffle court, merde, prêt à pleurer, j’ai un chagrin plus fort qu’une armée. » Au sortir de cet enregistrement, le Moujik criera d’ailleurs haut et fort à qui veut bien l’entendre que jamais plus il ne passera autant de temps à bidouiller les textures en studio. Pour preuve la tournée qui suivra, qui le verra réarranger son chef d’œuvre armé d’une simple guitare acoustique et de quelques nappes de synthés (Live In Dolorès, 1998).

Mais pour l’heure, Murat manque de se noyer dans le son et retarde sans cesse le moment de mettre la touche finale, appréhendant sans doute son retour au monde extérieur et son lot de désolation affective. En la matière, rien de mieux que Baudelaire. En avant donc pour Réversibilité, bouleversante adaptation du poète écorché vif où l’on réalise qu’il va désormais falloir apprendre à vieillir sans l’autre : « Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides, et la peur de vieillir, et ce hideux tourment. » Ou, quitte à se faire davantage de mal encore, laisser libre cours à sa jalousie en imaginant d’autres mains que les siennes parcourir les courbes callipyges de l’être aimé. « Dans quel pays, dans quelle principauté, poseras-tu ton corps, mon adorée ? » (Le Train Bleu).

 

Mesurant toutefois le danger qu’il y aurait à enrober des propos aussi graves d’une musique plombée – dans le doute, réécouter l’effroi des premiers disques de Smog –, Murat et Clavaizolle ont alors le génie de proposer parmi leurs plus aériennes mélodies (Brûle-Moi, À Quoi Tu Rêves, Le Môme Éternel). De même, Le Baiser témoigne que, même si elle sera longue, la guérison est déjà en marche… « Nacrée ou lilas, viens poser sur moi, ta beauté. » On respire un peu en attendant d’apercevoir le bout d’un tunnel forcément humide, peut-être du côté de Saint-Amant… « As-tu mis ta vigne vierge, vierge vigne frangine ? As-tu mis l’amour du bon côté ? Tu auras oui, belle mine, dans la vie en rose que je te promets. » Et si la situation demeure délicate, on saisit là que le feu de l’Amour n’a pas fini de consumer notre érotomane préféré : « ton babil de nourrisson, et tes lèvres obstinées me font, heureux avec toi, prêt à faire n’importe quoi au fond. Brûle-moi. » A-t-il déjà rencontré sa future femme lorsque ce Môme Éternel écrit également « la question obsède tous les amoureux, mais de qui suis-je amoureux ? » Lui seul le sait. Quant à l’auditeur, le voilà rassuré… D’autres disques suivront, qui chanteront encore la chose amoureuse sous toutes ses formes. En attendant, Murat évite l’écueil de l’auto-apitoiement total et accède au rang d’artiste majeur de sa génération. Jamais il ne vendra autant de disques que cette année-là.

Bref, comme le suggère avec gourmandise sa pochette, Dolorès est une mise à nu où la gorge se noue et le soutien-gorge se défait. Il arrive que le cœur y soit lourd et la chair faible, que le sentiment de ne pas savoir se relever menace de l’emporter sur le reste. Pourtant l’Amour rôde encore et toujours dans les parages, préparant son grand retour au moment où on ne l’attendra plus. Et ça, personne n’en parle mieux que Jean-Louis Murat.

2)   Une cover de "la maladie d'amour" par Louis Arlette via le site Soul Kitchen. Le jeune ingénieur du son auteur compositeur interprète dj dit adorer ce morceau et le rejouera sur scène à Paris le 12/09 (café de la danse)

 

Gui Mauve de Sk:  Louis Arlette a toujours le sourire carnivore. Avec Des ruines et des poèmes, il se mesure aux plus grands avec un deuxième disque d’une terrible beauté cathartique où il nous balade (sans pendus) le long de ses chemins tortueux. On pense aux contrastes d’un peintre qui « était venu pour détruire la peinture » ou à la lumineuse noirceur de Baudelaire.

Et cela tombe bien puisque Louis Arlette, après sa revisitation d’un titre peu connu de Brel, Je suis un soir d’été nous offre en exclusivité dans son studio du Bruit Blanc sa version de la maladie d’amour de Murat extrait du sublime Lilith paru il y a 16 ans déjà. Murat qui a repris Charles et Léo, Baudelaire qui dans son Hymne à la Beauté, rend hommage sans la nommer à Lilith, et la boucle est bouclée. Alors que ressort aujourd’hui Le lien défait (Le Manteau De Pluie en 1991), La Maladie d’Amour est le lien qui nous lie tous. Louis Arlette transforme ce splendide texte de Murat en un diamant noir électro pop vertigineux, sublimant à la manière du Caravage, les corps et les ombres.

« L’amour est un échantillon mortel de l’immortalité ». Fernando Pessoa

3)  Concerts:

Une nouvelle date à MARCOURCIS est tombée:  https://www.marcoussis.fr/Jean-Louis-Murat   le 7/12

A noter que ni le site officiel ni Caramba n'a encore mis à jour la liste des concerts! Du coup, je suis un peu perdu! 

 

A NOTER:

J'ai lancé un concours, pour vous défier un petit peu... et je suis déçu, déçu, déçu:  Que deux participantes à ce jour!!! autant vous le dire tout de suite,  c'est inadmissible! Et je ne l'admettrai pas!

Alors, on se réveille, et on consultehttp://www.surjeanlouismurat.com/2019/06/un-petit-concours-pour-l-ete.html

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 20 Juillet 2019

Et bien, voilà le clip "cours dire aux hommes faibles" qui n'était pas encore disponible dans les tubes, et il est nettoyé:

- ET un nouveau concert à BINCHE, en Belgique. 28 novembre. Et c'est toujours dans un théâtre (le batiment extérieur est ancien, mais la salle a été rénovée entièrement pour une ambiance "moderne".

http://www.binche.be/detentes-loisirs/culture/theatre-communal-de-binche

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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