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Publié le 3 Octobre 2018

1) Bon, une petite interview pour commencer. Rien de nouveau. C'est du rapide, comme pas mal d'autres... à croire que la journée promo a été chargée et qu'il y a eu peu de temps pour chacune des interviews.

- A lire sur leur site:http://toutelaculture.com/musique/chansons/jean-louis-murat-il-faut-experimenter-de-nouvelles-voies-et-renouveler-le-format-contraignant-de-la-chanson/

 

Jean-Louis Murat : «  Il faut expérimenter de nouvelles voies et renouveler le format contraignant de la chanson »

29 septembre 2018 Par
Jean Emmanuel P.
 

Toute La Culture a interrogé Jean-Louis Murat à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Il Francese » , qui renoue avec les mélodies envoûtantes. Rencontre avec un artiste singulier, entre poésie et exploration de nouveaux territoires.

 

La tonalité de votre nouvel album « Il Francese », sorti le 28 septembre dernier, est très différente du précédent, « Travaux sur la N89 ». Comment le situez-vous ?

L’album « Il Francese »  est une réponse au précédent, qui était beaucoup plus expérimental. Je suis revenu à une conception plus raisonnable, avec des chansons composées principalement au piano, de format plus court avec des mélodies. Les chansons comme «  Je me souviens »  et «  Rendre l’âme »  sont simples et relaxantes, de forme plus traditionnelle.

Quel est votre rapport à la chanson française ?

Je ne suis pas sûr que la forme de la chanson actuelle, un peu désuète, puisse encore porter quelque chose d’efficace dans notre vie ultramoderne du 21ème siècle. La forme d’expression chanson doit bouger, se renouveler. Ma façon à moi d’exploser les formes très contraignantes de la chanson, c’est de ne pas avoir de limitation dans l’espace et dans le temps pour que se développe l’imagination. J’aime traverser le mille feuille de l’histoire culturelle. Je me sers beaucoup de l’histoire et de la géographie et je prends appui sur des personnages un peu intemporels, comme dans cet album.

Vous êtes un artiste prolixe, qui réalise un album par an. Est-ce que cela répond à une nécessité créative ?

Oui sûrement. Je ne vois pas comment faire autrement. Un album par an, c’est un minimum. Si je pouvais, j’en ferai deux, tout en étant en tournée. Les Beatles en faisaient un tous les 9 mois. Avant, le vrai rythme c’était cela, deux albums par an. Maintenant c’est le business qui veut ça, il faudrait faire un break, mais pourquoi faudrait-ils attendre tous les trois ans pour faire 11 chansons ?

Dans l’écriture, vous avez un secret de fabrication ?

J’écris et je compose en même temps. Je n’ai pas d’idée préconçue pour une chanson. Quand j’écris « je me souviens d’une terre brulée alentour », je ne sais pas d’où cela vient. Cela me surprend moi-même. Il n’y a pas d’explication particulière, si ce n’est l’envie et le désir de faire quelque chose. J’écris dès que je n’en peux plus. Je prends la guitare, j’écris, et je relis le lendemain. Quand la chanson est terminée, je me dis après : «  Non, tu as fait ça, c’est cela que tu voulais dire » .

Que représente la scène pour vous ?

La scène quand ça marche ce sont les meilleurs moments de la vie. Sur certains concerts, si je me sens bien en voix, c’est un oubli de soi. Ces moments sur scène sont comme quand j’écris, je ne sais plus où je suis. Je vais recommencer bientôt une nouvelle tournée. Ne pas faire de scène me manque.

couverture de Il Francese, le nouvel album de Jean-Louis Murat sorti chez PIAS. L’artiste sera en concert au Café de la Danse les 10 et 11 décembre.

 
2) et un article dans le courrier de l'Ouest du 28/09
avec quelques mots sur Christophe Pie:
interview sur TOUTELACULTURE.COM et un peu de PQR, et encore des souvenirs...

LES SOUVENIRS EN PLUS

Et, oui, "je me souviens" fait écho à "je ne me souviens plus", superbe chanson également, comme beaucoup de celles de Christophe Pie. (question rituelle:  Personne pour les reprendre ou faire rééditer Sky lumina?)

Rappel:

Même si les rapports avec Christophe ont été parfois difficiles (ils fréquentaient les fans, mais en vérité les détestaient), c'est grâce à lui qu'a commencé la série des Inter-ViOUS ET MURAT.

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-numero-1-christophe-pie-41170983.html

Les articles suite à son décès:

http://www.surjeanlouismurat.com/2018/01/christophe-pie-2018.html

http://www.surjeanlouismurat.com/2018/01/christophe-pie-retour-en-musique.html

http://www.surjeanlouismurat.com/christophe-pie-murat-troisieme-retour-sur-carriere

 

 

interview sur TOUTELACULTURE.COM et un peu de PQR, et encore des souvenirs...

RAPPEL 2:

On se rappelle que TAORMINA était aussi dédié à un autre compagnon de route du temps de Clara: Jean-François Alos,  décédé à 50 ans.

Matthieu a tenté en mars 2015 à l'occasion de l'anniversaire de sa mort de susciter un hommage et de recueillir des témoignages, mais ça n'a pas été possible. Alors, on en profite de saluer sa mémoire, ainsi que sa soeur.

Elle m'a autorisé à publier cette photo qu'elle m'avait transmise il y a quelques années: JL sur la moto de son frère.

 

interview sur TOUTELACULTURE.COM et un peu de PQR, et encore des souvenirs...

Elle m'a racontée (je crois qu'elle a ensuite laissé également un commentaire chez Didier) que la guitare en plexiglass de Murat utilisé en 81/82 appartenait à Jean-François. Murat a fait selon elle des pieds et des mains pour qu'il la lui vende.

(crédit Guy Forgeois)

Voici encore quelques photos:

interview sur TOUTELACULTURE.COM et un peu de PQR, et encore des souvenirs...interview sur TOUTELACULTURE.COM et un peu de PQR, et encore des souvenirs...
avec Joel Rivet.

avec Joel Rivet.

 

Cette dernière photo a été piquée à Alain Bonnefont, autre membre de Clara, lui bien vivant! Alors, je n'oublie pas d'annoncer ses concerts prochains: le 12 octobre, au célèbre POULAILLER (à PIQUAT, près de la N89), et le 25/10 au Caveau de Anges, dans la blanche - ...euh- Clermont-F. Aimons-les gens vivant!

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J'étais en train de rédiger ce "lien en plus".. quand je suis tombé sur cette photo récente de l'instagram de Jean-Louis Murat (les fans aiment bien prendre ce genre de photos, et avec "Murat", les occasions sont nombreuses... alors si Murat s'y met... mais là n'est pas question)... Et bien, on y est...

La soirée diapo de 2013:

- Voilà, je ne sais jamais où la rédaction d'un article va me mener (grâce au lien en plus)... Cette fois, il nous a embarqué loin...  et tant pis si je n'avais pas le temps de ce voyage...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 2 Octobre 2018

Et bien, on continue toujours dans un joyeux désordre de dérouler cette campagne promo aux aux contours napoléoniens, qui peut atteindre des sommets...  et lecteurs,  songez que du haut de ceux-ci, 37 ans de carrière vous contemplent".  Murat pourrait dire "Je gagne les batailles avec les rêves de mes soldats"... alors on compte sur vous pour l'aider (et moi aussi) en partageant  les articles.

Et en parlant de points de vue en hauteur... me voilà obligé de me tourner vers LA MONTAGNE... qui prend encore plus de recul en parlant non pas d'EMPIRE, mais DE RENAISSANCE. DE DE VINCI? ou  de celui de VENDEIX?

 

LE 30/09, une pleine page, et un Julien DODON dont on avait rarement entendu autant d'enthousiasme: 

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/loisirs/scene-musique/2018/09/30/il-francese-le-nouvel-album-de-jean-louis-murat-les-gens-veulent-du-different-du-nouveau-le-monde-va-tellement-vite_12999235.html

LA RENAISSANCE, PERIODE BENIE.
Pas un Murat de plus. Certainement pas. Un album qui prend au corps et au cœur. Il Francese, disponible depuis vendredi est une forme de synthèse d’une œuvre toujours en construction. Magnifique.

Plus on l’écoutera, plus il deviendra évident qu’Il Francese, le nouveau Jean-Louis Murat, est des plus réussis. Un album qui poursuit les explorations sonores et réinvite, après Travaux sur la RN89 l’opus précédent, le sens imparable de JLM pour la mélodie et la poésie. On peut affirmer, aussi, qu’il y a dans ces onze titres nouveaux, de ceux qui resteront tant ils tendent la corde de l’émotion.

Une manière de voyage qui séduira les inconditionnels, les « originels » autant que ceux (et celles) qui n’ont jamais cédé aux charmes muratiens.

Travaux sur la RN 89, votre album précédent, était une phase de déconstruction. Presque une expérience sonore. Pour quelle raison avez-vous eu besoin de passer par là ?

Il y a une espèce d’épuisement des formes. Dans l’art graphique, à la Renaissance par exemple, tous les dix ou vingt ans il y avait une révolution. Maintenant on ne fait que revisiter. En musique, écoute Bo Diddley, autre exemple (1928-2008), y a déjà tout ce qui se fait maintenant…

Déconstruire à la manière d’un peintre… Comme certains vous évoluez par époque. Vous êtes dans…

La plus belle je pense. À chaque fois que je fais un disque je me dis que je bascule dans la plus belle des périodes : la Renaissance. C’est quand même la plus réussie. Après, le mot est vachement intéressant. Renaissance… Dans un parcours de vie, tu es obligé de te remettre en question à un moment donné, et il vaut mieux être armé culturellement. Le changement passe, dans la musique, par la destructuration des choses, comme j’ai essayé de le faire avec l’album précédent, Travaux sur la RN 89 […] Les gens veulent du différent, du nouveau, le monde va tellement vite…

 

 

[…]

En tout cas ça m’a ramené à une idée beaucoup plus simple. C’est-à-dire ce que je fais n’est pas de l’art. La partie commerciale et le pourcentage de compromis est très fort. J’ai souvent fait l’erreur d’envisager cela comme une activité artistique, elle est au maximum pseudo-artistique. J’aime écrire, peindre, dessiner, je vois que dans la chanson, on ne mérite pas vraiment le label d’artiste, c’est du bricolage…

Le fameux débat art majeur/art mineur…

Oui. Oui..  je pense (silence).

Il Francese, votre nouvel album, c’est un bout de reconstruction ou est-ce autre chose ?

Ce phénomène de renaissance, c’est, pour moi, être en Italie, à Naples en l’occurrence. C’est un trip romantique de s’expatrier… J’ai écrit ce disque comme si j’étais à l’étranger. Ca m’a permis d’avoir un regard neuf. Je voudrais bien avoir un regard étranger sur ce que je fais…

C’est pour cette raison que tu empruntes de nombreuses identités ?

Je ne fais que ça en fait. Je voyage entre différentes identités, différentes époques. Ça me rend très équilibré. Je ne sais pas qui je suis… mais je suis de multiples personnages historiques, c’est pour ça que je saute du coq à l’âne, que je dis une chose et son contraire, etc...

Pour ça aussi que vous jouez l’alternance dans l’écriture…

Oui. Si je sens qu’une phrase pue le XVIIIe siècle, je balance quelque chose de contemporain et parfois vulgaire pour équilibrer.

 

 

Il Francese donne la sensation d’être en quelque sorte une synthèse de ce que tu as fait depuis plus de trente ans. Le retour de certaines mélodies notamment fait penser à cela.

C’est sûrement que l’époque impose ça. Il y a effectivement plus de mélodie(s) sur Il Francese. Parce que toutes les chansons ont été composées au piano. […] lequel propose une richesse supérieure à la guitare.

Par ailleurs, alors que tellement de choses sont en devenir, que tellement de choses disparaissent, tu as envie de revenir à quelques certitudes… Je pense que ça va trop vite. […]

En faisant tes chansons, on retrouve des interrogations de l’époque, des tentatives de réponses même si cela reste très modeste. Ça participe à la résolution de l’énigme que nous posent ces temps ultra-modernes. Ayant du mal à comprendre, j’ai plutôt tendance à penser très naturellement à Vercingétorix, à Marguerite de Valois, à Stendhal, aux campagnes napoléoniennes, à Proust. 

Julien Dodon
julien.dodon@centrefrance.com

 
 
  •  

 - Claire Chazal, fidèle au rendez-vous... Entrée libre, 28/09/2018

 

Avec la séquence pour l'instant la plus polémique (gentillette) de la promo avec Hold up (une réaction au "politiquement correct"- Manset y est allé aussi de sa chanson semble-t-il), et deux/trois phrases sur Johnny Halliday...

 - "Et foutez-moi tout ce monde là dehors!"  a dit l'autre, même s'il a neigé sur le Sancy.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 1 Octobre 2018

Un peu de "redites" par rapport à l'interview de radio nova, mais c'est plutôt bon signe: Murat n'est pas en pilotage automatique dans les interviews!

 

Jean-Louis Murat :

« Je louvoie, je ruse »

    PARIS

    DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

    De passage brièvement à Paris (car « Je n’y reste jamais plus de deux jours, je me sens dépossédé de moi-même si j’y reste plus longtemps », nous dit-il d’emblée), Jean-Louis Murat est venu parler de son nouvel album, Il Francese. Un disque aventureux qu’il aime défendre, contrairement au précédent pour lequel il n’avait fait aucune promotion. Murat est aussi de retour sur scène. Plutôt en forme, l’Auvergnat...

     

    On peut considérer « Il Francese » comme la suite de « Travaux sur la N89 », non ?

    Ce sera un triptyque, oui. Pour N89, je pensais dans ma bêtise provinciale que beaucoup de gens attendaient ça. Alors que ça les a énervés. Avec 5.000 exemplaires vendus, j’ai divisé mes ventes par dix.

    Parce qu’il était radical, pour ne pas dire expérimental...

    Oui, mais si tu veux continuer à faire le métier que tu aimes, t’es obligé de faire des pas de côté, de louvoyer. Je suis comme un loup dans ce monde. Je louvoie sans cesse pour ne pas être repéré. Quand je regarde ma discographie, je regrette de ne pas avoir pris assez de risques.

    Ce qui ne vous empêche pas de persévérer avec un disque une nouvelle fois très audacieux réalisé avec Denis Clavaizolle...

    C’est du 50-50 avec Denis. Ça fait plus de trente ans qu’on bosse ensemble. J’aurais du mal à définir notre collaboration. Je ne lui donne aucune directive. On ne se parle jamais. On avance sans explications comme deux cantonniers creusant une tranchée.

    Et sur scène ?

    Ce sera on ne peut plus simple : guitare, basse, batterie, en trio. A la John Lee Hooker. Une stricte rigueur qu’avaient certains bluesmen...

     

    Quitte à mêler ici Memphis avec Naples...

    J’ai toujours aimé mélanger et naviguer dans toutes les strates de la culture française et de ce que je connais. Entre John Lee Hooker, Naples, Marguerite de Valois, Vercingétorix... J’abolis un peu les époques.

    « Ciné Vox », est-ce le cinéma de votre enfance ?

    Tout à fait. Ce cinéma existe encore à La Bourboule, je voulais y enregistrer, mais il est trop déglingué. C’est une chanson sur mes premiers émois, en douce, avec l’argent de la messe, quand j’allais voir des films, au fond de la salle. J’y pleurais, j’y étais pétrifié de peur, je me suis souvenu de tout ça dans la chanson. C’est là que j’ai vu Silvana Mangano la première fois. J’y ai vu Autant en emporte le vent, Tant qu’il y aura des hommes, des westerns, tout ça. Toujours tout seul. J’en parlais à personne. Je me glissais dans une autre vie.

    La musique est arrivée après ?

    Non, très tôt aussi. Ma grand-mère, qui m’a en partie élevé, aurait voulu être chanteuse. Elle avait une voix admirable et inventait des chansons toute la journée en gardant les vaches. Je m’en suis rendu compte plus tard. Et sentimental, je me disais qu’un jour je devrais venger « marraine » en devenant chanteur. J’ai toujours écrit des chansons. Ça m’a toujours plu car c’était de la poésie chantée pour moi. Et après, j’ai découvert le rock et j’ai voulu être américain. Ado, je disais ça aux filles : « Je m’en vais. » On m’a après proposé de partir mais je me suis dégonflé. La vie fait que tu as d’autres priorités. Très tôt, j’ai eu des responsabilités familiales...

    Après toutes ces années, n’avez-vous jamais été fatigué de faire ce métier ?

    Non. Ce qui prime chez moi, c’est le rapport à l’écriture. J’écris tous les jours. Et j’ai toujours eu la prudence de jamais trop réfléchir au processus. Pas folle, la guêpe ! Je ne veux pas tuer ce nerf. C’est mystérieux, plus fort que moi. C’est une pulsion, une envie. Après, t’en fais ton job et tu ne peux plus t’en passer. C’est une drogue. Sans itinéraire préétabli. J’y vais au feeling... Je me laisse porter, j’aime chanter, j’aime être sur scène, j’aime surtout jouer de la guitare.

    Tout en restant incomparable, depuis plus de trente ans. Voyez-vous des gens vous suivre ?

    Non, je n’ai pas la patience d’observer ce qui se passe. En voiture, ça amuse beaucoup les enfants, ça, je n’aime pas être précédé et je n’aime pas qu’on me suive. Du coup, je roule de nuit. Je louvoie, je ruse, je change de direction... C’était déjà comme ça à l’école. Ma mère dit : « Il y a des caractères comme ça. »

    Et donc, vous aimez Marguerite de Valois, la reine Margot, à qui vous consacrez une chanson...

    En Auvergne, on n’a jamais eu de reine mais Marguerite de Valois est restée tellement longtemps, une fois répudiée, qu’elle est encore très populaire chez nous. Moi, j’ai été élevé dans le culte de la reine Margot. Elle traversait l’Auvergne à dos de chameau, la classe ! Le délire, c’est de se dire que je descends peut-être de la reine Margot et de Geronimo.

    Dans vos disques, vous avez toujours mêlé la chanson française au rock américain...

    C’est une sorte de deuxième vie ou de double identité. On est très anglo-saxons finalement. On participe à fond à un phénomène de colonisation absolue. J’aimais les cow-boys, maintenant je préfère les Indiens. Je suis un pur produit de cette colonisation. J’ai passé mon temps à enregistrer des chansons pour trouver un entre-deux. Entre le meilleur de ce que j’ai en français et le meilleur du blues, du rock... Je n’ai jamais aimé la chanson française pure, ni même le mot chanson. Brel, Brassens, Piaf... Ça ne m’a jamais inspiré. Je peux le dire aujourd’hui sans faire le mariole : tu me mets une minute de Piaf, je sors. Je ne peux pas...

    Comme dans « Gazoline » où John Lee Hooker croise Kendrick Lamar...

    J’ai rencontré John Lee Hooker à Clermont-Ferrand, je devais avoir 14 ans. J’ai porté sa guitare, je l’ai aidé à ranger le matos, je suis allé au resto avec lui. Ça m’a beaucoup marqué. Je le voyais comme mon grand-père, comme un vieil Indien. S’il y a JL Murat sur la pochette, c’est à cause de lui. C’est un souvenir fondateur. J’avais un prof d’anglais élevé dans le sud des Etats-Unis qui connaissait tout ce monde-là et qui m’emmenait avec lui aux concerts. Je les ai tous vus : T-Bone Walker, Memphis Slim... A la maison, les enfants ont 11 et 14 ans, ils sont très musique mais me disent : « T’écoutes encore ta musique du Moyen Age ? » Aujourd’hui, je ne sais pas, trop de choses sortent, je n’écoute plus. A part Frank Ocean et Kendrick Lamar, oui. Frank Ocean, je ne passe pas une journée sans l’écouter, il est intemporel et Kendrick Lamar, c’est Dylan pour moi... Je l’aime comme Marvin Gaye ou Robert Wyatt...

    THIERRY COLJON

    Jean-Louis Murat sera le 12 décembre au Reflektor et le 13 au Botanique.

    La chronique:

    « Il Francese »

    Il y a moins d’un an, Jean-Louis Murat créait la surprise avec un Travaux sur la N89 très électro. Il Francese, son 18e album depuis 1984, en est le prolongement. Toujours aussi électro, les beats se mariant parfaitement à la gratte électrique, toujours aussi expérimental, toujours avec la complicité vocale de Morgane Imbeaud (en duo sur « Hold-up », le premier single qui est un bel effort pour passer en radio... pour une fois !), Il Francese nous emporte au cœur des passions du chanteur qui se révèle ici plus que jamais. Avec des textes ciselés et des arrangements audacieux. L’artisan Peau-Rouge connaît son métier et on le suit tout ouïe !

    Et un autre encart:

    Le Français, en italien. Il Francese. C’est ainsi que Murat l’Auvergnat intitule son nouvel album. Voici pourquoi : « Cela fait plus de trente ans que je vais en Italie. Je suis un familier de Naples. C’est toujours des discussions avec la famille car j’aimerais bien m’y installer. Les enfants ne veulent pas bouger mais je n’ai pas dit mon dernier mot. J’aimerais les habituer à la vie napolitaine. Ce qui me plaît là-bas, c’est la vie dans les quartiers populaires, la mentalité, la rigolade, la franchise... »

    Jean-Louis n’a à sa connaissance aucune origine italienne : « Non, je crois qu’on est tous désespérément auvergnats. Je n’ai qu’un grand-père maternel qui était de l’assistance publique et ressemblait furieusement à un manouche. Il était noir comme le charbon. Je n’ai jamais su d’où il venait et lui non plus d’ailleurs. Il a apporté beaucoup d’irrationnel dans la famille. Il a absolument voulu s’intégrer en ayant la peau claire. D’ailleurs, il n’a pas voulu reconnaître ma mère à sa naissance car il trouvait qu’elle avait la peau trop foncée à son goût. Je ne sais pas de quel traumatisme il avait souffert. » L’Italie, c’est aussi l’émoi adolescent en voyant Silvana Mangano au Ciné Vox de son village. Ce qui a donné les chansons « Ciné Vox » et « Silvana » : « Elle était splendide dans tous ses films. Avec Pasolini, Visconti, De Sica... Elle était toujours admirable. C’était une Romaine mais dans L’or de Naples, elle était sensationnelle. On a beaucoup parlé de l’âge d’or du cinéma italien mais on devrait dire européen. Les historiens, s’ils veulent une définition de l’Europe, devraient se pencher sur ces comédies sociales des années 50, notamment italiennes. »

     

    LE MORT EN PLUS

     

    Évidemment, ce soir, me voilà obligé, "breaking news" contraint, de vous parler du drame que la France entière, voire le monde entier, est en train de vivre... Je veux parler du  décès de Marianne Mako, pionnière du journaliste sportif au féminin. L'émoi est tel que le site de l'équipe est inaccessible ce soir. Je vous renvoie ainsi vers RMC

    ET j'apprends via Facebook... qu'elle était une grande fan de Jean-Louis.Condoléances à sa famille.

    LE GRAND CHARLES EN MOINS

    C'était une des victimes des saillies de Murat (en concert). La faute à une rencontre malheureuse:

    Serge N°7 http://www.surjeanlouismurat.com/article-interview-de-serge-90178293.html

     

     

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

    Publié le 1 Octobre 2018

     

    "A LA DERIVE"

    http://www.nova.fr/radionova/podcast-a-la-derive

    A écouter absolument:

    https://podcast.nova.fr/sites/default/files/podcast-episode/2018-09/ALD_20180930.mp3

    On sort, on robinsonne partout, on bat le pavé avec un artiste. Là où il choisit d’aller, nous irons. Aurélie Sfez déambule en bonne compagnie, dans les rues et le labyrinthe intime de ses invités. Une balade radiophonique, toujours en marche, avec un artiste qui guide les pas des auditeurs de Nova sur les lieux qu’il chérit et les territoires qui l’inspirent.

    Aujourd'hui, on part à la dérive en Auvergne, entre La Bourboule et les volcans, l’église, le petit théâtre et l’ancien cinéma. Aujourd’hui, Aurélie Sfez rencontre Jean-Louis Murat

     

    Très très belle ballade dans LA BOURBOULE, avec les thermes, la maison Rozier, passage à l'église, au bord de la Dordogne, à l'école, à la mairie, au théâtre, le parc fenestre... et passage à la maison...et "Chez Emile" (en voiture!). Des beaux et bons moments de confidence, d'intimité et de sincérité dont j'avais besoin (même si on pourra toujours dénicher quelques contradictions), et une bien belle bande-son.

    Quelques notes pris au vol:

    - La nature: "on vidait le Vendeix avec mon ami Le Gaulois",  "maintenant que je suis un grand garçon, et je me rends compte de ça, cette ombre, cette température,  cette couleur, tout, c'est comme si j'étais à l'intérieur de moi. Je pourrais mourir ici, par exemple, je serais entouré ce qui est essentiel". Puis à la fin de l'émission, "le coup de foudre" pour l'endroit où il a choisi d'habiter, et l'évocation de son nomadisme (à travers les siècles"). Le cliché du chanteur auvergnat, de terroir? "c'est des conneries tout ça,ce n'est pas parce que je chante ce qui est autour de moi, non,non, c'est l'enfer d'être de quelque part, vraiment dans mon fort intérieur, je ne me sens pas du tout d'ici".
     

     

    - Le refus d'avoir une arme, ça serait trop dangereux "du fait de mon système nerveux détraqué" (et de raconter une fois où il aurait pu trucider quelqu'un qui n'a vu son salut qu'au fait de s'être mis à genoux).

    - Dans l'église, le rapport au sacré et à l'église... sans mention à Loï Bergheaud.

    - L'amour de sa bibliothèque

    - Les sorties au cinéma, le cinéma Vox

    - "mon père, fallait être sexuel, chez moi, ça sentait le foutre tout le temps"...et puis, "une légende familiale, papa n'a jamais pu voir "sur la route de Madison" jusqu'à a fin: il chialait de suite".

    -  Le passage devant l'école, "j'ai compris très tôt qu'il fallait être bon à l'école"

    -  Rencontre avec le prof de tennis du fiston, les deux enfants qui ne se sont jamais mis à la musique... "ça m'arrange".

    -  Le pari raté de boire 51 "51"... arrêté à 25...

    - Murat qui a couru encore 1h30 le matin même.

    - Ah, ah, Il indique qu'il demande des petits salles pour ses tournées (souvent, il s'en plaint, non?). "je ne m'appartiens plus sur scène".

    - S'il fallait tout refaire, "je choisis d'être prof". Je préférerais."J'ai fait ça pour ma grand-mère, ma mère". Et de raconter les critiques de sa mère.

    - la journée type: lever 6h30, déposer les enfants à l'école, courir, lire les journaux, et se mettre au travail. "Être productif". 6 ou 7 projets au même moment sur ses cahiers.

    - Passage sur l'armée:  "j'ai horreur de la promiscuité",  - et le groupe? "oui, mais j'étais le chef!".

    - Le premier rapport sexuel dans le parc, sous un séquoia qui n'a hélas pas survécu... avec une monitrice-infirmière... "le mont-sans-souci". Le souvenir des retours d'école dans les feuilles mortes.

    - Le traumatisme d'avoir été traité de "bouseux" à l'école,

    - Evocation des copains de PLEXIGLASS, vrais punks ("moi, j'écoutais les BeeGees").... "ils sont tous morts" (C. Pie en a fait partie). "La drogue, j'étais entouré".. "mais j'ai toujours été diététique et sport" (la diététique du paracetamol?)

    -  Séquence clash sur Nicolas Hulot... et sur les autres ministres de l'écologie.Et confirmation qu'il ne va pas voter.

    - Chez Emile "c'est encore plus chez moi", tout semble est resté dans son jus, même s'il a amené beaucoup de matos.

    - Et voilà même deux extraits d inédit... "Plutôt faire quelque chose plutôt que rien"

     

    "voilà ma vie"... dit-il en fin.

     

    LE LIEN EN PLUS

     

    Mon reportage photo de l'été 2016:

    http://www.surjeanlouismurat.com/2017/03/cliches-n-ete-2016-au-sancy.html

     

    L'ARCHIVE EN PLUS

    Le rock à La Bourboule en 78 par M.

    http://www.surjeanlouismurat.com/clara-concert-murat-festival-bourboule-1978

     

     

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

    Publié le 30 Septembre 2018

    Aahh, le vendeur de journaux m'a refilé le MONDE de VENDREDI et pas celui de la veille comme je l'avais demandé... Je n'ai pas fait gaffe (en plus, j'ai toujours eu du mal avec leur date de parution, celui de la veille étant aussi le journal du lendemain ou un truc dans ce genre). Enfin soit, me voilà obligé en rentrant chez moi de commander l'édition numérique.

     

    Murat était donc en couverture:tout en bas à gauche:

     

    L'article dans son jus et  sa retranscription plus bas:

    DANS LE MONDE (30/09/2018) et des souvenirs...
    L'article est fort intéressant - ouf, pour un journal de référence. Et on apprend des choses: les correspondances imaginaires qu'il écrirait (Lui - Jean-Louis- avec Lamar, et Murat-l'autre mais lui aussi avec Caroline Napoléon), l'impact de Blackstar de Bowie. On lit également, et une nouvelle fois, que si Murat est bien réticent à donner des bons points aux français, il n'a pas peur de dire ce qu'il doit à des vrais influences (parfois ponctuelles) : avant, ça a pu être  les Pale Fountains, Wyatt...
     
    "Dans " Il Francese ", le chanteur, inspiré par Kendrick Lamar, marie ses mélodies aux sons des machines


     

    En résumé : un génie du hip-hop américain a -remis le pied à l'étrier à un maréchal d'Empire. Qui d'autre en France que Jean-Louis Murat est capable, dans un même disque, d'évoquer Kendrick Lamar, l'un des artistes les plus novateurs des musiques urbaines (" Dis donc Kendrick chou/Toi aussi marlou/T'as le rollin'" dans Gazoline), et de se réincarner en Joachim Murat (1767-1815), héros napoléonien devenu roi de Naples ? Régénéré par le premier, hanté par le second, le chanteur auvergnat se réinvente en Il Francese, surnom donné par les Napolitains au mari de Caroline Bonaparte et titre de son 22e album, resplendissant comme jamais de groove et de richesse mélodique.

    Le grand chantier du renouveau " muratien " avait commencé en  2017 avec Travaux sur la N89, album aussi peu aimable que -déterminant. A la manière d'un Lou Reed sacrifiant, en  1975, son passé de songwriter sur l'autel du bruitisme avec l'inécoutable Metal Machine Music, le prolifique auteur-compositeur-interprètefra-cassait la minutie de son artisanat à coups de cut-up improvisés.

    Une radicalité née, à l'époque, du constat amer de ses derniers -insuccès. " J'en avais ras le bol ", nous confie Murat, cheveux poivre et sel mais yeux bleus, portant avec panache ses 66  ans. " Ne plus vendre de disques, jouer devant 100 personnes… Si encore j'avais bâclé le truc, mais quand en plus tu as l'impression de faire de ton mieux, notamment avec Morituri (2016)… Je me suis dit que j'allais arrêter. " On comprend le sentiment d'injustice de celui demeuré, depuis les années 1980, l'une des voix et des plumes les plus constamment élégantes et singulières de la chanson française. Mais on constatait aussi qu'à l'exception de Babel (2014), électrisé par le groupe clermontois The Delano Orchestra, Jean-Louis Murat peinait à se renouveler.

    Un swing moite

    Il le reconnaît lui-même. " Le -format chanson est un piège, il ne pousse pas à expérimenter. Ce -petit travail d'horloger du couplet-refrain m'était devenu insuppor-table. " Pendant quelques mois, donc, cet ultraproductif ne touche plus une guitare. Jusqu'à ce que d'autres sons ravivent ses envies. Blackstar, le dernier album de David Bowie – " dont je n'ai -jamais été un grand fan " –, paru en janvier  2016, deux jours avant la mort de son auteur, le secoue par son audace expérimentale. La fascination qu'exerce depuis quelques années sur lui une nouvelle génération de producteurs hip-hop et R'n'B américains va se muer en source d'inspiration.

    Au premier rang de ces as du groove, Murat distingue Kendrick Lamar, rappeur-producteur originaire de Compton, une banlieue dure de Los Angeles, dont les -albums-fresques – Good Kid, M.A.A.D. City (2012), To Pimp a Butterfly (2015) – revitalisent le hip-hop à force de trouvailles narratives, puisant dans l'electro, le funk, le jazz et l'engagement politique. " Il possède une qualité de vie intérieure qui passe dans sa façon de faire ", tente d'expliquer le chanteur du col de la Croix-Morand. " Sa découverte m'a fait le même effet que quand j'écoutais pour la première fois les Stones ou Dylan sur le Teppaz de ma mère. A l'époque, je me disais : “C'est ça que je veux faire quand je serai grand.” Je pensais ne plus jamais ressentir cela, mais j'ai revécu cette impulsion. " Au point que cet amoureux de poésie et de littérature romantique dit écrire, à ses heures -perdues, une correspondance imaginaire – intitulée " Kendrick et moi "– avec le Californien.

    Flirter avec le processus de -création des musiques urbaines -impliquait une réinitialisation de logiciel. Enregistré à Cournon-d'Auvergne, dans le studio de son complice Denis Clavaizolle, Travaux sur la N89 a fait office de tabula rasa. " Il fallait détruire nos vieux réflexes, insiste Murat. J'étais entouré d'instruments et de machines. L'idée était d'improviser sans avoir réfléchi et de garder le premier jet. " Si, paradoxalement, le chanteur affirme que cet album est celui auquel il a consacré le plus de temps et qui lui ressemble le plus, difficile de s'étonner que ces morceaux privés de mélodie et de structure aient réalisé le plus mauvais score de sa discographie (5 000  exemplaires vendus).

    L'étape était en tout cas essentielle pour l'épanouissement d'Il Francese. A la fois fidèle à ce nouvel esprit d'aventure et réconcilié avec l'art du songwriting, Jean-Louis Murat a cette fois rejoint Denis Clavaizolle avec un lot de chansons suffisamment solides pour se confronter aux expériences des machines. A l'origine tous écrits au piano – " plus riche mélodiquement que la guitare ", assure le fan de Neil Young, habitué à composer avec une six-cordes –, ces titres s'enrichissent d'un groove qui est l'un des fils conducteurs de l'album. Insufflé par les ordinateurs, synthétiseurs, boîtes à rythme et quelques riffs funky (Achtung), un swing moite traverse les chansons, jouant du minimalisme (Marguerite de Valois) et des silences (Kids), des caresses (Sweet Lorraine) et des grincements épiques (Hold-Up, en duo avec Morgane Imbeaud), amplifié par d'intrigantes harmonies chorales et l'agilité sensuelle du crooner auvergnat.

    Traverser les Alpes

    Une intensité émotionnelle particulière parcourt aussi accords de piano et textes mélancoliques dans plusieurs chansons (Cinévox, Kids, Rendre l'âme) imprégnées du deuil d'un complice de toujours, le multi-instrumentiste Christophe Pie, mort d'un cancer pendant l'enregistrement. Avec l'émouvant Rendre l'âme, d'une élégance très Burt Bacharach, Murat dit avoir voulu composer une idéale chanson de funérailles.

    Dans sa longue histoire – on réédite d'ailleurs pour la première fois en vinyle certains de ses albums majeurs, tels Dolores (1996) et Lilith (2003) –, Murat a maintes fois fréquenté les machines et affiché l'influence des musiques noires américaines. Mais jamais ce fin connaisseur de la soul music et du label Stax ne s'était approché aussi près du funk et du hip-hop.

    S'il se dit " vassal de la culture américaine ", le fan de Kendrick Lamar et de Frank Ocean ne serait pas ce qu'il est s'il ne continuait de tenter de marier " Robert Johnson à François Villon ", la musique populaire anglo-saxonne et la vieille culture européenne. Les influences californiennes et les clins d'œil aux westerns s'accommodent ici de multiples références à la littérature et au cinéma italiens (Silvana, avec la voix de l'actrice Silvana Mangano). Depuis qu'il se sent délaissé par le public français, le chanteur à l'humeur stendhalienne ne cesse d'ailleurs de traverser les Alpes pour passer du temps dans la baie de Naples, à l'instar, jadis, de Joachim Murat.

    On avait cru comprendre que le pseudo choisi par Jean-Louis -Bergheaud venait du nom du village de ses grands-parents, Murat-le-Quaire. Il affirme aujourd'hui qu'il doit autant à ce fils d'aubergiste devenu maréchal d'Empire. " La puissance romanesque de son destin m'a beaucoup marqué ", -affirme celui qui sème ainsi dans Il Francese quelques fragments de charges héroïques et souvenirs de " Murat aux portes de Naples " (Je me souviens). En même temps que son Kendrick et moi, le chanteur ne travaille-t-il pas d'ailleurs à la rédaction d'une correspondance imaginaire entre Murat et Caroline Bonaparte ?

    Stéphane Davet

    © Le Monde

    LE RAPPEL EN PLUS

    Dès 1981, Murat disait à la regrettée Agnès Audigier (ex-Madame ATOMOS) qu'il aurait aimé être Joachim Murat. Spliff numéro 3

     

    DANS LE MONDE (30/09/2018) et des souvenirs...

    Merci Matthieu pour l'archive (on peut rêver d'autres vies, mais on ne peut pas changer le monde?).

     

    LE CLIN D'OEIL EN PLUS

    Ah, Là, Lààà,  on ne souvient pas! On se souvient que du soleil de l'Italie... Mais moi, je me souviens bien: Joachim, c'était aussi Der Franzosich, mais bien-sûr, ça sonne moins bien, chanter le Rhin, la bière et la Kartofell!   De 1805 à 1808 -je pense- il a résidé du côté de Düsseldorf en tant que Duc de Berg, dans une petite demeure de chasse, rose. Schloss Benrath, lieu de promenade fameuse en bord de fleuve grâce à son parc.

    En novembre 2014, je me souviens de la saison, du vol qu'il fallait prendre en silence, et de celui des cendrées si bruyantes,  le parquet en chaussons, et les pommes en strudel qu'elle mangeait. Je me souviens que je ne me voyais pas en allemand.

     

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    DIMANCHE SOIR

    Et puisque les morts nous accompagnent ce soir, écoutons Michel (RIP), l'auteur de ces belles reprises ci-dessous. Malgré le retard, sincères condoléances à sa famille.

     

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

    Publié le 30 Septembre 2018

    Bon, je prends mon temps et vous proposerait, dans le désordre certes, l'ensemble de la promo. Dont worry, be happy.

     - Obs, Nouvel Observateur, conbservateur, ça a changé de nom récemment... Bon, oui, "le nouvel obs" donc. Et bien Miss Sophie n'a pas aimé du tout... C'est clair qu'on est loin de Julien... Clerc.  Est-ce que ça a débattu sévère avec Valérie L. ? On ne le sait pas.  #bougeonsaveclaposte (Est-ce que la journaliste s'est rappelée que Murat était en bande-son de la dernière campagne de la Poste?). 

     

    Interview dans Toutelaculture.com, l'avis du Nouvel Obs et le lait bio

    -  Interview dans Toute la Culture.Com : C'est du rapide, et on n'en apprend pas grand chose: le rythme de sortie d'albums, ça devrait être deux par an, le retour à des chansons sur l'album

    A lire en suivant le lien svp:  http://toutelaculture.com/musique/chansons/jean-louis-murat-il-faut-experimenter-de-nouvelles-voies-et-renouveler-le-format-contraignant-de-la-chanson/

    "La tonalité de votre nouvel album « Il Francese », sorti le 28 septembre dernier, est très différente du précédent, « Travaux sur la N89 ». Comment le situez-vous ?

    L’album « Il Francese »  est une réponse au précédent, qui était beaucoup plus expérimental. Je suis revenu à une conception plus raisonnable, avec des chansons composées principalement au piano, de format plus court avec des mélodies. Les chansons comme «  Je me souviens »  et «  Rendre l’âme »  sont simples et relaxantes, de forme plus traditionnelle.

    Quel est votre rapport à la chanson française ?

    Je ne suis pas sûr que la forme de la chanson actuelle, un peu désuète, puisse encore porter quelque chose d’efficace dans notre vie ultramoderne du 21ème siècle. La forme d’expression chanson doit bouger, se renouveler. Ma façon à moi d’exploser les formes très contraignantes de la chanson, c’est de ne pas avoir de limitation dans l’espace et dans le temps pour que se développe l’imagination. J’aime traverser le mille feuille de l’histoire culturelle. Je me sers beaucoup de l’histoire et de la géographie et je prends appui sur des personnages un peu intemporels, comme dans cet album.

    Vous êtes un artiste prolixe, qui réalise un album par an. Est-ce que cela répond à une nécessité créative ?

    Oui sûrement. Je ne vois pas comment faire autrement. Un album par an, c’est un minimum. Si je pouvais, j’en ferai deux, tout en étant en tournée. Les Beatles en faisaient un tous les 9 mois. Avant, le vrai rythme c’était cela, deux albums par an. Maintenant c’est le business qui veut ça, il faudrait faire un break, mais pourquoi faudrait-ils attendre tous les trois ans pour faire 11 chansons ?

    Dans l’écriture, vous avez un secret de fabrication ?

    J’écris et je compose en même temps. Je n’ai pas d’idée préconçue pour une chanson. Quand j’écris « je me souviens d’une terre brulée alentour », je ne sais pas d’où cela vient. Cela me surprend moi-même. Il n’y a pas d’explication particulière, si ce n’est l’envie et le désir de faire quelque chose. J’écris dès que je n’en peux plus. Je prends la guitare, j’écris, et je relis le lendemain. Quand la chanson est terminée, je me dis après : «  Non, tu as fait ça, c’est cela que tu voulais dire » .

    Que représente la scène pour vous ?

    La scène quand ça marche ce sont les meilleurs moments de la vie. Sur certains concerts, si je me sens bien en voix, c’est un oubli de soi. Ces moments sur scène sont comme quand j’écris, je ne sais plus où je suis. Je vais recommencer bientôt une nouvelle tournée. Ne pas faire de scène me manque".

     

    - Lait-bio ou Biolay ou les deux ?(Burger quizz): 

    "Il me déteste et adore se faire passer pour un sale con (c'est plus simple) mais quelle merveille! Du grand Murat! (émoticone d'applaudissement)".

    C'est bien-sûr BB qui le dit. Et ça, c'est sans doute une très bonne promo! (merci Barbara)

    On sait qu'ils ont des amis communs, je pense que le lyonnais apprécierait d'être adoubé par l'ainé, tout comme Dominique A., mais pour Murat... pas question pour l'instant.On apprécie en tout cas de suivre ces petits feuilletons de "clash" ou de citations (tant avec BB que Dom)... qui ne termineront jamais en bataille rangée à l'aéroport. Zétropdommage.

    Sur ce, bon dimanche! Je vais acheter le Monde (Murat en page 1 [edit: euh, apparemment c'était celui de jeudi!) ... et peut-être à ce soir!

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

    Publié le 28 Septembre 2018

    Beaucoup de choses, ça tombe, c'est l'avalanche... c'est le jour de sortie... Mais je ne vais pas tout vous balancer d'un coup... piano-piano.

     

    - Du côté de FRANCE INFO, chronique oh combien positive, avec des vrais bouts d'interview dedans:  "Murat ne déçoit jamais". Ce n'est pas tout-à-fait l'avis de tout le monde (mais je ne comprends pas comment on peut se contenter d'une écoute dans une Fnac pour se faire une idée ;.) ).

    https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/musique-jean-louis-murat-le-paradoxe-de-la-chanson_2944653.html

    "Jean-Louis Murat est constant dans le contre-pied. Et pour filer la métaphore, il l'explique : "Je suis revenu un peu aux fondamentaux, on déborde sur les ailes, on remise au centre et on reprend de la tête ; un schéma à la Didier Deschamps, réaliste quoi". Et chez lui, le réalisme n'est pas un objectif mais bien un compagnon. Dans ses Travaux sur la N89 l'année dernière, il déconstruisait toute idée de chanson. Sur Il Francese aujourd'hui, il y revient franchement. Sauf que, malgré tout, le passionné de hip-hop américain, qui se dit en admiration devant Frank Ocean, n'a pas changé d'avis.

    Derrière le paradoxe, il y a donc l'effort. Jean-Louis Murat susurre des mots choisis, d'amour ou d'histoire - "dès qu'on dépasse les 250 mots, certains appellent le SAMU", dit-il quand même -, naviguant de Marguerite de Valois à la grande histoire des disques Stax, de la langue de Stendhal à son homonyme Joachim Murat enfilant les habits du roi de Naples. Un mot vient en tête, poète, mais ne surtout pas le prononcer : "Il faut mettre des amendes aux gens qui disent poème, poésie, poète [...] En grec, cela veut dire faire". Et Jean-Louis Murat peut bien écrire de superbes albums depuis plus de 20 ans, il se considère toujours comme un "débutant", passionné de sons et d'expérimentation. Sûrement une partie de la recette d'un artiste qui ne déçoit décidément jamais.

     

     

    - Et voici la dépêche AFP reprise déjà par la Croix, la Dépêche, actu Orange...

     

    https://www.afp.com/fr/infos/2262/jean-louis-murat-groove-toujours-doc-19f6pv2

    JOUR J (la presse s'empresse): FRANCE INFO et l'AFP

    - Enfin, j'avais mal lu MAGIC:

    voici encore quelques notes de l'album:

    On voit que certains ont fait l'impasse.

    JOUR J (la presse s'empresse): FRANCE INFO et l'AFP

    et également dans Magic, le portrait du programmateur du Tetris au HAVRE qui accueillera Murat prochainement au HAVRE:

     

    C'est tout pour le moment... J'ai une vie quand même bordel... Je ne sais pas comment fait Jean-Louis avec toutes les siennes... avec une seule déjà je ne m'en sors pas!  La suite demain!

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

    Publié le 28 Septembre 2018

     

    Et bien, ça fait du bien:  du live! Après la petite tournée de Morituri, l'absence de Koloko... on était en manque. Et on a un peu la réponse à la question qui me taraudait: comment Murat allait livrer les chansons d'IL FRANCESE en power trio?  Est-ce que les chansons très "arrangées" et écrites au piano  vont tenir le choc de la simplicité et  le passage à la guitare?

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-nouveau-rendez-vous/le-nouveau-rendez-vous-27-septembre-2018-0

    Pour Hold up, qui débute l'émission "Le nouveau rendez-vous", je suis moyennement convaincu...malgré la présence de Morgane.

    - Petite question sur le théâtre pour faire le lien avec le metteur en scène polonais également invité: "j'aurais été infernal" avec le metteur en scène. "Je préfère être mon seul patron".

    - Question bateau sur le rythme de sorties des albums... La relance  aurait pu être intéressante sur le principe de l'album, et du disque... mais Murat n'est pas très prolixe pour l'instant. LLasa ne l'inspire pas non plus... d'ailleurs, sur les sons qu'on lui a demandés de choisir: il choisit :  la pluie, un son d'oiseau, et des meuglements de vaches salers. Bon, il ne cherche pas à présenter un "nouveau Murat" ce soir!

    - A la question s'il est de la campagne ou de la ville,  il parle de la ville de cure.

    - Et on passe au 2e titre:

    Longue introduction, c'est "ciné vox"... qui sonne presque comme du "1829" sur la façon de chanter. Murat doit remplacer les synthés et les machines par sa seule guitare. Pas facile...

    - Et voilà le 3e titre, et on reconnaît de suite "l'au-delà", pour être un peu plus "accessible" peut-être (c'est moi qui vous parlait de paresse récemment dans le choix de la set-liste?). Version plutôt calme (et tronquée?), mais assez réussie, avec un long final.

     

    - On apprend que le disque s'est appelé un temps "napoli". 

    - Voilà ensuite la question qui sera sans doute centrale sur la promo: Murat croit-il en la réincarnation?  Il semble répondre affirmativement, "vous y croyez vraiment? - Oui, oui".

    "C'est  des vies antérieures qui poussent " "j'ai été le fils de Géronimo", "mes plus gros souvenirs, c'est quand j'ai été le neveu de Vercingétorix". Dans le studio, ça rigole.  A propos de Marguerite de Valois, il évoque son souvenir diffus de l'avoir rencontrée en étant un indien.

    L'auteur-éditrice Sophie Desestoiles qui avait proposé à Didier Le Bras de publier deux livres sur Murat défend depuis longtemps l'idée d'un Murat avec plusieurs vies:

    « Ainsi, je suis sûre que Rimbaud avait des réminiscences de ses vies antérieures, ce qui permet de comprendre un peu Une saison en enfer, et Jean-Louis Murat a lui aussi des souvenirs très précis de ses participations au monde, d’où son profond sentiment de solitude et de nostalgie qui l’assombrit parfois, qui l’a conduit parfois au désespoir, mais qui nourrit aussi son immense créativité. Comme Rimbaud, il est voyant, il voyage et voit des réalités appartenant à d’autres dimensions… c’est pourquoi ses textes sont souvent si mystérieux, presque impénétrables, mais c’est voulu…. Comme Arthur qui a dit « J’ai seul la clé de cette parade sauvage »… Chercher à les comprendre, à le comprendre, relève alors de l’aventure spirituelle. Pour témoigner de ce que j’ai compris, ou cru comprendre, sur Murat et aussi sur l’Empereur Napoléon, j’ai publié plusieurs livres, dont le plus important s’intitule Et si Platon avait raison, Aigle Botté éditions, 2015″.

    Comme je l'ai déjà dis il y a peu, dès 1988, Murat disait "Aymerigot, c'est moi" en racontant qu'il s'était plongé dans des recherches, des livres. Inaptitude à l'époque qui fait que l'on s'immerge ailleurs, qu'on se perd de vue?  Y a-t-il un peu de storytelling là-dedans?  Pas seulement, tout ceci inspire bien-sûr Murat depuis toujours.


    Autre partie intéressante ensuite: Murat explique la genèse de l'album, sur une base piano, avec un retour un peu contraint à la mélodie, puisque c'est ce qu'on attend de lui ("je suis enfermé dans la carrière de chanteur populaire") se comparant à Pétain qui doit "plaire au peuple" en "racontant des histoires et consoler". Il dit même que la chanson ne devrait pas être là pour ça, mais pour "être incompréhensible et accompagner l'époque" (en opposition aux banales chansons "compréhensibles dans une époque totalement incompréhensible" dans sa décomposition. De la mélodie donc, mais tout de même, en confectionnant des chansons pas véritablement "pop-ulaires".

    Il dit également qu'il ne faut pas trop prendre au sérieux ses chansons (cf le point précédent?) et indique que  la fonction première de la musique est de "faire bouger les corps", ce qui l'a attiré en premier (en réponse à la question sur le groove de l'album).

     

    - JL-Murat sur la pochette et non "jean-louis"?  C'est pour "se rapprocher de JL-Hooker, son idole absolue". 

     

    Voilà vite fait... On se retrouve très vite! Peut-être dès ce soir.

    Bonne écoute à tous en ce jour J!

     

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

    Publié le 27 Septembre 2018

     

     - Coups de cœur, coups de gueule, la plume de Baptiste Vignol, alterne... sauf quand il s'agit de Murat...  Il est tombé sous le charme de "je me souviens"...  mais du coup,  la question va peut-être se poser : ne retiendrons-nous que ce titre d'"il francese"?

    http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2018/09/quand-murat-se-souvient.html

    "IL FRANCESE est son dix-huitième album-studio. Celui d’un retour divin, par la seule grâce d’une complainte importante, imparable, éternelle et déchirante où Murat chante comme on ne l’avait quasiment jamais entendu: Je me souviens. Se souvenir que Murat, avec sa belle gueule d’amant idéal, est un seigneur, qu’il sève encore (du verbe sever), qu'il n'est pas dans la nostalgie facile et que sa voix demeure, et de loin, la plus sensuelle que la chanson française n’ait jamais enfantée".

     

    - Ce soir, premier rendez-vous promo important: FRANCE INTER... et on a droit à une nouvelle photo de F. LORIOU pour l'occasion:

     

     

    - Demain dans Entrée libre sur France 5

     

    -  Chronique dans ROLLINGSTONE: 4/5 , "un album audacieux, séduisant, indispensable"

    Je vous trouve ça rapidement... en attendant une interview dans le prochain numéro.

     

     

     

    LE LIEN EN MUSIQUE EN PLUS

    J'ai envie de vous dire et redire qu'il faut écouter DREAMWATER de Garciaphone... et acheter le disque. J'ai  dû écouter 3/4 fois le disque hier, et 3 fois plus le final de "Every song of sorrow is new" (la 7).     Olivier Perez, merci!!

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

    Publié le 25 Septembre 2018

    Et bien, on peut avoir des surprises en promo, et le disque n'est pas encore sorti! Et bien, Valérie Lehoux a aimé le disque et lui attribue 4 f. (Comme pour Babel). Il avait décroché un 2 pour travaux, et 3 pour les 4 précédents Babel, y compris le cours ordinaire des choses!). Certes, il revient à quelques formats chansons, mais sans renoncer à la recherche des Travaux, et un certain hermétisme poétique qui  rebute souvent la journaliste.

    En tout cas, j'apprécie effectivement son propos et ses interrogations... Mauvaise note néanmoins: depuis "gagner l'aéroport", il y a eu quelques grandes chansons... notamment "la fille du capitaine", "Et le désert avance"... menfin! quoi!

    La chronique de Télérama : 4 ! Quel exploit!
    La chronique de Télérama : 4 ! Quel exploit!

    Et bien-sûr, merci de me transmettre ce que vous trouvez dans la presse, ou ce que vous écoutez! 

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #il francese

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