Publié le 21 Janvier 2010


Ce site: http://www.pointscommuns.com/  propose de faire des rencontres par affinités culturelles. Ne me dites pas ni comment, ni pourquoi... d'autant plus que je suis mal placé pour parler de ça... moi, qui suis marié à une allemande, qui n'aime pas Murat, ni Manset... 

Mais soit, j'ai trouvé quelques commentaires intéressants que je vous fais partager.... 

 
L'exquis murat  (écris par une personne dont le pseudo est Dehors)
catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
Alors que j’étais prête à m’enfouir sous une foultitude de tourments atroce, ou l’atroce n’est qu’une mort désiré (suicide) ou une pulsion de mort (dépression)…
Alors que je pourrissais, je découvre Murat, ce chanteur atrocement sensuel, à la voix d’une suavité exemplaire, aux rythmes chaloupés dont la voie si douce et chanterresque nous enivre…

D’abord j’étais quelques peu curieuse ayant déjà entendu une, deux trois chanson savoureuse dont l’écho m’a tout de même laissé perplexe.
En boucle pendant trois jours, une sélection de chanson d’abord énigmatique m’attirent.

Murat, dans ses textes est exquis, aussi bien avec ses mots, délivrant l’âme de l’exquisité.
Si je parle d’exquisité, c’est un peu en référence à l’extase mais encore plus.
Savoir de sorte si l’extase est plus exquise que l’exquis est extatique, enfin comme une concordance chaloupé (repetito), concordance ou correspondance résonante….
Murat n’est sans doute pas un homme de maison close comme l’était Bataille mais il est un cow boy (JEAN-LOUIS MURAT comme un cowboy à l'âme fresh ), cherchant pégase son cheval mythologique, ou l’unité se fait sans lois de limitations. Mais avec les contraintes contingentes rentrant dans la noosphère (inconscient collectif et total). Quand il dit j’ai revêtu ta chair, c’est son désir qui parait à tous les sommets. Le cow boy a ceci de particulier qu’il est farouche.
L’extase du cow boy devient donc exquise par contingence, ce n’est pas une ipséité (pouvoir de l’être seul) comme dans le rapport a un certain absolu, mais c’est une extase non ipseisante puisqu’elle rend compte d’un certain quelquonque de l’inconscient- voire même d’une noosphère, en tout cas d’un élargissement du plaisir de façon exponentielle- qui est la partie la plus diversifié et la plus mystérieuse de l’être.
Il y a donc dans l’exquis un rapport entre l’extase illimité et la tension perpétuelle entre l’ordre métaphysique. La mort des romantiques, la grande, ou alors la petite mort, celle de chaque instant qui défini l’exquis.
Si l’exquis se rapproche à la fois de l’extase et de l’ordre métaphysique c’est qu’il y a une mort comme dans les jeux surréalistes de cadavres exquis.
Ainsi j’ai revêtu ta chair devient un silence (comme chez Blanchot) et un recommencement de ce même silence qui atteint une fin, c’est la dégustation.
Comme l’épreuve de la religiosité, on retrouve des thèmes récurrents, la sensualité puis la jouissance de chaque chose autour (Murat en plein air - Dordogne ).
Le religieux prend en compte les choses récurrentes, se laisser transporter par l’adoration par exemple, mais il y d’autres récurrences qui en découlent.
On peut se laisser transporter par le spirituel ou le plaisir, mais il n’y a pas de choix à faire. Car si le spirituel peut être le plaisir et vive versa, le temps exige que l’on se détache parfois de l’un ou de l’autre pour découvrir le nécessaire (le nécessaire, le véritable néant qui en découle et dont je parlais en introduction).
L’angoisse de ce néant qui est la part morte du cadavre exquis car il y a coupure, l’angoisse est la partie coupante de la limite, comme le cadre par exemple d’où s’extirpe le fabuleux ou la fabulation.
L’exquis est donc ce qui nous traverse dans la métaphysique, aux origines des interrogations qui sortent de l’angoisse, et vers l’absolu extatique qui abreuve l’idée du summum.

Le cow boy est donc un farouche existentiel qui ne se laisse trahir par aucun moment (à débattre).


...
Moi, si j'étais célibataire, avec un peu d'ipséité dans la noosphère à moi,  je m'inscrirais aussi sec...  !! Euh... non... peut-être pas... une thèseuse... intelligente en plus.  Je me demande même si elle ne ferait pas mieux  de parler d'autres choses si elle cherche un ami!
Enfin voilà... j'espère lui avoir fait un peu de publicité.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 21 Janvier 2010

Encore une livraison de Five'r (merci à lui)... TOP BAB avec PHILIPPE MANOEUVRE.


 A l'époque de Mustango... Jean-louis parlait déjà de la musique u.s.à travers de pas mal d'anecdotes... :


Jean-Louis Murat TOP BAB Canal Jimmy (1/3)
envoyé par five-r. -

Belle et longue livraison, car elle contient tous les choix musicaux de Jean-louis Murat, qui feront penser à ceux qu'il a fait à RTL chez LANG en 2009 (on retrouve Family par exemple). Young bien sûr.  Taj Mahal n'est pas une surprise non plus (il a chanté corrina corrina), tout comme Marvin Marvin et  curtis Mayfield. 
Intéressant de l'entendre parler de M. Gaye et son amour... et sa virée à  Londres Wembley pour voir le Dead (il avait parlé de White mais ça, je ne savais pas)...



Jean-Louis Murat TOP BAB Canal Jimmy (2/3)
envoyé par five-r. -

Jolie anecdote sur l'achat de deux disques au lieu d'un pantalon pour un mariage.. et excellente chanson -chapeau!- de Taj  (père de Neneh cherrie, et même de son frère à elle... -oui, son nom m'échappe là-)...
et encore une virée en stop à Londres pour un concert ("c'était rapide à l'époque, le soir, on y était".... Et oui, mes enfants, c'était avant l'eurostar et ses pannes sous le tunnel!!)
Jean-Louis raconte aussi qu'il a appris à jouer sur Neil Young...  question intéressante sur la chanson sur l'actualité... et l'évocation de Nixon explique peut-être sa chanson de Mocka.
Encore une anecdote... celle qu'il avait raconté chez Lang... : il a rêvé de family... mais là, il précise que c'était la veille de la première répét de Clara... Chez Lang, je ne crois pas qu'il avait parlé de ce cadre là, mais avait indiqué qu'après cette nuit, il avait été convaincu de vouloir être musicien... et de se lancer dans la musique.


Jean-Louis Murat TOP BAB Canal Jimmy (3/3)
envoyé par five-r. -

Un peu d'interview pour Mustango... frappant comme on pourrait copier ça avec la promo sur le "cours ordinaire des choses"...   et un peu sur la scène...   et là, on est frappé avec tous ses choix musicaux... par le choix du Mustango tour de partir avec des machines... "folk électro" dit-il...Et on termine par le clip du Mont sans soucis, une chanson pour enfants... Oui, il aime ça... Ca, c'est une idée pour lui, faire un album intelligent pour enfants!  Mes enfants adorent tellement le cow boy... Il ferait sûrement quelque chose de bien... 
 


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

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Publié le 21 Janvier 2010

Où l'on reparle de Laura Smet ce qui promet du buzz en attendant de pouvoir l'entendre chanter, elle, en direct live playbacké au NRJ music awards samedi soir en duo avec frero ce qui est nettement moins emballant que si effectivement c'était un duo avec jean-louis, lui, qui adore faire chanter des jolis femmes, le plus souvent moins lolita que laura mais voilà, voilà, voilà l'interview...


http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/21/759785-Rencontre-avec-Jean-Louis-Murat-a-la-Fnac-Wilson-ce-soir.html

Toulouse
et sa région
Publié le 21/01/2010 09:47 | Jean-Marc Le Scouarnec
Le 21/01/2010
Rencontre avec Jean-Louis Murat à la Fnac-Wilson ce soir
Jean-Louis Murat, campagnard mais pas ours. Photo DR
Jean-Louis Murat, campagnard mais pas ours. Photo DR

VIDÉO -- Jean-Louis Murat a une sale réputation. À cause de quelques saillies malheureuses à la télé, parce qu'il adore manier la provocation (son côté « joueur », dit-il), il est le plus souvent décrit comme un ours mal léché, toujours prêt à sortir ses griffes quand il émerge de sa tanière auvergnate. Qu'on se le dise : tout cela est faux. Depuis sa ferme isolée, dans un paysage de neige plutôt rude, le chanteur se confie volontiers ; aimable et disert, défendant son originalité sans la moindre agressivité. Même qu'on l'a entendu rigoler !

Une humeur positive à vérifier ce soir, à la Fnac-Wilson où Jean-Louis Murat rencontrera le public à l'occasion de la sortie de son dernier CD, « Le cours ordinaire des choses » (Universal), magnifique comme les précédents. Confession.

La campagne

« Ici, il n'y a pas de bruit, c'est tranquille. Pour moi la campagne c'est naturel, j'ai grandi dans cet univers-là. Mais ce n'est pas un choix monacal ; je ne vis pas retiré du monde. Je bouge quand même beaucoup, je ne reste pas enfermé dans ma solitude. Je vois du monde, j'emmène mes enfants à l'école. Je ne suis pas l'ermite bougon qu'on veut présenter à chaque fois ».

La mort

« Beaucoup de gens me disent que ce thème devient central dans mes chansons. Je ne sais pas, cela m'échappe un peu. En fait, je m'intéresse surtout à la musicalité des mots, à leur sonorité, pas aux idées qu'ils peuvent véhiculer. Je suis plus obsédé par la forme que par le sens. J'aime développer une suite de sensations physiques (forêt, eau, herbe…) comme quand on sort d'un rêve. Le fond qui se dégage de mes chansons, je ne le prends pas totalement en charge. De là vient sans doute toute cette ambiguïté sur moi ».

Le travail

« J'ai trouvé mon équilibre en écrivant des chansons. Si pendant une semaine je ne touche pas à ma guitare ça ne va pas. Il y a un lien très fort entre ce que je suis et ce que je fais. Si je ne fais rien, je me défais, je me détricote ».

Les femmes

« Le désir et le plaisir sont les deux choses les plus importantes. Et comme je suis hétéro, j'aime les femmes. Ce sont les seuls vaisseaux sur lesquels on peut s'embarquer. »

Les chanteuses

« J'ai chanté avec Isabelle Huppert, Mylène Farmer. J'aime beaucoup ça, c'est assez sexy. Faire chanter une femme a un côté indécent, c'est dire qu'on a envie de plus. Je vois ça comme une sorte de topographie sexuelle de la personne. Je compose en ce moment la musique d'un film avec Laura Smet. J'aimerais aussi qu'elle chante une de mes chansons. Elle a une telle sensibilité, un côté animal blessé avec un corps en pleine santé. Elle est unique, étrange. »

Jeudi 21 janvier à 17 h 30, à la Fnac-Wilson (allées Roosevelt), Toulouse. Entrée libre. En tournée à partir du mois de mars.


Le jeudi 21 janvier 2010 à 17h30

Rencontre « carte blanche » avec Jean-Louis Murat autour de son dernier album « Le Cours Ordinaire Des Choses » (Universal). Un album très musical et varié où la poésie se mêle à de grandes chansons. Il nous parlera aussi littérature, cinéma, et la musique de Johnny Mitchel, à Souls II Soul. En partenariat avec Le Mouv' 95.2 FM

Chanson française

au forum  

- Ah, Souls 2 soul?  Un groupe dont il n'avait pas encore parlé...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 20 Janvier 2010



1) Allez, des images qui bougent pour dire que l'hiver en Auvergne, c'est pas seulement couper du bois, s'enfermer dans sa chaume à écrire des chansons et prier sainte- Taïga afin de voir un peu de soleil:
(la deuxième partie de la 1ere vidéo avec les plantes et les oiseaux est jolie)

 


2) Merci à Baptiste Vignol qui m'a signalé une deuxième livraison d'albums sélectionnés: back in the 90's... avec moins de surprise que dans son dernier classement... et toujours avec un Murat (Mustango):

http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2010/01/back-in-90.html

3) Après l'hiver, l'automne... oui, pourquoi pas?




4) Je l'avais indiqué dans le forum mais vu que son auteur Florence a l'amabilité de consulter ce blog, je vous remets cette chronique du "cours ordinaire des choses"... Si certains veulent entamer une discussion sur

http://www.culturopoing.com/Musique/Jean+Louis+Murat+Le+Cours+ordinaire+des+choses+-2417

Jean-Louis Murat - "Le Cours ordinaire des choses" sur cultureopoing.com

Les sorties
Posté par Florence Sacchettini le 2009-09-27



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Le Cours pas Ordinaire des Choses

Il est facile de railler Jean-Louis Murat. Tous les poètes sont faibles. Celui qui est sincère, celui qui se met à nu jusqu’au ridicule sait qu’il s’expose aux moqueries et au cynisme de certains de ses contemporains, et encore plus des médias, ces ogres avides de chair humaine, incapables d’entendre les discours ambigus, ironiques, humoristiques, ou poétiques. Alors quand Jean-Louis Murat, pour un 21ème album – Le Cours ordinaire des choses - se met en scène dans l’exercice obligé et conscient de la promotion, le malentendu règne. Dans ce suicide de l’homme public, il y a tout Murat : il faut être très fort pour casser ainsi son image, pour être soi-même, avec constance, dans cet exercice commercial de service après vente.  Il parvient, et c’est un exploit en soi, à ne pas contraindre sa langue, ses mots, son intelligence ou même sa bêtise - il est en effet interdit d’être bête quand on veut vendre des disques, vous n’aviez pas remarqué ? Et cette voix singulière ne passe pas, car elle se heurte à nos habitudes, accoutumés que nous sommes aux discours policés, démagogiques, consensuels, somnifères qui nous endorment jusqu’à parvenir à se faire passer pour sincères.

Il en va de même pour son disque : on a l’impression que personne ne l’a écouté, qu’on n’entend plus sa musique. Pourtant, musique il y a, personnelle et intime. Jean-Louis Murat le sait et c’est sans doute la conscience de sa qualité qui lui permet de ne pas céder face au flux des railleries dont il est désormais l’objet régulier : d’ailleurs, il en rajoute dix bonnes couches. Peut-être parce qu’il sait qu’il n’y a ni roi ni bouffon, mais bien plutôt qu’ils sont une même et seule personne ? Il continue donc son bonhomme de chemin, qui passe cette fois-ci par Nashville, comme on ne cesse de nous le rappeler : Nashville ou Pékin, Pékin ou Clermont-Ferrand, n’en déplaise à l’Auvergnat, peu nous importe.
Il est évident que les influences muratiennes ont toujours été américaines : forcément quand on aime la guitare - et la musique. Donc, dans cet album, on trouve des guitares américaines, de grosses guitares qui tuent (Comme un incendie, réponse cinglante à Allumer le feu de notre Jojo national ?) mais pas seulement. On trouve aussi des tonnes de guimauve, comme dans Falling in Love again ou Lady of Orcival, le genre de sirop délicieux dont on a besoin, nous les humains, pour retomber amoureux.

Jean-Louis Murat

On retrouve quatre ou cinq chansons de génie, comme il y en a dans tous ses albums depuis 20 ans, tous les ans ou presque, ce qui n’est pas un mince exploit : il en va ainsi des sus-citées et aussi de Ginette Ramade, tout en ritournelle, dont la mélodie s’incruste dans votre cerveau pour ne plus le quitter : chanson de la fin, de l’échec et de la renaissance, chanson de l’éternel recommencement. On retrouve une production soignée, avec un super son, des nappes de guitare et des rythmiques décalées (Falling in Love again, again). On (re)trouve, comme en écho à trop de beautés, quelques chansons en mode mineur, qui prennent l’air de ne pas y toucher (La Mésange bleue) et quelques chansons parodiques et étranges (M le maudit, Comme un cowboy à l’âme fresh), qui sont des blagues en accéléré, et dans lesquelles l’auteur se met en scène en garçon infernal, sale et désobéissant, mais n’oubliant pas d’humer l’air pur des grands espaces : un homme maudit et frais.

On retrouve surtout, et enfin, comme à l’habitude, la langue de Murat. Il faut dire sa langue et non son langage, ou même ses mots. On aime ou on n’aime pas, mais personne ne viendra prétendre que Jean Louis Murat n’a pas une langue à lui : c’est une langue agile et acérée, une langue habile aussi, qui s’articule dans une voix langoureuse, parfois traînante, parfois entraînante. Murat est un as de la séduction, il le sait, le coquin ! Et en joue, parfois. Mais sa virilité n’est pas seule en jeu. Il s’agit surtout de sa poétique, essentiellement et substantiellement érotique. Comme il le dit lui-même (rien ne remplace sa langue) : chanter est sa façon d’errer, chanter est sa façon d’aimer, ce qui revient à peu près au même. 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 20 Janvier 2010


Chez Wikipédia, il est écrit:

Mais c'est Regrets, un duo avec Mylène Farmer, qui le fait réellement et définitivement connaître auprès d'un plus large public, à près de 40 ans, en 1991 (3e au Top 50 et plus de 300 000 copies vendues). Depuis lors, ses albums rentrent régulièrement dans le Top 20 en France.

Je trouve ça moyennement juste car il avait déjà "tubé" avec "cheyenne automn".   même si c'est vrai que la force de frappe de Mylène Farmer l'a effectivement conduit à une toute autre notoriété... Certains fans de M. Farmer sont devenus fans de Murat grâce à ce titre et le sont encore aujourd'hui, malgré des évolutions musicales un peu différentes... un peu...  A l'époque, le duo de ces deux chanteurs romantico-spleeno- synthétisés n'avait pas un côté si surprenant... mais Regrets a quand même contribué à renforcer cette image partiellement fausse de Jean-Louis Murat, notamment du fait du clip (il me semble tourné dans les pays de l'est et qui voit Jean-Louis Murat circulé dans un cimetière... et Dieu sait qu'il n'aime pas ça).



Mylene Farmer - Regrets
envoyé par Outlaw_666. -



Sur ce lien, vous trouverez les différentes pochettes et les différents remix existants. Je reproduis aussi le texte:

"Regrets", c'est le premier duo de Mylène Farmer avec une figure peu commune de la chanson française : Jean-Louis Murat. La naissance du duo provient d'une correspondance par lettres de longue date entre les deux personnes.

La chanteuse disait quelques mots à Laurent Boyer pour l'émission "pour un clip avec toi" à propos du duo : "C'est d'un désir commun. Nous nous sommes rencontrés et on a décidé de chanter cette chanson ensemble. Et je suis très heureuse d'avoir rencontré Jean-Louis. J'aime beaucoup sa voix d'abord et puis même surtout sa façon d'écrire. C'est quelqu'un qui a réellement un univers. C'est pour moi un… je sais pas si il appréciera le compliment, mais c'est un poète d'aujourd'hui… C'est quelqu'un qui me touche beaucoup…".
"Tout s'est d'abord passé par lettres, une année durant. Pourtant je n'aime pas écrire, j'ai toujours peur que les mots ne sachent pas exprimer ce que je ressens… Jean-Louis, je l'attendais, je l'espérais. Et la rencontre ne m'a pas déçue". "Quand nous avons enregistré cette chanson, qui fut très longue à écrire, je me suis demandée si Jean-Louis n'était pas mon double".
"Emmener quelqu'un dans mon univers n'est pas toujours facile. Mais là ce fut une vraie rencontre fantastique. Nous sommes très proches, bien que nous ayons des lieux de naissance différents. Lui parle de la nature vivante, moi de la nature morte ou de l'absence de nature. En cela, c'est intéressant".

Jean-Louis Murat dira à propos du duo : "C'est elle qui m'a proposé le duo. C'est une fille extra. Elle est toujours perçue comme tarabiscotée, mais elle est très normale. Je me sens très proche de son univers". "Mylène et moi, nous sommes des frère et sœur, des jumeaux, nous venons de la même eau".

Pour succéder à l'énorme succès de "Désenchantée", Mylène Farmer décide de sortir ce duo en tant que 2e extrait de l'album "L'autre…".

Le clip est tourné en noir et blanc en Hongrie, peu de temps après celui de "Désenchantée". Mylène Farmer et Jean-Louis Murat se retrouvent dans un cimetière juif pour s'aimer et s'enlacer.

Le single sort comme toujours en 45T, maxi 45T et maxi CD avec des remixes assez originaux dont le "Sterger dub remix" assez innovant à l'époque. A noter que le mot "streger" est le mot "regrets" à l'envers. Le single se classera tout de même à la place n°3 du TOP 50 et se vendra à près de 250 000 exemplaires !
Pour la promotion, une télé sera enregistrée (en ampex).

Cette chanson sera interprétée lors du Mylenium Tour (2000) par Mylène Farmer seule sur scène. Une version de toute beauté où s'allume un feu rouge dans la main de la statue bleutée du décor. "Regrets" était d'ailleurs prévue comme second extrait de l'album live "Mylenium Tour". Une VHS promo du clip avait d'ailleurs été envoyée aux médias (valant de nos jours une vraie fortune). Il semblerait que Mylène voulait plutôt sortir "Pas le temps de vivre" alors que sa maison de disque aurait préféré "Regrets". Au final, aucune des deux ne sortira.


Beaucoup d'autres choses là :
http://pagesperso-orange.fr/sanscontrefacon/Duos.htm
http://www.mylene.net/mylene/d_s_regrets_histoire.php

notamment des articles de presse dont:

podium_septembre1991_02.jpg

podium septembre1991 03

smashhit 1991 04
starimage decembre1991 02
starimage decembre1991 01min-copie-1starimage decembre1991 01min

Pour les acharnés: je vous ai mis tout ça (et plus)

 
Et le passage télé, chez Drucker:

 

Murat parlait récemment de son rapport avec Mylène Farmer sur linternaute.fr:
http://www.linternaute.com/musique/chanson/chat/jean-louis-murat-jean-louis-murat-faire-de-la-musique-a-nashville-etait-un-vieux-fantasme/je-garde-un-excellent-souvenir-de-mylene-farmer.shtml

Conforme à ce qu'il disait en 2005:
J’écoute ce que tu fais depuis Cheyenne Autumn en 1989. Mon amour pour ta musique a souvent été sujet de railleries de la part d’amis, il est vrai aux goûts rances qui écoutent Joe Coker, Lavillier ou Telephone (groupes à la crédibilité rock). J’explique cela par ton duo « Regrets » avec Mylene Farmer en 1991 qui t’aurait fait d’après moi plus de tord que de bien au niveau de ton image. Qu’en penses tu ? et as tu une autre explication ? Ah oui ça arrive souvent, que mon nom soit sujet à railleries. Oui je pense comme toi que le duo avec Mylène Farmer a mis un coup à ma crédibilité aux yeux de beaucoup, ça m’a fait une image variateur. Oui oui je le pense. Ce duo c’est bien un des trucs que je regrette le moins dans tout ce que j’ai fait. Ce duo était vraiment délibéré de sa part pour me donner un coup de main, de me faire basculer ailleurs. Après ce duo j’étais beaucoup plus installé, j’ai signé tout de suite après un contrat avec ma maison de disque. Non non c’est un coup de pouce vachement bien. Je suis très content de l’avoir fait, et j’ai toujours gardé beaucoup de tendresse pour Mylène. Je trouve ça extra de décider de donner un coup de main a quelqu’un. C’est vraiment pas mal, il n’y a pas beaucoup de gens qui le font. C’est assez incroyable un truc pareil, c’est dingue qu’elle ait décidé ça. Elle est maligne Mylène elle est dix fois plus maligne qu’un mec comme moi.


Tout ça pour dire, cher Fredo, qu'en fait, je pensais que Mylène avait donné un coup de main financier pour le montage financier de la K7, mais je n'ai pas retrouvé l'info... Murat a-t-il dit juste que Mylène l'avait aidé grâce à  la réussite du single "regrets" et sa notoriété nouvelle ? I don't know, mais je n'ai "pas de regrets... fais moi confffffffffffffffiance tra lal lala..."


J'ai été un peu long alors pas de lien en plus... on verra demain... si vous n'êtes pas sages surtout!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 19 Janvier 2010



Très joli Monsieur Chevalsauvage...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 19 Janvier 2010

Merci Five-r...


1) Jean-Louis Murat, comédien! Bel extrait... même s'il n'a jugé l'essai concluant. "trop d'attente, des ordres, de la folie pure" ... mais ça a permis la rencontre avec Huppert.


JL Murat - Monde caressant vs la vengeance d'une femme
envoyé par five-r. -

http://www.evene.fr/cinema/films/la-vengeance-d-une-femme-21661.php
Jean-louis Murat fait la promo du film chez Ardisson dans une vidéo postée il y a quelques temps


2) Pas totalement inédit sur la toile...



C'est une chanson en patois figurant sur la K7 "Murat en plein air", financé grâce au soutien de Mylène Farmer... Peut-être une des chansons que sa grand-mère qui avait une si belle voix, lui chantait. 
SDC11381 

Je potasse ça  et ça dès que possible et je fais une traduction!  Mais je reviendrai là-dessus demain ou après-demain!

Une autre chanson de patre mec!
http://laurent.tresson.over-blog.com/article-31681023.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 18 Janvier 2010

Ca fait un peu liste à la pie verte... prévert? oui..   ou une liste de course, course de ferme... en tout cas, pas de yack liste: tous les animaux sont autorisés à y figurer... même si le cheval a sa place réservée comme V.I.P. ... Enfin, soit, tout de go, et par ordre chronologique, et non dans celui de la chaine alimentaire :
 


Tous les boucs

Sont enterrés,

Tous les yaks,

Des chevaux,

Taureau d’acier nous coupe les jarrets,

la truie du temps

La mésange bleue

Oiseau sauvage

La conquête du cheval

Voilà la bête cruciale

Dogue

Va mon mille pattes

 

Tarentule nouvelle

Hydre

Souriceau de cathare

Viens ma Louve d’orage

Comme un renard sous le givre

Hermine

Qu’un oiseau de passage

Aimer une louve

 

La guirlande de serpents

Tous nos boeux immolés

Le chemin des poneys

L'aigle te trouvera

Montez les chevaux

C'est un torrent qui déborde

Crèvent les bergers les brebis

Raie manta

Entre les cornes des bœufs

Où s'aventurent les loups

L'aigle dans vos grands yeux

Petit poisson d'avril

 

Un dernier signe au matou

 

Dernier envol d'une dernière alouette à la nuit

Dernier cheval
Dernier lapin dans son sang

 

Sans l'air d'un mauvais cheval

J'aimais par elle biche endormie

mieux vaut chien enragé

 

Février débute en lion
Mais finit comme un mouton
Hirondelles ; belles saisons

Ma cigogne le bel hiver

Hirondelles à Saint Michel

 

âne bâté

a bird on a poire

Faune extrait du magma

leur système nerveux interpose des chiens

Ce petit grain d'encens

Sur le cochon

 

V'là les moustaches du poisson-chat

Pinsons

Ne saurait être qu'une buse

Sitôt franchi la Dore, les loups ne sont plus loin

pris dans l'essaim maudit

Ce chat ronronnant à l'envers de la vie
Ce chat noir qui lui a dit : "merci m'a bien pourto ma mie

Parfaite chatte, parfaitement discrète

La palpitante caille

On se jure d'étouffer l'animal

 les chevaux de ta tendresse

Salers

Plus le temps d'être sage

De passer un corsage au dindon

son encre de sèche

J'ai su que mon tombeau serait une hirondelle

les magnifiques chevaux

oh oh oh les lions qui passent

 

je connais l'envie mais l'animal je retiens

 

impossible chienne

quand les libellules en chœur

ohé libellules qui vous a dit ça

temps du taon vengeur

mon âme cette chienne

la bête humaine

alors le lion qu'en as-tu pensé

destins d'animaux

oiseau des ténèbres

va le petit âne

Vole ma libellule

 

on n'a plus de papillons
y me dit ça tombe bien, nous on n' a plus de mules

vrai baby carni bird

génisse au large front

vois ces yeux dans la crinière
c'est un lion qui t'attend

 

Jim  Murmurant A cheval Emouvant

Les hérons

Qu'un mal qui épargne les chiens

User des espadons

Je suis un éléphant

Bête on assassine

Crient orang-outang

 

Un molosse jappe

Un renard dans la nuit

Buriné par les chevaux

Mais qu'auriez-vous fait sans moi, mes petits chats?

La tigresse s'excite

Ane bâté le vieil âne
Allez patron et deux demis

J'avance dangereux fort comme l'ours blanc

l'ours te le crèvera

Le ver est dans le fruit

 

 

Où sont les chevaux

Le chien de l'espace dans la glace n'aboiera plus whoo whoo whoo

Mieux que l'agneau que la belette

Mieux que le renard peureux

 Comme le lapin de garenne, 

Court le renard

on purgerait des vipères.

Toréador taureau

Quand dans un vol d'oies sauvages

Dieu par quel effet papillon

joli poisson rouge

Ce bruit de bourdon

Mille vaches

Au plongeon du requin blanc

D'une hirondelle ou d'un hérisson vieux

 

aucun vol de pigeons

même truite

même renard

le grands bœufs

comme le phacochère

rouge est la panthère amour

un frelon musicien

un pinson en tous temps

 

 

je n'ai plus que toi, animal

comme un loup sous la voie lactée

que tous les éperviers sur mon âme veilleront

quand montent des vallées les animaux brisés
par le désir transhumant

l'effroi de la bête entravée pour l'homme est le sang

pour l'homme est le sanglier

 

comme l'oiseau borgne

comme la vipère

 les papillons
l'hiver, les loups

par le chant de l'oiseau moqueur es

 je le prends tous les jours avec les musaraignes
avec les vautours

 

chant insaisissable du mammifère déchu

j'ai une vie de chien
dans le règne animal

je rêve d'une musique pour tous les animaux
voir ce curieux gibier que l'on ne peut noyer

comme une abeille je m'échine à l'amour

tantôt méchant comme une teigne

aux chairs vives comme une hyène ô gué

humides comme deux poissons

que l'on a vendu aux cochons

mon vague à l'âme mon poisson-chat

guidé par l'odeur des chevaux

d'avoir mené les chevaux
d'avoir traversé les glaces
pour me bâtir un troupeau

ce monde d'abeilles

sors du long sommeil
les loutres endormies

des poissons amoureux
dans le courant

 

t'es comme une hirondelle

t'es mon hirondelle

vivre de jalousie
chez les tigres alanguis  

 attends que la crinière pousse au lionceau

la louve

l'éléphant blanc est déchaîné

parmi les bons chevaux

comme un oiseau s'enfuit

 

la montagne est pleine de biches et de gibiers peureux

un chat chasse une hirondelle
tombe dans un monde d'abeilles

le vent porte une hirondelle

la médecine animale remèdes de cheval

la longue chatte cuivrée

dans des hanches de daim  

en dérive sur nos lits entre des éléphants

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 16 Janvier 2010

Murat a chanté cette chanson lors de sets pour  RTL (98 il me semble). C'est une chanson magnifique.  



la version de Ferré:







texte de J.R. Caussimon




Il est des nuits où je m'absente discrètement, secrètement

Mon image seule est présent, elle a mon front, mes vêtements

C'est mon sosie dans cette glace, c'est mon double de cinéma

A ce reflet qui me remplace, tu jugerai que je suis là




Mais je survole en deltaplane les sommets bleus des Pyrénées

En Andorre la Catalane je laisse aller ma destinée

Je foule aux pieds un champ de seigle ou bien peut-être un champ de blé

Dans les airs j'ai croisé des aigles et je croyais leur ressembler




Le vent d'été parfois m'entraîne trop loin, c'est un risque à courir

Dans le tumulte des arènes je suis tout ce qui doit mourir

Je suis la pauvre haridelle au ventre ouvert par le taureau

Je suis le taureau qui chancelle je suis la peur du torero




Jour de semaine ou bien dimanche tout frissonnant dans le dégel

Je suis au bord de la mer blanche, dans la nuit blanche d'Arkhangelsk

J'interpelle des marins ivres autant d'alcool que de sommeil

Cet éclat blême sur le givre est-ce la lune ou le soleil ?




Le jour pâle attriste les meubles et voilà, c'est déjà demain

Le gel persiste aux yeux aveugles de mon chien qui cherche ma main

Et toi tu dors dans le silence où sans moi tu sais recouvrer

Ce visage calme d'enfance qui m'attendrit jusqu'à pleurer




Jean-Roger chante "comme à Ostende":






LE LIEN EN PLUS: 

On passe au plus trivial et dispensable... mais soit: Jean-Louis avec Carla Bruni au grand Journal... y 'a pas vraiment d'interview...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 16 Janvier 2010


Batiste Vignol, auvergnat bourlingueur,  a écrit plusieurs livres sur la chanson française. Je viens de découvrir son blog, même s'il me semble que j'étais déjà tombé dessus...Ah, oui, via myspace !   Il est organisateur d'un salon autour de la chanson: http://www.lachansondeslivres.fr/  en Auvergne au mois d'avril.

Dans son dernier article, il cède à la tentation de faire un classement de la décennie... mais il est plutôt original... notamment, en sélectionnant un J.J. Goldman (au fait, il doit revenir en 2011)... mais ce n'est pas la moindre surprise...
On l'excusera... car il place également "Lilith"... peut-être le disque le plus rock de la sélection:

http://delafenetredenhaut.blogspot.com/
"LILITH (2003) de Jean-Louis Murat. À ce jour le plus beau disque du sieur Bergheaud, avec CHEYENNE AUTUMN (1989) et MUSTANGO (1999). Un double album imparable, composé de 23 chansons pour une vingtaine de pépites. Qui dit mieux ? S'il fallait en extraire un titre... Disons Le voleur de rhubarbe. Une chanson qui sitôt entendue intègre le folklore, au sens noble du terme".



J'ai également repéré cet article:
http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2008/06/sen-ronger-les-ongles.html


Un de ses livres s'appelle "cette chanson qui emmerde le Front National" . Y figure-t-il "Maigret et les pédés"? Je n'ai pas trouvé l'info.



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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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