Publié le 10 Novembre 2018

En ce samedi 10/11/2018, voyons voyons ce que je vais vous mettre... un peu de ci, un peu de ça... j'ai quelques mets qui vont virer si je ne vous les fourgue pas, je garde le morceau de Rolling Stones paysan et le Rock and Folk truffé pour les fêtes - si ça vous fait saliver, c'est en kiosque-.  J'avais l'idée d'une revisit de l'interview sauce Inter, mais je n'ai pas été livré: il faut attendre la livraison (en podcast): la photo donnait bien en Murat bleu camouflé sur le canapé de la même couleur. 

Bon, allez, je vous fais la formule complète, vous avez faim il me semble.

1) Amuse bouche

LE TWEET EN PLUS

Toujours pas de  "live report" sur la tournée de Jean-Louis... Cela nous permet d'aller aux concerts en gardant un peu de surprise peut-être... un "je me souviens" à la guitare, un Murat "peu causant"... peu d'infos nous parviennent. Bon, c'est bien comme ça, je ne vais pas me sentir obligé non plus de faire mes comptes-rendus...

Allez, j'ai trouvé un petit tweet:

Laurent Geneix (linguiste et journaliste):

Le blues imperturbable de Jean-Louis Murat, aussi vénéneux que chaleureux. Le fantôme de Lou Reed planait sur Saint-Avertin ce soir. – impressionné

 

2) ENTREE

Baptiste Vignol, qu'on n'arrête plus (livres sur Barbara... et enfin son Delon) nous cause du disque de Nolwenn Leroy saluant la chanteuse ( Il se niche quelque chose d’authentique dans sa voix, d’indiscutable, d'apaisant, sans quoi Alain Souchon, Laurent Voulzy, Christophe Miossec ou Jean-Louis Murat ne lui auraient pas écrit de chansons.).  Il salue notamment le choix de reprise de "Hollywood" de Mc Neil, chanson que j'avais justement découverte  dans le livre de Vignol "le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaître par cœur".

Comme nous, il regrette l'absence d'une reprise de Murat:  " Ne manquerait donc, s'il fallait pinailler, qu'un air de Murat, le plus sexy de nos folk singers ; Le monde caressant par exemple, sur lequel, à la brune, Nolwenn se serait promenée...".

https://delafenetredenhaut.blogspot.com/2018/11/femme-de-gout.html

3) PLAT PRINCIPAL  "Interview suisse en deux façons"

On retrouve un Jean-Louis toujours et encore charmant, en pleine forme!

- par Yann Zitouni sur RADIO PARADISO, qui date un peu: 11 octobre.  Je n'ai pas trouvé le podcast. Alors, je vous le mets en chargement.

LIEN

A partir de la 22e minute:

Murat indique bien qu'il y aura bien un 3e étage de la fusée et qu'il allait s'y mettre rapidement... Pour finalement dire qu'il aimerait bien faire "une immense danse de canard qui me blinde jusqu'à la fin de la vie"... Plus sérieusement, "j'ai une idée assez précise, mais je me la garde pour moi".

(longue séquence sur Rendre l'âme, et Christophe Pie, aussi sur Sweet Lorraine, Marguerite de Valois (Margot, c'est elle) ("j'étais très amoureux d'Adjani").  

Pour nos amis Suisse: il est dit que Murat est vraiment désolé de ne pas avoir de concerts dans votre pays...

- ET dans "Derrière les notes", 21/10/2018:  C'est un artiste empreint d'une belle poésie que l'on accueille cette semaine: Jean-Louis Murat! Très attaché à sa terre natale, il habite dans une ferme entouré de sa famille. Un être qui revendique une certaine liberté et qui se refuse à adhérer aux codes parisiens. Véritable artisan de la musique, il se plonge volontiers dans l'univers du cinéma, notamment le cinéma italien.  Jean-Louis Murat est un artiste authentique qui parle sans détour. Ce sera également l'occasion de découvrir son nouvel album "Il francese".

Au programme, beaucoup -beaucoup de musiques de JL, les séquences d'interview sont plus des petites  pastilles, mais ce n'est pas inintéressant. L'interview précédente était axée sur le disque, là, il est plus question de l'"environnement personnel".  Quelques notes:  l'Italie (et son côté "en sursis"), et sa relation aux Etats-Unis (le génocide des first nation, plus marquant pour lui que l'esclavage). Murat apprécie qu'on le compare à un amérindien pour le rapport à la terre, le côté contemplatif, le contraire de "time is money".  La journaliste lui dit qu'il rajeunit, et Murat indique que c'est la curiosité, l'hygiène, être amoureux et la rigolade... et essayer de se refaire une virginité. La journaliste lui parle de sa région qu'il lui donne un côté aérien... mais aussi terrien... Enfin soit. Jean-Louis indique qu'il apprécie autant travailler la terre que faire de la musique (50/50) mais qu'il ne veut pas passer pour l'auvergnat de service. "je suis bourré de contradictions": "je suis  énormément  de quelque part mais je désire énormément être de n'importe où, je suis macronien".

Murat se souvient que dans le train en venant, il s'amusait à se mettre successivement à la place de deux personnes à côté de lui: un serveur qui draguait une femme.  A la question de ce que cela a suscité, Jean-Louis indique : de l'excitation sexuelle...

Jean-Louis se souvient qu'il est tombé sur une psy en interview quelques jours avant et qu'elle lui aurait dit qu'il devrait faire une cure, qu'il était complétement timbré... "ça m'a perturbé".  [On n'a pas encore eu vent d'une interview de ce genre]. Il assure que c'est vrai : "elle était sérieuse", par exemple en lui disant "si vous dites que vous êtes entouré que de dingues, c'est ce que c'est vous qui l'êtes".  De là, il parle de la question qui l'interroge beaucoup : l'identité, notamment le flou de l'identité sexuelle, et qui est un thème du disque, et qui est un terre fertile pour la poésie.

Passage sur Silvana Mangano, encore une séquence sur son insaisissabilité, petite séquence sur sa vache et quelques autres propos pour terminer, face aux tourments du monde, par  l'affirmation de vouloir être un "nomade".

N

3) TROU NORMAND

Quelques mots sur le disque sur Musikplease:

musikplease.com/francais-albums-101188/

Si la vie est un éternel recommencement, ce n’est pas le cas de la discographie de Jean-Louis Murat. Moins d’un an après le téméraire « Travaux sur la N89 », voici « Il Francese ». L’heure du renouveau a (encore) sonné. Murat bidouille, expérimente des arrangements improbables. Pour en façonner des chansons empreintes de mélodies modernes et évidentes. #ChapeauBasLAuvergnat

 

4) FARANDOLE DE DESSERTS CINEMA

Du léger, du peu sucré pour finir le repas...

-  Encore et toujours Laetitia Masson qui utilise la musique de Jean-Louis :

 

 

 

- L'autre camarade Claire Denis sort un nouveau film (qui fait référence à un des cinéastes préférés de Jean-Louis, Tarkovski). Arte nous propose une longue vidéo autour de l'utilisation qu'elle fait de la musique... et bien sûr il y a du Jean-Louis. "scène culte" des films de Claire Denis... Ia séquence disparaissant parfois (en ce moment?) de youtube, c'est donc à ne pas rater.

LE LIEN EN PLUS DIGESTIF

Baudelaire toujours d'actu... Murat et l'ami Bertrand Louis

https://next.liberation.fr/musique/2018/11/09/baudelaire-du-temps_1691123

Jean-Louis Murat: «Charles & Léo» (2007) 

Toujours aussi iconoclaste, l’Auvergnat exhume d’une cassette remise par Mathieu Ferré, le fils, douze des vingt-deux poèmes sur lesquels le chanteur anarchiste s’accompagnait au piano. Si Léo Ferré avait enregistré Baudelaire à deux reprises (1957 et 1967), le temps lui a fait défaut pour s’atteler à un troisième volume. Murat s’en charge donc, en respectant à la lettre la structure mélodique de son aîné. Son timbre langoureux se marie notamment à merveille avec la nonchalance musicale de l’Horloge ou la convocation du souvenir (Je n’ai pas oublié). Morgane Imbeaud, l’ex-voix féminine de Cocoon, ne passe pas par hasard sur le vaporeux l’Heautontimoroumènos. Comme souvent avec Murat, un disque qui questionne de prime abord mais établit par la suite sa lente possession.

 

Bertrand Louis: «Baudelaire» (2018)

Il y prend goût aux radicales immersions poétiques, Bertrand Louis. Ne pas mettre ça sur un manque d’inspiration, parce que sa propre plume n’a jamais manqué auparavant de panache. Donc après Philippe Muray (Sans moi, en 2013, déjà une réussite), le voilà qui branche l’électricité pour le prince des nuées. Ici, le lyrisme de la harpe se confronte aux brûlures post-punk, motifs récurrents des dix chansons. Cette exploration formelle apporte une relecture insoupçonnée et captivante des textes. Un son terrien et orageux à la fois, rugueux ou caressant, tendu et happant. Bertrand Louis ose une mélodie aussi venimeuse qu’enveloppante pour embrasser la fugitive beauté d’A une passante, télescope l’anxiété et le sensuel sur Chansons d’après-midi. La voix, qui semble être revenue de tout, creuse les mots, élargit encore plus l’espace. Il paraît que Verlaine sera son prochain angle d’attaque. Si c’est de cette hauteur-là, on accepte volontiers de patienter encore pour des chansons originales.

 

ET bien, c'était un peu long comme repas de famille... Je crois qu'on a assez mangé pour deux jours. A bientôt pour une nouvelle édition.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 7 Novembre 2018

QUAND, en cet automne rougi, Murat s'effeuillent vendredi au théâtre, en mise à nu blues de ses textes, puis des Ducs à LEROY accueillante nous passerons, pour conclure sur toutes les bonne feuilles de notre Roi de Napoli...  C'est  l'arborescence de notre édition du mercredi 7 novembre, mais il y a aussi des branches folles et des rejets.

1) VENDREDI donc, à DIJON, Jean-Louis au théâtre des FEUILLANTS. Et une petite interview tombe de l'arbre médiatique ce matin: sur le site INFOS DIJON, par Norbert Blanchet, journaliste également à Chérie FM.

http://www.infos-dijon.com/news/ecouter-lire-voir/ecouter-lire-voir/dijon-jean-louis-murat-ce-vendredi-au-theatre-des-feuillants.html

Un nouvel album «Il Francese». Une tournée avec une halte à Dijon. Le public ? « Je ne me sens pas obligé de fournir mon public en came Murat. De toute façon le public a des goûts de chiottes. Et j'en fais qu'à ma tête»  
Interview sans détour de l'auteur compositeur interprète, Jean Louis Murat.

 
Le nouvel album «Il Francese» de Jean Louis Murat est sorti le 28 septembre dernier. La première chanson extraite de l'album est «Hold Up» en duo avec Morgane Imbeaud. «Cinévox», un autre titre était en playlist l'été dernier sur France Inter. Jean Louis Murat dédie ce disque à Christophe Pie, celui qui fut un compagnon d'armes. «Il était là tous les jours au début de l’enregistrement, à valider les titres comme souvent avec moi. Il nous a lâchés au tiers de cet album, qui est empreint de lui».

 

Dans ce nouvel album, les inconditionnels de Jean Louis Murat vont retrouver votre empreinte ?

Jean Louis Murat : «Alors je ne m'en préoccupe pas du tout. Vous savez mes fans sont si peu nombreux que je ne pense pas au rendu. Je résonne plutôt en terme de plaisirs et d'envies personnels. C'est un des mes avantages mais aussi un des mes inconvénients. De toute façon je ne me sens pas obligé de fournir mon public en came Murat. J'en fait qu'à ma tête»
Vous avez quel public finalement ?  «Le public n'existe pratiquement plus. Ce sont des consommateurs qui ont des goûts de chiottes. Alors si ! Il y a le public nostalgique, mais celui-ci n'est pas intéressant. Moi je préfère celui qui aime vraiment la musique»
Vous vous inscrivez dans l'époque actuelle ?

«J'essaie de faire une discographie pour la postérité. Je n'ai pas envie de m'inscrire dans l'époque et faire comme ces minables qui font des cartons. C'est très petit merdeux ce que je dis, mais je vois les choses comme ça. On n'est plus dans les années 60, 70 ou 80. Aujourd'hui le monde du disque est dévoreur de talents et de personnalités. C'est pour ça que je continue mon train-train en traitant l'époque légèrement»
Le concert à Dijon  «Ce sera un concert très tenu, style rigoureux aux tonalités Rythme and Blues Blanc. Avec Bass Batterie Guitare, et je chanterai. Et surtout, c'est un concert pour ceux qui aiment vraiment la musique»
La Bourgogne, la Côte d'Or vous connaissez ? «Oui j'aime beaucoup votre région, mais je préfère l'Auvergne. Mon Auvergne. J'habite une ferme, et là, d'ou je vous téléphone, je vois des vaches, la campagne. C'est chez moi, c'est mon Auvergne»

   Norbert Banchet

Jean Louis Murat – Vendredi 9 Novembre – 20h - Théâtre des Feuillants – Dijon

Tarif: 30€ - Placement libre
Infos et Réservations : Points de vente habituels


2) Dans OUEST FRANCE DU 4/11, Nolwenn Leroy qui enchaîne les disques comme Jean-Louis parle d'IL FRANCESE.  Dommage qu'elle n'ait pas pris le risque de chanter du Bergheaud dans son disque "folk" avec du Annegard, Higelin, Ferré... et Duteil... Je me disais d'ailleurs l'autre jour, ça devait être la semaine dernière, vers 23h45-minuit, que Jean-Louis pourrait lui aussi commettre un petit plaisir coupable et paresseux de faire un album de reprises. Enfin, c'est juste pour dire qu'il a tout de même excellé dans cette exercice (Bourvil, Dassin, Ferré, I AM etc...), mais ça ne rapporte pas de droits d'auteurs...

 

3) Pause réseaux sociaux : je vois bien que vous avez du mal à lire un article entier sans que ça vous démange:

LES TWEETS EN PLUS en passant

     21 oct.   Quelle claque ce nouvel album de Jean-Louis Murat! Meilleur disque français depuis Christophe.

Retrouvez son avis plus complet dans un des articles du blog précédent (ça balance à Paris)

  En réponse à

Nous sommes bien d’accord. Immense disque.

23 janv.   très suivi

4) En partie grâce à l'archiviste en chef, Murattextes s'est mis à jour. On est content de voir que certains bienfaiteurs de la cause poursuivent encore et encore leur petit travail. Merci Alain.  Retrouvez donc la quasi intégralité des textes des chansons signées Bergheaud et celles qu'il a chantées, dont les fameux "inédits" diverses.

http://murattextes.chez.com/sommaire1.htm

Il ne va manquer à ce jour que les chansons de CLARA qui ont été livrées live notamment, mais j'ai ouï dire que c'était en cours!

Pour l'occasion, un texte de JL pour le copain Alain:

LE LIEN EN PLUS

Et oui, difficile de parler de DOLORES sur facebook, un blogueur en a fait l'expérience: On avait déjà peut-être partagé l'article, mais il y a eu une petite mise à jour... et ça nous permet de rappeler que la réédition vinyle est toujours en vente

https://globrocker.com/jean-louis-murat-dolores-1996/?utm_source=ReviveOldPost&utm_medium=social&utm_campaign=ReviveOldPost

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 4 Novembre 2018

C'est dimanche (il parait), on se lève frais et dispo (certains),  on prend le temps d'aller au marché (ou au supermarché à 11h55 la gueule enfarinée)... et on s'achète le journal pour prendre des nouvelles fraîches de Poil, Monteton, Corps-Nuds et Trécon ou Marans ou de s'interroger sur l'avenir de Arnac-La-Poste, et Vinsobres, avec ce fameux nouveau rond-point, sa difficulté pour renouveler le Comité des fêtes, l'excursion sur Montcuq du Club Des Joyeux drilles, et la sortie scolaire en préparation au futuroscope et la vente de sabodets de la caserne.

Ainsi, donc, une tournée de Murat, c'est aussi le Tour de la France (comme dirait un présentateur de vélo sur france 2...

1) Et passons donc ce tour par TOURS en INDRE ET LOIRE

ET un article de la Nouvelle République

pour le concert de St-Avertin le 8/11

Merci Pat pour le scan.

 

par Olivier PIROT

Dans son dernier album, Jean-Louis Murat navigue entre la France, l’Italie et les États-Unis. Avec cet art de la synthèse qui lui est bien particulier.
Qu’est qui peut réunir dans une même unité de temps et de lieu Otis Redding, un maréchal de Napoléon, le Far West, Marguerite de Valois, Naples et Silvana Mangano ? Seul Jean-Louis Murat le sait. Sa voix unique dans le paysage musical français revient en majesté sur « Il Francese
« La musique mondiale est dominée par la musique américaine, reconnaît cet admirateur affiché de Franck Ocean. Et la musique urbaine. Il faut faire la synthèse de tout ça. Moi c’est ce qui m’intéresse, en tant que petit Français, c’est sauver ce que je peux sauver ! » Cette culture omniprésente, qui infuse depuis des décennies dans la culture, « on peut s’y référer, en être le reflet mais il faut faire attention de ne pas devenir le petit singe qui en fait une musique de l’écho… pour moi, à la fin, il faut que ce soit du Murat. »
Le deuxième étage de la fusée De fait, cet album est comme une sorte de boîte à trésors composée de myriades d’influences. Dont la musique et le cinéma italien. A chaque nouvelle écoute de ces mélodies entêtantes, c’est comme si on trouvait une nouvelle petite pépite dissimulée entre les arrangements, les ajouts et les clins d’œil. « J’aime bien planquer des trucs à l’intérieur de mes disques, assume Jean-Louis Murat tombé amoureux de la ville de Naples. C’est quelque chose qui me revient. » Sans que jamais la mélodie des chansons ne se perde, l’artiste aime malaxer ses compositions. « Difficile à dire si le disque final ressemble à mon idée de départ quand je suis entré en studio, explique-t-il. Justement car je n’ai pas d’idée précise quand je rentre en studio. J’ai une vague idée de la méthode que je veux employer mais je me laisse toujours surprendre. Aujourd’hui c’est devenu tellement facile de tordre les chansons dans tous les sens que le hasard nous mène parfois à de belles choses. Au final, quand la chanson est prête, ça se sent… et puis j’ai un budget limité qui me commande de m’arrêter à un moment. »
Toujours est-il que Jean-Louis Murat affiche un réel enthousiasme à défendre « Il Francese ». Cet album est en effet le deuxième d’une fusée à trois étages censée être marquée par le désir de l’Auvergnat de repartir de zéro. Dans cette œuvre, il y a du groove et toute l’histoire de Jean-Louis Murat à travers des fragments de sa vie et de son existence. Entre la France, l’Italie et les États-Unis. Et une chanson magnifique – « Rendre l’âme » – dédiée à son ami Christophe Pie, son batteur.
Jean-Louis Murat, « Il Francese », disponible. En concert le jeudi 8 novembre au Nouvel Atrium de Saint-Avertin (Indre-et-Loire).

2)  Remontons à Caen, Jean-Louis y est passé la semaine dernière, article dans LIBERTE, Le bonhomme libre(lien)

Avec Il Francese, Jean-Louis Murat explore de nouvelles pistes, au Big Band Café, près de Caen
Toujours en phase avec son époque, Jean-Louis Murat revient avec un nouveau disque, Il Francese. Il le présentera au BBC, à Hérouville (Calvados), ce samedi 27 octobre 2018.
Publié le 22 Oct 18 à 7:02
Dans les bacs depuis le 28 septembre, Il Francese est déjà considéré comme un des grands albums français de la rentrée. Jean-Louis Murat le présentera sur la scène du Big Band Café, à Hérouville Saint-Clair, près de Caen (Calvados), ce samedi 17 octobre 2018. À ne pas manquer.
Un chanteur (très) productif

Après avoir conquis le public et la critique avec des titres comme J’ai fréquenté la beauté, Si je devais manquer de toi ou encore Au Mont Sans-Souci, Jean-Louis Murat s’est imposé comme une des valeurs sûres de la chanson française. La singularité de sa voix et la subtilité de ses textes lui ont permis d’atteindre régulièrement le top 20 français. Un artiste qui n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers, puisqu’il propose quasiment un nouvel album chaque année.

Le dernier en date Il Francese est dans les bacs depuis le 28 septembre, quinze mois seulement après Travaux sur la N89, l’une de ses plus belles réussites. Et si vous vous attendiez à une énième digression de ses précédentes productions, vous allez être déçus ! Avec ce nouvel opus, l’Auvergnat parvient encore à nous surprendre, ce qui n’est pas une mince affaire quand on est aussi productif. Il renoue ici avec des sons plus organiques, et dessine un étrange portrait, le sien, explorant des racines tant imaginaires que réelles.
De Kendrick Lamar à Joachim Murat

Pour ce faire, Murat chante aussi bien les Indiens que les cow-boys, Marguerite de Valois que Silvana Mangano, ou même… le Joachim Murat de Napoléon, avec lequel il n’a rien à voir. Il évoque aussi Kendrick Lamar, un génie du hip-hop américain considéré comme l’un des artistes les plus novateurs des musiques urbaines.
La chanteur se réinvente dans Il Francese, sans se départir de sa science de la mélodie et de ce fameux groove qui émane de sa voix toujours langoureuse malgré ses 66 ans. Il a su mettre à profit ses expérimentations récentes pour pimenter ses arrangements à la manière d’un Bon Iver ou d’un Frank Ocean, son dernier coup de foudre. Finalement, cela compose un recueil de très bonnes chansons totalement dans l’air du temps, sans aucune concession à celui-ci, et sans non plus donner l’impression d’écouter un vieux chanteur qui veut faire jeune.

3)  Du côté de la Provence, signalons un top ten des meilleurs chansons de Mylène Farmer: Regrets est en 2e place ("sa plus belle chanson d'amour"). 20 minutes a lui aussi fait son classement avec 50 chansons, Regrets est 30 : Seal, Sting, Khaled, Ben Harper, Line Renaud, LP… Les artistes qui ont chanté en duo avec Mylène Farmer ont des profils éclectiques. De tous ceux-là, Jean-Louis Murat est sans nul doute le plus cohérent avec la chanteuse. L’artiste du Puy-de-Dôme cultive lui aussi une certaine mélancolie et fait preuve de malice dans l’écriture de plusieurs de ses morceaux. Leurs deux voix se mêlent harmonieusement. Sans regret.

On m'a aussi signalé une chronique dans Corse-Matin, avec un scan illisible. J'aurais dû  retrouver l'article via SFR PRESSE mais je n'ai rien vu dans ce journal. 

4) Enfin, dans les journaux du groupe Figaro, le dimanche, on vient se procurer aussi son TV MAG... qui fait l'honneur de causer de Murat! Voilà un petit peu de neuf dans cette promo avec un article dans la presse plus grand public...  

 

Un dimanche en province: nouvelle république, tv mag...

LE VINYLE EN PLUS

Un petit article de blog montrant le vinyle de DOLORES tout frais... Pour vous dire que comme prévu, les autres rééditions vont arriver... mais pas aussi vite que ce qui était prévu et indiqué sur amazon.  Le Manteau de pluie en premier... et annoncé en double...  avec les faces b et autres titres rares.

https://fromtheavenue.blogspot.com/2018/09/dolores-jean-louis-murat-edition-vinyle.html

 

PS: Merci de me faire passer vos impressions de concert, set-listes, etc...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 2 Novembre 2018

J'ai cru comprendre que GILDAS  était mort, on ne va pas faire une nétro (mélange de nécro et de rétro), vous trouverez les passages de Murat à NPA sur les tubes, même si certains méritent le coup d'oeil régulier. On va laisser plutôt la place à Tony Joe, mort le 24 octobre.

Il n'était pas très très connu par les français, mais les muratiens ne pouvaient l'ignorer tant on a croisé souvent son nom dans les interviews ou chroniques consacrées à Murat.

En 2013, dans les inrocks, il proposait sa bande-son, dont la chanson: ROOSEVELT & IRA LEE.  Il écrivait: Un autre de mes modèles. Produit par Jerry Wexler, le découvreur d’Aretha.

- Dans "l'Alsace" en 2013: "Même si je fais toujours la même chose : j’ai appris à jouer de la guitare en écoutant JJ Cale, Tony Joe White et Neil Young, et j’en suis toujours là. Je trouve que dans le blues, il y a déjà tout : l’Amérique, le folklore irlandais, la vieille chanson française, le chant africain… Être branché là-dessus, c’est être branché sur toutes les musiques. Le blues a cela de bien qu’il est inépuisable, hors du temps, increvable.

Jean-Louis a indiqué l'avoir vu au Festival de Wight en 1970 lors d'une de ses virées en stop. « Je me souviens de Tony Joe WHITE avec Donald DUCK DUNN  le bassiste d’Otis REDDING. Ils étaient en trio. C’était vraiment super !"

Il citait également Tony dans la fameuse interview du Point en 2013 comme un de ses héros personnels :

Les sportifs, comme Usain Bolt ; peu d'artistes, ou alors des morts. J'aime Proust, par exemple. En musique, j'en ai très peu. J'aime bien les gagnants, mais aussi les losers. Je trouve qu'il y a une abnégation incroyable chez Van Morrison, chez Tony Joe White, chez JJ Cale. Ils ne sont jamais arrivés en haut mais ils s'en foutent, ils rament !

Dans "Point de vue" en 2016:  "je reviens toujours aux albums de Tony-Joe White, Dylan, JJ Cale ou du Creedance"

Enfin, on aura beaucoup entendu Jean-Louis raconter son anecdote  sur sa rencontre avortée avec lui, notamment dans une interview sur RFI (en 2014) ou dans l'émission Radio Vinyle. "j'étais trop impressionné", "tout était calé": l'ingénieur du son du CODC avait arrangé le coup, et il devait profiter d'un concert pour aller le voir, et devant la porte, il a renoncé. "C'est dire l'admiration sans borne que j'ai pour lui" dit-il sur RFI.  Dommage puisqu'il racontait encore il y a peu que sa rencontre avec Jimmy Scott a été un grand moment de sa vie (mais on peut aussi citer ses rencontres avec Cropper ou Bob Wyatt, même s'il n'a jamais osé des collaborations non plus, Wyatt lui aurait proposé. On peut aussi parler du projet avec le Crazy Horse).

Dans Radio Vinyle, Murat indique fièrement qu'il possède le premier 45 T dédicacé de Tony-Joe. On sait qu'il est collectionneur... mais il a aussi indiqué que dès la mort de l'artiste, il arrêtait les achats.

Forcement, on doit parler de Joe DASSIN, que Murat a dit aimer:  "je pense, pour ses chansons, son album avec Tony Joe White" (Rocksound 1993).

Il s'agit du premier tube de TJ en 69.  La version originale à écouter (Murat l'avait choisi sur sa playliste sur Radio Vinyle en 2015)    Il existe aussi une version en duo avec... Johnny mais on retiendra peut-être la version d'Elvis, le fat.

Une de ses chansons la plus célèbre chez nous "the guitar don't lie" ("le marché aux puces") a été écrite par Dassin, et a été adaptée à la demande de ce dernier par JT, qui l'a ensuite reprise lui-même (merci PE).  La chanson verra une 3e adaptation pour Johnny ("la guitare fait mal" en collaboration avec THWhite lui aussi, et la première version du disque ne créditera que le chanteur américain a la composition (une autre chanson "une journée" verra le jour, alors qu'il était question que TJ écrive tout l'album, c'était en 91).

Tony Joe White a également écrit pour Ray Charles (rainy night in Georgia), Dusty Springfield, Wilson Pickett, Waylon Jennings, George Jones, Tina Turner... mais aussi Roy Orbisson (i'm a southern man) ou Isaak Hayes

 

On ne va pas recenser toutes les références journalistiques au chanteur américain, mais en voici au moins une, pour se rappeler une nouvelle fois de Jean Théfaine à propos de Litith: "Squatté par une armée des ombres où cohabitent John Lee Hooker, Tony Joe White, Neil Young, mais aussi Rimbaud, Casanova et Nabokov, les courtois troubadours, les princes du libertinage, Murat crache ici le meilleur de ses poisons". On retrouvera du TJ White aussi dans Taormina, Grand lièvre, Toboggan et Le Cours Ordinaire des choses of course (même si le texte promo indiquait: Rien à voir avec Jean-Louis Murat endossant la défroque de Johnny Cash ou de Tony Joe White)...  On pourra également y penser dans le visuel  de la tournée actuelle:  Un homme à la guitare assis...  avec sa fender... (Murat a indiqué avoir voulu ce "code" blues).

 

Pour les guitaristes, une interview sur guitarplayer.com (en anglais)

VOICI UN LIVE FILME EN SUISSE pour finir:

 

LES VENTES EN PLUS (OU EN MOINS...)

3e et 4e semaine d'exploitation:

12/10 au 18-10 :  classement 143 (94e en 2e semaine):  558 dont 513 physiques, 20 download et 24 streaming)

Mais petite secousse sur la  semaine dernière:

19/10 au 26/10:  140e,    618 ventes dont 559 physiques (24 download, 34 streaming)

Il semble que la tendance ne se renversera pas pour autant. Sur un classement midweek que j'ai reçu (merci toi!), sur les  3 jours suivants (27 au 29/10), il francese ne s'est vendu qu'à 220 albums physiques. Très peu de passages en radios, et aucun effet "prescripteurs"? Que les gens de Ça balance à Paris, ou Télérama soient ravies ne suscitent que très peu d'achats.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 1 Novembre 2018

Et bien, on n'a pas eu beaucoup de télé pour l'instant, mais voilà une séquence certes courte et sans Jean-Louis him-self et son double italien, mais qui fera plaisir aux fans... Moi, ça m'agace un peu... En effet, les chroniqueurs de l'émission de Nolleau sont dithyrambiques sur Il FRANCESE... dont Arnaud Viviant, dont on pourrait suivre les avis circonstanciés (sans copinage) sur près de 30 ans peut-être, et qui affirme là qu'IL FRANCESE pourrait être une pierre finale magnifique à une carrière. Ce qui est un peu agaçant, c'est les coups de gomme sur la majeure partie de sa discographie... dont Lilith pour moi bien-sûr; Florian Gazan, le passe-partout de la télé, se permet ainsi de parler alors qu'il dit avoir décroché après les premiers albums. Quant à Nolleau, il  paraîtrait qu'il puisse en tomber de sa chaise tant il est surpris que Murat puisse proposer un tel album... 

J'ai bricolé un peu pour vous permettre d'entendre la séquence:

N'INSISTEZ PAS. PAS DE LIEN EN PLUS CE JOUR

Ah, je suis trop faible....

L'ARCHIVE EN PLUS

La plume de Viviant:

LES INROCKUPTIBLES - n° 331
27 mars 2002

Comment, en huit albums, Jean-Louis Murat est-il devenu un Olivier de Kersauzon de la chanson française? Réponses avec Le Moujik et sa femme, un disque terrien et sexuel, plus souvent dada que Dadi.

Par Arnaud Viviant

JEAN LOUIS MURAT, 47 MN ET 54 SEC

PAROLES ET MOUJIK

 

Avec le temps, on a fini par préférer ses interviews à ses albums, ses albums à ses concerts et ses concerts à ses albums live. Comme si Murat était devenu une espèce d’olivier de Kersauzon de la chanson fran­çaise, plus connu pour être très marrant que sur un trimaran. Et on ne croit plus, non plus, tout ce qu’il débite. Par exemple, qu’il souhaiterait sortir deux albums par an, qu’il possède plein de chansons dans ses placards. Si c’est vrai, pour­quoi alors le huitième album n en comporte-t-il que onze, et dure-t-il seulement 47 minutes et 54 secondes ? On a pris sa mesure.

Est-il possible qu’il ait aussi, de son côté, négligemment pris la sienne ? Avec une bande de potes, il participe ainsi à un groupe, Les Rancheros, dont le concept est cinq minutes pour écrire, cinq minutes pour répéter, cinq minutes pour enregistrer. Le résultat est téléchargeable sur Internet et critiquable en cinq minutes: Les Rancheros sont à la musique ce que Speedy est au pot d’échappement. Mettons maintenant que Le Moujik et sa femme, ce soit Les Rancheros en plus posé. Fini, en tout cas, l’orfèvrerie sophistiquée de Mustango: Murat s’est trouvé une section rythmique de cogneurs poids moyens (les A.S. Dragon, mi-Houellebecq, mi-PJ Harvey), ce qui le place subitement à cheval entre Miossec, Dominique A et Aubert. Sans importance: musicalement parlant, Murat a toujours été un progressiste de petite envergure.

 Toutefois, cette modeste abdication, cette perte d’ambition à la limite de l’aquoibonisme, nous plairait presque. En somme, Murat fait du pub-rock : c’est la nouvelle polka du moujik auvergnat, le nouvel étiage de son talent. Comprimées dans ce corset de fer, certaines chansons (L’Amour qui passe, L’Au-Delà) prennent alors des formes sque­lettiques idéales, à siffloter dans la rue. Il y a chez Murat une décontraction soudaine, une manière bravache de séducteur d’auto-tamponneuses, y compris dans les lyrics parfois complètement dada (“Moi je prépare le Tour/Vous m’ennuyez” ou encore : “C’est t'y, pas énorme ?/Si tu veux bien vivre dans une poubelle, ils te refont une bite en or”) qui peut quand mêne laisser pantois ou perplexe l’admirateur ancien de Rouge est mon sommeil.

Fraîchement marié avec une nervalienne, Laure, c’est donc comme si Jean-Louis Murat, après avoir fait le zouzou éduqué, le poète courtois avec sa suave Isabelle (Hupperi), était revenu effectivement moujik sans façon, paysan aux grâces grasses, plus proche dans l’art poétique de l’épais dragueur bidochon taillant La Route avec Pascale Clark que d’un brave et chantourné Monsieur Deshoulières. Après les femmes savantes, les chiennes savantes donc.

Les paroles? Explicit lyrics, évoquant femelles, orgasmes doux, ‘fiole le cul au frais” et quar­tier de lune... Ainsi, le meilleur morceau de l’album, Ceux de Mycénes, est un peu la version classée X de Cours dire aux hommes faibles. Soit, sur un rythme shuffle à la Them, les guerres troyennes revues par un pornographe : “Je forcerai ta maîtresse/Lui traverserai l’os/Oh, je mets le monde au défi/Je ne rendrai pas la femelle/Allez le dire ô ceux de Mycénes.”Assez classe, ça.

 Le Moujik et sa femme (Labels/Virgin).

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 1 Novembre 2018

Désorganisé, bordélique, ranchero... et bien, sur cette campagne promo, c'est encore plus que cela, ce blog...  Alors, ce matin, un peu de périmé : interview RFI du 22/10, et du neuf, le journal de Saône et Loire du 30/10 (édition abonné) et une chronique de blog paru ce jour.

Je suis allé acheter Rock and folk et Rolling stones hier (avec des interviews de JLM), un petit geste pour la presse, que je vous encourage à effectuer aussi (j'ai aussi acheté le spécial "600 albums Rock and Folk" (avec Mustango) et un spécial "white album" de Jazz mag... Un bon budget... mais ça ne se périme pas.

1) On commence par le site de Radio France International. intéressant même si rien de très original. Jean-Louis Murat cite à nouveau Histoire d’un ruisseau d’Élisée Reclus à propos des rivières, évoque Christophe Pie, et bien-sûr l'Italie.

http://musique.rfi.fr/chanson-francophone/20181022-jean-louis-murat-il-francese

22/10/2018 par Nicolas Dambre

Le troubadour auvergnat annonce un peu plus clairement son attirance pour l’Italie dans son album Il Francese. Jean-Louis Murat met un peu de groove dans ses chansons toujours inspirées par la nature, l’amour… ou par Naples.
RFI Musique : Toujours cette régularité, presque un album chaque année…
Jean-Louis Murat : Je travaille assez au rythme des saisons. Mais j’ai aussi un rythme de papa : je ne compose pas pendant les vacances scolaires. En fait, je ne commence jamais à travailler sur un album, c’est une activité permanente, car j’écris constamment des chansons, comme on écrit un journal. Idéalement, une par jour.
Comme souvent, des sons du quotidien parsèment l’album…
Sur Achtung, j’ai placé le son d’enfants qui jouent au foot dans les rues de Naples. Il y a aussi la voix de Silvana Mangano, un extrait de L’Or de Naples de Vittorio De Sica. L’album s’achève par Murat aux portes de Naples (dans Je me souviens, référence au maréchal Joachim Murat, ndlr). Comme un film, ce disque a été "tourné" en Italie, même si je n’y ai pas écrit de chansons.
Pourquoi l’Italie ?
J’ai toujours aimé l’Italie, il y a quelque chose d’italien en moi. Je me sens mieux en Italie qu’en France. J’aimerais bien m’y installer, mais pas ma famille. J’y ressens une paix intérieure avec moi-même plus importante qu’en France. Nous vivons dans un pays hystérique. Je ne regarde que très rarement la télé et les chaînes d’info en continu, cela rend fou. En Italie, les gens se parlent et se sourient, alors que ce n’est pas le cas à Paris ou en Auvergne, où je vis. La France n’a pas besoin d’un chef d’État, mais d’un psy !
Avec qui avez-vous travaillé ?
Denis Clavaizolle et Christophe Pie. Ce dernier est parti à mi-chemin de l’enregistrement (il est décédé en janvier dernier, ndlr). C’est un disque en souvenir de mon ami Christophe. Il a toujours été mon directeur artistique officieux. Avec Denis, nous jouons tous deux un peu de tous les instruments. Ce disque s’est construit en référence au précédent (Travaux sur la N89), qui ne comportait pas de chansons. Cela m’a demandé deux fois moins de travail que l’album d’avant, expérimental, qui a été un fiasco. C’est la plus mauvaise vente de ma carrière, avec 5 000 exemplaires. Il n’a pu désarçonner que les mauvais cavaliers. Je pensais avoir un public aventureux, mais nous sommes bel et bien en France. La maladie de ce pays c’est l’immobilité de tout, même des esprits et du goût. Il est temps de le quitter.
La nature est toujours aussi présente dans vos textes : des animaux, des forêts, des rivières…
J’ai toujours pratiqué cela. Un fan très attentif m’a assuré que le mot rivière est celui que j’utilise le plus dans mes textes. Rivières et ruisseaux sont mon spectacle de la nature préféré. J’ai été élevé non loin d’un ruisseau, et d’une rivière, la Dordogne, qui m’a inspiré de nombreuses chansons : Ma femme, Joconde, Mon unique au monde, Dordogne. Un ami universitaire m’a envoyé une édition originale de Histoire d’un ruisseau d’Élisée Reclus, un auteur au sujet duquel nous conversons régulièrement. Toute mon imagination commence par la rivière. C’est un spectacle apaisant et sans cesse renouvelé. Et j’ai ce rêve récurrent d’une rivière dont je calcule les forces des courants entre les pierres. Mais je n’irai pas faire une psychanalyse pour cela ! (rires)
Sweet Lorraine, Achtung baby, Hold up, Kids… ce sont des mots anglais que vous aimez ?
La victoire des Anglo-saxons est tellement totale que nous sommes obligés d’utiliser certains mots anglais. Même moi qui n’aime pas cela, au quotidien, il y a des mots pour lesquels je ne trouve pas d’équivalent français, comme "kids" ou "feeling". C’est cela d’être colonisé : lorsque des choses très intimes ne peuvent être définies que dans les mots d’une autre langue que la sienne. C’est aussi ça la mondialisation. L’anglais est une langue invincible et ultra efficace.
Que feriez-vous si vous ne faisiez pas de musique ?
Lorsque, par exemple l’hiver, je me dis régulièrement : "Je n’arrive pas à grand-chose, j’arrête", alors j’écris, je peins ou je bricole. L’hiver dernier, je me disais que je devrais ouvrir mon auto-entreprise de bricolage. Je trouve que la pratique de la poésie ou de la musique sont très proches de la pratique du bricolage. Cela m’a toujours étonné que lorsque Rimbaud est parti en Afrique, les seuls ouvrages qu’il a demandé à se faire envoyer par sa mère ou par sa sœur étaient des ouvrages de bricolage, pas des livres de poésie. Je suis un bricoleur.

Jean-Louis Murat Il Francese (Scarlett/Pias) 2018
Site officiel de Jean-Louis Murat
Page Facebook de Jean-Louis Murat

2) Un peu de PQR: Journal de Saône et Loire pour son concert à DIJON le 9/11. Le rédacteur pioche dans la presse pour quelques citations. On retiendra la phrase:

Avec ce nouvel opus, Jean-Louis Murat emmène le visiteur ou plutôt l’auditeur dans une sorte de voyage initiatique le conduisant d’un maréchal d’empire, Joachim Murat, à un prince du rap, Kendrick Lamar. Drôle de grand écart qui sied pourtant si bien à Murat l’Auvergnat.  

Bientôt Dijon, et RFI pour l'international?
côte-d’or - Musique Jean-Louis Murat en renaissance  Jean-Louis Murat est de retour. Son 22e  album s’intitule Il Francese et promet un beau voyage initiatique. Rendez-vous au théâtre des Feuillants à Dijon le 9 novembre.
Après Morituri sorti en 2016, l’homme était désabusé, presque meurtri. Il déclarait ainsi, au sujet de cette période, au journal Le Monde , en septembre, « J’en avais ras le bol… Ne plus vendre de disques, jouer devant 100 personnes… Si encore j’avais bâclé le truc, mais quand en plus tu as l’impression de faire de ton mieux, notamment avec Morituri (2016)… Je me suis dit que j’allais arrêter. »Proche du précipice, il ne s’est pas jeté dedans mais au contraire, reconstruit. 18 mois de gestation pour sortir en 2017 Travaux sur la RN89 et l’occasion de retravailler avec Denis Clavaizolle. Et cette année, il présente son dernier né Il Francese. Avec ce nouvel opus, Jean-Louis Murat emmène le visiteur ou plutôt l’auditeur dans une sorte de voyage initiatique le conduisant d’un maréchal d’empire, Joachim Murat, à un prince du rap, Kendrick Lamar. Drôle de grand écart qui sied pourtant si bien à Murat l’Auvergnat.    « Toutes les chansons ont été composées au piano »En fouillant un peu dans les dédales d’internet, on apprend que “Il Francese” n’était autre que le surnom donné à Joachim Murat, époux de Caroline Bonaparte et roi de Naples en 1808.À la reconstruction évoquée précédemment, Jean-Louis Murat préfère la   renaissance comme il le confiait au journal La Montagne à la fin du mois de septembre : « Ce phénomène de renaissance, c’est, pour moi, être en Italie, à Naples en l’occurrence. C’est un trip romantique de s’expatrier… J’ai écrit ce disque comme si j’étais à l’étranger. Ça m’a permis d’avoir un regard neuf. Je voudrais bien avoir un regard étranger sur ce que je fais… Toutes les chansons ont été composées au piano. […] lequel propose une richesse supérieure à la guitare. »

Pratique Vendredi 9 novembre à 20 heures au théâtre des Feuillants à Dijon. Tarifs : de 7,30 à 29,20 €. Tél. 06.95.85.52.05.

3)  Paru ce matin, sur le blog chantsongs, une chronique par François Cardinali, journaliste passé par Première et Télé7jours, et qui a trouvé le disque un peu monotone malgré quelques bons moments. A lire en cliquant sur le lien:

https://chantssongs.wordpress.com/2018/11/01/murat-inclassable/

A lire également: sa chronique de Chloé MONS (avec le duo avec Jean-Louis Murat)

"Il publie des albums avec une régularité d’horloge. Avec Il Francese (*), Jean-Louis Murat sort son dix-huitième album. De belle facture, mais pas toujours captivant.

C’est le vieux complice Denis Clavaizolle qui a arrangé Il Francese, réalisé par Jean-Louis Murat himself et qui, loin du petit monde de l’industrie musicale, continue de ne chanter qu’à sa tête. Dans la lignée de Travaux sur la N89, Murat continue son voyage vers l’épure, mêlant les sons naturels à l’électronique, trafiquant le son de sa voix.  Pour l’ermite du Puy-de-Dôme, l’heure n’est pas à rejoindre la meute mais à jouer les loups solitaires. Au risque de perdre parfois quelques aficionados, tant ce disque semble parfois monotone, malgré quelques rythmiques plus déliées comme dans Gazoline et ses intermèdes de fanfare. Il est vrai, Murat ne joue pas sur des textes qui se livrent à première écoute. Sur le plan sonore, Murat prend des risques de surprendre avec aussi l’utilisation du vocoder, expérimenté sur des titres comme Hold Up où il chante en duo avec Morgane Imbeaud, ex-Cocoon, dont la voix se marie parfaitement avec celle de Murat.

Pour autant, il y a quelques beaux moments dans cet opus comme l’hommage à Christophe Pie, l’ami et le batteur qui est mort pendant la création de l’album. Dans Rendre l’âme, il chante notamment : « Rendre l’âme/ Je m’en viens rendre l’âme/ C’est bien l’assassin supposé. » Et si la musique ne rend pas toujours grâce au texte, Silvana, sur fond de cinéma italien, offre quelques belles images : « L’être envahi de nuit/ Te fait une prison/ La morale les frissons/ T’as perdu tous tes dons/ Là-bas. »

Mais, lorsque Murat revient à la chanson plus sobre et directe, sa voix nous touche et cela donne Je me souviens et cette  évocation d’un « Murat aux portes de Naples » qui clôt de belle manière ces voyages musicaux parfois énigmatiques. Il posera son sac et ses amplis à Paris au Café de la danse les 10 et 11 décembre. Pour les amateurs des expérimentations poétiques et un univers qui renvoie  souvent (toujours ?)  à celui du cinéma."

LE LIEN EN PLUS EST FERME POUR JOUR FERIE

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 31 Octobre 2018

Bon, désolé : j'ai encore pris du retard! J'étais en vacances... mais en repérage pour le futur album allemand de Jean-Louis: je peux lui conseiller les meilleurs KUCHEN, et les meilleurs bières! A part ça, l'interférence overblog vient de changer... Naturellement, c'était mieux avant surtout pour moi qui prend tellement soin de la présentation de mes articles... Enfin soit...

1) Encore quelques jours pour écouter le podcast et télécharger le concert de Murat sur France Inter du 24 octobre. J'espère que vous n'avez pas eu besoin de moi pour le trouver.  https://www.franceinter.fr/emissions/les-concerts-d-inter/les-concerts-d-inter-24-octobre-2018-0     

© Radio France / Jocelyn Perrotin

Un concert grand luxe puisque Morgane Imbeaud et Denis sont de la partie, et leur participation rend moins rêche certains morceaux. Surtout, on a droit à "je me souviens" ce qui ne sera peut-être pas le cas dans les concerts (même si la version n'apporte pas grand chose à celle du studio), et un inédit "autant en faire quelque chose", que j'aime beaucoup, et même le texte plutôt bavard ce qui n'est pas l'habitude en ce moment. Quand je vois en rare oldies de la soirée "over and over" dans la set-liste (avec Tarn et Garonne), je me dis "ah, mais pourquoi"... mais elle se fond bien dans la proposition "stax" de Murat. Je ne commente pas plus, pas le temps, mais on prend plaisir à découvrir les  versions live d'il francese, très différentes.

2) Deuxième interview pour une radio locale "près de chez lui" : Radio Vassiviere, en Limousin... au delà du Chavanon, qu'il voit par "temps clair". On apprend qu'il a d'ailleurs de la Famille  dans le pays. Une interview par téléphone mais qui est quand même bien agréable et... longue: 30 minutes, avec un Jean-Louis  qui la joue amical et de fort bonne humeur.

http://radiovassiviere.com/2018/10/jaimerais-bien-rester-insaisissable/

Murat dit que le public semble bien accepter sa proposition artistique sur la tournée même si c'est très différent du disque. Il indique par contre qu'il le trouve de plus en plus difficile...et d'ajouter que la prétention du quidam  à se sentir artiste l'agace au plus haut point.  Il évoque également l'activité artistique "en groupe" qui ne serait pas tellement français ("mais peut-être je me trompe"). L'intervieweur lui parle des kolokos, mais pas d'annonce... A une question assez curieuse sur son absence à la soirée des enfoirés, Murat indique que ce n'est pas de son fait: Souchon lui aurait raconté qu'il aurait voulu chanter une chanson signée Bergheaud et que Goldman aurait refusé avec vigueur, bien qu'il ne l'ait jamais rencontré. Ceci suscite alors une question sur sa réputation de grande gueule, ou sa mauvaise réputation dans le métier: "je ne fais pas ce métier pour taire ce que je pense"... et de renouveler son jugement sur Renaud: "je le connais depuis 40 ans, je sais de quoi je parle". A la question qu'est-ce que vous aimeriez laisser dans la mémoire des gens? Il parle d'abord de ses enfants dont ils souhaitent qu'ils conservent l'image d'un bon père, et pour le reste de l'univers, c'est là qu'il prononce la phrase: "j'aimerais bien rester insaisissable".

Garde le cap de l'insaisissabilité, Jean-Louis, ça me va, c'est même exactement ça... même si mon clavier et mes petits doigts tentent depuis 9 ans de vous "attraper". Avec ce genre d'interview, il semble parfois qu'on puisse le faire... l'instant d'après, c'est envolé.

3) Interview dans LE TELEGRAMME à l'occasion du concert au Vauban. (NB: Au fait, j'attends vos live-report!!).

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/jean-louis-murat-le-vauban-un-lieu-a-part-21-10-2018-12112848.php

Jean-Louis Murat. « Le Vauban ? Un lieu à part »

Après le plateau qui réunira Miossec, les Red Goes Black et Dan ar Braz ce jeudi, Jean-Louis Murat sera à son tour sur la scène du Vauban, ce vendredi, dans le cadre du sixième anniversaire des 50 ans du célèbre cabaret brestois. Un lieu qu’il connaît bien.


Vous vous apprêtez à revenir au Vauban, un lieu où vous avez vos habitudes…

Je n’y ai vraiment que des super souvenirs. Je me souviens très bien de tous les moments que j’ai eu la chance d’y passer. Je ne sais pas si les Brestois s’en rendent compte, mais des endroits aussi mémorables que celui-là, en France, il n’y en a pas tant que ça… C’est un lieu à part, très original, fait pour la musique. Je suis très content d’y revenir.

Quand il y a un France-Italie, je suis pour l’Italie. C’est n’importe quoi, mais c’est plus fort que moi…
À l’occasion de la sortie de votre précédent disque, « Travaux sur la RN 169 », vous aviez expliqué vouloir « repartir de rien »…

C’était histoire de faire joujou, de dire que j’avais voulu oublier la chanson, son genre, sa forme. Je voulais m’amuser, repartir au début, à une époque où  je faisais de la musique sans souci de rien, comme celui de chercher à écrire des 45 tours pour France Inter… Ce disque est celui dont je resterai le plus fier à vie. Et c’est celui qui, bien sûr, s’est soldé par le plus grand fiasco commercial (rires).
On retrouve dans « Il Francese », votre 18e album, la même instrumentalisation synthétique, pour un résultat au final assez « groovy »…

J’ai été biberonné à la soul et au rythm and blues. Mais je n’ai pas non plus une idée très précise de ce que je fais, j’ai toujours un peu de mal à en parler. Après, si ça va aux gens, ça me va. J’aime bien la musique qui donne envie de bouger en tout cas. Et le groove est ce qui me vient le plus naturellement. Et je crois que c’est bon pour la santé. Il vaut mieux faire ça que de la musique contemporaine, ça donne moins mal à l’estomac (sourire).

LA CRITIQUE EN PLUS

Marc de mescritiques.be  nous réalise toujours des belles chroniques (il rappelle que 14 albums font l'objet d'un article sur le site).

A lire sur : http://mescritiques.be/spip.php?article2214

Extrait:  ... Mais on savait aussi qu’il ne faudrait pas attendre longtemps pour qu’on retrouve le fil d’une discographie touffue qu’on a pris un malin plaisir à disséquer (quatorze albums quand même sur ce site). La liberté étant le maitre-mot de Jean-Louis de toute façon.

Le son se place donc dans le prolongement de son prédécesseur mais sans les audaces qui le plombaient. Le traitement des voix est ainsi plus clair. On n’assiste pas au retour d’une forme plus organique. Pas pour le moment du moins. Il a cependant suffi d’un infime changement de ton pour qu’on raccroche, pour qu’on retrouve tout le suc des morceaux, pour que le spleen pluvieux revienne au galop. Les références externes étant de peu de valeur dans son cas, on ne peut parler que du reste de sa discographie. Il y a déjà eu un chef-d’œuvre dans ce genre qui était Dolorès et c’est dans cette catégorie qu’on classera Il Francese, en moins brillant sans doute mais seul l’avenir nous dira si on l’écoutera autant que son prédécesseur.

Des paroles d’emblée plus en prise avec la vraie vie, d’une façon toujours un peu distanciée. Ce n’est pas la première fois évidemment, entre Les Gonzesses et Les Pédés et Vendre les Prés. Achtung baby est peut-être une allusion à U2 mais rien n’est moins sûr. Evidemment, son écriture touffue renferme quelques auto-références. Le Cinevox avait déjà été cité dans son magnifique Au Mont Sans-Souci. C’est aussi un des plaisirs de cette relation à long terme.

L’accent anglais est toujours délicieusement à côté (Sweet Lorraine, Kids) et prête plutôt à sourire. Toujours là aussi sont ses surgissements (Hold-up, hold-up/Expert en rutabaga) livrés avec son incomparable aplomb. Gazoline n’est donc pas un candidat à l’analyse poussée mais il reste sans doute l’auteur pour lequel on a abandonné avec le plus de facilité.

On note avec plaisir le retour de Morgane Imbeaud (Cocoon) sur un morceau qui se veut sans doute un lointain rejeton du Bonnie and Clyde de Gainsbourg. Le son est plus rond, plus franc et c’est assez logiquement qu’il a été choisi comme single éclaireur. Il n’y a guère que Benjamin Biolay pour pouvoir rivaliser sur ce terrain-là en France. Je Me Souviens revient à certains de ses fondamentaux. Une très belle voix en avant, des atours synthétiques et simples comme ceux qui sont devenus classiques sur Dolorès (Aimer, ce genre). De quoi en faire un de ses meilleurs morceaux, tout simplement. Épinglons aussi les délicieuses décharges d’accords mineurs sur La Treizième Porte ou Silvana

Les transitions peuvent aussi être douces chez Jean-Louis Murat. Plus que jamais mené par ses envies, il arrive toujours à donner une coloration propre à chacun de ses nombreux albums. Celui-ci se place dans la filiation sonore de son précédent tout en en évitant les tics expérimentaux. On salue donc le retour d’un talent bien singulier de la chanson française avec un album solide qui souligne 2018 comme un très bon cru pour lui.

LE DISQUE EN PLUS

Je vous en avais parlé cet été, tout étonné. Quelques jours passés, j'avais de nouveau regardé mais n'avait pas retrouvé l'objet de réédités. 

En fait, c'est donc bel et bien sorti: pour les collectionneurs et retardataires, BABEL ET MORITURI en deux disques pour 10 euros

https://musique.fnac.com/a12487683/Jean-Louis-Murat-Babel-Morituri-CD-album?omnsearchpos=6&fbclid=IwAR1H57mpYibuwJN_tnEaDjzj-kScNCjRCMT92aZF3jDCSpnb9x-tX-VoPrE

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 21 Octobre 2018

INTER-view sur INTER AVEC INTERférences et tout de go sur Logo

- On a raté le direct désolé! Jean-Louis Murat était avec Matthieu CONQUET hier dans "interférences" (20/10/2018). On l'avait déjà croisé dans la bonne émission "radio vinyle". C'est toujours des bonnes émissions quand Jean-Louis  parle de musique...

https://www.franceinter.fr/emissions/interferences/interferences-20-octobre-2018

Intéressant passage sur le traitement de la voix (autotune) où Murat rappelle que ce n'est pas nouveau pour lui, et il arrive à philosopher sur ce thème. Murat nous parle très joliment de Howlin’Wolf et de son rapport à sa mère, ce qui le conduit à parler de la sienne. "Je me sens aussi un loup hurlant". Il nous parle de Cat Power ensuite, potentiellement une grande... mais avec quelques réticences: "je ne l'ai jamais vue dans son état naturel". Ensuite, il a choisit Anne Sylvestre et "son mur pour pleurer"... et semble se rendre compte pour la première fois que l'intro est sur 3 accords de Starway to heaven! C'est "une des meilleurs chansons sur les femmes que je connaisse"...et de tacler les "nouvelles chanteuses"... citant même Camille, peut-être un peu rancunier qu'elles aient toutes (4 dit-il ensuite) refusé une chanson (être mère"  sur la maternité, qu'il a donc décidé de chanter lui-même. "parce qu'il n'y a pas de chanson de faire un enfant, le porter, l'élever", et de dire que "peu de femelles se sont émancipées du côté strictement  viril qu'il y a dans le rock and roll", "très peu de chanson sur les ragnagna" (... Cherhal!). 

Murat raconte ensuite qu'il n'a pas osé aller voir Anne quand il en avait l'occasion comme TJ White.  Discours (déjà) entendu sur les chansons à succès, la chanson à succès ("si je devais manquer de toi"). Et sentiment nouveau? Il indique ensuite que toutes ses chansons, c'est ma vie privée, "extrêmement codée", quand j'en entends une, je revois tout. "ma discographie, c'est un journal chanté". "tout peut faire chanson".

Partie ensuite sur les guitares (ils sont dans un magasin gibson): "on collectionne beaucoup de guitares, jusqu'à ce qu'on rends compte que l'important, c'est le guitariste". "Je reviens toujours à la télécaster"...."peut-être à cause de Steve Cropper" qu'il a, lui, rencontré et avec lequel il a joué. La télécaster? "on peut tout lui faire faire, très équilibrée".

- F.OCEAN... "artiste de coeur" (ah, mais faut savoir : "ah, mais franchement, lui, il m'a donné envie de faire des disques"), "tout est bon, tout, tout, tout", "c'est ma deuxième peau"... "y a tout". "J'aime beaucoup les chanteurs de l'indéfinition sexuelle ["les sévèrement burnés, je m'en fous", et lui, il l'amène à un point absolument magique". "et quand j'ai entendu qu'il aimait les Bee Gees, je me dis ouah, mais on n'a que des points communs...Et il a repris Sade".

- passage sur les accents américains... "instinctivement, oui, je repère"... et les américains ont gagné.

- "Il y a quand même du "johnny guitar watson" dans ma guitare".

- Et après avoir raconté souvent et notamment dans la même émission qu'il avait du mal à rencontrer ceux qu'il aime, il parle comme un des meilleurs moments de sa vie d'avoir pu rencontrer Jimmy Scott.

"La première heure, on la passe en compagnie de l'étonnant Jean-Louis Murat. A quoi pense-t-il, cet homme qui, en quarante ans de carrière et plus de vingt albums, a toujours aimé surprendre et se réinventer ? Il a choisi d'appeler son dernier opus, Il francese, car, dit-il, c'est le nom que les napolitains avait donné au vrai Murat, Roi de Naples et beau-frère de Napoléon 1er. 

Au début de l'entretien, il sort sa guitare, chante quelques notes et fait vibrer les cordes. Voilà, on est bien et tout peut commencer ..."

Écoutez la discothèque idéale de Jean-Louis Murat pour Interférences.

 
 

- Et un petit phoner pour une radio auvergnate (11 minutes) : logo FM avec l'émission HIT STORY à propos de HOLD UP essentiellement.  Une chanson "rigolote sur le côté anti-sexy de certaines filles", bâtie sur la phrase "hold up... sherif". Et à propos de "je me souviens", "une chanson française pur jus" beaucoup apprécié "et c'est pour ça que je ne la fais pas sur scène" "je me méfie beaucoup de l'avis du public". Vlan! On n'a trop dit qu'on aimait cette chanson!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 20 Octobre 2018

 

1) Ce matin, un lapin... non, euh... on parle suffisamment de chasse en ce moment. Reprenons: ce matin, nous en apprenons plus sur la CARTE BLANCHE cinéma à Jean-Louis Murat dans le cadre de son invitation au Toboggan à Décines-Charpieu, le 23/11... J'avoue que j'avais oublié cette initiative... mais on en avait parlé en juin.

Donc, Murat a été invité à causer cinéma et à choisir un film. Ca sera à 18 heures, avec "l'or de Naples" de De Sica. "En présence de Jean-Louis Murat".

À travers ces scènes de la vie quotidienne de Naples au début des années 50, de Sica expose son amour pour cette ville si particulière, à la fois triste et gaie, avec ses marchands de rue, ses cérémonies pittoresques et la proximité des gens de toutes les classes sociales. « L’or de Naples » s’impose comme l’un des films les plus personnels et les plus réussis de De Sica.

Billetterie en ligne   http://letoboggan.com/cinem/carte_blanche_agrave_jean_louis_murat-1700/

Murat a également programmé du Pasolini (séance le dimanche) :

Accatone. Le premier film de Pasolini est une plongée dans les faubourgs de Rome avec le proxénète Accatone. À la fois fasciné et rebuté par le mal et la violence, Pasolini a traité cet itinéraire tragique d’un souteneur comme une quête éperdue de pureté. Une pureté inaccessible. Violent, lyrique, flamboyant même, Accatone est un petit chef d’œuvre désarmé sur un homme en quête d’absolu.

Je serai là pour la séance du vendredi... J'ai programmé un concert trip: Toboggan/coopé/Toboggan, avec Carlotti le mercredi et Murat les jours suivant.

 

 

- Et bien profitons-en pour mettre en ligne ma petite interview du programmateur du Toboggan, le célèbre Victor Bosch. L'ancien batteur de PULSAR a réussi un coup comme on en réussit rarement deux fois en étant le premier à investir dans NOTRE-DAME DE PARIS, alors qu'il s'occupait déjà du transbordeur. Il a revendu ses droits... mais n'a pas inspiré à vivre une retraite au soleil... préférant encore et encore  se consacrer à la musique. Malade mentale? Non... mais sans doute un sacré passionné de son métier.  Il m'a accordé 5 minutes de son temps au Festival LES BELLES JOURNEES ( à Bourgoin-Jallieu) en septembre dernier dont il a pris la responsabilité cette année. Une interview impromptue, au milieu du set d'ARMANET...   La veille, il m'avait dit avoir quelques souvenirs à partager... mais ce n'est pas vraiment le cas.

 

- D'abord un petit mot sur le festival, c'est un gros succès?

VB- Oui, très beau, très gros.

- C'était illusoire précédemment de vouloir faire un festival sur du rock indé?

VB- non, d'abord, parce que c'est un festival qui n'est pas cher, c'est le seul festival que je connaisse avec des prix aussi bas, et je savais que les gens viendraient.

- je parlais plus des précédentes éditions. Vous êtes passés sur des choses plus..

VB- oui, parce que je pense que ce qu'il y avait avant, c'était vraiment très bien, je connais bien et j'aime bien, c'était du très qualitatif, mais le festival ne s'y prête ici pour un public qui doit être plus élargi, familial, plus populaire, qui connait moins les codes de la musique, comme un spécialiste quoi.

-Murat, vous le connaissez depuis quand? Peut-être l'avez-vous croisé dans les années 70?

VB- non, Murat, je le connais depuis le début parce que c'est normal, comme tout artiste de qualité, qui a toujours été très respecté, je savais qu'il ferait carrière et qu'il avait un grand talent. Ensuite, je l'ai croisé en tant que professionnel quand je m'occupais du transbordeur, je l'ai programmé et maintenant au toboggan. Dès que j'ai l'occasion, je le fais.

- 93 donc la première rencontre...

VB- bon, vous êtes plus affûté que moi.

- oui, la première tournée. Des souvenirs particuliers?

VB- Non, par contre, pas de souvenirs particuliers avec lui, c'est un garçon introverti, qui ne parle pas tellement,comme vous le savez, qui est introverti mais un garçon qui est extrêmement gentil, et je n'ai pas vraiment d'anecdotes qui sortent un peu de la normale. J'ai toujours eu des rapports très professionnels. Bon, c'est un garçon qui est comme il est, c'est-à-dire  il est entier, on pourrait dire que c'est un chanteur entier dans sa forme de pensée, il ne triche pas. Comme on dit maintenant, il n'est pas fake.

- ok, donc 93, une date importante tout de même puisque Murat enregistre un live au transbo

VB- bien-sûr, bien-sûr  [pas certain qu'il s'en rappelle vraiment]

- Il tournait également un film...

VB- C'est vrai, c'est vrai [idem]

- Et ensuite, la tournée Mustango en 99, également au transbo....

VB- Il avait un tourneur qui était également auvergnat, qui était Pierre-Yves Denizot, arachnée concert, et le pauvre, il est mort... C'est un garçon qui a toujours défendu Jean-Louis avec force.

- oui, quelqu'un qui était très important sur Clermont effectivement.

- J'ai eu des échos assez contradictoires sur la tournée mustango, notamment sur le concert de Lyon, y avait des gens qui partaient... pas de souvenirs?

VB- Non, ça a toujours été un peu spécifique... oh, un instant  [il va parler à quelqu'un]

- En 2013, le Radiant, une nouvelle salle qui a fait son trou finalement?

VB- Oui, ça correspondait à une demande et à une attente du public, et des artistes aussi, du moment que vous êtes en adéquation avec ça,  ça devrait marcher. C'est du moment où tout est poussé artificiellement que c'est parfois plus difficile.

- et donc maintenant, il y a une articulation avec le Toboggan, plutôt chanson française?

VB- On essaye de faire des choses qui soient adaptées au lieu, entre guillemets un peu plus ciblées, mais ça marche très très forts et c'est pour ça qu'on fait Jean-Louis d'ailleurs.

- Par rapport à la programmation, je voulais savoir comment ça se passait: vous avez écouté le cd avant la sortie?

VB- Non, j'avais écouté un titre que je trouvais très intéressant et comme c'est un artiste que j'ai envie de suivre, de pousser, je lui fais confiance.

- Donc, pas d'écoute...

VB- Non, quoi qu'il fasse, j'ai envie de l'aider. Je me dis si c'est son choix, je le suis, parce que je l'aime bien et parce que je trouve qu'il a du talent ce garçon.

- Donc, pas de question sur la formation qu'il va avoir ou autres?

VB- Pour l'instant, j'en sais rien encore.

- Mais généralement, ça se sait et ça se demande?

VB- oui, oui, mais franchement, mais pas que pour lui mais pour tous les artistes, je trouve à part quand il y a des choses un peu disparates, les artistes que j'aime, que je programme, je leur fais confiance. Ils viennent faire avec la formation qu'ils veulent, ceux qui sont les plus fragilisés, à découvert, qui risquent leur peau en montant sur scène, c'est eux. S'ils font quelque chose de pas bien, c'est ni vis-à-vis de vous, et de moi, c'est vis-à-vis du public, et je leur fais confiance.

- Allez, une petite question : je suis très fan du Voyage de Noz...

VB- Ahhhh!!

-  alors je parle d'eux à chaque occasion ou presque. Un petit mot?

VB- alors, oui, moi aussi, je les suis depuis longtemps, c'est des gars que j'aime beaucoup, et je continue de les programmer. On a fait un concert au Radiant, et beaucoup au Transbordeur.

- un des rares groupes lyonnais à avoir rempli le transbo...

VB- oui, oui, c'est des gens vraiment biens, que j'aime beaucoup et j'espère qu'ils continueront encore à pousser. Voilà.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese, #cinéma

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Publié le 19 Octobre 2018

Oui, ça vaut bien un petit article... je pense...  cette reprise.. faite un peu  à l'arrache : on constate que Jean-Louis s'est accompagné d'un téléphone ! On comprend mieux le mixage un peu aléatoire!

POur rappel, on savait que c'était une des chansons de coeur de Murat, c'était notamment indiqué dans Télérama en 2017,  voire sa préférée (indiqué en 2013 dans les Inrocks)

Le site france inter consacre quelques lignes à la reprise:

https://www.franceinter.fr/chanson-francaise/video-jean-louis-murat-chante-anne-sylvestre

"Cette chanson d'Anne Sylvestre date de 1974, elle y dénonçait avec une voix douce - mais détermination - son amertume devant une société qui déraille, la solitude, la bien-pensance catholique, l'hypocrisie... 

Dans une interview accordé à Sud-Ouest, Jean-Louis Murat y citait la chanson comme l'une des chansons clés : pour lui, c'est du "blues français, pur et dur". Une description qui colle bien aussi à la musique de Murat… 

Anne Sylvestre, grande dame de la chanson

Malgré ses Fabulettes qui ont marqué des générations d'enfant, Anne Sylvestre est surtout une auteure visionnaire, prolifique, profondément humaine. Pour qui connaît le répertoire français, le nom de la dame égale ceux de Georges Brassens (qui l'admirait), Barbara, Boby Lapointe (avec lequel elle a chanté en duo)… On ne le dit pas assez. 

À une époque où les chanteuses sont plus souvent interprètes, elle décide de composer ses propres textes. À 20 ans, elle écrit ses chansons qu’elle chante à sa petite sœur Marie dans la salle de bain. Son premier disque, sorti en 1959, est remarqué en particulier pour le titre Mon mari est parti.

Pour fêter ses soixante et quelques années de carrière, Anne Sylvestre a choisi de remonter sur scène, et qui sait ? Peut-être pour retrouver Jean-Louis Murat à ses côtés ces jours prochains !"

LE LIEN EN PLUS TOURNEE LALALA

Connivence avec Joachim, connivence avec Margot, et maintenant avec Vauban! Ah, non, le lieu le VAUBAN!

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/festival-du-vauban-six-fois-quinqua-17-10-2018-12109835.php

Pendant ce temps-là, à St-Avertin, avant Murat, c'était Gandalf qui jouait, il montrait ses Tours à Tours. LALALA

http://www.info-tours.fr/articles/st-avertin/2018/10/17/9753/les-lectures-musicales-de-michael-lonsdale-a-st-avertin/

Enfin, on sait qu'on retrouvera Matt Low en première partie d'une majorité des concerts de cette tournée, LALALA

27/10 : BIG BAND CAFE , Hérouville St Clair (avec Jean-Louis Murat )
22/11 : La Coopérative de Mai , Clermont-Ferrand (avec JLM)
                                                 23/11 : Cabaret Le Poulailler , St Pierre Roche
10/12 : Café De la Danse, Paris (avec JLM)
11/12 : Café De la Danse, Paris (avec JLM)
12/12 : Reflektor, Liège (avec JLM)
13/12 : Botanique, Bruxelles (avec JLM)

"Je suis super content! Je jouerai quelques nouvelles chansons, qui seront sur mon premier album, qui sortira courant 2019 !"

Je ne dirai qu'un mot : lalala

 

LA MUSIQUE EN PLUS

Rappel : Un projet avec Morgane Imbeaud

https://www.froggydelight.com/article-21046-Morgane_Imbeaud_Elias_Dris.html

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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