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Publié le 5 Mai 2020

Mais bon sang, c'est ma foi vrai! On n'avait rien eu de Libé sur Baby love... a-t-il fallu tout ce temps de confinement pour que quelqu'un de là-bas se dise : je vais peut-être écouter le dernier Murat? ...Bon, c'est positif mais le coeur n'y est pas...

https://next.liberation.fr/musique/2020/05/04/murat-du-morose-au-rose-vif_1787323

publication 4/5/2020, internet

Critique

Murat, du morose au rose vif

Par Charline Lecarpentier

Avec son vingtième album, «Baby Love», l’Auvergnat goûte à un groove inattendu et décomplexé.

On n’attendait pas autant de suavité de la part de l’auteur de Suicidez-vous le peuple est mort (1981), mais bienvenue à elle ! Sur Baby Love, son vingtième album, le berger auvergnat, chef de file de la chanson française pessimiste, s’offre une tangente inespérément pleine d’espoirs et de groove. En studio avec son collaborateur Denis Clavaizolle, il s’est donné pour mot d’ordre de s’imaginer «en 1985, comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique. Nous avons recherché la simplicité, avec des chansons au format 3’30"».

Prolifique sur le tard, Jean-Louis Murat s’est offert un battement de deux ans depuis son dernier album, Il Francese, d’italo-pop moderne mais francophone, aux textes endeuillés. L’année d’avant, le trésor expérimental déroutant Travaux sur la N89 nous préparait déjà à tous les rebondissements, partageant un passionnant terrain de fouille autant dans les circuits électroniques détournés que dans les fils de textes expérimentalement embranchés. Il y a déjà un quart de siècle, Murat racontait à Libération : «Je n’ai pas beaucoup d’estime pour ce que je fais : se regarder dans une glace en croyant parler pour les autres. En Europe, on est tous des chanteurs du XIXe, alors que Snoop vient du XXIe De plain-pied dans le XXIe, Snoop Dogg n’est plus vraiment dans les radars, et Murat, 68 ans, pourrait ne pas être resté XIXe siècle si en 2020 il ne venait pas mépriser la génération actuelle. Dans une piteuse déclaration à Paris Match, il avançait récemment, tout bougon, que d’Angèle à Beyoncé, «si elles n’avaient pas des mecs derrière, elles n’en seraient pas là». La police est suffisamment dehors pour qu’on lui emprunte sa casquette pour ce type de bassesses dont nous rabattent régulièrement les jaloux.

Jean-Louis Murat sort donc à 68 ans son premier album disco. Hyper décomplexé et référencé, Baby Love est dans sa trame romantique un album d’entre-deux amours, mais surtout une étreinte en direct de la pop culture la plus cajolante, comme l’atteste son récent coup de foudre pour Earth, Wind and Fire, cette inclination funk qu’il n’a pas toujours assumée, sur laquelle il a peut-être éternué dans d’autres interviews que nous n’avons pas lues. Le voici qui désinhibe les cuivres, s’entiche de la new wave 80’s et de ses chœurs chatoyants. Sur la Princesse of the Cool, il se glisse, avec un minimalisme moins daté, dans la jeune vague actuelle de chanson discoïde et feutrée, et chante : «Voilà le rebirth of the cool / C’en est bien fini de l’éternel retour du blues.» Calmos, l’album se termine, cinq titres plus tard, sur un hommage au maître swamp rock Tony Joe White, dans une évocation voodoo où il finit par un «P’tit gars fais gaffe à celle qui n’aime plus la guitare», qui brouille comme toujours les indices sur ses prochaines inflexions.

 

Charline Lecarpentier

Jean-Louis Murat Baby Love (Le Label [PIAS])

 

merci flo pour le scan papier: 5/05/2020 (disponible en kiosque!)

Chronique dans Libération

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 1 Mai 2020

 

1) Petite virée à l'étranger, avec UNE QUESTION à MURAT sur la RTS.

https://www.rts.ch/play/radio/merjeudredi/audio/le-merjeudredi-est-la-tribune-pour-les-artistes-emergents-a-travers-la-francophonie-?id=11248190

A partir de 38 minutes, "princess of the cool", suivi d'un petit phoner, et de "ça c'est fait"

Murat indique avoir hésité à enregistrer à "ça c'est fait", "un peu bébête", mais il indique qu'il ne s'agit pas que d'un règlement de compte à une femme, mais aussi à la société française (l'insuccès avec pearl harbor), avec le double sens déjà indiqué précédemment: je m'écrase, dans le sens du crash et du silence...   Reste à savoir si son insuccès en France n'est quand même pas un peu lié au fait qu'il ne s'écrase pas suffisamment... 

il faudra surveiller la RTS car il reste sûrement d'autres bouts d'interview à nous faire écouter.

 

2) Christine and The queens parle une nouvelle fois de Murat. La première fois, c'était pour nous dire que c'était la musique qu'écoutait ses parents... Finalement, avec l'âge, peut-être, aime-t-elle de plus en plus... ON le dirait en écoutant son propos sur FORT ALAMO:

https://www.franceinter.fr/emissions/pop-n-co/pop-n-co-30-avril-2020

'intro parfaite, façon insolente de gérer la tension entre trop et pas assez (dans la littérature), sensualité..."

et oui, selon Christine, Murat est un chanteur chic et un poète à la fois.

                                                           Le nouveau quotidien (Suisse) en  93

 
 
 
3)  Et voici des nouvelles de MARIE MOOR. 
 

                                                                        Bayon qui a réussi à mettre Marie MOOR, en couv...

 
On en parlait la semaine dernière à propos du décès de Christophe.
Elle vient de partager un titre inédit du travail avec Murat et ses acolytes (Bonnefont, Denis). Voici ce qu'elle en a dit:

Cette chanson m’est très chère. Elle vient des souvenirs de mon enfance à Provins. C’est le premier texte que Murat a mis en musique. Il me l’a chanté au téléphone. J’étais sur le petit balcon chez mon père, à Granville, le soleil se couchait sur la mer, et j’avais sa voix au creux de mon oreille. C’est un de mes plus beaux souvenirs et c’est ce soir là que j’ai écrit ´La main gauche de la nuit’ ... C’était en 1997

On termine avec une vraie actualité pour Marie MOOR:  Un texte pour Bertrand Burgalat... qu'il sort aujourd'hui... Parce que d'actualité: il est en effet question de géolocalisation et d'appli. Je me rappelle de Bertrand qui disait ne pas sortir d'album puisqu'il n'avait pas de storytelling à proposer... L'actualité lui permettra peut-être de profiter d'une vague médiatique. En tout cas, c'est réussi pour l'ancien boss de Fred Jimenez et David Forgione, bassistes de Murat.

 

L'IMPORTANT, C'est LA JOUTE EN PLUS

 
 
@Elsa_Lunghini
·
Pauvre idiot! @angele_vl C’est marrant cette impression de déjà vu! Il m’avait pourri aussi quand j’avais 16 ans...Un récidiviste! En attendant je vous embrasse  #aigreur #betise #mechancetegratuite
 
 
LA LISTE ALL THE BEST EN PLUS
 
Baptiste Vignol pour rendre hommage à John Prine convoque ses meilleurs souvenirs de concert,
 
On peut avoir vu ....  Jean-Louis Murat mettre au pas la Madeleine. On peut avoir vu tout ça. Sans jamais oublier le bonheur d'avoir vu John Prine pour de vrai.
 
 
 
LA MUSIQUE EN PLUS
 
 

Je n'avais pas pris le temps de tout écouter en détail des choix musicaux de JLM (cf l'article précédent).... C'est rattrapé.... et quels bons choix tout de même de Mr Bergheaud (je découvre le titre de Kanye West notamment).

Et en entendant le titre ci-dessous, on ne peut qu'être impatient de découvrir la version de Murat (s'il a choisi de réinterpréter ce titre)  #albumdereprisedeCelentano

https://www.deezer.com/fr/playlist/7581290702

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Rédigé par Pierrot

Publié le 28 Avril 2020

1)  Ah, il y en a qui se donne du mal pour m'alimenter en news jour après jour... une photo instagram, une vidéo... et en grattant, grattant, en s'appuyant sur une newsletter du chanteur qui s'était faite rare (elle annonce aussi "des concerts dans toute la France"),  une playlist, une liste d'écoute en québecois, proposée par le chanteur, histoire aussi de mobiliser un peu les auditeurs possibles sur les deezer, spotify... où on a vu que les chiffres n'étaient pas à la hauteur de cet artiste.

C'est annoncé comme un premier volume : SOUL BABY

Je veux le même pantalon!

Bon, à part ça, ne faisons pas  la fine bouche... On adore quand Murat nous cause musique et de ses goûts... même si c'est cette fois sans commentaire de sa part. Dommage. Je vous rappelle que vous trouverez tous les articles à ce propos dans la catégorie d'articles :"goût de qui vous savez sur le blog (ah, que c'est bien foutu quand même).

https://open.spotify.com/playlist/0VwxZ6LyVgJVquaxyv9xGE?si=kQdxunZ0RwyjfWKZhlPxDA

 

A première vue, des choses surprenantes parce que loin du blues et des US puisqu'on nous annonce de la SOUL :

- Bowie,   mais le dernier album de l'homme aux yeux vairons a plu à Murat par ses expérimentations. C'était indiqué dans le Monde en 2018

- aussi du Pet Shop Boys... pour nous rappeler que Julian Mendelsohn, le producteur du morceau, a mixé le Manteau de pluie. En fin d'article-ci, j'avais partagé une interview autour de la pop anglaise et cette collaboration.

 

- On retrouve l'intérêt pour le travail de production, de recherche avec TAME IMPALA, sans compter que Murat aime peut-être le travail artisanal (fait à la maison) du leader Kevin Parker.

- Au rayon Musique du monde: 

*Celentano mais on n'a pas fini d'en parler, puisque je le rappelle un disque de reprise a été annoncé, et je m'en félicite. Murat est un immense interprète, c'est ce que je me disais hier en joggant sur "l'examen de minuit"... et ses adaptations sont une réussite: d'avalanche IV à Richard, mon frère d'angleterre etc etc.

*le tube Caruso, si... 

*et du flamenco avec ROSALIA, chanteuse catalane.  L'occasion de rappeler la phrase : "j'adore les voix de filles qui ne craignent pas les garçons". Une version live et a capela:

Le reste est plus attendu: Tony Joe, Marvin, Wilson, Al Green, en passant par les modernes Kanye et F. OCEAN, en passant par un peu de blues...  le funk (Funkadelic), le jazz, et Donna Summer pour la disco.   On peut quand même découvrir The spinners,  Eddie Kendricks (ancien des temptations), ou King Curtis,  directeur musical d'Aretha Franklin, (qui travaillait sur Imagine quand il fut assassiné...  Quelques années plus tard, Murat faillit appeler son groupe L'homme qui a tué John Lennon... mais ça n'a aucun rapport)

LA LISTE complète:

 

2)  Encore une mini-chronique trouvée sur le web: site Bubzine, mais elle est amusante et touchante!

http://www.bubzine.fr/2020/04/25/jean-louis-murat-baby-love/

Derrière le personnage médiatique bourru, râleur, parfois saignant (sa sortie sur la mort de Johnny), se cache le prince of the cool. La voix traînante, le groove lancinant, c’est la marque de fabrique de Murat. Mais jamais l’auvergnat n’a semblé aussi fun et détendu que sur ce Baby Love ensoleillé et joueur (ah, ces sons de clavier bubblegum, cette wah sautillante : magiques !). Cela fait maintenant quelques années que Murat se réinvente à chaque disque, laissant de côté son folk rock poétique et chaleureux pour embrasser d’autres styles. Ici, il est parfait dans le rôle du vieux beau sur le retour, bien décidé à dynamiter le bal du village et embarquer la jeunesse dans son sillage.

François Corda

Jean-Louis Murat / baby love (France | 6 mars 2020)

 

LA COVER EN PLUS

Une cover par Sinaïve, groupe alsacien, qui a eu l'honneur d'être partagé par Section26 sur twitter. Ah, parce que je vois qu'ils sont en contact avec un de leur collaborateur: Premier extrait vidéo de Reprise Party, K7 de covers (& adaptations à la SLC) qui sortira en collaboration avec l’inénarrable Renaud Sachet et son fanzine Langue Pendue!
Vidéo virale ou rodéo rural présentant des traces minimales de notre confinement. Ici, l'Auvergne de Murat se change donc en mighty Haut-Rhin.     
On pourrait donc peut-être se procurer sur un support physique cette cover.

C'est filmé à Ste-Marie aux mines, au pays de R. Burger. On aperçoit une chapelle mais ce n'est pas celle où joua Murat il me semble (car je crois qu'elle était plus excentrée du centre-bourg)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #le goût de qui vous savez

Publié le 25 Avril 2020

1) Après l'annonce des concerts de la BOULE NOIRE, j'attendais un peu des news à propos d'autres dates... et non, je ne voyais rien venir. Expiation de coronavirus pour hier la grande armée des fans, aujourd'hui, un troupeau, souhaitant entendre : il neige, il neige toujours.... et voir l'empereur, enfin son maréchal!, debout, qui nous regarde (les yeux fermés) .... Et là, Vitry-le-François, marne plaine!!  Soudain, joyeux, nous disons : Yout-chi! - C'était un concert.

Je tombe donc sur ce bout d'article auquel je ne peux pas accéder en entier, mais il est bien daté d'aujourd'hui, et il est question d'une programmation de MURAT JEAN-LOUIS en mars:

La saison des spectacles se prépare malgré tout à Vitry-le-François

 

... d’Astonvilla en novembre, les chanteurs Jean-Louis Murat en mars et Mathieu Boogaerts en novembre... Sans compter que les apéritifs en musique, gratuits, seront multipliés. Ils rythmeront, cette fois, toute...

samedi 25 avril 2020 Mathilde Escamilla eng.REM

article réservé aux abonnés.

 

2) La chronique signée Kevin Muscat (déjà croisé ici) sur Lyon Capital (paris succursale!). On l'a connu plus loquace.

https://www.lyoncapitale.fr/culture/pop-rock-nouveautes-musicales-pour-le-confinement/

 

Jean-Louis Murat

Baby Love (Pias)

Chaque année, à peu près à date fixe, vient le temps du Murat nouveau, aussi régulier que le beaujolais mais bien plus surprenant. Après des albums échappatoires tels Travaux sur la N89 (ovni WTF en forme de suicide commercial) et Il Francese (retour à des formats plus classiques mais sous influence électro-hip-hop), un troisième disque aurait dû compléter ce qui devait être une trilogie. Mais comme Murat est insaisissable il en prend le contre-pied, revenant à une démarche qui peut rappeler Cheyenne Autumn (1989) et Dolorès (1995) avec l’omniprésence du gourou des claviers et ami Denis Clavaizolle. Un Murat qui se fait soulman désabusé à la Marvin Gaye, en sortie (définitive ?) d’une énième histoire d’amour. Baby Love s’inscrit ainsi dans la belle tradition de l’album de rupture (dans toutes les acceptions du terme) mais avec un sens du groove hautement consolateur qui permet de passer à la suite. Et, avec Murat, la suite n’est jamais loin.

 

3)   Vous vous rappelez? Non.. Bien-sûr que non... bien-sûr, y a que moi qui s'intéresse un minimum... que la prestation de Jean-Louis Murat au Printemps de Bourges avait été sélectionnée parmi les plus marquantes par les lecteurs du Berry républicain.  Le confinement faisant qu'on s'emmerde et que c'est aussi vrai pour les journalistes internet qui télétravaillent loin du front... SUD-OUEST propose un reportage photo sur les grands moments du PRINTEMPS depuis 1977....

ET on retrouve notre Jean-Louiiiieeuu.... avec une photo floue, bien connue (afp).

Au programme: Chet Baker, Cash, Higelin, De Ville, Chistophe, Gainsbourg... et du plus récent

https://www.sudouest.fr/2020/04/21/en-images-les-grands-moments-du-printemps-de-bourges-depuis-1977-7426485-5022.php

 

4)  Est-ce que ça rend heureux Jean-Louis ?  Après deux titres inédits de Dylan, dont au moins un qui a dû lui parler -voir les articles précédents-, voilà t'y pas que les ROLLING STONES ont livré un morceau inédit...  Il a encore indiqué récemment son faible pour les lead guitares, et notamment Keith... mais autant il aime les vieux bluesmen... autant il est plutôt vache avec les anciennes gloires du rock... qui, il est vrai, n'ont pas eu la chance de mourir  à 27, même s'ils ont fait ce qu'ils ont pu. Il a aussi dit qu'il aimait les artistes vivant et qu'il ne les collectionnait plus après leur mort... Les Stones sont vivants, ils sont rescuscités.  Et ça sonne quand même un peu blues, ce titre "écrit en 10 minutes" selon Keith:

 
5) Petit joueur
 
Polnareff, interrogé pour trouver un chanteur qu'il n'aimerait pas, à citer le nom de JUL. Il s'en excuse.
Voilà...
CA, c'est de la joute.  Et du côté de raprnb.com, on en profite pour reparler de Murat clashant PNL
 
 
LE MOMENT TWITTER EN PLUS
 
Un certain LEW a été commentateur régulier du blog au temps de sa splendeur passé, au côté de Matthieu, et de certains autres, toujours présents de temps à autres. Merci à eux.  Un petit coup de nostalgie... c'est ça le cafard... et chassons-le. Voilà que de toute évidence, j'ai retrouvé LEW, la plume ne trompe pas. Il nous a fait un petit feuilleton poétique sur Jean-Louis Murat sur twitter:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1-Les journalistes ligneux ou de papier, pros ou de circonstance, fouettent en chœur le même glib de la sauce servie par le Baby Love de #jeanlouismurat. Ils vont tous au rabiot, au prorata du rata médiatique. Ne restent que les fans de toujours pour la mieux (con)texturer...
 
 
2-Le Baby Love de #jeanlouismurat peut s'entendre comme une résurgence du grand "Vénus" d'il y a 27 années lumières. Rouge Est Mon Sommeil est, dans l'hyperespace, un titre dicté par notre bel aujourd'hui. Notre virus est son grésil, son Salman nous voit Rushdies reclus chez nous
 
3-La couve de l'album Vénus de #jeanlouismurat déclinait d'avoir à se rouler dans les facilités du ton sur ton rouge. La charnelle et gorgeuse orchidée poussait orange et jaunes au cœur d'un nuage de débris de pistils mauves.Aucun bourdon ici, pas de nostalgie.Cafard métamorphosé
 
 
4-Sur son blog, Ph. Bilger, de façon honnête prend son courage à deux mains, salue l'optique de #jeanlouismurat, même si les choses remontent à d'autres terrains que celui de ces guerres de micro picrocholines. En novembre 1993, les 2 chanteurs sortaient leur Rouge respectif...
 
 
 
5-L'Album de Goldman s'avançait comme un T34 dans l'arène médiatique. Lutte d'influence avec #jeanlouismurat. C'était à qui gagnerait les caresses de la presse bohème de la gauche bourgeoise prescriptrice. Murat avait Lenoir, Dahan et l'armée mexicaine des Inrocks dans la poche..
 
 
 
 
 
 
8-Son Rouge devient le Kulturkampf qu'épaulera la chaîne mitterrandienne Canal+, alors que le chanteur décrie son tournant libéral-socialiste. Goldman sombre dans le slogan (1000 ans de lutte !), marie le fascisme rouge avec le noir. #jeanlouismurat regarde passer le train Bleu.
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POUR RAPPEL, toujours en achat libre avec du Murat dedans:

- Vinyle et audio; numéro 1

https://blog.francetvinfo.fr/supersonikk/2020/04/21/vinyle-audio-un-nouveau-magazine-pour-tous-les-passionnes-du-bon-son.html

- Magic!

- Francofans et Hexagone mag:  sur leur site

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 24 Avril 2020

bonjour,

 

Ah, sacré Jean-Louis...  Voilà qu'il nous dit aujourd'hui "je suis une femme", et louange Billie Eilish pour la perfection de son chant! (ce n'est pas une question de rééquilibrage puisque ça a été enregistré avant  l'interview de Paris-Match). ll louange toujours Orelsan. 

Une interview donc sans polémique (enfin presque) et intéressante, notamment sa phrase "si tu veux que je m'écrase" avec son double sens valable (comme un avion et se taire). Un Jean-Louis comme on l'aime, alors t'écrase pas.

 

LE LIEN EN PLUS

https://www.lesinrocks.com/2020/04/22/musique/musique/les-albums-les-plus-marquants-de-2020-pour-linstant/

Franck Vergeade a choisi (le seul des inrocks) de faire figurer Baby love dans son best of 2020

1. The StrokesThe New Abnormal
2. Jean-Louis Murat Baby Love
3. Chassol Ludi
4. Yves TumorHeaven To a Tortured Mind
5. Andrea Laszlo de Simone – EP Immensità

interview sur QOBUZ

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 22 Avril 2020

 

https://www.mamusicale.fr/mamusicale/restons-dans-le-monde-avec-jean-louis-murat/

En ces temps de confinement et de décentralisation musicale, on se connecte à l’Auvergne, avec dans les oreilles le 20ème album de Jean-Louis Murat.

Baby Love, suave galette rose à la pochette disco délicieusement kitschissime, est sorti juste avant les portes closes, le 6 mars 2020.

Le chanteur est prolixe. Comme il dit, c’est le fait d’habiter à la campagne avec un trop plein de vie. Alors il sort un album par an. Celui-là c’est le 20ème. Au milieu de toute sa production, singles, musiques de film, milliers de dates de tournée. Baby love, album co-réalisé avec son compère de toujours, Denis Clavaizolle, s’aventurant dans un registre différent musicalement des précédents.

Baby Love, en référence à un titre éponyme des Supreme, qui avait mis en lumière Diana Ross. Album dans les traces des idoles blues du chanteur : Tony Joe White et John Lee Hooker. Au ton volontairement funk, inspiré par Earth Wind and Fire, pour un résultat au bon groove qui met des paillettes dans nos vies de confinés. Bon, à la différence que Murat reste un poète proustien presque sorcier, aux textes et allusions à sens multiples parfois incompréhensibles pour les incultes, qui décoiffent davantage que ses mélodies extatiques.

Et que cet album chronique essentiellement sa séparation, comme la plupart de ses albums, reflets de ses errements sentimentaux. Le chanteur qui va bientôt commencer une nouvelle décennie, commence par se dévoiler un peu cafardeux et déboussolé par cette rupture dans Troie « Arrête de m’emmerder s’il te plaît » « Je ne sais plus qui je suis » « Mon amour a duré des milliers de nuits – je ne sais plus où je vis ». Idem dans Ça c’est fait : « Si tu voulais me rendre mon âge, ça c’est fait, babe ». Dans Le mec qui se la donne, le gars de la Bourboule annonce qu’il « vaut mieux en rire ». Il évoque le jour de l’audience de divorce dans La reason why « OK dégage, Chuchota l’avocate, Cette fois c’est la guerre ».

Lueur d’espoir avec sa nouvelle rencontre et des riffs plus gais sur La princess of the cool « C’en est bien fini de l’éternel retour du blues- Je te présente, mon chat- La nouvelle princesse of the cool ». Avec toujours sa poésie savamment tendancieuse : « De source ça coule – Mon navire baise sa houle ». Un Jean-Louis malheureux a retrouvé la force d’aimer dans Si je m’attendais : « Qu’il est bon de t’aimer au cœur ». Il a bien fait de Rester dans le monde. Moralité dans Tony Joe : « Fais gaffe à celle qui n’aime plus la guitare ».

Que vive le rock, quelle qu’en soit sa forme et les effets produits, et que Murat continue de groover avec sa princess of the cool !

 

 

2)  BUZZ :

La tempête dans un verre d'eau s'est déjà éloignée.. même si on retrouve ici ou là des twittos reprochant la programmation de Murat (28 minutes, radio Hexagone).  Murat a offert aux putes à clics de quoi faire un petite article, mais ça n'a pas rempli la sphère non plus, comme l'indique le graphique ci dessous:  sur 7 jours derniers

MAMUSICALE CHRONIQUE, MOCQ COVER, ET SUITE DE LA MOQUERIE

Si on tape Donald Trump dans ce site de suivi des tendances, 2.1 Millions de conversations, 41% de négatif. Angèle est à 16 900 conversations, et 26 de négatif (à partir du 20/04, elle passe dans le rouge... donc pas à cause de Murat, elle vient de parler des "bavures policières"). "The voice" est à 1 M, P.Obispo est à 1300...  pour vous donner une petite idée au hasard.

 

 

3) Didier Mocq alias Blindfold Of The Empire  partage des covers de Jean-Louis Murat sur facebook:

D'autres covers et chansons de Didier sur : https://www.facebook.com/didier.mocq.5

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 21 Avril 2020

Michel VALENTE de section26 a écrit un magnifique texte sur JEAN-LOUIS MURAT et propose son choix du coeur....  Il parle de "son obsession récente" pour l'oeuvre du chanteur "gigantesque".

A découvrir en cliquant sur le lien:

http://section-26.fr/i-like-2-stay-home-33-murat-jean-louis/

 

Une fois le voile levé, en d’autres termes, une fois les chansons brillants de milles sons, en d’autres termes rééditées, celles-ci sont alors venues – définitivement – me pénétrer l’âme et le corps. Comme si je ne pouvais pas jusqu’à présent, comprendre, ce que Jean-Louis Murat appelle quand il parle de ses textes, ce latin des âmes perdues. Car, excusez-moi, oui, c’est de Jean-Louis Murat qu’il s’agit. Et de mon obsession récente pour ses disques. Tous ses disques. Jean-Louis Murat ne se résume pas à un album, il faut plonger dans son œuvre en intégralité pour mieux comprendre – vous pouvez remplacer comprendre par ressentir – cette œuvre gigantesque et ces incroyables mutations. Tour à tour môme éternel, pop cubiste, folk proustien,  électromélancolisme, électronomatopées, pop let-triste (avec ou sans tiret), tourbillons d’électricité van gogh-ien, aucun disque de Murat ne se ressemble mais tous, ressemblent à Murat, à cet homme mystérieux, romantique, contemplatif, colérique, féminin, vivant, terrien, mélancolique. Tout ça mis ensemble donne l’impression d’un désordre, d’une richesse, d’une explosion de sentiments – nouveaux et anciens -, de quelque chose qui se livre totalement. Bref, d’être une musique qui s’ébat libre et heureuse de n’être que ce qu’elle est.

Les 26 chansons qui suivent, ce sont mes 26 chansons du moment – mes obsessions -, celles vers lesquelles je ne cesse depuis des semaines de me réfugier pour y retrouver mon passé, mon présent et y apercevoir, peut-être, mon  futur. C’est comme la vie, tellement beau que l’on oublie que ça peut être triste.

SA SELECTION qui ferait un best of intéressant même s'il manque des chansons mythiques et marquantes: le jour du jaguar, l'irrégulière, je me souviens....

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 19 Avril 2020

1) On commence le tour du jour par une vidéo de 2 minutes diffusée sur twitter par "28 minutes" et qui n'avait pas été incluse à l'émission télé. C'est plutôt très bien fait, et à travers des anciennes interviews arrivent à dresser un portrait aussi juste que possible de l'artiste:

 

2) Un bout de chronique:

https://lapopdalexandreetetienne.blogspot.com/

Jean-Louis Murat - Baby Love
France
Chanson Française, Electrofunk, Pop
  Un peu étrange de voir Murat essayer de donner un fils spirituel au Midnight Love (1982) de Marvin Gaye, disque synthétique, dansant, moite et sexuel, nocturne et urbain. Mais, une fois la surprise initiale passée, on apprécie ce Baby Love à se juste valeur, c'est à dire un bon album de pop francophone, bien foutue et assez courageux de s'aventurer dans ces eaux musicales en gardant la langue de Molière et la voix de Murat comme liants. 

3)  Christophe

Comme toujours, tentons de voir ce que l'on peut dire sur Murat et Christophe.  Ce n'est pas évident cette fois car si on trouve des christophe dans le parcours de Jean-Louis (Pie, Dupouy, Adam), des Bevilacqua ?   J'avais déjà  cherché les connexions en 2010 lors qu'un organisateur les avait réuni lors d'un concert commun à Cannes (en fait Murat étant engagé pour une première partie d'une heure). 

Pas tout-à-fait la même génération malgré juste 5 ans d'écart  (vu le retard de Murat à l'allumage surtout, Christophe a été un chanteur pour minettes dans les années 60, et Murat de 86 à 91) et pas de relation directe ou d'amitiés avérés, mais dans la short-liste des plus grands de la "française pop", ils se côtoyaient de près, Christophe ayant acquis un statut iconique, que Murat n'a pas réellement :  “Dans la quadrature du rock français, Dutronc aux abonnés absents, Bashung, Manset, Murat et Christophe portent la casaque de nos mousquetaires” (François Armanet dans le livret de l’intégrale de 114 Chansons (2008) cité par Vergeade dans les inrocks).  

La personne qui aurait pu les relier était BAYON, son soutien à Christophe ( «une sorte d’œuvre au noir rock français effaçant la concurrence» ou d’«Horus rock… port cintré, nerfs, chevelure warholienne, assises en suspension, poses sanglées»)  est aussi remarquable que celui accordé à Murat, notamment en lui accordant une Couv alors qu'il était au creux de la vague.  Dans le fameux article "COULEURS MURAT"(88), voilà qu'il les rangeait dans la même catégorie:

D'où journée-puzzle avec le nouveau membre dissocié du club des maniaco-dépressifs obsessionnels (Manset, Christophe, Bashung, Dutronc, Gainsbourg), au fond du Puy (-de-Dôme, 63).

L'amour du blues (hooker notamment), l'italie (Christophe: Depuis que j’ai dix-neuf ans, mon rêve, c’est de réussir en Italie. Alors,  il y a une chanson qui s’appelle « Estate Senza Te » (1967) qui fait un malheur là-bas), le cinéma, auraient pu les rapprocher.  Est-ce que Bayon a tenté de les faire se rencontrer?  J'ai regardé si je trouvais un moyen de le joindre, mais il semble qu'il faudrait faire un courrier à son éditeur (on ne le trouve pas sur les réseaux).

C'est Bayon qui est aussi à l'origine d'une autre connexion: Marie MOOR.  Murat a travaillé avec elle autour du projet "svoboda", avant qu'elle n'écrive pour Christophe (comme Elisa Point qui travaille avec l'ami Alain Klingler).

Après une petite recherche, forcement pour des artistes ayant une si longue carrière, on va retrouver d'autres noms de personnes qui ont travaillé avec les deux : Mondino of course,  Olivier Huret (éditeur), Christophe Minck (bassiste pour quelques concerts pour JL), un autre bassiste : Paganotti, présent pour le LP Murat)... mais rien de probant... J'attends donc vos autres idées!

Le fait est qu'il sera peut-être plus facile de dresser la liste de ce qui les oppose : Christophe, parisien et  proche du milieu parisien -les témoignages nombreux depuis 3 jours le montrent, noctambule célèbre alors que JL a encore dit récemment qu'il se couchait comme un paysan, le parcours toxico (cocaine contre codéine?)... et bien-sûr deux ou trois tubes incontournables pour Christophe. "les mots bleus" sont classés dans 22e dans "le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur" de Baptiste Vignol (choix de 276 artistes), "les paradis perdus" figure aussi dans le classement. On n'y trouve pas de  Murat  mais 14 chansons de ce dernier ont été citées et 11 de Christophe.

 

 

Mon article de 2010 sur le même sujet:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-et-christophe-sur-scene-57269855.html

Le retour du concert commun:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-a-cannes-57750839.html


Voici le choix de chansons de Christophe lui-même:

Portrait d'arte, chroniques, Christophe, Dylan et covers

Alors puisqu'il a choisi Alcaline: Je ne vous remets pas mon clip (version "studio")  mais une version live superbe:

4)  Rien de plus remarquable sur le buzz du moment à dire:  la fiche wikipédia a été mise à jour par certains avec cette actualité récente.  L'info a traversé l'atlantique et on trouve des liens sur des "petits" sites anglais (Canada, EU).  Voici un propos intéressant:

DARRAS on the loose

Je ne sais pas où Jean-Louis Murat est confiné, mais de sa cachette il doit s’amuser comme un fou de sa nouvelle provocation @Mepasdutouttoo. C’est facile, mais ça l’est justement parce que ce n’est pas sérieux. Il appuie sur des boutons, et les gens démarrent au quart de tour. Je serais curieux de savoir ce qu’un juge penserait de tout ça s’il était saisi… (allez voir, faîtes une recherche sur Murat et Angèle, et revenez me voir).

 

C’est ça la communication aujourd’hui. La forme, surtout pas le fond.

A force de ne plus s’en approcher, plus personne ne le touchera jamais d’ailleurs. Je parle du fond, hein ! C’est le bon côté. 

 

5)   Dans la série AIMONS LES VIVANT:

Le texte est de circonstance et peut-être que Bob dit l'âme plus que jamais  de JLM

https://gonzomusic.fr/bob-dylan-sort-une-deuxieme-chanson-en-trois-semaines.html

Extrait:

Je suis comme Anne Frank, comme Indiana Jones

Et ces mauvais garçons britanniques, les Rolling Stones

Je vais jusqu’au bord, je vais jusqu’au bout

Je vais là où toutes les choses perdues sont réparées

Je chante les chansons de l’expérience comme William Blake

Je n’ai pas d’excuses à présenter

Tout coule en même temps

J’habite sur le boulevard du crime

Je conduis des voitures rapides, et je mange des fast-food

J’abrite des multitudes

 

Je suis un homme de contradictions, je suis un homme d’humeurs multiples

J’abrite des multitudes

 

Vieux loup avide, je vais te montrer mon cœur

Mais pas tout, seulement la partie haineuse

Je vais te vendre à la rivière, je vais mettre ta tête à prix

Que puis-je te dire de plus ? Je dors avec la vie et la mort dans le même lit

Dégage, madame, lève-toi de mon genou

Ne me parle pas

Je garderai le chemin ouvert, le chemin dans mon esprit

Je veillerai à ce qu’il n’y ait pas d’amour laissé derrière moi

Je jouerai les sonates de Beethoven, et les préludes de Chopin

J’abrite des multitudes

 

6) on se quitte en musique:

 

Mr ROBERT de LYON, programmateur des nuits de Fourvière et ancien des inrocks (qui travailla notamment sur le supplément "murat en amérique", nous livre une très belle version bossa:

et un joli "tige d'or"!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 18 Avril 2020

Après les éloges de la nouvelle république dans l'article précédent, voici de nouveau un bel article de la part de l'HUMANITE, et de LIONEL DECOTTIGNIES.  Comme quoi, les twittos qui parle des soutiens bobo de Murat devrait se documenter un peu plus... En effet, sur la durée, on va finir par trouver plus de louanges sur l'oeuvre de Bergheaud dans l'Humanité, Ouest-France,  que dans Télérama.  En tout cas, avec l'HUMANITE, c'est déjà une vieille histoire (on parlait avec Dominique Séverac de son interview de 99 ici même), puis avec Victor Hache et quelques autres, et désormais Lionel Decottignies... Je vous en ai mis deux illustrations à la suite, mais revenons à 2020.

Vue d'ensemble de la page 15:

 

 

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"
DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"
DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

Le journaliste , parce qu'il a peut-être eu vent de Paris-Match (l'article de l'humanité était pourtant en ligne jeudi 16 avec un titre différent: Jean-Louis Murat, le mec qui aime jouer)  n'occulte pas le côté grande gueule, les paradoxes et contradictions des propos de Murat à travers le temps. On pourrait d'ailleurs en trouver dans certains propos de l'article. A propos des buzz :   "ses diatribes ne sont que jeux et et paris avec son ami ALAIN" (Bonnefont)!! Ah bien, voilà, ce n'est pas de sa faute!  (bon, il pourrait éviter la misogynie... même si c'est la transgression la plus prometteuse en terme de retombée...).

"J'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes dans la salle de classe"! Sale gosse!

"Notre job a un côté comique et grotesque. On ne va pas se la raconter".

Et JL d'indiquer qu'il s'inflige aussi une discipline: "je suis le premier à penser contre moi. Chaque pensée doit être contournée et vu d'un autre angle. Il faut s'efforcer à être incroyant face à toutes les croyances [...] Penser contre soi est un acte de vitalité et de santé mentale. La vie est dense et les contradictions intrinsèques sont des moteurs".   Et ajoute encore ensuite: "le chanson française est pleine de petits Pétain qui donnent au public ce qui veut entendre et lui disent quoi penser".  Penser contre soi... dans la vie de tous les jours? dans les interviews?  Musicalement, je me dis qu'excepté sur travaux sur la n89, son artisanat est plus marqué par la cohérence, peut-être équivalent à une sincérité, qu'à des remises en cause artistiques. D'ailleurs, plus loin:

"Je fais joujou. La pop est une boite à légo. je m'acharne à prendre mon pied".

Et le journaliste de dire que baby love est "impeccable".

La dernière partie, avant un dernier pied de nez pour s'amuser à Neil Young, m'a le plus interrogé: Murat indique: ""Je ne serais pas autant dans ma merde si j'étais soumis aux compromissions". "Ai-je été opportuniste?" s'interroge-t-il (sur twitter, on lui reproche Regrets par exemple...).  Il indique ensuite que ses disques ne payent pas les frais de production,  et qu'il les fait quand même, tout en indiquant que ces disques sont là pour faire vivre sa famille...  et en même temps, on sait que Baby love était censé être commercial.   Le chat noir qui se mord la queue?    "je ne fais pas partie de la famille du business et ses logiques de bazar"... Ne pas avoir proposé un "best of", des live réguliers sont des actes qui accrédite ce propos.

LES ARCHIVES EN PLUS HUMANITE

 

Avril 2001: Il y a presque 20 ans donc... à l'occasion du disque avec Isabelle Huppert. (il est ressorti en vinyle en 2019 pour rappel).

L’amour inévitable de Jean-Louis Murat

Sortie du dernier album de Jean-Louis Murat. La résurrection d’une poétesse du XVIIe siècle, Antoinette Deshoulières. Et une invitée de marque : Isabelle Huppert.

" Deshoulières (Antoinette du Ligier de La Garde, Mme). Poète français. (Paris 1637. Id 1694) ". La notule du Robert consacre à cet écrivain quatorze lignes. On y apprend qu’elle participa à la cabale contre la Phèdre de Racine, qu’elle admirait Corneille, tint salon et publia, entre autres, des poésies manifestant " une grâce déjà romantique ". C’est à peu près tout et on remarquera le masculin de poète qui a son importance. Les histoires de la littérature française ne sont guère plus gourmandes de détails sur cette femme de lettres saluée en son temps et plus tard encensée par Voltaire puis Sainte-Beuve. Une femme engagée, emprisonnée pendant la Fronde, amie de libres penseurs, partie prenante de la querelle des Anciens et des Modernes. Trois siècles plus tard, en 1992, Jean-Louis Murat, notre chanteur le plus précieux, déniche dans un marché aux puces une édition des ouvres de Madame Deshoulières. Et c’est lui qui ressuscite aujourd’hui les vers d’une légèreté trompeuse, d’une modernité étonnante, aussi charmeuse d’esprit que charnelle dans la métaphore, signée de la plume de cette érudite du XVIIe siècle dont l’histoire personnelle rejoint l’écriture " frondeuse ", effrontée, à la pudeur élégante. On y parle du corps féminin et masculin, de la mort et des amours défuntes, de plaisir et de soif de liberté en ces temps de chape de plomb que furent parfois les années " solaires " du roi Louis. On ne s’étonnera pas que Jean-Louis Murat ait eu envie de mettre en musique des textes dont la grâce sceptique ne pouvait que le séduire. Dans sa voix et ses arrangements, ils résonnent comme le prolongement de certaines de ses plus belles compositions, comme les doubles de la mélancolie de Cheyenne Autumn, des sonorités de Murat en plein air sans qu’à aucun moment l’ensemble ne sonne d’un rétro baroque à la mode depuis quelque temps. Il fallait aussi sans doute que cette rencontre peu banale, transgressant les siècles, devienne une aventure hors du commun, en l’occurrence celle d’un couple à trois. Pour habiller la voix d’Antoinette, Jean-Louis Murat a fait appel à Isabelle Huppert, qui, coïncidence, sortait à peine du tournage de Saint-Cyr, le film de Patricia Mazuy dans lequel elle incarne Madame de Maintenon, une amie proche d’Antoinette Deshoulières. Le résultat est l’un des plus envoûtants et beaux disques de cette année. Une osmose réussie commentée par son initiateur.

Ce qui vous a rapproché de Madame Deshoulières s’apparente à un véritable coup de foudre. Comme si son vers " Soyez inexorable / L’amour est inévitable " était une adresse qui avait traversé les siècles.

Jean-Louis Murat. C’est que la femme est étonnante. Mais la découverte pour moi s’est faite en deux temps. D’abord la lecture de ces deux volumes de poésies trouvées sur un marché de Clermont-Ferrand. Fascinés, avec ma compagne, nous nous sommes lancés dans une longue recherche. Et rencontré un personnage rare. Une révoltée, même si le mot a pris un autre sens aujourd’hui. Il faut se souvenir du contexte : Louis XIV, un pouvoir fort, totalitaire. Parvenir à ouvrir une brèche dans ce carcan est remarquable. Cela s’est traduit par un mouvement, les Précieuses, dont Antoinette a fait partie. Pendant quatre ou cinq ans, autour de 1650, ces quelque 150 femmes fondent une véritable République des lettres. Les féministes américaines ont particulièrement mis au jour cette histoire. Selon leur thèse, ces femmes du XVIIe siècle annoncent 1789. Elles s’appuient sur des revendications précises, des valeurs : le divorce, l’égalité hommes-femmes, le contrôle des naissances, l’éducation pour tous. Elles prennent les choses en main pour limiter le pouvoir des hommes. Jusqu’à ce que Louis XIV s’en mêle. Et Antoinette est aux premières loges. Au cours d’une des premières réunions de l’Académie, dans les années 1630, plusieurs de ses membres proposent son adhésion. Le roi refuse avec cette phrase : " Le mot est mâle. " J’ai lu dans Sainte-Beuve que, par la suite, pas dégonflée, Antoinette Deshoulières créa le mot " académicienne ". Pour les Précieuses, pour ce siècle, la langue est un enjeu.

Et Molière écrit les Précieuses Ridicules fin 1659.

Jean-Louis Murat. C’est un salopard, même si on a retrouvé une lettre où il regrette. Le message passe avec lui. Quoi qu’on dise, il était du côté du manche. Quand on voit les pensions dont il a bénéficié, il fait toujours partie du Top 50 de Louis XIV. Pendant longtemps, Antoinette ne mettra pas les pieds à Versailles. Cette tension entre elle et le roi, on peut la lire parfois dans ses textes. Toutes les références au soleil sont négatives. Le soleil " ruine " est une " catastrophe ". D’où son aversion pour Racine, image même du courtisan, du lèche-bottes. Elle, ses amis s’appelaient Corneille, La Fontaine, des proches de Fouquet. Entre eux et Racine, on retrouve le clivage Modernes et Anciens. Pour en revenir à Molière, avec sa pièce, il ouvre grandes les vannes de la moquerie, du retour du machisme. Même si on peut avoir une lecture plus ambiguë de la pièce, le mal est fait.

La langue d’Antoinette Deshoulières est à la fois très directe et métaphorique pour l’époque.

Jean-Louis Murat. Dans ses textes, se révèle une sorte de perspicacité féminine qu’on ne trouve pas toujours dans la poésie féminine. Elle est vraiment hétéro, parle des hommes de façon directe, franche, dans leur entier. Ce n’est pas si commun, même aujourd’hui. De la même façon quand elle évoque le corps féminin. Un texte comme Entre deux draps sur la masturbation féminine, c’est pas mal pour le XVIIe ! À ce moment, la langue se faisait. Et les Précieuses ont essayé d’y mettre un peu de pudeur par des métaphores, de régénérer le langage amoureux. Elles en avaient assez d’avoir affaire à des brutes.

Ces enjeux de langue sont-ils encore d’actualité dans la poésie, la chanson française ?

Jean-Louis Murat. Comme à l’époque, la langue reste à réinventer. Les Précieuses menaient une bataille dans un domaine précis, le langage amoureux. Aujourd’hui aussi, il reste à réinventer. Les seules innovations sont des anglicismes ! Umberto Eco explique très bien dans l’un de ses textes comment le langage amoureux des langues latines, comme le français ou l’italien, est désormais conditionné par les mauvaises traductions et adaptations des soap-operas et des sitcoms américains.

Vous avez dit un jour vouloir lutter contre " la tyrannie du présent ". Cet album en est une illustration. Plus profondément, ce besoin paraît lié à votre propre histoire.

Jean-Louis Murat. Malheur à la tyrannie du présent. L’actualité, le fond sonore. Écoutez, on est là, dans cet hôtel, on ne peut pas être tranquille, il y a toujours NRJ, RFM ou je ne sais quoi, une espèce de tyrannie musicale, des sons, des harmonies. Il faut échapper à ça. Voir un peu ce qui se fait ailleurs. Pour moi, c’est une manière de résister. D’autre part, c’est vrai, j’ai dit un jour avoir le sentiment d’avoir sauté comme une génération. Je me sens toujours dans ce manque. Comme s’il y avait eu un creux dans le passage de témoin. L’impression d’avoir pris le relais, après des gens, mes grands-parents qui m’ont élevé, qui ne parlaient que le patois, qui vivaient comme au XIXe siècle, sans eau courante avec des vaches et un jardin potager. Je croyais que la vie, c’était ça. À quinze ans, j’ai basculé. Je suis passé d’une ferme à l’internat. Et tout de suite, je me suis intéressé à la musique. J’ai voyagé en stop, je suis parti en Angleterre voir des concerts. Mon univers musical est d’abord venu de ma grand-mère. Ses chansons. Elle avait une voix très juste et une mémoire prodigieuse. Je n’ai pas de nostalgie. Simplement, ça donne des racines, des références, du lien. Et puis, j’ai fait la rencontre d’un homme incroyable. Je lui dois énormément. Un professeur d’anglais. Il était arménien. Orphelin. À quatorze ans, il est entré dans la Résistance. Et il est devenu la mascotte d’un régiment américain. À la Libération, ils l’ont emmené avec eux aux États-Unis. Et là-bas, après quelques galères, il a rencontré le jazz. Il était également homosexuel. J’ai compris plus tard. Il ne restait jamais plus d’un an dans une ville. À chaque fois, il y avait des plaintes. Moi, il m’a pris en affection. Et il n’y a jamais rien eu d’équivoque entre nous. J’allais faire mes devoirs chez lui. J’écoutais Miles Davis, Lionel Hampton. Il m’a fait lire Gide, ce qui m’a beaucoup marqué. Il m’emmenait voir des concerts. Il connaissait des tas de gens. À quinze ans, j’ai passé une journée avec John Lee Hooker et Memphis Slim. Oui, je suis passé d’un coup d’un monde à l’autre.

Pour en revenir à Madame Deshoulières, pourquoi le choix d’Isabelle Huppert ?

Jean-Louis Murat. Je n’ai jamais pensé à quelqu’un d’autre. Je la connais depuis la Vengeance d’une femme, de Doillon, que nous avions tourné ensemble. Pour moi, elle incarne l’éternel féminin français. Une énergie, une intelligence, un caractère. Elle m’a dit : " D’accord, mais tu te comportes avec moi comme un metteur en scène. " Et je me suis retrouvé avec cette responsabilité.

Les lieux sont très importants pour vous. Murat en plein air a été enregistré dans la chapelle romane de Roche-Charles en Auvergne. Là, vous avez choisi un château.

Jean-Louis Murat. Je cherchais la même formation que le salon d’Antoinette. Chez elle aussi, on écoutait l’orgue positif, le luth, la viole de gambe, le clavecin, le théorbe. Avec Daniel Meier, qui dirige cet ensemble baroque et a arrangé dans cet esprit sept morceaux, nous avons littéralement campé trois jours dans les murs XVIIe du château de Chazeron. Nous avons ensuite terminé l’enregistrement, batterie, guitares, mini-moog à Paris. Le tout a pris à peine huit jours. De toute façon, vu son emploi du temps, Isabelle n’aurait pu être présente plus longtemps. Et j’aime cette rapidité dans la création.

Didier Rochet

Madame Deshoulières (Isabelle Huppert et Jean Louis Murat) (Labels/Virgin).

Madame Deshoulières, livre présenté par Jean-Louis Murat, dessins de Carmelo Zagari. Éditions des Cahiers intempestifs, 112 pages, 118 francs.

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Ci dessous en 2008:

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

Taormina:

 

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 18 Avril 2020

 

1) Murat a beau livrer un des plus beaux clips de l'année (bon, c'est peut-être le seul que j'ai vu aussi...) dans un format inédit (deux chansons), a beau chroniqué les gilets jaunes en ayant un discours politique (forcement) dézinguant le Président de la République, ou plus prosaïquement, se rouler nu dans la neige sur insta ou reprendre un des tubes des années 2000 ("les sardines"), ça ne fait pas une ligne ou presque dans la presse grand public... mais voilà qu'il fait une vanne, et que ça explose.... Parce que ça fait un titre accrocheur... les putes à clics se saisissent du truc.... jusqu'à ce que certains médias reprennent aussi... notamment France 3 AUvergne    le Figaro (qui indique quand même quelques twittos "positifs",  le Point, Elle,  alors que le Huffington parle de twitter "à l'unisson"-ce qui est faux) ou Ruquier aux grosses têtes (cf ci-dessous).  Brain a la palme du meilleur titre (en terme de "joute": "Quelqu'un pour emmener JLM à l'EHPAD au plus vite?" mais là encore, les commentateurs sont très partagés. Les lecteurs de Valeurs Actuelles eux approuvent...

Bon, je ne vous mets pas tous les liens...  Peut-être encore en plus l'animation de FEMME ACTUELLE qui arrive à parler de Baby Love en un slide. En tout cas, personne pour indiquer qu'il était plutôt louangeur avec elle il y a un an. "seule la chanteuse Angèle semble trouver grâce aux yeux de Jean-Louis Murat" disait Pure People,

Closer  indique qu'Angèle avait déjà eu à se plaindre de Paris Match en mars... pour une couv qu'elle n'a pas appréciée «Plus décrédibilisant et sexiste tu meurs» . Etait-elle nue? lascive sur une plage?  Euh, je vais voir... Jugez vous même:

Peut-être que ça a pu jouer dans toute cette histoire, parce que réagir ainsi à une couv de Paris Match, je suis pour le coup surpris. On l'a obligé à poser ainsi (et on est très loin du peep show) et à se mettre en rose? ok, je suis un "Gros boomer"....
 

Enfin, soit, "l'important, c'est la joute" dit Murat.  Et si ça se passe entre deux caricatures?!! Oui, je ne vois pas trop l'intérêt.  Le propos sur Goldman pourrait être plus porteur de sens.

Je n'ai pas compté depuis 10 ans le nombre de buzz, bad buzz selon moi, que j'ai eu à reporter. Je n'en fais plus un plat... mais c'est moins agréable à relayer que ses propos élogieux sur Orelsan, Morgane, PNL (qu'il a dézingué et adoubé), ou son amour pour la musique, et ça ne m'empêche pas d'être plutôt triste de certains de ses propos (dans l'article, j'avais indiqué mon étonnement sur ce qu'il disait sur le couple, ses mots sur les chanteuses en général sont  navrants).... mais dans deux semaines, il dira "je suis une femme",  fera l'éloge de Joni Mitchell ou Anne Sylvestre...  D'ailleurs, c'est l'occasion de réécouter "un mur pour pleurer":

Je cherche un mur pour pleurer
On ne pleure plus, paraît-il
On avale tout, c'est facile
On ne dit plus rien
Lorsqu'on vous crache dessus
On reste serein, la colère
C'est mal vu
On est poli, poli
On tend son cul, merci merci

 

2) Du 16/04. PAR OLIVIER PIROT

La nouvelle République s'était déplacée à Paris pour rencontrer Jean-Louis:

https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/l-amour-reste-un-mystere-pour-jean-louis-murat-pas-les-chansons-qui-groovent

Musique : l'amour reste un mystère pour Jean-Louis Murat, pas les chansons qui groovent

Sur « Baby Love », on redécouvre un Jean-Louis Murat très dansant.

Sur « Baby Love », on redécouvre un Jean-Louis Murat très dansant.
© (Photo Denis Pourcher)

Dans son vingtième album studio, Jean-Louis Murat chante les différentes phases de l’amour avec un groove que peu d’artistes peuvent égaler.

Le confinement n’était pas encore la norme quelques jours après la sortie de Baby Love. Jean-Louis Murat répond à la NR depuis une chambre d’hôtel à Paris. Au nom évoquant ses racines. L’expérience est intense à nouveau. On sait qu’avec lui, rien ne sera jamais tiède. Et cet album encore moins : chaud, dansant, plein de groove.

La dernière fois qu’il avait été interviewé par la Nouvelle République, il avait parlé du très dense Il Francese, son album précédent. « Le deuxième étage d’une fusée qui en compte trois », avait-il expliqué. Est-ce Baby Love ce troisième étage ? « Non, c’est une tentative pour financer ce troisième étage. C’est celui où on met les satellites. C’est celui qui coûte le plus cher. »

"Je me suis consolé avec une guitare"

De toute façon, Jean-Louis Murat est dans une perpétuelle démarche créative et d’écriture. Sans pause ou presque. « Je me fais chier tellement facilement… que ce sont aussi des stratégies de contournement de l’ennui, lâche-t-il. Plutôt que la vocation quoi ! »

Mais évidemment que cela ne se résume pas à un simple passe temps. Ce nouvel album est très charnel. Il faut aussi l’écouter avec une clef particulière. Avec son complice de toujours, Denis Clavaizolle, ils se sont mis dans l’idée de le faire comme s’ils étaient en 1985. « Comme quand vous débutez. Je montais en stop à Paris, avec des cassettes, pour essayer d’avoir un deal pour enregistrer un disque. C’était pour privilégier des chansons assez efficaces, un petit exercice d’imagination avec Denis. Je disais : “ On n’est pas signés, il faut qu’on fasse des trucs qui nous permettent d’être signés ”. Un genre de scénario un peu bébête mais pratique ! »

Même s’il n’était pas question de le faire sonner 85… « 85 ça sonne de chiotte ! Le son, c’est vraiment de la merde ces années-là. » Ce qui compte, c’est l’état d’esprit, « le fun ». Surtout, ils ont essayé de préserver un son chaud, charnel, analogique « et l’idée de chanson simple ». Avec un fil d’Ariane : une guitare jouée tout au long de l’album. « Elle est là tout le temps, omniprésente. Toutes ces chansons ont été composées à la guitare. Ce qui change d’Il Francese où les chansons étaient composées au piano. »

Sur Baby Love, tout a même été fait avec une seule et même guitare. « Cela ne m’arrive pas souvent. C’est une nouvelle guitare. Je ne m’y attendais pas du tout. Une guitare couleur pistache, une Fender, à qui j’ai fait une déclaration d’amour à genou, devant elle ! J’étais assez amoureux de cette guitare et elle sonne incroyablement bien. Je l’ai laissée faire, ce n’est pas moi vraiment qui jouais, c’est elle qui faisait jouer. » Une guitare qui traînait dans un couloir, une guitare abandonnée raconte-t-il.

Ce n’était peut-être pas innocent. Jean-Louis Murat confesse bien volontiers une « histoire d’amour de substitution » avec cette guitare pistache. « J’étais en pleine séparation, assez rude. Je me suis consolé avec une guitare. »

Pour l’artiste, la naissance du sentiment amoureux et sa fin restent toujours une énigme. « C’est toujours aussi mystérieux pour moi. Je ne comprends pas comment ça commence. Comment ça finit. Que deux personnes s’aiment et qu’un jour, elles ne s’aiment plus. Je n’ai toujours pas compris. Alors j’écris des chansons pour ! » Et là, il a définitivement tout compris.

Le précédent article d'octobre 2018

 

LE PETIT MOT EN PLUS

Merci à Dav:  petit mot dans what hi*fi  n°190

BUZZ ET  PRESSE (NOUVELLE REPUBLIQUE...)

bon, faut que je file récupérer deux vinyles au relais colis!!!!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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