Publié le 16 Octobre 2017

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

NESLES avec son album PERMAFROST qui est sorti le 29 septembre (chez Microcultures) vient de recevoir un accueil enthousiaste de la presse et FIP l'a mis à l'honneur. Didier Varrod (et merci Didier, bien-sûr) s'est dit « Ébloui par l’univers de NESLES, son charisme, son écriture». Francofans ou Mandor parlent de grand disque de l'année... Et vous savez quoi? Nesles était de mes contacts facebook depuis un long moment... et j'avais oublié... et splendidement ignoré ce qui pouvait me passer sous les yeux (ou pas, faute à ce satané algorithme de fb).  Pourtant, il m'a fallu d'une écoute d'une chanson pour me convaincre qu'il fallait que je vous en parle... Et devinez quoi:  Murat est bien sûr convoqué (les amis de ADA parlent d'une filiation avec Miossec, Dominique A, Jean-Louis Murat et Bashung... et Manset est cité dans le dossier de presse). Son album a été réalisé par Alain Cluzeau, croisé chez Belin, Les Dyonisos, Ruiz,  Bénebar ou encore Bastien Lallemant et Nery. A l'occasion de son passage aux 3 baudets le 17/10, voici une petite interview!

- Quel est votre parcours musical?
 
Nesles: La musique a toujours existé très fortement chez nous. Mais on écoutait du classique exclusivement. Même si j’y suis revenu plus tard avec un bonheur infini, ça a posé quelques problèmes. Surtout à l’adolescence.
Mes études de musique ont été assez chaotiques, et j’ai fini par me faire virer du conservatoire pour avoir refusé d’apprendre la clé de Fa.
Ce qui m’intéressait c’était de jouer, de monter des groupes, de composer, d’écrire. J’avais peu de patience. Et un appétit féroce - ce qui est toujours le cas.
La musique à papa ou les pièces contemporaines pour guitare me faisaient copieusement chier.
L’effervescence, la créativité, je les trouvais au collège, au lycée, à la fac, dans la rue, les salles de concerts, les clubs, les cafés, les bars, les réunions clandestines et nocturnes entre copains pour écouter les trouvailles des uns ou des autres…
Deux frangins de mon quartier étaient assez fortiches pour ça. J’ai dû squatter leur chambre à peu près aussi souvent que leur petite soeur pour écouter leurs dernières acquisitions ! On pouvait écouter un album en boucle pendant des mois jusqu’à en user la cassette ou le vinyle. Aujourd’hui encore quand j’écoute certaines chansons de cette époque, j’entends le saphir qui saute !
Et puis j’ai eu quelques chocs en Angleterre. À Leeds notamment.
D’ailleurs au départ je n’écoutais que ce qui venait d’Angleterre. C’était une obsession. Je passais mon temps à décortiquer les albums des groupes que j’aimais, à scruter les pochettes, à essayer de comprendre comment étaient construites leurs chansons - qu’elles aient 12 ou 2 accords. Le look des anglais me fascinait. Ce n’est que plus tard que j’ai commencé à m’intéresser à l’Amérique et la France - principalement par le biais de la littérature.

 
 
- Qu'est-ce qui s'est passé exactement à Leeds?
 
Nesles: Alors qu’en France nous passions pour des marginaux, des asociaux ou des snobs avec nos groupes pop et punk anglais (bien souvent totalement inconnus ici) là-bas c’était normal de les écouter. Ils faisaient partie du quotidien. Du matin jusqu’au soir, du soir au matin, à la maison, à la radio ou au pub du bout de la rue, ces groupes que vous chérissiez vous accompagnaient sans discontinuer !
Quand vous évoquiez les Undertones, les Clash, les Lotus Eaters ou Joy Division, personne ne vous regardait comme un martien. 
Et les magasins de disques débordaient de perles introuvables même à Paris.
Pour moi c’était miraculeux !
 

 
 
- Jean-Louis Murat pour vous? (découverte...)  

 
Nesles: Je me souviens parfaitement du clip de « l’ange déchu » vu une nuit d’insomnie. Ça m’a tout de suite parlé. Ça sortait de nulle part. 
Je me souviens m’être aussitôt demandé qui était ce type. Ça me faisait penser à Daho mais en vénéneux. Ça sentait le bad boy lettré et torturé.
Et le texte me parlait terriblement.
Sa voix aussi.

 
 
- Est-ce qu'il y a une chanson dans votre répertoire qui vous évoque Murat, ou qui a été directement inspiré par lui?   
 
Nesles:Non, je ne crois pas.
Je suis assez mal placé pour parler de ça en fait; je n’ai pas le recul nécessaire.
Après, nous avons certaines références communes, certains auteurs ou songwriters ou écrivains que nous partageons, c’est indéniable.
Mais ça s’arrête là. Nos sensibilités me semblent assez différentes.
Après, Murat est bien sûr pour moi un pilier, un élément fondamental du paysage. Et j’adore ses coups de gueule que j’ai toujours trouvés extrêmement sains.

 

 
- J'avais un peu imaginé que vous alliez me parler de la chanson qui parle des forêts…
 
Nesles: Je n’aime pas trop me livrer aux explications de textes.
Je préfère que chacun s’approprie les chansons et en fasse ce qu’il veut.
À partir de maintenant ça ne m’appartient plus.

 

 

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

- Pouvez-vous nous parler de ces "références communes"  avec Murat? Quelle importance  ont-elles  pour vous? Et au-delà, quelle relation avez-vous avec vos "références" ?Je veux dire par là : Est-ce juste des références, ou des modèles, des objets de "culte" et de vénération?) 
 
Nesles:   Je ne verse pas trop dans le culte ou la vénération. Je n’ai jamais été un « fan » - c’est un concept qui m’échappe.
Par contre j’aime passionnément certains artistes. Parce que certains d’entre eux m’ont aidé à me réconcilier avec cette vie, à canaliser mes colères. Il y a un moment où certains d’entre eux deviennent des amis parce qu’ils vous accompagnent. En ce moment Henry Miller, Duras, Annie Ernaux, Thoreau, Springsteen, Manset, Mozart, Art Pepper, Kurt Wagner, John Grant, Patti Smith… 
Une journée sans lire ou sans écouter de musique est une journée perdue.
J’en ai besoin pour me nourrir, avancer, essayer de comprendre ce que je fous là.
Donc je ne suis pas fan de Murat au sens propre. Par contre je pense qu’il est incontournable, indispensable, majeur même; et chaque album qu’il sort m’intéresse. Il est hors norme, comme la plupart des artistes que j’apprécie, et il se fout totalement des modes. J’aime cette liberté, cette insolence.

 
 
 
- Meilleur album de Murat pour vous?   Vos 3 chansons préférées de Murat et pourquoi bien sûr?  
 
Nesles: Ce serait bien présomptueux de prétendre que tel album est meilleur que tel autre. Mais ‘Cheyenne Autumn’, ’Mustango’ et ‘le Moujik et sa Femme’ sont des albums que j’ai énormément écoutés.
 
- Les 3 chansons auxquelles je pense là tout de suite :

  • « Foule Romaine ». Murat y est immensément joueur et sensuel. C’est l’alliage parfait de la simplicité et de la sophistication. C’est aussi très élégant, tout en restant un poil âpre. En général l’ambivalence me plait. Ici on est servi.
  • « les Hérons ».  Adéquation totale entre le texte et l’ambiance musicale, montée en puissance du titre, thèmes et chorus du Fender Rhodes sublimes. Un bon aller-retour dans la gueule, mais ‘l’air de rien’. Magnifique !
  • « L'Anéantissement d'un Coeur ». Ne serait-ce que pour cette  splendide et féroce phrase : « nos gémissements manquaient trop de franchise ».
  • Quel artiste ne rêverait pas d’écrire un truc pareil ?

 
- L'avez-vous vu en concert? Des impressions, des souvenirs?   


Nesles: Une seule fois; dans une salle culturelle de l’ouest parisien où j’étais invité. Étrangement je n’en ai aucun souvenir - mais ça tient plus à moi qu’à lui !
 

 

- Cette question qui permet de laisser le chanteur dire ce qui lui tient à coeur:   Est-ce que vous pouvez nous parler de 3 chansons du disque, que ce soit sur le texte, la musique, l'inspiration, la conception, la production, l'enregistrement... ou l'ensemble à la fois?   


Nesles: C’est un album qui a longuement mûri. La plupart des titres de ‘Permafrost’ ont été joués sur scène, ce qui leur confère une sorte de patine. Je n’aime pas quand ça sent trop le neuf. Je préfère le vécu, le grain, les rides, la poussière. J’ai une affection particulière pour tout ce qui a été affecté par le temps. C’est ce qui m’inspire le plus. Et c’est aussi ce qui m’attire le plus chez les artistes que je ‘fréquente’ assidûment.


- Vous avez parlé de l'album et pas de chansons en particulier... Est-ce que c'est parce que vous ne voulez pas faire sortir du lot quelques chansons  et que vous tenez à "l'unité de l’album"?
 

Nesles: Tout à fait.
 

- L'originalité du disque tient selon moi à votre voix ( vous parliez de patine!, ça peut en faire partir) et à l'orchestration de cordes. Est-ce que ça a été un travail particulier? (euh... bon, la bonne question ne me vient pas...donc, je vous laisse me dire ce que ma remarque vous inspire!!)
 
Nesles:  Merci d’y être sensible.
Je crois que la voix est le reflet exact de ce que l’on est. Difficile de tricher avec elle.
Ou alors, je ne saisis pas bien l’intérêt, je ne vois pas où ça mène.



 
- Vous  avez fait du théâtre, couru les castings (c'est bien sûr un point commun avec Murat qui a un peu fait l'acteur). Est-ce que l'acteur a un peu façonné le chanteur actuel (même si vous étiez d'abord musicien)?  Et quel est le milieu que vous jugez le plus difficile?

Nesles:  Je n’ai pas à proprement parler ‘couru les castings’. Quand on me propose un rôle qui m’intéresse, je le prends, c'est tout.
J’ai eu la chance de côtoyer des personnalités riches et complexes comme Patrice Chéreau, Diane Kurys, Martin Prévost, et bien d’autres.
Tout en poursuivant mon travail de songwriter.
Tout ça s’est donc construit en même temps. Depuis l’enfance.
En passant me voir en studio, Yvan Attal avec qui j’avais tourné m’a un jour confié qu’il m’enviait parce que, contrairement à lui qui galérait pour monter ses films, je pouvais composer, jouer et produire ma musique beaucoup plus facilement et surtout plus librement. C’est en partie vraie. Mais le problème de la diffusion demeure - qu’on soit écrivain, peintre, cinéaste ou compositeur. S’il n’y a personne pour écouter vos chansons, à quoi cela sert-il ? - hormis peut-être à évacuer un bouillonnement intérieur qui doit bien s’exprimer et qu’il faut impérativement évacuer?

 

Après il s’agit de 2 milieux très différents, et je n’en juge pas un plus difficile que l’autre
Tout est question de tempérament, de savoir où on veut être. Et de rencontres…

 

 
- Est-ce que vous continuez à faire le comédien ?
 
Nesles: Bien sûr oui ça m’arrive.  (NDLR:  filmographie et aussi ici)
 
 
- Du côté de Mandor, vous dites que la musique vous a empêché de crever des dizaines de fois. Chez Murat, la dépression et le spleen ont bien sûr été un élément important dans la création, mais aussi en partie parce qu'il était mal à l'aise avec le statut d'artiste, d'où son idée de revenir paysan ou de se définir comme un artisan quotidiennement à l'effort.  L'artiste est-il forcement un "albatros"?

 

Nesles:   Votre question sous-entend qu’il faudrait souffrir pour être un artiste.
Je ne crois pas à ce mythe romantique - comme à d’autres poncifs d’ailleurs (l’inspiration mystique, mourir jeune, se défoncer, etc). Je ne crois qu’au travail. C’est peut-être ce que Murat appelle être artisan…
Je ne suis pas quelqu’un de dépressif, mais plutôt d’angoissé. C’est très différent.  Or le doute et l’angoisse sont de très puissants moteurs chez moi.

 
- Dernier point commun avec Murat, le rapport  érotique à la création. Est-ce que certains vers ou textes sont des "implicit" lyrics dont vous seul avez les clefs?  Est-ce qu'il est difficile de concilier cela avec votre souci de vérité et la pudeur (le refus d'être dans le dégueuli de sentiments impudiques"?  Vous êtes un anti-Brel comme Murat?
 
Nesles:   Je ne suis pas un anti-Brel
Mais comme l’a formulé Bashung, Brel m’a terrifié - surtout enfant.
Ça peut être dérangeant, éprouvant de l’écouter, de le regarder. J’en conviens.
Parce que c’est entier, d’un bloc. Comme Ferré ou Barbara. 
Brel vit ce qu’il chante, sans aucune retenue, sans distance. Mais ça ne me choque pas. Ce n’est pas vulgaire pour moi. Ça a juste dû être une terrible souffrance pour lui, plus qu’une catharsis, et je ne l’envie pas.
 
En ce qui concerne ce que j’écris, je ne prétends pas être seul détenteur de prétendues clefs. Il n’y pas de clefs. Juste des sensations, des impressions, des pistes. Ensuite, mes chansons appartiennent à qui veut. Ça n’est même plus de mon ressort.
 
Quant au rapport érotique à la création, je le revendique totalement, oui. Je ne cherche plus à lutter contre, à le nier, ce serait mensonge et peine perdue.
C’est un acte de désir et de plaisir. Total.

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

Interview réalisée par mails du 24/09 au 8/10/2017. Merci Nesles!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 5 Octobre 2017

Clermont-Ferrand vs Télérama
Clermont-Ferrand vs Télérama
Clermont-Ferrand vs Télérama

 

Depuis hier,  buzz médiatique autour de Clermont-Ferrand, autour d'une thématique dont nous avions parlé ici... et je ne résiste pas au plaisir de vous faire repartager tout ça à cette occasion.

Alors qu'est-ce qui se passe?

Télérama a consacré sa couverture à Clermont, et un article, en vue d'une rencontre-débat qui devait être organisée ce week-end avec la rédaction dans cette même ville, tout cela dans le cadre d'une candidature "Capital Européenne de la culture".

A la surprise générale, le Maire de la ville M. Bianchi, offusqué,  a diffusé immédiatement une réaction...

 

Clermont-Ferrand vs Télérama

Sur le facebook de la ville, Emmanuel Tellier interpelle les commentateurs locaux :

- "Avez-vous lu l'article ?"

- " Je vous envoie l'article en PDF si vous le voulez. Vous pourrez juger."

-" Lisez-vous le journal ? Il a plus de journalistes venus de villes de "province" à la rédac que de parisiens de naissance, et toutes les semaines, des reportages, papiers, compte-rendus d'expos et pièces partout en France. Reporter, je viens d'aller, en moins de 10 jours, à Tourcoing, Cannes, Tours... Et je devais aller à Clermont demain. Sauf que non, finalement".

 

Et oui, Télérama vient d'annoncer que ces deux jours de débat étaient du coup annulés! Le message de Fabienne Pascaud

Je ne lis pas tous les commentaires sur fb, ils sont assez consternants et nauséabonds pour les plus nombreux puisque peu ont lu l'article incriminé.  Il est désormais en ligne et on peut donc déterminer si cet article est si négatif que cela pour la ville.

http://www.telerama.fr/divers/clermont-ferrand,-puy-de-culture,n5250417.php

Mince! C'est un travail journalistique! Et l'auteur se permet de glisser quelques critiques!

Qu'est-ce qu'ils sont susceptibles ces clermontois!!

 

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La polémique dans LA MONTAGNE : http://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/environnement/puy-de-dome/2017/10/05/polemique-telerama-que-pensent-les-clermontois-du-jardin-lecoq_12578607.html

http://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/loisirs/fetes-sorties/2017/10/04/le-poussiereux-jardin-lecoq-colere-du-maire-de-clermont-apres-un-article-de-telerama_12577094.html

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Alors évidemment, mon ancien correspondant clermontois Matthieu vous aurait parlé tout ça mieux que moi.. mais rappelez-vous quand il était encore là, nous avions publié une "missive pro-clermont", auquel le courrier du maire fait penser immédiatement. A l'époque, l'association COORDINATION POUR LA REVALORISATION DE L'IMAGE DE CLERMONT-FERRAND avait voulu  protester contre la mauvaise image de Clermont que j'aurais véhiculée dans le clip "je traine et je m'ennuie".

 

 

 

La missive pro-Clermont: http://www.surjeanlouismurat.com/article-une-missive-pro-clermont-108219313.html

COMMUNIQUÉ COMMUN

DE

L'ACC (ASSOCIATION DES CLERMONTOIS EN COLÈRE )

ET DE

LA CRICF (COORDINATION POUR LA REVALORISATION DE L'IMAGE DE CLERMONT-FERRAND)

 

 

 

                                                                           À l'attention de M. Pierrot.
                                                                                                   Responsable du site www.surjeanlouismurat.com

 
                                                                                               Clermont-Ferrand, le 13 juillet 2012

 

        Marceline De Blatin 
        Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.

 

                    Monsieur,

      Nos deux associations  qui se sont souvent opposées par le passé (notamment pour savoir s'il aurait été souhaitable qu'Olivier Bianchi, notre adjoint à la Culture, entame un régime Dukan ou si le tramway n'aurait pas gagné à être repeint en jaune et bleu), ont cette fois jugé utile d'unir leurs forces   :  il est en effet de notre devoir de  réagir avec la plus extrême vigueur à la campagne de dénigrement que vous menez actuellement à l'encontre de la ville de Clermont-Ferrand, via votre blog. Par la présente, nous vous demandons instamment de cesser de calomnier notre bonne ville, sous peine de poursuites judiciaires.

 

     Voilà en effet plusieurs semaines, Monsieur, que vous prenez un malin plaisir à répandre à travers les articles que publie votre officine l'idée selon laquelle Clermont-Ferrand serait une ville ennuyeuse. Tout est parti, semble-t-il, d'une ignominieuse chanson écrite il y a trente ans par M. Jean-Louis Bergheaud, qu'un maigre public connaît mieux sous le nom de Jean-Louis Murat. Ce monsieur, à qui l'idée que je me fais de la culture, telle qu'ont su l'incarner avec éclat des figures locales comme Mme Claire Chazal, M. Jean-Luc Petitrenaud et Messieurs Giscard d'Estaing (père et fils),  m'empêche d'attribuer le nom d'artiste, se plaît depuis plusieurs années déjà à multiplier les propos malveillants sur notre belle métropole, en s'en prenant à longueur d'interviews à ses habitants, ses étudiants, ses musiciens et  en traitant sa mère nourricière, l'industrie MICHELIN, plus bas que terre par un silencieux mépris.  

    Le comble est que ce triste individu proclame par ailleurs à qui veut bien l'entendre son attachement à l'Auvergne, sans doute dans l'espoir mesquin de s'attirer la sympathie de quelques auditeurs régionalistes. Ainsi, il y aurait la belle Auvergne et l'affreuse Clermont-Ferrand ? Mais que serait l'Auvergne sans Clermont-Ferrand ? Un désert, Monsieur, un désert où survivraient avec peine, dans un dénuement complet, quelques milliers de paysans et autres bovidés et qui ne serait visité que par une poignée de touristes en mal d'exotisme.  Mais il est vrai que M. Murat se prend lui-même pour un moujik. Qu'il émigre donc en Sibérie ! Oui, il est temps de l'affirmer avec force : l'Auvergne ne serait rien sans son auguste capitale. Je rappelle que le sieur Murat, quant à lui, est originaire d'une bourgade dont l'énoncé du nom suffirait à faire se gausser la France entière et que ses parents ont sans doute été fort soulagés de pouvoir lui donner la vie en toute sécurité dans l'un de nos formidables hopitaux. Lui-même a d'ailleurs dû être ravi de pouvoir trouver asile dans le quartier Vallières au cours des années 80... Cependant, tant d'ingratitude n'a rien d'étonnant : "Elève des corbeaux et ils te mangeront les yeux !"

 

       Mais la haine de M. Murat pour Clermont-Ferrand ne date malheureusement pas d'hier. Il a en effet commis il y a trente ans une chanson que tous les vrais amateurs de musique avaient pris soin d'ignorer et qu'il a cru bon de rechanter sur scène voilà quelques semaines, au cœur même de notre accueillante cité. Dans cette ritournelle dont le narcissisme n'a d'égal que l'insignifiance, M. Murat se décrit en train de traîner et de s'ennuyer dans les rues de Clermont-Ferrand... alors que sa chanson prouve dans le même temps qu'il y a mille activités possibles dans notre chère ville : on peut y aller au ciné, y donner son sang, y chercher l'amour... (et il omet de dire que  nos brocantes regorgent de recueils de poétesses méconnues...).  

 

      Non content de ressortir son "œuvre" d'un oubli qui lui convenait parfaitement, M. Bergheaud a poussé la provocation lors de son récital, jusqu'à accompagner celle-ci de commentaires sarcastiques que la politesse m'interdit de reproduire ici. C'en est assez ! Que vous admiriez  -sous le couvert de l'anonymat!-, Monsieur Pierrot, un chanteur qui ne doit sa minuscule notoriété qu'à la complaisance ignare d'une poignée de journalistes parisiens qui ne sauraient même pas situer Clermont-Ferrand sur une carte, c'est votre droit. Mais que vous colportiez comme vous le faites depuis des semaines cette idée que Clermont-Ferrand serait une ville où l'on s'ennuierait, qui plus est en produisant même un clip pour cette chanson,  les Clermontois ne peuvent le tolérer plus longtemps !  Il est rigoureusement impossible de s'ennuyer à Clermont, il est impossible de s'ennuyer à Ferrand,  nous ne connaissons pas l'ennui à Clermont-Ferrand !  Si quelqu'un s'ennuie ici, c'est qu'il l'a décidé !  
 

     Apprenez ainsi que notre merveilleuse agglomération accueille en ce moment-même une compétition sportive de dimension internationale, qui n'a certes rien à envier à la manifestation qui se déroulera dans quelques jours à Londres. En effet, Monsieur, Clermont-Ferrand organise ces jours-ci le championnat du monde de billes. Oui, Monsieur, de billes ! L'événement est suffisamment considérable pour que La Montagne lui ait consacré sa une dans son édition du 12 juillet. Pas un article discret en page 7 ou une demi-page dans la rubrique "Sports", non la une. Je vous parle bien de La Montagne, le grand journal régional fondé par Alexandre Varenne qui a été, je vous le rappelle, désigné en 2010 comme le meilleur quotidien français. Et puis, évoquons aussi la place du 1er mai, où  se dresse fièrement dans notre ciel actuellement,  le plus grand toboggan gonflable du monde!   Voilà deux exemples assez éloquents, me semble-t-il, pour anéantir les quolibets sous lesquels vous essayez d'ensevelir notre cité si vivante!  

 

billes-la-montagne.png

 

     Vous avez récemment publié un article dans lequel vous disiez randonner en chantant l'odieuse chanson que j'évoquais plus haut. Et vous avez voulu narguer le bon peuple clermontois avec des photos de votre excursion. Mais sachez, Monsieur, que les Clermontois n'ont que faire des images des montagnes qui entourent votre patelin. Ils s'enorgueillissent au contraire de vivre dans une ville en travaux, une ville où l'on bâtit, une ville où l'on bétonne. Oui, à Clermont, nous bétonnons et nous en sommes fiers !

     Pour terminer, je me dois de rappeler certaines réalités qui pourraient avoir échappé à des lecteurs de votre blog qui auraient naïvement accordé leur crédit à la contre-publicité scandaleuse que vous nous faites.

     Je vous précise donc que Clermont-Ferrand, aux couleurs chatoyantes de gris et noir, est une ville jeune et dynamique, dont le cœur palpite au rythme de l'incessante activité des dizaines de milliers d'étudiants qui y résident. Parmi ceux-ci, nous nous flattons de compter nombre d'étudiants chinois venus trouver dans la cité arverne les connaissances et la culture qui leur permettront ensuite d'insuffler à leur petit pays un dynamisme comparable à celui de notre ville.

     Clermont-Ferrand est aussi une future métropole européenne à taille humaine, un carrefour des civilisations où viendra bientôt s'arrêter le Train à Grande Vitesse... Et je ne vous parle pas du Panoramique des Dômes, merveille technologique qui, contrairement à ce que laissent entendre certaines rumeurs malveillantes, fonctionne très bien et permet désormais à des centaines de milliers de touristes d'admirer la magnificence de notre ville, sans avoir à se salir les pieds en traversant d'inutiles et fangeux pâturages.
 

 
 

     Tant d'attraits ne sont pas dus au hasard. Notre ville est en effet administrée avec talent, imagination et exemplarité par une majorité municipale socialiste, donc normale. Une équipe conduite avec fougue et panache par un maire lui aussi dynamique et normal qui va sur ses soixante-dix-sept printemps.

     Enfin, Monsieur, comment ne pas vous rappeler à vous qui vous targuez d'être mélomane, que Clermont-Ferrand est la capitale française du rock n' roll, une ville qui regorge de jeunes groupes autrement plus talentueux que le misérable et médisant saltimbanque si cher à votre cœur, une ville dont les rues vibrent au son d'hymnes à la liberté et à l'hédonisme chantés par nos jeunes enfants dans la langue de Shakespeare.

     Non, Monsieur, n'en déplaise au sieur Murat, Clermont-Ferrand n'est pas une ville où l'on traîne et où l'on s'ennuie. Clermont est une ville rock et l'on y joue aux billes. Qu'on se le dise !

 

 

                                             Marceline De Blatin

                                             Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.

 

 

 Je ferme là les guillements : "  .

  ET VOICI MA REPONSE :

Madame, sachez que la muranitude est un combat... parfois contre soi-même... mais souvent contre son père fondateur... et son rejet de Clermont fait bien sûr partie des éléments difficiles à vivre.   De Koloko en koloko, nous aimons Clermont... même oui, notre credo, notre confiteor est bien :

je suis heureux
ça c'est montagne
amoureux
ça c'est la montagne
tu peux au mieux
être rivale
tu peux au mieux
dans tout cet attirail

 

Et nous aimons bien nous faire du mal... comme lui nous en fait parfois... Alors, voici quelques uns de ses propos sur Clermont (j'en rajoute pour vous faciliter vos démarches judiciaires).

Je réouvre des guillements,  Murat speaking :  " 

  

 

   la petite ville, pour moi, c'était La Bourboule. j'étais toujours avec mon grand-père, on voyait trois bœufs par jour. L'école, aller en ville, c'était une vraie terreur. Après, il y a eu Clermont-Ferrand. Mes parents s'en souviennent très bien: j'ai toujours été malade pour aller à Clermont-Ferrand. j'ai toujours tout fait pour ne pas y aller. On s'arrêtait tous les dix kilomètres, j'étais malade en voiture, j'y restais couché tant qu'on était dans la ville. Depuis, j'ai la haine des citadins. Je vois chaque citadin comme un déserteur. Je leur souhaite le pire. Que toutes les villes soient rasées, qu'il ne reste absolument plus rien. Déjà, avec les filles, ça ne marchait pas du tout. Elles trouvaient toujours que je sentais la bouse de vache. Je me retrouvais toujours en marge. Même dans la classe. Toujours celui qui pue. Surtout à partir du mois d'avril, autour des vacances de Pâques, j'amenais du fumier, j'avais des pièces pour charger un tombereau chez les voisins. Et dans cette petite ville de La Bourboule, mille huit cents habitants, j'étais toujours en marge. Je les déteste tous encore. Tous. Je n'y fous jamais les pieds. Jamais je ne pourrai vivre avec une fille de la ville.

 - Mais en ville, c'est une catastrophe. En ville, la vie n'existe plus. A part regarder les filles, il n'y a rien d'autre, quelques sourires, quelques regards, une démarche ou une silhouette. Sinon, une torture.

-  Rien des noirceurs de la pierre clermontoise, cathédrale de lave, irriguée de ruelles aventureuses, avenues Michelin, bancs d'essai des pneus. Le point de passage obligé "pour aller àla capitale, et encore, ce n'est pas facile, le Téoz (nouveau train Corail de la SNCF) est déjà déglingué, quelle honte" (nouveau coup de patte).

    -Moi je ne suis pas Clermontois. Pour nous à La Bourboule, Clermont, c'est Versailles. On déteste. C'est un peu l'émergence de la musique des bobos clermontois.

 

Ce  n'est que quelques citations trouvées en quelques minutes... 

 

Madame, Clermont, pour nous, muratiens, c'est la fête, les retrouvailles... mais pour lui, c'est le divorce, l'exode, la traversée du désert... et dans le coeur d'un enfant,  et dans celui d'un adulte jamais apaisé, c'est un passif trop lourd... 

 

Deux choses encore:  - vous me menacez, Madame, mais si j'entends encore parler de vous... sachez que je diffuserais le titre "Clermont" des RANCHEROS dans le monde entier!

                                -  vous vous plaignez des propos sur Clermont, estimez-vous heureuse de n'être point pas parisienne!

 

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LE LIEN EN PLUS EN SOUVENIR TOUJOURS

Sur le même thème, j'avais également fait cet article:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-happy-ou-ennui-122905901.html

 

ET on peut terminer par ce bel hommage à notre week-end préféré de l'année... Les KOLOKOS....  By M.  (PSDT, camarade)

http://www.surjeanlouismurat.com/article-hommage-aux-kolokos-happy-birthay-to-you-107472980.html

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 2 Octobre 2017

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé

ET bien, je traine cette année pour traiter dans sa globalité des BELLES JOURNEES, festival de Bourgoin-Jallieu... parce que je me suis retrouvé avec un stock impressionnant de photos... Mon petit hybride panasonic s'est révélé correct pour le boulot... et en plus, j'avais avec moi ma photographe avec son reflex!   Et puis, bon, quand on a un petit faible pour la jeune chanteuse dénommée Frégé... et que celle-ci  se montre si sympathique, souriante et "engagée" dans le show (malgré son vêtement léger, et le froid, elle finit en sueur),  on mitraille!! Et on a du mal à faire une sélection de clichés...  Désolé donc pour Mélanie PAIN, autre show girl, qu'on verra un peu moins ici (mais quand même un peu!!!), même si elle livre aussi une belle prestation plus "en retrait", avec sa voix enfantine, plus lili boop et plus en maitrise. Face à la débridée blondo-rouquine, ça pourrait faire la guerre d'égo, mais il n'en semble rien, les duos sont complices, et ça offre une belle "variété" au show des "Nouvelle Vague"... qui n'en manque pas par ailleurs, avec quelques idées de mise en scène: le batteur passant devant avec un tambour, alors que les autres musiciens passent tous derrière la batterie, ou Elodie jouant du melodica, ou encore Mélanie donnant un coup de main à la batterie (cf vidéo)...     Super show donc, musiciens classieux... On en redemande.

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé

Beaucoup de photos donc (attention: elles sont souvent en diaporama, n'en ratez pas). Il doit y avoir quelques fans d'Elodie Frégé (vu le nombre de vues de ma vidéo), ça leur fera plaisir... On peut se rendre des petits services entre maisons... Je n'en dis pas plus... Plus envie... et Nouvelle Vague n'a pas besoin de moi. 

oh, quelle est sexy Elodie Frégé nueEElodie je t'aime!!!!!

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé
Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé
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droits réservés: surjeanlouismurat.com

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Les photos de FLORENCE (merci à toi!):

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Les musiciens:

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Mélanie Pain:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 27 Septembre 2017

J'avais fait un article en urgence pour vous rapporter la musique de  "Mashpotétisés" dans la nouvelle campagne de publicité de "la poste".  Une semaine après, quelques compléments peuvent être apportés... histoire de s'occuper un peu.

-  La campagne est signée par l'agence BTEC (filiale d'Havas) et par un de nos meilleurs publicitaires (mondialement reconnu): Rémi Babinet. Du côté de lemondemarketing.com, on souligne quand même l'utilisation d'une "recette qui a déjà fait ses preuves chez de nombreux annonceurs:  on se lâche, on danse et on s’amuse".  Le quotidien du fan muratien quoi.

"Si le groupe a déjà, ces dernières années, adopté l’humour dans ses campagnes, cette dernière est en rupture avec ses précédents films de marque.  Cette fois, LA POSTE fait confiance au made in France avec une réalisation par le duo We Are From LA et un fond sonore sur « Mashpotétisés » de Jean-Louis Murat.  En utilisant la danse comme vecteur d’énergies positives, le groupe exploite ici une recette qui a déjà fait ses preuves chez de nombreux annonceurs : on se lâche, on danse et on s’amuse. Une tendance qui a pris de l’ampleur il y a quelques années déjà. Vous êtes sûrs que ça ne vous rappelle rien ? Allez, on vous aide un peu : c’est par ici.    Du déjà-vu, donc. Cependant, ça fonctionne ! Si elle n’apporte rien de très neuf au monde de la publicité, on admettra avec plaisir que la nouvelle campagne #Simplifierlavie tonifie l’image de la marque. Grâce à un message vivant et spontané, LA POSTE se fait libératrice et affirme, selon son plan stratégique  « La Poste 2020 : conquérir l’avenir », son ambition de devenir la « première entreprise de proximité humaine ».

Le site packshotmag, il va également de sa critique positive parlant du titre de JL Murat qui "apporte rythme, légèreté et bonne humeur":

"Au cœur de la campagne 360, les huit films (entre 15 et 45 secondes) réalisés par We Are From LA se démarquent des campagnes précédentes par leur parti -pris créatif décalé. Ils mettent en scène des hommes et des femmes de tous âges, en tous lieux et à toute heure qui expriment leur enthousiasme de pouvoir profiter des solutions apportées par les services de La Poste, au travers de la danse. Un langage universel, actuellement très tendance dans la publicité, pour exprimer qu’on est « happy », et que le duo de réalisateurs maitrise parfaitement en toute légitimité depuis ce clip mondialement connu en 2013. Ici c’est le titre de Jean-Louis Murat « Mashpotétisés » qui apporte rythme, légèreté et bonne humeur à ces films pleins d’énergie positive".

Voici la fiche technique de la campagne (trouvé sur Stratégie.fr)

 

On trouve donc le nom de Christophe Caurret à la partie musique. C'est une personnalité du monde de la pub... et de la musique (organisateur de soirée, raves ou producteur de Yuksek). Il est rentré comme acheteur de droits dans l'agence, puis a pris le titre de directeur de création pour prendre la tête d'un département autour de la musique. Contacté  par mes soins sur fb, il m'a indiqué que c'est eux qui avaient trouvé la musique. Je l'avais interrogé sur le rôle de l'agence GUM (Green United Music), également crédité sur la partie musique.  Cette agence dispose d'un catalogue musical à disposition pour la pub, et je me demandais si le titre avait pu en faire partir.  Il n'en est rien, et cette agence a dû s'occuper de la négociation avec la maison d'édition de Murat (Scarlett). 

Un article sur M. CAURRET.

 _ J'en profite (je n'ai jamais eu l'occasion de le dire), pour indiquer que je présume que le travail d'éditeur pour Scarlett était en fait confié  à un tiers: Luigi Nocera (j'avais trouvé un document où ce Monsieur disait  être l'éditeur de Murat, mais je ne le retrouve pas) et sa maison V-Dest . Ce nom vous dira quelque chose peut-être puisqu'il figure sur certains albums de Murat, l'ensemble des titres étant sous édition Scarlett sauf certains qui sont édités ou co-édités par V-dest. Une façon de rémunérer ce travail (c'est une négociation possible, cela m'a été confirmé par un éditeur connu) mais tout cela est une supposition. Pour être complet, je constate à l'instant que la société Vdest vient d'être mise en liquidation (mars2017)._                  

LES LIENS EN PLUS POUR COMPLETER UN PEU CETTE ARTICLE SANS INTERET

 

 - Droit de suite: En 2011, Lilimarch faisait des premières parties de Murat. Elle en parle encore.

http://www.profession-spectacle.com/interview-lilimarche-la-narration-est-vraiment-tres-importante-pour-moi/

Il y a 5 ans, j’ai fait un premier album quatre titres (EP). J’ai très rapidement fait la première partie de Jean-Louis Murat. Cela m’a permis de tester mes chansons devant un public qui n’était pas venu pour moi. C’est à ce moment précis que je me suis rendu compte que j’avais envie de faire ce métier, d’écrire des chansons et pas seulement d’accompagner des chanteurs sur scène.

 

-  Je vous ai déjà parlé de l'hommage de la cinémathèque à CLAIRE DENIS. Télérama y revient en parlant de l'utilisation de la musique dans son cinéma... et donc parle de Murat.

http://www.telerama.fr/autres/pas-de-film-sans-musique,N5228218.php

Jean-Louis Murat, dans J’ai pas sommeil

Camille, le double fictif du tueur en série Thierry Paulin dans J’ai pas sommeil (1993), a revêtu sa plus belle robe pour interpréter, en playback et in extenso, le magnifique Lien défait. « On se croit d’amour/ On se sent épris d’éternité/ Mais revient toujours/ Le temps du lien défait » : le chant de Jean-Louis Murat résonne dans le club gay pour dire l’inexorable érosion des sentiments et faire écho à la solitude des personnages.

 

- Et un petit dernier lien parce que Murat est cité par l'ami Duchêne souvent croisé ici et qu'il est question d'un nouveau groupe clermontois:

http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-58981-Super+Parquet+++made+in+Transe.html 

 

 

ET LE CLIP EN PLUS

Le Cd de NESLES chez microcultures sort le 29/09 :


la pub: "Rien ne prépare à Permafrost.
Ni les précédents albums de Nesles, libre électron d’une nouvelle scène francophone. Ni les cinquante années de chanson dont il hérite. Ni la culture pop anglo-saxonne dans laquelle baigne au quotidien son auteur. Rien ne prépare à la première écoute, à cette découverte, à la rencontre qui s’annonce.

Permafrost c’est un monde. Un univers étrange, hostile sans doute pour certains, où se mêlent l’énergie brute du rock, les racines du folk, l’inventivité électronique bien assises sur la posture d’un chanteur en français qui s’assume pleinement. Traversé par des passages instrumentaux décomplexés, des éruptions poétiques presque punk, des hallucinations mythologiques et toujours, une liberté créative sans artifice, ce quatrième album a été réalisé par Alain Cluzeau (Bertand Belin, Olivia Ruiz, Thiéfaine…)
A l’écoute, on succombe, on tombe. Ou on reste aux portes du monde. Rien ne prépare à Permafrost.
"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 26 Septembre 2017

Butch McKoy aux festival les Belles Journées

Un peu comme Harold Martinez l'année dernière, c'est Butch McKoy qui nous a proposé un beau voyage américain, rock et  roots, lors du festival LES BELLES JOURNEES à Bourgoin-Jallieu. Et comme Harold, avec une économie de moyens puisque seulement accompagné d'un musicien (assurant clavier, basse et batterie).  Le capitain cavern électrique a néanmoins peut-être retenu des Floyd la nécessité de créer une atmosphère et sur Eternity sort un archet pour une longue intro-spective (dernière vidéo) ou encore un tambour  pour une danse évocatrice (il ne manque que le loup) sur un autre morceau. 

Celui-ci s'est fait connaitre pour avoir accompagné Béatrice Dalle sur scène dans LUCRECE BORGIA (cf ci-dessous vidéo "my king", titre  de 9 minutes qui était peut-être le morceau joué à la fin du set, héroique).

Retour en images et en son. (cliquez sur les photos pour accéder à l'ensemble des clichés: bande déroulante sur la plupart)

Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées

Ci-dessous les photos de mon amie Florence (merci!)

Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées
Butch McKoy aux festival les Belles Journées

SA BIO figurant sur  son site internet"Nous sommes au milieu des années 90, « Welcome home » à l’état d’embryon, Butch est –déjà- un adolescent de quinze ans rêveur. Soucieux du voyage, et revenu de six ans d’exil indonésien, Butch se confronte au métal ; loin de Paris, de sa foule et des violences urbaines. L’adolescence classic rock medirez-vous… Jusqu’à la rencontre décisive : les Stooges, le Floyd et Sonic Youth, gravés dans les sillons des disques qu’il découvre sur le tard, Soucieux d’achever sa (re)conversion, le futur chanteur d’I love Ufo pioche son nom dans une bande dessinée (McKoy & Brother) et forge, loin des regards, son passeport idéal. Butch pour sonner White Trash, McKoy, la consonance américaine. Un nom de guerre qui synthétise tous les fantasmes de l’artiste : le lointain, l’outre-Atlantique et les mondes psychotropes. Ce n’est là que le début de son voyage.

Très singulièrement, à la manière des astres, Butch McKoy prend forme sous l’impulsion des atomes : à son corps viennent successivement se greffer le blues, le noise et la transe électrique; le tout lié par beaucoup d’amour, socle indivisible d’une musique incontrôlable. Le principe de base, lui, reste simple : Contourner la facilité, multiplier les expériences. Alors Butch sera tout d’abord un I Love UFO (« Wish », 2006), puis encore un Clochard Céleste et enfin un Admire All. Autant de projets que le compositeur-interprète assure encore aujourd’hui en parallèle. Etre dans la multitude sans jamais perdre de vue son essence même : être Butch McKoy.

On the road donc. Butch publie aujourd’hui son premier album – en anglais – composé alone. Un acte ermite lorgnant au-dessus du niveau de la mer, un disque masterisé à Ventura en Californie et une pochette réalisée par l’un des membres du groupe psyche « Black Angels »… Les hasards n’existent pas quand on a des principes. « Welcome home » prolonge simplement ce que Butch amorça en assurant la première partie du Woven Hand ou en participant à la compilation « Voyage » de Pan European Recording. Le titre « Sin », panorama possédé du désert de Mojave, Californie, reflèterait presque à lui seul l’essence du premier essai solo.

Oscillant entre douceur et douleur, « Welcome Home » est un album antithétique. Enregistré dans un garage chauffé à blanc par la canicule estivale, cette musique n’a de l’été que la suffocation. Oubliant littéralement de manger, délaissant l’heure et les cycles pour se plonger entièrement dans son oeuvre, Butch prouve avec des titres tels que « In front of the door » ou « My den is yours », que sa musique est violente (sans électricité) et introspective (sans lamentation).

Dans la plus pure tradition lynchienne, le résultat est poignant : treize chansons solitaires qui agissent sur l’auditeur comme un électrochoc émotif. Offrir « Welcome Home » au public, c’est créer une nouvelle violence pour celui qui donne tout sur scène et voit les années passer sans retour en arrière possible.

Comme dans tout voyage initiatique, le plus important reste la manière dont on arpente le chemin. Celui de Butch s’écrit sur la longueur, le temps nécessaire pour admirer le paysage. Sa musique n’est peut-être, finalement, qu’un jeu de pistes".

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 17 Septembre 2017

Voilà, j'ai été très corporate, très bon esprit... Je n'ai pas dit - pour une fois- qu'on espérait que l'album d'INDOCHINE allait faire un succès pour assurer la production d'un ou deux disques de Murat... et la vie de famille.  Et voilà que l'actualité m'offre un petit délice!!  Enfin de quoi commenter quelque chose de nouveau en 7 ans de blog... et de quoi répondre à une question qui me turlupinait parfois, une ou deux fois par an :  quel est le boulot de l'éditeur de Jean-Louis Murat?   Donc, voilà, voilà, vous allez découvrir  LA MUSIQUE D'un ALBUM de  MURAT DANS UNE PUB!!!  Si! 

Et c'est la musique la plus entrainante (avec le Cri du Papillon?)  figurant sur un album écrit par Murat qui a droit à sa trentaine de seconde de gloire (multipliée par x passages sur la tnt)... sauf que...cette musique,  elle est signée Fred Jimenez:  Mashpotétisés!!   Manque de pot: je ne crois pas qu'elle aura droit  à sa campagne internationale, façon Yael Naim.... cause: c'est pour les P et T!! enfin: La Poste! (au niveau volume annonceur, c'est quand même gros).  

Moi, je trouve ça  trouve ça cool et amusant. Et vous?  (faut que j'essaye de faire un peu plus d'interactivité....).

Après, en matière d'exploitation du catalogue,  on attend le disque "Best of" (ça ne serait pas du luxe non plus), et la réédition du manteau de pluie, chaque année, avec un inédit différent, façon Manset (qui nous en fait encore beaucoup sur le dos du fan ce temps-ci)... Euh, non, je déconne... même si ça ne serait pas pour me dégouter non plus. 

[NDLR: Ceci est un billet d'humeur humoristique alcoolisé. Je ne peux pas affirmer avec certitude si Murat, ou ses éditions,  a donné son accord ou non. A priori, c'est un album sous édition Scarlett qui a été utilisé - a bird on a poire- , mais je ne sais pas si c'est suffisant pour se prononcer.]

[EDIT 18/09: information confirmée: C'est bien la maison Scarlett qui avait les droits, et donc tous les "acteurs" sont rétribués].

Allez, glouglouglou (pour les anciens, voir ci-dessous), voilà la pub (toute la série, et je n'ai pas réclamé de l'argent à La Poste):

 

 

La musique semble bien être celle de la version originale:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 17 Septembre 2017

La semaine dernière, j'ai privilégié mon agenda à celui de l'actualité muratienne, notamment pour parler du festival "les Belles journées", et de DA CAPO.  C'est avec un peu de retard donc qu'on va parler de la sortie effective  du disque d'INDOCHINE, avec le titre écrit par Monsieur Bergeaud, dit Murat, "Karma Girls". 

Ci-dessous le texte, et encore en dessous la chanson, et on se fait la revue de presse ensuite.

 

Je sais de toi
Tout de toi
Mon ami
Viens je sais tout de toi
Je sais tout de ta vie
Dieu m'a dit
Mon ami
Viens je sais tout de toi

Marcher jusqu'à la mort
Oui avec toi
Mon ami
A ton bras
Oui je sais tout de toi

Toujours mon coeur sait
Où tu vas
Mon ami
Mon coeur bat pour toi
Oui je sais tout de toi
Tout de toi
Mon ami
Viens je sais tout de toi

Sur la Terre
Chaque nuit
Avec toi
Partout à ton bras
Je sais tout de ta vie
Dieu m'a dit Mon ami
Viens, je sais tout de toi

Marcher jusqu'à la mort
Avec toi
Mon ami
Oui on y croit encore
Jusqu'ici Dans la nuit
Au hasard
Oui je sais tout de toi
Oui je prends tout de toi

Je sais tout de toi
Oui je sais tout de toi
Mets ta main dans la mienne
Et mon corps disparaîtra
Le jour de gloire sera
Comme celui-là
Quand nous serons libres
Un jour tu leur diras
Que je sais tout de toi
Oui je sais tout de toi
Un jour tu leur diras
Que c'est mon histoire

 

 

Bon, ce n'est pas du grand Murat certes... mais j'y vois un écho au titre précédent écrit pour Sirkis "Un singe en hiver", qui semblait déjà dire "je sais tout de toi"  (cf le document à télécharger dans le précédent article sur le sujet).

D'ailleurs, Sirkis parle de la relation qu'il entretient avec Jean-Louis dans les Echos... et  nous confirme  la crise d'inspiration qu'a connue Jean-Louis après Morituri:
 

Du côté des guests, auteurs et/ou chanteurs, le nouvel Indochine compte Jean-Louis Murat. "Il nous avait écrit, il y a quelques années, 'Un Singe en hiver'. On se parle régulièrement. Après les attentats de novembre à Paris, j’étais très angoissé. Je l’ai appelé. Et lui, cela faisait un an qu’il bloquait sur l’écriture. Il m’a quand même reboosté. Et m’a écrit 'Karma Girl'. La chanson commence par 'Je sais tout de toi' et je trouve ça très beau."
Du côté des guests, auteurs et/ou chanteurs, le nouvel Indochine compte Jean-Louis Murat. "Il nous avait écrit, il y a quelques années, 'Un Singe en hiver'. On se parle régulièrement. Après les attentats de novembre à Paris, j’étais très angoissé. Je l’ai appelé. Et lui, cela faisait un an qu’il bloquait sur l’écriture. Il m’a quand même reboosté. Et m’a écrit 'Karma Girl'. La chanson commence par 'Je sais tout de toi' et je trouve ça très beau."
Du côté des guests, auteurs et/ou chanteurs, le nouvel Indochine compte Jean-Louis Murat. "Il nous avait écrit, il y a quelques années, 'Un Singe en hiver'. On se parle régulièrement. Après les attentats de novembre à Paris, j’étais très angoissé. Je l’ai appelé. Et lui, cela faisait un an qu’il bloquait sur l’écriture. Il m’a quand même reboosté. Et m’a écrit 'Karma Girl'. La chanson commence par 'Je sais tout de toi' et je trouve ça très beau."
Du côté des guests, auteurs et/ou chanteurs, le nouvel Indochine compte Jean-Louis Murat. "Il nous avait écrit, il y a quelques années, 'Un Singe en hiver'. On se parle régulièrement. Après les attentats de novembre à Paris, j’étais très angoissé. Je l’ai appelé. Et lui, cela faisait un an qu’il bloquait sur l’écriture. Il m’a quand même reboosté. Et m’a écrit 'Karma Girl'. La chanson commence par 'Je sais tout de toi' et je trouve ça très beau."
KARMA GIRLS en écoute depuis une semaine

L'intégralité de l'article: https://www.lecho.be/culture/musique/Nicola-Sirkis-comme-une-danse-vers-l-eternite/9931035?ckc=1&ts=1505572728

C'est ce qui me parait le plus intéressant dans ce qui est paru  sur le net:

Dans la Dépêche, une petite question qui s'appuie sur Karma Girls:

«Je sais tout de toi», écrit Jean-Louis Murat dans «Karma Girls». Comment gérez-vous les réseaux sociaux pour qu'on ne sache pas tout de vous ?

Les instruments de communication modernes sont précieux : ils nous donnent une voix, nous permettent d'agir en agence de presse personnalisée ; d'annoncer, de dénoncer. C'est superpratique à partir du moment où on refuse toute intrusion publicitaire, toute atteinte à notre vie privée. Regardez sur Internet : il y a très peu d'images de mes enfants, aucun cahier intime, pas de confidences du genre «j'aime-j'aime pas».

Davet dans Le Monde, au milieu de tacles classiques sur Indochine, souligne les tubes potentiels du disque et cite un Murat "en petite forme".

Sur europe 1, le 8/09, Emilie Mazoyer disait: " Beaucoup de belles surprises sur ce nouvel album d'Indochine : un texte signé Jean-Louis Murat, un duo avec Asia Argento... Vous pourrez même réviser vos cours d’histoire de l’art avec le titre Henry Darger, un hommage à l’écrivain et peintre américain héritier de Jean Dubuffet". 

 

LE LIEN EN PLUS

On connaissait bien sûr le lien entre l'écrivain Jean-Philippe Toussaint et Alexandre Rochon, notamment via une création théâtrale.

Voici ce qu'a dit Alexandre à propos du dernier livre de Toussaint sur son mur fb:

"Chaque rentrée littéraire qui propose un nouveau livre de Jean-Philippe Toussaint est pour moi une fête, depuis la publication de Faire L’amour, en 2002. Par quelques heureux hasards, j’ai eu la chance de rencontrer Jean-Philippe en 2012 puis rapidement, de créer en sa compagnie.
Aujourd’hui sort Made in China, un livre dans lequel il est question de Chine bien entendu, de création artistique, de voyage, de cheminement intérieur, du hasard, mais surtout et avant tout : «de la vie, quoi. »

Mais c’est aussi un livre dans lequel je retrouve des amis qui de près ou de loin, ont contribué à la fiction en participant au réel. « Même si c’est le réel que je romance, il est indéniable que je romance ». Et c’est donc aujourd'hui avec Jean-Philippe Toussaint, Madeleine Santandrea, Emilie Fernandez, Morgane Imbeaud, Justine Emard, Mélanie, Julien Quinet, Guillaume Bongiraud, Florian Cardinale, Thomas et beaucoup d’autres que j’ai envie de lever mon verre pour célébrer la sortie de Made in China."

Voilà donc les DELANO, après avoir été les quasi-héros d'un album de Murat, les personnages d'un livre... (on peur dire que Murat a déjà rempli cette fonction du côté d'Olivier Adam et de Magali Brénon).

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 15 Septembre 2017

Allez, puisque toujours rien ne se passe,  3e volet du reportage en Colombie-Britannique... avec une série de photos d'une plage à Vancouver... où je n'ai pas de souvenirs amers. Je les aime beaucoup j'avoue... et je n'ai pas eu l'envie de n'en sélectionner que 3 ou 4...

 

Clichés 40:   un après-midi au bord du PACIFIQUE
Clichés 40:   un après-midi au bord du PACIFIQUE
Clichés 40:   un après-midi au bord du PACIFIQUE
Clichés 40:   un après-midi au bord du PACIFIQUE
Clichés 40:   un après-midi au bord du PACIFIQUE
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Clichés 40:   un après-midi au bord du PACIFIQUE
Clichés 40:   un après-midi au bord du PACIFIQUE

et n'oubliez pas de consulter les articles précédents:

interview de DA CAPO notamment ou de découvrir les photos du concert de Bertrand Betsch..

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 14 Septembre 2017

 

Tout avait si bien commencé ce samedi, deuxième jour de la 3e édition de ce festival... Après la pluie durant la journée, on avait droit aux rayons de soleil... et il faisait presque chaud. Pas forcement encore beaucoup de monde, mais quelques familles pour Fersen, quelques spécialistes pour Rodophe Burger, quelques dames pour Bertrand Betsch... Des fans de Fishbach? Je n'en ai pas remarqué...  Mais voilà, au moment où Fersen rentre en scène, la pluie a débarqué...  La chauve-souris aime un parapluie... mais manque de pot: ils étaient interdits cette année (on s'en était bien servi aussi le samedi il y a deux ans)... Du coup, je reste sous une tente et ne voit pas la prestation de Fersen... qui au milieu de la chanson (la première) s'arrête: "on ne peut pas chanter"... la pluie tombe sur les instruments du quatuor...  Il fait finalement sa prestation courageusement, parfois en récitant ses textes... sans musique... 

A la fin de ce set, la pluie a cessé... mais le directeur du festival (le directeur du théâtre Jean Vilar)  se présente sur scène et annonce la fin du festival... la scène étant trop innondée pour présenter les shows plus électriques de Burger et Fishbach... L'annonce se fait sans aucun sifflet ou grognement... Celui qui réagit avec le plus  de déception et de dépit, et que je vois se précipiter en backstage, c'est  un grand bonhomme d'un mètre 90, avec un grand pardessus en cuir... C'est le vosgien Rodophe Burger...  Il apprend la nouvelle en même temps que nous.  Quelques temps après, il fait encore part de sa grande déception aux quelques fans présents vers le merch'... "C'est la première fois que ça m'arrive", "mince, je voulais jouer"...   Cette déception de la part d'une "légende" du rock, qui est peu invité dans des festivals je pense, est impressionnante... et renforce  ma propre déception. Je suis également bien triste pour le programmateur Laurent Toquet qui jette l'éponge cette année. Il a su proposer une programmation originale, avec des grands noms du rock ou de la française pop (Dominique Sonic l'année dernière...) ou des jeunes prometteurs (Grand Blanc, Broken Back....), programmation qui avec de la persévérance pouvait peut-être installer ce festival, comme un petit festival "Fnac live"... hélas payant...  On espère que la municipalité berjallienne ne labourera pas ce qui a été semé... Des festivals avec des groupes rock musette, à casquette... il en existe suffisamment, et pas loin d'ici.

 

Ceci dit...  revenons à 19 heures.  Le public pouvait découvrir l'auteur d'un des meilleurs albums de folk français selon un grand nombre de critiques:  le lyonnais RAOUL VIGNAL.  

 

Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées

Raoul, après avoir accordé sa guitare (qui a subi l'humidité, puis qui prend maintenant le soleil), caresse ses cordes de son grand ongle impressionnant). C'est très doux, peut-être un peu trop pour moi, mais c'est très joli.

Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées

 

- Et c'était le tour ensuite de BERTRAND BETSCH...  J'avoue (il ne faut pas avoir peur de la honte)  que j'ai suivi un peu de loin sa production avant ce soir-là, malgré un compagnonnage de longue date, notamment manséen...et  la foultitude de fans de Murat qui le suivent (la preuve, l'algorithme de facebook inonderait presque son mur de clips de Murat me dit-il). Et pourtant, j'ai vraiment beaucoup apprécié le spectacle.  Bertrand Betsch assis sur une petite caisse, devant un petit clavier, au milieu d'une très grande scène, devant un très grand espace... clairsemé,   plus que jamais fragile et hypersensible... mais maniant l'humour et la dérision entre chaque chanson.  Même si Bertrand gère peut-être bien sa barque en indé (avec son label, dont on a parlé avec Sébastien Polloni), je me suis vraiment demandé après le show, très sympathiquement conclu sur un rythme techno et quelques pas de danse, pourquoi Bertrand Betsch n'était pas plus souvent programmé, notamment dans les théâtres "municipaux" où la chanson a normalement plus le droit de citer... Des belles chansons, accessibles, avec ce petit enrobage de paroles créant un courant de sympathie immédiat.

(je télécharge toutes les photos correctes: je ne sais pas comment les choisir)

Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées
Bertrand Betsch et Raoul Vignal au Festival les Belles journées

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 12 Septembre 2017

Inter-ViOUS ET MURAT- n°26   :   DA CAPO (Alexandre Paugam)

Je vous avais déjà  fait  écouter DA CAPO aux détours de quelques détours photographiques, et je vous invite à en apprendre un peu plus  sur ce groupe et son désormais seul maitre à bord Alexandre PAUGAM...  du Puy-En-Velay... Un auvergnat donc!  C'était ainsi impératif que je vous en cause, d'autant que son album à l'ambiance très originale a été salué par les critiques (dont les Inrocks). Qui plus est, l'ombre de Robert Wyatt, référence pour Jean-Louis Murat, plane un peu sur ce disque, par les ambiances pianistiques sombres et jazzy.

L'interview était prête depuis un moment, mais j'attendais le bon moment, et il est arrivé:    DA CAPO sera en show-case du côté de la COOPERATIVE DE MAI ce samedi à 20h30, et en concert au FIL de St-Etienne le 1er octobre 2017.

 

Bonjour Alexandre!

- Quel est votre parcours musical?

Etudes de piano classique de 10 à 17 ans en cours particuliers puis découverte de la guitare (rythmique, je ne suis pas soliste...) en même temps que le monde de la pop anglosaxonne vers 19 ans. Dans la foulée, premières compositions : une révélation !

Et formation du groupe Da Capo à 22 ans puis Lithium et tout le reste... 

[NDLR: En 1997, Da Capo sort son premier album, Minor Swing, chez Lithium/Virgin. Il connaît un réel succès critique (Libération, les Inrockuptibles) et se voit distribué en Europe et au Japon. En 2001 sort The fruit, deuxième album du groupe, chez Autruche Records/Pop Lane. Là encore, l'album est plébiscité par la presse mais connaît des ventes difficiles de par son caractère intimiste et sa musicalité recherchée.   Parallèlement à ses activités au sein du groupe Da Capo, Alexandre Paugam compose des musiques instrumentales pour la scène (théâtre et danse) et pour le cinéma.  En 1997, il entame une collaboration fructueuse avec le Théâtre du Mayapo (Le Puy-en-Velay) et devient le compositeur attitré des créations de la compagnie]

 

- Vos parents sont arrivés en haute-Loire pour élever des chèvres dans les années 70.  Le petit jeu de l'inter-ViOUS ET MURAT étant de trouver des petits dénominateurs communs avec Murat, je dois donc vous poser la question si cette enfance rurale et paysanne vous a construit de manière particulère? est-ce que c'est un élément d'identité? Ou bien est-ce plus la difficulté de vivre votre passion, l'internat que vous retenez?

C'est une question compliquée : d'abord, la période "chèvres" a été courte puisque mes parents se sont séparés et que nous avons vécu
assez vite avec ma mère au Puy. Donc pas vraiment de vie paysanne....

Mon père a ensuite fondé une agence de voyages à Genève. De fait, nous avons pas mal voyagé (notamment au fin fond de l'Afrique) donc notre éducation a été assez ouverte sur le monde.

L'influence artistique a été du coté de ma mère ; elle est comédienne et peintre. Je retiens cependant de la Haute-loire ses magnifiques paysages (surtout le plateau du Mézenc) qui m'ont donné le goût des grands espaces sauvages et de la randonnée.

Alexandre est aussi photographe, voici la photo qu'il nous adresse pour représenter son pays:

Inter-ViOUS ET MURAT- n°26   :   DA CAPO (Alexandre Paugam)

- Et vous avez été toujours fidèle malgré tout à La Haute-Loire, ou  La Loire? (bien qu'à la différence de Murat, on ne peut pas dire je pense que votre musique  soit "ancré" dans ce territoire.. à moins qu'on trouve des pubs enfumés au Puy-En-Velay). Est-ce que vous vous sentez une fraternité ou disons une proximité avec d'autres chanteurs du "massif central", de l'auvergne (clermont?)?  
 

  Bien qu'ayant vécu 5 ans à Paris (à l'époque de The Fruit en 2001), je suis revenu vivre dans la région donc on peut parler de fidélité..mais je voyage encore beaucoup.

Mes textes ne sont pas du tout "régionalistes", et la musique non plus...

Quant à la proximité avec des chanteurs locaux, franchement je n'en vois pas.

Contrairement à Clermont, il n'y a aucune scène pop en Haute-Loire d'où la difficulté pour nous de trouver des concerts dans notre département... Situation très paradoxale : on a un dossier de presse formidable mais des opportunités de live quasi-nulles en Haute-Loire !! D'où la nécessité pour nous de nous éloigner pour pouvoir jouer..

 

- Vous ressentiez également la même chose sur St-Etienne?

J'ai été étudiant à Saint-etienne et y ai vécu un peu par la suite. Contrairement auxidées reçues, je trouve beaucoup de charme à cette ville. Par contre, musicalement, c'est pas très pop non plus (contrairement à Clermont).....Il me semble que Le Fil s'ouvre plus actuellement à cette musique. J'espère que nous allons pouvoir y jouer.  [NDLR: ça sera bien le cas le 1/10!]

 

- Da Capo a été fondé avec votre frère Nicolas... qui lui est sur la région parisienne- j'imagine qu'il y est resté alors que vous faisiez vous le choix du retour-, et c'est le premier album sur lequel vous travaillez sans lui. Qu'est-ce que cela a représenté?

Sur le dernier album, Nicolas ne joue pas.. C'était très compliqué de continuer à jouer ensemble géographiquement parlant et il a des projets solo. Néanmoins, depuis Third en 2006, c'est moi qui composait tout et tenait la baraque... donc c'était assez logique d'en arriver là. Je pense que nous n'avions plus exactement les mêmes envies musicales. Mais, il n'y a pas eu de clash entre nous.

                                                     -----------------------------

L'autre PAUGAM: Nicolas vient de sortir son 3e album Boustrophédon  le 25 Août chez microcultures distribué par differ-ant. Il vient d'obtenir 3 fff dans Télérama.

                                                    ---------------------------------

 

‌- Vous avez cité  Breakfast in america comme premier choc musical... et ayant un grand frère, j'ai également succombé aux charmes de Supertramp avant mes 10 ans. Content de retrouver un amateur de ce groupe après Laurent Saligault (interviewé ici http://www.surjeanlouismurat.com/2016/03/laurent-saligault-the-first-interview.html) .   Est-ce que c'est une référence ou une émotion de l'enfance, alors qu'effectivement Supertramp n'a pas forcement bonne presse (trop mainstream?)... et que justement, on vous rattache maintenant à des choses plus pointues : wyatt, nick cave...?
 

Non ce n'est pas une référence mais je me souviens d'un moment très important pour moi.

C'était en 86 ou 87 à Kigali au Rwanda; On était au resto et j' y entends "School" de Supertramp...une sorte de révélation; Je reviens en France et là, je suis mordu et je mets à découvrir avec avidité toute l'histoire du rock.

Après, j'ai toujours du respect pour ce groupe qui a écrit quelques très belles chansons mais je trouve aujourd'hui que c'est un peu trop produit....

 


Inter-ViOUS ET MURAT- n°26   :   DA CAPO (Alexandre Paugam)

- Sur cette époque, je me demandais si vous aviez pu apprécier Joe Jackson?

Oui, j'ai écouté pas mal Joe Jackson (surtout Look sharp) mais pas fan non plus. Ceci dit et pour corroborer le paragraphe précédent, j'ai toujours préféré la bonne variété (type Supertramp ou Bee Gees) à la musique dite indépendante parfois surestimée car pauvre musicalement.

En tous cas, je ne classe pas Da Capo dans la musique "indé".
 

‌- Même si je crois comprendre,  pouvez-vous nous préciser  cette dernière phrase (surtout quand on repense à votre signature chez Lithium)?  et qu'est-ce que vous pensez de la définition que nous a donné   La Féline  : L’indépendance, ça a d'abord un sens économique aujourd’hui en France. C’est le fait que l’industrie a pris un coup dans l’aile, et qu’il y a moins de confiance, en général donc beaucoup de gens voués à se développer tous seuls et qui pourtant sont intéressants ; mais parce qu'ils font des choses qui ne peuvent pas séduire immédiatement un très large public, soit parce qu'elles sont plus exigeantes, soit parce qu'elles sont un peu bizarres ou imparfaites aussi... Moi c'est ce que je préfère, l'exigence, la bizarrerie, l'imperfection, mais ce n'est pas ce qui fait du like massif sur Facebook ou sur YouTube. Du coup, l'indépendance, c'est une position de faiblesse, de faiblesse économique parce qu’on n’est pas invités sur tous les festivals ni sur Europe 1, parce qu'on revient moins dans les suggestions de vidéos YouTube. Mais la force de l'indépendance, à un certain moment, c'est de revendiquer cette position de faiblesse, comme une position, non pas subie mais conquérante. Ce moment où tu regardes le top des charts sans envie et où tu es fier de faire autre chose. Même si ce n’est pas ce qui se vend le plus, c’est un certain idéal, l'idéal d’une musique qui est à la recherche d’une certaine beauté plus ou moins fragile. Moi, c’est comme ça que je le vois en tout cas, le moment où on retourne la nécessité en vertu.
 

Cette définition de la musique indé me paraît assez juste ; surtout comme idée de résistance au système dominant : là, je suis tout à fait d'accord.

En revanche, c'est au niveau musical que c'est plus compliqué. Le terme "indé" est devenu dans certains cas une posture. Et la pauvreté et l'indigence musicales sont parfois érigées en totems. Donc, à l'arrivée, ce terme englobe tout et n'importe quoi....donc finalement ne signifie pas grand-chose (à part la dimension politique que je défends..). Si j'avais à classer Da Capo, ce serait tout simplement dans une certaine tradition de songwritting anglo-saxonne.

 

- Vous utilisez le mot "fan"... Est-ce que vous vous définiriez ainsi pour certains artistes? lesquels? Et est-ce qu'il y a des signes manifestes (collectionnite? )
 

D'où la dernière question : oui, bien sûr, je suis fan de quelques noms dans l'histoire de la musique.

En pop/folk/rock, Neil Young, Bowie, Alex Chilton, Ray Davies et Robert Wyatt (plus des individus que des groupes...) + Nick Cave

En jazz, John Coltrane, Thélonious Monk et Bud Powell.

En classique, Ravel, Bach et Mahler (que je vénère !)

J'oublie quelques noms car je suis un gros consommateur de disques mais l'essentiel pour moi est là !  Ah, oui : Léo Ferré et Alain Bashung !

 

- Une belle "variété"  de références... qu'on peut ressentir  à l'écoute du disque.  Le texte de promo évoque plus particulièrement Wyatt (que m'avait fait découvrir Stéphane Pétrier le chanteur des Voyage de Noz). Je voulais du coup vous faire réagir à l'interview de Wyatt par Murat (dans Télérama) à l'initiative de P. BARBOT (interviewé ici).  Est-ce que ça  vous suscite quelques commentaires? 

C'est une belle interview et je partage totalement l'avis de Murat quant à la
splendeur-candeur de la voix de Wyatt. Pour moi, c'est la chanson Shibuilding où sa voix est la plus extraordinaire. Je me retrouve aussi dans la vaste culture musicale de cet homme d'où découle la richesse de sa musique. Et il est d'une grande humilité, ce qui ne gâche rien à l'affaire...

 

12) Une question tout aussi spontanée que les précédentes:   Murat a rencontré Wyatt, échangé un peu avec Cohen... mais s'est retourné au moment de frapper à la porte de Tony Joe White.  Rencontrer vos idoles, ça vous fait rêver?

Non, ça ne me fait pas rêver de rencontrer mes idoles. Je fais partie de ceux qui pensent que cela ne sert pas à grand-chose. Mieux vaut cultiver le mystère. Et puis, ils peuplent parfois mes rêves : j'ai déjà rencontré Nick Cave à 2 reprises, Django Reinhardt ou encore la chorégraphe Pina Bausch dans un rêve inoubliable....

- Ah oui...  Est-ce que vous vous intéressez à l'univers des rêves? ... et est-ce que c'est trop intime pour nous raconter?

Comme tout le monde, je suis assez fasciné par les rêves mais je n'ai pas grand chose à en dire.  Mis à part, qu'il m'est arrivé 2-3 fois de me réveiller avec une nouvelle chanson en tête....pas plus mauvaise que les autres...

 

- Passons un peu au disque...  Ce qui peut un peu désarçonné au départ, c'est votre voix. Il y a parfois un côté cabaret, pub enfumé, "déclamatoire" ai-je lu dans une chronique. Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire?  (je crois qu'elle participe beaucoup - pour moi-  à me faire rentrer les chansons dans la tête, même plusieurs jours après l'écoute)

 

Je sais qu'elle divise mais j'assume et je crois qu'elle a le mérite d'être très singulière...d'ailleurs, on a été signé chez Lithium en 1995 principalement grâce à la voix !!

Et puis, je crois qu'elle demande un peu de temps pour s'y habituer.....elle est à séduction lente. En ce qui concerne ma voix, les avis sont partagés : c'est un peu ou on l'adore, ou on la déteste..

 

- J'aime bien cette question qui permet de laisser le chanteur dire ce qui lui tient à coeur:   Est-ce que vous pouvez nous parler de 3 chansons du disque, que ce soit sur le texte, la musique, l'inspiration, la conception, la production, l'enregistrement...

 

Far cry :

Ce morceau quasi-instrumental a été dans la balance pour faire partie ou non de l'album...J'ai hésité en me demandant s'il était bien dans l'esprit du disque. Et puis,finalement, je l'ai gardé car je l'aime bien et cela enrichit la palette de Da Capo.

 

Heal me :

Un de mes morceaux préférés. Je trouve la fin intéressante car sortant de la pop pour une ambiance bigband jazz.... Pas une mince affaire pour mixer ce morceau.

 

Oh, my lady :

J'ai mis sur ce morceau une boucle rythmique samplée. Cela donne un coté hypnotique qui me convient. C'est pour moi un des morceaux les plus intéressants du disque mais dont les gens parlent assez peu. Peut être plus difficile d'accès à la première écoute..

 

- Je n'aimais pas parler de la "crise du disque" dans mes interviews au départ, mais je pense qu'on doit quand même parler du système "indépendant", de l'energie que mettent les artistes à exister, avec ou sans partenaire.  Alors, comment la petite entreprise DA CAPO fonctionne?

 Nous étions en standby depuis quelques années malgré le 4éme album (Out of Spain) qui n'a pas eu de sortie officielle (et que je veux ressortir sérieusement...).

Oh, my lady a reboosté le groupe. J'ai pu enfin m'entourer de bons musiciens locaux.. la priorité désormais est la recherche de dates. Nous travaillons pour le booking avec Bloody Mary records (Strasbourg).

On a un très bon dossier de presse donc je suis assez confiant...même si je sais que c'est très compliqué.

Et puis, je travaille déjà sur le 6èm album qui devrait voir le jour en 2018 !

 

- Vous parliez de la difficulté de trouver des dates de concert. Sur le blog, on parlait récemment à propos des groupes Clermontois du manque de trouver des tourneurs pour émerger justement, surtout quand on a une identité assez complexe (pour les festivals notamment qui vont chercher à programmer une "étiquette" : rock, reggaie, celtique, ska etc)

 

Effectivement, c'est très difficile de trouver des dates en Auvergne pour Da Capo.

Je pense que l'on fait une musique (même si c'est de la pop !) relativement inclassable à cause des multiples influences que l'on peut avoir. Mais, c'est pour moi ce qui fait notre richesse !

Da Capo est difficile à catégoriser pour les programmateurs. De plus, la langue anglaise n'arrange rien à l'affaire...

Malheureusement, on est pas dans le pays du  rock !

 

Merci, Alexandre PAUGAM!

Interview réalisée par mails du 23/05/17 au 26/06/27

DA CAPO :  show case gratuit à Clermont-Ferrand Samedi 16 septembre 20h30

                   le 1 octobre, à St-Etienne, au Fil.

 le musicien: http://www.alexandrepaugam.com/

le photographe: http://alexpaugam.com/

L'album en numérique à 7 euros sur bandcamp,  /  et en solide: FNAC   / AMAZON

 

Et voici quelques vidéos, dont le presque quasiment tubesque "I fell love" :

"You really don't know"... un titre absolument magnifique, à ranger à côté des chansons les plus tristes de Rock Bottom, avec cette orchestration m'évoquant des choeurs féminins...

Voici "oh, my lady": "J'ai mis sur ce morceau une boucle rythmique samplée. Cela donne un coté hypnotique qui me convient. C'est pour moi un des morceaux les plus intéressants du disque mais dont les gens parlent assez peu. Peut être plus difficile d'accès à la première écoute.. "  C'est vrai que c'est un des morceaux qui m'a trotté dans la tête, même plusieurs semaines après écoute...

 

La chaine Youtube de DA CAPO

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT