Publié le 15 Juillet 2017

Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017

Mais pourquoi vous dites-vous? hein? Pourquoi?  Pourquoi faire baisser la moyenne d'âge de l'assistance de ce concert? (enfin... à 0/5/10 ans près)  Et surtout après 15 km de rando (cf article suivant), et 3 heures de route?

Parce que j'aime me rendre au palais  en ces beaux soirs d'été,depuis que j'ai entendu Murat en solo... il y a déjà fort longtemps... La petite fille à la guitare rose est devenue adolescente... et moi, j'ai encore pris de la brioche.....  Depuis, j'y ai vu Biolay (ce qui m'a valu ma petite minute de buzz, Biolay m'écrivant qu'il était peu probable qu'il revienne sur scène...), Florent Marchet et son expérience de science-fiction... puis Dominique A.   Des beaux spectacles, avec un son excellent et un décor bien sûr unique.

Et puis, on nous promettait un concert exclusif à deux pianos de Julien Clerc, en dehors de toute tournée française.. Et si je ne suis pas très attentif à sa carrière, il fait quand même partie de nos vies depuis toujours... Un peu de musique populaire, ça ne fait pas de mal... et Lili voulait aller danser me rappellera toujours mes soeurs.

Et encore:  Julien Clerc, c'est quand même aussi des grands auteurs:  Julien Clerc les cite "là, on fait la séquence plus David Mac Neil",  "là, c'est du Roda-Gill", "oh, là, ça me fait plaisir, c'est un texte de Maurice Vallet, qui a décidé de nous quitter"... Tant pis si ce soir, il n'a pas l'idée de reprendre les chansons écrites par Manset (dans ce lieu, ça aurait été  bien vu!) ou encore du Murat ("le verrou" - à écouter en fin d'article et "quand femme rêve")...  Et oui, Murat fait partie de la bande.... et il était même question d'un album entier... C'est ce qui a fait que j'ai lu  la bio "julien" signée  Sophie Delassein. Malgré la qualité du livre, ça m'a quand rapproché du chanteur... même si c'est une description d'un chanteur de charme, toujours anxieux de rester au sommet de la popularité.  La preuve: il a choisi Callogero pour produire son dernier album. La seule chanson nouvelle qu'il a chanté semble gage de succès (avec ses entrainants lalalala sur fond de cordes énergiques).

Et enfin, j'ai aussi envie d'évoquer le plaisir que j'ai à l'écoute de  l'album "où s'en vont les avions" (2008), album avec deux titres de Manset  dont "Frère elle n'en avait pas".

Voilà... Mais non, je ne me justifie pas, je fais ce que je veux de toute façon....

 

Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017

Au départ, j'ai un peu peur: on entend un peu sa respiration, des bruits de bouche... mais c'est le temps de chauffe...  Et après une première chanson que je ne connais pas, c'est  une succession de tubes... mais sur l'ensemble de sa carrière (et il en manque encore quelques uns.. dont "elle voulait qu'on l'appelle Venise". Je suis peut-être un peu déçu par les orchestrations : on nous promettait un concert à deux pianos, mais une boite à rythme est parfois utilisée. Je préfère les versions plus dépouillées, Julien Clerc, solo, ou accompagné par son musicien. Seule la version de Mélissa (jouée à 4 mains) me parait sortir un peu du cadre habituel. Il me manque je pense un peu de temps exclusivement musicaux, des respirations, des intros, des ponts et des  morceaux de bravoure : les titres s'enchainent... et la set liste est si imposante que je suis surpris que le concert n'est duré que deux heures.

Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017

Premier moment avec un peu plus d'émotion (visible à l'image, ci-dessous), c'est la reprise d'un titre de Becaud dont Julien Clerc dit qu'il a été son parrain (son éditeur plus précisément). Le titre est précédé d'une petite anecdote et d'une petite  imitation. J'enclenche la vidéo pour monter ça à Laurent Balandras, biographe et éditeur du catalogue Becaud.  Il s'avère que J. Clerc a déjà repris ce titre à la télévision.

Très jolie chanson et l'interprétation est assez phénoménale, le plaisir se ressent, et le public apprécie. Et moi, je réécoute et réécoute...

Autre grand moment, la chanson "utile" bien sûr... qui me touche légèrement plus que les autres titres plus "chanteurs de charme oh oh oh rendez-nous nos femmes vendeurs de larmes".  Après 50 ans de carrière, Julien Clerc manque peut-être un peu de spontanéité... mais soit, il fait le job...et salue respectueusement le public après chaque chanson... Et on a quand même l'impression de visiter un espèce de monument... notamment  quand la note et le vibrato sortent... ça a tendance à surprendre par moment. 

Julien Clerc a cédé à l'interactivité... et le public a voté au début du concert pour deux chansons dans une liste de 8 titres. Il va chanter les 4 ayant eu le plus de suffrage (il va reprendre le principe dans sa tournée future). Je ne connais pas vraiment les titres et je choisis ceux qui me paraissent les moins romantiques... J'aurais mieux fait de voter blanc...

Et on a droit notamment à "souffrir pour toi n'est pas souffrir" (écrite pour France Gall en guise de maraboutage retour d'amour, assez réussi ) et "ivanovitch".

Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017

Au moment du rappel, je redoute "femmes je vous aime"... mais soit, j'aurais vécu ça au moins une fois... et ensuite, surprise... "hair"... mince, je n'avais pas pensé qu'il pouvait la chanter... J'adore cette chanson, et quand je l'entends (la version anglaise), je frissonne et j'ai souvent les larmes aux yeux... Alors, voilà, s'il n'y avait eu que ces deux minutes-là, je serai venu... et tant pis pour la frustration, parce que deux minutes, c'est trop court..  Allez,  je n'étais pas décidé mais je vous mets quand même la vidéo (j'ai oublié au début qu'on m'entendait).

Allez, à bientôt... LUNDI, c'est un autre monument que je visite : LA CALIFORNIE... LA CALIFORNIE... avec Brian Wilson... ça va surfer!  Assis sur un tabouret?  Peu importe!!

Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017

Il brille, non?

Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017
Julien Clerc au Palais idéal du Facteur cheval, le 12 juillet 2017

Et on s'écoute le titre signé Jean-Louis Bergheaud... Si vous êtes sages, vous aurez quelques archives rapidement sur cette collaboration.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 14 Juillet 2017


 

3e édition du festival... et 3e fois que j'honore de ma présence le festival du village d'Autrans-Méaudre... même si j'avoue que ça passe assez inaperçu, à ma grande surprise.

J'ai fait l'impasse sur le week-end, et j'ai choisi le dernier jour avec à l'affiche CAMILLE et Frànçois and The Atlas Mountain.

J'arrive vers 19 heures après avoir été coincé un long moment dans la vallée. La montée dans la montagne en a été que plus heureuse et "émerveillante".

Le 2e concert gratuit était en train de se dérouler sous le chapiteau (nouveauté de cette année, permettant la création d'une ambiance plus "cosy" pour les concerts "extérieurs"... Extérieur  Pour le coup, ils deviennent trop "enfermés": difficile de profiter des shows si on ne se met pas à l'intérieur (très sombre)... Et là, j 'ai plutôt envie de profiter de l'air pur.

 

Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...

Petit passage par l'espace VIP pour un point presse... Le message est clair : c'est un succès, objectif de fréquentation atteint (15 000),  et le festival s'installe, avec une offre qui s'élargit (camping, nouvelles animations). Je réalise que je n'avais pas compris le nouveau fonctionnement de l'année (et dans mon article précédent, j'avais donc dit une bêtise) : en fait, entre la programmation payante (20 h, et 22h), il est intercalé un artiste dans le petit chapiteau en gratuit.  Je ne suis pas forcément convaincu, bien que ça fasse tourner la buvette et  que  Jupiter & Okwess de Kinshasa ait fourni une prestation générant une magnifique ambiance.

 

Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...

- 20 heures, Frànçois and The atlas Mountain débute devant une assistance un peu clairsemée mais les spectateurs finissent de se décider à quitter les pelouses.

Joli show, très rythmé et ensoleillé, ponctué de quelques pas de danse communs entre le bassiste- percussionniste et le chanteur-guitariste. Le public apprécie mais je ne rentre pas tout-à-fait dedans (prendre des photos durant les 3 premières chansons ne m'aide pas). J'ai pensé aux Talking heads... mais je n'aurais pas osé en parler  si je n'avais pas vu que le wiki évoque cette influence.

 

Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...

 

- A 19h30, un  sms me prévient que le management de Camille n'autorise pas les photos.. sauf pour deux photographes (pendant la 4e chanson et depuis la console)... Et bien, me voilà débarrassé du reportage photo... Et je me glisse à une quinzaine de mètres de la scène et je respecte l'embargo sur les pixels. 

Et j'ai été... D'abord curieux, puis doucement un peu épaté, et finalement, franchement convaincu par le spectacle. C'est du haut-niveau, avec une mise en scène bleutée qui, sans être révolutionnaire, me permet de rentrer dans le concert, j'adore par exemple l'imagerie sixties de la diva, et de ses belles choristes sur sa droite en fond, puis on est interpelé par ce percussionniste qui reste de dos en peignoir de boxeur... Et chaque chanson propose ses petites variations. Le spectacle n'est assurément pas pour Eric Zemmour:  deux musiciens portent des robes, et Camille va jusqu'à fesser le boxeur... De quoi  faire tomber en apoplexie le polémiste... sans parler du charisme de cette maitresse femme qui s'agite dans tous les sens, relèvent sa robe très haut, et souvent dans une concentration communicative... 

Avec  7 voix, deux percussionnistes, et des claviers, également 7 "corps"  - mais sans abuser des expérimentations passées il me semble-,  Camille livre un set d'une variété qui me surprend (du rock - too drunk to fuck des Dead Kennedys à la bourrée - ci-dessous).

Camille joue donc avec les mots, les rythmes... et on aimerait peut-être des moments allant plus sur l'émotion. Les deux titres du "fil" (enregistré par Stéphane Prin, je le rappelle) pouvaient peut-être en être l'occasion:  "pale septembre", Camille se mettant au piano mais "prendre ta douleur" était totalement dans l'énergie.  Ainsi, si j'ai été estomaqué par le spectacle, et  la musique "live" produite, et que je retournerai la voir avec joie, je ne suis pas pour autant décidé à me mettre à écouter ses disques... à l'instar du "fil" qui doit se trouver quelque part chez moi, mais loin de la platine. Le lendemain, j'écoutais Lilith (avec les choeurs de Camille)... et en matière d'émotions, je comprenais qu'il n'y avait pas photos... mais je me disais qu'il était dommage de ne pas entendre ces chansons  dans l'écrin d'un show aussi chaud et précis... mais on ne peut pas tout avoir.

 

Je vous ai mis quelques vidéos... même si je n'y retrouve pas la "magie" de l'instant.

TOUTES LES DATES DE TOURNEE SUR LE SITE OFFICIEL ...

et elle passe à côté de chez moi... et surement près de chez vous...

 

©Newt Jpeg

©Newt Jpeg

LE LIEN EN PLUS

 Murat et Camille, c'est bien sûr Lilith et le Parfum d'acacia au jardin... et plus tard, la brouille avec  cette fameuse  chanson "baby carni bird":

Discussion sur la chanson sur le forum des fans de CAMILLE

Libération comparait "le fil" à DOLORES: On l'a entendue sur l'objet de reprises new wave Nouvelle vague et aux côtés de Jean-Louis Murat (sur Lilith et Parfum d'acacia au jardin). Le Fil établit d'ailleurs une possible correspondance avec Dolorès dudit Murat : deux points de vue éminents, l'un féminin, l'autre masculin, sur la rupture amoureuse.

Dans l'Express,

Sa chanson la plus fière, Baby Carni Bird, est une Melody Nelson à la Camille. "C'est une réponse à Serge Gainsbourg, à Jean-Louis Murat, à tous ceux qui se voient en Pygmalion. Dans mon texte, Baby Carni s'invente elle-même un nom, une légende. Ce n'est pas l'homme qui la fait exister."    Mince, Eric Zemmour, j'espère que tu ne me lis pas....

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 10 Juillet 2017

Le projet X27?  J'avais compté 20 en 2010 mais j'avais décidé de ne pas comptabiliser les live... Ce jour, j'ai envie de les compter... Tout ceci pour dire que j'ai eu confirmation que Jean-Louis Murat était en studio il y a peu.

Non!!  Même si vous avez eu l'information que vous attendiez, ne partez pas pour autant! Puisqu'il semble que Murat ait travaillé avec Denis Clavaizolle, on va voir que leur travail commun déjà connu est plus que jamais d'actualité...  Sans en revenir à Dominique A.

- Tenez par exemple : je vous ai  parlé de l'excellent set proposé par Alain Klingler à Grenoble, avec sa reprise des Jours du jaguar. Il joue avec deux camarades un spectacle "LE CABARET DES GARCONS D'HONNEUR", que j'ai vu le week-end dernier à Grenoble. J'ai passé un excellent moment entre rires et émotions, avec l'accompagnement piano toujours classe d'Alain. Celui-ci livre également une reprise, avec quelques adaptations de textes hilarantes, de "conne" de Brigitte Fontaine. Et c'est Murat qu'ils ont convoqué pour une belle séquence émotion en chantant à trois "LE LIEN DEFAIT". 

Il était question que la chanson soit supprimée pour les représentations qui ont lieu actuellement en Avignon pour réduire la durée du spectacle... Ils ne s'y sont pas résolus... Alors, il vous reste encore  deux semaines pour aller entendre cette belle reprise "en off".  

DU 7 au 30/07 à 19 heures au Théâtre de l'atelier florentin en AVIGNON:

 

-  Et deuxième exemple:  Le groupe PARADIS... qu'on classe dans la musique électronique. Dans une interview récente, voilà t'y pas qu'ils -enfin, un des deux)  citent "Cheyenne automne"... C'est dans les Inrocks:

"Quels sont les artistes qui vous ont convaincu de chanter en français ?

Il y a pas d’artistes en particulier. Je pense que l’on peut être autant touché par Léo Ferré que par Etienne Daho. Mais j’ai une affection particulière pour Jean-Louis Murat et son disque Cheyenne Automne. Je trouve que cet album est assez proche de ce que l’on a ambitionné de faire sur le notre
". Pierre Rousseau

C'est vrai que... la chanson ci-dessous.... ça vous fera penser surement à quelque chose:

Petit détail amusant : Il semble que Pierre Rousseau travaille chez l'éditeur (très musical) "Le mot et le reste", qui a sorti le livre de Magali Brénon, très centré sur le Sancy et Murat. Chez cet éditeur, y avait été également croisé le bassiste et auteur de Matt Low : Clément Chevrier.... Ce qui nous amène à écouter ce 2e inédit de Matt Low... un texte une nouvelle fois de Matt Low... qui n'a semble-t-il plus besoin de M.Bergheaud pour trouver des mots... et c'est toujours avec M.Imbeaud.

 

 

PS: N'oubliez pas de lire les dernières interviews du blog: SEVERIN, MANUEL ETIENNE...

LE LIEN EN PLUS QUI ETAIT PLUS QU'UN LIEN EN PLUS raté:

Je ne vous dis pas bravo! Si vous croyez que je suis infaillible...  Y'a personne pour me rattraper!

Murat était semble-t-il dans le documentaire "La Marseillaise, je t'aime moi non plus" diffusé au printemps sur France3... et actuellement sur Tv5. Il a bien sûr repris ce petit tube du dimanche pour L.Masson et son projet "the end". 

A propos de ce documentaire, Murat est en photo là:  http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/qui-sommes-nous-2/marseillaise-je-aime-moi-non-plus-1224827.html

Et dans le lien ci-dessous, une citation d'une interview: "Et selon le chanteur Jean-Louis Murat, c’est un appel à la responsabilité toujours d’actualité".

  http://www.ledevoir.com/culture/television/502823/le-jour-de-gloire-est-arrive

Du coup, on écoute un peu de musique de "the end"... et moi, je vais me préparer pour mon road trip du mid'week: Camille dans le Vercors mardi (et François and the atlas moutain) et Julien Clerc au Palais idéal du Facteur Cheval mercredi. Pour mon dernier jour de travail avant CP, je vais être frais jeudi...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 30 Juin 2017

        Autrans (38), au pays du font -celui de la foulée blanche-  a trouvé une autre activité pour faire se défouler les jeunes, et les moins jeunes aux premières heures de l'été: le festival "Vercors music festival",  avant que "le grand Som" (ex-festival Jacques Brel)  ne fasse résonner le massif en face (Chartreuse).  Festivals en montagne, avec une vocation d'accueillir plusieurs milliers de personnes par soir, on joue la sécurité:  avec le chapiteau, pour se protéger des rigueurs nocturnes... mais Autrans se distingue par des spectacles gratuits en après midi sur les pelouses, même si cette offre se réduit il me semble cette année: en effet, les titulaires de billets resteront seuls à partir de 19 heures mais auront accès à deux scène distinctes (le foyer et le club).   L'année dernière, je vous avais fais part de mes impressions des concerts de    Thiefaine , Alex Beaupain  ou Dionysos. Cette année, le programme est tout aussi bien fourni: CAMILLE, François and the atlas mountain, Radio Elvis pour parler de la pop qui nous plait, et du divers : Morcheeba, Tryo, Ringer, la Femme ou Matmatah

La programmation complète du 7 au 11/07 juillet

         L'année dernière, je faisais donc connaissance de Séverin qui jouait sur la scène gratuite au milieu de l'après-midi, malgré une presse spécialisée et grand public qui avait beaucoup parlé de lui et de son disque "ça ira tu verras" :

« Le disque le plus rayonnant de ce début d’année » Le Figaro 
« Séverin déroule une pop voyageuse aux accents sincères » Libération
"ÇA IRA TU VERRAS n'est pas qu'un très bel album, d'une évidence qui impose à chaque seconde une beauté indiscutable, c'est aussi, et surtout, un disque important, des très rares qui, mieux qu'aérer la chanson française, la renouvellent, tout en douceur, mais de façon nette et irrésistible. Séverin est probablement, désormais, le meilleur mélodiste du pays"  Vignol.
 
          Il a sorti depuis un nouvel EP 5 titres "Albumzinho" comme une  "suite de l'album" dit-il (avec le duo avec Katerine).

        J'étais donc  curieux de le rencontrer notamment pour parler de musique brésilienne dont Murat s'est souvent inspiré au début. Je fais l'interview sur la terrasse dans l'espace VIP alors que Séverin vient de terminer sa prestation, il y a environs une heure.

Bonjour Séverin,

- Alors, vous sortez de scène, comment ça s'est passé?

 

Et bien, ça s’est bien passé je crois, c’était notre premier concert à deux, avec G à la batterie, c’était une toute première, j’ai l’impression que ça a plu aux gens et qu’on n’a pas été trop mauvais, mais c’est à toi de nous dire.

 

- Et bien, j’ai bcp aimé c’est vrai qu’on pouvait s’interroger ce que les chansons allaient donner dans une formule aussi simple par rapport aux belles orchestrations du disque, et ça passe bien, ça veut dire que les chansons sont bonnes.

 

Je te remercie. On va faire des premières parties aussi, pour Miossec je crois, notamment, et où on va jouer à deux, et c’était un moyen de tester cette formule là. D’habitude, sur scène, il y a un violoncelle, un peu plus de musique, là, c’est un peu rêche, mais ça met mes chansons en avant.

 

- En plus , c’est 15h30…C'est un peu étonnant de te retrouver aussi tôt dans la journée avec la presse que tu as eue.

 

Oui.. ça s’est signé il y a peu de temps, et c’est le coté soleil, ils ont dû se dire il faut le faire jouer quand le soleil est le plus haut, non ?

 

- L'environnement Montagne, ça te plait ?

 

C’est magnifique, mais je viens généralement l’hiver… c’est que je n’aime pas trop marcher. Ici, je pense que c’est essentiellement la rando et le vtt les sports nationaux, et ça je ne suis pas un grand adepte. Enfin, je suis surtout flemmard. Mais jouer devant une montagne comme ça, c’est magnifique. Y’a un ou deux moments dans le concert, même si t’es un peu focalisé, tu regardes un peu dans le vide, tu regardes la Montagne et où tu te me dis : ouah, quand même.

 

- Justement sur la prestation scénique, tu as fait les chantiers des francos [qui est une formation à la scène]

 

Oui

-Comme Alex Delano pour parler de la filière canadienne… Il y avait aussi Pain Noir cette année avec toi...

 

Non, ou c'était une autre session. Avec moi, il n’y avait qu’une artiste qui s’appelle Cléa Vincent [dont on a parlé dans l'interview de  Saligault]

 

- Ah, ok, et demain, ici, les Sages comme des animals, qui y sont allés également, Felzine aussi que tu connais bien. Qu'est-ce que ça t'a apporté?

 

C’est la première fois que je travaillais avec le groupe sur un autre axe, c’est-à-dire pas comme quand on répète en studio avec le groupe, on n'est que sur un truc « musique, musique »… alors que là, ils sont sur un registre plus émotion, placement du corps, des choses que je n’avais jamais travaillées, et je crois que j’ai pas mal appris., il y a vraiment un avant et un après. Prendre conscience de chanter vraiment, d’essayer de retrouver la sensation de chaque morceau, séparer émotionnellement chaque morceau plutôt que juste essayer de bien faire.

                                                 Severin à l'aise sur scène (Vercors Music Festival 2016)

- C’était le gars de Tryo qui vous coachait ?

 

Non, C’était Prohom.

 

- Ah, oui, il le fait depuis quelques années, un lyonnais.[ex-membre du Voyage de Noz, et auteur de plusieurs albums].  

J’ai regardé ton choix des « 10 chansons que l’on devrait tous connaitre par cœur » (dans le livre de Baptiste Vignol - le choix de JL Murat et les artistes qui ont choisi du Murat), il n’y a pas beaucoup de Murat… Donc, tu ne le connais pas ?

 

Ecoute, j’ai honte mais j’ai lu beaucoup d’interviews de lui, je me suis plus intéressé au personnage et je n’ai pas beaucoup écouté sa musique.

 

- Bon, pas de problème… Je vais quand même partir sur quelques points communs, ce qui te permettra peut-être de t’intéresser à lui… et il y a notamment la bossa, vous avez été cité ensemble récemment dans quelques articles qui traitaient de ce petit mouvement brésilien récent (notamment avec la sortie du disque de Paulien Croze). Murat a repris Jobim. C’est aussi une tradition française depuis les années 60… [on peut citer Françoise Hardy]

Alors, Murat il disait à l’époque qu’inconsciemment une chansons sur deux qu’il écrivait était une bossa. Toi dans quelle posture es-tu par rapport à ce style ? instinctif ? une influence ? un axe de production ?

 

C’est une influence, une inspiration. C’est plus dans le côté Brésil que j’ai découvert par ma femme, cette façon de faire passer certaines émotions, parfois légères, parfois moins, avec une musique qui est un peu teintée de soleil. Et aussi s’autoriser à chanter tout doucement, très calmement, de pouvoir dire des choses tristes avec une forme de bien-être. Et ça, je l’ai découvert dans la chanson brésilienne, alors que chez les français, tout semble plus… pas revendicatif mais plus frontal. Mais ça donne envie d’écouter des disques de Murat… tu me diras lesquels.

 

 - Et bien, c’est les premiers… enfin, le manteau de pluie notamment. Sur la bossa on va te coller cette étiquette-là. Est-ce que c’est vraiment une identité ? une orientation artistique durable ?

 

Oui, je pense. Ce qui est amusant, c’est qu’avant même de connaitre ma femme, j’avais déjà une chanson en portugais. J’ai toujours eu cette attirance pour ce truc exotique. Le fait d’être enfermé dans une cave finalement toute ta vie quand tu fais de la musique, tu as besoin de soleil, tu essayes de le trouver autrement qu’en allant dehors, et ramener des sonorités un peu ensoleillées dans ta cave, ça te permet d’être un peu moins dans l’ombre.

 

- J’ai trouvé quelques citations de Murat sur la bossa : je pense que tu vas confirmer, les propos mais voyons toujours :

C'est pour moi la musique du chagrin

La chanson d'amour brésilienne est toujours noble

La tristesse est un cheval fou que la langue portugaise sait très bien dompter.

Un autre extrait d'interview:

En ce qui concerne la bossa, c'est pour moi la musique du chagrin. Un souvenir très précis. Tout gamin, je n'avais pas le droit de regarder les films à 20 h 30. Il y avait Orpheo negro qui passait un soir. Je devais être tout triste, pauvre garçon dans mon lit. J'ai passé tout le film l'oreille collée à la cloison et ce fut un émerveillement. Ce que j'étais se trouvait en phase avec ces harmonies et ce tempo. Ça, je l'ai toujours gardé. Je pense que Le Mendiant à Rio est le truc définitif, que je ne ferai plus de bossa. Car il y a une connotation mièvre dans la bossa, c'est pour ça que je dis à la fin "Tu peux te moquer de moi" . beaucoup de gens n'arrêtent pas de se foutrent de moi parce que je fais de la bossa. On croit qu'il y a là une faiblesse élémentaire. Mais Joao Gilberto, c'est la voix que je préfère. Et les mélodies, les harmonies, c'est Antonio Carlos Jobim. Instinctivement, une chanson sur deux que je fais est une bossa, et je sais que ça vient de l'enfance. Michael Franks déteste l'adaptation de sa chanson sur Le Mendiant à Rio. Je lui ai pourtant envoyé une lettre en lui expliquant qu'il avait fait une chanson sur Jobim en tant que Californien et que moi, en tant que Français, j'avais une façon de voir les choses un peu plus cruelle, avec un sentiment de culpabilité.

Je pense par exemple à Carlos Jobim qui explique qu'il a inventé la bossa en jouant du Debussy. Il jouait du Debussy au piano, les fenêtres ouvertes, et c'est en entendant les rythmes provenant de la rue mélangés à Debussy qu'il a inventé la bossa.

 

Je suis complétement d’accord. C’est la saudade. Après évidemment, je pense qu’il est comme moi : la musique brésilienne dont il parle, c’est bien sûr une certaine musique des années 60, 70. Aujourd’hui quand tu vas au Brésil, la musique qu’écoutent les jeunes, ce n’est pas tellement celle-ci. C’est une musique hyper américanisée que je trouve assez dégueulasse.

 

        Hommage

On ne peut pas parler du Brésil, sans parler de Pierre Barouh. J'ai regretté de ne pas en avoir parlé avec Severin ce juillet 2016,  et dans le blog  à la mort du créateur de Saravah qui a suivi peu de temps après (28/12/2016).  

         Severin le connaissait depuis deux ans. Il parle de lui au FIGARO.

         Et il avait invité Pierre à chanter avec lui au Franco: 

Severin a repris ce titre dans son dernier EP.  On peut retrouver la dernière grande interview de Barouh dans le livre de Baptiste Vignol "les tubes, ça s'écrivait comme ça" (La Tengo, nov 2016).  Reprenons l'interview...

- Je voulais aussi te parler de Jean Felzine, ex-Clermontois, de Mustang. C’est un ami, il est sur ton disque. Parle nous de lui.

 

C’est un pote. On s’est rencontré… je crois d’abord par des scènes communes… en jouant les mêmes trucs. On s'est bien entendu. Et on a commencé à faire de la musique ensemble. Je bossais aussi avec Jo Wedin, qui est maintenant sa compagne. J’ai voulu pour ce disque me mettre en chanteur et faire venir des musiciens, qui se connaissaient pas forcement entre eux, mais qui pour moi étaient les meilleurs dans leur domaine et Jean, pour ceux que je connais à Paris, c’est le meilleur guitariste que je pouvais espérer avoir. Il est hyper identifiable. Il a son son, son truc.

 

- Quand j’écoutais le disque, je me disais : ça sonne effectivement comme Mustang, un peu rétro, mais aussi très brésilien, ça colle bien.

 

C’est ça que j’aime bien chez lui, on n'est pas des spécialistes de la musique brésilienne, tu vas dans n’importe quel bar au brésil, les gens jouent mieux que nous. Mais il a une approche un peu comme ça, tu vois, j’aime bien, j’ai vu l’expo du douanier Rousseau qui n’est jamais sorti de Paris, qui a fait toutes ses peintures sur la jungle alors qu’il allait au zoo de Vincennes. Et moi, j’aime bien qu’on ait une approche un peu comme ça, un peu puéril du truc, et lui c’est pareil. Quand il enregistrait pour le disque, pour lui, c’était de la rumba un peu congolaise qu’il devait jouer à la guitare. C’est un sorte de gros mélange.

 

- Et lui disait à propos de l'enregistrement, qu’'en autodidacte, il avait avec un petit complexe par rapport aux autres musiciens.

 

Oui, mais c’est son imagerie… Mais comme Chez Mustang, lui est fan de musique américaine mais il ne connait pas les Etats-Unis.

 

- Je m'interroge souvent sur la distinction entre la pop, le rock,  la variété…. Autant Murat a fait parfois de la variété, il a toujours été rock je pense… Je pose la question… mais j’ai l’impression que c’est pas quelque chose qui ne t’intéresse pas vraiment, tu confirmes ? L’impression, c’est la chanson ?

 

Oui, franchement… C’est un truc de commercial pour savoir dans quelle rayon, il faut te ranger à la fnac. Ce qu’il faut c’est que ce soit vrai. Je pense qu’il y a des gens qui pensent que je fais de la grosse variété, d’autres qui pensent que je fais de la musique hyper brésilienne Je ne sais pas trop. En tout cas, je ne fais pas de métal ça s’est sûr.

 

- Alors, aussi par rapport aux clips, on ressent que vous pouvez être un "Personnage"… J'ai vu que comme moi, certains avaient pensé à un côté "Pierre Richard", avec bien sûr, un gros capital sympathie immédiat.. On peut aussi évoquer Souchon qui est une référence. Alors est-ce que développer cet aspect, au delà des clips, vous intéressent via la comédie ou des albums concepts?

 

Franchement, ça me ferait marrer oui. Je doute que quelqu’un me le propose là, mais si quelqu’un cherche un Pierre Richard là… je le ferai avec plaisir.

 

- Et côté album concept ? raconter une histoire ?

 

Bon, c’est ce que je fais je pense, mais un album vraiment concept-concept … (hésitation), je ne sais pas… Mais je ne veux pas me mettre de barrières, même si là, je ne me sens pas d’écrire Starmania…. Bien que j’aimerais faire un disque qui a autant de succès… rires… pour ma ferrari qui..

 

- J’ai aussi pensé par certains aspects à Arnaud Fleurent-Didier…. le milieu parisien et sociale, C'est quelqu'un que tu connais?

 

On s’est déjà croisé et c’est vrai que j’aime beaucoup son disque la reproduction.

 

- J’y ai pensé en écoutant  la chanson "ton adn" sur ton papa    [Henri, ancien patron d'HEC et de RFI décédé à 51 ans en 94] … et Arnaud est aussi patron de son label…

 

Oui… tiens, mais ça fait longtemps qu’il n’a rien sorti depuis la reproduction…

 

- Il a sorti un clip…

 

Ah, oui, j’ai entendu…

- Sur les points communs avec Murat, j'ai trouvé ceci: Murat porte le nom d'un aïeul décédée en 1917, et il a indiqué que cela l'avait beaucoup troublé, j'ai lu que tu avais des souvenirs d'avoir porté la croix de guerre de ton grand-père. Est-ce qu'il y a un élément fondateur de ton histoire-là? Je fais le lien aussi avec la chanson "France"....

 

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un héros familial, mon grand père, compagnon de la libération, un des trois premiers à suivre De Gaulle, donc un truc un peu héroïque. Qui marque forcement ta famille. C’est un genre d’exemple. Et France, oui, il y a un peu de ça, dans la mesure où je me rendais compte, c’est une chanson d’amour sur mon pays, mais c’est aussi une autocritique, sur moi qui reste sous la couette. Et bien sûr, j’ai un sorte de sentiment de culpabilité par rapport à ça. Je ne me sens pas du tout héroïque.

 

- Par rapport à l'écriture en français,  comment est-ce que tu écris? C'est très spontanée ? est ce que tu te poses beaucoup de question ?

 

Je me prends la tête oui, mais comme n’importe quel mec qui fait des chansons si t’es un peu exigeant. Après souvent je trouve que quand l’impulsion vient vite, enfin : l’idée principale est bonne, C’est souvent qu’elle est bien… et je passe souvent beaucoup de temps sur des chansons, qui finissent par aller à la poubelle…. Parce que ça a été trop de… Il ne faut pas que le travail, ça se sente je trouve. Il faut donner l’impression qu’il n’ y a pas eu de travail. Sinon, ça devient un peu une dissertation d’école. Donc Spontané mais travaillé.

 

- A priori,  tu fais plus partie des gens qui veulent raconter une histoire? et moins de l'école des "le son fait sens".

 

Oui, mais ce que j'aime bien dans l'art d'écrire des textes, c'est d'arriver avec le moins de mots possible à dire le plus de choses possibles. Et c'est ça sur quoi je passe le plus de temps à essayer de faire des logos un peu, des slogans et trouver la simplicité: un sujet, un verbe, un complément, mais qui évoque le plus d'images. Faut pas que ce soit didactique non plus. C'est ce que je travaille pour le prochain disque.

 

- Alors en petit clin d'oeil à "l'ancrage" territorial cher à Murat,  la journaliste de libération a écrit dans son article sur toi [Séverin Tézenas du Montcel] , sans que ce soit une critique de sa part: "tout se passe chez les bobos, les hipsters". Qu'est-ce que tu en penses?      

 

C'est sûr, je crois que j'assume complétement le milieu duquel je viens, ça fait partie de moi. J'n'essaye pas de lutter contre, de faire semblant. Après bobo, même si j'habite à Paris, à Pigalle, on est au coeur du monde des bobos mais je ne mange pas de graines. Après j'ose espérer que mes chansons puissent parler à d'autres gens que ceux-là. Les gens qui sont tombés amoureux, se sont quittés...

 

- Oui, effectivement, je trouve cette remarque un peu exagérée puisque on a des chansons d'amour...

 

Oui, mais voilà, je ne vais pas tricher... Je ne vais pas m'habiller en pantacourt...

 

- Alors, je m'intéresse au couple mixte... Est-ce que tu t'es mis au portugais?

 

non... pas du tout

 

- Est-ce que c'est macho?

 

Non je crois pas, mais c'est elle qui est en France, si je m'étais installé avec elle au Brésil, c'était différent.

 

AVEC MADAME, dans le clip "FRANCE-BRASIL":

- Est-ce que tu as beaucoup voyagé? Est-ce que c'est important pour toi?

 

Je m'y suis mis ces dernières années, le fait d'être avec une femme qui est brésilienne forcement, et qui a une famille un peu éparpillée à travers le monde. J'ai la chance de pouvoir voyager, mais c'est pour les vacances, et pour moi, les vacances, c'est important. Je suis pour les vacances pour tous.

 

- Donc pas forcement une source d'inspiration?

 

Ah si si... Je ne travaille pas beaucoup quand je suis en vacances, je n'écris pas beaucoup de chansons, mais je suis très productif quand je reviens.

 

- Tu viens de passer à On n'est pas couché, alors est-ce qu'une pincée d'ONPC vaut un baril d'articles dans la presse spécialisée?

 

Oui, il y a un effet notoriété qui dépasse un peu la musique, un côté populaire. Le côté "vu à la télé", ça a une influence, c'est fou. Après, à titre personnel, ça a été très frustrant, je ne sais pas si tu as vu l'émission, mais il y a eu une coupure d'électricité, et j'ai trouvé que je n'ai pas eu le temps de m'exprimer. Dans une interview écrite, on peut mieux le faire. A la télé, c'est un peu le physique qui prime!

 

- Après, c'est le côté de "la prescription" culturelle qui est un peu en crise. Est-ce que tu as vu un effet?

 

Oui, oui, bien sûr. Ca a une influence de ouf.

 

- Je voulais parler aussi de ton label et il y a beaucoup d'artistes qui le font, mais peut-être pas de manière aussi professionnelle que toi, j'ai l'impression. Ca veut dire que tu mets les moyens?

 

J'ai investi tout ce que j'avais là dedans... et je vais réussir à me rembourser, donc c'est bien.C'est un risque, mais quand t'es un chanteur, tu as besoin d'exister par le disque, même si c'est un CV, une carte de visite.

 

-  Tu n'as pas d'accord du tout avec une maison de disque pour la distribution?

 

Non, c'est via deux distributeurs indépendants.

 

MERCI SEVERIN! (et désolé pour le retard)   

- Interview réalisée sous le  soleil du Vercors en juillet 2016, après une bière artisanale ou deux  (Bière du Vercors, + le 9 juillet à 14h30 visite de la brasserie organisée dans le cadre du festival)-

SITE OFFICIEL de SEVERIN

En concert à BLOIS le 22 juillet 2017

On écoute un peu de Severin:

 

Un des titres du dernier LP "albumzinho":

LE RESTE DE MES PHOTOS de SEVERIN au VERCORS MUSIC FESTIVAL:

Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 25 Juin 2017

Non, vous n'avez pas lu "suicidez-vous le blog est mort". Il est juste un peu dans le coma... Ceci dit, on ne sait pas encore s'il se réveillera, ça dépendra sans doute de Murat. Le fait est que je me suis laissé aller au concret de la vie quotidienne... mais il suffit je l'espère d'un petit article comme celui-ci pour que je remettre le clavier de chauffe... d'autant que j'ai deux interviews en cours.

Allez, pour aujourd'hui, une grande archive et une petite chanson.

 

-    Mon avatar sur facebook depuis environ un an est issu de la vidéo ci-dessous... mais je ne l'avais pas diffusé, puisque je n'en avais pas l'autorisation. Elle fait partie des petits trésors visionnables dans les espaces INA ouverts aux publics. Quelqu'un m'en avait proposé des copies moyennant finance et je n'avais pas accepté:  ça finirait bien par sortir... et voilà..  pour un premier document... sans doute pas loin d'être le plus intéressant:  back in 1981

 

 

C'est issu d'une émission de France 3 Auvergne dans laquelle il interprète également la débâcle.

L'occasion de revenir sur ma vidéo pour les 30 ans de cette chanson... et se dire que l'on est en 2017 et que c'est au tour des 30 ans de Cheyenne...

 

 

-   Matt LOW lance une petite série pour cet été: une chanson par semaine et sa petite vidéo, tournée dans différents coins de France.  La première chanson est interprétée avec l'omniprésente Morgane Imbeaud sur des images du petit Rhône, direction le sud donc.  Ce n'est pas un texte de Murat mais de Matt Low lui-même.

 

LE LIEN EN PLUS EN RETARD

Très en retard même puisque Garciaphone (Olivier Perez qui a enregistré le titre ci-dessus) avait lancé sa campagne de crowfounding pour son nouvel album. Il a eu le soutien actif de Laure Bergheaud, Christophe Adam, Pain Noir, Zacharie Boisseau...

Je pense qu'on peut encore commander via le site le nouvel album et écouter deux titres:

http://www.microcultures.fr/fr/project/view/dreameater

 

 

Voilà ce que nous pouvions dire dans l'état d'avancement du cours ordinaire des choses pour le moment.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

Publié le 30 Mai 2017

Cherie Oakley a été la fille au coeur du Cours: la choriste, et un peu plus, du Cours Ordinaire des Choses. Les musiciens sélectionnés par Christophe Dupouy l'avaient tous conseillés comme la meilleure sur le "marché" (selon le discours officiel).  Sa carrière n'a depuis pas vraiment décollée. Elle a participé à THE VOICE, sélectionnée par C. Aguilera  et rapidement défaite... et a continué à jouer les choristes dans le domaine de la country, écrivant même pour sa chanteuse leader: Reba McEntire, une chanson qui semble avoir rencontré un beau succès dans les charts country.

Elle nous propose une reprise ces jours-ci:

http://cherieoakley.com

Allez, on la réécoute avec Murat sur Lady of Orcival sur une vidéo de la camarade Armelle:

 

 

 

- Et téléscopage de l'actualité un rien magouillé par un rédacteur en manque de news: c'est la voix féminine des derniers albums de Murat qu'on peut également entendre via un featuring sur une chanson d'un certain Hein Cooper, australien de son état... qui nous est présenté comme un postulant au tube de l'été.

La rencontre s'est faite via la maison de disque qui a eu l'idée de retravailler cette chanson initialement parue il y a un an, en incluant une voix féminine et un peu de français, histoire de faire percer l'artiste en France. Le tout avec un clip bien élaboré.

Une version live :

Et pour être complet:   CAMILLE présente sur Lilith et le Parfum d'acacia  sort son nouvel album le 2/06. Il s'appelle OUI... et on aura l'occasion d'en reparler.

CHINA MOSES (Lilith) a elle aussi sorti son album en mars chez PIAS.

Par contre, toujours pas d'info sur une éventuelle carrière solo de Laure... qui a chanté sur Taormina....

 

LE LIEN EN PLUS

On a entendu parler de Taormina ces jours-ci cause d'une petite sauterie de VIP...  Les échos dans une course aux clics a même pensé à faire une playlist! En un, "le rocker auvergnat".

https://www.lesechos.fr/26/05/2017/LesEchosWeekEnd/00078-006-ECWE_la-playlist-de-l-actu.htm

Personne n'a dit par contre que les puissants du monde voulaient en fait fêter les 10 ans de la tournée Taormina d'été ... 22 dates en 2007 (et 30 en 2006... une autre époque....), dont devant une foule immense à Cluses:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 19 Mai 2017

Ca m'avait échappé et c'était depuis quelques jours sur la toile. C'est le groupe Destination Murat sur Facebook qui me l'apprend:

Jean-Louis Murat est rentré en studio... avec Denis Clavaizolle. C'est lui qui a vendu la mèche sur son instagram: "Petit atelier de travail avec JL Murat. On cherche :.)".   Petit atelier de travail et recherche, pour n'importe quel artiste, cela ne pourrait être qu'une petite phase d'ébauche et d'expérimentation... mais Jean-Louis n'a plus l'habitude depuis longtemps de "chercher des idées en studio".  Il semble donc bien qu'un nouvel album se prépare... mais c'est à confirmer...  

Pour rappel, Denis a son propre studio, récemment agrandi du côté de Clermont (Cournon).

http://www.denis-clavaizolle.com/

 

 

 

merci Martial

merci Martial

La collaboration en moins

ouf.. parce que c'était une moins bonne nouvelle que j'avais noté:  Après l'absence de Murat sur le nouvel album d'Isabelle Boulay,  c'est Nolwenn Leroy qui annonce son retour, avec un single. Et il semble qu'on ne retrouvera pas de Murat. On avait un petit espoir vu les propos flatteurs de Nolwenn sur le titre "sur mes lèvres"  écrit par Bergheaud pour son dernier album.

 

Rappel:

Vous avez une petite fibre de journaliste? envie d'écrire des chroniques? Venez m'aider pour faire vivre le blog... et si vous êtes parisien, possibilité d'avoir des invitations à des soirées et des concerts!

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 12 Mai 2017

Allez une petite séquence belge me permet de revenir sur la reprise par Murat du titre de Gérard MANSET "entrez dans le rêve":

Sur la Première, un chroniqueur se propose d'interpréter le texte de cette chanson:

https://www.rtbf.be/auvio/detail_paroles-paroles-de-sebastien-ministru-gerard-manset?id=2212645&utm_source=rss&utm_medium=feed

Nicola Sirkis (pour lequel Murat a écrit "un singe en hiver) avait également repris le titre:

 

LE LIVRE EN MOINS

J'avais oublié de vous en parler:  Il avait été annoncé deux livres sur Murat écrit par Didier Le Bras édité par Sophie Thircuir alias Sophie Desestoiles (celle là-même qui développe l'idée que  JLM est la réincarnation de Rimbaud).

Au bout du compte, il est annoncé que le projet est avorté... puisque Murat s'y oppose.

 

LA VIE EN PLUS

J'ai écouté beaucoup de Bashung cette semaine, notamment le texte de Manset "je tuerai la pianiste", que j'adore.

Je suis tombé justement sur ce paragraphe dans une chronique de Visage d'un dieu Inca de Manset:

Dans l’un des rares passages un peu drôles de ce Visage d’un dieu inca, Manset raconte comment il lui est arrivé d’être « reconnu » dans la rue par des gens qui l’avaient en fait confondu avec Arno ou avec Higelin. Mais il n’en prend pas ombrage, au contraire. Il trouve cela normal, puisqu’au fond, ils font tous le même boulot et ne sont que les différentes facettes d’un même ensemble. Le sait-il ? Lorsqu’il développe cette idée, Manset ne fait que réécrire les dernières pages d’un des plus beaux chapitres du Contre Sainte-Beuve de Proust, dans lequel celui-ci explique que si Baudelaire, Hugo, Leconte de Lisle et bien d’autres encore se ressemblent comme des frères sur certaines photographies, c’est parce que l’histoire de la littérature est en fait celle d’un seul poète — du Poète qui, parce qu’il faut bien qu’il soit homme aussi, passe ainsi, au fil du temps et de l’espace, d’une enveloppe charnelle à une autre

A part ça, bonne nuit...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 7 Mai 2017

Vous avez été nombreux (deux, c'est beaucoup) à me questionner hier...  Donc, on va le dire: Il n'y aura pas de KOLOKO cette année. L'information avait largement circulé sur fb, et j'ai oublié de refaire passer le message ici. Donc, toujours pas de nouvelle de Murat... Il n'a pas donné non plus de consigne de vote... mais le contraire aurait été étonnant!!

 

Deux petites actus quand même sur les écrans:

- Marie Myriam était hier invitée d'"On n'est pas couché". Le duo avec Murat a été évoquée: on a appris que c'était à l'initiative de Jean-Louis... et au studio Davout que la session avait eu lieu.  Cela correspond aux informations que contenaient le Cd "40 ans de carrière": le titre apparait comme une production Scarlett.

Peut-être en apprendra-t-on un peu plus prochainement (j'ai adressé quelques questions à Marie Myriam via son attaché de presse (Mathieu Johann))? Ce dernier m'a rapporté qu'ils avaient des retours des fans de Murat pour les remercier d'avoir sorti ce titre.

 

-  Julien Doré a souvent cité Murat, ou Manset ou Christophe ou Bashung.  Il le fait encore dans PARIS MATCH:

Tu refuses pourtant la chanson engagée…
L’intemporalité de mes textes fait qu’ils sont enracinés dans l’époque. Mais moi, je ne prends pas les gens par la main. Les chansons que j’aime sont celles où j’ai pu glisser ma vision. Jean-Louis Murat dit souvent : “Je me suis déjà fait chier à écrire mes chansons, je ne vais pas maintenant les expliquer.” C’est assez juste. Et j’ai l’impression que les gens qui m’aiment s’approprient mes chansons.

La citation est apocryphe bien qu'effectivement Murat n'aille jamais dans l'explication de texte. A ce sujet justement, j'ai retrouvé cette interview dans l'humanité au moment de Babel... avec une petite écho d'actualité au final:

"Jean-Louis Murat. J’ai tenté une écriture plus prosaïque. Les gens s’y retrouvent davantage. Il existe une tyrannie insupportable du « je ne comprends pas ce que vous voulez dire ». Je suis ni journaliste ni scénariste de série télé. De nombreuses oeuvres demeurent peu compréhensibles. Knut Hamsun ou William Faulkner n’étaient pas toujours compréhensibles. On voudrait que la chanson soit d’essence démagogique. Le public aimerait que l’on parle de façon simple de ce qu’il pense ou de ce qu’il vit. Caresser le peuple dans le sens du poil me dégoûte.

HD. Il existe toutefois une chanson réaliste ?

Jean-Louis Murat. Elle est aujourd’hui d’essence démagogique. La chanson, le cinéma et une sorte de littérature journaleuse ont contribué à imposer une forme de démagogie. Cela vaseline le réel et le réel devient simple. Or, le réel est rugueux et complexe. Une chanson devrait permettre d’appréhender le réel. Mon job n’est pas d’être compréhensible. L’être ? Pourquoi ? Leur expliquer la vie ? Pour qu’ils consomment comme des cons et s’achètent des iPhone ? Pour leur apprendre à se coucher ? Abaisser l’exigence conduit à l’avachissement général de la société. Nous sommes devenus collectivement cons. Nous en sommes tous responsables. Et les chanteurs aussi. La conscience de soi, des autres et de la collectivité est aujourd’hui dégradée. Même nos démocraties sont devenues démagogiques. À ce rythme, nous allons finir avec la famille Le Pen au pouvoir. Les artistes portent leur responsabilité. Ils n’ont pas tenu le bon rôle. Nous sommes débordés de pseudo-chansons réalistes totalement vaselinées qui ne correspondent à rien.

Concernant Doré -qui revendique par ailleurs son côté "enfantin" et joueur-, il lui reste je pense un peu à prouver... notamment sur scène. La mise en scène est-elle une démagogie? (vous avez 3 heures).

 

LE LIEN EN PLUS de rappel

 - Morgane Imbeaud avec les songes de Léo sont bientôt à la coopé:

http://www.lacoope.org/concert/les-songes-de-leo

- Eryk e en concert le 14/05

https://www.facebook.com/events/600522220072154/

 

LE COIN DES COVERS

Un petit moment qu'Eric n'avait pas partagé de reprise de JLM, voilà, il neige:

il avait déjà chanté "l"examen de minuit"...  J'en profite pour vous remettre la version d'Alain Klingler - en morceau caché de son dernier disque (à 5 minutes, mais vous pouvez aussi écouter le magnifique Vale) -... et son "jour du jaguar"...

Pendant que j'y étais, je suis allé voir si j'avais raté quelques covers. Et j'ai trouvé :

- Polly Jean, version live, par Séverine De Close dont on avait déjà parlé pour sa reprise du même titre qui a figuré sur l'hommage à Mustango.

- Matthieu Saïkaly (ex-candidat de la nlle star et qu'on entendait avec Nicolas Rey sur inter) y va de son "sentiment nouveau" (je crois qu'on en avait parlé mais je n'ai pas retrouvé).

une minute douce:

Et il y a compét de reprise de l' "au-delà" entre Bruno Romary et Chris (qui par ailleurs vous apprend à jouer JIM). Bruno l'emporte...

allez, pour le fun, une reprise non identifiée  de Regret en live, et surtout une version à la harpe celtique:

PS:  Je rappelle que si vous souhaitez me filer un petit coup de main en chroniquant des disques, participer à quelques événements sur Paris notamment, je suis ouvert à toute proposition!  Personne vénale, s'abstenir, même aujourd'hui.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 5 Mai 2017

LE VOYAGE DE NOZ au RADIANT

Voilà des longs mois que ce rendez-vous était fixé... Le retour sur scène des VOYAGE DE NOZ pour la sortie de leur nouvel album (après Bonne espérance en 2010)!  Et malgré toute l'expérience qui les caractérise - SINCE 1986-... point de nouvel album en vente au bout du compte quand je me précipite au merchandising, dans la salle "club" du RADIANT (à Caluire). Juste des tee-shirts pictogrammés de la nouvelle "aventure": "le début... la fin... le début".   Expérimentés, oui... mais es-spécialistes du retard et de l'a-chronologie!    Le début, la fin,le futur, le passé,  la métempsycose, le chanteur qui rajeunit, Dorian Gray, le futur proche qui est déjà là,  on s'est déjà aimé avant  -et on s'aimera toujours-et j'en passe... et moi, j'ai presque toujours 20 ans quand je les entends. Et bon sang, j'ai l'impression qu'ils nous avaient concoctés une set-liste tout exprès pour nous retourner la tête et nous perdre dans l'espace temps... même si elle  parvient sur la console de Xavier Lestrat quelques secondes avant le début du concert. Heureusement,  en 2h30 de concert, on a un peu de temps... même s'il est distendu... j'en oublie presque mon mal de dos qui m'a consigné au fond de la salle, contre le mur pour m'adosser.  Mes 20 ans? Oui, bon, c'est dans le coeur...

 

 

Extraits vidéo:

A l'honneur, au départ - à moins que ce soit une fin-, quelques titres de Bonne Espérance, une ou deux autres vieilleries... La violoniste qui avait été recrutée au temps du concert du KAO n'est plus là... et c'est la femme de Stéphane Pétrier qui reprend du service, après avoir "interprété" Thelma sur Bonne Espérance.

Les NOZ jouent ensuite "leur nouvel album".... en intégralité? Cela me parait rapide pour cela. On retrouve les thématiques chères à Stéphane, des variations entre les airs rocks et des choses plus pops, au sein de chaque chanson,des ruptures, parfois des séquences plus en "talk over", le prénom-dropping ... Difficile de toujours capter le propos et d'adhérer immédiatement... mais ça a toujours été le cas pour moi quand je découvrais les nouvelles chansons. Exception: la chanson qui a été partagée sur leur sondcloud, avec un piano efficace:

 

Et le concert se poursuit encore... jusqu'à l'arrivée d'Emmanuel Perrin, le deuxième guitariste d'origine... qui a pris du recul... mais assure grave en guest star sur quelques tubes... qui enflamment enfin le public qui était bien calme jusqu'à là. Même si j'ai aimé la guitare d'Eric, l'arrivée d'une deuxième guitare redonne toute sa puissance à la force de frappe nozéenne (force de frappe progressive), même si la guitare acoustique de Stéphane sur quelques titres, les doubles claviers sur d'autres, ou encore le violon nous offrent des atmosphères différentes.

 

Ils l'ont fait... deux soirs de suite (mercredi 3 et jeudi 4)... normal, ils le font toujours.

Et à part ça, on attend donc une date de sortie officielle du nouvel album.... mais cela fait juste 7 ans qu'on attend. 

Facebook officiel:

Site officiel

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres