Publié le 23 Décembre 2018

Vu que, vous me connaissez, je suis un gars discipliné, rigoureux et surtout organisé: je suis allé faire mes cadeaux de Noël en ce dernier samedi avant D day... avec juste deux heures devant moi... et... et... je n'avais pas fait trois pas au Cultura que... perturbations... Un livre me fait de l'oeil: "La FRANCE EN CHANSONS, un tour d'horizon musical de nos régions"...  ah, ah, ah, ça sent bon...  pas d'un point de vue éditorial, ni journalistique : ce qui est censé accrocher un acheteur, c'est la photo de son auteur : MIREILLE DUMAS - le nom d'un co-auteur se cache en pages intérieures)... mais je sens que je vais y trouver notre italo-américain de service... oui, aussi, vaguement auvergnat. Alors : AUVERGNE... AUVERGNE... mince, Brassens, puis Ferrat...  Bingo! La 3e page est sur Murat:

 

Rien de phénoménal mais la citation de G.Holtz dont on avait parlé ici est bien vu : "C'est le génie de certaines chansons; nous emmener dans un autre monde". Il y a un "ancre" mais la chaîne qui y est accrochée semble d'une longueur infinie.

(sur mon ordi, on arrive à lire, un petit commentaire s'il faut que j'améliore).

Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël

Bien qu'elle ne soit pas inédite, voici la photo d'illustration que je n'ai pas reproduite (koloko 2002, il est indiqué :"concert pour le Burkina Faso"). Je n'ai pas regardé si l'auteur que je ne connais pas en était cité en fin d'ouvrage.

Mireille Dumas-Patrice Gascoin au Cherche-midi. Patrice Gascoin est journaliste à Tv-Mag (groupe figaro).

https://livre.fnac.com/a12523102/Mireille-Dumas-La-France-en-chansons

 

- Après ce petit intermède dans mes devoirs de Noël, je reprends la direction des opérations: quelles merdes pas chères vais-je bien trouver pour mes beaux-frères?  Je tourne, je vire, je zizague... Mais j'ai l'esprit ailleurs? Sûrement encore du Murat à trouver. Ca ne sera pas dans le bac à vinyles. Dommage... mais Bingo! Re-Bingo!

Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël

Après "la Française POP" de Conte et Berbérian (bien qu'une compilation de vieux articles, assez informatif), voici le bouquin "FRENCH POP": un livre... tout en illustrations (c'est donc assez maigre au niveau rédactionnel). Néanmoins, le travail éditorial semble assez réussie: rigoureuse et complète, si j'en crois la petite présence de Murat... et la nombreuse de Manset.

Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël

Le petit livre de la FRENCH POP, c'est chez DARGAUX, autour de 24 euros... si vous êtes aussi en retard que moi dans vos cadeaux!

http://www.dargaud.com/bd/Petit-livre-de-Le/Le-Petit-livre-de/Le-Petit-livre-de-tome-0-Petit-Livre-French-Pop-Le

 

Bon, avec tout ça, j'ai trouvé mon petit cadeau pour mes lecteurs chéris, mais rien pour les moins proches...  ;.)

Allez, JOYEUX NOEL à vous tous! PSDV!

C'était mon marché de noël de Murat... et maintenant, je suis en retard pour mes courses pour le repas de demain! Ah, c'est malin.

    Allez, et on attend 2019, qu'est-ce qu'il y aura dans la boite?                                                 

http://www.theparisienne.fr/2014/10/muratparis/

 

LA MUSIQUE EN PLUS DE SAISON

Toujours fier d'avoir pu contribué un tout petit peu au bel album de Florent Marchet "noël song" (en transmettant le titre à Florent, ainsi que d'autres suggestions):

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie

Publié le 20 Décembre 2018

 A 7'40 du journal d'ARTE, nous découvrons Murat avant son concert à Paris, balances, séquence live (dont "je me souviens" et aperçu de l'ambiance chaude:  tout le monde a tapé des mains à Paris!)  et petite interview... le tout en deux minutes

https://www.arte.tv/fr/videos/079054-253-A/arte-journal/

https://www.arte.tv/fr/videos/091504-000-A/murat-chanteur-en-perpetuel-devenir/

Et aussi donc, un article dans les DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE, merci Marie.

STRASBOURG - JEAN-LOUIS MURAT À LA LAITERIE
Retour gagnant
Discret ces dernières années, Jean-Louis Murat est remonté avec succès sur les planches
samedi à la Laiterie.

Après le flop d’un précédent album - Travaux sur la N89 - mal compris et très expérimental, notre
barde s’ouvre à nouveau sur le monde et signe en septembre dernier un Il Francese , salué par la
critique, groovy et plus accessible.
Ténébreux troubadour
Pour défendre sur scène cet album, Jean-Louis Murat envoie d’abord Julien Bouchard pour
chauffer la salle. Des cordes sensibles là aussi. La poésie est distillée avec fougue. Pari réussi.
Il Francese fait ensuite son entrée devant un public de connaisseurs et converti à cette cause
auvergnate depuis Cheyenne Automn (1989).
Certains se souvenant même de l’un de ses premiers titres Suicidez-vous, le peuple est mort
(1981), censuré sur bien des antennes.
Mais ce soir, l’heure est plutôt à la résurrection. Murat est bien entouré : Fred Jimenez, ex AS
Dragon à la basse, et Stéphane Raynaud, un fidèle, à la batterie.
Pupitre et tabouret suffisent au confort du ténébreux troubadour.
Un cow-boy solitaire pour son côté aventurier qui depuis 40 ans trace un singulier sillon dans le
paysage musical hexagonal. Mais il est également le dernier des Mohicans. De la trempe du défunt
Bashung ou du discret Manset. Le chanteur français, le dernier peut-être, par excellence.
Jean-Louis Murat est soigneusement mis en lumière. Et quand il se saisit de sa six cordes, le son
tutoie la perfection. Un support idéal pour y coucher son timbre de voix entrecoupé quelquefois de
sifflements. Cela vaut pour Achtung, titre de son dernier opus qui ouvre le bal. Mais aussi et
surtout sur Je me souviens dans un registre plus a cappella.
Le bluesman verse volontiers dans l’electro-pop pour balayer Il Francese et ensuite revisiter un
répertoire plus ancien.
Le public, conquis d’avance, se laisse bercer. Complicité et interactivité avec quelques notes
d’humour glissées entre les morceaux. L’artiste a assurément repris goût aux planches.

Allez, une petite vidéo de JULIEN BOUCHARD ("songs from la chambre"... qui fait bien-sûr référence à L.Cohen).

LE LIEN EN PLUS

Miss LEHOUX n'a pas oublié IL FRANCESE: il est dans son top 5 de l'année

https://www.telerama.fr/musique/les-meilleurs-albums-rock,-classique,-electro...-de-2018-selon-telerama,n5928236.php?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR03ggsX4k8o9a8y2mHEhUBVtjjoT2YWQ26HJ3Ra4N88oXeZmOO4f08zsn4#Echobox=1545156815

 

Il Francese

Jean-Louis Murat

Avec lui au moins, on n’est jamais à l’abri d’une surprise, bonne ou mauvaise ! Et celle-ci fut bonne : au-delà de quelques textes cryptés, Murat a su renouer avec l’art des chansons limpides ; celles qui coulent sans anicroche, et dont les mots se gorgent un fort pouvoir d’évocation. L’album dessine une forme d’autoportrait, composite, qui doit lui ressembler.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 16 Décembre 2018

Et  oui, la tournée est terminée depuis vendredi...  fin de l'épisode 16! Il faut rentrer les toboggans, se replier sur les souvenirs, sur cet amour qui est passé, remiser les tabourets (yes!)... mais j'ai du mal à être triste... devant une traversée du désert d'actualités, la soudure qu'il faudra affrontée avant une autre moisson... Et oui, d'abord, "il francese" n'a peut-être pas fini de traverser les frontières, celle franco-italienne et plus sûrement celle du temps: la sortie du clip "je me souviens" va prolonger on l'espère son existence sur le fil.  Et ensuite, l'ex-Clara veut la lune, le 3e étage de la fusée sera en montage dès février (en espérant un chant fort). Mise en orbite en septembre? Je mise là-dessus en fonction des conditions atmosphériques et des fenêtres de tir.

Mais arrêtons-là avec les élucubrations: qui prévoir l'avenir est trompé ou trompeur... et revenons sur ces dernières dates de tournée riches en actualités, ce qui rattrape un peu : sur le blog, cela avait bien commencé avec le compte-rendu de Nantes, mais on n'a peu eu de retours ensuite (c'est peut-être un peu de mon fait : par le passé, je mobilisais un peu plus  le réseau pour obtenir des avis, là, j'ai attendu que cela vienne à moi).

 

1) Et on remercie Romain F. qui nous envoie quelques mots sur LIEGE:

Bonjour. Petit rapport sur Murat au Reflektor...
Devant une salle remplie, Murat a su embarquer, transporter, pendant 1h20... La set-list est la même qu'au café de la danse. Ça groove énormément derrière Jean-Louis. Le son est excellent. La voix chaude (une voix qui a su restée jeune et pure, ce qui est rare chez les chanteurs de cet âge ma foi... avancé...). Quoi qu'il en soit le public a été conquis d'office, les applaudissements étaient longs et chaleureux. Murat, de bonne humeur, s'est moqué de la France et des salles de concert mal chauffées ("C'est la crise...") Il a embrayé sur les gilets jaunes et les blocages qu'ils ont dû passer avec le tour-bus... Public hilare... Une spectatrice : "Jean-Louis, tu nous as manqué !!!" J-L M : "Des chanteurs, y en a plein... Surtout ces jeunes chanteurs OGM..." La même spectatrice : "Oui, mais c'est toi le meilleur !" JLM : "Ah là je vais pas te contredire..." Rire général. Bref, l'humeur était joyeuse. Le rappel : "Je me souviens" a capella dans un silence religieux (la chanson était attendue à en juger par les applaudissements au deuxième vers) et un "jaguar" particulièrement déstructuré. Entre tous les morceaux JL jappe et produit divers bruits d'animaux. Un concert habité qui a su conquérir les muretins et les autres (beaucoup de néophytes dans la salle...).

 

2) Je viens de me rendre compte que dans mon article précédent,  toute la première partie  qui était l'objet principal de l'article, a disparu. J'ai dû l'effacer avant publication, et vu que je ne prévisualise pas toujours les articles... Encore une fois je constate que je ne peux pas vous faire confiance: l'article commence par "ENFIN,..." et personne ne s'en offusque...   Enfin, soit, rattrapons-nous:

LARA HERBINIA a réalisé des photos exceptionnelles de Jean-Louis à BRUXELLES. Elle pourrait presque être issue d'une séance de studio, car Murat semble faire la pose, souvent avec les yeux ouverts alors qu'il les ferme  souvent  sur scène. Sans aucun doute une des séries de  photos de concert les plus belles ever.

-  Elle sont visibles en deux fois d'abord sur le site de la photographe et sur le site du journal VIF

 

Signalons d'autres photos des concerts parisiens disponibles sur flickr.com déposées par deux personnes:

- le 10/12:

https://www.flickr.com/photos/47274670@N07/with/45352512785/

- le 11/12:

https://www.flickr.com/photos/37021845@N00/with/46228954502/

[Un nouveau lien avec un compte-rendu est tombé, mais il s'agit du même déjà publié du côté de benzinemag]

3) Petite interview à l'occasion du concert du HAVRE ! On attend un compte-rendu (apparemment, le concert a été très court).

https://www.paris-normandie.fr/loisirs/jean-louis-murat-en-concert-au-tetris-au-havre--je-suis-insaisissable-DA14272670#

Jean-Louis Murat en concert au Tetris au Havre : « Je suis insaisissable »

Chanson française. « Il Francese » (le français en italien), le dernier album de Jean-Louis Murat fourmille de références littéraires et historiques. Autant d’entrées dans le monde intérieur de cet artiste pas comme les autres.

Entre Stendhal se promenant dans Naples, l’Auvergne, Marguerite de Valois et l’épopée napoléonienne, Jean-Louis Murat nous livre sans filtre les clés de l’imaginaire de son enfance dans son dernier opus. Interview d’un électron libre de la chanson française.

Quel Français êtes-vous ?

« Je râle parce que mon pays ne correspond pas à l’idée que je m’en fais. Je suis toujours insatisfait de mon pays, c’est ma façon d’être très Français. »

Vous n’avez jamais néanmoins désespéré de la langue française et vos racines rurales auvergnates sont très présentes dans vos textes. Est-ce une façon de signifier que vous ne prétendez pas être quelqu’un d’autre que vous-même ?

« Je n’en ai pas besoin parce que je suis tellement changeant, volatile. Depuis l’enfance, mon image préférée est celle d’un ciel avec des nuages. Je vois bien que les impressions, les sentiments, les choses exprimées se déforment continuellement comme se déforment les nuages. Je n’ai donc pas une forme très précise et c’est ce qui me plaît dans la définition que je me donne à moi-même, celle de quelqu’un d’insaisissable. »

« J’ai toujours aimé l’Italie »

Pour quelle raison affichez-vous aussi clairement aujourd’hui votre identification à Joachim Murat, maréchal d’empire napoléonien et roi de Naples ?

« Je pense que j’attendais un peu pour révéler ma gémellité avec une sorte de Murat historique parce qu’affichée plus tôt, c’eut été une entrave à l’imagination plutôt qu’autre chose : relevant de la psychiatrie, on n’aurait pensé que je me prenais pour quelqu’un d’autre ! Petit garçon, quand j’étudiais l’épopée napoléonienne, les chefs des cavaliers étaient mes idoles et lorsque j’ai voulu chanter, je me suis appelé Murat, c’est une sorte de mythologie de la petite enfance. Et ma famille est originaire d’un petit patelin qui s’appelle Murat, ça a suffi à déclencher un grand incendie dans mon imagination fertile. »

L’épopée napoléonienne a beaucoup nourri votre monde intérieur...

« J’aime beaucoup l’histoire, les conquérants et l’épopée napoléonienne. J’aime les héros, il faut que j’alimente mon imagination et une seule vie ne peut pas me suffire. M’imaginer plusieurs personnages héroïques équilibre mes journées. Ça reste très enfantin. »

Vous restituez aussi la voix de Silvana Mangano dans le titre « Silvana ». Pourquoi cette fascination pour l’Italie ?

« J’ai toujours aimé l’Italie et surtout, l’italien parlé par les voix légèrement éraillées des femmes italiennes. L’Italie est un corps de femme auquel on a accès par les cordes vocales. J’aime le bleu azur des Italiens, si je me pense nuage, c’est un ciel parfait. »

Vous consacrez une chanson à Marguerite de Valois qui croise des shérifs, des cow-boys et des Peaux-Rouges...

« Il n’y a jamais eu de reine d’Auvergne mais elle est y restée tellement longtemps. J’ai été élevé parmi de vieux paysans qui lui vouaient quasiment un culte, elle était une sorte de fée et c’est comme cela que je l’ai abordée. En fait, j’ai toujours mélangé l’histoire, l’épopée et l’aventure. »

 

4) L'AFP a diffusé un article notamment repris par LE POINT sur le marché du disque et plus particulièrement les coffrets et vinyles.

"Il y a trente ans, on s'échangeait des cassettes audio, on se créait une culture musicale. Il s'est passé la même chose au tournant du millénaire, mais à l'échelle phénoménale du numérique avec le piratage. Et cette génération, devenue adulte, pour peu que son pouvoir d'achat le lui permette, se met à acheter des disques", analyse Jean-Luc Marre, responsable du back catalogue de Pias. Au sein de ce label indépendant, ce département a été créé il y a un an seulement. Et déjà une quinzaine de rééditions en vinyles ont été mises sur le marché, parmi lesquelles l'album "Parce que" de Daniel Darc et Bill Pritchard ou encore "Dolorès" et "Le moujik et sa femme" de Jean-Louis Murat, agrémentés d'inédits...  [...]

"On ne gagne pas des millions en faisant des rééditions", abonde Jean-Luc Marre soulignant toutefois l'aspect vertueux de ces initiatives: "ça permet de transmettre de génération en génération des oeuvres qui risqueraient de disparaître. Comme disait Pierre Henry [le père de l'électro-acoustique"], on est des passeurs de sillons".  Des passeurs qui s'appuient sur le numérique pour attirer les jeunes vers leurs rééditions.

https://www.lepoint.fr/culture/quand-reeditions-et-coffrets-resistent-au-declin-des-ventes-d-albums-physiques-15-12-2018-2279476_3.php

 

5) Le camarade Baptiste Vignol livre un bel article sur Jean-Louis. Années après années, il s'offusque toujours de son absence aux Victoires de la Musique (même si Murat s'en fiche peut-être, et que son "exclusion" par les professionnels s'explique aussi), et attribue à "je m'en souviens" le titre de "chanson de l'année". 

En dégainant IL FRANCESE de son fourreau, Murat prouve qu’après quarante ans de chevauchée musicale, on peut encore épater son monde et retrouver dans un geste princier la place d’un condottiere dont l’esprit rebelle et la foisonnante culture imposèrent longtemps le respect avant qu’il ne devienne, par mégarde, le temps d’une parenthèse hasardeuse, au début des années 2010, le «dézingueur» patenté du champ des variétés. Murat, pour le quidam, avait alors, façon Biolay, le profil du grognard qui visait juste sans doute, mais que ses soutiens historiques, froissés par ses saillies (dont ils n'étaient pas épargnés), avaient abandonnés, au premier rang desquels les bidasses des Inrocks dont les critiques bébêtes occultaient désormais l'audacieuse liberté qui n'a pourtant jamais cessé de caractériser l’œuvre du prophète auvergnat. Car la poésie terrienne de Murat, de lave et de lichen, a toujours pris le chemin des poneys, échappant à la foule des rimailleurs tout autant qu'elle méprise les vers acrobatiques, salonnards et léchés qui lessivent tout propos. La chanson de Murat brûle d’amour, de flashs et de fièvre, du friselis des feuillages au faite des hauts peupliers, d'haleines chaudes et d'humidités, portée par une voix dont la sensualité n’a pas d’égale dans nos contrées.  la suite ici

 

LIENS EN PLUS

 - Je vous invite à lire l'interview de Bertrand Betsch: on y compare son rythme de production à celui de Jean-Louis.

  http://www.pinkfrenetik.com/2018/12/11/entretien-bertrand-betsch-pour-memoire/

D'ailleurs, on peut se procurer en ce moment à prix réduit 3 de ses disques chez MICROCULTURE, avec le code promo de Noël santa2018, et d'autres disques dont je vous ai parlé depuis deux ans: dont le magnifique Garciaphone, Pain noir, Elysian Fields, Nesles... et le délicieux Alpines seas de Brian S.Cassidy notamment. On retrouve aussi du Howe Gelbe ou l'auvergno-australien Jim Yamouridis.... Alors, achetez des disques.

https://microcultures.bandcamp.com/

 

- Encore du Murat sur FRANCE INTER?  Non, il est juste cité dans la chanson de F. FROMET du 14/12..

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chanson-de-frederic-fromet

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 14 Décembre 2018

 - Enfin, toute la série de Dominique HOucmant : sur facebook

 

LE TWEET EN PLUS

Avec "je me souviens", Jean-Louis marque des points, et pas seulement au memory.

Julien Doré sans un mot a partagé le clip sur twitter:  25 retweets, 190 love, 193 like!  Dont certains qui découvrent Murat :  " Je découvre cet artiste, cette musique, là maintenant... Juste avant de rejoindre les bras de Morphée. Je ne sais pas de quoi mes rêves seront fait, l'ambiance est là. Une fois de plus, merci Julien ! Murat. Demain j'en reecouterais. Bonne journée ! Moi je m'endors" 

Ah, merci Julien de soutenir les jeunes artistes! Et bravo pour l'humour dans la série "10%"...

 

LE PS EN PLUS

LE CLIP a été tourné au théâtre de ... LA BOURBOULE!  The place to be pour soigner vos bourres, vos... (apparemment, Jean-Louis a ressorti sa vanne favorite ces jours-ci).

3 176 vues à 13h27... ça monte!

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 14 Décembre 2018

- On commence par le plus frais... Hier soir au  Botanique à Bruxelles... (ah, oui, j'y étais aussi en 2015).

Le soir et M. COLJON qui s'y colle:

http://blog.lesoir.be/frontstage/2018/12/14/murat-et-son-blues-auvergnat-au-bota/

20181214TC2-13

Jeudi au Botanique, il fallait choisir entre Jeanne Added à la Rotonde et Jean-Louis Murat à l’Orangerie. Choisir, c’est renoncer…
Il est bon de rappeler que Bruxelles est une ville gâtée en termes de concerts. Jeudi, il y avait les Londoniens de Shame à l’AB, la Rémoise de Paris au Bota, dans une Rotonde remplie, tout comme l’Orangerie pour Jean-Louis Murat en version power trio avec les fidèles Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie.
Jeanne Added, ce petit bout de femme qui ne tient pas en place, étant déjà annoncée aux prochaines Nuits Botanique (le 2 mai, à la même affiche que Claire Laffut), on a délaissé son concert au bout de quelques chansons (calme au début, elle a vite retrouvé ses postures hypnotiques où la musique électro semble la traverser pour une jouissive transe) pour retrouver le Maréchal Murat. Celui-ci était plutôt dans ses bons jours, telle une force tranquille déclinant avec bonheur les perles de son dernier album, Il Francese. Il a bien raison d’être fidèle à sa formule du trio qui lui permet, assis, de se prendre pour un vieux bluesman blanchi sous le harnais. Jean-Louis a inventé le blues auvergnat, nous promenant par monts et vallées dans son univers impressionniste. Son chemin n’est pas tout tracé pour autant, il est sinueux et audacieux, original et envoûtant. Il a tout l’espace nécessaire pour de fulgurantes joutes guitaristiques comme pour ces onomatopées propres au blues du bayou. Jean-Louis n’a même pas à jouer ses vieux tubes, il n’en a pas. De ses vieilleries, il ne chantera que “L’amour qui passe” (Le Moujik et sa femme) ou, en rappel, “Le jour du jaguar” (Lilith). Le roi (imaginaire) de Naples est impérial et détendu, à la fois taquin et concentré sur son métier à tisser. Son groove est contagieux, tout comme celui de Jeanne Added qu’on retrouve, seule à la basse, en rappel. Ils vont finalement bien ensemble ces deux artistes qui prennent des chemins de traverse pour imposer, sur la longueur, leur propre style. Loin des sentiers battus…
THIERRY COLJON
PHOTO MATHIEU GOLINVAUX

-  M. Patman a partagé sur les réseaux sociaux et m'a transmis également son compte-rendu du concert de MARDI au café de la danse:  Bravo au public qui a réussi à le faire revenir!!!

Les absents ont toujours tort.
Après un très bon concert Lundi au café de la Danse avec la même set list des derniers concerts excepté « il neige ». Même si il est vrai que par rapport au début de la tournée le concert est de moins en moins long… A Nantes j’avais eu droit en plus de cette liste à :
- « Mousse noire »
- « Tel est pris »
- « Amour, ami, amant »
- « les voyageurs perdus »
- « Ben »
- « Il faut s’en aller »
- « Cœur d’hiver»
et à St Avertin :
- « Mousse noire »
- « Tel est pris »
- « Extraordinaire vaudou »

1h20 de qualité c’est toujours ça de pris !

Je disais donc qu’après un très bon concert lundi… nous sommes montés d’un cran mardi !!! Jean-Louis était beaucoup plus détendu (est-ce l’absence de Barbara qui était à ses pieds lundi soir, personne ne le sait… ) mais j’en veux pour preuve son 1er mot : « Bonjour » c’est dire s’il était de bon poil….. Il faut dire aussi que le public était lui aussi bien meilleur… pourtant j’ai eu peur, bien que les 2 concerts étaient complets le public de mardi est arrivé bien plus tard à tel point que Matt Low a chanté devant une salle à moitié vide. Mais au finale il me semble qu’il y avait encore plus de monde que la veille.
Jean-Louis a plaisanté à plusieurs reprises (nous a chanté sa liste de noël, il veut un maillot jaune, porter le maillot jaune…. Il n’a pas chanté « le champion espagnol » pour autant…) et à même joué debout plusieurs fois. La présentation de Fred et Stéphane s’est faite mardi sur « Over and over », lundi c’était sur « Gazoline » où il a répété en rythme Fred Jimenez … Fred Jimenez suivi d’un allez à la Bourboule, la Bourboule…
Mardi aussi il a cité La Bourboule, suite à la toux d’un spectateur, il a précisé que 3 semaines de cure à La Bourboule et on est guéri… et à propos de La Bourboule il a enchainé sur « Il neige ».
Après 1 h il a regardé sa montre et a dit je vais vous libérer…
Premier rappel, comme d’hab, « Je me souviens » à cappella mieux que lundi (il n’a pas bâclé la fin en disant « voilà » l’air de dire c’est fait) suivi du «Jaguar » et là sortie de scène, petite lumière du fond qui indique c’est fini vous pouvez rallumer la salle et mettre la musique de fond, ce qui a été fait.
Mais comme je le disais le public était bien meilleur nous sommes restés 10 mn à continuer d’applaudir et nous avons été récompensés puisqu’il est finalement revenu pour un 2ème rappel chanter « Marguerite de Valois ».

Nous avons continué de plus belle et au surprise il est revu une 3ème fois accompagné de Camille et ils ont chanté tous le DVD de parfum d’acacia au jardin c’était MAGNIFIQUE….
Et c’est là que mon réveil a sonné… j’ai bien peur que le 3ème rappel n’est jamais existé…

- Et on continue notre marche douce vers le passé avec un compte-rendu du LUNDI du côté de Benzine Mag... qui partage même une vidéo (à aller voir sur leur site):

https://www.benzinemag.net/2018/12/12/live-report-murat-en-mode-blues-au-cafe-de-la-danse/

Jean-Louis Murat était au Café de la Danse (Paris) ce lundi 10 décembre 2018 pour un concert aux couleurs Bluesy mais relativement court. Un peu frustrant pour les fans qui attendaient plus de l’Auvergnat.

[Live report] Murat en mode Blues au Café de la Danse

Jean-Louis Murat Café de la Danse

Ce qui est bien avec Murat, c’est qu’il recrute de manière large et profonde dans la France entière. Ce qui est étonnant avec Murat, c’est d’arriver à son premier concert parisien trois-quarts d’heure avant le début programmé des hostilités dans un Café de la Danse déjà bien rempli par des groupes d’amis provinciaux qui créent une belle ambiance d’amitié et de convivialité. Un concert familial où tout le monde semble connaître tout le monde dans la fosse, où les gens se prennent mutuellement en photo, sans doute pour témoigner qu’ils y étaient. Et ça fait bien chaud au cœur, comme si d’un coup on était loin de l’indifférence souvent teintée d’un zeste d’hostilité du public parisien habituel.

19h35 : Matt Low (matelot ?) vient lui aussi de Clermont, et on suppose que Murat soutient ce jeune auteur-compositeur.

Mais après quelques chansons à la guitare acoustique – avec l’aide ci et là de beats électroniques mal maîtrisés – on se demande bien pourquoi… Tout cela est bien gentil, c’est à peu près tout ce qu’on peut dire de positif sur ces chansons sans mélodies aux textes approximatifs, débitées au km par un chanteur sans voix, comme la France semble capable d’en produire des dizaines, bon an mal an. Matt n’a absolument rien à dire mais il ne se prive pas pour autant de nous dispenser sa poésie d’ambiance « délicate ». En l’écoutant massacrer Elisa de Birkin & Gainsbourg, on se dit que Vincent Delerm à côté, c’est Freddy Mercury. 30 minutes d’ennui profond.

Un peu de panique dans l’équipe technique qui réalise, alors que le concert ne va pas tarder, que la “voie numéro 5” – quoi que ce soit que ça signifie – ne fonctionne pas. Ça s’agite, et ça me rappelle qu’il y a bien longtemps que je n’ai pas été témoin de problèmes techniques sur un concert – alors qu’il fut une époque où c’était quasiment systématique : il y a aussi du bon dans le progrès. Mais tout rentre dans l’ordre, et à 20h35 Jean-Louis entre en scène, accompagné de l‘ami de toujours, Fred Gimenez, à la basse et d’un batteur qui restera assez discret. On était en droit de se demander comment Murat aborderait sur scène l’aspect électronique très prononcé de ses deux derniers albums : eh bien, c’est tout simple, il l’ignore superbement et revient à un blues électrique dépouillé, voire basique. Achtung pose clairement les choses : la nuit va être donc blues, mais aussi laid back. D’ailleurs JLM jouera toute la soirée appuyé, voire assis sur un haut tabouret, derrière un pupitre sur lequel est posé un cahier contenant les textes des chansons : partisan du moindre effort, l’Auvergnat !

Hold Up perd tout son aspect chart friendly dans cette configuration, et un léger doute nous grignote le cerveau : si l’on accueille chaleureusement ce nouveau virage à 180 degrés du Bergheaud des bois, on craint d’un coup une uniformité d’ambiance qui lamine les morceaux. Et, de fait, il faudra attendre 30 minutes pour que JLM se lâche un peu et fasse parler la poudre : un peu d’intensité naît enfin sur Autant en Faire Quelque Chose, très beau morceau qui semble être un inédit, ou même une nouveauté : on respire… Même si tout autour de moi les fans sont bienveillants, on sent un certain soulagement quand le set décolle… pour reprendre assez vite son rythme de sénateur bluesy.

Murat est, c’est assez rare pour qu’on le signale, d’excellente humeur ce soir. Il vanne Macron dont la conférence de presse doit être maintenant terminée : « à la fin du concert, on va savoir si c’est un crouille ou un chef ! », et puis il nous taquine, jusqu’à quasiment piquer un fou rire qu’il réprimera difficilement. Cool ! Le problème, c’est qu’il manifeste assez rapidement le désir de ne pas s’éterniser ce soir, prétextant que « nous avons l’air blasés », et qu’il y a « un couvre-feu dans les salles parisiennes à 21h45 » ! Si l’on ajoute que la setlist n’a pas trop pour but de plaire aux masses, avec une bonne partie des titres de “Il Francese”, et seulement quelques flasbacks en forme de titres peu connus extraits d’albums peu joués habituellement sur scène, la soirée respire l’austérité et, admettons-le, une certaine frustration. Murat fait une pause, se lève de son tabouret pour expliquer visiblement à ses acolytes qu’on va sauter un morceau de la setlist posée devant moi : pas de Il Neige pour Paris ce soir !

Du coup, une heure seulement s’est écoulée et Jean-Louis se barre déjà, après une jolie version de Marguerite de Valois, avec ses « Margot ! » hauts perchés (un peu avant, il nous aura fait le même coup à propos de « La Bourboule », même si je n’ai pas trop saisi la private joke…). Comme on sait que Murat n’aime pas trop les rituels, il ne s’écoule pas plus d’une minute avant qu’il revienne… en solo. Et, a capella. Il nous chante Je me souviens, la bouleversante conclusion de « Il Francese ». C’est superbe, et ça aide à oublier le set un peu tiède qu’il nous a offert ce soir. Mieux encore, les Jours du Jaguar nous laisse enfin entrevoir le Murat bruyant qu’on aime : tiens, on voudrait bien que le concert recommence sur ces bases-là, on ne dirait pas non à une bonne demi-heure de bruit et de fureur, et ce d’autant qu’il n’est même pas dix heures. Mais non, c’est fini, après à peine 1h15.

Devant mon étonnement de lire sur la setlist que j’ai pu récupérer quatre autres titres qui sont passés à l’as, mon voisin, visiblement un expert, me dit que « ça fait longtemps que Murat a arrêté de les jouer sur la tournée ! »… OK… En attendant mon tour pour sortir de la salle par la porte étroite qui crée la queue habituelle, je discute avec un type sympa qui me demande mon avis, et se présente comme un collaborateur historique de l’Auvergnat. Comme je lui explique que ça a quand même été peu généreux en moments intenses ce soir, il me dit qu’il va en toucher un mot à Jean-Louis. Bon, j’imagine que ça ne lui fera pas plaisir, à Jean-Louis, et qu’il me traitera de connard de blasé, mais voilà… Ce soir, Murat n’a pas été trop sympa avec nous… Heureusement qu’on le connaît bien, depuis tout ce temps, et qu’on l’aime quand même.

Textes et photos : Eric Debarnot

La setlist du concert de Murat :
Achtung (Il Francese – 2018)
Cine vox (Il Francese – 2018)
Hold up (Il Francese – 2018)
Tarn et Garonne (Morituri – 2016)
Over and Over (Toboggan – 2013)
Autant en faire quelque chose (nouvelle chanson)
Rendre l’âme (Il Francese – 2018)
Gazoline (Il Francese – 2018)
Kids (Il Francese – 2018)
L’amour qui passe (Le Moujik et sa Femme – 2002)
Marguerite de Valois (Il Francese – 2018)
Encore:
Je me souviens (Solo, a capella) (Il Francese – 2018)
Les jours du jaguar (Lilith – 2003)

LE LIEN EN PLUS

Le buveur de bourbon red bull à la Murat (vous n'avez qu'à chercher dans ce blog)  était présent lundi au café de la danse... et on peut attendre sa nouvelle chanson cette semaine, avec les INNOCENTS, je veux bien-sûr parler de JP:

https://lesinnocentsfr.lnk.to/apacheEM

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 13 Décembre 2018

Et oui, un 2e clip pour "il francese"... peut-être un peu tard puisqu'il arrive en fin de tournée et juste juste pour les fêtes... mais on ne va pas se plaindre... et surtout que fait rare depuis quelques temps, il met en scène Jean-Louis Murat lui-même. Et je trouve ça excellent (bravo Biscuit production encore une fois), même si je trouve le playback moyennement réussi, mais c'est peut-être voulu. J'en connais aussi une qui dirait "il aurait pu aller chez le coiffeur, il a des mèches disgracieuse sur la nuque"... mais... elle n'est pas rock and roll.  Quelqu'un reconnaît-il le lieu de tournage? petite salle avec un balcon qui m'évoque un peu l'Alhambra de Mons en Belgique).

Déjà 540 vues après quelques heures... alors partagez! [oh, 690 20 minutes après]

Sa dernière apparition comme acteur dans un clip est semble-t-il "le cri du papillon"! Il apparaissait en photo dans "tel est pris" et en bande dessinée dans "caillou".

 Sur les concerts :

- Pas de compte-rendu mais le 2e soir sur Paris a été "plus punchy"... et Jean-Louis est venu faire un 2e rappel alors que la lumière s'était rallumée! C'est assez exceptionnel! (ce n'était pas pour autant un titre supplémentaire mais "marguerite de Valois").  On attend vos commentaires.

- Sur Liège, il semble être resté sur cette lancée. On attend là aussi vos commentaires.

Une très belle photo de C.DEHOUSSE, vieux camarade belge:

Surprise: un clip pour "je me souviens" et retour sur Paris et Liège

et de Goldo (Dominique Houcmant), le photographe attitré du Refleckor (ah... j'y étais en 2015...)

Surprise: un clip pour "je me souviens" et retour sur Paris et Liège

Et le rituel :  la photo dans l'escalier... avec Fred et Stéph

 

Surprise: un clip pour "je me souviens" et retour sur Paris et Liège

D'autres photos de la soirée disponibles ici.

 

LE LIEN EN PLUS

Rappel: les deux vinyles DOLORES et Le MOUJIK ET S AFEMMME sont disponibles

https://musikplease.com/jean-louis-murat-reedition-vinyle-102488/

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Rédigé par Pierrot

Publié le 11 Décembre 2018

Après la chronique de Strasbourg que je vous ai transmise hier, voici deux comptes-rendus publiés par Concertandco (je vous invite à y acheter vos billets de concert afin de préserver l'emploi en Auvergne).

Le premier est un gros flash-back car c'est celui de Clermont-Ferrand,  et il est écrit par le patron Pierre Andrieu:

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat-matt-low/la-cooperative-de-mai-clermont-ferrand/52808.htm

Noté: 4/5

Extrait : [...] Malgré cette atmosphère par très très funky, le set sera de bonne qualité, et ce même si le parti pris de ralentir les morceaux peut dérouter, voire ennuyer certaines personnes... En procédant ainsi, c'est à dire en réarrangeant les morceaux pour la scène, ça passe ou ça casse. Après un petit temps d'adaptation, pour nous ça fonctionne : les atours gentiment groovy, presque trip hop, des interprétations nous enveloppent agréablement. Donc, on ferme les écoutilles, ce qui permet de faire passer au second plan l'ambiance et nos voisines qui parlent (on s'éloigne... ) pour ne se focaliser que sur les chansons, délivrées par Murat, au chant habité et à la guitare électrique en liberté, Stéphane Reynaud, à la batterie, Fred Jimenez, à la basse, Denis Clavaizolle, aux synthés, et Morgane Imbeaud, aux chœurs (en particulier sur le single "Hold Up", un peu irritant à la longue sur "Il Francese" mais qui passe bien en live). Beaucoup de moments forts ce soir, parmi lesquels nous citerons le touchant "Tarn et Garonne", l'inédit et inspiré "Autant en faire quelque chose", l'immense "L'amour qui passe" (malgré un arrangement de claviers peu convaincant), le toujours très prenant "Il neige" ou encore le poignant "Rendre l'âme", sur lequel l'ombre du regretté Christophe Pie - disparu en janvier 2018 - plane de manière très prégnante. Comme sur le bouleversant "Je me souviens" d'ailleurs, annoncé par un assez parlant "Séquence émotion..." de JLM, et magnifié par les synthés mystérieux de Denis Clavaizolle, façon Angelo Badalamenti.[...]

Cela m'a fait penser que j'ai oublié de partager l'article de LA MONTAGNE... Le Dodon  était plus sceptique (c'est une fois sur deux):

 

Chroniques de concert (Café de la danse 10 décembre 2018) et retour sur Clermont)

 - KID lui n'a pas trainé pour faire son compte-rendu d'hier soir, premier soir à Paris.  Les témoignages que j'ai lu sont assez comparables. La large majorité des ultras ont apprécié, mais Murat a un peu lâché sur la fin, et le concert a été encore plus court que les derniers concerts... et la set-liste reste immuable (encore une fois, on peut constater que quand Murat parle plus, c'est parfois le signe d'une déconcentration... et hier, elle a été peut-être définitive). En tout cas, les gilets jaunes sont contents: les parisiens n'ont rien eu de plus que nous autres les défavorisés de province! 

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat/cafe-de-la-danse-paris/52814.htm

La chronique débute ainsi: Il y a peut-être une chose que l'on peut reprocher à Murat, qui se tient là derrière les portes, non pas de Naples, mais du Café de la Danse : sa bonne humeur. On a souvent comparé Jean-Louis Murat à un chat sauvage, animal omniprésent dans son oeuvre. Mais c'est plutôt à un matou ronronnant que l'on a affaire ce 10 décembre 2018 pour la première date parisienne de sa tournée post-Il Francese.

Aux côtés des fidèles Stéphane Reynaud à la batterie et Fred Jimenez à la basse, Murat a quelques raisons d'être heureux : le public est présent en nombre, joyeux lui aussi, content de retrouver un JLM qui avait délaissé la scène et les salles parisiennes depuis trop longtemps. Et C'est un Murat taquin qui se présente et enchaîne les titres entre quelques uns de ses petits cris caractéristiques et sifflements.
la suite

 

LE LIEN EN PLUS QUI N'EN AIT PAS UN

C'est en cherchant un lien en plus que jamais il ne trouva que je tombe sur cette actualité de dernière minute. LES INROCKS étaient au concert d'hier... Voici leur article:

https://www.lesinrocks.com/2018/12/11/musique/ladresse-la-nation-de-jean-louis-murat-au-cafe-de-la-danse-111151168/

L'adresse à la nation de Jean-Louis Murat au Café de la Danse

11/12/18 16h13
Alors qu'Emmanuel Macron faisait son “adresse à la nation”, nous étions au concert de Jean-Louis Murat au Café de la danse. Une contre-soirée autrement plus classe.

“Il est Murat moins 10” (20h20), chuchote un homme pressé dans la fosse du Café de la Danse ce 10 décembre. La salle parisienne blindée est sous le charme du folkeux Matt Low (dont le premier ep a été écrit par Murat lui-même), qui achève sa délicate première partie. Mais elle trépigne déjà d’impatience. Un public de fidèles - de la première heure ou pas - est venu voir l’Auvergnat qui peaufine depuis quatre décennies une œuvre singulière et précieuse. Il vient de signer un album marqué par le deuil, Il Francese (Pias), d’obédience plutôt électronique. C’est pourtant un trio à l’ancienne qui fait son apparition sur scène. Stéphane Raynaud (batterie), Fred Jiminez (basse) et Jean-Louis Murat (guitare, chant) débarquent avec nonchalance, en ouvriers qualifiés du rock français. Le natif de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), avare en mots quand il ne s’agit pas de ses poèmes chantés, est lapidaire : “Me voici”. Son set n’en sera pas moins éloquent.

 

 

Savoir se taire

Sa voix irrévérencieuse entrecoupée d’irrépressibles jappements de loup identifie clairement l’animal. Il la pose d’abord sur Achtung, Ciné Vox ou Hold Up, des titres de son dernier album auxquels il donne une tonalité blues caverneuse. Jean-Louis Bergheaud (de son vrai nom) a la réputation d’avoir mauvais caractère, voire d’être un brin taciturne. C’est vrai qu’entre les morceaux, ses fans lui parlent plus qu’il ne s’adresse à eux. Un “Tu nous a manqués !” fuse dans la salle. Le rockeur sauvage se contente de marmonner quand ils applaudissent trop généreusement : “N’exagérons rien”, en esquissant un sourire. Mais dans l’air et le silence qui séparent la foule de Murat, il se passe bien des choses qui ne se communiquent pas.

On en avait presque oublié que parallèlement à ce concert, Emmanuel Macron prononçait son “adresse à la nation”, censée mettre un terme au mouvement des “gilets jaunes”. On avoue qu’au début du concert, rappelé à l'actu immédiate par un collègue, on a jeté un œil sur Twitter, en se disant qu’on loupait peut-être un moment équivalant à l’allocution radiodiffusée de De Gaulle le 30 mai 1968 (ok, l’idée nous a seulement effleuré l’esprit). Mais autant l’assumer : on en attendait plus de la contre-soirée de JLM (le dépité rebelle à la coupe rockabilly, pas le député insoumis). Et on a été servi.

“Un incendie couve en chacun de nous”

A la faveur de la réédition pour la première fois en vinyle de ses albums Le Moujik et sa femme (2002) et Le manteau de pluie (1991), avec des titres inédits, Murat a offert quelques-uns de ses anciens morceaux, comme Tarn-et-Garonne, sur lequel il chante qu’“un incendie couve en chacun de nous”. Et qui pourrait dire le contraire, quand les voitures brûlent tous les samedis sur des Champs-Elysées hérissés de barricades ?

 

 

A mi-parcours, Murat se débarrasse de sa chemise en denim : “J'ai chaud comme un Macron avec un gilet jaune sur le dos”. Et l’intempestif troubadour d’enchaîner avec Gazoline, extrait de son dernier album, au refrain visionnaire : “Noyés dans la gazoline, qui nous a fait ça ?” Après un rappel gagné d’avance pour le public, il entonne a cappella le très beau Je me souviens, chanson écrite sur mesure en hommage à son ami et batteur Christophe Pie, emporté par “la dame en noir” en début d’année (“Je me souviens de l’appel de la lumière / D’une dame en noir qui gifle le loup des mers”). Le souffle court, il termine avec L’Amour qui passe, un de ses chefs-d’œuvre. Alors certes, le type est un peu misanthrope, mais ses chansons sont belles. Et il n’avait pas promis le contraire.

Album Il Francese (Pias)

Concerts Le 11 décembre à Paris (Café de la Danse), le 12 à Liège, le 13 à Bruxelles, le 14 au Havre

Réédition de 2 LP le 14 décembre : Le Moujik Et Sa Femme et Le Manteau De Pluie (Le Label / [PIAS])

 

LE LIEN EN PLUS A CHERCHER

J'ai fait une concession à mon statut de "non officiel": celui de ne pas partager de vidéos pirates sur la tournée en cours...  Alors, vous pouvez chercher vous-même dans les tuyaux....

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Rédigé par Pierrot

Publié le 10 Décembre 2018

Et bien les Strasbourgeois ont un incroyable talent, Mesdames, Messieurs. Après le compte-rendu signé du fameux PIERRE SCHOTT , l'autre musicien adoubé par Bayon (avec quelques autres certes), pour le concert précédent dans cette salle en 2013, voici celui signé par Dominique Grylla, auteur et comédien:

 

COMPTE RENDU CONCERT JLM LA LAITERIE 8 DÉCEMBRE 2018

 

Trente ans d’amour avec les mélodies et les textes d’un chanteur, ça se fête non?

Trente ans d’amour avec toute la collection des albums qui va avec, et un bon nombre de concerts. Attends. Combien? Six de sûr, sept peut être. Et des concerts manqués en pagaille.

Trente ans d’amour muratien partagé avec les femmes qui ont fait partie de ma vie.

Trente ans d’amour conditionnel car même si je suis amoureux de son univers et de son talent, je suis critique quand il se laisse aller à la facilité. Oui, il y a un petit nombre de ses chansons que je préfère éviter d’écouter.

 

La Laiterie, rue du Hohwald, Strasbourg. La grande salle: capacité de 900 places environ.

 

La dernière fois que j’ai vu Jean-Louis Murat à la Laiterie, c’était pour la tournée Mustango dans une salle pas pleine, mais bien fournie. Un bon concert. Il y en a eu des bons, et d’autres beaucoup moins bons. Je pense à celui de Besançon (tournée Venus) où il était fatigué et complètement à la ramasse sur scène, ce qu’un journaliste de Libé lui a fait remarquer lors d’une interview parue le lendemain. Et JLM dans sa grande mauvaise foi avait déclaré que « le public de Besançon était un public de gens rabougris, comme leur ville d’ailleurs. » Les bisontins présents au concert ont apprécié.

 

Ce soir, même salle, sauf que la salle est réduite de moitié par des pendrillons. J’ai manqué la première partie de Pierre Bouchard (20H/20H30) et j’arrive juste à temps pour l’arrivée de JLM et ses deux partenaires de scène, Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie. Ils commencent à 21H pétantes.

Achtung est l’entame d’une soirée qui s’annonce groovy. Le trio se connait par coeur et les instruments jouent bien ensemble. JLM joue assis sur un tabouret de bar, avec ses partitions devant lui. Il les regarde à peine. Fred a une présence discrète et attentive derrière sa basse tandis que Stéphane installe un tempo sans faille.

Le public, bien que peu nombreux (environ 200 personnes) réagit au quart de tour et assure un accueil chaleureux aux trois musiciens. Les corps commencent à se trémousser sur le groove du premier morceau.

Les chansons s’enchaînent, pas de temps mort ni de bavardages avec le public. JLM est concentré et sa voix est en forme. 

Cinevox  est jouée comme un slow rock avec un effet flanger dans la voix. 

Puis vient Hold up joué mid tempo avec le même effet dans la voix. Les lumières donnent une belle atmosphère sur scène. JLM remercie le public puis enchaîne le morceau suivant.

Tarn et Garonne boogie rock à l’intro improvisée sans effet sur la voix. Le public adore et danse. Nous avons une belle ambiance dans la salle. Je me rends compte que les fins de chansons sont moins hasardeuses qu’elles ne l’étaient durant le concert sur France Inter, c’est un sacré plus. Il y avait un clavier durant ce concert à la radio. Et là je me dit que j’aurais aimé voir Denis Clavaizolle sur cette scène à Strasbourg, je trouve qu’il apporte de très belles harmonies aux chansons de JLM. Je ferai sans.

Puis vient Over and Over à l’intro sifflée. Petite pensée pour Micheline Dax, divine siffleuse! Et à nouveau une pensée pour la partie d’orgue paradisiaque sur la chanson de l’album, et qui manque sur scène. C’est pas grave. Le charme est là, et JLM nous charme à chanter les yeux clos, habité par son chant et il nous emporte avec ses deux musiciens qu’il nous présente. Le public est conquis.

Autant en faire quelque chose ?  C’est le titre que j’ai trouvé à cette chanson que j’ai entendu pour la première fois. Ambiance groovy et re-effet sur la voix.

Micro pause où JLM boit une gorgée d’eau et plaisante sur le fait d’être heureux d’être là. « Quoi?   Ça se voit pas? » Connaissant la sincérité de l’artiste, je le crois sur parole. Il s’essaye ensuite à l’humour en cherchant l’approbation de ses deux compères de scène, mais se plante un peu. « C’est comme avec les gonzesses qui te demandent si tu les aimes, ben oui regarde je bande! »… Silence dans la salle. JLM se reprend « Putain c’est pas vrai, dès que je l’ouvre c’est pour dire des conneries! »

Commence Rendre l’âme suivie de Gazoline, deux chansons qui se ressemblent un peu, par leur tonalité et leur tempo.

Le début de Kid du dernier album « Il Francese »  est laborieux. Fred ne connait plus l’intro, ce qui laisse apparaître un moment de confusion assez cocasse devant une salle hilare, et les deux autres amusés par la situation.

Puis vint L’amour qui passe, magnifique chanson de l’album « Le Moujik et sa Femme » qui nous a été livrée dans un écrin de beauté.

Il neige a suivi dans la set list. L’ambiance a radicalement changé par une interprétation métallique, lourde et austère. Je sens le public un peu décontenancé. Mais la neige fondra vite sous le groove solaire de Marguerite de Valois qui réchauffera tout le monde.

 

JLM fait son premier au revoir à la fin de la chanson et entraîne vite ses musiciens en coulisse. On sent qu’il ne veut pas perdre de temps lors des saluts.

Les lumières restent éteintes pendant que le public applaudit généreusement. JLM revient seul pour le rappel. Il saisit sa guitare, la pose sur ses genoux et réclame un bottleneck. Tiens, tiens, il voudrait la jouer tel un Ben Harper? 

 

Il commence à chanter le premier couplet de Je me souviens, et tente de « slider » sur son manche, puis se ravise. La guitare reste sur ses genoux. Il reprend le premier couplet a cappella et laisse résonner sa voix, et sa guitare sous tension dans la salle. Un silence de cathédrale y règne. Entre chaque couplet de cette chanson-hommage à feu Christophe Pie (ami-batteur de longue date), il souffle profondément comme pour évacuer une émotion qui l’encombre. On ne saura pas.

Le bassiste et le batteur le rejoignent durant les applaudissements émus du public strasbourgeois.

 

Les applaudissements sont à peine terminés qu’une longue intro fait apparaître Le Jaguar en blues crépusculaire voire même cataclysmique à la fin. Le morceau n’est pas encore terminé que JLM crie ses au revoir dans ce que seront les dernières mesures et les derniers instants de leur présence sur cette scène. Deux saluts polis des musiciens et bye-bye, les lumières se rallument. Personne ne conteste dans la salle, apparemment tout le monde en a eu pour son compte.

Sauf moi? Je regarde ma montre: 1H20 de concert. Ben quoi pépère, t’étais pressé de prendre ta douche et d’aller te coucher? Je veux pas mégoter sur la qualité du concert, car c’était un bon concert, mais 15 ou 20 minutes de plus avec nous, et la soirée aurait été parfaite. 

Je sors lentement de la salle. Je regarde les gens pour choper des réactions dans leurs regards. Je crois qu’on ressent la même frustration. Notre « Saint Amant de la Terre » est parti avant l’orgasme. Mouais…

Je jette un oeil devant le stand de merchandising: quelques vinyls du « vieux », des cabas (?), quelques affiches. Je me croirais dans un magasin russe au temps de la chute du mur. C’est triste.

Bon, je vais me rentrer. L’avantage d’un concert qui dure 1H20, c’est qu’on peut aller se coucher pas trop tard. Dix minutes plus tard, je suis dans le tram qui me ramène chez moi, et en chemin une chanson me trotte dans la tête et m’accompagne jusqu’à ma porte  « …C’était le dernier bal, bonsoir et bye-bye… » (La Fin du Parcours/ Vénus)

 

 

Merci DOMINIQUE! Et vive l'Alsace et la Lorraine!

 

 

Dernier concert de Murat à Strasbourg: 2015

 

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Rédigé par Pierrot

Publié le 10 Décembre 2018

Vous en rêviez: l'article sans commentaires intempestifs et égocentriques et vannes foireuses! Le voilà! C'est mon cadeau pour mes 9 ans!

Voici donc l'interview du jour dans l'ECHO, où Jean-Louis parle d'EUROPE... et réagit fortement à la comparaison avec Baschung et Manset...

https://www.lecho.be/culture/musique/jean-louis-murat-je-n-ai-rien-a-voir-avec-ces-types/10077434.html

Jean-Louis Murat: "Je n'ai rien à voir avec ces types!"

 

Jamais là où on l'attend, l’Auvergnat livre "Il Francese". Un album pas vraiment "chansons ritales pour une escale" qu'il défend à Liège et à Bruxelles, la semaine prochaine.

Avec au moins 22 albums au compteur et quelques poncifs qu’il entend faire passer pour de l’expérimentation, Jean-Louis Murat parvient tout de même à nous surprendre avec cet album bigarré qui tire un étrange portrait – le sien – et où il est question d’Indiens et de cow-boys, de Marguerite de Valois et de Silvana Mangano, et même du... Murat de Napoléon. "Rien à voir", nous lance-t-il, bravache!

Le titre "Achtung" qui ouvre l'album, est-ce une référence au "Achtung Baby" de U2?

Pas du tout! C'est un groupe, notamment Bono, le gérant de fonds de pension, que je ne supporte pas. Qui ferme les usines et qui, en même temps, chante la convivialité sur ses disques.

Il y a plusieurs autres langues que le français sur le CD: l'anglais, l'allemand et l'italien bien sûr...

Alors que nous assistons au détricotage de l'Europe, il est temps de jouer à l'Européen.

Étonnant pour un Auvergnat...

"Nous les autochtones devrions avoir une licence qui nous permette de tuer au moins trois touristes par an sans être inquiétés."

Jean-Louis Murat
Auteur, compositeur, interprète

J'ai commencé en musique au moment où l'on était convaincu que l'Europe allait se faire: il y a eu un engouement, et aujourd'hui l'idée s'étiole. Je me sens plus italien, espagnol, européen du sud et j'ai tendance, plusieurs fois par an, à me rendre dans des pays européens comme l'Espagne ou l'Italie: c'est ma façon de réaliser les États-Unis d'Europe.

Vous vous sentez plus cow-boy ou indien. Cow-boy, on s'en doute de par votre amour connu pour les vaches... mais indien?

Ah, j'ai été cow-boy, comme tous les cons, jusqu'à un certain âge. Désormais je suis indien à fond. Cow-boy jusqu'au Général Custer: après lui et le génocide qu'il a perpétré, on ne peut que devenir indien. Le dernier cow-boy c'est Trump et sa mentalité à la Custer: bornés tous les deux de la même façon.

Indien aussi parce que proche de la nature, ce que vous êtes?

Oui. Et puis proche des paysans que l'on les voit disparaître, comme on a vu disparaître les civilisations d'Amérindiens. Une disparition qui s'accélère exagérément à notre époque. Désormais, il s'agit de bien choisir son camp… et donc son champ.

L'Auvergne est-elle une réserve d'Indiens?

De moins en moins. Je suis d'ailleurs pour l'interdiction des touristes. Nous les autochtones devrions avoir une licence qui nous permette de tuer au moins trois touristes par an sans être inquiétés (il rit). C'est vous dire où j'en suis par rapport au tourisme.

 

Jean-Louis Murat - Achtung

 

Avec un arc et des flèches?

Oui et puis rentrer à la maison avec le scalp... (Rires). Ça leur apprendrait aux Parisiens à nous faire chier continuellement...

Et à voler vos bisons?

…et à fouler nos fleurs!

Mais Géronimo avait un nom un peu italien?

Tout compte fait, oui. Mais en groupe pendant longtemps je me suis appelé Le fils de Geronimo. D'abord, je fus Le neveu de Vercingétorix...

 

©rv

 

Votre côté cow-boy et italien à la fois, à voir le titre de votre album "Il Francese", ferait-il de vous un personnage de western spaghetti?

Quel est le con de critique de cinéma qui a trouvé ce terme idiot! C'est d'un racisme terrible, comme d'appeler les immigrés italiens les macaronis à l'époque. Non, les films italiens ont beaucoup enseigné le mauvais goût aux Américains. Même Sergio Leone, lorsque l'on regarde ses films aujourd'hui, n'a pas très bien vieilli. "Il était une fois l'Amérique", par exemple, dont on a fait des gorges chaudes à l'époque, c'est insupportable. Je préfère de loin les comédies italiennes.

Vous dites souvent "je est un autre". En littérature, cela correspondrait à Pessoa ou pour rester dans l'italianité, à Pavese ou Bassani?

Ou Curzio Malaparte. Le "je est un autre" est l'une des meilleures contributions avec le french cancan et le french kiss de la culture française à la culture mondiale. Le "je est un autre", je le vis très intensément. Je suis certainement un peu pénible à vivre, mais le je est multiple. Moi-même, je ne sais lequel de mes je s'exprime en ce moment.

L'écoute de vos disques peut évoquer Bashung pour les paroles et Gérard Manset pour la voix…

Quoi!? Bashung n'a jamais écrit une ligne de texte, ou soit il l'écrit avec un dictionnaire de rimes en n'utilisant que des rimes très riches. Non, je n'ai rien à voir avec ces types!

En concert le 12/12 au Reflektor (Liège)
et le 13/12 au Botanique (Bruxelles).

 

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Rédigé par Pierrot

Publié le 8 Décembre 2018

1)  Avant Strasbourg ce soir, c'était donc le CHAPITO:

- Voici ce qu'a posté Rémi Boiteux des inrocks sur fb:

Concert de Jean-Louis Murat hier. Au début j’ai eu un peu peur, peur de ne pas être dedans. A-t-on envie de voir les textures de Il Francese transposées sur un blues-rock de bar terrien, carré, un peu gras, conservateur ? Sur "Achtung" en ouverture ça ferait presque mal. Pourtant, aidée par le contexte du Chapito de Lille (un vrai et beau chapiteau, avec ses motos suspendues, ses rideaux rouges et ses chevaux blancs de manège, un cadre où on rêverait comme une évidence de voir Christophe), s’installe une atmosphère très lynchienne qui donne un sens plus profond à ces sonorités solides jouées pied au plancher en trio -avec notamment Fred Jimenez à la basse. Les bottes sont terreuses mais on décolle (avec un "Ciné Vox" dans l'éther et un "Gazoline" qui gagne en efficacité stonienne) en s’accrochant aux motifs qui nous rappellent quel guitariste Murat est aussi -qui, en vrai bon bluesman, lorgne vers l'âme flamenco. Et puis cette voix, veloutée, à laquelle il semble pouvoir faire ce qu’il veut. En fin de concert, l’homme se décide à aller vraiment ailleurs, reprenant seul un "Il neige" déjà joué mais pas à son goût, puis carrément a capella (et gratte frappée en pointillés) sur "Je Me Souviens", sommet du concert comme du dernier album dont les textures ont failli nous manquer. On a finalement aimé le suivre, et il est fascinant de voir à quel point JL est impliqué et habité sur des territoires a priori absolument inconciliables. Que ses chansons résonnent autant avec d’aussi différents habits ne fait qu’en démontrer la grandeur.

Anne nous a dit en commentaire ici: "quel superbe concert de JLM à Lille (Hellemmes) hier 7 décembre !!!!! dans un lieu assez atypique le Chapitô (un cirque reconverti, parquet, chevaux de bois, rideaux...)
JLM émouvant, voix superbe, belles intros sifflées, guitare magique ... que du bonheur !"

Les autres échos sont positifs, sur les réseaux, si ce n'est celui de Rémi lassé du "blues rock" servi...

Marc W. : Oui, un très bon concert à Lille ! Avant de m'y rendre, j'avais quelques craintes sachant que je ne retrouverais pas la même orchestration que sur le dernier album que j'apprécie particulièrement. Dès le premier titre, j'étais conquis : le son profond, le blues envoûtant, la voix vagabonde... C'est la quatrième fois que je le vois en concert depuis quelques années, et c'est le premier où je l'ai vu aussi possédé par son jeu et ses textes, de quoi regretter un cd live improbable... Rendez-vous ce jeudi au Botanique , à Bruxelles...Si ça pouvait être aussi intimiste...
Merci Jean-Louis pour ce beau moment, malgré les P... de M... Le batteur s'en remettra, enfin, j'espère !

Le fait du concert en effet: Murat a semble-t-il été un peu plus causant, mais il a surtout jouée deux fois "il neige".... La première version n'a pas été à son goût, Stéphane semble-t-il étant parti sur un tempo trop rapide. Murat a exprimé son mécontentement auprès du batteur...  ça arrive... puis a livré sa version en solo.

 

2) Toujours des articles pour annoncer les concerts!

 

- https://www.lalsace.fr/bas-rhin/2018/12/07/murat-le-son-d-histoire?fbclid=IwAR3dro2b6nwj9-zOlCRAgtU88XVVTmDFFXlcqVlbV4DBRHURwKlDVgt6JZs

Strasbourg Murat,
le son d’histoire

Sur son nouvel opus, « Il Francese », JL Murat joue avec son illustre homonyme et l’histoire napoléonienne tout en suivant sa trajectoire electro-pop. L’artiste auvergnat défendra son ouvrage samedi soir à La Laiterie.

Hier 05:00 par Thierry Boillot , actualisé le 05/12/2018 à 17:07 Vu 39 fois
Dans les habits d’un maréchal d’Empire homonyme, Murat ouvre sa parenthèse napolitaine.Photo  Frank Loriou
Dans les habits d’un maréchal d’Empire homonyme, Murat ouvre sa parenthèse napolitaine.Photo Frank Loriou
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Dans les habits d’un maréchal d’Empire homonyme, Murat ouvre sa parenthèse napolitaine.Photo  Frank Loriou

Pas question de sombrer dans la variété facile, certes. Obstinément, Murat varie les styles sans complexe, affrontant la complexité, mais se nourrissant du soleil italien qui lui a inspiré une fort belle moisson de mélodies. Le troubadour s’immerge du même coup dans un groove purement XXIe siècle, machines à l’appui, tout en revenant à une écriture rock et en se glissant dans la panoplie de Joachim Murat (1767-1815), homonyme qui fut maréchal d’empire sous Napoléon et nommé Roi de Naples…

Rendre l’âme. Les textes regorgent ainsi de clins d’œil historiques à l’illustre soldat. Murat l’inclassable chansonnier s’en amuse avec une classe infernale, un second degré qui en appelle un troisième, et cette forme d’humour qu’on lui connaît. « Je m’en viens rendre l’âme, j’allais quand même pas la payer » , chante-t-il avec malice.  Le disque suit un crescendo particulier. D’un premier titre accrocheur, Achtung , aux effluves actuelles electro-soft-rock, l’on part progressivement vers le sommet final, Je me souviens , lettre testamentaire bouleversante d’un témoin de l’Histoire en exil perpétuel. À l’arrivée : encore un disque indispensable de JL Murat.

➤ Concert Samedi 8 décembre, 19 h 30, La Laiterie, Strasbourg. Première partie : Julien Bouchard. Tarif : 25 €. ➤ Disque Il Francese (Le Label)

J'ai écouté le disque de Julien Bouchard il y a quelques temps, il y a de belles choses... et ça ira très bien avec Jean-Louis.

 

 

 - Et voilà un article de Figaro avant le concert du café de la danse:

http://www.lefigaro.fr/musique/2018/12/06/03006-20181206ARTFIG00220-jean-louis-murat-chanteurrock.php

Jean-Louis Murat, chanteur rock

 

Jean-Louis Murat ne décroche pas. Il revient avec de vieux acolytes sur scène en trio rock pour défendre son nouvel album. Et ça fonctionne toujours.

C'est le style Murat. Sur son site Internet, quelques lignes: «Il Francese: le nouvel album de Jean-Louis Murat est sorti le 28 septembre 2018 et disponible partout.» Dans l'onglet concerts: des dates, des villes et des noms de salle. On ne peut être plus laconique.

Enfermé dans une caricature de personnage, antiparisien mutique et tête de lard, poète refusant le titre, Murat a finalement une constance: celle de ne pas renoncer à être où on ne l'attend pas. Est-ce une posture, un élément structurant de sa personnalité, un côté punk mêlant le besoin de détruire autant que de créer? On l'imagine bien répondre d'un haussement d'épaules et d'un grognement. Est-ce si important de le savoir, d'analyser, de décortiquer, de jouer le jeu de la communication? N'est-ce pas plus artistique de sentir, juste sentir, les mots et la musique? Cela ne serait-il pas suff isant?

«Cette fois, Les Pensées de Pascal, je m'en fous» était les premières paroles de son précédent album, Travaux sur la N89 (Pias), sorti en 2017, une œuvre étrange, bricolée en studio, et assez abrupte. Ceux qui veulent voir en lui, depuis ses débuts, le Dylan français, ont déchanté: électronique à tous les étages, morceaux comme des collages y compris pour les textes. Une déconstruction en forme de doigt d'honneur.

Un mélodiste épatant

Sur Il Francese (Pias), Jean-Louis Murat revient sur un asphalte plus confortable. Il rappelle à quel point il est un mélodiste épatant, un enfant du rock et de la musique noire américaine, qui aspire la sève du groove et remodèle les genres, y compris du Kendrick Lamar, auquel il rend hommage. Présenté comme un chanteur du terroir, régionaliste bourru, Murat est en fait tout l'inverse. C'est le plus américain des chanteurs français ; un grand voyageur à l'humour tranchant et non ce vieux bougon casanier de La Bourboule qu'on veut nous vendre ; un conquérant, à l'instar d'Il Francese, surnom de Murat, maréchal de l'Empire et roi de Naples, auquel il fait référence dans son dernier album. Un guitariste et un musicien épatant aussi. En résumé, tout sauf un rockeur d'opérette dont les racines ne sont ni à Memphis ni à Belleville, mais dont l'inspiration est à chercher du côté de la poésie de Ronsard ou de Théophile Gautier et du rock éternellement vivant de Neil Young.

Pour le comprendre, le meilleur moyen est de le voir sur scène. Il a choisi, et ce n'est pas la première fois dans sa carrière, de se produire en trio, dans des petites salles. Cette formation serrée permet au compositeur et à l'interprète de suivre son humeur, d'étirer ou de durcir ses chansons à l'envie. Il aura avec lui deux vieux complices en qui il a une parfaite confiance. L'excellent bassiste Fred Jimenez, ancien de l'écurie de Bertrand Burgalat, et le batteur Stéphane Reynaud, qui accompagne le chanteur depuis des lustres. Sur scène, Murat reste peu bavard, un peu distant. Le style Murat, encore. Pas tellement dans l'air du temps, où la logorrhée est reine. Mais la musique reste son langage, l'émotion qu'elle procure son humanité.

Café de la danse  5, passage Louis-Philippe (XIe).Tél.: 01 47 00 57 59.Dates: les 10 et 11 déc. à 20 h. Place: 37 €.

Et bien, oulalala, il pleut des louanges!  On appréciera le "il a choisi de jouer dans des petites salles"...

3) ventes: je crains que ce  soit la fin de la partie pour "il francese" en matière de classement, à moins que les ventes de Noël ne le refasse franchir la frontière...

Semaine du 23/11: 169e   220 ventes physiques et 13 téléchargements

Semaine du 30/11:  197e,  247 ventes et 4 téléchargements. 10e semaine dans le classement.

 

LE LIEN EN PLUS DE TOURISTES

Ah, mais, qui se promène donc dans les champs? et promeut sa région? Mais oui...

 

 

Madame Laure

http://filmetonsancyfestival.com/presentation/

Et ils ne vous disent pas de conneries: le Sancy, c'est des sensations:

Et pour les très très retardataires : quelques autres images dans mon clip "la petite idée derrière la tête".

(C'est amusant mais après avoir baigné dans "il francese" et ses live, j'ai été surpris par la voix grave et rude de Jean-Louis sur ce titre. On peut ainsi constater à nouveau que son chant est très différent sur cette tournée).

LE LIEN "JE ME SOUVIENS" EN PLUS

C'était alléchant ce lien... "une playlist BLACK Session TRIBUTE"... on y cite bien Jean-Louis... mais la musique proposée  n'est pas issue des fameuses black session...  pour JLM, c'est "je me souviens". Anachronique. Bon, en tout cas, le papa Mischka proposera une émission hommage au Parrain, avec Dominique A, lundi 10 décembre... et c'est à l'occasion de la démolition de ce studio mythique: le studio 105 de la Maison de la radio. Là, où Jean-Louis a chanté il y a encore peu de temps.

https://www.franceinter.fr/musique/black-session-tribute-notre-playlist-caresse-et-bise-a-l-oeil

 

Le LIEN EN PLUS DE RIEN DU TOUT

Dans les trucs qui tombent, parfois, nous avons les mises à jour des sites des médiathèques... et elles sont nombreuses à faire l'achat du Murat... et c'est bien pour faire découvrir notre chanteur à ceux qui n'ont pas forcement deezer ou la capacité d'investir 15 euros dans un disque... et notamment ce soir, une pensée aux gilets jaunes de cette petite bourgade sinistrée, qui ne doit  même pas comptabilisé un LIDL, (un vieux casino sans doute?) et  qui a perdu sa pauvre équipe de foot qui plus est... je veux parler de MONTE CARLO. Courage, chères monégasques, on pense à vous, et réconfortez-vous en allant emprunter "il francese".... et réclamez les autres disques! (ils n'ont que celui-là!). Oui, courage, peut-être un jour vous payerez des impôts!

https://www.mediatheque.mc/Default/doc/SYRACUSE/1066485

 

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Rédigé par Pierrot