Publié le 21 Juillet 2014

Petit article en passant, mais je suis obligé de l'écrire, pour tenir mes engagements de transparence au sujet du blog:

 

J'ai décidé ce matin de paramétrer plus de pub sur le blog (sans aller au maximum des possibilités).  Je choisis le moment où le flux de visiteurs sera peut-être moindre du fait des congés, malgré l'actualité brulante côté Murat,  pour faire cette expérimentation.  Renoncer au total bénévolat, dont Le lien défait est un bel exemple,  est dommage, et j'ai des scrupules... mais il s'agit juste de compenser une partie des frais, notamment l'achat du nom de domaine...  L'argent récolté est en effet transformé en points qui me permettent de renouveler mon abonnement over-blog. Dans 4 mois, il est à renouveler, et je suis loin d'en avoir suffisamment.  Et puis,  j'ai un congé sabatique à financer... 

Dernière justification: cela m'amuse! Je donne beaucoup pour ce blog, parce que  "jouer au patron de presse" est un divertissement (mois qui ne suis pas un grand joueur), notamment en essayant de  faire vivre le blog au quotidien ... de remuer de l'air... Tenter d'avoir une petite rémunération est assez motivant, même si pour l'instant, je n'avais absolument pas l'habitude d'aller regarder les revenus du blog, je m'intéresse juste aux nombres de visiteurs et à leur provenance.  

 

A part ça; ça vous donne plus que jamais le droit de commenter!

NB: cliquer sur la croix pour supprimer la pub vidéo au chargement (attente 5 secondes maxi)

 

Voici en toute transparence le tableau de bord de la publicité à ce jour: 

Droits d'auteur totaux bruts générés par le blog
(Le total brut des droits d'auteur générés par votre blog depuis le début du partenariat)
+ 176,89 €
Total brut facturé
(Le total brut de vos factures, dont transformation en points)
- 172,59 €
Solde de votre compte (moins de juillet, montant exceptionnel!)
( Ce qu'il vous reste à facturer )
4,30 €
Revenu imposable pour l'année précédente 2013        
Sur la déclaration d'impôts, à noter dans la case "Autres revenus imposables" (AP)
10,67 €

 

Vous avez 979 points

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             Du 01/03/14 au 31/03/14 1,97 €               Payé le 02/04/14 en points
            Du 01/02/14 au 28/02/14 1,34 €               Payé le 02/03/14 en points
            Du 01/01/14 au 31/01/14 2,04 €        Payé le 02/02/14 en points
             Du 01/12/13 au 31/12/13 2,90 €              Payé le 02/01/14 en points
             Du 01/11/13 au 30/11/13 3,46 €               Payé le 02/12/13 en points
             Du 01/10/13 au 31/10/13 3,52 €               Payé le 02/11/13 en points
             Du 01/09/13 au 30/09/13 1,88 €              Payé le 02/10/13 en points
             Du 01/08/13 au 31/08/13 1,06 €               Payé le 02/09/13 en points
             Du 01/07/13 au 31/07/13 1,29 €               Payé le 02/08/13 en points

 

 

J'en profite pour faire le point statistiques (le dernier ayant été fait pour les 4 ans du blog), même s'il n'y a rien de très remarquable (ni hausse, ni baisse).

 

Visiteurs:

janvier 14: 3631

fév: 2803

mars:3913

avril: 4367

mai:4006        (80e blog musical selon le classement ebuzzing ce mois-là, plus haut classement).

juin: 3916

Juillet:3616 (en cours, donc)

 

Tout cela nous a donc permis de dépasser les 200 000 visiteurs, et les 428 000 pages vues...

 

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Rédigé par Pierrot

Publié le 20 Juillet 2014

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Bonjour

En attendant que nos envoyés spéciaux nous en disent plus, voici le petit mot d'Yseult:

  Un petit mot rapide depuis parking avec le mobile avant de plus amples details d'ici qlq jours. JLM en tres grande forme a Lodeve, détendu et serein ... Version longue du concert, rappel, public conquis, dont des curieux. Un tres bon concert, plus d'une heure 30. A bientot ! 

 

Et voilà donc son compte-rendu: 

"Murat et The Delano Orchestra sous les étoiles …

C’est un JLM parfaitement serein et détendu, tee shirt blanc, blue jean et sans lunettes noires, qui s’est présenté à nous jeudi soir dans le cadre du festival « Les voix de la méditerranée ». L’ambiance poétique qui régnait sur Lodève y est-elle pour quelque chose ? Sans doute !

Qui dit concert en extérieur à 22 h, dit aussi nuit tombée et grâce à une météo stable, ciel constellé d’étoile. Un pur bonheur ! De plus la scène était située au pied d’un clocher ce qui constituait un cadre plutôt sympa.

Déception pour moi quand j’ai vu les gradins, concert assis pppfff, parmi les premiers à attendre on arrivera quand même à se caser au 2eme rang en face de Julien (trompette) et  Guillaume (violoncelle). Dès le deuxième morceau, quelqu’un s’est lévé et trémoussé juste en bord de scène pendant tout le concert (au point qu’à un moment Jean Louis lui offrira de boire un coup d’eau à sa bouteille) et sur la fin n’en pouvant plus, un groupe s’est posté debout au milieu. Aussi aux « Assis !!! » ont été répondu des « Debouts !!! » et tous ceux qui l’ont voulu ont pu profiter du rappel debout, sous la scène … moi y compris, comme à mon habitude aux pieds de Jean Louis, qu’il avait nus figurez vous !

Bien qu’assise j’ai eu assez de coffre (plutôt dans les aigus) pour faire part de ma ferveur entre tous les morceaux, au point qu’un monsieur du premier rang s’est tourné vers moi pour me dire, « Hé bien, on sent votre enthousiasme, au moins ! ». 

Concernant la set liste, nous avons réussi à la récupérer en fin de concert (à partir de 2 c’est le début d’une collection, déjà ?!) même si j’avais noté les titres au fur et à mesure d’autant que je suis devenue incollable en Delano Orchestra en quelques mois.

C’est un Qu’est-ce qu’on fond du cœur bien rythmé et endiablé qui a ouvert les hostilités, comme beaucoup des morceaux ce soir là, on a senti un certain degré de plaisir pris à rallonger les morceaux comme Murat peut en faire usage quand il est lancé.

Dans l’ordre nous avons eu ensuite  Les ronces, Seawater (TDO), Col de Diance, Michigan, Paloma (TDO) Frelons d’Asie, Extraordinaire Voodoo, Summer (TDO), une (très très) petite pause, Mujade Ribe, Outro (TDO) et un final exceptionnel avec le titre Chacun vendrait des grives qui a jouit d’une belle rallonge en final et d’un joli petit jeu autour des mots « le bleu, le noir à l’infini », noir auquel il a voulu nous rendre mais nous ne nous y sommes résolu qu’après un rappel : Le blues du cygne, (JLM a attrapé son harmonica puis s’est résigné) c’était endiablé face à un public conquis, invité à taper dans les mains et tout et tout …

Pas beaucoup de bla bla, comme souvent, Jean Louis a quand même salué le public comme des voisins car eux venaient de Clermont Ferrand, expliqué la sortie du futur double album, présenté les Delano et remercié tout le monde.

À la sortie, le monsieur qui a dansé tout le concert devant disait qu’il était surpris et ne s’attendait pas à ça mais trouvait que le Jean Louis envoyait sacrément du bois et qu’il n’avait pas pu tenir bien longtemps sur sa chaise – et qu’il faudrait virer ces fichues chaises dans ce type de concerts à l’avenir (moi, je suis trop sage pour me lever, mais ça viendra, ça viendra …).  Par quel hasard ce monsieur s’est il donc retrouvé à ce concert, festivalier, Lodévois  ??? Quoi qu’il en soit, on a entendu que des avis positifs à la sortie, des gens ravis, surpris (en bien) et conquis par Murat mais aussi par les Delano, qui ils faut bien le dire servent bien la cause.  

Dans la file d’attente nous avions aussi entendu que des gens avaient décidé de venir ce soir là, car il avaient entendu la balance dans l’après midi et trouvé ça vraiment super.

Nous n'avons pas osé aller les déranger quand nous les avons aperçus après la sortie près des barrières à l'extérieur ... Nous voulions pourtant les féliciter tous, de cette magnifique prestation, mais je les avais déjà remercié si fort depuis le bord de scène que ma voix me jouait déjà des tours ... Chacun sa façon d'honorer les voix de la Méditerranée !!!

Nous avons erré un moment dans la nuit vraiment contents, le sourire aux lèvres car il était évident que tout le monde avait pris du plaisir, sur la scène et dans les gradins, sous les étoiles … et au petit matin Qu’est-ce qu’on fond du cœur était toujours dans me tête ... "

 

MERCI YSEULT de nous faire partager ton enthousiasme... avec des éléments tangibles qui montrent que c'était partagé, et ça fait plaisir : des curieux qui viennent en ayant écouté la balance,  un non-muratien qui se déchaine tout le concert...  Ah oui, ça fait plaisir!                

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 19 Juillet 2014

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Je vous l'avais annoncé... et Thierry Lecamp a tenu sa promesse. Dans l'émission spéciale sur LA ROCHELLE de "on connait la musique", on a eu la chance de découvrir "chacun vendait les grives" en live... et une interview.

 

Le titre, je l'apprécie beaucoup, même si  la version de ce soir-là n'est peut-être pas la meilleure (pour la partie ralentie au coeur de la chanson et  on nous l'a semble-t-il un  peu écourtée: manque une introduction, voire aussi une relance du titre à la fin...).  On peut quand même ressentir la puissance d'une fin de set, et Murat jouant de ses cordes vocales, beaucoup sur les aigues. Toujours ce chouette piano....  

Je diffuse ce live puisqu'il ne s'agit pas d'un pirate. Mon soundcloud étant plein, j'ai mis sur youtube rapidement.

 

L'interview est celle d'un Jean-Louis d'humeur badine, qui taquine le présentateur sur la qualité de son studio rue françois premier.  Murat reprend le discours tenu au Koloko : le disque confié aux clermontois, mais insiste que rien n'était très prémédité, il parle de hasard : notamment le double album... c'est la qualité des chansons et le plaisir que Murat y a pris qui a semble--il été décisive. 

Cela débute par Murat citant le texte de sa chanson... comment cela vous est venu?  "je ne sais pas!". Suite à une question, il dit  que "je ne suis pas tenu de suivre le goût du public" ( à propos du double album... mais je ne vois pas en quoi cela ne répondrait pas au gout du public). Il reprend ensuite pour lui le terme "ethnocentré" du projet (comme à Koloko).  Les Delano sont qualifiés de meilleur groupe de l'auvergne ("sans doute"). Il nous apprend également que l'album n'était pas prévu en décembre, c'est le concert de Clermont pour France inter qui a suscité le projet.

L'interview à écouter :

  http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/On-connait-la-musique/Sons/On-connait-la-musique-les-Francofolies-ont-30-ans-2186043/

A partir de 72 minutes. (je vous mettrais la séquence coupée cet après midi à télécharger)

 

 

(la photo ci-dessus, que je viens de trouver, est issue du journal SUD-OUEST: http://www.sudouest.fr/2014/07/15/francofolies-de-la-rochelle-la-derniere-soiree-du-lundi-en-images-1615622-1391.php)

 

 

 

LE LIEN EN PLUS:

 

Johhny Winter est décédé cette semaine. A concertandco, interrogé sur Bashung, Murat déclarait:

"Quand j’entends un truc de lui, ça me paraît vraiment tarabiscoté. Je préfère Johnny Winter ou Creedence, chacun son truc !"

Un bluesman qui ne pourra pas terminer sa vie sur une chaise à jouer de la guitare, c'est très triste... et Jean-Louis Murat aime beaucoup les vieux bluesmen.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 18 Juillet 2014

 

 

La nouvelle vient de tomber:  les gens importants de PARIS pourront voir Murat accompagné des THE DELANO ORCHESTRA...  Et ça sera le 10 septembre!   Date un peu surprenante car bien avant la sortie de l'album...  mais le site de la maroquinerie indique 495 places debout, ce qui semble indiquer qu'il y a aura pas mal d'invitations aux journalistes...

 

Cela sera  à la MAROQUINERIE... dans une petite salle de 400 places! Les billets sont déjà en vente, via le lien suivant : https://jlmurat.fnacspectacles.com/index.do

Apparemment, cela permet de donner une priorité d'accès à ces billets aux personnes qui suivent Jean-Louis Murat. On ne peut pas utiliser son compte fnac habituel pour réserver.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 17 Juillet 2014

 

Je n'ai rien à vous proposer pour  l'instant de très consistant. Pias indique que tous les concerts PIAS affichaient complets.

 Les réactions sur FB indiquent un concert  "court": 1 heure (pas de rappel).  Marina qui était présent à Koloko a trouvé le concert plus rock qu'à Clermont... Murat au format  festival donc.  Eric souligne la grogne des présents à propos de la durée du concert et indique que tous les titres jouées étaient nouveaux, mais les autres réactions sont positives.

 

Alors... Alors... On attend plus de détails dans la zone commentaires! A vos claviers!

 

Edit1: le concert de Murat a retenu l'attention de Sud-ouest, mais l'article n'est accessible qu'aux abonnés : http://www.sudouest.fr/2014/07/14/ce-qu-il-faut-voir-aujourd-hui-1614615-722.php

 

Edit 2: Retour d'un (quasi) professionnel: Set-liste au top, mais volume sonore trop important pour le théâtre, trop de basse et d'aigus stridents de la guitare de Murat.

 

Edit 3 : Murat absent du compte-rendu de Festival de TELERAMA par Valérie LEHOUX.

  Rien non plus chez les Inrocks

 

Edit 4 : La set-liste via Marina :

  Les ronces
Blues du cygne
Paloma (Delano)
Qu'est-ce qu'au fond du coeur
Sea Water (Delano)
Mujade
Des grives
 

EDit 5 : Enfin, au 17/07, quelques petits mots sur SFR LIVe dans les médias! Un regard positif sur la prestation, avec une photo!

Lundi, dernier jour des Francofilies de La Rochelle. Si tout le monde attend le grand Stromae le soir sur la grande scène, on aura pu admirer le live de Jean-Louis Murat, qui officie cette fois avec le Delano Orchestra, groupe de Clermont-Ferrand qui distille une poésie rock teintée de pop et de jazz (cuivres, cordes), conférant au groupe des airs de Mercury Rev. Jean-Louis Murat, tout en discrétion et assurance, fait découvrir au public les nouvelles chansons orchestrées avec le Delano, extraites d’un album (Babel) à paraître début octobre. L’ambiance est dense, lourde (dans le bon sens du terme) et rock à souhait. L’intimité du théâtre transcende ce moment raffiné et classieux.



Et pendant ce temps-là sur la scène SFR LIVE, les Jeunes Talents Super Social Jeez offrent un concert enlevé, d’une fraîcheur qui jure avec la noirceur de Murat. Il y avait de tout aux Francos ce jour-là : du gros, du léger, du beau, du joyeux… http://sfrlive.sfr.fr/actualites/francos-de-la-rochelle-et-la-fin-cest-stroma-718088

 

Et... ET... Peut-être du live et une interview sur EUROPE 1 Samedi! Murat est annoncé dans le "ON CONNAIT LA MUSIQUE" spécial FRANCO!

http://www.europe1.fr/Radio/Communiques-de-presse/Articles/On-connait-la-musique-fete-les-30-ans-des-Francofolies-de-La-Rochelle-2184239/#

 

 

Merci aux commentateurs qui nous donnent plus de détails!

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LE LIEN EN  PLUS:

 

Prochain concert le 17, à LODEVE

http://www.midilibre.fr/2014/07/14/le-temps-venu-pour-la-voix,1024774.php

 

Sur le site de MAGIC, petite promo: :

http://www.magicrpm.com/infos/jean-louis-murat/premier-extrait-de-l-album-avec-the-delano-orchestra

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 13 Juillet 2014

 

 

Je ne suis pas là, non, je ne suis pas là mais en ce week-end pluvieux,  je voulais vous tenir  compagnie... et vous proposer d'occuper sainement une heure de votre temps au lieu d'aller trainer on ne sait où, sous la pluie, ou aller consommer de la drogue, ou pire de la tisane ou du earl grey... Oui, restez chez vous! Faites pas comme moi (au moins j'aurais peut-être moins de bouchons)...  Et ne vous inquietez pas: je serai bien de retour pour guetter les retours sur le concert du 14 Juillet à LA ROCHELLE.

 

Alors, voilà, je suis tombé sur une émission sur une RADIO LILLOISE entièrement consacrée à DOLORES. Ces petits tchis sont bien sympathiques, semble-t-il bien préparés... même si quelques informations mériteraient discussion... ou d'être sourcées.

 

 

Jean-Louis Murat - Dolores (1996). Emission du 23 juin 2014 avec Ivan et Rémi by Autoreverse/Rcv on Mixcloud

 

Je laisse les commentateurs chercher la petite bête

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 12 Juillet 2014

 

Je ne l'avais pas vu hier:

 

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lien officiel vers l'image

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 11 Juillet 2014

Et bien, et bien, ça s'agite, ça s'agite! Voilà le texte pour assurer la promotio

Et le titre "chacun vendrait des grives" est téléchargeable dans une compil gratuire:  http://www.piaslelabel.com/

 

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http://mediapias.info/artistes/jean-louis-murat-the-delano-orchestra

 

Le pays où je suis né est comme ça. A le croire trop bonhomme, on en meurt vite, petite silhouette givrée dans l’aubépine. A le voir aussi rugueux, on l’aime, on s’aimante, de peur d’aller crever ailleurs. Ici ou là-bas ? Ce pays est Babel, partout et depuis toujours, forgé par le feu, usé par les eaux du déluge, foulé par les hommes et leurs grands cœurs d’hommes, saints ou salauds.
Allez, qui d’autre que lui ? Depuis l’enfance, dans les mots que l’on ne disait pas et que l’on craignait comme l’ombre mortelle des noyers, Jean-Louis Murat construisait ce grand œuvre, seul ou en bande, sous les toits de lauze ou dans la poussière de l’Amérique que l’on vénère. Derrière des guitares sèches comme l’acacia ou tordues d’électricité, il a parcouru des contrées où personne ne s’aventure, un pied devant l’autre, chaque année ou presque. Ne jamais s’arrêter de marcher, façonner, bâtir, et pour longtemps, pour sûr. Et juste là, à l’aube de ce nouvel album, les racines ont percé à jour. Ce sera le chaînon manquant, le lien refait qui unit le monde et l’Auvergne, l’infiniment proche et l’universel.
A deux pas, à la tête de Kütu Folk Records, maison volcanique et contemplative ouverte sur l’ailleurs, The Delano Orchestra vit en parfait équilibre entre folk gracile et pop tendue comme un arc. Leurs chemins se sont croisés sur les ondes de France Inter, un petit matin de décembre, un concert mémorable presque inventé de toutes pièces, lui devant et eux derrière, comme un seul homme. Projet éphémère pourtant destiné à voyager loin, il a peut-être semé les germes de ce double-album (triple vinyle s’il vous plait), riche et sophistiqué, joyeux et chagrin, enregistré cul sec au studio Palissy, Beaumont, banlieue de Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme.
Alors, Babel. Il y aura donc un Là-bas et un Ici. Choisir ? Dieu non. Portés au cœur et au ventre, aussi haut dans l’éther qu’au ras des bruyères, ces deux disques insufflent la vie à chaque seconde, la tendre vie que l’on passe dans un champ de linaigrettes caressées par les brises d’alpage, la vie naturaliste des siècles d’avant, et la mort froide, la mort que l’on mérite ou qui frappe dur, courtes chansons remarquablement gaulées, comme cette salope de Thau qui aura fini par baiser le sol glacé de Servières…
Sachant les vertus des belles guitares, des rythmiques enjouées et des arrangements savants, Murat l’Arabe, Murat le paysan, le grand Murat reste cool et espiègle en toutes choses, caressant de sa voix unique ce Harvest arverne éblouissant. Au loin, derrière la Banne d’Ordanche, l’orage approche. Les cordes grommellent, roulent dans la gorge du Chavanon, où l’on règle ses comptes entre chiens et loups. Tout ici sent le foin sec, le lys martagon, la sueur du laboureur, penché sur d’extraordinaires chansons, solidement charpentées et bâties souplement, comme ces grands corps secs que rien n’érode. Ces ballades rebondies, ces contes de la terre et de l’esprit, ces accents soul comme là-bas, sont bien le fruit d’un fabuleux travailleur, auteur infatigable peut-être au sommet de son art. Et si Là-bas conserve de bout en bout cette noblesse hors du temps, cette hauteur digne d’une rare beauté (Pauvre cœur je manquais d’amour / J’ai fréquenté la beauté / Chaque jour abreuvé / A l’illusion des toujours), cette grandeur sèche et cotonneuse parfois légère comme une trille d’alouette, Ici se voile parfois d’un violoncelle mélancolique, disque aux doigts crochetés dans la terre noire, dans la boue des cheires jusqu’au ventre, le visage brûlé par l’écir, ou cuit par le soleil des fenaisons.
Est-ce là la douce gravité d’une déclaration d’amour, pour un pays rude et des gens simples ? Est-ce le cœur des hommes qui chante ici, des Bédouins du Jebel Rum au berger de Chamablanc ? Babel est une œuvre de cartographe fou d’amour, de géographe retourné par les souvenirs, l’Histoire, les paroles et les senteurs d’un pays nourricier, où la poésie cède souvent la place au franc-parler des campagnes, une étonnante et sublime confrontation que personne d’autre n’aurait pu réussir.
Babel est tout cela, et bien plus encore. Il est le voyage invisible de l’âme aux confins du monde, ici et là-bas, définitivement.
_______
The Delano Orchestra
Chef de file du label clermontois Kütu Folk Records, The Delano Orchestra est un groupe singulier, porté par des guitares puissantes, un violoncelle et une trompette. Sur une écriture d’inspiration folk, très personnelle, leur musique invite au voyage dans un décor de monts et de lacs, servie par de fortes personnalités et des gens bien, tout simplement.
Compagnon de longue date de JL Murat, réalisateur, arrangeur, batteur et musicien rêvé, Christophe Pie imprime à l’album la plus gracieuse des voltes, en laissant la technique s’effacer derrière la musique. Verso d’une rythmique impeccable, Matthieu Lopez (également pilier de Garciaphone), collabore régulièrement avec la crème des artistes d’ici. N’ayant jamais pu décider entre 4 ou 6 cordes, il assoit le Delano Orchestra sur du solide, un tapis roulant sur lequel Guillaume Bongiraud et Julien Quinet virevoltent comme bon leur semble. Prodigieux violoncelliste, le premier collabore également avec bon nombre d’artistes (dont un projet de toute beauté avec Morgane Imbeaud). Le second a emporté sa puissante et impassible trompette à travers le monde, aux côtés des Danois de The Asteroids Galaxy Tour, entre autres. Enfin, leader gracile et fantômatique, Alexandre Rochon se partage entre chant et écriture. Auteur et maître du Delano, il partage avec Emilie Fernandez, sous la signature A+E, l’amour du beau papier et du graphisme délicat, à la tête des éditions Le Cahier Bleu, remarquable collection d’instant(ané)s de baignades auvergnates.
Morgane Imbeaud
Pianiste, chanteuse, interprète, auteur et compositeur au sein du groupe Cocoon depuis 2005, Morgane Imbeaud n’en est pas à sa première collaboration avec JL Murat. Après avoir travaillé avec Julien Doré, Julien Estival et bien d’autres, elle est aujourd’hui chanteuse, pianiste et compositeur au sein du groupe Peaks, et porte la dernière touche à un projet particulièrement personnel, Léo.

Oren Bloedow

Artiste d’une rare élégance, chanteur, guitariste et compositeur d’Elysian Fields, aux cotés de Jennifer Charles (déjà entendue en compagnie de JL Murat), le new-yorkais cultive également une discographie personnelle singulière, et collabore régulièrement avec de nombreux artistes.

Pascal Mondaz
Ingénieur du son et réalisateur, attentif et instinctif, formé à la rude école de la scène, musicien en solo intégral avec Galaktyk Kowboy, Pascal ‘Power’ Mondaz a sans doute tout compris des subtilités du studio. Diplômé de la SAE de Londres, il a travaillé avec Cocoon, The Delano Orchestra, Zak Laughed, The Elderberries, autour de Bashung et avec la plupart des beaux projets clermontois.
Julien Mignot

Jeune photographe élevé au pied des volcans (autrefois résident à la Coopérative de Mai, scène de musiques actuelles de Clermont-Ferrand, et aujourd’hui à la salle Pleyel), Julien Mignot et son fidèle Leica signent de magnifiques images, troubles ou vivement saturées, une vision très personnelle des êtres et des choses, capturée quand l’âme se dévoile derrière un regard saisi à la volée. Les rock stars, la mode, les voyages, les musiques du monde entier nourrissent une sensibilité sans pareille, que l’on peut découvrir régulièrement dans Le Monde ou Libération.

Tracklisting

CD1
1. Chacun vendait des grives
2. Chant soviet
3. J’ai fréquenté la beauté
4. Blues du cygne
5. Dans la direction du Crest
6. La chèvre alpestre
7. Qu’est-ce qu’au fond du coeur
8. Les ronces
9. Mujade ribe
10. Vallée des merveilles

CD2
1. Le jour se lève sur Chamablanc
2. Neige et pluie au Sancy
3. Col de Diane
4. Noyade au Chambon
5. Tout m’attire
6. Frelons d’Asie
7. Long John
8. Chagrin violette
9. Camping à la ferme
10. Passions tristes
_________

Paroles et musiques : JLM Bergheaud
Réalisé par Jean-Louis Murat

Batterie, percussions, maracas : Christophe Pie
Basse, guitare électrique : Mathieu Lopez
Synthés, banjo, guitare électrique : Alexandre Rochon
Rhodes, guitare acoustique, guitare électrique, basse, chant : JL Murat
Violoncelle, piano : Guillaume Bongiraud
Trompette : Julien Quinet

Avec la participation de :

Morgane Imbeaud (chœurs sur Qu’est-ce qu’au fond du cœur, Frelons d’Asie, Long John, Col de Diane, Noyade au Chambon)
Oren Bloedow (guitare électrique sur Chant Soviet).

Enregistré par Pascal Mondaz au studio Palissy (63)
Mixé par Aymeric Létoquart au studio Contrepoint (45)
Masterisé par Jean-Pierre Chalbos à La Source Mastering
Photos : Julien Mignot et Alexandre Rochon
Artwork : A+E, Le Cahier Bleu Collection

www.jlmurat.com
facebook.com/PIASLeLABEL

 

 

On s'attendait à la présence d'une personne supplémentaire, dont les notes n'ont peut-être pas été retenues (on en parlait avec J. Pietri récemment), mais la présence  de la moitié masculine d'Elysian Fields est une surprise... et aussi la participation d'Alexandre aux photos...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 10 Juillet 2014

 

 

Je ne suis pas en mesure de l'écouter, mais je le partage!

 

On en reparle ce soir!

 

https://soundcloud.com/pias-le-label/jean-louis-murat-chacun-vendrait-des-grives/s-uMf2W

 

C'est le titre qui ouvre l'album.

Beau travail d'orchestration... avec le banjo en particulier, et la trompette  (notamment en finale)... qui me semble jouer une autre participation que l'autre soir à Clermont...  Bon choix d'ouverture...

 

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Et on apprend une première surprise du disque: la participation de l'auvergnat Christophe ADAM sur les choeurs, au côté d'Alain Bonnefond (c'est moins surprenant).  On parlait de Christophe Adam là:  http://www.surjeanlouismurat.com/article-une-histoire-du-rock-a-clermont-le-livre-et-le-concert-121327492.html

Il ne s'agit pas du patissier!!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 7 Juillet 2014

Voilà enfin la 3e partie de l'interview de Jérôme PIETRI  centrée sur son dernier album.  Murat reste présent... avec une anecdote... et  via le blues... dont Jérôme, comme Murat, parle si bien.  
Dans la  première partie "Jérôme Pietri, 64 ans, édudiant", il  était question de  son parcours, notamment dans SOS, groupe culte auvergnat (à lire ici). La deuxième nous plongeait dans son travail et ses relations avec Jean-Louis Murat, si bien que je lui ai accordé le label "inter-ViOUS ET MURAT" ("comme un loup sur la voie lactée", à lire là). 

Un grand merci à lui et à Matthieu, l'intervieweur.
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JP3 Coope

 


Priez pour nous, pauvres pêcheurs

 

     C'est sur le son d'une batterie pesante et grave que s'ouvre Gone Fishin', avant qu'une voix hargneuse n'entame un hymne individualiste, claironnant son mépris de l'argent-roi. Une quarantaine de minutes plus tard, le disque s'achève dans le dépouillement d'un morceau joué à la guitare National, peinture d'un monde au devenir incertain, moins « global » que « létal ». De pêche, il ne sera donc question sur cet album que dans le titre et la pochette. Pour le reste, son contenu consisterait plutôt en une énumération amère des raisons de s'en aller. Pêcher, justement. John D. VOELKER, Testament d'un pêcheur à la mouche: « Je pêche parce que, dans un monde où les hommes semblent pour la plupart passer leur vie à faire des choses qu’ils détestent, la pêche est pour moi à la fois une inépuisable source de joie et un petit acte de rébellion ; parce que les truites ne mentent ni ne trichent et qu’elles ne se laissent pas acheter ni corrompre ni impressionner par une quelconque démonstration de pouvoir : on ne les gagne qu’à force de qutude, dhumilité et de patience infinie ». La corruption, le mensonge surtout, ceux des politiciens comme ceux des médias, font en effet partie des thèmes de l'album. Ils accompagnent, dans la liste des maux qui donnent au chanteur l'envie de sortir sa canne – ou son fusil, selon l'humeur –, le triomphe de la finance, la marche folle de la mondialisation, l'épuisement professionnel ou les ravages de la pollution. Cette dernière thématique – écologiste – trouve à s'exprimer sur « Like A Chained Dog », belle réussite dans un registre mélancoolique qui reste minoritaire sur un album par ailleurs pêchu et composé d'une bonne moitié de titres entraînants, aux refrains accrocheurs, aux riffs joueurs, produisant un blues-rock bousculé par l'usage des fameuses « home made guitars » que Pietri manie en maître. De cette série de tubes potentiels, on retiendra notamment « The Trader », chanson âpre et mordante, autoportrait d'un roi de la finance au cynisme parfaitement assumé. D'une simple rime – « Cos' it's all for business / Yes I confess » –, le tandem Bourdier/Pietri nous rappelle qu'historiquement, la confession a toujours été liée à l'économie – que l'on songe à la notion de « rachat » des péchés ou à la pratique des indulgences –, mais nous renvoie simultanément à l'actualité la plus brûlante, celle d'un Cahuzac piteux venant révéler sur une chaîne d'information continue sa « part d'ombre », étrange métaphore pour un compte en Suisse... Ce serait donc précisément pour échapper à ce genre d'ombre que Pietri s'en irait, bleus à l'âme et cœur turquoise, taquiner d'autres ombres, à écailles celles-ci. Avant de le laisser go fishin' sur la Dordogne, l'Allier ou, beaucoup plus au nord, sur la Suir (en photo au dos du livret), écoutons-le une dernière fois évoquer pour   www.surjeanlouismurat.com son travail sur ce nouveau disque...

 
JP3 Pochette

 

Si Pietri est avant tout connu et reconnu comme instrumentiste, cela ne signifie pas que Gone Fishin' soit un album de guitariste.

 

Je me suis attaché aux chansons d'abord et c'est la première fois que je m'implique dans l'écriture des textes. Moi, c'était la voix et une guitare. J'écoutais – avec un truc vraiment hyper dépouillé – et il fallait que ça le fasse. Après, le reste, comme je commence à avoir un peu de métier, en toute modestie, j'imaginais « les fleurs au balcon » que je pourrais mettre. Mais il fallait d'abord avoir les fondations. J'ai pas chiadé des solos de guitare, à mon grand désespoir, la plupart des solos qu'il y a sur l'album sont improvisés. J'ai tout fait en 4 jours à Utrecht, donc les chiens ont pas pissé sur les cordes de guitare.

 

Dans la promotion du disque, le musicien met en avant ses instruments faits maison, des guitares bidons. Mais au-delà du côté pittoresque, ce choix semble correspondre à une vraie recherche esthétique.

 

J'ai utilisé beaucoup de  guitares bidons, des trucs dépouillés sur lesquels j'ai flashé y a 4-5 ans. Donc, comme je me retrouvais avec des instruments sommaires sur lesquels il y avait que deux notes et trois sons, au lieu d'utiliser les gros clichés du blues, j'ai cherché des doigtés et c'est difficile, parce que que de notes ! Alors j'ai passé vachement de temps, mais l'intérêt, c'est qu'à la sortie, ce que j'ai trouvé, ça sonnait différemment et qu'il y avait une couleur, c'est ce qui m'intéressait. J'ai toujours l'incorrigible prétention de vouloir faire de la musique, ça j'y peux rien, je changerai jamais.

 JP3 Guitare bidon


L'album peut se ranger dans la catégorie blues-rock. Une étiquette à la fois large et floue, qui recouvre ici une démarche cohérente.

 

J'adore le blues des années 30, ça me met les poils ce style-là. Avec les bidons, j'ai essayé de garder ce blues des années 30-40, mais avec plus le « versant africain », où y a qu'un seul accord, même pas les trois, avec des gens que j'ai découverts comme Junior Kimbrough, R. L. Burnside, John Lee Hooker (le plus connu), qui jouent même pas les trois accords, ils restent sur le un, parce qu'ils sont plus près de l'Afrique. Et ça dégage une espèce de magie, je trouve pas les mots, une espèce de transe hypnotique, je trouve qu'il y a un groove et un climat terribles. Et alors après, ça c'est mon vécu, j'ai incorporé à ce truc-là des riffs rock n' roll, qui viennent du blues d'ailleurs – y a plein de riffs dans le blues –, et des mélodies, parce que j'aime les mélodies et qu'il me semble que pour qu'il y ait une bonne chanson, il faut qu'il y ait une bonne mélodie. Et dans ce style parfois, certains trucs, c'est un peu monocorde et si y a pas une mélodie ou un truc qui se passe, ça peut engendrer une certaine lassitude à force. Alors que moi, j'adore qu'il se passe des choses. Le blues, pour moi, ça doit être basé sur les nuances, si y a pas de nuances, c'est pas du blues. Ça doit pouvoir être très fort, plein la gueule, ça doit te coller contre le mur et pas fort du tout. Et puis aussi, très rapide, très lent. Beaucoup de notes, peu de notes...

 

   

Pietri n'a cependant pas toujours été sensible à ce blues primitif qui, lorsqu'il l'a découvert dans sa jeunesse, dans la foulée des groupes de rock qui s'y référaient, lui semblait sonner faux...

   


Bizarrement, j'aimais pas les vieux bluesmen noirs à l'époque. Je ne sais pas pourquoi, quand c'est faux, je ne supporte pas, même de très peu, quand c'est faux et pas en place, ça me procure une douleur quasiment physique qui me donne envie de me barrer, comme la craie au tableau. J'ai réécouté, mais des années après, peut-être 20 ans plus tard, où j'étais arrivé, grâce à Murat certainement un peu, à passer le cap du guitariste. Et donc, j'ai réécouté en essayant de faire abstraction des petites imperfections guitaristiques et évidemment, j'ai été séduit par tout le reste qui était le plus important. Aujourd'hui, comme j'ai essayé de travailler tous les styles de blues – je dis bien « essayé » – celui qui me touche le plus émotionnellement, c'est celui des années 30, années 30-40, parce que c'était l'époque la plus dure qu'ils aient vécue – je parle des plus anciens témoignages discographiques qu'on puisse avoir, avant ça devait être encore pire. Leur vie ne tenait qu'à un fil, ils avaient des vies abominables. On voit bien que la vie la plus tragique du plus emblématique de nos pop-stars du rock n' roll, c'est un roman à l'eau de rose à côté, c'est de la rigolade.

 
JP3 Influences

Interpréter ce style, pratiqué à l'origine par des musiciens qui étaient tous d'excellents chanteurs, exige une implication vocale qui n'a rien d'évident pour quelqu'un qui s'est mis à chanter sur le tard. Mais il faut reconnaître que Pietri a progressé dans ce domaine : son chant, plus nuancé que sur son premier album, se fait ici tantôt hargneux, tantôt plaintif et presque fragile.

 

Je suis pas un grand chanteur, j'ai beaucoup progressé en 2 ans. J'ai beaucoup travaillé le chant, parce que j'ai chanté mes chansons tous les jours, en m'enregistrant, donc y a pas photo, ça fonctionne. Je l'ai fait pour la guitare et je vois pas pourquoi il aurait pu en être autrement pour la voix, sauf que c'est un boulot que j'avais jamais fait. Au baloche, des fois on me demandait de chanter des trucs, ça me faisait chier parce que j'étais très complexé par ma voix. Ça va beaucoup mieux maintenant, j'y prends du plaisir grâce au travail. Je m'éclate maintenant à chanter.

 

Qui dit chant dit textes. Cette partie est a priori celle qui, en tant qu'auditeur, touche le moins Pietri.

 

Bien que j'aie été en lettres, j'ai jamais été attiré par la littérature. Par la musique, oui. C'est la musique qui me fait bander. Je suis sensible à l'écriture quand je lis des choses bien écrites, je suis sensible au fond, à la forme certaines fois, mais vachement moins qu'à la musique. Je ne sais pas pourquoi, c'est la sensibilité de chaque être humain, on est tous différents. Donc moi, c'est vrai que c'est la musique qui me fait vibrer en premier, bien que je considère nullement que ce que tu racontes soit superflu.

 

Et en effet, les textes de Gone fishin', co-écrits avec Laurent Bourdier (organisateur du Buis Blues Festival, dont la prochaine édition aura lieu fin août en Limousin), ne sont ni bâclés, ni négligeables, loin s'en faut.

 

Bien que je chante en anglais, j'ai pas eu envie de chanter des gros clichetons à la con, comme c'est souvent le cas dans le blues. C'est la première fois que je signe des textes grâce à mon Lolo Bourdier du Buis Blues. On a co-écrit, j'ai trouvé la moitié des titres, « King-Kong on Cocaïne », « Little man », tout ça, et pas mal de refrains, parce que c'est vachement important pour avoir un truc cohérent de trouver en même temps les mots, la mélodie et l'harmonie, c'est ça qui fait les chansons les plus fortes.

 
JP3 Auteur-realisateur

À l'exception d'un titre sentimental, pas le meilleur du disque, ces textes sont, comme on l'a vu, très engagés et virulents. Entre chansons d'amour et chansons de révolte, Pietri a donc choisi son camp.

 

Les chansons d'amour, je déteste ça, parce que c'est d'une banalité affligeante. En plus, je trouve qu'il faut être complètement impudique. Moi, je peux pas, je peux pas parler de mes histoires d'amour, ça va pas non, y a que moi que ça regarde.

 

Et dans ce domaine aussi, on retrouve chez le musicien la volonté de pourfendre certaines idées reçues.

 

Le clicheton du blues le plus connu et rigolo, c'est « I woke up this morning, my baby was gone », alors je vais pas chanter ça. Les Français qui chantent ça en français, c'est à mourir de rire, c'est ridicule et pathétique. Y a une image, en France, du blues, qui est très réductrice et très péjorative, c'est un vieux Noir qui chante des truc tristes, chiants à mourir et ringards. C'est pas vrai ! Il faut pas oublier que B. B. King, qui sait à peu près de quoi il parle, s'est insurgé entre autres contre cette définition inexacte et puis stupide du blues et il a dit : « Il ne faut pas oublier que le blues, c'est aussi un cri de révolte et de colère contre l'injustice et l'oppression ». Donc moi, c'est cette définition que j'aime, les chansons d'amour, je m'en tape ! 

 

Révolte et colère, donc, contre un monde et une époque qui donnent au musicien... le blues.

 

Je suis vraiment horrifié par ce qu'est devenu le monde aujourd'hui, à tous les niveaux. Ça a dépassé mes cauchemars les plus fous, vraiment, sincèrement. Je me suis calmé avec l'âge, mais j'ai un côté où je suis révolté par des tas de choses que je vois. Quand je vois les grandes puissances financières de ce monde qui détruisent cette putain de planète en pleine connaissance de cause...

 

Au point de trouver des points communs entre l'époque des bluesmen du Delta et la nôtre...

 

À l'époque, la vie était très dure pour eux, ils étaient traités vraiment comme de la merde et la vie humaine n'avait pas d'importance. Bah je trouve qu'aujourd'hui, paradoxalement, en même temps que l'évolution de la technologie, y a eu une régression de l'humanité et un triomphe de la barbarie. Comme avait dit Philippe Val quand il était encore rédac' chef de Charlie, avant qu'il merde, il avait dit qu'on assistait impuissants à la marche triomphale de la barbarie économique.

 

La pêche apparaît alors comme une réaction de rejet de ce monde. D'où le titre de l'album.

 

Le « Gone Fishin' », c'est un peu « Fuck you ». À part  le rapport que j'ai avec la pêche, la mouche et le blues, qui sont plus qu'une façon de jouer et qu'une façon de pêcher, qui sont aussi des philosophies et des façons de concevoir la vie, avec pas mal de points communs, bah c'est un peu : « Je supporte plus ce monde, vous me faites chier, gone fishin' ». C'est ça l'histoire, sauf que c'est dit de façon plus gentille. C'est aussi une psychothérapie, ça m'évite de devenir fou. Quand j'y vais pas, je suis mal, ça me manque.

J'ai une chanson qui s'appelle « Fishing Day », mais j'ai pas eu le temps de l'enregistrer, j'étais pas content, mais ça va viendre, elle sera sur le prochain.

 

Le titre serait donc une sorte de bras d'honneur adressé à la société. Mais pas seulement. Il semblerait bien que pêche et musique entretiennent une réelle proximité.

 

Ce sont deux domaines qui t'apprennent l'humilité, la patience et le travail, parce que ce sont deux domaines dans lesquels tu dois posséder un minimum de technique pour t'exprimer et qui t'enseignent l'humilité, parce qu'un jour – mais ce ne sont pas malheureusement ces jours les plus fréquents –, un jour tu vas connaître une belle réussite et tu vas te dire : « Super, t'as bien réussi aujourd'hui, mon pote » et le lendemain, tu vas te ramasser la gueule, tu vas te dire : « Putain, mon pote, t'as encore du boulot ».

 
JP3 Jerome pecheur

La pêche, c'est aussi l'enfance, puisque Pietri l'a découverte pendant des vacances chez son grand-père, meunier au Trador (sur la commune de Laqueuille). Vers dix ans, comme la guitare.

 

Je fais pas clairement la différence entre les cannes et les guitares. J'ai toujours des bagnoles de merde, parce que je m'en fous, mais j'ai des belles cannes et des belles guitares. 

 

Mais sur ce sujet également, la colère l'emporte sur la nostalgie, au souvenir du ruisseau où, gamin, il pêchait des truites.

 

Quand j'y retourne, toute la nature a été détruite par ce putain de remembrement. Là, maintenant, ça ressemble à rien, la végétation qu'il y avait avant a disparu, faut aller beaucoup plus haut pour la retrouver. Et le ruisseau, c'est plus qu'une rigole polluée. Donc j'peux plus y aller, parce que j'ai envie de me bourrer la gueule jusqu'à ce que mort s'ensuive. Comme disait un mec, il aura suffi de trois générations d'ignorants avides pour détruire nos belles rivières intactes d'avant-guerre. Catastrophique...

 

Les préoccupations écologiques de certains textes ne sont donc pas de la part du chanteur une tentative d'appliquer le greenwashing au blues. Plutôt la conséquence d'un émerveillement initial. Accentué par la pêche, activité qui l'a obligé à ouvrir plus grand ses yeux.

 

Il a fallu que je découvre la faune et la flore des rivières, les invertébrés aquatiques et donc, j'ai halluciné quand j'ai découvert ça. D'ailleurs, Jean-Louis [Murat] se foutait de ma gueule, parce que quand on est partis en tournée, je découvrais ça et donc je regardais, chaque fois qu'on passait au-dessus d'un pont, il me disait : « Tu regardes si ça gobe ?» et je disais : « Eh oui ». Et quand j'ai découvert la vie qu'il pouvait y avoir dans 10 cm3 d'eau (non-polluée évidement, c'est rien de le dire), j'ai halluciné, ça m'a fait le même effet que si j'étais allé sur la planète Mars !

 

Et le chanteur de poursuivre sur une description détaillée de la vie de l'éphémère, depuis sa naissance jusqu'à sa mort...

De Laqueuille à Baltimore, la distance semble loin et l'on pourrait dès lors trouver surprenante la présence sur le disque d'une reprise de « Way Down In The Hole », morceau-générique de la série The Wire , dont il existe déjà plusieurs versions. Mais à y réfléchir à deux fois, le monde corrompu, fou et détraqué décrit sur Gone fishin' n'est pas si éloigné du Baltimore représenté par David Simon.

 

J'avais une dernière compo qu'on a jouée à la Coopé, qui s'appelle « Big Brother Boogie ». Je l'avais terminée, elle était faite, mais je voyais pas comment faire tourner ça tout seul. J'ai préféré la garder pour la faire avec les musiciens. Et je voulais qu'il y ait dix chansons, donc j'ai cherché ce cover, j'ai adoré cette putain de chanson. Je voulais faire un truc que je pouvais faire tourner tout seul. J'adore la chanson et la série, les deux. Finalement, j'ai fait une version entre celle de Steve Earle et celle de Tom Waits, en gros.

 

« Fishing day », « Big Brother Boogie », Pietri aurait donc des chansons en réserve.

 

J'ai de nouvelles chansons en train, j'en ai pas mal, j'en ai 5 ou 6 et cette fois-ci, je les ferai avec les potes musiciens, parce que j'ai envie et que ça commence à me manquer quand même. Et je retournerai enregistrer chez Erik Spanjers, parce que ça s'est tellement bien passé que là, je voudrais bien voir ce que ça donnerait en jouant en vrai, en live, avec des musiciens. Là, ça va chier des bulles. Et puis, on est très potes maintenant.

 

Et par quel moyen croyez-vous qu'un Hollandais et un Auvergnat, tous deux passionnés de blues, aient pu devenir amis ?

 

Je lui avais amené un Saint-Nectaire, il a adoré, il m'a dit « Ouaaaahhh... je vais t'amener du vieux Dutch !». Donc, les journées d'enregistrement, on s'amenait un casse-dalle au stud' (à part un soir où on a été dans un super resto, à la fin, pour fêter le truc), on casse-dallait, c'était boulot, boulot à fond. Y avait un petit coin cuisine dans son stud' et donc c'était fromage à fond. C'était Saint-nec' et vieux Dutch qu'il m'avait amené pour me faire goûter, on se faisait découvrir mutuellement nos produits laitiers, hollandais et auvergnats.

 

Saint-Nectaire... Gouda... What else ?

 

 

M.

 

 

     Gone Fishin' peut être acheté sur les sites de vente en ligne habituels. Le premier album de Jérôme Pietri, Little blues story, dont quelques extraits figurent sur soundcloud , est encore disponible via son site personnel, où l'on trouvera aussi toutes les dates de sa tournée : jéromepietri.eu

On peut également suivre l'actualité de l'artiste sur sa page Facebook : jéromepietri blues

 


     Les trois parties de ce dossier consacré à Jérôme Pietri ont été réalisées à partir d'un long entretien qu'il nous a accordé le 2 mai 2014. Le contenu de cette conversation, monté et organisé par nos soins afin de le présenter sous sa forme définitive, a été enregistré sur un dictaphone posé en évidence sur la table, au vu et au su des personnes présentes. Ce qui est bien la moindre des choses, entre gens civilisés...

 

JP3 Dictaphone 3

 

Merci Matthieu.. et on se quitte par ton montage vidéo sur Jérome:

 

En rappelant les dates de concert de Jérôme Pietri:

12 JUILLET 2014 / CHARBONNIERE LES VIEILLES (63)

19 JUILLET 2014 / MONTLUCON (03)

31 JUILLET 2014 / Juke-Joint / LE VERNET (63)

07 AOUT 2014 / Juke-Joint / LE VERNET (63)

14 AOUT 2014 / Juke-Joint / LE VERNET (63)

20 AOUT 2014 / SAINT GENEST D’OLT (12)

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT