Publié le 12 Novembre 2017

"Tu n'as qu'à te faire la main en bossant sur ma nécro (tu parles de ma science des titres qui compensait difficilement ma lenteur, tu évoques mes chemises à manches courtes, tu racontes qu'une fois, tu m'as vu habillé en jaune poussin, etc.), comme ça, tu seras prêt le jour J. (mail: Nez-crocs)

"Quant à ton homophobie, je compte la dénoncer publiquement – en plus de ta célèbre capillophobie – dans le livre que j'écrirai après notre séparation et qui s'intitulera : Merci pour cette Kro.

"Je n'aime pas vraiment voyager, mais bon. Un concert avec toi... La dernière fois avec tous les  Delano... Peut-être "Extraordinaire Voodoo"... Isa et Barbe-à-papa... Ouais, ça va aller. Dimanche, je visiterai un peu Grenoble, je leur demanderai comment ils ont fait pour s'entendre entre les verts et les rouges, sans les roses, puis j'irai voir ce concert de Mme Nkaké – même si j'ai un peu peur qu'il s'agisse d'une femme noire... tu ne répèteras pas ça dans ton bouquin, Merci pour cette Despé, hein ?

"mais comme je ne pratique décidément pas l'art du smiley, j'ai pensé qu'au moment de la publication de notre correspondance, Pierrot - Matthieu, un dialogue rhônalpauvergnat, il risquait d'y avoir quelques polémiques au sujet de nos supposés antisémitisme, racisme, homophobie et misogynie. Regarde les poux que certains cherchent déjà dans la tête de ce pauvre Heidegger, qui n'a pourtant rien fait de mal, à part adhérer au parti nazi à une époque où ce mouvement (dont certaines idées étaient contestables, j'en conviens) connaissait un succès d'estime dans le pays où tu te trouves en ce moment. (tiens, tiens...). Heureusement qu'en ce temps-là, nous pouvions compter, nous autres Français, sur le Maréchal qui s'évertuait, du côté de Vichy, à protéger nos israélites, en faisant voter des lois humanistes et salvatrices...

Sacré Matthieu...  Matthieu sacré. Le voilà l'article qui t'est consacré... Ton anonymat si cher, tu peux l'oublier...

Oui, même si j'ai déjà rendu hommage à de multiples occasions  à notre M., contributeur  puis collaborateur du blog durant 6 ans - et  ça ne sera pas la dernière fois aujourd'hui-, je suis contraint aujourd'hui de mettre ça à l'ordre du cahier du jour.  Je  viens d'apprendre sa mort... 

Je suis désolé d'avoir à l'annoncer à tous ceux qui l'avaient croisé aux Koloko, à Uriage, ou dans les concerts clermontois, peut-être à la Bibliothèque universitaire, avec son look d'étudiant en philosophie,  mâchant sa branche de réglisse bio, bravant le froid en tee-shirt noir...

"À + (Couvre-toi, je remarque que les gens commencent à me regarder bizarrement dans la rue derrière leur écharpe et leur bonnet...)..

Je pense que ceux qui ne l'ont connu qu'à travers ses articles seront également tristes ("merci de m'avoir apporté un peu de bonheur" lui avait écrit Patrice de Clermont). Après sa démission d'ici même en juin 2016,  j'attendais d'avoir de ses nouvelles via un texte, un livre, un blog, une thèse, enfin que son talent explose... mais on doit renoncer à cet espoir, et ça rend la nouvelle encore plus triste.

"Bon, mon petit, je te souhaite bonne continuation avec ce blog et, plus encore, pour tout le reste. Je n'ai pas répondu à ton courrier de l'autre jour sur le fait que nous ne soyons pas amis, parce que je ne suis vraiment pas le mieux placé pour disserter sur l'amitié et puis parce que je ne crois pas cela serve à grand-chose d'en discuter. Si l'on entend l'amitié au sens fort du terme, le contraire de l'amitié Facebook, alors il me paraît évident que nous n'étions pas amis toi et moi. Nonobstant, j'ai tendance à penser qu'on n'accorde en général pas assez d'importance aux relations que j'appelle infra-amicales, notamment les relations de travail et celles de voisinage. Avoir un bon collègue de travail, avec qui l'on parvient à entretenir une excellente entente dans le travail, même si ce n'est pas un ami et même si l'on ne se voit pas en-dehors du boulot, je trouve par exemple que c'est précieux. Au cours d'une vie, il me semble qu'on ne compte, dans le meilleur des cas, qu'une toute petite poignée d'amis, une autre petite poignée d'histoires d'amour fortes et, si tu ajoutes à cela quelques membres de la famille qui vont véritablement compter (en gros, ceux qu'on aurait envie de fréquenter même s'ils n'en faisaient pas partie), tu te retrouves avec un nombre de gens avec qui tu auras entretenu des relations profondes et intimes très réduit. Alors, à côté de ces relations-là, autant essayer de faire en sorte que les autres soient aussi enrichissantes que possible, sans chercher à tous prix à y plaquer de grandes étiquettes du type "Amour" ou "Amitié".

"En résumé, si nous avons réussi toi et moi durant quelques années à établir une bonne complicité dans le travail, en sachant que cette relation de travail était très originale, puisque tu étais un chef qui ne commandait pas et moi un employé qui n'obéissais pas, eh bien je trouve que c'est déjà beaucoup. En tous cas, pour moi, ça l'est.
 
"Sur le côté "secret", pas de commentaires, cela demanderait des heures d'explications. Mais je pourrais te citer une liste longue comme l'avenue de la République de personnes qui partagent ton opinion sur ce point me concernant. Quand je précise cela aux gens, s'ils ne sont pas trop stupides, ils pigent que ce n'est pas un sort spécial que je leur réserve à eux personnellement.
     Je pense que notre relation comportait deux caractéristiques (parmi d'autres) intéressantes : nous ne mêlions pas la vie privée et le travail (à part le hand et le vélo pour toi, la drogue et Serge Daney pour moi...) et il n'était pas question d'argent entre nous. Disons donc que mon avenir se passera ailleurs et autrement (pour reprendre le titre d'un livre).
 

La drogue, c'était une boutade, hein!... mais Daney et le cinéma, il se piquait sans doute avec:

"Il y a quelques années, Les Inrocks avaient longuement interviewé Louis Skorecki, un cinéphile que j'aime beaucoup, qui était au lycée avec Serge Daney. Tout jeunes, ils sont allés ensemble à Hollywood pour interviewer des géants du cinéma (ils se sont rendu compte beaucoup plus tard de ce qu'il pouvait y avoir de gérontophile dans leur démarche...). Bref, dans cet entretien, Skorecki règle quelques comptes avec Daney, il y a un peu d'aigreur de sa part, mais il a le mérite de ne pas tomber dans le "culte" que certains réservent à Serge. Et il y a un passage intéressant où il dit :
"C’est vrai que pour moi publier les textes de Serge Daney publiés dans Libé seuls, c’est une connerie. Les textes prennent un sens dans l’ensemble de ce que le quotidien publiait à l’époque et qui constituait la meilleure revue de cinéma au monde. Daney n’était pas seul, et l’équipe comptait vraiment : Séguret, Louella Interim, moi… Et surtout Lefort. Lefort et Daney constituait un équilibre formidable. Daney a appris à devenir journaliste et Lefort est devenu critique. C’était très bien ce qu’il écrivait sur le cinéma. Et il y avait quelque chose d’incroyablement neuf et vivant qui s’inventait entre nous dans la façon de parler du cinéma. Isoler les textes de Serge, c’est de l’idolâtrie. Et pourquoi pas bientôt ses cartes postales ?"
Je suis très content, à titre personnel, que P.O.L ait édité en volumes les textes de Daney, mais je trouve que ce que dit ici Skorecki est particulièrement pertinent. Et sans comparer le moins du monde mes écrits à ceux de Daney, ni les tiens à ceux de Lefort (ni le blog aux pages de Libé de l'époque), c'est un peu ça que je veux dire : mes textes n'avaient de sens que dans le dialogue plus ou moins explicite qu'ils entretenaient avec ceux que tu avais publiés avant ou après et avec le support lui-même (ton blog).   (Quant aux cartes postales de Serge, le réalisateur d'Être et avoir, Nicolas Philibert, a en effet eu le projet à une époque d'en faire un documentaire - Daney ayant envoyé plus de dix mille cartes postales rien qu'à sa mère, sans parler de toutes les autres personnes à qui il écrivait !)                   [NDLR: bien sûr il pensait à cela quand il fait son reportage à St-Jean de Vedas]
Voilà pour cette parenthèse. Donc, si tu veux publier ton brouillon-chiffon, fais-le. Je ne vais évidemment pas le modifier, c'est ton texte, je te laisse libre d'écrire ce que tu veux. Et puis, j'ai tellement l’habitude d'entendre des conneries sur mon compte (des conneries très gentilles, le plus souvent, mais les compliments immérités ne sont pas moins douloureux que les reproches infondés) que je suis plutôt agréablement surpris que tu rapportes avec justesse certains de mes propos, je reprendrais presque confiance en l'humanité ! Et puis, il est empli d'affection, c'est très touchant.
 
Oui, je  le considérais comme un ami, d'autant plus après l'avoir rencontré physiquement à une dizaine de reprises, et de visu apprécier sa gentillesse, sa générosité, son empathie pour les gens...
 

Ces derniers jours, j’ai relu le millier de  mails qu'il m'avait transmis, parfois la larme à l’œil, parfois m’esclaffant (c'est pourquoi je ne veux pas renoncer à l'humour ici). Des milliers de mots qui ne m’auront  rien appris de son passé. Pas question de savoir où il habitait, ce qu’il faisait dans la vie (je le voyais éluder la question sur le parvis de la coopé). Juste des micros bribes :  son grand intérêt pour le sport (handball, tennis,  foot), qu’il a déposé une annonce d'anniversaire de décès le 4 sept 2014 dans la Montagne,   qu'il était aux francos en 2010, qu'il a été tourneboulé par un « événement douloureux qui l'a mobilisé intellectuellement et moralement » : le licenciement de l'assistante du cinéma Le  Rio (la promotion d’une projection m’avait valu son premier mail),  qu’il a a participé à la randonnée Bourges-Sancerre,  ou que François Michelin était son ancien patron, ou encore une phrase où il me demandait conseil pour une  connaissance sur la création d’un blog ou d’un site:

"Salut ma reine d'Ossa,
J'ai un service à te demander, qui n'est pas urgent, mais je préfère te le demander avant que ne déferle sur la France le torrent informationnel muratien de la fin du mois.
Tu sais que tu es pour moi un dieu de l'informatique, que je t'associe toujours dans mon cerveau malade à Norman, l'informaticien qui aide Jesse dans "Tonnerre mécanique". Tu sais bien, il y a Jesse qui dit : "Norman, enclenche la troisième." Et Norman, devant son écran compte "5, 4, 3, 2, 1, 0". Et à ce moment-là, Jesse fonce et l'on entend la musique de Tangerine Dream. Tin, tin, tin, tin, tintintintin ! C'est amusant, tu sais que cette musique est issue d'un concept-album autour des parcs du monde entier ? Il y a un morceau sur Central parc, un autre sur le Bois de Boulogne, etc. Drôle d'idée. Où en étais-je ? Ah oui, Norman. Eh bien tu es mon Norman, même si moi, je ne suis pas ton Tonnerre mécanique.
Donc j'aurais besoin de conseils pédagogiques pour savoir comment on crée un blog et comment on crée un site internet. Moi qui n'y connais rien, je crois savoir qu'un blog est plus lié à l'actualité qu'un site. Mais je me trompe peut-être. En fait, je connais une personne qui voudrait créer un site pour y exposer (si l'on peut dire) ses peintures, dessins et autre créations graphiques... Et un autre site pour mettre en valeur des photographies historiques (disons, patrimoniales) prises par son père qui est mort et qui, de son vivant, travaillait pour les monuments historiques. Donc, je me dis qu'il vaudrait mieux créer des sites que des blogs. Mais c'est peut-être un raisonnement stupide. J'aimerais ton avis éclairé sur ce point précis. [...]Voilà, c'est le service que je te demande. Je te le redis, il n'y a pas d'urgence, tu n'es pas obligé de me répondre tout de suite. Mais si tu trouves le temps pour me donner quelques conseils simples et compréhensibles, tu seras un coeur. Après, je viendrai sur ton blog et au lieu de t'appeler Pierrot, je t'appellerai "mon Normanichou"

Ah, comme ce monde est cruel. Je viens de regarder les résultats du concours d'entrée à une école de psycho-motricien de ma photocopine et.... pfff, elle est classée 343ème sur plus de 1100 candidats et il fallait finir dans les 70 premiers. Ces concours à la con ! 70 places pour 1100 participants ! Et si encore on leur demandait des trucs en rapport avec le boulot, mais la sélection se fait sur des critères à la noix. C'est comme la présidentielle : il faut de nombreuses qualités pour être un bon candidat, mais elles n'ont que très peu de rapport avec les qualités nécessaires pour être un bon gouvernant. Du coup, celui qui passe est celui qui aura été le meilleur comme candidat, mais rien ne prouve qu'il fera un bon responsable. Si ça se trouve, dans les 70, certains n'auront aucune des qualités requises... Enfin, bref, je suis dépité, je viens de brûler nos deux billets pour demain, tu peux donc rester chez toi. (qui est cette copine? la retrouverons-nous?)

 

 A part cela, quelques anecdotes la plupart du temps amusantes (certaines ne me font plus rire, avec le recul).  Rien. Tellement rien.

"Mais soyons clair : nous ne sommes, Dieu merci, ni Jacques Pradel, ni Patrick Sabatier. Donc, si le mec veut qu'on le laisse peinard (je parle de Hexylaine) et ce, quelle qu'en soit la raison (bonne ou mauvaise), on ne va pas aller l'emmerder. Comme disait Charles, on néglige toujours, dans la liste des droits de l'Homme, celui de se contredire et celui de s'en aller.

  J’ai respecté cette distance.  Je ne me suis pas épanché non plus,  lui racontant des bouts de vie quotidienne (10 fois plus que lui déjà), mais rien de trop intime, pour me mettre sur la même longueur que lui. Je me freinais.   Je me pose désormais la question de savoir si j’aurais dû suivre la pente naturelle de l’amitié que je lui portais. J'aurais dû. J'aurais dû. Et le questionner.... ne pas le laisser  dans son système. Mais j'ai toujours séparé la bulle muratienne de la vraie vie, et je pensais qu'il le faisait également, son implication sans doute irraisonnable des derniers mois s'accompagnait de l'annonce qu'il allait passer à autre chose ensuite. Pourtant, j'ai souvent eu envie de l'inviter, jamais osé.  Si, une fois, à  randonner à  la Montagne… sans succès. Comme de venir à Paris pour la soirée Livre unplugged (pas question pour lui  de mettre les pieds à Paris... en fait, de remettre les pieds... puisqu'il a vécu là bas jusqu'en 2004...(Ah, la canaille! lui qui se faisait passer pour un auvergnat des plus "ancrés", notamment quand nous autres Rhône-Alpins avons décidé de l'accueillir dans la modernité).

 
Quelques temps mois auparavant cette date, il venait d'arrêter après son Deug Lettre modernes des  études universitaires (Fac Paris8-St-Denis). Il était extrêmement brillant mais n'oubliait pas d'aller défendre les étudiants sans papier.  Il se renfermait alors petit à petit, chez lui, tout en dévorant LE MONDE, se coupant  des proches. En mars 2004, il quitte la maison en secret, avec un mot annonçant sa décision. Il quitte tout,  le passé et l'actif (sans l'argent de son livret A, ni même les billets dans les enveloppes reçues pour son anniversaire dans son tiroir).  Ses parents s'inquiètent, contactent la gendarmerie. Rien n'est possible. 15 jours plus tard, Matthieu rappelle: il souhaite que sa mère vote par procuration aux prochaines élections!   Il semble qu'il ait rejoint Clermont. Guidé par la musique de Jean-Louis Murat? On ne le saura pas mais chez ses parents, il faisait des k7 avec ses concerts se rappelle sa mère, qui m'a raconté tout ça.

Il donnera des nouvelles, et de moins en moins, jusqu'en 2012.  Après une période en CHRS (logement transitoire, foyer au 49, rue des cordeliers), où il a dû recevoir de l'aide et du soutien, il a un appartement rue des jacobins, une rue que l'on a traversé une fois ou deux ensemble! C'est dans cet appartement limite insalubre que les gendarmes ont trouvé son corps début mars 2017...  Plusieurs mois après le décès (septembre/octobre 2016).

Il reposait semble-t-il en paix, dans un appartement vide, presque à même le sol. Des cartes de Barcelone à côté de lui. Etait-il sur le départ? C'est une des questions que sa mère se pose... et qui restera sans doute sans réponse, d'autant qu'on ne connait pas la raison de sa mort. On espère que cet article permettra de recueillir des témoignages qui  seront d'un grand réconfort pour sa famille. J'espère vraiment que nous découvrirons d'autres aspects heureux de sa vie.. ou comment il arrivait à vivre sans RSA... Et c'est pourquoi je vous invite à partager cet article (notamment les clermontois).

Pour le moment,  un des chocs, c'est  d'apprendre   que de "vrais amis", de famille qu'on choisit, Matthieu n'en avait peut-être pas. Il y avait ceux qu'il avait remercié à son départ du blog... et le groupe Alma loca (découvert à la suite d'un voyage blablacar réussi à l'occasion d'un concert de Murat, le chauffeur était membre de ce groupe). Un CD dédicacé qui a été le seul objet que sa mère a récupéré a permis de faire le lien avec eux et donc de diffuser un peu l'information. C'est en essayant d'avoir des nouvelles (je m'y étais refusé avant, acceptant tout comme sa mère, les "choix d'un homme") que j'ai appris la nouvelle.

Co-voiturage:

"moi, j'ai écrit la vérité : que je suis un gros con au quotidien, mais que le temps d'un voyage de quelques heures, je suis tout à fait supportable. Résultat : ça se passe très bien, les chauffeurs me jugent pour la plupart "Exceptionnel" ! Bon, j'ai aussi ajouté pour plaisanter que j'avais failli être condamné pour assassinat d'automobiliste, mais que le témoin principal était mort dans un accident avant mon procès. Sauf que mon chauffeur de Montceau a pris tout ça au sérieux : il a essayé de comprendre, a cru que j'avais tué quelqu'un accidentellement, que je n'avais pas pu prouver mon innocence lors d'un procès équitable, que j'étais resté fragile de ce côté-là... J'ai dû lui expliquer que c'était une blague.

"Si ça peut te rassurer, je suis déjà arrivé à Koloko en partant à pied d'un village situé à plus de trente bornes, sans billet (tout avait été vendu) et en me perdant dans les bois (mais en me perdant vraiment). Résultat : une dame m'a déposé en voiture à Riom, j'ai pris le train et un type m'a vendu une place au noir sur le parvis.
     Ouais, je sais, j'ai eu du bol cette fois-là...
     M.
 P.-S. : Je me suis quand même évanoui pendant qu'une spectatrice montait sur scène pour interpréter "L'aéroport"... Manque de sucre, fatigue, etc. On n'a rien sans rien.
 

"Encore merci de m'avoir proposé de venir et merci pour le bref covoiturage (je ne t'évalue pas, car mon avis sur ma conductrice de l'aller vient d'être refusé par Blablacar : il ne respecterait pas la "charte" du site... J'ai écrit qu'elle était "joliment dorée telle un pain sorti du four"... mais elle gère une boulangerie !!! Putain, Mauser et Beretta, voilà donc les seuls camarades ?!).

L'humour, l'humour, toujours de l'humour... une armure pour se cacher.

Que dire encore?

Matthieu était d'une grande culture, toujours capable de sortir une référence littéraire, ne ratait sans doute pas une émission "ripostes" sur france culture. Je retiendrai surtout sa tolérance, sa défense de la liberté de paroles et de la presse, et sa rigueur morale... qui l'a conduit (pour un motif bénin qu'il a pris pour de la censure) à se brouiller avec Alexandre Rochon, son autre "chef" comme il disait. Il me recadrait également si j'étais prêt à m'égarer. Autre exemple de sa droiture: Il m'avait raconté qu'il avait été viré de l'ELECTRIC PALACE un soir...

T'as encore joué au redresseur de torts?    -Ah, il y a un peu de ça, c'est vrai... L'un des meilleurs jeunes batteurs de jazz de Clermont (dont le talent est salué par la Fourme lui-même) m'a dit que sur ce coup, j'avais été "royal".

Et puis, lui qui vivait avec rien découvrons-nous,  était d'une générosité extraordinaire (par exemple en m'envoyant un gros colis d'archives à son départ). Avec les membres d'Alma Loca, il agissait semble-t-il de même. Il tenait toujours à vous raccompagner à votre hôtel ou à la gare (n'est-ce pas Barbara, Amparo?) ou encore profitait de ses recherches pour collecter aussi des infos pour les fans de Renaud, de  Sanson  ou encore les camarades manséens.

"Je lui ai envoyé une pelletée de captures d'écran du Monde qui n'étaient pas sur le site, en remontant à des CR de Fléouter du début des 80's. Ainsi qu'une bonne rasade de presse suisse, avec les adresses des sites... Voilà  ce que tu as fait de moi pendant ces années : un psychopathe de l'archive !!!

Alexandre Rochon me disait: "J'en ressens qu'il y a des personnes qui comprennent trop bien le monde dans lequel on vit pour parvenir à y rester".  Et effectivement, Matthieu ne voulait semble-t-il pas se corrompre dans ce monde-là, malgré ses silences, ses secrets ou ses contradictions (je pense que beaucoup à Clermont ne l'avait pas identifier comme celui qui écrivait sur le blog, c'était par exemple le cas de Laure  ou de Jean-Louis Bergheaud - qui se rappelle  bien des échanges riches avec lui).

"Plus il y a de moyens de communication, moins on réussit à communiquer ? Oui, c'est à peu près ce que je pense, tu as lu dans mes pensées...

"Non, il n'y a pas de vie en-dehors de la bibliothèque : dehors, c'est la guerre, les gens s'entre-tuent, meurent de faim, de maladies et préfèrent les disques de Patrick Fiori à ceux de JLM. Non, dehors, c'est moche.

"On se croirait à la télé, à se faire de la lèche les uns aux autres. Je suis sûr que le paradis doit ressembler à ça, c'est pour ça que je ne veux pas y aller...

"Je pensais vaguement aller à Aurillac, mais c'est complet. Putain de ville de merde... J'ai raté un concert d'Eicher là-bas, alors que j'avais le billet. Et lorsque je me suis posé dans un coin d'escalier d'immeuble pour passer la nuit, une voisine n'a rien trouvé de mieux à faire que d'appeler les flics, sans même me dire un mot. L'une des expériences de non-communication entre les gens les plus stupéfiantes de ma vie. 

"un fan est toujours au moins un peu ridicule, toi et moi y compris – le temps que nous passons à disserter dans le vide sur JLM ou à suivre son actualité, nous pourrions l'employer plus intelligemment – même si tu peux toujours te dire qu'au moins, pendant que je lis ton blog, je ne mets pas le feu aux voitures de ma rue, ce qui te confère une certaine utilité sociale non négligeable...).

"[à propos de Finkelkraut insulté/insultant avec les Nuits debout]   ...Des limites de l'arbitrage vidéo, de l'honnêteté intellectuelle, de l'esprit démocratique, de la possibilité de se parler encore, des réseaux sociaux, etc., etc., etc.    Allez, Bashung, pour chialer en silence :http://www.dailymotion.com/video/xotwa_alain-bashung-j-passe-pour-caravane_music

Matthieu n'est plus là pour me donner des conseils,  mais j'ai trouvé le moyen de le faire participer à cet hommage, que je prolongerai encore par d'autres extraits de mails. Ce qu'il n'aurait pas dit, lui toujours si modeste, c'est que sa plume et son travail ont été salués par les lecteurs, mais aussi par des "professionnels":  Fred Hidalgo de Chorus, Marc Legras,  Gérard Davoust, grand éditeur de musique,  le chanteur Pierre Schott saluait ses analyses sur la chanson à propos de cet article. Enfin, Michka Assayas, Silvain Vanot et Erik E ont je crois beaucoup apprécié l'interview qu'il leur proposait (Eryk e me parlait de l'immense impression qu'il lui avait fait). Dans sa boite mail, je suis certain qu'il devait y avoir des "trésors", lui qui n'hésitait pas à contacter celui à qui il souhaitait dire quelque chose:

"J'ai contacté Claude Guillon, l'auteur de Suicide mode d'emploi (tu as sans doute entendu parler de ce bouquin qui fit du bruit dans les 80's) et très bon connaisseur de l’anarchisme. Il m'a dit que le suicide était rarement une solution proposée par les anars, ceux-ci le condamnant plutôt comme une forme de désertion... Pour ma part, cette partie-là du tag me fait davantage penser à l'esprit punk de l'époque (No Futur, etc.). En revanche, l'idée de peuple mort fait selon lui écho à une vieille thématique anarchiste, celle d'un peuple trop passif. De fait, Charles d'Avray (l'auteur de "L'idée")  a ainsi écrit un "Le peuple est vieux" et dans "Ni Dieu ni maître", tu trouves le vers "le peuple sommeille"...
 Donc, selon Guillon et moi, ce slogan porte les empreintes de l'anarchisme et du punk. L'humour de l'autre tag ("C'est plus propre") me paraît également le rapprocher du punk, voire d'un certain situationnisme.. Mais j'ai préféré résumer ces diverses conjectures, plutôt que d'ajouter une mini-thèse à l'album photos...[à propos de l'article Au commencement était un graff]
 
"Tiens, j'ai eu une réponse à un mail de Benjamin Stora ! Bon... il n'a pas la réponse à la question que je lui ai posée, mais au moins il m'a répondu, LUI !
 
Ci-dessous, un  échange avec un sociologue connu...
Cher Monsieur,   Vous ayant entendu dimanche dernier, sur France Inter, réfléchir sur les notions de domination et de capacité des dominés à partir de la chanson de Michel Jonasz, "Les vacances au bord de la mer", j'ai songé que vous devriez écouter - si vous n'avez pas déjà eu l'occasion de le faire - la chanson de Florent Marchet qui s'intitule "Courchevel" et qui, me semble-t-il, s'inscrit un peu dans la lignée de celle de Jonasz. Sauf que dans "Courchevel", on découvre que l'univers qui faisait rêver l'enfant Jonasz n'est peut-être pas si désirable qu'il paraît l'être à première vue. La preuve avec ce court extrait du texte :
 "Tu nous faisais rêver Mais on ne savait pas Que dans cette vie-là  Le  coeur n'y était pas".
Je vous laisse écouter le reste si vous ne connaissez pas cette chanson, qui évoque, en somme, la souffrance que peut aussi générer la domination sur... les dominants eux-mêmes. Cette chanson, qui raconte une histoire triste sur un rythme dansant, dans la  grande tradition de "Je chante" ou de "Marcia Baila" par exemple, me semble être une popsong très réussie.
 Désolé d'encombrer votre boîte à lettres professionnelle avec ce courrier bien futile, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour vous contacter.
 Chaleureusement,
M. GUILLAUMOND.

 Et voici sa réponse :
> De : "Philippe CORCUFF"
Bonjour,   Merci pour votre réaction et surtout la nouvelle piste. Je ne connais pas les chansons de Florent Marchet en général et "Courchevel" en particulier.  Vous avez raison de pointer les effets de la domination chez les dominants eux-mêmes. Dans le chapitre 10 de mon livre (qui s'efforce d'élargir la critique du capitalisme contemporain), je distingue les deux types de critique : 1) une critique qui met en avant les effets des inégalités, et qui dans l'analyse du capitalisme renvoie à ce que les marxistes appellent la contradiction capital/travail; et 2) une critique qui met en avant les effets désagrégateurs de la domination de la marchandise et de l'argent, et qui renvoie à ce que j'appelle "la contradiction capital/individualité". bien à vous

 

Encore une fois: quel regret de découvrir qu'on ne le lira plus...  Il était le plus grand des muratiens, il fait désormais partie de la petite histoire de la musique, à l'instar des anonymes auxquels il aimait rendre hommage (le premier auteur d'un article sur Murat, tel musicien obscur...), mais il aurait sans doute pu être beaucoup plus. 

PSDT Matthieu alias M, alias Fred PLAINELLE    (23/09/81- 01/3/2017)

P.

Merci de vos témoignages dans la zone commentaires ou via la zone contact. La Maman de Matthieu est très reconnaissante de  chaque marque d'amitié ou d'informations sur la vie de Matthieu. 

Un des plus beaux textes de Murat d'après  Matthieu :

PS: Pour retrouver les articles signés Matthieu, vous pouvez taper ce prénom dans la zone recherche du blog. J'aurais dû indiquer les liens, mais j'ai oublié

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 9 Novembre 2017

Dernières chroniques, car ces premiers mots posés sur "TRAVAUX sur LA N89" sont  dans le dernier numéro de Magic! qui annonce "une pause dans sa parution" (interview de Luc  Broussy). Cela ne m'étonne pas vraiment: je crois n'avoir même pas reçu tous les numéros de mon abonnement pris à sa renaissance et même pas avoir reçu un courrier commercial pour me réabonner), sans compter que j'ai eu du mal à trouver des pages qui m’intéressaient...

Enfin soit, Magic aura toujours été fidèle à Murat (on en parlait ), même si ce dernier numéro met en couverture son meilleur ennemi époque Virgin : Daho. Murat cantonné aux pages chroniques pendant que Daho est consacré?  Ne le disons pas trop vite! En effet, on nous dit que c'est un de ses meilleurs albums qui va sortir... mais peut-être pas pour les Muratiens lilithiens...  En tout cas, l'auteur de la chronique semble avoir de la suite dans les idées:  au moment du cours ordinaire des choses, il demandait à Murat de se renouveler.

Première chronique... dernières chroniques?  (Travaux sur la N89 se dévoile)

Voilà encore une nouvelle vidéo de teaser  (il semble que la promo est axée autour de celles-ci, puisque je n'ai  pas encore entendu parler d'autres promotions).

On y entend si je ne m'abuse la voix de la nouvelle venue: Sonia Hizzir. Cette jeune femme d'une trentaine d'année est  une protégée de Denis qui je crois l'a découverte lors de l'aventure "LA GRANDE CHORALE DE LA COOPE".  Il l'a recrutée ensuite dans son projet TOUCH, projet qui me disait-elle il y a peu, est toujours d'actualité.

 

Voili.Je dois vous dire d'autres choses mais c'est long à écrire. Amitiés. et Prenez soin de vous.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Travaux sur la N89

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Publié le 4 Novembre 2017

 

 

- Première Diffusion radio hier sur INTER chez VARROD en début d'émission, "un événement", mais il ne cite pas le titre:

https://www.franceinter.fr/emissions/foule-sentimentale

Grand retour en arrière du côté de l'orchestration, pour fêter les 30 ans de Si je devais manquer de toi?

Une énorme pensée à Matthieu qui s’intéressait à toutes les interventions de Didier Varrod, et qui m'a d'ailleurs offert son premier recueil de textes, avec du Murat... (et "encore merci, Didier", rigolions-nous, et cette fois, il peut me dire merci lui parce je n'ai pas retrouvé la photo que M m'avait donnée de son premier passage à la télé. C'était amusant... On verra ça plus tard). 

Nous étions ensemble  un jour de concert:

Premières chansons

la chanson de marquis?

Et encore un teaser diffusé en début de semaine:  Les pensées de Pascal    26 secondes, c'est un peu court pour des pensées, mais tant pis puisqu'il s'agit de s'en foutre.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Travaux sur la N89

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Publié le 25 Octobre 2017

Après la création de la "catégorie" d'articles "Travaux sur la N89" (qui vous permet peut-être de vous y retrouver dans ce blog si remarquablement tenu - voir la colonne de droite), j'ai décidé d'en créer une nouvelle : Bibliographie. Qui devrait contenir toutes les ressources livresques. J'ai hésité puisque celle nommée "Vieilleries-archives" pourrait bien convenir... mais au vu des livres que j'ai encore en réserve, ça vaut peut-être le coup de distinguer.  Voilà c'était ma séquence "vis ma vie de blogueur esseulé face à son écran".

Ceci dit, j'en profite pour rappeler que:

- la fonction RECHERCHE (tout en haut) fonctionne assez bien si vous voulez y retrouver quelque chose (J'utilise plus volontiers google en écrivant "surjeanlouismurat  + ce que je recherche").

- il est possible de vous abonner pour être informé de tous les articles (case newsletter). Vous pouvez également activer les notifications sur la page facebook :Surjeanlouismurat, blog non officiel.

- En ce début de campagne promotionnelle, cela  vaut le coup de le redire: j'ai besoin de vous! N'hésitez pas à me faire un petit mail (par la partie "contact") si vous avez connaissance d'un article dans votre gazette, votre radio locale, tout ce qui pourrait échapper à une présence sur la toile! Et si vous avez envie de participer plus activement à l'écriture (si vous êtes parisien ou clermontois, ça serait super), je prends les candidatures!

 

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Revenons-en à nos moutons...  voilà donc ce qui inaugure la catégorie Bibliographie:  Le volume 2 des chroniques d'Yves Bigot : "UN AUTRE MONDE, les amours de la chanson française et du rock, volume 2: De Téléphone à Christine And The Queens" chez Don Quichotte (isbn  978-2-35949-603-1).

J'avais acheté le premier "Je t'aime moi non plus" mais le style m'a un peu assommé: Bigot a tendance à avoir du mal à choisir ses adjectifs et les listes de chanteurs et de chansons sont indigestes (ça fait très érudit certes). Ce volume 1 contient une chronique sur Manset. J'ai dû me résoudre  à acheter le deuxième puisque Bigot y parle de Murat. Comme avec les autres, l'auteur s'appuie beaucoup sur les anecdotes personnelles, ses rencontres, mais sans pour autant oublier l'oeuvre et le parcours.

La chronique sur MURAT se trouve sur : Google book ,

Je me permets donc également d'en reproduire via des photos l'intégralité ci-dessous.

C'est intéressant:  Des bouts d'interview assez rares, assez précises, passage sur son érotomanie,  la description d'une personne accessible et gentille acceptant de nombreux projets de collaboration: dignity, album pour Vartan...   Mais on remarquera une  petite erreur de date  (si je devais manquer de toi, indiqué en 88) , et des  raccourcis (on passe du tube  fondateur à l'anecdote du mendiant à rio), et également   Camille qualifiée de "choriste d'un soir"!!  Je note également la notification biographique d'un deuxième divorce et d'un deuxième enfant... et la confirmation par un acteur direct de l'époque chez Europe 1 de l'intervention d'un papa suite à la diffusion de "suicidez-vous...".

Enfin, notons que dans la longue liste des remerciements, on trouve le nom de Marie Audigier.

 

Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"

Allez, pour compléter un peu, voici la chronique du livre chez CAUSEUR... qui bien entendu se plaint de la critique faite au VIP  Finkelkraut... et parle de Duran Duran, le groupe tellement essentiel.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie

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Publié le 19 Octobre 2017

CA Y EST!! IL REVIENT!!    "TRAVAUX Sur la N89"

Le nouvel album de Jean-Louis Murat s’appelle  TRAVAUX SUR LA N89.  

Il sortira le 24 novembre en CD (digipack + poster) ; LP (180g, couleur bleue, code de téléchargement, édition limitée) ; DIGITAL. Toujours chez PIAS

EN PRECOMMANDE:

http://smarturl.it/JLMuratTravauxN89

 

Joli titre.. toujours tourné vers l'Auvergne (je ne vais pas dire autocentré!) et peut-être inspiré par les travaux dans les virages de Massagettes  de ce début d'année.... euh...    avec un visuel plutôt original ( artwork : Rachel Cazadamont, H5 . Le titre est un petit clin d'oeil pour moi, habitant  sur un axe d'une ancienne "N."... et qui ne se fait pas au "déclassement" en départementale 1000 quelque chose de ces hauts-lieux du tourisme et du voyage que sont nos anciennes nationales...  Je continue donc toujours à parler de "nationale" http://fr.wikipedia.org/wiki/Route_nationale_89_(France)

 

VOICI LE TRAILER... et c'est surprenant:

 

Si le trailer est fidèle à l'album, cela pourrait être celui le plus expérimental depuis un grand bail...  avec plus d'électro et de sons synthétiques... marquant ainsi le retour de Denis Clavaizolle aux côtés de Jean-Louis...  Intrigant... Mais il semble que Jean-Louis a réussi à se renouveler... Mais wait and see... en attendant sans doute un nouveau single... mais l'album sera vite là! Un mois à peine... On a sans doute voulu jouer la surprise!

 

Le site officiel a pris ses nouvelles couleurs:

http://www.jlmurat.com/

et on a tous les titres:   J'avais bien reconnu Morgane sur le trailer...

Certains titres semblent dans la normalité muratienne (Le chat, travaux sur la N89, la vie me va, ALAMO(!)), garçon, d'autres sont plus surprenants: Dis le le, sole mio (une reprise?, non???). Chanson de Sade ou la référence au clermontois Pascal sont en tout cas prometteurs.  Autre name dropping : Coltrane... Moise (ça devait être dans les tablettes à moins que ce soit une commande), Alco (encore un auto-portrait?) ou encore Johnny (encore un Johnny  frenchysé?).

 

Un CD, de 14 titres :

  1. Les pensées de Pascal
  2. Cordes
  3. Dis le le
  4. Alco
  5. Johnny roide
  6. Travaux sur la N89
  7. La vie me va (avec Morgane Imbeaud)
  8. Coltrane
  9. Alamo
  10. Garçon (avec Morgane Imbeaud)
  11. Le chat
  12. Quel est le problème Moïse
  13. O sole mio
  14. Chanson de Sade

… et un très beau vinyle bleu de 11 titres en édition limitée (avec un code de téléchargement) – en précommande ICI :

Face A :

  1. Les pensées de Pascal
  2. Cordes
  3. Dis le le
  4. Johnny roide
  5. Travaux sur la N89

Face B :

  1. La vie me va (avec Morgane Imbeaud)
  2. Coltrane
  3. Garçon (avec Morgane Imbeaud)
  4. Le chat
  5. Quel est le problème Moïse
  6. Chanson de Sade

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Travaux sur la N89

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Publié le 18 Octobre 2017

Bonjour Messieurs, Mesdames (je me rends compte que je suis très impoli depuis 8 ans... et que je dis rarement bonjour, sans parler de mes fautes d'orthographe et de la  mise en page dégueu... et bein, je m'en fous!  RANCHERO Toujours!! (enfin :parfois moins que d'autres.. surtout quand je relis mes articles et qu'une légère honte  m'envahit. Enfin soit passons).

Vous allez bien? tout ça? Vous êtes fébriles? C'est long, hein? 

18 mois sans aucune nouveauté?

Mais arrêtez donc de vous plaindre bon sang de bois!! Est-ce que les fans de Ferré et de Brassens, on les entend  se lamenter??  Et puis bon sang de bois²,  des nouveautés, pour le coup, on n'en a pas manqué!   Les chansons signées pour Morgane Imbeaud, et Matt Low, et puis pour Indochine!  ET je ne reviens pas sur les très beaux textes pour ERIK E (son interview par M).   Alors, je vous remercie d'y rejeter une petite oreille afin de soutenir  les petits coups de pouce de Jean-Louis aux amis.

 

 

1)  Alors, justement   - CHANSON DE - , cette semaine, on a pu écouter un nouveau texte inédit de Jean-Louis Murat pour Matt LOW.   16e semaine de sa campagne "Une chanson par semaine". Et un nouveau texte de Murat ne peut pas avoir eu seulement 155 vues en 3 jours...  même si c'est une mini chanson de 1'58, "Matterhorn" (alias le CERVIN, la montagne emblématique de Zermatt et de la Suisse).  

 

 Bon, j'en fais beaucoup pour un minitexte? Euh... ce n'est pas la quantité qui compte.... Moi, je trouve l'ensemble très réussi.

Rappel: textes de Bergheaud pour  Hendaye  et Manier la fauxou encore A en devenir fou

 

2)  CHANSON SUR

Je vous avais déjà fait écouter une chanson consacrée à Jean-Louis Murat par le groupe lyonnais DORY4 via une vidéo live. Cette chanson sera  dans  leur nouveau disque   TRIBUTE TO LIFE qui va voir le jour prochainement après une campagne de Crowfounding.

Après 10 ans en mode quatuor, un album studio et pas mal de concerts sur Lyon et Rhône-Alpes, les Dory passent en duo à partir de 2010. Nos 2 compères résident à Lyon mais, autant vous le dire tout de suite, ils sont farouchement attachés à leurs origines auvergnates. D'ailleurs, un lancement officiel de ce nouvel album place de Jaude ne serait pas pour leur déplaire... à défaut, on fera ça place Bellecour ou au Trocadéro. On vous promet, les KissKissBankers, vous serez tous invités.  

12 chansons, 12 portraits... comme une ode à la vie en 12 nuances de dory. Chaque chanson est dédiée à une personne connue ou pas et qui a inspiré l'auteur - FAYE - par sa personnalité, sa chaleur, son talent, son histoire, ses forces et... ses failles bien sûr.

Parmi les personnalités croquées : Raël, Eva Green, Jean-Louis Murat, Alain Bashung, Kristina Rady mais aussi des histoires plus intimes qui touchent l'auteur de très près... Une mise à nue qui va parfois jusqu'à l'amor.

Sur chaque texte - en français of course - le compositeur - XTOF - a concocté un habillage pop rock sur-mesure pour créer une petite histoire originale dans un esprit live. Un style franc, sans ornements ni surcharge pour préserver précieusement cet esprit frais et spontané.

Et pour accoucher du bébé, les dory ont souhaité privilégier l'humain et l'échange artistique. D'où le choix de collaborer avec François Serin - alias Lauren Stuart - pour la partie enregistrement/mix. Un talent que les habitués des salles rock lyonnaises connaissent bien. 

 

J'aime beaucoup le riff et le texte avec ses clins d'oeil est plutôt bien troussé... même si le terme Bougnat n'est pas forcement très apprécié je pense à Douharesse... Mais Jean-Philippe l'auteur est de Thiers... et qui plus est, petite indiscrétion que je me permets, c'est un  ami de la famille Bergheaud lyonnaise.

 

La chanson sur Bashung est également en écoute.

 

 

LE LIEN EN PLUS

Ce vendredi et samedi, reprise de   MMMM, le spectacle de TOUSSAINT et d'Alexandre Rochon avec les DELANO au théâtre du Rond-Point. https://www.theatredurondpoint.fr/spectacle/m-m-m-m/

 

Les Delano était avec Emmanuel Laborit à Clermont la semaine dernière (on avait parlé de ce spectacle).  Voici une trace de ce spectacle avec la trompette de BABEL, Mister QUINET JULIEN.

Les Delano était avec Emmanuelle Laborit à Clermont la semaine dernière (on avait parlé de ce spectacle).  En voici une trace  avec la trompette de BABEL, Mister QUINET JULIEN.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

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Publié le 16 Octobre 2017

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

NESLES avec son album PERMAFROST qui est sorti le 29 septembre (chez Microcultures) vient de recevoir un accueil enthousiaste de la presse et FIP l'a mis à l'honneur. Didier Varrod (et merci Didier, bien-sûr) s'est dit « Ébloui par l’univers de NESLES, son charisme, son écriture». Francofans ou Mandor parlent de grand disque de l'année... Et vous savez quoi? Nesles était de mes contacts facebook depuis un long moment... et j'avais oublié... et splendidement ignoré ce qui pouvait me passer sous les yeux (ou pas, faute à ce satané algorithme de fb).  Pourtant, il m'a fallu d'une écoute d'une chanson pour me convaincre qu'il fallait que je vous en parle... Et devinez quoi:  Murat est bien sûr convoqué (les amis de ADA parlent d'une filiation avec Miossec, Dominique A, Jean-Louis Murat et Bashung... et Manset est cité dans le dossier de presse). Son album a été réalisé par Alain Cluzeau, croisé chez Belin, Les Dyonisos, Ruiz,  Bénebar ou encore Bastien Lallemant et Nery. A l'occasion de son passage aux 3 baudets le 17/10, voici une petite interview!

- Quel est votre parcours musical?
 
Nesles: La musique a toujours existé très fortement chez nous. Mais on écoutait du classique exclusivement. Même si j’y suis revenu plus tard avec un bonheur infini, ça a posé quelques problèmes. Surtout à l’adolescence.
Mes études de musique ont été assez chaotiques, et j’ai fini par me faire virer du conservatoire pour avoir refusé d’apprendre la clé de Fa.
Ce qui m’intéressait c’était de jouer, de monter des groupes, de composer, d’écrire. J’avais peu de patience. Et un appétit féroce - ce qui est toujours le cas.
La musique à papa ou les pièces contemporaines pour guitare me faisaient copieusement chier.
L’effervescence, la créativité, je les trouvais au collège, au lycée, à la fac, dans la rue, les salles de concerts, les clubs, les cafés, les bars, les réunions clandestines et nocturnes entre copains pour écouter les trouvailles des uns ou des autres…
Deux frangins de mon quartier étaient assez fortiches pour ça. J’ai dû squatter leur chambre à peu près aussi souvent que leur petite soeur pour écouter leurs dernières acquisitions ! On pouvait écouter un album en boucle pendant des mois jusqu’à en user la cassette ou le vinyle. Aujourd’hui encore quand j’écoute certaines chansons de cette époque, j’entends le saphir qui saute !
Et puis j’ai eu quelques chocs en Angleterre. À Leeds notamment.
D’ailleurs au départ je n’écoutais que ce qui venait d’Angleterre. C’était une obsession. Je passais mon temps à décortiquer les albums des groupes que j’aimais, à scruter les pochettes, à essayer de comprendre comment étaient construites leurs chansons - qu’elles aient 12 ou 2 accords. Le look des anglais me fascinait. Ce n’est que plus tard que j’ai commencé à m’intéresser à l’Amérique et la France - principalement par le biais de la littérature.

 
 
- Qu'est-ce qui s'est passé exactement à Leeds?
 
Nesles: Alors qu’en France nous passions pour des marginaux, des asociaux ou des snobs avec nos groupes pop et punk anglais (bien souvent totalement inconnus ici) là-bas c’était normal de les écouter. Ils faisaient partie du quotidien. Du matin jusqu’au soir, du soir au matin, à la maison, à la radio ou au pub du bout de la rue, ces groupes que vous chérissiez vous accompagnaient sans discontinuer !
Quand vous évoquiez les Undertones, les Clash, les Lotus Eaters ou Joy Division, personne ne vous regardait comme un martien. 
Et les magasins de disques débordaient de perles introuvables même à Paris.
Pour moi c’était miraculeux !
 

 
 
- Jean-Louis Murat pour vous? (découverte...)  

 
Nesles: Je me souviens parfaitement du clip de « l’ange déchu » vu une nuit d’insomnie. Ça m’a tout de suite parlé. Ça sortait de nulle part. 
Je me souviens m’être aussitôt demandé qui était ce type. Ça me faisait penser à Daho mais en vénéneux. Ça sentait le bad boy lettré et torturé.
Et le texte me parlait terriblement.
Sa voix aussi.

 
 
- Est-ce qu'il y a une chanson dans votre répertoire qui vous évoque Murat, ou qui a été directement inspiré par lui?   
 
Nesles:Non, je ne crois pas.
Je suis assez mal placé pour parler de ça en fait; je n’ai pas le recul nécessaire.
Après, nous avons certaines références communes, certains auteurs ou songwriters ou écrivains que nous partageons, c’est indéniable.
Mais ça s’arrête là. Nos sensibilités me semblent assez différentes.
Après, Murat est bien sûr pour moi un pilier, un élément fondamental du paysage. Et j’adore ses coups de gueule que j’ai toujours trouvés extrêmement sains.

 

 
- J'avais un peu imaginé que vous alliez me parler de la chanson qui parle des forêts…
 
Nesles: Je n’aime pas trop me livrer aux explications de textes.
Je préfère que chacun s’approprie les chansons et en fasse ce qu’il veut.
À partir de maintenant ça ne m’appartient plus.

 

 

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

- Pouvez-vous nous parler de ces "références communes"  avec Murat? Quelle importance  ont-elles  pour vous? Et au-delà, quelle relation avez-vous avec vos "références" ?Je veux dire par là : Est-ce juste des références, ou des modèles, des objets de "culte" et de vénération?) 
 
Nesles:   Je ne verse pas trop dans le culte ou la vénération. Je n’ai jamais été un « fan » - c’est un concept qui m’échappe.
Par contre j’aime passionnément certains artistes. Parce que certains d’entre eux m’ont aidé à me réconcilier avec cette vie, à canaliser mes colères. Il y a un moment où certains d’entre eux deviennent des amis parce qu’ils vous accompagnent. En ce moment Henry Miller, Duras, Annie Ernaux, Thoreau, Springsteen, Manset, Mozart, Art Pepper, Kurt Wagner, John Grant, Patti Smith… 
Une journée sans lire ou sans écouter de musique est une journée perdue.
J’en ai besoin pour me nourrir, avancer, essayer de comprendre ce que je fous là.
Donc je ne suis pas fan de Murat au sens propre. Par contre je pense qu’il est incontournable, indispensable, majeur même; et chaque album qu’il sort m’intéresse. Il est hors norme, comme la plupart des artistes que j’apprécie, et il se fout totalement des modes. J’aime cette liberté, cette insolence.

 
 
 
- Meilleur album de Murat pour vous?   Vos 3 chansons préférées de Murat et pourquoi bien sûr?  
 
Nesles: Ce serait bien présomptueux de prétendre que tel album est meilleur que tel autre. Mais ‘Cheyenne Autumn’, ’Mustango’ et ‘le Moujik et sa Femme’ sont des albums que j’ai énormément écoutés.
 
- Les 3 chansons auxquelles je pense là tout de suite :

  • « Foule Romaine ». Murat y est immensément joueur et sensuel. C’est l’alliage parfait de la simplicité et de la sophistication. C’est aussi très élégant, tout en restant un poil âpre. En général l’ambivalence me plait. Ici on est servi.
  • « les Hérons ».  Adéquation totale entre le texte et l’ambiance musicale, montée en puissance du titre, thèmes et chorus du Fender Rhodes sublimes. Un bon aller-retour dans la gueule, mais ‘l’air de rien’. Magnifique !
  • « L'Anéantissement d'un Coeur ». Ne serait-ce que pour cette  splendide et féroce phrase : « nos gémissements manquaient trop de franchise ».
  • Quel artiste ne rêverait pas d’écrire un truc pareil ?

 
- L'avez-vous vu en concert? Des impressions, des souvenirs?   


Nesles: Une seule fois; dans une salle culturelle de l’ouest parisien où j’étais invité. Étrangement je n’en ai aucun souvenir - mais ça tient plus à moi qu’à lui !
 

 

- Cette question qui permet de laisser le chanteur dire ce qui lui tient à coeur:   Est-ce que vous pouvez nous parler de 3 chansons du disque, que ce soit sur le texte, la musique, l'inspiration, la conception, la production, l'enregistrement... ou l'ensemble à la fois?   


Nesles: C’est un album qui a longuement mûri. La plupart des titres de ‘Permafrost’ ont été joués sur scène, ce qui leur confère une sorte de patine. Je n’aime pas quand ça sent trop le neuf. Je préfère le vécu, le grain, les rides, la poussière. J’ai une affection particulière pour tout ce qui a été affecté par le temps. C’est ce qui m’inspire le plus. Et c’est aussi ce qui m’attire le plus chez les artistes que je ‘fréquente’ assidûment.


- Vous avez parlé de l'album et pas de chansons en particulier... Est-ce que c'est parce que vous ne voulez pas faire sortir du lot quelques chansons  et que vous tenez à "l'unité de l’album"?
 

Nesles: Tout à fait.
 

- L'originalité du disque tient selon moi à votre voix ( vous parliez de patine!, ça peut en faire partir) et à l'orchestration de cordes. Est-ce que ça a été un travail particulier? (euh... bon, la bonne question ne me vient pas...donc, je vous laisse me dire ce que ma remarque vous inspire!!)
 
Nesles:  Merci d’y être sensible.
Je crois que la voix est le reflet exact de ce que l’on est. Difficile de tricher avec elle.
Ou alors, je ne saisis pas bien l’intérêt, je ne vois pas où ça mène.



 
- Vous  avez fait du théâtre, couru les castings (c'est bien sûr un point commun avec Murat qui a un peu fait l'acteur). Est-ce que l'acteur a un peu façonné le chanteur actuel (même si vous étiez d'abord musicien)?  Et quel est le milieu que vous jugez le plus difficile?

Nesles:  Je n’ai pas à proprement parler ‘couru les castings’. Quand on me propose un rôle qui m’intéresse, je le prends, c'est tout.
J’ai eu la chance de côtoyer des personnalités riches et complexes comme Patrice Chéreau, Diane Kurys, Martin Prévost, et bien d’autres.
Tout en poursuivant mon travail de songwriter.
Tout ça s’est donc construit en même temps. Depuis l’enfance.
En passant me voir en studio, Yvan Attal avec qui j’avais tourné m’a un jour confié qu’il m’enviait parce que, contrairement à lui qui galérait pour monter ses films, je pouvais composer, jouer et produire ma musique beaucoup plus facilement et surtout plus librement. C’est en partie vraie. Mais le problème de la diffusion demeure - qu’on soit écrivain, peintre, cinéaste ou compositeur. S’il n’y a personne pour écouter vos chansons, à quoi cela sert-il ? - hormis peut-être à évacuer un bouillonnement intérieur qui doit bien s’exprimer et qu’il faut impérativement évacuer?

 

Après il s’agit de 2 milieux très différents, et je n’en juge pas un plus difficile que l’autre
Tout est question de tempérament, de savoir où on veut être. Et de rencontres…

 

 
- Est-ce que vous continuez à faire le comédien ?
 
Nesles: Bien sûr oui ça m’arrive.  (NDLR:  filmographie et aussi ici)
 
 
- Du côté de Mandor, vous dites que la musique vous a empêché de crever des dizaines de fois. Chez Murat, la dépression et le spleen ont bien sûr été un élément important dans la création, mais aussi en partie parce qu'il était mal à l'aise avec le statut d'artiste, d'où son idée de revenir paysan ou de se définir comme un artisan quotidiennement à l'effort.  L'artiste est-il forcement un "albatros"?

 

Nesles:   Votre question sous-entend qu’il faudrait souffrir pour être un artiste.
Je ne crois pas à ce mythe romantique - comme à d’autres poncifs d’ailleurs (l’inspiration mystique, mourir jeune, se défoncer, etc). Je ne crois qu’au travail. C’est peut-être ce que Murat appelle être artisan…
Je ne suis pas quelqu’un de dépressif, mais plutôt d’angoissé. C’est très différent.  Or le doute et l’angoisse sont de très puissants moteurs chez moi.

 
- Dernier point commun avec Murat, le rapport  érotique à la création. Est-ce que certains vers ou textes sont des "implicit" lyrics dont vous seul avez les clefs?  Est-ce qu'il est difficile de concilier cela avec votre souci de vérité et la pudeur (le refus d'être dans le dégueuli de sentiments impudiques"?  Vous êtes un anti-Brel comme Murat?
 
Nesles:   Je ne suis pas un anti-Brel
Mais comme l’a formulé Bashung, Brel m’a terrifié - surtout enfant.
Ça peut être dérangeant, éprouvant de l’écouter, de le regarder. J’en conviens.
Parce que c’est entier, d’un bloc. Comme Ferré ou Barbara. 
Brel vit ce qu’il chante, sans aucune retenue, sans distance. Mais ça ne me choque pas. Ce n’est pas vulgaire pour moi. Ça a juste dû être une terrible souffrance pour lui, plus qu’une catharsis, et je ne l’envie pas.
 
En ce qui concerne ce que j’écris, je ne prétends pas être seul détenteur de prétendues clefs. Il n’y pas de clefs. Juste des sensations, des impressions, des pistes. Ensuite, mes chansons appartiennent à qui veut. Ça n’est même plus de mon ressort.
 
Quant au rapport érotique à la création, je le revendique totalement, oui. Je ne cherche plus à lutter contre, à le nier, ce serait mensonge et peine perdue.
C’est un acte de désir et de plaisir. Total.

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

Interview réalisée par mails du 24/09 au 8/10/2017. Merci Nesles!

Plus d'information:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 5 Octobre 2017

Clermont-Ferrand vs Télérama
Clermont-Ferrand vs Télérama
Clermont-Ferrand vs Télérama

 

Depuis hier,  buzz médiatique autour de Clermont-Ferrand, autour d'une thématique dont nous avions parlé ici... et je ne résiste pas au plaisir de vous faire repartager tout ça à cette occasion.

Alors qu'est-ce qui se passe?

Télérama a consacré sa couverture à Clermont, et un article, en vue d'une rencontre-débat qui devait être organisée ce week-end avec la rédaction dans cette même ville, tout cela dans le cadre d'une candidature "Capital Européenne de la culture".

A la surprise générale, le Maire de la ville M. Bianchi, offusqué,  a diffusé immédiatement une réaction...

 

Clermont-Ferrand vs Télérama

Sur le facebook de la ville, Emmanuel Tellier interpelle les commentateurs locaux :

- "Avez-vous lu l'article ?"

- " Je vous envoie l'article en PDF si vous le voulez. Vous pourrez juger."

-" Lisez-vous le journal ? Il a plus de journalistes venus de villes de "province" à la rédac que de parisiens de naissance, et toutes les semaines, des reportages, papiers, compte-rendus d'expos et pièces partout en France. Reporter, je viens d'aller, en moins de 10 jours, à Tourcoing, Cannes, Tours... Et je devais aller à Clermont demain. Sauf que non, finalement".

 

Et oui, Télérama vient d'annoncer que ces deux jours de débat étaient du coup annulés! Le message de Fabienne Pascaud

Je ne lis pas tous les commentaires sur fb, ils sont assez consternants et nauséabonds pour les plus nombreux puisque peu ont lu l'article incriminé.  Il est désormais en ligne et on peut donc déterminer si cet article est si négatif que cela pour la ville.

http://www.telerama.fr/divers/clermont-ferrand,-puy-de-culture,n5250417.php

Mince! C'est un travail journalistique! Et l'auteur se permet de glisser quelques critiques!

Qu'est-ce qu'ils sont susceptibles ces clermontois!!

 

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La polémique dans LA MONTAGNE : http://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/environnement/puy-de-dome/2017/10/05/polemique-telerama-que-pensent-les-clermontois-du-jardin-lecoq_12578607.html

http://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/loisirs/fetes-sorties/2017/10/04/le-poussiereux-jardin-lecoq-colere-du-maire-de-clermont-apres-un-article-de-telerama_12577094.html

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Alors évidemment, mon ancien correspondant clermontois Matthieu vous aurait parlé tout ça mieux que moi.. mais rappelez-vous quand il était encore là, nous avions publié une "missive pro-clermont", auquel le courrier du maire fait penser immédiatement. A l'époque, l'association COORDINATION POUR LA REVALORISATION DE L'IMAGE DE CLERMONT-FERRAND avait voulu  protester contre la mauvaise image de Clermont que j'aurais véhiculée dans le clip "je traine et je m'ennuie".

 

 

 

La missive pro-Clermont: http://www.surjeanlouismurat.com/article-une-missive-pro-clermont-108219313.html

COMMUNIQUÉ COMMUN

DE

L'ACC (ASSOCIATION DES CLERMONTOIS EN COLÈRE )

ET DE

LA CRICF (COORDINATION POUR LA REVALORISATION DE L'IMAGE DE CLERMONT-FERRAND)

 

 

 

                                                                           À l'attention de M. Pierrot.
                                                                                                   Responsable du site www.surjeanlouismurat.com

 
                                                                                               Clermont-Ferrand, le 13 juillet 2012

 

        Marceline De Blatin 
        Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.

 

                    Monsieur,

      Nos deux associations  qui se sont souvent opposées par le passé (notamment pour savoir s'il aurait été souhaitable qu'Olivier Bianchi, notre adjoint à la Culture, entame un régime Dukan ou si le tramway n'aurait pas gagné à être repeint en jaune et bleu), ont cette fois jugé utile d'unir leurs forces   :  il est en effet de notre devoir de  réagir avec la plus extrême vigueur à la campagne de dénigrement que vous menez actuellement à l'encontre de la ville de Clermont-Ferrand, via votre blog. Par la présente, nous vous demandons instamment de cesser de calomnier notre bonne ville, sous peine de poursuites judiciaires.

 

     Voilà en effet plusieurs semaines, Monsieur, que vous prenez un malin plaisir à répandre à travers les articles que publie votre officine l'idée selon laquelle Clermont-Ferrand serait une ville ennuyeuse. Tout est parti, semble-t-il, d'une ignominieuse chanson écrite il y a trente ans par M. Jean-Louis Bergheaud, qu'un maigre public connaît mieux sous le nom de Jean-Louis Murat. Ce monsieur, à qui l'idée que je me fais de la culture, telle qu'ont su l'incarner avec éclat des figures locales comme Mme Claire Chazal, M. Jean-Luc Petitrenaud et Messieurs Giscard d'Estaing (père et fils),  m'empêche d'attribuer le nom d'artiste, se plaît depuis plusieurs années déjà à multiplier les propos malveillants sur notre belle métropole, en s'en prenant à longueur d'interviews à ses habitants, ses étudiants, ses musiciens et  en traitant sa mère nourricière, l'industrie MICHELIN, plus bas que terre par un silencieux mépris.  

    Le comble est que ce triste individu proclame par ailleurs à qui veut bien l'entendre son attachement à l'Auvergne, sans doute dans l'espoir mesquin de s'attirer la sympathie de quelques auditeurs régionalistes. Ainsi, il y aurait la belle Auvergne et l'affreuse Clermont-Ferrand ? Mais que serait l'Auvergne sans Clermont-Ferrand ? Un désert, Monsieur, un désert où survivraient avec peine, dans un dénuement complet, quelques milliers de paysans et autres bovidés et qui ne serait visité que par une poignée de touristes en mal d'exotisme.  Mais il est vrai que M. Murat se prend lui-même pour un moujik. Qu'il émigre donc en Sibérie ! Oui, il est temps de l'affirmer avec force : l'Auvergne ne serait rien sans son auguste capitale. Je rappelle que le sieur Murat, quant à lui, est originaire d'une bourgade dont l'énoncé du nom suffirait à faire se gausser la France entière et que ses parents ont sans doute été fort soulagés de pouvoir lui donner la vie en toute sécurité dans l'un de nos formidables hopitaux. Lui-même a d'ailleurs dû être ravi de pouvoir trouver asile dans le quartier Vallières au cours des années 80... Cependant, tant d'ingratitude n'a rien d'étonnant : "Elève des corbeaux et ils te mangeront les yeux !"

 

       Mais la haine de M. Murat pour Clermont-Ferrand ne date malheureusement pas d'hier. Il a en effet commis il y a trente ans une chanson que tous les vrais amateurs de musique avaient pris soin d'ignorer et qu'il a cru bon de rechanter sur scène voilà quelques semaines, au cœur même de notre accueillante cité. Dans cette ritournelle dont le narcissisme n'a d'égal que l'insignifiance, M. Murat se décrit en train de traîner et de s'ennuyer dans les rues de Clermont-Ferrand... alors que sa chanson prouve dans le même temps qu'il y a mille activités possibles dans notre chère ville : on peut y aller au ciné, y donner son sang, y chercher l'amour... (et il omet de dire que  nos brocantes regorgent de recueils de poétesses méconnues...).  

 

      Non content de ressortir son "œuvre" d'un oubli qui lui convenait parfaitement, M. Bergheaud a poussé la provocation lors de son récital, jusqu'à accompagner celle-ci de commentaires sarcastiques que la politesse m'interdit de reproduire ici. C'en est assez ! Que vous admiriez  -sous le couvert de l'anonymat!-, Monsieur Pierrot, un chanteur qui ne doit sa minuscule notoriété qu'à la complaisance ignare d'une poignée de journalistes parisiens qui ne sauraient même pas situer Clermont-Ferrand sur une carte, c'est votre droit. Mais que vous colportiez comme vous le faites depuis des semaines cette idée que Clermont-Ferrand serait une ville où l'on s'ennuierait, qui plus est en produisant même un clip pour cette chanson,  les Clermontois ne peuvent le tolérer plus longtemps !  Il est rigoureusement impossible de s'ennuyer à Clermont, il est impossible de s'ennuyer à Ferrand,  nous ne connaissons pas l'ennui à Clermont-Ferrand !  Si quelqu'un s'ennuie ici, c'est qu'il l'a décidé !  
 

     Apprenez ainsi que notre merveilleuse agglomération accueille en ce moment-même une compétition sportive de dimension internationale, qui n'a certes rien à envier à la manifestation qui se déroulera dans quelques jours à Londres. En effet, Monsieur, Clermont-Ferrand organise ces jours-ci le championnat du monde de billes. Oui, Monsieur, de billes ! L'événement est suffisamment considérable pour que La Montagne lui ait consacré sa une dans son édition du 12 juillet. Pas un article discret en page 7 ou une demi-page dans la rubrique "Sports", non la une. Je vous parle bien de La Montagne, le grand journal régional fondé par Alexandre Varenne qui a été, je vous le rappelle, désigné en 2010 comme le meilleur quotidien français. Et puis, évoquons aussi la place du 1er mai, où  se dresse fièrement dans notre ciel actuellement,  le plus grand toboggan gonflable du monde!   Voilà deux exemples assez éloquents, me semble-t-il, pour anéantir les quolibets sous lesquels vous essayez d'ensevelir notre cité si vivante!  

 

billes-la-montagne.png

 

     Vous avez récemment publié un article dans lequel vous disiez randonner en chantant l'odieuse chanson que j'évoquais plus haut. Et vous avez voulu narguer le bon peuple clermontois avec des photos de votre excursion. Mais sachez, Monsieur, que les Clermontois n'ont que faire des images des montagnes qui entourent votre patelin. Ils s'enorgueillissent au contraire de vivre dans une ville en travaux, une ville où l'on bâtit, une ville où l'on bétonne. Oui, à Clermont, nous bétonnons et nous en sommes fiers !

     Pour terminer, je me dois de rappeler certaines réalités qui pourraient avoir échappé à des lecteurs de votre blog qui auraient naïvement accordé leur crédit à la contre-publicité scandaleuse que vous nous faites.

     Je vous précise donc que Clermont-Ferrand, aux couleurs chatoyantes de gris et noir, est une ville jeune et dynamique, dont le cœur palpite au rythme de l'incessante activité des dizaines de milliers d'étudiants qui y résident. Parmi ceux-ci, nous nous flattons de compter nombre d'étudiants chinois venus trouver dans la cité arverne les connaissances et la culture qui leur permettront ensuite d'insuffler à leur petit pays un dynamisme comparable à celui de notre ville.

     Clermont-Ferrand est aussi une future métropole européenne à taille humaine, un carrefour des civilisations où viendra bientôt s'arrêter le Train à Grande Vitesse... Et je ne vous parle pas du Panoramique des Dômes, merveille technologique qui, contrairement à ce que laissent entendre certaines rumeurs malveillantes, fonctionne très bien et permet désormais à des centaines de milliers de touristes d'admirer la magnificence de notre ville, sans avoir à se salir les pieds en traversant d'inutiles et fangeux pâturages.
 

 
 

     Tant d'attraits ne sont pas dus au hasard. Notre ville est en effet administrée avec talent, imagination et exemplarité par une majorité municipale socialiste, donc normale. Une équipe conduite avec fougue et panache par un maire lui aussi dynamique et normal qui va sur ses soixante-dix-sept printemps.

     Enfin, Monsieur, comment ne pas vous rappeler à vous qui vous targuez d'être mélomane, que Clermont-Ferrand est la capitale française du rock n' roll, une ville qui regorge de jeunes groupes autrement plus talentueux que le misérable et médisant saltimbanque si cher à votre cœur, une ville dont les rues vibrent au son d'hymnes à la liberté et à l'hédonisme chantés par nos jeunes enfants dans la langue de Shakespeare.

     Non, Monsieur, n'en déplaise au sieur Murat, Clermont-Ferrand n'est pas une ville où l'on traîne et où l'on s'ennuie. Clermont est une ville rock et l'on y joue aux billes. Qu'on se le dise !

 

 

                                             Marceline De Blatin

                                             Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.

 

 

 Je ferme là les guillements : "  .

  ET VOICI MA REPONSE :

Madame, sachez que la muranitude est un combat... parfois contre soi-même... mais souvent contre son père fondateur... et son rejet de Clermont fait bien sûr partie des éléments difficiles à vivre.   De Koloko en koloko, nous aimons Clermont... même oui, notre credo, notre confiteor est bien :

je suis heureux
ça c'est montagne
amoureux
ça c'est la montagne
tu peux au mieux
être rivale
tu peux au mieux
dans tout cet attirail

 

Et nous aimons bien nous faire du mal... comme lui nous en fait parfois... Alors, voici quelques uns de ses propos sur Clermont (j'en rajoute pour vous faciliter vos démarches judiciaires).

Je réouvre des guillements,  Murat speaking :  " 

  

 

   la petite ville, pour moi, c'était La Bourboule. j'étais toujours avec mon grand-père, on voyait trois bœufs par jour. L'école, aller en ville, c'était une vraie terreur. Après, il y a eu Clermont-Ferrand. Mes parents s'en souviennent très bien: j'ai toujours été malade pour aller à Clermont-Ferrand. j'ai toujours tout fait pour ne pas y aller. On s'arrêtait tous les dix kilomètres, j'étais malade en voiture, j'y restais couché tant qu'on était dans la ville. Depuis, j'ai la haine des citadins. Je vois chaque citadin comme un déserteur. Je leur souhaite le pire. Que toutes les villes soient rasées, qu'il ne reste absolument plus rien. Déjà, avec les filles, ça ne marchait pas du tout. Elles trouvaient toujours que je sentais la bouse de vache. Je me retrouvais toujours en marge. Même dans la classe. Toujours celui qui pue. Surtout à partir du mois d'avril, autour des vacances de Pâques, j'amenais du fumier, j'avais des pièces pour charger un tombereau chez les voisins. Et dans cette petite ville de La Bourboule, mille huit cents habitants, j'étais toujours en marge. Je les déteste tous encore. Tous. Je n'y fous jamais les pieds. Jamais je ne pourrai vivre avec une fille de la ville.

 - Mais en ville, c'est une catastrophe. En ville, la vie n'existe plus. A part regarder les filles, il n'y a rien d'autre, quelques sourires, quelques regards, une démarche ou une silhouette. Sinon, une torture.

-  Rien des noirceurs de la pierre clermontoise, cathédrale de lave, irriguée de ruelles aventureuses, avenues Michelin, bancs d'essai des pneus. Le point de passage obligé "pour aller àla capitale, et encore, ce n'est pas facile, le Téoz (nouveau train Corail de la SNCF) est déjà déglingué, quelle honte" (nouveau coup de patte).

    -Moi je ne suis pas Clermontois. Pour nous à La Bourboule, Clermont, c'est Versailles. On déteste. C'est un peu l'émergence de la musique des bobos clermontois.

 

Ce  n'est que quelques citations trouvées en quelques minutes... 

 

Madame, Clermont, pour nous, muratiens, c'est la fête, les retrouvailles... mais pour lui, c'est le divorce, l'exode, la traversée du désert... et dans le coeur d'un enfant,  et dans celui d'un adulte jamais apaisé, c'est un passif trop lourd... 

 

Deux choses encore:  - vous me menacez, Madame, mais si j'entends encore parler de vous... sachez que je diffuserais le titre "Clermont" des RANCHEROS dans le monde entier!

                                -  vous vous plaignez des propos sur Clermont, estimez-vous heureuse de n'être point pas parisienne!

 

--------------------

LE LIEN EN PLUS EN SOUVENIR TOUJOURS

Sur le même thème, j'avais également fait cet article:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-happy-ou-ennui-122905901.html

 

ET on peut terminer par ce bel hommage à notre week-end préféré de l'année... Les KOLOKOS....  By M.  (PSDT, camarade)

http://www.surjeanlouismurat.com/article-hommage-aux-kolokos-happy-birthay-to-you-107472980.html

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 2 Octobre 2017

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé

ET bien, je traine cette année pour traiter dans sa globalité des BELLES JOURNEES, festival de Bourgoin-Jallieu... parce que je me suis retrouvé avec un stock impressionnant de photos... Mon petit hybride panasonic s'est révélé correct pour le boulot... et en plus, j'avais avec moi ma photographe avec son reflex!   Et puis, bon, quand on a un petit faible pour la jeune chanteuse dénommée Frégé... et que celle-ci  se montre si sympathique, souriante et "engagée" dans le show (malgré son vêtement léger, et le froid, elle finit en sueur),  on mitraille!! Et on a du mal à faire une sélection de clichés...  Désolé donc pour Mélanie PAIN, autre show girl, qu'on verra un peu moins ici (mais quand même un peu!!!), même si elle livre aussi une belle prestation plus "en retrait", avec sa voix enfantine, plus lili boop et plus en maitrise. Face à la débridée blondo-rouquine, ça pourrait faire la guerre d'égo, mais il n'en semble rien, les duos sont complices, et ça offre une belle "variété" au show des "Nouvelle Vague"... qui n'en manque pas par ailleurs, avec quelques idées de mise en scène: le batteur passant devant avec un tambour, alors que les autres musiciens passent tous derrière la batterie, ou Elodie jouant du melodica, ou encore Mélanie donnant un coup de main à la batterie (cf vidéo)...     Super show donc, musiciens classieux... On en redemande.

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé

Beaucoup de photos donc (attention: elles sont souvent en diaporama, n'en ratez pas). Il doit y avoir quelques fans d'Elodie Frégé (vu le nombre de vues de ma vidéo), ça leur fera plaisir... On peut se rendre des petits services entre maisons... Je n'en dis pas plus... Plus envie... et Nouvelle Vague n'a pas besoin de moi. 

oh, quelle est sexy Elodie Frégé nueEElodie je t'aime!!!!!

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé
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Les photos de FLORENCE (merci à toi!):

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Les musiciens:

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Mélanie Pain:

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 27 Septembre 2017

J'avais fait un article en urgence pour vous rapporter la musique de  "Mashpotétisés" dans la nouvelle campagne de publicité de "la poste".  Une semaine après, quelques compléments peuvent être apportés... histoire de s'occuper un peu.

-  La campagne est signée par l'agence BTEC (filiale d'Havas) et par un de nos meilleurs publicitaires (mondialement reconnu): Rémi Babinet. Du côté de lemondemarketing.com, on souligne quand même l'utilisation d'une "recette qui a déjà fait ses preuves chez de nombreux annonceurs:  on se lâche, on danse et on s’amuse".  Le quotidien du fan muratien quoi.

"Si le groupe a déjà, ces dernières années, adopté l’humour dans ses campagnes, cette dernière est en rupture avec ses précédents films de marque.  Cette fois, LA POSTE fait confiance au made in France avec une réalisation par le duo We Are From LA et un fond sonore sur « Mashpotétisés » de Jean-Louis Murat.  En utilisant la danse comme vecteur d’énergies positives, le groupe exploite ici une recette qui a déjà fait ses preuves chez de nombreux annonceurs : on se lâche, on danse et on s’amuse. Une tendance qui a pris de l’ampleur il y a quelques années déjà. Vous êtes sûrs que ça ne vous rappelle rien ? Allez, on vous aide un peu : c’est par ici.    Du déjà-vu, donc. Cependant, ça fonctionne ! Si elle n’apporte rien de très neuf au monde de la publicité, on admettra avec plaisir que la nouvelle campagne #Simplifierlavie tonifie l’image de la marque. Grâce à un message vivant et spontané, LA POSTE se fait libératrice et affirme, selon son plan stratégique  « La Poste 2020 : conquérir l’avenir », son ambition de devenir la « première entreprise de proximité humaine ».

Le site packshotmag, il va également de sa critique positive parlant du titre de JL Murat qui "apporte rythme, légèreté et bonne humeur":

"Au cœur de la campagne 360, les huit films (entre 15 et 45 secondes) réalisés par We Are From LA se démarquent des campagnes précédentes par leur parti -pris créatif décalé. Ils mettent en scène des hommes et des femmes de tous âges, en tous lieux et à toute heure qui expriment leur enthousiasme de pouvoir profiter des solutions apportées par les services de La Poste, au travers de la danse. Un langage universel, actuellement très tendance dans la publicité, pour exprimer qu’on est « happy », et que le duo de réalisateurs maitrise parfaitement en toute légitimité depuis ce clip mondialement connu en 2013. Ici c’est le titre de Jean-Louis Murat « Mashpotétisés » qui apporte rythme, légèreté et bonne humeur à ces films pleins d’énergie positive".

Voici la fiche technique de la campagne (trouvé sur Stratégie.fr)

 

On trouve donc le nom de Christophe Caurret à la partie musique. C'est une personnalité du monde de la pub... et de la musique (organisateur de soirée, raves ou producteur de Yuksek). Il est rentré comme acheteur de droits dans l'agence, puis a pris le titre de directeur de création pour prendre la tête d'un département autour de la musique. Contacté  par mes soins sur fb, il m'a indiqué que c'est eux qui avaient trouvé la musique. Je l'avais interrogé sur le rôle de l'agence GUM (Green United Music), également crédité sur la partie musique.  Cette agence dispose d'un catalogue musical à disposition pour la pub, et je me demandais si le titre avait pu en faire partir.  Il n'en est rien, et cette agence a dû s'occuper de la négociation avec la maison d'édition de Murat (Scarlett). 

Un article sur M. CAURRET.

 _ J'en profite (je n'ai jamais eu l'occasion de le dire), pour indiquer que je présume que le travail d'éditeur pour Scarlett était en fait confié  à un tiers: Luigi Nocera (j'avais trouvé un document où ce Monsieur disait  être l'éditeur de Murat, mais je ne le retrouve pas) et sa maison V-Dest . Ce nom vous dira quelque chose peut-être puisqu'il figure sur certains albums de Murat, l'ensemble des titres étant sous édition Scarlett sauf certains qui sont édités ou co-édités par V-dest. Une façon de rémunérer ce travail (c'est une négociation possible, cela m'a été confirmé par un éditeur connu) mais tout cela est une supposition. Pour être complet, je constate à l'instant que la société Vdest vient d'être mise en liquidation (mars2017)._                  

LES LIENS EN PLUS POUR COMPLETER UN PEU CETTE ARTICLE SANS INTERET

 

 - Droit de suite: En 2011, Lilimarch faisait des premières parties de Murat. Elle en parle encore.

http://www.profession-spectacle.com/interview-lilimarche-la-narration-est-vraiment-tres-importante-pour-moi/

Il y a 5 ans, j’ai fait un premier album quatre titres (EP). J’ai très rapidement fait la première partie de Jean-Louis Murat. Cela m’a permis de tester mes chansons devant un public qui n’était pas venu pour moi. C’est à ce moment précis que je me suis rendu compte que j’avais envie de faire ce métier, d’écrire des chansons et pas seulement d’accompagner des chanteurs sur scène.

 

-  Je vous ai déjà parlé de l'hommage de la cinémathèque à CLAIRE DENIS. Télérama y revient en parlant de l'utilisation de la musique dans son cinéma... et donc parle de Murat.

http://www.telerama.fr/autres/pas-de-film-sans-musique,N5228218.php

Jean-Louis Murat, dans J’ai pas sommeil

Camille, le double fictif du tueur en série Thierry Paulin dans J’ai pas sommeil (1993), a revêtu sa plus belle robe pour interpréter, en playback et in extenso, le magnifique Lien défait. « On se croit d’amour/ On se sent épris d’éternité/ Mais revient toujours/ Le temps du lien défait » : le chant de Jean-Louis Murat résonne dans le club gay pour dire l’inexorable érosion des sentiments et faire écho à la solitude des personnages.

 

- Et un petit dernier lien parce que Murat est cité par l'ami Duchêne souvent croisé ici et qu'il est question d'un nouveau groupe clermontois:

http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-58981-Super+Parquet+++made+in+Transe.html 

 

 

ET LE CLIP EN PLUS

Le Cd de NESLES chez microcultures sort le 29/09 :


la pub: "Rien ne prépare à Permafrost.
Ni les précédents albums de Nesles, libre électron d’une nouvelle scène francophone. Ni les cinquante années de chanson dont il hérite. Ni la culture pop anglo-saxonne dans laquelle baigne au quotidien son auteur. Rien ne prépare à la première écoute, à cette découverte, à la rencontre qui s’annonce.

Permafrost c’est un monde. Un univers étrange, hostile sans doute pour certains, où se mêlent l’énergie brute du rock, les racines du folk, l’inventivité électronique bien assises sur la posture d’un chanteur en français qui s’assume pleinement. Traversé par des passages instrumentaux décomplexés, des éruptions poétiques presque punk, des hallucinations mythologiques et toujours, une liberté créative sans artifice, ce quatrième album a été réalisé par Alain Cluzeau (Bertand Belin, Olivia Ruiz, Thiéfaine…)
A l’écoute, on succombe, on tombe. Ou on reste aux portes du monde. Rien ne prépare à Permafrost.
"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

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