Publié le 6 Décembre 2018

1) DANS LA VOIX DU NORD, la voix du centre nous cause et ne fait pas la girouette... Discours toujours fidèle et droit dans sa promo (mais non, je vous l'assure, je ne le regrette pas).  Ici, il apporte quelques compléments sur sa relation avec C. Pie. La biographie de C. Pie n'est je crois pas vraiment établie sur le net, je me rappelle que Matthieu m'avait dit qu'un autre musicien clermontois l'avait aidé alors qu'il était à la rue... 

http://www.lavoixdunord.fr/501188/article/2018-12-05/kendrick-lamar-m-donne-envie-de-refaire-de-la-musique-confie-murat

Hellemmes «Kendrick Lamar m’a donné envie de refaire de la musique», confie Murat

2 )  https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181203_01266049/murat-fait-sa-crise-hip-hop  

un peu de scepticisme...

"MURAT FAIT SA CRISE HIP HOP «Hold-up, hold­up, c’est quoi cette chanson». C’est quoi cet album? Après des périodes passées à vivoter en proposant des albums qui sonnaient toujours pareils, Jean-Louis Murat a opéré un changement brutal et incroyable vers l’electro et le hip-hop qu’on qualifierait de campagnard, sous vocoder.

Bon, il ne chante pas encore l’Auvergne comme Kamini chante Marly-Gomont et il garde son flegme légendaire. Ce 2e album dans cette veine, Il Francese, est inécoutable la première fois. Puis – mais il faut prendre le temps – on se rend compte de quelques petits trésors (Rendre l’âme), de subtilités. Déstabilisant.

3) Du côté de VIF:  https://trends.levif.be/economie/magazine/murat-au-botanique/article-normal-1062863.html

Habiter un hameau vallonné d'Auvergne n'a jamais empêché le sexagénaire Jean-Louis Murat (1952) d'explorer un double monde : celui de la langue française dont il recherche les accointances poétiques et historiques, mais aussi la planète son, sans en négliger aucun genre. Quitte à s'égarer dans le curieux labyrinthe synthétique de son album de 2017, Travaux sur la N89. Mais le chanteur-compositeur stakhanoviste - cinq parutions musicales en autant d'années - reprend ses esprits dans le nouvel album Il Francese (Pias) . On y retrouve ses audaces sémantiques mais aussi des parfums atmosphériques parfois liés à des sensations groovy, comme si le vieux funk américain venait doucement caresser les désirs francophiles du prince montagnard Murat. Cela donne quelques fortes extériorisations ( Silvana) et d'autres moments envoûtants comme Je me souviens, où il cite ses propres souvenirs, romancés. Renouant avec le plaisir mélodique, celui qui présidait au morceau qui nous l'a révélé Si je devais manquer de toi. C'était il y a 30 ans et une vingtaine d'albums.

En concert le 13 décembre au Botanique à Bruxelles, www.botanique.be

LE LIEN EN PLUS

La sortie du disque de Polnareff refait ressortir dans les liens les petites remarques agréables de JLM à son encontre... Du côté des NOSENCHANTEURS, on s'amuse à comparer sa prolixité toute relative à celle de l'exilé  en Auvergne:

http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2018/12/04/menfin-une-polnacritique-du-polnadisque/

A titre de comparaison rigolote, sur le même délai, le stakhanoviste Jean-Louis Murat a sorti – au moins – 17 albums… Autre chiffre effarant pour ce disque à maturation lente : son coût. La presse parle en effet d’un budget de 5 millions d’euros (même si on ne sait ce que cela recouvre exactement). Pensez simplement que Polnareff – il le confie lui-même dans le livret – aura passé 14 mois au studio ICP de Bruxelles, un des plus réputés du monde, pour en ressortir avec RIEN d’utilisable, ou si peu !

Avec 5 millions, Jean-Louis, il produit autant d'albums qu'il n'y a de notes dans le disque de Polnareff?

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 5 Décembre 2018

Hier soir, j'ai écrit:  C'est parfois difficile de se consacrer à son petit travail de niche alors que dehors, on a lâché les chiens (je parle des gilets jaunes qui roulent en 4/4, et autres casseurs plus visibles).  La France me déprime totalement; pour le coup, ça devrait me rapprocher du discours actuel de Jean-Louis, mais j'ai un pouvoir de téléportation, moins important. Et mes lectures actuelles (les Philippe Kerr) rentrent en résonance...  Mais où est-ce qu'on va? Et ma voix?  Autant en faire quelque chose... mais quoi? 

J'efface? Allez! non... Vous aurez ainsi une explication parmi d'autres du retard de fabrication...  Pourtant, commencer par ça alors que je devrais sortir les bougies, les cotillons, c'est étrange... mais soit... Car oui, aux faits!,  j'ai eu 9 ans hier...  9 ans de blog, depuis le Cours Ordinaire de choses...  les passions tristes, les terrasses, les interrogations à se demander qu'est-ce que ça veut dire,   qu'est-ce que tu sais du chantier, plus précisément:   Qu’est-ce que tu viens Nous chanter là.  Enfin soit,  je n'ai pas rédigé d'articles bilan l'année dernière, il faut que je le fasse cette fois, c'est mon engagement, mais pas aujourd'hui.

 

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La pluie s'est abattue sur Lyon... je ne me plains pas, je pense à la nature, je suis mature... et j'ai le temps. J'arrive une demi-heure avant la séance ciné dont on a déjà parlé.  C'est un peu spécial d’enchaîner ainsi "l'or de Naples" et un concert.  Malgré mon intérêt, je lutte un peu contre le sommeil durant le film, malgré tout l'attrait de Silviana... mais cela a le mérite de me reposer...  Et je prends un quart d'heure de battement pour respirer un peu (certains enchaînent en 5 minutes les deux).  Il pleut toujours.

La salle n'est pas tout-à-fait pleine, mais presque. Et voilà que ça commence:

 

Après un "bonsoir",  voilà donc "ACHTUNG BABY"... Une intro un peu moins punchy et longue que la veille pour le trio (pas de clavier ce soir)... mais ça se lance bien ensuite. Comme hier, le morceau n'est pas transformé par rapport au disque mais Jean-Louis varie bel et bien ce soir ses parties de guitare, notamment dans un pont d'une trentaine de secondes. Jean-Louis semble vraiment à l'aise sur ce titre poussant déjà un peu la voix, jouant déjà des impro vocales, et les chœurs apportent du tonus sur les refrains. 4'45

Je suis cette fois au 4e rang de cette salle en gradins assez correctement remplie,  les Bergheaud lyonnais sont présents. 

Pas de changement de setliste : donc,  "ciné vox"... Dommage de ne pas chauffer le public un peu plus plus avant de ralentir le rythme, avec ce voyage introspectif très muratien. Hier, je n'ai jamais été très impressionné par la voix, sans pour autant me dire le contraire (comme je pouvais parfois l'être en cours de concert, en me disant "ah oui, quand même"), mais là, assis, confortable, décontracté du ..., je me dis "ah oui... certes". Le morceau passe très bien même sans les claviers. Je ne constate pas de grosses différences par rapport à hier si ce n'est les petites impro du chant avec ce soir un peu de sifflement très légers. Prosaïquement, c'est la même durée.

- Hold up... comme hier, c'est très ralenti.  Fred et Stéphane assurent les "ouh ouh ouh"... Mouais... Le côté frais et impertinent de la version disque est un peu gommé, et c'est un peu trop lancinant. La version est d'ailleurs un peu plus longue qu'hier. 

- Difficile encore de reconnaître à l'intro le titre suivant:  Tarn et Garonne.  On part sur un bon tempo, puis un petit ralentissement, avant que l'on retombe sur ses pieds. Une belle ballade, comme hier, Jean-Louis lance des "wee-han" après les refrains excellents par cette accélération de batterie. Beau succès il me semble.

- Petite  intro sifflée...   avant d'être accompagnée par la section rythmique... C'est over and over. C'est bizarre, je rentre cette fois dedans. La voix est belle, elle est proche... pas toujours très compréhensible sur quelques bouts de phrases certes. C'est doux, et la guitare est jolie. Jean-Louis glisse quelques "ouh" par ci par là...  Très réussi.

- "Merci, merci beaucoup", et dans sa barbe rasée, il émet quelques réserves sur son tabouret (la bonne taille, c'est quand on touche le sol... mais là, c'est quand on touche les pédales à effet... ce qui oblige à rester en demi-position).  C'est là qu'il explique "on devait faire des concerts assis, ça a tenu un concert, si on fait debout, on fait un concert de hard rock, alors là, c'est mixte, une fesse suspendue, l'autre... ah, j'en ai marre... On dirait un nain... (je ne comprends pas tout)".... Enfin, bon, voilà une petite séquence rigolote...

Jean-Louis enchaîne avec l'inédit... toujours "autant en faire quelque chose", en démarrant seul avec la guitare, et vite rejoint par ses camarades.  On se laisse emporter rapidement par le rythme, qui s'accélère doucement, avec ce riff de guitare excellent, et une batterie  qui n'est pas à la traîne (Steph produit un son boisé par moment avec un accessoire particulier si je me rappelle bien). Petit ralentissement sur le dernier couplet avant que Jean-Louis se relance... mais ça reste toujours un peu sage. Pas de hard rock on vous a dit, pourtant, ce titre mériterait de se ranger au côté du Cri du papillon, de Taormina, du jaguar...  En tout cas, c'est bon, même en version "mixte". La version est assez semblable à la veille,  les interventions de synthé sonnaient vraiment bien, mais la guitare suffit amplement au titre.  Dommage que le public ne se lance pas pour taper un peu dans ses mains.

Rendre l'âme, ensuite...  Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce que j'ai dit pour Clermont. C'est la même orchestration avec ce refrain enlevé. On a bien-sûr quelques différences (un petit sifflement pour débuter hier...), mais la fin donne la même impression d'un cut assez brutale.

- Belle version de Gazoline, sur le même schéma que hier, D'abord, la guitare est discrète, Murat s'appuie juste sur la rythmique, puis la guitare se fait plus présente, accélère. Jean-Louis se lâche bien...  le morceau atterrit un peu étrangement avec une partie de guitare un rien funky en solo.

- ah, avec cette intro, voilà les kids qui se présentent avec des habits un peu différents de jeudi (sur la fin également)... Dans le cœur du morceau, c'est assez semblable: il y a peut-être moins de variations dans cette position "mixte" que dans les tournées précédentes puisque Murat se refuse d'aller dans le "hard", donc pas de long solos avec une large improvisation, des titres passant du rock au down tempo, c'est plus des petites touches, dans l'interprétation et la guitare.

- Le tabouret, on y revient ensuite:  sans jamais y renoncer... ça continue de l'agacer, mais c'est plutôt drôle:  "faut que je change de fesse" dit-il... avant de commencer "l'amour qui passe".  Pas de longue intro ce soir mais belle interprétation... et on en revient presque aux grandes heures de Lilith.  Vraiment chouette. Qu'est-ce qui fait que je l'apprécie plus que hier? La voix plus proche?  un son de guitare plus joli? l'ambiance de la salle plus cosy? Pas sûr qu'il y ait une raison...  Là encore, beau succès dans le public

- Et c'est parti pour une longue intro... toute douce, comme la neige qui tombe...  avec Jean-Louis qui  siffle longuement... puis se met à chanter.  Là, encore, je ne perçois pas de grosses différences avec hier (c'est d'ailleurs la même durée).

- On prend ensuite des nouvelles de Margot... Ah, pour le coup, le voyage est différent de Clermont (qui était plus enlevé, avec les claviers très présents, et Jean-Louis plus rock).  Pas de sifflets ce soir et un long break assez expérimental très down tempo, avec Murat qui devient un peu chat... puis qui chante "margot margot margot" sur les refrains d'après,  Et présente ses musiciens,  invitant Stéph et Fred à un petit solo (léger), "ouais!" crie Murat mollement alors que le public applaudit avec énergie. "Encore un chorus"... et la chanson reprend un peu, avant que Jean-Louis n'entame ses "bonsoir Messieurs dames " en chantant un court moment.  Moment moins énergique qu'hier mais pas désagréable.

C'est le rappel. Ça applaudit sec.... et on voit le fidèle roady venir sur scène retirer du fameux tabouret la mousse noire qui avait été scotchée dessus pour le contentement de notre lady au petit pois... apparemment, ça ne convenait pas...et Jean-Louis revient alors que les applaudissements se renforcent...
"Merci". et Jean-Louis testant sa position explique: "On est tellement fauché qu'on change tous les soirs de tabouret, je suis dingue moi, faut que je rapetisse" Puis "ah, là là, je me sens comme chez moi, j'arrivais même pas à toucher le pédalier"... 

ET c'est parti... avec quelques notes de guitare... en solo... On reconnaît  "je me souviens" juste quand il se met à chanter. C'est joli.... mais au bout de trois phrases (cherchait l'amour...), Jean-Louis s'arrête: "voilà".... Le public réagit, amicalement.  "Je ne vais pas chanter comme ça... ça m'a perturbé de changer de hauteur, c'est fragile la nostalgie".... "ça vous fait marrer, hein?"... "l'homme aime se moquer de l'homme".  Autant de remarques ponctuées de rires, puis de court instant de silence... On ne sait pas comment ça va se terminer.... Entre temps, Jean-Louis a posé sa guitare, et pris une petite bouteille d'eau dans ses mains... Et d'un coup... se met à chanter le titre a capela... dans un beau silence... même si les téléphone portables fleurissent dans la scène, pour capter le moment qu'on imagine assez unique.  Jean-Louis ne part pas dans des expérimentations vocales, et reste calé sur la mélodie et le texte. Émouvant. A peine glisse-t-il un petit "toussement" juste avant la fin... et termine    "Je me souviens d'autres trucs mais...".  Il me semble qu'il a glissé, comme hier, quelques froissements de sa bouteille d'eau, mais c'est plus léger ce soir, en tout cas, il s'y est accroché.   Ça applaudit fort. On aura donc tout connu sur ce titre: clavier par Jean-Louis, Clavier par Denis, Clavier+guitare, guitare... et a capela... et même son éclipse total (Montpellier).

Et on termine une nouvelle fois la soirée avec "Les jours du jaguar": petite intro inquiétante avant que la célèbre mélodie apparaisse... Belle partie de guitare... un ou deux cris dans le public... A 1'40, "le tourment et le désespoir"...  Ah, quel couplet...  La guitare et la voix résonnent... Encore un bon petit solo pas exubérant (assis) sur la fin mais c'est quand même bon par où ça passe...  Version assez courte qui ne dépasse pas les 8 minutes ce soir... ce qui nous fera un concert bien resserré, un peu plus d'une heure vingt (et il n'y a pas eu de première partie), ce qui permet aux spectateurs de vite partir avant que la baignoire de l'OL Land ne se vide (il y avait le derby OL-Asse ce soir-là, avec 40 000 spectateurs...).

 

J'ai apprécié... ce n'est pas le gars de quelques camarades.  Le chanteur des Derrière les fagots est sceptique sur le son, la voix (toujours très éloigné du micro), l'absence de mise en scène il me semble. Sly Apollinaire qu'on a interviewé ici, me dit (si je me souviens bien) que malgré les déceptions, on revient toujours pour voir les fulgurances... notamment le moment a capela pour ce soir.  Moi, je suis moins sévère qu'hier.  Le récital correspond mieux à un concert assis, et le trio a déjà fait ses preuves (peut-être Murat doit se concentrer plus sa guitare dans cette formation), c'est plus nu, et on va à l'essentiel... Mais il ne faut pas non plus dire que Denis transforme la prestation scénique. C'est un ajout. Et d'ailleurs, on peut toujours constater qu'on ne voit pas sur scène le renouvellement que Murat s'est imposé sur disque, même si on voit un peu la couleur soul, groove, des titres, une certaine couleur au set. Et c'est le problème pour certains qui n'aiment pas forcement Murat dans ce rôle (chant trop haut...).

J'ai donc passé une bonne soirée (en n'oubliant pas le moment ciné avec Jean-Louis, à voir en vidéo).

PS: malgré le petit côté bougon que l'on a vu de la salle,   on m'a rapporté que Jean-Louis était d'excellente humeur en coulisse, impressionnant notamment le personnel du Toboggan par sa culture, acceptant les selfies avec quelques musiciens (les Dory4 qui ont créé une chanson sur lui),

LE LIEN EN PLUS

Places à gagner pour Bruxelles

https://www.moustique.be/22471/des-places-de-concerts-gagner-pour-le-botanique

On espère que les événements parisiens ne vont pas gêner les concerts au café de la danse. Certains revendent déjà leur place en vue des difficultés de déplacements. Ne renoncez pas!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 2 Décembre 2018

Avant de me mettre à mon deuxième compte-rendu (concert de Décines), je vous propose de l'actu fraiche avec une interview dans le mag culturel nordo-belge LM Magazine.  Il n'arrête pas, le Jean-Louis... Après le refus de promo sur Travaux, il se rattrape...  même si on ne l'a pas beaucoup vu en télé (refus de sa part? pas d'invit? moins d'émissions culturelles ou talk show susceptibles de l'inviter?).   PS: J'ai entendu "je me souviens" dans l'émission de cuisine sur INTER à 11 heures ce dimanche.

A LIRE DANS SON JUS (de chicoré):

http://www.lm-magazine.com/

Quelques questions bateau (pourquoi il francese? Joachim Murat etc...) mais je retiens ses propos sur le storytelling et la scène:

- Les justifications, c’est du bobard et le pain quotidien des journaux. Ce “storytelling” pensé par des imbéciles discrédite en grande partie les artistes.     J'ai beaucoup utilisé ce terme ici. Dans un premier temps, je voyais dans ces propos un de ces paradoxes ou contradictions que je guette souvent... mais ce n'est pas le cas: Jean-Louis n'a pas caché qu'il donnait du grain à moudre aux journalistes à propos de ces disques, mais, attaché qu'il est au format "album", il propose un "recueil" de titres cohérents par la production et l'orchestration. IL y a donc des choses à dire, différentes à chaque fois.  Ce qu'il exprime ici, c'est qu'il n'y pense au moment de la création des chansons.

- Concernant la scène (et ça tombe bien entre deux rédactions de compte-rendu), il évoque le trac, son mal de bide avant de monter sur scène: Quand le concert se passe bien, c’est le meilleur endroit du monde, et le pire quand ça se déroule mal. En général, je donne un bon concert sur deux (rires). ... et bien sûr, son désir de recréation de chaque chanson chaque soir chaque nuit.

HORS-PISTE
Tempétueux, poète, outrancier, aventureux, libre… Jean-Louis Murat est définitivement un cas à part dans le paysage musical français. Un auteurcompositeur- interprète comme il en existe peu – ou plus. Dans Il Francese, son 22e album, l’Auvergnat bourru (pléonasme ?) télescope Kendrick Lamar et le beau-frère de Napoléon, marie guitares et machines, groove et élégance, voyage de Naples à l’Amérique. Rencontre sans langue de bois, à la veille d’une tournée dans nos contrées.
Comment cet album est-il né ? De l’envie d’écrire des chansons à la française, avec les mêmes sons et dans l’état d’esprit de l’album précédent. Sans Travaux sur la N 89, il n’y aurait pas eu Il Francese.
Justement, dans Travaux sur la N 89, vos chansons prenaient un tour très électronique, vous étiez en rupture… Oui, sinon nous sommes condamnés à composer toujours la même chose. J’aspire à plus d’aventures, à ne pas me satisfaire d’une conception “planplan” de la chanson française.
S’agit-il de vous réinventer ? En tout cas de trouver une nouvelle excitation. Chaque fois qu’une habitude s’installe, je balance un grand coup de pompe pour que tout s’écroule. C’est ma nature, je dois me remettre en question.
Pourquoi ce disque se nomme-t-il Il Francese ? En référence à Joachim Murat, c’était le roi de Naples (en 1808, mais aussi le beau-frère de Napoléon Ier, ndlr) et c’est ainsi qu’on le nomme là-bas. J’adore cette ville et m’y suis toujours senti, moi aussi, “Il Francese”.
Pourquoi vous réincarnez-vous ici en Joachim Murat ? C’était le meilleur cavalier de son époque, je ne peux m’imaginer meilleur ancêtre supposé ! Il avait aussi un look incroyable, il dessinait les costumes de ses hommes et emmenait des couturières sur les champs de bataille. Il se changeait toutes les heures. Les troupes s’arrêtaient, il défilait et tout le monde l’applaudissait avant de reprendre le combat. Il avait un côté John Galliano.
Vous citez aussi Marguerite de Valois, pourquoi ? C’était la reine des Auvergnats. C’est un clin d’œil à mes racines.
Vous évoquez ici l’Italie, l’Auvergne, l’Amérique… Au final, qui est Jean-Louis Murat ? Je suis à la fois Auvergnat, mais je me sens aussi Américain, cow-boy et indien, Européen, très XVIIe et XIIe siècle…. Je ne me vois pas de limite, je suis une sorte d’humeur traversant toutes les époques, je ne suis pas figé dans ce présent épouvantable. Je préfère voyager, c’est plus fort que moi, comme on se promène dans les rayons d’une bibliothèque.
Que raconte ce disque ? J’aimerais qu’on me le dise. Moi, je n’ai pas envie de le savoir. Expliquer a posteriori ce qu’on a réalisé, c’est s’aventurer sur un terrain extrêmement glissant.
Comment avez-vous écrit cet album ? Je tiens à composer comme si j’étais en état d’apesanteur. Généralement les chanteurs de variétés cherchent un concept, une histoire… Moi, je pars à l’attaque sans aucun plan. Les justifications, c’est du bobard et le pain quotidien des journaux. Ce “storytelling” pensé par des imbéciles discrédite en grande partie les artistes. Même les footballeurs deviennent plus intéressants, alors qu’ils se situent au niveau zéro de la parole.
Est-ce donc si aléatoire ? Oui. Arrive toujours un moment où la vie n’a plus aucun sens. Je me fais alors tellement chier que je me mets au piano, et la chanson vient (rires). J’écris les paroles et la musique en même temps.
La couleur de cet album est très “groove”. Dans Gazoline par exemple, vous citez Kendrick Lamar… Oui, je l’adore, comme Frank Ocean. Je les écoute quasiment tous les jours dès que j’ai cinq minutes ou dans la bagnole, plein ballon ! J’aimerais avoir leur âge et produire des titres comme eux. Leur énergie me plaît.
Vos textes sont aussi plus épurés. Pourquoi ? Pour privilégier des mélodies facilement assimilables. J’ai donc utilisé beaucoup moins de mots. J’ai d’ailleurs l’impression qu’ils effraient les gens…
Vous trafiquez aussi beaucoup votre voix… J’adore ça ! C’est assez enfantin et très amusant, comme de sauter dans des flaques d’eau, balancer de la boue partout. J’ai l’impression de réaliser des bruitages pour dessins animés.
A quoi renvoie le titre Sweet Lorraine ? C’était un motel dans la banlieue de Memphis, le seul endroit où Blancs et Noirs pouvaient se mélanger. Il était attenant au studio Stax et ce son si particulier vient de là.
C’est donc la soul façon Otis Redding qui vous inspire, n’est-ce pas ? Oui, j’ai été biberonné à ça, c’est ma musique préférée. Celle qui donne envie de se lever de sa chaise et danser. La musique qui fait réfléchir… pffff, ça va (rires).
L’album se termine toutefois de façon triste avec les morceaux Rendre l’âme et Je me souviens... Pourquoi ? Parce que ce disque est dédié à un copain, Christophe (Pie, ndlr) avec qui j’ai joué durant plus de 30 ans. Il m’a accompagné jusqu’au bout et il est mort au mois de janvier. Ces deux dernières chansons parlent de lui et, en creux, des absents, donnant cette couleur nostalgique à cet album.
Comment adaptez-vous cet album sur scène ? Alors là, ça va être très simple. J’ai un micro, une guitare et autour de moi un bassiste et un batteur. D’ailleurs, je ne reproduirai pas le disque. Chaque soir j’essaierai de recréer les chansons.
Comment appréhendez-vous la scène ? Quand le concert se passe bien, c’est le meilleur endroit du monde, et le pire quand ça se déroule mal. En général, je donne un bon concert sur deux (rires).
Ressentez-vous encore cette adrénaline des débuts ? Oui. Je le cache bien sous une attitude désinvolte, mais souvent je suis mort de trouille.
N’est-ce pas un trac nécessaire ? Non, j’en ai marre d’avoir mal au bide en montant sur scène (rires). Sinatra n’avait pas le trac et ça marchait plutôt bien pour lui… En réalité, je crois que plus t’es mauvais, plus t’as le trac.
Quel regard portez-vous sur la scène française ? Je ne sais pas, je ne l’écoute pas. Je ne pense pas que le salut viendra d’ici. La culture dominante est américaine, nous ne sommes que de petits valets bien serviles, il n’y a pas vraiment de créativité en France. On produit juste une musique de l’écho, comme de petits rapporteurs, de petits singes. Moi aussi je suis un artiste de l’écho. J’attends toujours la nouvelle Sheila ou, disons, le nouveau Ringo Willy Cat. Pendant ce temps-là, j’enregistre des disques. Je n’ai pas foi en ce que font mes compatriotes. Mais bon courage à eux !
Vous êtes dur, en musique électronique les Français se défendent, non ? Oui, très bien, mais n’importe quel con peut être bon en électronique…
Et que dites-vous du rap français ? Souvent, ça se résume à du Henri Tachan sur une base de Barry White, pour un résultat nul… D’ailleurs, il y a plein de Belges qui déboulent maintenant ! A la télé, la radio… C’est très rigolo cette invasion, une espère de mode, comme boire de la Stella Artois. J’ai été con, j’aurais dû dire que j’étais belge. Il faudrait que je change de nom (rires). L’avenir est à eux, c’est bouché en France, on est mal.
Cette époque ne vous plaît pas tant que ça, apparemment… Non, c’est parfait, formidable. Je suis pile poil dans mon temps (rires).

Propos recueillis par Julien Damien


Concert(s)
Jean-Louis Murat
Liège, Reflektor
12.12.2018 à 20h0029€
Jean-Louis Murat + Matt Low
Bruxelles, Botanique

Site internet : http://www.botanique.be
13.12.2018 à 19h3030>24€
Jean-Louis Murat
Lille-Hellemmes, Le Chapitô
07.12.2018 à 20h0037€

 

LE LIEN EN PLUS

Je vous ai déjà partagé le podcast de l'interview de Murat par Elodie Suigo de france info, mais avant que la page du site internet soit réalisée. C'est maintenant le cas:

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-d-elodie/jean-louis-murat-je-serais-mort-si-il-n-y-avait-pas-eu-la-musique_3012393.html

 

LE TRUC EN PLUS

sur le site stars-portraits.com, j'ai trouvé ceci: 

Réalisé par Chris69  (merci de ne pas le diffuser sans son autorisation)

on trouve deux autres dessins représentant JLM sur le site

 LE RAPPEL EN PLUS

Le Manteau de pluie et le Moujik en galette noire bientôt disponible... notamment sur le site pledgemusic que Jean-Louis Murat vient d'investir.

https://www.pledgemusic.com/projects/vinyl-releases?referrer=site_search

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 1 Décembre 2018

Dans cette tournée pas immense d'IL FRANCESE, pour une fois le "Rhône-Alpes" n'est pas trop gâté, et il fallait donc penser à s'expatrier un peu... Ah, oui, c'est vrai: maintenant, Clermont, c'est ma région aussi. On a du mal à s'y faire par moment. Paris? C'est bien, j'imagine une ambiance particulière, plus chaude... Il faudrait, au moins une fois, mais soit. Une prochaine fois. Merci à ceux qui pensent à m'inviter sur leur canapé.

Alors, soit, ça sera Clermont, tant pis si c'est la veille de celui de Décines... ou tant mieux: je me décide à booker un petit "concert trip", en débutant mercredi avec Barbara Carlotti, au Toboggan: Chouette concert, malgré une assistance clairsemée (mais moins que ma première fois à Bourgoin où je dansai avec elle; 5 ans déjà bon sang).  J'ai moins accroché au dernier album, mais sur scène, c'est vraiment bien, malgré, pour elle aussi, une restriction de personnel (deux musiciens de moins que précédemment, dont le bassiste remplacé par une machine, ah, mon pauvre Saligault). Le concert dure une heure trente, on en reprendrait bien un peu plus d'autant qu'on n'a droit qu'à deux ou trois titres de "l'amour, l'argent, le vent"...

Ah, la fameuse durée du concert... On en débat beaucoup sur les réseaux. Certains sont même très fâchés. Pour Murat, depuis longtemps, c'est son timing (une grosse douzaine de chansons). Je me rappelle de ce que disait  ici Mathis, musicien lyonnais:  Sonic Youth. 1h20, bam pas de rappel, tout à blinde du début à la fin. Impressionné. Mis contre le mur, l’impression d’être projeté. Sur le coup, tu te dis «pas de rappel, mince»…et puis, tu réalises...    Et oui, la durée n'est pas vraiment le plus important surtout quand tu es dans un récital, avec une première partie (ceux qui ont payé cher, fait des kilomètres pour voir Lauryn Hill quelques minutes par contre...). Barbara C., en insistant sur le "on se retrouve au bar pour discuter après", j'ai presque l'impression qu'elle s'excuse un peu de la durée, et que ce rendez-vous post-musique fait partie du "package" de la soirée (Murat lui se cache cette année: les disques vendus au merch sont dédicacés à l'avance). Pour une activité de loisirs, on parle de "l'expérience client"... Barbara chantant dans les travées par exemple (ou dansant avec elle), laisse à penser aux spectateurs qu'ils vivent un moment unique et particulier. Là est donc la question. Elle est complexe parce que justement ce moment unique et particulier (bien que peut-être toujours différent quand c'est vu de la scène) est bien souvent une mise en scène répétée et calibrée... et faut pas attendre ça de Murat. Lui, ce qu'il livre, c'est du son, des versions de chansons toujours différentes chaque soir... et le spectateur lambda et bien il peut s'en foutre un peu. Lui, il vient une fois. Et Murat ne le prend pas par la main. Enfin, bon, moi, ce que j'en dis : c'est pour causer (d'ailleurs, je ne voulais pas faire de compte-rendu, mais, même la majorité silencieuse -j'ai tendance à l'oublier celle-ci-, a pris la parole pour me rappeler à mes obligations. Merci! Pour autant, avec mes compétences musicales inexistantes, je me sens bien en difficulté pour vous restituer la soirée, ne sachant pas vraiment comment définir notamment le "groove", dont on nous bassine les oreilles depuis la sortie. J'en reste donc à "j'aime/j'aime pas/ça m'ennuie un peu/beaucoup/j'ai envie de danser/je me transporte" -rayez la mention inutile-. Donc, voilà : sans prétention, c'est juste mon avis, et je ne suis pas sûr de le partager. Et je crois que je suis dans une parenthèse... alors il faut que je la referme...).

 

 

 

Alors, où j'en étais avant d'insérer cette photo prise au Toboggan à Décines?   Euh, j'allais commencer à parler de ma journée de jeudi.

Elle n'a pas commencé très tôt et avec la fatigue d'une premier nuit à l'extérieur; arrivé à Clermont, il a fallu se résoudre à ne pas profiter des hauteurs...  Nous nous contentons de prendre un peu le soleil place de Jaude.  "Hé, Jaude, ne gâche pas tout, prend une chanson triste et rend la meilleure, Remember to let her into your heart, (bon, ça c'est fait...). 

Un petit tour à l'Estoril, le bar portugais derrière la coopé, où nous nous retrouvons souvent (notamment après le live pour les 50 ans d'inter, mince 5 ans déjà bon sang!). Nous trinquons à Matthieu. C'est la première fois que je reviens depuis que l'on a appris sa mort.  Cela me met dans un état un peu étrange. J'aurais voulu faire quelque chose pour le retrouver, partir à sa recherche, apprendre de nouvelles choses... Dans la nuit, je vais dans la rue où se trouvait sa chambre. On l'avait pris ensemble plusieurs fois, sans qu'il me dise qu'il habitait là. 

Juste à côté de sa porte, un punk qui m'évoque  un Christophe Pie émacié époque Chaos me regarde.

 

Et voilà que je me souviens que la dernière fois que Murat était à Clermont pour une date de tournée, c'était en avril 2010 (oh, bon sang,  8 ans déjà...)... et c'est la première fois que nous discutions avec Matthieu...  ...

Selon le lien défait, c'est le 25e concert à Clermont (hors-Clara) ce soir (z'ont oublié le concert d'INTER ou celui à la Librairie des Volcans). Pas énorme s'il faut comparer à Paris: 60  en comptant des concerts pour des radios et des shows-cases. On ne va pas refaire l'histoire Murat/Clermont, vous pourrez vous reporter notamment à l'article de Matthieu sur "une histoire du rock à Clermont". Ce soir, s'ajoute juste un nouveau micro-épisode: on m'a rapporté que Murat n'aurait pas apprécié le public...  malgré les amis, familles, enfants, présents dans la salle.  Peut-être un peu plus de 500 personnes, en fosse, avec juste 3/4 rangées de tribune, comparable il me semble aux affluences de 2010 et du koloko 2012 (non, mais alors là vraiment, déjà 6 ans bon sang!) .  Là encore, on en a discuté sur les réseaux: bon public? pas bon? trop de portables? Je ne l'ai pas trouvé désagréable même s'il y a du va et vient (moi-même j'ai dû m'absenter et c'est le fiston Bergheaud qui a veillé à ce que la porte se referme doucement, j'y veillais aussi). J'ai fait aussi des gros yeux derrière quand on me polluait "je me souviens".

Je traîne un peu au bar durant la première partie de Matt Low (désolé) car j'en profite pour continuer à faire dédicacer, sur leur témoignage réciproque, le livre "Une histoire du rock à Clermont-Ferrand" (Veillault le dirlo, Roz, celui du Tremplin, Pierre Andrieu, puis plus tard Denis et les rancheros Alain et Caillon)...

Matt Low livre un set en solo  avec quelques nouveaux morceaux (à la guitare acoustique, et accompagné sur un ou deux titres d'un petite boite à rythme... ce qui lui permet de faire un clin d'oeil à Murat en se comparant à K. Lamar). De Murat, il chante le texte "l'aventure" notamment.

- Et c'est parti... alors que je suis encore au club... On se précipite dans la salle avec Pierre Andrieu. Heureusement l'intro d'ACHTUNG BABY est longue.  Bon morceau d'introduction car livré de manière très dynamique, ça envoie bien, la section rythmique assure quelques cœurs.

Denis Clavaizolle est présent, derrière Jean-Louis Murat, laissant le trio habituelle devant. Il me semble que Jean-Louis avait dans l'idée au départ de faire un truc "assis", plutôt jazz et blues (il dira le lendemain : "ça a duré 3 jours"), là, il est mi-debout, mi-assis (s'appuyant sur un tabouret), c'est donc loin de "puer la chaise" pour reprendre son expression... mais ça ne sentira pas non plus le triple saut en hauteur, ou un truc dans ce genre.

Jean-Louis dit "salut les mortels!"... Ça m'évoque mon mail récent à Douharesse où je parlais de  "livrer en pâture [une] chanson au commun des mortels". Je m'étais déjà senti visé quand il avait parlé d'"ethnocentrisme" au moment de Babel...

- Ca repart très down tempo ensuite sur "Ciné Vox". Longue intro jazzy. Sur ce titre, on profite bien des claviers de Denis (nappe, orgue, quelques notes de piano), mais les interventions de guitare sont assez jolies. Le morceau dure 5 minutes soit 1minute 30 de plus que la version disque. 

- Et voilà, Morgane Imbeaud qui se présente, charmante.  J'en profite pour dire qu'elle vient de signer dans une belle maison pour son nouveau disque (Roy Music). Elle enregistre un nouvel album réalisé par H.Burns en ce moment avec le fils Clavaizolle.  Sur scène, elle se place en retrait de Jean-Louis Murat et c'est un peu décevant,  on ne peut pas vraiment parler de duo. Un peu dommage car c'était un moment pour "jouer un peu la comédie". Quant à la chanson, tout le charme de la rythmique puissante et des faux violons est absent. Ça ne s'emballe pas vraiment, et je m'ennuie. Le public pourtant réagit chaudement. 

- Pas de surprise dans la set-liste, voici Tarn et Garonne... mais il faut presque attendre la voix pour reconnaître le morceau dans une longue intro plutôt jazz. J'aime bien la composition, et son tempo sur la refrain, donc, même sans trop d'énergie, ça marche. Les chœurs sont jolies. Murat se lance dans des petites onomatopées sur la fin ("wii-hhann, wii-hann") mais ça ne s'enflamme pas pour autant.

- Et voilà "over and over", débuté en sifflotant longuement pendant que les musiciens la jouent tranquilles, Murat présente Denis. Puis repart en livrant un long solo... de sifflet...  Le chant commence au bout de deux minutes.  Morgane est toujours là aux chœurs.  Ce n'est pas ma chanson préférée, même si c'est déjà arrivé que je l'apprécie... Il y a un long pont au milieu du titre, et le morceau dure plus de 7 minutes. Jean-Louis chante assez haut, et là, encore, je m'ennuie un peu.

- Et c'est parti pour l'inédit "autant en faire quelque chose" que j'adore.  L'intro n'est pas beaucoup plus rythmé que les autres titres, mais là encore, peut-être question de tempo et de rythme, et aussi de texte,  ça marche. Dansant. Même sans orchestration compliquée (même si ce soir, Denis accompagne joliment). Avec ce slogan peut-être un peu facile "autant en faire quelque chose plutôt que rien"...  Un tube! Et Murat chantant "chose", on adore ça. Murat pousse un peu la voix sur la fin.

- Toujours du sifflotement pour débuter "rendre l'âme". Je n'aime pas la chanson et mon avis n'évolue pas ce soir, même si c'est très différent du disque, notamment par des chœurs très "enlevés" avant le refrain renforçant le côté "sans pathos" du titre.. Le morceau dure juste 3 minutes.

- Gazoline débute presque a capela... pour autant comme sur quelques titres, on a du mal à le comprendre. La voix n'est pas très en avant, il chante loin du micro.   Sur ce titre, ça a tendance à partir un peu dans tous les sens, ça monte, ça redescend. On comprend bien l'intention de Murat de se prendre pour un chanteur de la stax... et voici un titre que je n'apprécie pas sur disque, mais qui trouve grâce à mes yeux ce soir. Le public là encore applaudit chaudement.

- Ça ne sera pas le cas de Kids... malgré le pouvoir mentalement intrusif de "I had a message for you"... 

 

- On repasse à du plus "classique" avec  le titre oldies de la soirée (non, ce n'est pas "foule romaine", ni "si je devais manquer de toi").... mais l'un peu plus rare:  "l'amour qui passe" qui date du "moujik et sa femme". Manquait peut-être un peu de nerfs,  notamment sur les fameux "aime-moi"....

 

- "Il neige"... Là encore sifflotements légers... et Jean-Louis chante comme il susurrait. Une version très "classique", avec un pont là encore en sifflotement, du vrai "silbo"(il neige sous le tropique de cancer) . Applaudissements nourris.

 

- Et voilà encore Murat qui sifflote (un peu) sur une longue intro down tempo, on reconnaît "Marguerite de Valois". Murat élève un peu la voix et fait le chat ou le loup par moment. Dans la dernière minute, il pousse la voix  ("marguerite de VaLOIssss") alors que le rythme s'élève, mais là encore, c'est de l'énergie "assise". Le morceau s'étire vraiment  sur scène: 6 minutes au lieu de 3.

 

Jean-Louis a  vraiment été dans sa  bulle, juste quelques merci, et les yeux fermés... Après que Fred et Steph se soient éclipsés rapidement,  "séquence émotion" dit-il.  Jean-Louis et Denis... qui commence à jouer "je me souviens". On écoute les grandes heures du Murat synthétique durant quelques courts instants, Jean-Louis se promène un peu, et c'est l'image de la soirée, pose sa tête sur l'épaule de Denis. Il le fait applaudir puis va s’asseoir sur le tabouret, pour quelques notes de guitare à la Dire Straits. On frôle (presque) le "Brothers in arms". Le chant commence à 2 minutes 20. La guitare ponctue la fin du couplet. Elle se fait plus dissonante sur la suite mais elle n'intervient qu'entre chaque couplet. Long pont avec quelques cris, mais il y a une belle interprétation, variant les volumes et les hauteurs, parfois moins réussis (très haut...). On rentre dans les méandres de la mémoire, parfois hantante, résonnante, fulgurante... avec la guitare ondulante et vibrante qui se fait plus présente disloquant l'espace temps... et finit en un long écho... "BONSOIR"...   Plus de 9 minutes! La came Murat explore le temps. Je ne m'étais pas rendu compte du temps passé.

 

Applaudissements nourris... C'est le rappel rapide, les autres musiciens rappliquent... pour le dernier titre. "Sous la pression du public" dit-il Une petite phrase ("je vais vous faire une ambiance de soirée"??)...    Là, encore pas de surprise: "les jours du jaguar". Certains en ont marre mais pas moi... même si on reste toujours dans la même ambiance un rien feutrée... Tabouret. On ne verra pas Fred sauter comme par le passé.  Belle version tout de même, de plus de 10 minutes, avec une intro magnifique de presque 4 minutes avec une guitare qui prend son aise. On passe à des sons plus psychédéliques avant le 3e couplet... Sur les refrains, la voix s'élève, Murat chante haut.... et la chanson finit sur des bonsoirs, bonne nuit, des Morgane, Denis... durant un assez long moment... pendant que le public applaudit,  avant un BONSOIR plus franc et fort. Explosion du public.... mais de courte durée, Murat ne s'attarde pas, et la lumière se rallume aussitôt... brutalement, aussi brutale que la fin des applaudissements.

 

 

- J'ai assisté au concert de la console, peut-être un peu loin pour faciliter ma "captation" par ce qui se passait sur scène. Un peu fatigué aussi pour un concert debout, mais je crois que, n'étant pas passionné d'IL FRANCESE, j'ai eu du mal à accrocher aussi au live, même si on a quand même des bons moments dans cette proposition.

 

Voyons ce qu'en dit Isabelle de Grenoble, de son point de vue de DOLO historique:

Or donc, un CR serait, paraît-il, le bienvenu. Bon il sera bref, mais, en contrepartie, je vous en fais deux pour le prix d'un. Montpellier le 11.10 et Clermont jeudi dernier. Alors alors... Si je devais en choisir un, c'est celui de Montpellier qui emporterait mes faveurs. Mais rien ne m'oblige à choisir, donc... Ils étaient assez différents l'un de l'autre : configuration plus étoffée à Clermont, avec l'omniprésence de Denis et la présence ponctuelle de Morgane, d'où un son plus ample qui donnait une dimension nouvelle à certains morceaux - j'ai bien aimé la version de L'Amour qui passe, à Clermont, avec le renfort des synthés de Denis. A Clermont également, pas mal des sifflements dont JLM est friand. L'ambiance était plus intimiste à Montpellier et la voix, absolument au top avec un chant particulièrement soigné, ce qui tombait bien puisqu'il nous a servi des bijoux plus entendus depuis belle lurette : Ami Amour Amant (parfait), Les Voyageurs Perdus (itou), Mousse Noire, Tel Est Pris. En revanche, pas de Je Me Souviens (ce qui en a déçu plus d'un), pas de Marguerite de Valois ni de Autant en Faire Quelque Chose, auxquels nous avons eu droit à Clermont. Ben et Coeur d'hiver figurant sur la setlist de Mtpllr (pas vu celle de Clermont) restent un mystère. En ce qui me concerne, mention spéciale au Il Neige de Clermont, si magique et feutré qu'on aurait pu croire qu'il neigeait dans la Coopé JLM se fait clairement plaisir à la guitare, quant à la section rythmique, bien rodée, on la connaît : elle assure... et elle assure aussi les chœurs, d'ailleurs, sur cette tournée. En résumé, j'ai apprécié les deux concerts, avec une préférence pour le premier, évoquée plus haut, et j'ai du mal à comprendre les récriminations de certains du genre "il n'a pas assez communiqué" "il n'est pas venu signer" "il n'a pas fait le morceau que je préfère, je viendrai plus nananère"... Pfffff ,je n'en dirai pas plus. Voilà, pour ma part,
mission accomplite
 

 

Oui, effectivement, petite déception de voir sur la setlist deux inédits supplémentaires, qui n'ont pas été très souvent joués semble-t-il. Toutefois, on m'a rapporté qu'ils devraient figurer sur la 3e étage de la fusée... ce qui nous permettra de les entendre.

 

La soirée se termine au club, je discute avec Eryk e., des bonnes chroniques qu'il reçoit pour son 2e album, avec les Dragon Rapide, et Alain Bonnefont, qui m'indique qu'il pourrait se remettre à écrire, après avoir sérieusement repris les concerts... Il n'y a que Denis et Morgane pour se montrer... Les autres continuent la route pour Décines demain.... c'est mon cas aussi... (à suivre).

 

Rappel CONCERTS:

07/12/18

Lille Le Chapitô France
08/12/18 Strasbourg La Laiterie France
10 et 11/12/18 Paris Café de la Danse COMPLET
12/12/18 Liège Reflektor Belgium
13/12/18 Bruxelles Botanique Belgium
14/12/18 Le Havre Le Tetris France

LE MATIN EN PLUS

Avant la pluie et le départ, petit tour au parc Montjuzet désert:

Un soir à Clermont (concert à la coopérative du 22 novembre 18)

la place Gaillard à côté de St-Babel sur la table d'orientation muratienne:

Un soir à Clermont (concert à la coopérative du 22 novembre 18)
Un soir à Clermont (concert à la coopérative du 22 novembre 18)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 25 Novembre 2018

Non, ce n'était pas au Ciné Vox, ni même au Roxy, le bar-ciné de la Bourboule, pas non plus près du quartier des abesses, au studio 28 (et pas, mais alors pas) à l'Atlas, ni dans un quelconque multiplex,  et pas non plus à Clermont un dimanche après midi où on s'ennuie... mais Jean-Louis Murat était invité de la salle du Toboggan pour nous parler cinéma le vendredi 23/11 peu de temps avant son concert au même endroit. Il a choisi dans une carte blanche, que soient diffusés "L'or de Naples" et "Accatone". 

                                              Teresa De Vita dans L'or de Naples

J'étais loin d'être certain qu'il soit effectivement présent, malgré ce qui était annoncé (du côté de Nantes ou de Bourgoin, sur les "à côtés" des concerts, il s'était parfois défilé)... et effectivement, jusqu'à 17 heures, c'est resté très incertain. ET malgré tout, devant une assistance un peu clairsemée, dont beaucoup de retraités (3/4 personnes du toboggan sont réquisitionnés comme figurants), voilà que se présente Vincent Raymond du "petit bulletin" (gratuit lyonnais) avec Jean-Louis... souriant et tranquille.  Vincent Raymond nous le connaissions déjà pour avoir livré le même exercice lors de deux rencontres FNAC, il y a bien dix ans pour la première. Je suis surpris que d'autres fans ne se soient pas mobilisés pour ce moment sympathique. 

Je me décide de filmer avec mon téléphone, avant de me rendre compte que la mémoire est pleine... puis passe à l'appareil photo qui est dans le même cas (ah, je n'ai pas anticipé...). J'efface ce que je peux pour libérer d'un côté en filmant de l'autre... mais il manque donc une partie des propos.

Murat se décoince petit à petit, restant timide, s'adressant surtout à l'intervieweur, mais une très bonne impression se dégage et je pense que le public gardera une très bonne image de Jean-Louis (c'est moins certain des spectateurs du concert qui suivra).  Bien-sûr Murat se délecte à parler culture: référence mythologique et philosophique (extrait manquant), lien que constitue l'Italie du Sud avec la civilisation grecque,  "l'or de Naples" et sa séquence la plus dramatique... Puisque personne connaissait   le film, à leur grand étonnement, ils ne nous en disent pas plus.

 

Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)

En fait, dans ce "sketch" dramatique, on suit une mère dans une longue procession mortuaire de son jeune enfant. Elle offre le visage d'une extrême gravité, mais elle souhaite que tout soit parfait, ajustant fleurs et bouquets, choisissant les rues les plus passantes... Le masque va s’effondrer. Murat résume en une interrogation "que faire d'un enfant mort?".  Le "court métrage" laisse la place à plusieurs interprétations... mais Murat raconte qu'il a déjà quitté une fille parce qu'elle n'avait pas ressenti la même chose que lui au cinéma... alors chut... et lui d’enchaîner sur Toy Story 3 d'où viendrait le titre "toboggan" et qui le ferait pleurer (j'ai retrouvé un bout de séquence du film, à voir ci-dessous).

J'ai passé un excellent moment en tout cas, sur la présentation et durant le film, qui donne à voir Naples... si inspiratrice pour Murat, des ruelles à des bâtiments évoquant des temples grecs... Quant à Silvana Mangano, elle est magnifique...

Petit regret: j'ai quitté la salle avant la fin du film, il était 20h30 et j'avais besoin de respirer avant le début du concert... Je ne sais pas du coup comment se termine le dernier sketch: le petit peuple d'une rue, les gens de peu, les gens de rien (qui l'occupe en permanence car ils n'ont pas la place chez eux pour vivre, ni même pour manger) se plaint du riche noble qui souhaite passer en voiture dans celle-ci, les obligeant à se retirer lors de son passage.

(Je crois l'avoir déjà indiqué, mais à propos de Naples, il écrivait déjà beaucoup de choses, en 1990, même si la dépression guettait, et que l'amour du foot disparaissait: à retrouver ici, notamment le lien avec le patois auvergnat). Jean-Louis indiquait (cf article précédent) qu'il se "renouvelle"... mais Murat, l'Italie, le cinéma, la mort, traversent toute son œuvre. On comprend également et de plus en plus qu'il trouve son inspiration chez des auteurs ou des cinéastes (par exemple, il a ainsi dit récemment J’ai écrit beaucoup de chansons tirées de son livre sur la Jamaïque - à propos de VS Naipol).

Les spectateurs sont invités à rester pour le concert, et Murat en remontant l'escalier répond :"m'ouais, il y a le match de foot, allez-y"... En effet, le derby OL-ASSE va se dérouler 2 km plus loin...

Il avait déjà parlé à plusieurs occasions de Toy Story 3, voici le Toboggan:

On se quitte avec "Silvana", et n'oubliez pas en ce dimanche, vos prières:

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour ma fille aimée

Que Dieu vienne choyer mon enfant

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour mon fils aimé

Que Dieu vienne choyer cet enfant

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

 

Prière pour M...

Dieu des fleurs des ponts-levis
Dieu du rêve Dieu de l'ortie
Dieu des jeunes gens fugueurs
Amateur

Dieu de Sibérie
Dieu de la mélancolie
Dieu des peines de cœur
Laboureur

Dieu du jour Dieu de la peau
Dieu du masque Dieu du tombeau
Dieu des signes avant-coureurs
Dieu vengeur

Dieu des amants désunis
Dieu des larmes Dieu de l'oubli
Dieu du pigeon voyageur

 

Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #cinéma, #le goût de qui vous savez, #il francese

Publié le 25 Novembre 2018

Bon, avant de tenter de vous exprimer mes impressions de concert de Décines et de Clermont, voici un petit article qui était censé être vite réalisé... mais je constate que j'avais beaucoup de "matériel": Jean-Louis reste toujours aussi dispo pour assurer la promo en cette année 2018.   Je vous fais un autre article (plus exclusif) tout à l'heure si Dieu veut. Alors restez branché!

 

1) Retour sur Castres par La DEPECHE

https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/21/2910702-jean-louis-murat-le-talent-en-toute-simplicite.html

Jean-Louis Murat a fédéré 200 personnes au Bolegason vendredi soir pour un concert essentiellement orienté vers son dernier album «Il Francese».
L'artiste a pris possession de la scène sans chichi, distillant douceur et émotion à travers la signature de quelques compositions parfaitement huilées. Un univers feutré ! Discret sur les ondes ou le petit écran, Jean-Louis Murat est paradoxalement reconnu comme un grand auteur-compositeur de la chanson française, connecté à ses racines, la nature, à l'amour… l'essentiel pour ces aficionados, à l'image d'Agnès : «Une fidèle de la première heure», attendant en vain que le chanteur entame sa chanson préférée : «Parfum d'acacia au jardin». Ou encore Pierre : «touché au plus profond par l'artiste et par l'homme, capable de francs coups de gueule comme de moments d'intense sensibilité ou de profondeur».
En première partie, l'artiste Matéo Langlois a séduit le public pour la polyvalence de l'expression de son talent.

Ah, la pauvre fan qui attendait "le parfum d'acacias"....

 

 2) Dans le PROGRES:  22/11

La presse régionale des derniers jours, et une reprise par Thomas Louise


-Pourquoi le disque s’appelle-t-il Il Francese  ? Il n’y a pas de chanson de ce nom sur l’album…
« Il n’y a pas de raison. J’ai du mal à l’expliquer. Sinon que le Murat de Napoléon était roi de Naples et qu’il était appelé “Il Francese…” »
-C’est drôle parce que finalement, être français et chanteur, c’est un peu votre problème…
« Oui, c’est quelque chose que j’ai essayé de fuir. Je suis Français, je suis chanteur, mais les références que ça induit, c’est horrible. Je n’ai aucun respect pour les vaches sacrées de la chanson française, j’ai du mal à m’inscrire dans cette lignée. Comme disent les jeunes, c’est pas mon truc. En général, si j’entends chanter en français, mon corps fait un rejet. En fait, je suis complètement colonisé ! »
-Ou snob ?
« Non, pas du tout. La musique du XXe  siècle, celle que j’aime, est faite pour une langue, et c’est la langue américaine. On peut écouter un opéra en allemand ou en polonais, mais il manque quelque chose. Si ce n’est pas en italien, ça sonne un peu faux, comme une adaptation… »
-Avant de faire un disque, vous concevez une direction musicale, un projet ?
« Pas du tout. C’est, en général quelque mois après, en lisant les chroniques, que je découvre ce que j’ai fait, comment on peut le définir. Personnellement, je n’analyse pas, je fais. On sait bien que le jugement sur soi-même, c’est une foutaise. Surtout dans mon cas. »
-Vous avez des gens autour de vous, pour jouer ce rôle ?
« Le disque est dédié à mon ami Christophe Pie, qui est décédé avant l’enregistrement. Lui, il pouvait tout me dire. Notamment quand c’était nul. Il me manque beaucoup, parce qu’il osait, et il avait souvent raison. Il le disait avec bienveillance. Quand il disait “c’est nul”, ça voulait dire : “tu vaux mieux que ça” ».

3) Dans Lyon Capitale (NDLR: Paris, Succursale!!), on se fend d'une belle chronique : 

à lire ici : https://www.lyoncapitale.fr/culture/concert-murat-litalien-au-toboggan/

 

 Concert : Murat l’Italien au Toboggan

Il y a un moment que l’on n’avait vu Jean-Louis Murat se produire dans les parages – lui que, dit-on, les concerts ennuient. Mais il s’est décidé à venir défendre sur scène “Il Francese”, avec ce mélange d’humour, de morgue atrabilaire et de mauvaise foi qu’on lui connaît. Ce vendredi au Toboggan.

Insaisissable Jean-Louis Murat, qui clame un jour qu’il abandonne le format guitare-basse-batterie (Toboggan, 2013), y revient (Morituri, 2016) après un détour par des harmonies plus amples (Babel, avec le Delano Orchestra, 2014), puis qu’il va tout arrêter, lui le pisse-copie des monts d’Auvergne qui récolte une fois l’an ou quasi depuis 2002. Tout arrêter parce que après toutes ces années il comprend qu’il ne sera jamais compris tout à fait (gros vendeur, ça, il y a longtemps qu’il a fait une croix dessus). Avant de revenir avec un drôle d’objet électronico-expérimental en forme de suicide commercial (Travaux sur la N89, 2017), de tentative d’épuisement de la forme pour conjurer l’épuisement tout court. L’échec de Morituri, album post-attentat, étant passé par là, Murat décidait alors, comme il le chantait sur Grand lièvre, de “vendre les prés” et avec de solder son âme.

Quand Murat revient, quand même, malgré tout, en dépit des bravades, à la chanson, c’est pour démontrer qu’elle n’existe plus, que ce qui le passionne en ce moment c’est Frank Ocean et Kanye West. Et quand il continue d’explorer les grands thèmes qui font son œuvre – l’histoire, l’amour, la nature – qu’on pourrait penser remâchés, c’est pour mieux partir en quête de racines fantasmées : les indiens, les cow-boys, Marguerite de Valois, Silvana Mangano et bien sûr Joachim Murat, maréchal d’Empire et beau-frère de Napoléon devenu roi de Naples, avec lequel il n’entretient aucun lien de parenté mais auquel il voue une fascination réelle, jusqu’au dédoublement, à la schizophrénie. Je est un autre. Murat il Francese, c’est à la fois Joachim et Jean-Louis.

Bricolage sonore

Murat le Napolitain et le hip-hop américain, Geronimo et la reine Margot, le Ciné-Vox et la maison Stax, Kendrick Lamar et le terroir, voilà tout Jean-Louis résumé : artisan infatigable qui préférerait “ne pas”, Auvergnat sans façon et voyageur aux mille façons qui se pétrit depuis toujours le caractère de ses propres contradictions et change d’humeur comme on change de saison. Se réinvente une fois de plus après avoir tout rasé à coups de Travaux sur la N89. Et reconstruit sur les décombres. Car, de Travaux…, il reste sur Il Francese l’esprit d’aventure et certaines sonorités, si loin si proches de l’artisanat boisé-rock du Neil Young de Murat-le-Quaire. La différence, c’est que cette fois Murat est arrivé en studio avec des chansons, des mélodies, et ensuite seulement leur a fait subir les beaux outrages de son bricolage sonore, entre pop synthétique, indus et hip-hop, trafic de voix (Murat ose l’auto-tune), mise en boîte à rythmes et contrebande d’effets, en compagnie de son receleur de toujours Denis Clavaizolle.

Coup d’État permanent

Paradoxalement, le tour de force de Murat est de faire de cette renaissance une synthèse, dans ses obsessions historiques et littéraires comme esthétiques de ces trente dernières années, notamment lorsqu’il enfile Le Manteau de pluie (1991) du souvenir mélancolique de Cheyenne autumn (1989) ou de Dolorès (1996), fantômes d’une discographie qui connut déjà en son temps les écarts synthétiques justement et qui comptent parmi ses plus grands succès, tout en remplissant les vides du minimalisme organique de Toboggan. Comme souvent, Murat replie le passé sur l’idée toujours changeante qu’il se fait du présent. Et, s’il tente de nous égarer au détour des expérimentations, des excentricités musicales, dans une stratégie de l’éternel contre-pied et du coup d’État permanent, c’est toujours, consciemment ou pas, pour mieux nous embarquer, avec des titres comme Rendre l’âme, le bien nommé Hold-up ou le splendide Je me souviens, vers l’essentiel, qu’il fait semblant de ne plus vouloir assumer : ses chansons. “Qu’est-ce que tu viens nous chanter là ?” demande un Murat qui n’a jamais trouvé meilleur contradicteur que lui-même et tente peut-être de nous la faire à l’envers avec son braquage à l’italienne. Pour Murat/Bergheaud, roi d’Auvergne qui se rêve de Naples ou d’Amérique, si “je est un autre”, jeu l’est tout autant.

3) Dans NICE MATIN (merci Christophe C.)

J'espère que vous pourrez lire (sur mon ordinateur, c'est lisible). Un petit clash sur Manset... qui "rabâche", et ne lui parlez pas de Pérec pour "je m'en souviens"...

La presse régionale des derniers jours, et une reprise par Thomas Louise
La presse régionale des derniers jours, et une reprise par Thomas Louise

4) Un petit TOPITO en 4, pour la provence à l'occasion du concert d'hier soir. J'ai dû m'abonner pour vous le procurer (juste pour dire que je vais quand même quelques efforts pour vous sustenter).

https://www.laprovence.com/article/edition-vaucluse/5255040/quatre-bonnes-raisons-de-voir-murat-a-chateaurenard.html

Concert : quatre bonnes raisons de voir Murat à Châteaurenard
Demain, à la Salle de l'Étoile, il présente des chansons hip hop et funky
Par Fabien Bonnieux
Murat vient de sortir un nouvel album qui fantasme l'Italie, avec des sonorités surprenantes pour le chanteur.L'Auvergne, ses volcans, son accordéon d'ancien président, et plus que tout son chanteur taciturne de 66 ans, capable de créer des bijoux rugueux et éternels. Jean-Louis Murat, c'est tout simplement notre Léonard Cohen des montagnes, l'humour en plus. L'auteur de Si je devais manquer de toi ou encore Au Mont Sans-Souci est demain à Châteaurenard. À la Salle de l'Étoile, il vient défendre les chansons de son nouvel album, Il Francese. Une métamorphose de plus pour notre intrépide Auvergnat, qui fantasme ici l'Italie avec du hip-hop et des sons funky. Si si. Voici quatre bonnes raisons d'aller musarder chez Murat.
1) La nature au coeur de son oeuvre
Thématiquement parlant, la nature tient un rôle central dans son oeuvre (comme dans Les ronces). Dans une chanson, l'auteur du Col de la Croix-Morand comparait il y a quelques années la perte du père à la chute d'une branche malade. Laquelle redonne à l'arbre toute sa vigueur.  [
NDLR: je ne retrouve pas comme ça  de quelle chanson il parle, et pas le temps de chercher dans murattextes,  et vous? vous avez trouvé? ]
2) Une grande gueule à une époque formatée
Par les temps qui courent, dans les médias, les artistes apportent parfois un jugement démago sur des sujets de société qu'ils maîtrisent mal. Murat, lui, reste une grande gueule étanche. "Je trouve que les artistes desservent beaucoup ce qu'ils font en parlant dans tous les sens. Je refuse que l'on fasse appel à moi pour avoir un avis sur toutes sortes de choses qui ne concernent pas la musique". Quand on le questionne sur son refus de participer à des galas caritatifs, il fonce dans le tas : "Je trouve ce système dégoûtant. La vraie générosité, elle est silencieuse. Tu fais, mais tu fermes ta gueule. Ça ne doit pas devenir un élément de promotion". Murat aux Enfoirés (les Restos du coeur) c'est pas pour demain !
3) L'une de ses chansons a pour titre "Vaison-la-romaine"
En 2002, Murat l'insoumis dévoile sa chanson Vaison-la-romaine (qui figure sur l'album Le moujik et sa femme). Il y chante ces mots : "Je veux bien te chanter/le yellow submarine/alors plutôt façon Jennifer/Je peux aussi te faire Philippe Lavil/mais ça, ça va te coûter plus cher/Tiens vlà Vaison-la-Romaine..."
4) Il parvient à se réinventer encore
À 66 ans, son nouvel album Il Francese prouve qu'il est resté un sacré garnement. Qui d'autre que lui pour associer boîtes à rythmes, collages sonores et curseurs urbains hors sentiers battus. La parole est à l'équipe de son label Pias : "On y retrouve du "Dolorès", du "Mustango", un peu de "Babel" (trois de ses albums majeurs ndlr) aussi." Récemment, l'intéressé déclarait, fidèle à lui-même : "J'ai souvent fait l'erreur d'envisager cela (la chanson ndlr) comme une activité artistique, elle est au maximum pseudo-artistique. J'aime écrire, peindre, dessiner, dans la chanson, on ne mérite pas le label d'artiste, c'est du bricolage..
.

LA COVER EN PLUS

La cover de Thomas Louise, un artiste signé chez Warner, et managé par Virginie Borgeaud Bigot... (femme d'Yves Bigot faut-il le rappeler). Apparemment, il avait déjà sorti  un premier EP dès 2012, son dernier date de septembre, "l'eau de rose".

LES DEUX CHRONIQUES EN PLUS

1) Une jolie petite chronique... qui commence par le même propos exprimé il y a bien longtemps par Arnaud Cathrine: l'obligation de  cacher son intérêt pour Murat en 89 quand on voulait ne pas voir remettre en cause sa virilité.

http://www.unbruitblanc.com/culture/musique/il-francese-de-jean-louis-murat/?utm_campaign=shareaholic&utm_medium=twitter&utm_source=socialnetwork

L'intro : "En 1989, j’avais 19 ans et j’écoutais en cachette l’album Cheyenne Autumn de JeanLouis Murat. En cachette car il était peu judicieux pour un jeune mâle des classes qu’on appelle aujourd’hui populaires (à croire que le mot « pauvre » charrie une maladie verbalement transmissible) de revendiquer une passion pour ce chanteur aux yeux de biche qui susurrait sa nostalgie des Amours Débutants. Il y aurait largement eu de quoi susciter des interrogations sur ma virilité et quand on a 19 ans, la virilité, c’est une chose sérieuse. Sans compter que mes petits camarades écoutaient tous du « rock » et que, même si j’avais déjà des doutes, je n’osais pas encore affirmer qu’entre ce qu’on qualifie de « rock » et la danse des canards, la frontière est parfois ténue.  la suite

Près de trente ans plus tard, Murat est toujours là et il sort un des meilleurs disques de sa carrière, Il Francese.

2) Sur Forces parallèles.  http://fp.nightfall.fr/index_12174_jean-louis-murat-il-francese.html

L'INFO EN PLUS

Over and over qui est d'actualité puisqu'elle est chantée sur cette tournée, a fait l'objet d'un clip naturaliste naturiste filmé par Christophe Acker. On parle de lui en ce moment puisqu'il signe le dernier clip du jeune premier au paradis Johnny.

http://www.rfm.fr/news/Johnny-Hallyday-decouvrez-son-nouveau-clip-Pardonne-moi-14653

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 20 Novembre 2018

Rapidement, avant de partir moi-même, à votre rencontre, chères et tendres, et douces Muratiennes, et vous les gars, dans le cadre d'un parcours kolokomémoriel, qui me permettra de revoir Clermont, et Décines.... (et également Barbara Carlotti ce soir), je vous adresse un message d'union, et d'unité, et de saint-esprit. Amen (bon, je suis pressé). Et rejoignez-nous! Il reste de la place!

1) SUR FRANCE 3 AUvergne-Rhone-Alpes : un petit reportage et son petit texte de résumé. Un petit tour en voiture sur les routes du Sancy.... puis un magnifique final sur un fond de peinture impressionniste... totalement naturelle, ce qui nous permet de dire au revoir à l'automne...
 

Le chanteur Jean-Louis Murat se produira à la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand, jeudi 22 novembre. Un concert inspiré de son dernier album "Il Francese" écrit dans sa ferme à la Bourboule dans le Puy-de-Dôme. 
 

Par D.Cros

Il parcourt toute la France pour donner des concerts. Jean-Louis Murat est en tournée. Il partage avec le public son dernier et 22ème album intitulé : "Il Francese" sorti le 28 septembre.

Un album qui fait voyager de l’Italie aux États-Unis. "Je suis un voyageur, j’ai habité dans pas mal de pays. Je ne suis pas un casanier qui reste enfermé dans son Auvergne" explique le chanteur.

L’Auvergne, une terre d’inspiration  


Son Auvergne comme il dit, il y revient pour créer. Originaire de la Bourboule, il trouve l’inspiration dans une ferme qu’il possède où il vient régulièrement. Jean-Louis Murat explique : "Ce ne sont pas les raisons sentimentales qui l’emportent le plus. C’est plus la commodité pour faire de la musique. Je travaillais mal à Paris. J’ai trouvé cette ferme familiale. C’est un peu le hasard qui a fait les choses. C’est un lieu pour faire de la musique tranquillement, pour héberger des musiciens et pour enregistrer à tout moment du jour et de la nuit".

Tous les matins, il se promène une heure trente autour de chez lui. "Je pars vers 7h30/7h45. Dès qu’il n’y a plus de touristes je viens là. J’adore être seul. Si j’habite ici c’est pour profiter de la nature autour. Je connais quasiment tous les oiseaux par leur prénom et les vaches aussi!" dit-il en souriant.

Jean-Louis Murat fait référence à l’Auvergne dans ses tous ses albums. "Dans la musique populaire, il y a toujours des références aux endroits. Le blues par exemple est bourré de référence géographique. La musique populaire, c’est aussi la musique des lieux. Ça parait naturel que je parle de l’Auvergne" conclut le chanteur.

 

2) Encore du Murat dans le classement des ventes  (celui n'incluant pas le streaming).

du Vendredi 9/11/2018 au Jeudi 15/11/2018

250 premiers Formats Longs Fusionnés

 
   
                               
Rang Rang -1 Genre Ventes Ventes Physique Ventes Download  Poids Physique Poids    Download TOP HEBOMADAIRE Evolution
Date Meilleur Classement
Entrée Rang Date
                       
184 140 Variété Francaise 266 249 17 93,6% 6,4% 01/10/2018 21 01/10/2018 -17%

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 19 Novembre 2018

Bonsoir L'Afrique! Bonsoir l'Océanie! Good evening North America!  Ola! 

 

Après le franco-français-franchouille "Valeurs actuelles" du précédent article,  on parle de Murat du côté de la France Universelle... celle de la Francophonie.

L'émission "300 millions de critiques" de TV5 monde a parlé d ' IL FRANCESE Murat! A revoir:

http://www.tv5monde.com/emissions/episode/300-millions-de-critiques-riad-sattouf-jean-louis-murat-christian-de-portzamparc-henri-lopes

Une petite  intro intéressante de Guillaume Durand sur le parcours de Murat,  sa singularité... et le fait que certains  l'ont un peu perdu de vue. Yves Bigot répond sur ce thème, mais pour rebondir sur "il francese", et salue comment il a intégré Lamar et Ocean dans sa musique, et parle de "rendre l'âme" comme une de ses plus belles chansons depuis 15 ans (hum).  Il dit ensuite que ses fans ignorent souvent qu'il est un grand fan de la musique noire des années 60 (Otis Reding...)...(hum hum... ah, je cherche toujours la petite bête).

Marie Christine Trottier de Radio Canada réclame son retour au Québec... "parce que c'est du bonbon" (un bon client en interview)... et finit par dire que malgré le côté moderne, c'est "la french touch" qui fera toujours la différence, et son timbre de voix incomparable.

Sylvestre Defontaine de la RTBF qui l'a interviewé aussi souvent, raconte : à la radio, il a fait  le bourru, était toujours contre moi, répondait à côté, mais à la pub : "t'inquiète pas, tes questions sont géniales, mais ce que veut l'auditeur, c'est du son, alors je vais continuer à te malmener".  Sylvestre s'interroge toujours à chaque album : Murat a un  côté cabot, imposteur, mais c'est l'aspect génial qui l'emporte toujours.  Il fait référence ensuite à muragostang.

Le 4e intervenant Michel Cerruti de la RTS avoue qu'il ne connaissait pas très bien, et n'aimait pas sa voix...et il a été attrapé... Et ça lui a même donné envie d'écouter Travaux... et ça l'a également passionné. Il salue son travail de renouvellement.

La dernière intervention concerne la présence de l'artiste sur les réseaux sociaux. La personne souligne la faible "communauté de suiveurs" (oubliant de signaler que la présence sur instagram est très récente), même s'il est tout-à-fait vrai que le facebook réunit très très peu de personnes par rapport à n'importe quel artiste établi (je crois que j'avais fait un article là dessus au début du blog, la situation n'a guère changée). Il est tout de même signalé la belle vie du clip (50 000 vues... )... bien que les commentaires soient plutôt négatifs. Là, encore, j'en ai parlé récemment...   Yves Bigot modère le propos en évoquant la petite communauté active... notamment autour d'un blog... veillant à prononcer de manière claire : sur-jean-louis-murat point com.   Un grand Merci à lui, c'est la première fois que je suis "vu à la télé" (je précise: il n'a pas touché de pot de vin, et notre amitié virtuelle l'est réellement: je ne l'ai contacté qu'une fois pour savoir si le fameux concert de Clara donné à RTL avait été enregistré... En plus, j'ai  émis quelques critiques sur le style de son dernier livre autobiographique - dans lequel il parlait de Murat).  C'est en tout cas un peu exagéré de dire que le blog est un lieu d'échanges importants... du moins en ce moment. Alors n'hésitez pas à laisser vos commentaires!

Sur TV5 MONDE....

LE petit petit LIEN EN PLUS

Matt Low sera présent sur plusieurs parties de Jean-Louis et aussi au POULAILLER près de CLermont. Au Havre, par contre, les spectateurs découvriront Pauline Denize:

https://actu.fr/normandie/havre_76351/avec-cest-carre-thv-havre-propose-afterworks-artistiques-mensuels_19592498.html

 

PS: Si vous découvrez ce blog  suite à l'émission ci-dessous... et bien... tant pis pour vous. Au delà du suivi médiatique, il est possible de retrouver  des interviews inédites de Françoise Hardy, Jeanne Cherhal, Holden (catégorie : inter-ViOUS ET MURAT)...  et des éléments biographiques inédits... 

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/03/chanson-volet-2-jean-louis-murat-journaliste.html

http://www.surjeanlouismurat.com/clara-concert-murat-festival-bourboule-1978

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 17 Novembre 2018

Dans sa tournée automnale, Jean-Louis Murat fait le tour des éditions de la Dépêche. Hier à Castres, ce soir à Toulouse, où on espère qu'il ne sera pas en retard... D'ailleurs, il adore faire sauter tous les barrages... La preuve en mots où on retrouve un Jean-Louis offensif: 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/17/2908451-murat-libertin-et-sarcastique.html

Murat, libertin et sarcastique
Concerts - Chanson
Le 17/11/2018
Le dernier opus de Jean-Louis Murat, «Il Francese» s'affirme comme l'un de ses sommets. Le ténébreux Auvergnat aux yeux bleus sera ce soir samedi à la Salle Nougaro, à Toulouse.

Mélancolique à fleur de peau, sniper public et éternel amoureux, faux bougon et vrai tendre… On n'a pas fini d'explorer la complexe personnalité de Jean-Louis Murat. Et encore moins de faire le tour de sa vertigineuse discographie : 22 albums studio en 34 ans.
Après le déroutant «Travaux sur la N.89», vous revenez avec «Il Francese» aux mélodies, mais les bidouillages de son prédécesseur sont passés par là…
C'est exactement ça. Avec «Travaux…», j'exprimais mon ras-le-bol de faire des chansons dont tout le monde se fout – bon, à part quelques-uns… J'ai fait une cure de désintérêt pour la chanson. J'ai continué à faire de la musique tout en évitant le plus possible cette saloperie qu'est la chanson française.
Est-ce une nouvelle période, comme on le dit d'un peintre ?
J'aime beaucoup cette idée-là, mais il s'agit d'une renaissance en trois temps : «Travaux…», cet album-là et si ça suffit pas, et bien on dira qu'on a fait le tour de la question… Je suis allé faire un tour à Naples, toutes les chansons n'y ont pas été composées. L'album devait s'appeler «Napoli», c'était son titre de travail. Au dernier moment, on a changé le titre.
Vous citez Marguerite de Valois, Joaquim Murat – le monde actuel vous ennuie ?
Vous voulez que j'écrive des chansons sur qui ? Quand on voit les personnalités à la mords-moi-l'nœud d'aujourd'hui, ça donne pas vraiment envie. Je vais pas écrire une chanson sur Brigitte Macron, quand même… On vit une période affreuse : il faudrait se mettre au lit avec une fille habillé d'un scaphandre… Pourtant, la chanson française a une longue et belle tradition libertine, on a toujours chanté l'amour…
Ces identités que vous prenez vous aident-elles à adopter un autre point de vue, sur le monde et sur votre travail ?
C'est exactement ça. Les chansons, les livres et les films racontent souvent les mêmes histoires. Si l'on change le point de vue, l'angle, alors ça devient intéressant. Quand j'aurai pris tous les points de vue possibles, j'irai vers l'abstraction…
Il n'existe pas dans votre discographie deux albums jumeaux, comme chez Leonard Cohen…
Ça me fait superplaisir, ça, parce que je me fais suffisamment chier à ne jamais refaire deux fois la même chose. Une œuvre… C'est une idée fixe chez moi. Cela demande de changer souvent de point de vue sur le réel, sur ma façon de voir les choses, d'écrire…
Quitte à ne pas vendre autant que d'autres moins exigeants ou talentueux…
Tout ce qui m'importe est de faire vivre ma famille. Je n'ai jamais été attiré par une vie de vedette, j'ai vu ce que c'est, c'est pas pour moi. J'ai un train de vie modeste : quand je ne tourne pas, je travaille au jardin, je tue le cochon… Je n'ai pas de pression et je n'ai aucune envie d'être malheureux.
Acceptez-vous l'idée qu'une de vos chansons puisse changer une vie ?
Oui, car moi-même, je suis tombé sur des chansons qui ont changé ma vie. Mais la chanson française c'est quoi, sinon une espèce en voie de disparition ? Écoutez la radio : c'est le hit-parade des morts !
Jean-Louis Murat en concert samedi 17 novembre à 20h30 à la Salle Nougaro (20, chemin de Garric), Toulouse. Tarifs : 22 € et 24 €. Tél. : 05 61 93 79 40.
Propos recueillis par Yves Gabay

 

Autre article reprenant quelques phrases de l'interview:

https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/16/2907784-jean-louis-murat-ecoutez-radio-est-hit-parade-morts.html

Jean-Louis Murat sera sur la scène de la Salle Nougaro, à Toulouse, ce samedi 17 novembre. Le chanteur auvergnat revient avec un 22e album aussi fiévreux et magnifique que les précédents, "Il Francese", très inspiré par l'Italie et des personnages du passé comme Marguerite de Valois ou Joaquim Murat.

Toujours aussi sarcastique, Jean-Louis Murat dresse un sombre tableau de la chanson française : "C’est quoi, sinon une espèce en voie de disparition ? Écoutez la radio : c’est le hit-parade des morts !" Raison de plus pour aller applaudir un Murat bien vivant, éternel pourfendeur de la médiocrité. 

 

2) Voici la chronique d'Alain Birmann, toujours là pour parler de Murat, c'est dans Longueur d'ondes, le mag gratuit et qu'on n'achète pas... que j'espère trouver la semaine prochaine au toboggan ou à la coopé.

Le cri du papillon sur le scaphandre (Encore dans la Dépêche)... et Longueur d'ondes

LE LIEN EN PLUS
 

La coopé n'est pas encore pleine, alors on y va.... et on se retrouve!

https://www.7joursaclermont.fr/murat-linsaisissable/

Non mais allo quoi!!

Le cri du papillon sur le scaphandre (Encore dans la Dépêche)... et Longueur d'ondes

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 16 Novembre 2018

J'ai pour habitude de vous demander d'aller consulter les articles partagés sur les sites d'origine (c'est pour ça que j'utilise peu l'hypertexte pour les afficher clairement). C'est une mesure de courtoisie, et en 9 ans, j'ai eu seulement une ou deux remarques sur le droit d'auteur (ouf, espérons que ça dure). Je trouve important en effet de conserver en un lieu unique et public les archives... même si ce n'est pas très simple de les retrouver sous ce format de blog. Enfin soit... Concernant la presse non présente en gratuité sur internet, j'attends souvent que les éditions ne soient plus à la vente pour publier les articles, car la presse n'est pas forcement en forme... et qu'il faut donc l'acheter. J'ai moi-même fait l'effort d'acheter plusieurs éditions numériques...  C'est pourrrrrrqquuoii voici le jour de sa sortie l'article de VALEURS ACTUELLES... qu'on vient de me filer gratos. Inutile de vous déplacer, en plus, ils bloquent le pays demain... Enfin, pas eux, mais les gueux.

Et sachez que vous avez évité toutes ces années à un poisson d'avril que j'avais imaginé:  "Le VILLAGE D'ORCIVAL SOUHAITE CHANGER DE NOM: un référendum va être organisé concernant un changement d’appellation. En effet, les habitants ne souhaitent plus que leur nom fasse référence au directeur de la rédaction Valeurs Actuelles, François d'Orcival, qui ne met aucunement en oeuvre les valeurs de la France, une terre de respect et d'accueil, allant jusqu'à mettre un gilet jaune à la liberté guidant le peuple....  Nous avons rencontré Ginette R, caissière, qui nous a déclaré: "oui, on en a marre, déjà qu'on a déjà Jean-Louis Murat...".  Oui, je vous évite quand même un certain nombre d'idées saugrenues.... (on ne dirait pas mais c'est le cas).

Bon, à part ça, l'article est assez bien vu... même si évidemment, on ne manque de parler des "bobos parisiens". Pierre K. signalait que c'est signé du fils  du créateur de Rock and folk...  Le fiston a su retrouver les siens?

 

 

Chronique dans VALEURS ACTUELLES
Chronique dans VALEURS ACTUELLES

LE RENDEZ-VOUS EN PLUS

« Il Francese » de Jean-Louis Murat
Après quarante ans de carrière, l'auteur-compositeur et interprète français Jean-Louis Murat sort un nouvel album « Il Francese ». Comment ce nouvel opus s'inscrit-il dans son parcours artistique ? Éléments de réponse.

 

Ça sera lundi 19 octobre sur TV5, j'apprends par la même occasion que Guillaume Durand n'est pas mort, juste en exil sur une ile à plus de 40 canaux de TF1.

http://www.tv5monde.com/programmes/fr/programme-tv-300-millions-de-critiques-riad-sattoufjean-louis-muratchristian-de-portzamparchenri-lopes/57022/

LE RENDEZ-VOUS EN PLUS DE L'EN-PLUS

 

Dans les faubourgs d'ORCIVAL, tiens, il y a des jeunes qui font bouger le pays!

http://filmetonsancyfestival.com/presentation/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese