Publié le 22 Avril 2013

 

 

"Jean-Louis Murat, à Lille : « Le nihilisme de l'époque ne me convient pas du tout »

 

Publié le 22/04/2013

 

Par

La Voix Du Nord

 

PAR FABIEN BIDAUD

metro@lavoixdunord.fr

Avez-vous jamais connu le syndrome de la page blanche ?

« Non. J'ai l'impression d'être une source intarissable. Je ne vois pas ce qui pourrait m'assécher, à part le jour de ma mort... J'ai du mal à imaginer l'idée d'être sec. C'est de notre responsabilité d'homme de ne pas être sec. Il faut enfoncer ses racines et aller chercher de la sève, il y en a partout à prendre. Si on devient sec, c'est qu'on l'a bien cherché, me semble-t-il. » Êtes-vous un laborieux ?

« Non, j'essaie de ne jamais me mettre dans l'idée de labeur. C'est un plaisir infini. Je ne sais pas comment je pourrais vivre autrement. Je m'y suis mis assez tard, j'ai tout essayé, j'ai fait des dizaines de boulots... Et j'ai trouvé mon équilibre en sortant des choses, en étant en état d'extraction. J'extrais de la matière que je fabrique moi-même. C'est une discipline quotidienne : il faut écouter, regarder, ressentir, rêver et apprécier de rêver, de marcher, de prendre la pluie sur la gueule, de voir des gens agréables et désagréables... Tout. » Une extraction quotidienne ?

« Oui, si je ne fais pas ça, j'ai mal au ventre, je dors mal... J'ai le souci d'avoir une vie saine. J'aime bien dormir avec une saine fatigue.

J'aime me sentir en forme. Travailler y participe énormément. » Vous avez envisagé de faire ce disque avec John McEntire, du groupe américain Tortoise...

« Oui, ça fait longtemps que j'ai envie de me frotter au post-rock. Plus les gens sont post-rock, plus ça m'intéresse, parce que c'est novateur. Le rock, y'en a marre ! C'est beaucoup une affaire de moyens, sinon, ce serait déjà fait. En ventes, je suis un artiste qui est ridiculement petit. Quand je dis : "Je voudrais faire ça", on me répond "Ouh là ! T'as vu tes ventes, ce ne sera pas possible". Ce qui, souvent, m'énerve. »

Ce disque, qui prône le dénuement, semble découler justement d'un manque de moyens...

« Ça, c'est tout à fait mon caractère. Il n'y a pas de pognon, je me dis : "Chic, on va faire avec peu." J'ai toujours pensé que l'art vit de contraintes. On le voit bien, sinon les films à plus gros budget seraient les meilleurs. Il faut savoir être dans l'excellence en ayant un tout petit budget. Donc j'en fais pas non plus des jérémiades... Même si quand on fait de la musique, il faut un peu de pognon. Et aujourd'hui, avec la crise... Moi, c'est pas une maison de disques qu'il me faut, c'est des mécènes. Et il n'y en a pas dans notre métier. »

La sobriété de « Toboggan », c'est aussi un exercice de style ?

« Oui, je sais bien que c'est le triomphe de la forme et qu'il faut se positionner différemment pour la faire évoluer, sinon ce n'est pas intéressant. Le rock est mort parce que c'est devenu le triomphe d'une forme que tout le monde pratique, en oubliant le fond. Alors que si le fond bouge, la forme bouge aussi. » Ce virage a-t-il été rendu plus facile par le fait que vous avez quitté Universal ?

« Tout à fait. Les gens de PIAS (son nouveau label) me font confiance. Je savais qu'ils comprenaient ma démarche. Chez Universal, on m'aurait dit : "Tu cherches la merde !" Avec PIAS, on parle le même langage. »

Vos liens avec la pétillante scène auvergnate, qui gravite notamment autour du label Kütu Folk ?

« Je les connais, bien sûr, on essaie de se rendre service... Mais j'évite de me poser en patriarche ou en donneur de leçons. Donc s'ils sont un peu trop déférents, je leur rentre dedans. Ils savent qu'il ne faut pas me parler de ce que je fais, et moi, j'évite de leur parler de ce qu'ils font aussi. On reste plutôt sur des idées générales de savoir quel genre d'individus ils sont et moi quel genre d'individu j'essaie de devenir. C'est ça que j'essaie de leur dire : "Si tu vis comme un con, tu feras une musique à la con." »

Quelques mots sur le titre « J'ai tué parce que je m'ennuyais » ?

« C'est lié au nihilisme de l'époque qui ne me convient pas du tout. Cette époque qui cherche des noises à l'innocent et trouve des excuses au coupable. Et puis je trouve que les gens s'ennuient et tuent beaucoup. Les espèces végétales, animales... Plus l'homme s'ennuie, plus il détruit. Je tenais à terminer le disque avec une chanson comme ça. » Sur scène ?

« Nous sommes deux, un batteur et moi avec une guitare. On est pris dans une sorte de « U » de projecteurs et de tissus et on projette des images que j'ai tournées. Elles sont là pour poser un univers sensuel, venir titiller les sens pour que les chansons passent plus facilement. »

Suprême contre-pied que de faire un disque sans batterie et de ne le jouer sur scène qu'avec un batteur !

« Oui, ceux qui me connaissent savent que c'est tout moi. Je ne vais me laisser enfermer dans aucun schéma. » •  

Jeudi 2 mai, à 20 h (+ Titan Parano), à l'Aéronef, avenue Willy-Brandt à Lille. 19/14 E. Tél :  03 20 13 50 00.

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 19 Avril 2013

Un petit article sur FOuesnant avec un Murat en dédicace face à la foule heureuse!

Si vous avez été présent sur les derniers concerts, et voulez nous faire part de quelques sentiments, n'hésitez pas : en zone commentaire!

 

 

Fouesnant. Une soirée poétique et magique avec Jean-Louis Murat

Musique vendredi 19 avril 2013

L'Auvergnat Jean-Louis Murat a présenté son 18e album fraîchement sorti, Toboggan, hier soir à l'Archipel.

 

Malgré un concert un peu court (1 h 35), les 360 spectateurs présents ont vécu un grand moment de poésie.

 

18 albums studio !

L'artiste aux deux albums par an a joué une grande partie de son dernier mais aussi des chansons plus anciennes et d'autres inédites.

 

 

- Et une interview radio, sur NANTES:

http://www.euradionantes.eu/blog/2013/4/18/16-04_invit-spcial

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 17 Avril 2013

 

҈   Allez, soyons sérieux quelques instants, je vous demande d'arrêter vos portables deux minutes, non, pas vos ordis, sinon, comment lire la suite....  Parlons des ventes de TOBOGGAN. Je vous ai fais un petite présentation pour vous éclairer  en matière de classements dans le tob album et faire une petite comparaison avec les albums précédents... même si cela ne veut pas dire grand chose... L'important, c'est le volume... et si le classement de Toboggan est un peu décevant au vu de la succès critique, on peut quand même se féliciter du nombre de ventes : Plus de 8000 ventes en 3 semaines. Not so bad. Il existe semble-t-il une régle qui indique qu'on vend 60%  des disques au cours du premier mois d'exploitation. On verra donc la semaine prochaine, et on peut espérer un rebond lié à la tournée (qui a battu son plein), ce qui voudrait dire qu'on peut viser les deux dizaines...

  Classements :

 

  1ere semaine 2e semaine 3e semaine
CODC 15 32 97, 100,  (9 sem dans les 200)
Grand Lievre 11 39 50, puis 74, et 92   (7 sem. dans les 200)
Tob 18  (4716) 45  (2061) 61 (1329 v+533 téléch.)

 Tristan                           24                                                             (8 semaines dans les 200)

 

Un article pour illustrer:

http://www.chartsinfrance.net/actualite/news-85306.html

 

On m'a indiqué que Pias avait été peut-être prudent au niveau des livraisons, du genre  :15 commandes, 5 reçus par le magasin, ainsi, un ami m'a indiqué qu'il était en rupture depuis 5/6 jours (espace culturel leclerc!!). Et ça fait râler... même si les invendus représentent des frais importants.

 

 

(ce n'est pas évident de s'y retrouver au niveau du classement entre les albums physiques, les téléchargements...j'espère ne pas avoir commis d'erreur).    

 

҈   Petites compilations fournies par le site officiel ci-dessous 

 

« Avec ce disque, Jean-Louis Murat a peut-être ciselé le plus beau joyau de sa discographie »
Les Inrockuptibles 4.5/5

« Toboggan nous soulage par son mal et fait du bien, guérisseur. »
Libération (UNE du 25.03)

« Une grande œuvre, intime et familière »
Magic (Album du Mois, avril)

 « Toboggan est son album le plus réussi depuis Mustango »
Paris Match

« Murat chante à l’oreille, d’une belle voix grave pleine de densité, des contes remplis de symboles cachés sous des tapis d’émotions. »
« Un disque à écouter dans la pénombre. Ou en plein soleil. »
L’Express 

« Une formidable sensation de simplicité qui souligne une écriture sobre portée par sa voix familière. Cette nouvelle sagesse lui va à ravir »
Nouvel Obs

« Toboggan suscite donc dans son ensemble une impression de flottement, de tranquille dérive. »
Le Monde
 
 « Nul doute, Toboggan est un grand disque. »
« Son œuvre se fait cathédrale. Son dernier album « Toboggan » est une messe où il est inutile d’être croyant. »

L’Humanité Dimanche

« Splendide. Il faudrait un Murat pour chaque saison »
Ouest France

 « L’écriture de l’artiste brille par ses qualités poétiques et littéraires. »
Le télégramme ***

 « Il se dégage de ce disque une sérénité […] son potentiel est immense. »
LesEchos.fr

« Murat réussit là où beaucoup ont échoué »
Télérama Sortir

« L’artiste se montre toujours affuté et d’une grande exigence envers lui-même. »
 Le Figaroscope

« Un beau disque intimiste »
Nice Matin ***

« Un loup sauvage et solitaire. Un peu hors du temps. »
La Provence

« Entre ombre et lumière, raffinement du geste et brutalité des sentiments, l’amour du beau se conjugue chez lui à la rugosité du désespoir »
Sud-Ouest Dimanche (UNE)

« Mélancolique, folk« optimiste, et « supportable pour des enfants » […] On manquait de toi, Murat ! »
Direct Matin Montpellier

« Toboggan est son 22ème album, et sans doute l’un de ses meilleurs, mais on dit ça à chaque fois, tant le niveau d’exigence de Jean-Louis Murat est élevé et son univers attachant et passionnant »
La Dépêche du Midi

« Du Murat pur jus, comme on l’aime. Emouvant, sensuel en diable, un peu venimeux, et finalement si doux »
Question de femmes
Ca m'a foutu un coup... Découvrir qu'il y avait pleins d'articles dont je n'ai rien su, dont je n'ai pu vous informer... Du coup, j'ai complétement décompressé... et c'est pas si mal!!  
Toboggan - Jean-Louis Murat


à noter

.
JLM est en ce moment sur scène, accompagné de Stéphane Reynaud, son fidèle batteur.
> voir toutes les dates




 

 

 

  ҈  

 

Petites chroniques:

http://www.zikeo.com/francaise/3173-jean-louis-murat-toboggan/

 http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130411_00294827

 http://www.lalibre.be/culture/musique-festivals/article/808603/toboggan-jean-louis-murat.html

 

TOBOGGAN sort au CANADA le 23/4... (Pour la suisse, c'était le 12, peut-être initialement prévu le 5/4)

  http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/critiques/2013/04/15/20742386-qmi.html

 

Encore une muratienne (j'espère qu'elle acceptera, elle ;.)  ce qualificatif forcement réducteur)  qui tient la plume: un texte de printemps se terminant par l'évocation de Toboggan.

http://www.hoazin.fr/2013/04/15/tobbogan/

 

Un lecteur BARTHELEMY nous avait promis une belle critique de Toboggan dans ROCK AND FOLK... et bien... il faudra attendre. Il s'excuse... un contre-temps j'espère (que ce n'est pas  parce que Pias n'a pas appelé le service commercial... ce n'est pas comme ça que ça marche avec les revues musicales, surtout pas avec RandF...Bon, je suis un peu blasé: j'ai dépensé 6 mois de revenu publicitaire pour acheter les numéros d'avril et mai moi!!).

 

 

    ҈ 

A venir:

 

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/clermont-ferrand/2013/04/10/semaphore-en-chansons-avec-murat-charlebois-daran-et-feloche-1510949.html

 -le 27/04, on pourra entendre du MURAT tout neuf... et ça sera béton!!  On avait déjà parlé : La bo pour le film de L. MASSON sur l'architecte RICCIOTTI   http://www.myskreen.com/documentaire/decouverte/4984624-l-orchidoclaste-rudy-ricciotti-vu-par-laetitia-masson/   

J'avais déjà lu une critique positive dans cette excellente revue musicale qu'est le "MONITEUR",  c'est son concurrent direct mais en plus underground qui nous en révèle un peu plus et donne des infos croustillantes, il s'agit du "le courrier de l'architecte" :  http://www.lecourrierdelarchitecte.com/article_4458    Ah, la séduction... voilà ce qui a pu inspirer Murat... Une occasion pour Murat qu'on le prenne enfin pour le MUSICIEN qu'il souhaite être!!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 17 Avril 2013

Ce matin, sur FRANCE BLEU, un Murat bien dans ses espadrilles, apaisé:

 

 

 

 

 

On retrouve le même dans une interview dans LE TELEGRAMME pour son concert de LORIENT:

 

 

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/murat-une-lente-glissade-des-ames-occidentales-16-04-2013-2072455.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=RSS-21

Jean-Louis Murat à Lorient. « Une lente glissade des âmes occidentales

Jean-Louis Murat sera sur la scène du Manège mercredi avec son dernier album sous le bras, « Toboggan ». L'auteur prolifique pose un regard acéré sur le monde qui l'entoure, très loin du bruit ambiant. Forcément salutaire.

 

 



Votre album paraît sombre, plus intime. C'est le reflet de votre état d'esprit ?
Quand j'écris des chansons, cela m'échappe un peu. Ce n'est pas vraiment un travail philosophique, je ne sens pas mes reins et mon coeur en composant des chansons. C'est plus l'âge, le pays, la période, l'histoire du moment qui m'influencent. Il y a une idée de glissade, de conscience de la réalité, des rapports. Je ne vais pas dire que c'est un disque de citoyen, mais un peu quand même.

Ce n'est pas un regard très joyeux.
Je n'ai jamais porté un regard très positif. Depuis mes premiers enregistrements, j'ai toujours eu une sensation pessimiste, et hélas qui se confirme. J'ai essayé en écrivant ces chansons de préserver mon intégrité, ma liberté de parole. J'essaye de toucher mon âme désespérément au milieu de toute cette décomposition qui est assez générale. C'est difficile de tenir quelque chose qui a du sens en trois à quatre minutes sur une chanson, de recouvrir la réalité de l'époque. Ce n'est pas une chronique du temps, c'est plutôt la lente glissade des âmes occidentales. C'est davantage cela qui m'obsède.

L'orchestration sur cet album est épurée. Sur scène, la formation est minimaliste. Pourquoi ?
Je crois qu'il ne reste plus que l'os des choses, donc je ne travaille plus qu'avec cela. La chair est un peu pourrie alors que je fais la musique de l'os, qui reste encore sain. J'en suis réduit à brosser le squelette.

Votre musique est en revanche apaisante, entre blues et folk. Comment travaillez-vous ? D'abord la musique, les mots ensuite ?
Je fais les paroles et la musique en même temps. Je n'arrive pas vraiment donner des explications a posteriori. Je réfléchis assez peu, j'essaye de rester instinctif et naturel. Sur ce dernier album, je me suis laissé aller. C'était un exercice zen pour moi. Je n'ai rien contrôlé, sans aucune idée préconçue. Il y a des réactions très positives sur ce disque. Je suis surpris et je me dis que moins je pense, plus je suis efficace.

Comment est reçu cet album sur scène ?
La réaction du public doit être proportionnelle à ma tenue, c'est moi qui donne le tempo. J'ai fait beaucoup de concert débraillé et là c'est le contraire. Les gens sont surpris. Je suis passé du pyjama au costume trois pièces. Mais je prends du plaisir sur scène. La passion n'est pas éteinte.

On ne parle pas de vous comme un chanteur populaire. Cela vous gêne ?
Ne pas être populaire dans une époque qui a mauvais goût ne me dérange pas plus que cela. On y pense seulement quand on est débutant. Je reste assez simple. Je demande à chaque album de financer le suivant. Je sais ce que peuvent être le succès et les revers dans le succès. Je sais - à mon grand âge - que ce qui compte dans ce métier, c'est de durer. Je dure obstinément. Après, j'ai un cercle peut-être mais je me rends rapidement compte dans mon rapport avec ma banque si je suis populaire. Ce n'est pas important. Je ne fais pas de la musique avec cette idée-là, pour gagner de l'argent.

Est-ce que vous écoutez la musique actuelle pour construire vos albums ?
Non, je n'écoute rien. Je ne suis pas vraiment au courant. Le meilleur de la musique populaire, de rock et de blues a déjà été produit. On ne fait que ressasser cela. La musique du ressassement, ppffff... J'écoute de temps en temps Robert Wyatt. Sur le dernier album (le Grand Lièvre), j'ai écouté les Eagles. C'est pour ne pas trop me perdre car l'écriture d'un album ressemble à une traversée dans la nuit alors je suis obligé d'avoir un phare qui brille au moins pour savoir où je vais. Mais je n'ai pas besoin de puiser, je suis suffisamment tarabiscoté, je me sens inépuisable dans l'imagination. Tout est idée de chanson.

Quel regard vous portez sur l'actualité (politique, la crise, les affaires...). Tout cela va très vite.
Je suis même surpris par la lenteur de la décomposition. Je l'ai toujours chantée. Le cadavre démocratique français met beaucoup de temps à crever. Toutes les époques vont dans le mur. La régénération me paraît impossible, on est toujours chez Proust.

Au Manège
Demain, à 20 h 30. Tarif : de 19 € à 22 €. Tél. : 02.97.21.32.21.

 

  • Propos recueillis par Régis Nescop

LE LIEN EN PLUS :

 

MURAT en photos à MARSEILLE:

  http://www.espace-julien.com/fr/archives/id-654-jean-louis-murat 

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

    Publié le 16 Avril 2013

     http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/archive/6/69/20120109215942!Logo_radiofrance_2006.png

     

    ҉

     On commence par le point de détails... mais impossible de ne pas l'évoquer: Isabelle Dordhain recevait Dominique A sur le PONT DES ARTISTES... J'ai écouté pour Barbara Carlotti (ah, je suis encore sous le charme de son concert...), et pour guetter l'allusion à Murat qui se devait d'arriver... Elle est arrivée à 62 minutes... par la présentatrice.

     

     

     

    Un petit tacle amical.. après que Murat ait évoqué Dominique A et sa victoire de la musique récente.

    A réécouter intégralement là:

    http://www.franceinter.fr/emission-le-pont-des-artistes-dominique-a-et-les-filles



    ҉

     Soyons "Corporate" : Même si PIAS a été prudent dans la distribution de Toboggan... Valli a consacré son émission aux 30 ans du label belge, avec l'un des fondateurs.

    http://www.franceinter.fr/emission-pop-etc-les-30-ans-de-pias

    On y entend que les stratégies pour les artistes signés est européenne... on espère que ça se traduira concrêtement pour Murat. On attend la sortie en Suisse...

     Pour l'émission, déception : rien sur Murat, mais Miossec en interview...

     

    ҉

     Le copain JP était invité d'une émission de radio (merci Emmanuelle)... quasi en sortant du concert de Murat au TRIANON. Il a donc évoqué Murat... comme il l'évoquait dans son livret du deuxième album où il racontait deux ans de sa vie.

     

     http://www.franceinter.fr/emission-on-parle-musique-jp-nataf

    J'ai cru qu'il allait de parler de Murat au moment où il cite des personnes chantant en langue étrangère, pour dire qu'il se foutait, pour être touché par une chanson,  de comprendre ce que les gens disaient ...  Il cite Murat ensuite : " faire son fait sens" (ça ne me dit rien comme citation mais ça colle bien!)

     

     

     

     

    Et la preuve que c'est un bon copain de Murat... s'il en est (depuis les choeurs faits sur Dolores!), il évoque le fait que Murat lui aurait proposé de faire un truc ensemble!! Une collaboration avec un garçon... Et avec JP Nataf... Ah, si prometteur!!! Mais hélas, rien de prévu pour l'instant... On ne va souhaiter pour autant la condamnation d'innocents pour que cela arrive...  Cette info arrive après celle qui indiquait que Murat souhaitait écrire un album pour une femme (ses contacts ou essais avec Jeanne Cherhal n'ont pas aboutis, malgré sa présence sur "the end, etc...".

     

     

     

     

    JP Nataf évoquait déjà Murat là et son red bull/whisky

    http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-donne-ses-recettes-a-jp-nataf-68206275.html 

     Un compte-rendu de concert de JP NATAF:
    http://www.surjeanlouismurat.com/article-jp-nataf-au-brise-glace-d-annecy-68185535.html


    ҉

     et... et... Celui qui en parle le mieux... enfin... parfois:  Jean-Louis Murat himself... enfin, à moins que ce soit son autre qui ait répondu... On ne sait pas. C'était à 8h40 le 17/4

    http://www.francebleu.fr/societe/nolwen-leroy/toute-premiere-fois/toute-premiere-fois-jean-louis-murat

      Un Murat au téléphone, et il est donc de bonne humeur car sans doute chez lui...  et il avoue qu'il a tendance à abandonner la colère... 

     

     

     

     

     

    LE LIEN EN PLUS:

     

    Un long et grand moment ave du Murat ambient :

    https://soundcloud.com/tristya666/murat-linderhof-mix

     

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

    Publié le 15 Avril 2013

     

     

    Où Fred Plainelle, le reporter sans peur et sans approches avec les filles,  poursuit ses pérégrinations héraultaises,  poussé par son rédac-chef Paulo, du blog de Paulo, qui exploite sans vergogne les talents de Fred afin de s'offrir des gros cigares, et des voyages aux côtés de Christophe Barbier (nom sans rapport avec Fred) et de François Lenglet, ses mentors, et cela sans se soucier de la santé mentale de son reporter qui défaille dès la vingtaine d'heures passées au delà des frontières physiques de l'Auvergne... 


    La première partie du reportage:
    http://0z.fr/Z9HXu

     

     

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

    Publié le 15 Avril 2013

    Voici un extrait de la communication téléphonique par lequel tout a commencé... telle qu'elle a été interceptée par la NSA, le Whedneusday, April 10 2013 :

    - Salut, mon Fred,
    Je suis emmerdé, j'ai personne sous la main pour couvrir le concert de Jean-Louis Murat de Montpellier. T'es le seul à pouvoir me dépanner et je sais qu'avec ta moto, tu ne mettras pas longtemps pour faire l'aller-retour. Je sais que ça t'arrange pas, mais fais-le. Je compte sur toi.  
    Bises aux poils.
    Paulo.
     
    PS : Si tu pouvais illustrer ton papier pour une fois. On a des lecteurs lettrés, mais il suffit d'une petite photo d'un regard bleuté pour faire exploser les ventes. Fais un effort, mon vieux: achète un portable (même un nokia) et prends des photos comme tout le monde.  Fred, il serait temps que tu nous rejoignes au 21e siècle!!
    ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     
    Voici ci-dessous le contenu du colis affranchi d'une quinzaine de timbres verts parvenu au "Blog de Paulo, 21 allée du jaguar, 38534 Margaux-sur-Méleivre, le 15 avril:
     

    CARTES POSTALES DU FRONT 
    VEDAS 2 
    VEDAS 2
    VEDAS 3
    VEDAS 4
     
    VEDAS 5
    VEDAS 6
    VEDAS 7
    VEDAS 8
    VEDAS 9
    VEDAS 10VEDAS 11VEDAS 11

    la suite du reportage-cartepostalo de Fred PLAINELLE :
    A SUIVRE ICI: http://0z.fr/PokFv




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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

    Publié le 14 Avril 2013

       
    Après une inter-ViOUS ET MURAT, besoin de souffler et de respirer le printemps... et j'ai laissé s'accumuler les infos, comme les mails non-lus dans ma boite pro.  Mais de chères lectrices nous ont fait de beaux cadeaux, en rédigeant des comptes-rendus consistants... Il fallait donc que je renonce à ma soirée canapé-bière-foot... pour vous en faire part, avec tout ce qui est sorti dans la semaine sur le net  sur cette belle série ininterrompue de concerts (c'est ce qu'il aime).
    ҉   Cenon (Bordeaux)
    Article sur le blog des journalistes de SUD-OUEST...
     
    Murat, guitare héraut       Dans une configuration inédite, Jean-Louis Murat s'est produit hier soir au Rocher de Palmer de Cenon (33) devant 450 personnes. Un concert radical et classieux. Comme sa cravate.
    Jean-Louis Murat est un beau gars. C'est injuste pour les artistes géniaux au physique ingrat mais cela a malheureusement son importance dans le rapport charnel d'un concert intimiste. Amaigri, coupe courte, costard et cravate noir sur chemise blanche: on s'attendait à la chemise à carreaux du poète rural sur tignasse en broussailles, et l'on découvre un Chris Isaak auvergnat, droit devant son pied de micro. A ses côtés, le batteur Stéphane Reynaud habillé de même. Duo classieux pour concert qui ne le fut pas moins.
    MURAT CONCERT.jpg"Over and over" puis "Belle", deux titres du dernier album tout chaud ("Toboggan") pour ouvrir un bal rock version laid-back, folk électrique, troubadour roots mais tenue impeccable. "Et mon coeur fait boum boum" (inédit) fait monter la sauce, les lumières rougeoient. Derrière le duo, un triptyque vidéo illustre joliment et sobrement sans happer l'oeil. On pense aux images de Dominique Gonzalez sur la tournées des Grands espaces de Bashung... ici en format de poche.
    Batteur carré. Un deuxième titre inconnu dans nos oreilles ravies pour un solo énorme qui nous rappelle à l'occasion le superbe guitariste qu'est Murat. Pendant une petite heure et demie, une seule guitare en main (un rien dobro non? les spécialistes, où êtes vous?): économie ou cohérence? Un peu des deux. Les sons qu'il en sort sont gras et fluides, chauds et caressants. Puissants et doux. Alliés à la batterie, un peu trop puissants parfois. "Le champion espagnol" et "Sans pitié pour le cheval" seront les emprunts faits au précédent disque, "Grand lièvre" pour un set où on ne remontera pas au-delà du "Cours ordinaire des choses" (2009).
    Stéphane Reynaud à la batterie est carré comme ses caisses sont rondes, délicat quand il convient, chevauchant quand s'en ressent le besoin. Deux fois il quitte la scène pour laisser Murat siffler et nous chuchoter deux merveilles récentes: "Le chat noir" et "Amour n'est pas querelle", menestrel folk hors du temps. Et il miaule comme personne. "J'ai tué parce que je m'ennuyais" et un extraordinaire... "Extraordinaire voodo" final complèteront le panorama de l'album nouveau-né.
    Palmer pur Malte. "Vous avez une belle salle", lâche sur la fin celui qui n'était pas venu à Bordeaux depuis six ans. "Il y a de la caillasse ici." On apprend que Robert Palmer est maltais et non pas chypriote et que "drôlement sympa, ça valait le coup de venir." On confirme. Fin de concert court et dense. Murat file dans le hall... dédicacer. Economie ou nouvel état d'esprit? Un peu des deux.
    Yannick Delneste

    J'ai apporté en commentaire, quelques précisions: la guitare utilisée est bien une dobro, mais celle de la photo définitivement abandonnée du fait de son instabilité, le titre de l'inédit "l'eau de la rivière"... et bien sûr, le fait qu'il chante LINDEBERG B. qui est un vieux titre...
     
    ҉
    TOULOUSE:
     
    Beaucoup de points d'interrogations... mais au bout du compte, un 4 étoiles/5.
     
     
    Et voici deux comptes-rendus par des amies du blog:
    ҉ St-jean de Vedas (Montpellier) par Malika... qui en a oublié de nous dire qu'elle a été plus que déçu du public ce soir-là...
    Prendre le train bleu des songes ...

    Hier soir , je me suis demandée si j'irai au concert de jean louis Murat , la salle à saint jean de Vedas ,ne donnait guère envie sur le site internet et la distance (pratiquement 100 kms d'Arles ) n'arrangeait pas mon sentiment de rester pépère à bouquiner .Cependant le premier concert marseillais de la tournée dans cette merveilleuse salle de l'espace Julien ,m'avait tellement enchanté que l'envie de me replonger dans un coma artificiel muratien pendant une heure et demi était plus forte .

    Depuis plus de 15 jours l'album tourne en boucle ,j'etais donc impatiente de pouvoir pratiquer mon sport favori (chanter à tue tete ),et après quelques péripéties de rond points divers (qui penserait qu'une salle de concert se situerait dans une zone commerciale entre le Picard du coin (et dieu seul sait ...que j'affectionne particulierement les rayons cuisine évasion et apéritifs de cette charmante marque ) et le carrefour ...,me voila donc arrivée

    Aprés une première partie assez sympathique (reprise de Dominique A le courage des oiseaux notamment ) ,le groupe Laurent Montagne ,(prémonitoire ce nom , ...... et la me vient en tete ...."je suis heureux ça c'est montagne amoureux ça c'est la montagne") laisse la place au duo dandy à la brian ferry ...une seule guitare cette fois ci .

    Le parcours musical fut à peu de choses prés le meme que marseille avec en fond les images de camille ...bien que beaucoup plus court ... à mon grand regret ,pas de "agnus dei " (qui reste pour moi une des plus belles chansons de l'album ) ,pas de pont Mirabeau , pas de Robinson (que j'avais adoré en live ),pas de johnny frenchman (qui a été évoqué en faisant allusion à georges FRECHE); mais avec des arrangements différents . "Belle "(petite pensée pour Laurent ... pas pu faire les aboiements .... )a été joué façon folk américain ... une pure beauté ..une petite larme ,au moment du passage "je pense à ton coeur jeanne "
    En recréant instinctivement avec un petit dandinement du haut du corps un bercement maternelle ,mes souvenirs d'enfance remontaient à la surface sur le chat noir ,le susurrement plus que sensuel du solitaire et apaisant" il neige ""il neige depuis des jours c'est ton secret " ,fit à nouveau chavirer mon coeur ,"deja nos roches recouvertes ,toutes les fermes tous les hetres la nature alentour s'est enterrée "(des phrases qui avaient été gravées dans mon cerveau à la sortie du concert de Marseille ),,le timide et hésitant comme pour le premier live "Amour n'est pas querelle " avec "il me faudrait le coeur d'un magicien " ,le lent "over and over ",l'électrique "tout dépend du snipper ",, l'envoutant "lindberg business ",l'erotique "salope ginette ramade " ("la salope ..la salope ... "en refrain final ),le trés revisité et méconnaissable cette fois ci "sans pitié pour le cheval " , l'héroique "champion espagnol qui n'a pas froid aux yeux " , et je finirai par les merveilles de la soirée "l'interminable et envoutant MICHIGAN " (est ce que je vois l'armée de napoleon ? je ne vois rien venir non non non .... je ne vois venir que le néant je vois ton coeur poussé par le vent ....je ne vois plus ni pensée ni action ...je ne vois plus la racine du champ je ne vois plus gémir l'homme blanc ..... je ne vois pas de véritable ami te rejoindre au jardin des tuileries ..je ne vois pas d'organisme vivant mais grand dieu qu'allais tu faire au Michigan ??? " et le terminal " extraordinaire Voodoo"

    Petite parlotte de milieu de concert "comment ca vous ne pourrez pas dire que je ne vous parle pas ... "..... tout le monde en a pris pour son grade ..... les musées sont devenus moches .. et il s'y connait puisque sa femme est montpelliéraine ainsi que ses beaux parents ..... georges freche ... un petit tour de politique .. " je ne vais pas vous parler de cahuzac " ...la salle :"qu'est ce que c'est devenu moche " ...je le sais je viens depuis 20 ans .... en fait mon public commence à ne plus etre tout jeune lui aussi ... et au fait stephane , t'as fermé la bagnole t'es sur ? nan parce que la derniere fois on s'est fait voler ..sinon y a une belle expo au musée .... voila on va terminer par une chanson et apres on s'en ira .. nan raler pas ... je reviendrai l'année prochaine ...bref du jean louis made in rochefort Montagne .... j'adore ....

    Immersion intégrale dans un univers parallèle hors du temps présent ...hors des conventions ... hors de soi ...ca c'est Murat ..c'est LE Murat que j'aime , le Murat qui me fait m'éloigner de ce moi qui m'effraie et qui m'en rapproche aussi tellement ("la peine fait mon lit , la peine fait mon visage , a peine je souris et je redeviens un nuage ..c'est ma vie , une vie a fleur de peau " )
     
     
    ҉
     ST OUEN L'AUMONE, par Florence:
    .20h30, nous arrivons dans la salle où m'attendent Marie-Christine et Sandrine, super, elles sont au premier rang et il reste des places. Nous nous installons donc du côté gauche , en face de lui, j'aurai durant toute la durée du concert une cymbale qui m'empêchera de voir le visage de Stéphane...
    La salle se remplit peu à peu , elle est quasi pleine.
    21 h précises, Jean-Louis entre sur scène par le côté (derrière un des paravents) suivi de Stéphane.
    On était prévenus , il est aminci, et en costume noir avec une cravate et ce n'est vraiment pas ce que je préfère sur lui . Je ne suis pas sensible à ce que certains ont appelé son côté dandy . Je trouve qu'il fait endimanché et que le costume ne lui va pas...
    « Bonsoiiiiiiiiiir » dit-il d'une voix grave en prenant sa guitare pour entamer Over and over.
    Difficile de rentrer dans le ton, de plus, il faut s'échauffer, le public a un peu de mal à suivre, Jean-Louis a l'air de peiner un peu.
    Puis Belle est enchaînée avec un très beau déroulé d'images de neige sur une route la nuit et cette chanson que je n'aime pas beaucoup sur l'album prend ici une allure qui me plaît mieux. J'avais tendance à la trouver mièvre et ce soir, elle ne l'est pas du tout.
    Le public applaudit sagement.
       
    Puis vient ensuite après une longue intro, l'Eau de la rivière, beaucoup plus rock, plus endiablée. Il a quelques oublis, quelques trous dans les paroles mais ce n'est pas grave, il n'y a pas de trous dans la musique en tout cas !! Le public ,cette fois, se réveille, il y a des cris de satisfaction dans la salle.
    Il aura fallu deux chansons pour que la salle se chauffe …
    Il enchaîne avec une version un peu étirée du Champion Espagnol (très bon !) c'est aussi une chanson que je ne goûte guère sur Grand Lièvre mais en concert ,elle est sensationnelle ! ( avec des petits « kikis, kikis » piaillés en fin de chanson ...)
    Ensuite, nous avons du mal à reconnaître J'ai tué parce que je m'ennuyais , soit parce que la version sur scène est forcément différente de celle du disque, soit parce que Jean-Louis a envie de nous surprendre ( je pencherais plutôt pour la seconde version …) « Faut il vous le chanter faut il vous le ...yeah yeah yeah … » là aussi quelques oublis de texte et nous faisons lalala avec lui... pas grave !
    Stéphane s'esquive, on sent venir Le Chat Noir et son croissant de lune. Jean -Louis siffle, sifflote, miaule ( non, il ne miaule pas mais les sons rendus par le sifflement donnent cette impression ) la prestation est très bonne, la salle retient son souffle mais bon, je ne suis pas emballée par cette chanson, je trouve que l’arrangement minimaliste ne lui convient pas.
    Les applaudissements se font plus légers.
    Sans pitié pour le cheval !... La version est si différente de celle entendue l'année dernière pendant la tournée Grand Lièvre que nous pensons qu'il s'agit d'une autre chanson. Mais elle n'est pas mal du tout, nous nous amusons autant que lui a transgresser les notes pour en inventer de nouvelles …
    Puis « la neige » arrive. Les flocons sur l'écran.
    Excellent solo de guitare ( à la place des hurlements de loup ), bonne prestation.
    Tout dépend du sniper, deuxième inédit de la soirée, est accueilli avec la reconnaissance qu'il mérite .Le public est chaud , il crie sa satisfaction. Le morceau est très rock, très entraînant. »Et mon cœur fait boum, boum, boum », jeux de lumières très réussis.
    Lindbergh business est accueilli aux premières notes avec des applaudissements de reconnaissance (venant du premier rang, suivez mon regard …) Bon, c'est très bon, y a rien à redire !
    Puis amour n'est pas querelle. Isolé, sans effets spéciaux, je trouve que Jean- Louis a du mal à ramener cette chanson au niveau de la qualité des arrangements du disque.L'émotion s'en trouve un peu coupée mais je pense que d'autres ne seront pas de mon avis ( re-suivez mon regard ).
    Et puis, avec une intro prometteuse, c'est Michigan !! et là, troisième inédit, j'adore, » je ne vois rien venir, je ne vois rien venir, que venais-tu faire en Michigan ?... »
    C'est le succès, le public est très chaud.
    Jean- Louis appelle Stéphane, s'approche de la scène et s'incline vers nous en remerciant. Oooh non, pas déjà !? Je compte mentalement les chansons qu'il n'a pas encore chantées ...( robinson, extraordinaire voodoo ).Ils s'éclipsent.
    Nous sommes debout pour le rappel... qui ne se fait pas attendre.
    Les deux compères reviennent sur scène sous les acclamations.
    Et c'est Ginette Ramade , extraordinaire, « il n'y aura plus de tourment Madame D... »cette mélodie lancinante ma trottera dans la tête longtemps encore après le concert.
    Immédiatement ensuite, les longues herbes folles sur l'écran nous indiquent Extraordinaire voodoo et là ,nous crions (chantons) à plein poumons en suivant les excès qu'il fait subir à sa voix …
    C'est trèèès bon .
    Et puis soudain, l'homme se mit à parler (?!?!) :
    «  On va en faire une autre, on est trop gentils … j'ai tout bouleversé, mon Stéphane, dit-il en souriant à son batteur (en effet, ce soir, il a quelque peu mis à mal la set-list, chaque concert avec M. Murat est différent! Le besoin de changer, d'apporter une petite touche différente…) allez, une petite dernière … « ajoute il de sa voix traînante .
    Au premier rang , on demande Agnus Dei babe et vlan ! C'est parti pour Agnus Dei, Jean-Louis est d'humeur généreuse ce soir …
    Et c'est une version très rock et bien articulée, (il ne machouille pas les mots) et j'aime beaucoup ! ...Nous avons conscience d'avoir de la chance car cette chanson n'a pas été chantée souvent depuis le début de la tournée. ( En revanche, toujours pas de Mirabeau ).
    Il est 22h40 , 1h 40 de concert, les applaudissements fusent, la salle est debout mais Jean-Louis nous remercie, nous applaudit, Stéphane a un petit geste timide de la main, ils s'éclipsent rapidement et les lumière se rallument.
    Une longue séance de dédicace et de bavardages va s'ensuivre, avec des embrassades, des confidences , comme si on était au café en train de tailler une bavette avec un vieil ami. C'est une impression bon enfant qui se dégage de cet après-concert. Nous discutons avec Jean-Louis qui a remis un vieux chandail sur ses épaules ( froid ou plus à l'aise ainsi?) qui nous demande comment était le concert ce soir, notamment par rapport au Trianon, on lui dit que beaucoup ont été déçus de l'absence de rappel, il écoute mais ne donne pas d'explication...nous lui parlons aussi de l'idée du double album acheté pour le faire connaître à quelqu'un de notre entourage , il trouve l'idée audacieuse et « en tout cas vachement sympa »;-) )) puis nous évoquons la Coopé, en lui disant qu'on a déjà pour certains, réservé nos billets , de train, d'hôtel il écoute en hochant la tête, l'air vaguement surpris «  bon ben alors on se revoit à la Coopé « on lui demande si le concert va être de la même facture, il secoue la tête « Nooooon » et y aura-t-il une surprise ? Aaaaaaaaaah une surprise, oui sans doute ! » de quoi décontenancer et lancer chacun sur une fausse piste mais il est bien tel qu'on l'a connu l'Auvergnat, facétieux, joueur malgré son air grave … en un mot, il est comme on l'aime !


    Il y avait un article du Parisien dans le cadre de ce concert, mais j'ai tenté de l'acheter par deux fois, sans succès: http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-d-oise-95/les-melodies-poetiques-de-jean-louis-murat-11-04-2013-2715851.php   (photo rare de Murat en sous pull à col roulé... façon randonneur)
     
     
     
    Ce soir, c'était LAVAL... annoncé par OUEST-FRANCE
    Voici un rappel des autres dates à venir:
         17 avril 2013 / La Manège - Lorient (56) 
    18 avril 2013 /   L’Archipel - Fouesnant (29)  http://quimperenligne.fr/2013/jean-louis-murat-en-concert-a-fouesnant/ 


    2 mai 2013 /  L’Aéronef - Lille (59)
    5 mai 2013 /
     
    Les Nuits du Botanique - Bruxelles (BE) 
    11 mai 2013 / Le Silex - Auxerre (89)
    14 mai 2013 /
    L’Etage - Rennes (35)
    16 mai 2013 / Maison de la Culture -
    Amiens (80)
                 
    Et bien sûr: Koloko 2013!  Allez, Jean-Louis, une spéciale LILITH pour les 10 ans!
     
     
    LE LIEN EN PLUS :
    Parmis tous les liens, tiens, des nouvelles d'un vieux camarade:   Le jaguar...  Avis aux musiciens...
     
         

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

    Publié le 9 Avril 2013

      quenard.jpg
     
             Quand j’ai vu que l’ « inter-ViOUS ET MURAT »  pouvait devenir une série,  j’ai souhaité l’ouvrir à différents types de personnalités, pas seulement des chanteurs ou des amis de Jean-Louis Murat (voir des anonymes, qui sait ?). Et voilà quelques années que je croisais sur les réseaux sociaux ou sur le fil de l’actualité, un muratien un peu particulier (peut-être totalement sui generis), mais je cherchais une occasion...    « The end, etc… », le web-film de Laetitia Masson mis en musique par Murat  me l'a offert, avec l'ambition d'aider à répondre à  la question posée par la réalisatrice  : « c’est quoi l’engagement ? ». En effet,  l’homme que j’ai interrogé… est un «politique» et un « politicien » (même s’il garde une autre activité professionnelle)! 
             39 ans, diplômé de droit public, il s’agit d’Eric Quénard, premier adjoint P.S. de la Ville De Reims, 12e commune de France en terme d’habitants, conseiller général de la Marne.  Il n’hésite pas à partager sur le net, très régulièrement, son enthousiasme pour Murat aux milieux de commentaires plus attendus (informations sur ses nombreuses activités quotidiennes,  piques à ses collègues de l’opposition...).  Battu aux législatives par la député sortante, il reste élu de terrain pour l'instant… et s'est accordé un peu de temps les dimanche soir pour répondre à mes questions, poussé par une seule motivation : sa passion, pas si évidente à affirmer,  pour Jean-Louis Murat. Il ne sera pas donc  question de choc de compétitivité, de choc de simplification, ni même de choc de moralité...mais, sans aller jusqu'à convoquer le fantôme de Malraux pour autant... de "choc esthétique"!
       
     
    - Première question qui est un peu celle qui vient rapidement quand deux muratiens se rencontrent: ça  a débuté quand? comment?

    Eric Quénard : J'ai découvert Murat d'une manière assez originale. C'était à la fin des années 1980 avec l'album Cheyenne Autumn. J'avais 16 ans.
    Ma mémoire avait imprimé certaines chansons telles que "le garçon qui maudit les filles", "Si je devais manquer de toi" mais sans pour autant que je me sois attaché à rechercher l'identité de l'artiste. C'est en écoutant un jour la chanson "L'Ange déchu" que j'ai entendu pour la première fois le nom de Jean-Louis Murat. Je me suis rapidement rendu chez un disquaire pour acheter l'album.
    Et là en écoutant Cheyenne Autumn, je découvrais finalement que derrière Murat se cachait l'auteur et interprète des autres chansons que j'avais tant fredonné. Ce fut une heureuse surprise.. Cette rencontre avec l'artiste fut pour moi déterminante. Depuis cette époque, je suis resté un inconditionnel.
     
    - Donc vous êtes un Muratien historique... car l'ayant écouté dès que sa carrière a réellement débutée.... ce qui n'était pas réellement mon cas.  Aimer Murat à 16 ans, cela m'évoque Arnaud Cathrine (né en 74 également) qui a écrit :
    "
    J’ai eu, disais-je, une vie musicale clandestine, d’autant plus impérieuse pendant les années collège et lycée. Je revois ces garçons férus de Cure qui débarquaient dans la cour les ongles noircis au vernis et les lèvres rouges… Je ne comprenais rien à Cure, pour moi il était entendu que les garçons avaient le droit de pleurer (je n’aurais jamais pensé à aller chercher un quelconque second degré dans une  chanson anglaise) et j’avais eu bien assez de leurs soupirs affligés lorsque j’avais  brandi le magnifique « Cheyenne Automne » de Murat. « C’est quoi cette voix de tapette ?! » Sans appel. Je repasserai. Et je continuerai à écouter Murat. Je ne suis pas un garçon pop, je crois".   ET
    "Lorsque je tente de faire entendre la voix de Murat, je constate l'incompréhension crasse que l'Auvergnat aux yeux bleus inspire à mes congénères: sa voix alanguie désarçonne; le féminin qui s'y joue, il faut s'en défendre; quant à cet accent qu'il ne cherche pas le moins du monde à dissimuler, n'en parlons pas"
     
    Eric Quénard : Oui effectivement je me retrouve assez bien dans cette description surtout d'ailleurs dans les réactions que pouvait susciter Jean-Louis Murat auprès de mes amis. J'ai toutefois toujours assumé avec une certaine fierté mon intérêt pour l'artiste, ses textes, ses mélodies. J'y trouvais même là une occasion de me singulariser par rapport aux autres.
      Mustango-s.jpg
     
     
    - Est-ce que la politique ne vous offrait justement pas cette singularité? L'engagement est-il venu plus tard?  Quel adolescent étiez-vous?
     
    Eric Quénard : Non, car je me suis engagé quelques années plus tard à 19 ans à mon retour sur Reims. J'étais à l'époque dans la ville du Mans un collégien puis un lycéen plutôt discret même si j'exerçais déjà des responsabilités en représentant mes camarades de classe. Je lisais, j'écoutais pas mal de musique puis je faisais du sport (football, cyclisme).
     
     
    - Comment et quand vous êtes vous engagé dans la politique?  Et quel a été le parcours qui vous a mené à vos fonctions actuelles?
     
    Eric Quénard : J'avais des convictions, des idées que je souhaitais défendre, partager mais aussi confronter avec d'autres. J'étais profondément touché par les injustices. J'avais souvent des échanges avec mes amis, des débats parfois vifs. J'étais aussi critique vis à vis des structures partisanes. Je le reste d'ailleurs encore aujourd'hui. Rien ne me prédestinait à ce parcours. Je voulais en effet devenir commissaire de police. Mais j'ai choisi à l'époque de m'engager en rejoignant à l'âge de 19 ans un parti politique (PS) auquel je suis depuis resté fidèle. Rapidement, je me suis aperçu que cet engagement ne pouvait se concevoir sans un engagement plus concret dans le monde associatif. Tout en poursuivant mes études universitaires en droit, j'ai donc milité dans le milieu de l'éducation populaire (Maison des jeunes et de la culture ), pris des responsabilités dans un foyer de jeunes travailleurs et dans une structure qui aidait les immigrés à s'insérer.

     La fin de mes études en 1997 a coïncidé avec la dissolution de l'assemblée nationale et la victoire de la gauche. De nouveaux députés ont été élus. Une opportunité s'est alors présentée à moi. Je l'ai saisi. C'était pour moi l'occasion d'enrichir mon parcours d'une nouvelle expérience. J'ai travaillé pendant deux années au côté d'un député dans la pointe des Ardennes, appelée aussi la vallée de la Meuse, pays des fonderies puis ensuite auprès d'une députée européenne.

    J'ai été ensuite élu en mars 2001 plus jeune conseiller général de la Marne sur un canton urbain avec un grand quartier populaire de 20.000 habitants où je vis encore aujourd'hui. Je suis depuis mars 2008 Premier adjoint au Maire de Reims où je suis les questions de logements, de politique de la ville, d'urbanisme, de voirie et de tranquillité publique.
     
     
     
    - Et la dernière "aventure" fut la "bataille" des législatives où vous étiez candidat..  mais la vague rose n'a pas conquis totalement la ville du biscuit... rose.  Alors, concernant ce champ du politique et pour en revenir à "Murat et vous",  est-ce que vous écoutez aussi ce qu'il dit?  et n'est-ce pas parfois devenu difficile d'assumer votre intérêt pour lui?
     
    Eric Quénard : Oui j'écoute ce qu'il dit. Je suis souvent en accord, parfois en désaccord. J'aime par exemple la manière dont il aborde son rapport à la nature, sa connaissance de l'histoire de la musique, son engagement pour des causes humanitaires (concert de la coopérative de mai), les sentiments, le sport. Je m'y retrouve souvent. Mais en même temps, ce qui me passionne chez Murat, ce sont ses textes, ses mélodies et son interprétation si singulière. Je n'ai jamais éprouvé de difficultés à assumer mon intérêt pour lui même si je reconnais bien volontiers que certaines de ses prestations ont pu me surprendre. En même temps, je pense qu'il assume son côté direct, franc et rejette la pensée unique. C'est un artiste libre.
     
     
     
    - Vous ne vous êtes jamais retrouvé à devoir vous défendre de votre "passion" pour lui, alors que l'extrême droite  tenteait de le récupérer (quand il évoque Bernanos, Muray...) ou qu'il était dans le viseur de la presse gay?  ... Vous ne craignez pas encore de le défendre ou de parler de votre intérêt/goût/passion  pour le personnage, malgré la polémique?
     
    Eric Quénard : C'est vrai que certains de ses propos ont pu m'interpeller. Je suis très souvent en accord avec lui à quelques exceptions près. Je ne me retrouve pas par exemple dans les propos qui lui ont été prêtés sur l'homosexualité. Quant aux tentatives de récupération par l'extrême droite, je n'ai jamais considéré que c'était très sérieux. Ces différentes polémiques n'ont en rien freiné l'admiration que je porte à cet artiste authentique. Je continue à défendre son travail, parce que je pense qu'il mérite d'être mieux connu et apprécié.
     
     
    - Il a écrit un texte remarquable sur Mitterrand, support désormais de cours d'histoire, mais ses propos sur 1981, ses explications autour de "suicidez vous le peuple est mort",  ne fait-il pas un peu mal à l'homme politique de gauche forcément attaché à la conservation du "mythe" ?


    Eric Quénard : C'est vrai que l'inédit de 1997 sur la disparition de François Mitterrand est remarquablement bien écrit. Il a su faire ressortir avec talent l'extraordinaire ambivalence et la complexité du personnage. Entre affection et rejet. En même temps, tout en étant remarquable, ce texte n'en est pas moins sans concession. Et je trouve que 16 ans après "suicidez-vous le peuple est mort", il y a une constance et une cohérence entre ces deux textes de Murat. On a beaucoup écrit sur François Mitterrand, sur son parcours, sur sa complexité, sa double vie. Il a été beaucoup décrié. Et malgré tout il fait d'une certaine manière partie de la famille. Personnellement, j'ai toujours eu sur le personnage un sentiment partagé entre admiration et incompréhension. C'est pourquoi sans doute, j'aime beaucoup cette chanson de 1997.
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    -  A l'occasion de la sortie du livre de mon camarade Baptiste Vignol, j'avais envie de vous faire subir La question... belle séquence de torture que ce Monsieur a infligée à 276 artistes: "pourriez-vous nous confier la liste de
     vos dix chansons préférées, celles qui vous accompagnent, (que vous auriez aimé écrire, enregistrer) peu importe vos critères?  Établir ce genre de classement étant quasi-impossible si l'on veut être sincère et sérieux, trop de chansons étant liées à d'innombrables souvenirs, je vous conseillerai peut-être de le faire dans l'urgence, en prenant un quart d'heure..."

    Eric Quénard : C'est effectivement un exercice difficile tant Murat fait partie de mon quotidien musical. J'aime de très nombreuses chansons de Murat. J'ai une faiblesse particulière pour la "chanson de Dolores" qui correspond à une période de séparation dans ma vie amoureuse. J'aime les premières chansons qui m'ont fait connaître l'artiste : « amours débutants », « l'ange déchu », « si je devais manquer de toi », « te garder près de moi ». J'aime le « Terres de France » de Murat en plein Air et sa chapelle de Notre Dame de Roche-Charles. J'aime « Montagne » et « Par Mégarde » sur Vénus. J'aime « Bang Bang » sur Mustango. J'aime « foule romaine » sur le Moujik. J'aime la reprise de Ferré « L'héautontimorouménos ». J'aime la sensualité de « Chappaquiddick », « le baiser », « Aimer » comme d'ailleurs de « Plus vu de femmes » en duo avec Camille. Plus récemment, j'aime beaucoup « qu'est- ce que ça veut dire » sur Grand Lièvre.
     
    - Et  puisqu'on en est aux choix, voici les questions rituelles de l'"INTER-ViOUS et MURAT" : 
        votre album préféré de Murat ?  et s'il fallait retenir 3 titres ? et bien sûr pourquoi?
     
    Eric Quénard : Live in Dolorès. Trois titres : « la chanson de Dolores »  pour la rupture, « Amours débutants » pour les premiers émois, « Montagne » pour la référence familiale et le lien à la nature.
     
     
     
    - Pour les artistes, je pose ceci :"Est-ce que dans votre œuvre, vous avez une chanson qui vous fait penser à Murat, ou dont Jean-Louis Murat aurait participé à l’inspiration "?...  On va la modifier ainsi : Est-ce que votre passion vous a déjà amené à mettre du Murat dans vos discours?   Et une place Léonard Cohen, une école Jean-Louis Murat, cela vous-a-t-il déjà traversé l'esprit?
     
    Eric Quénard : Non je n'ai jamais mis de référence Muratienne dans mes discours. Quant à baptiser une école du nom de Jean-Louis Murat, c'est une bonne question ... merci de me l'avoir posée. Je trouve que c'est une idée séduisante mais je ne suis pas sûr que l'artiste y soit favorable.
     
     Roches-Tuiliere-et-Sanadoire--m31.jpg
     
    - Gardez-vous en mémoire un concert de Murat en particulier? un souvenir? une ancdote?  
    L'avez-vous vu régulièrement (dernière visite à la Cartonnerie en 2006)?
     
    Eric Quénard : J'ai vu effectivement Murat plusieurs fois en concert à Paris et à Reims au Manège ou à La Cartonnerie. J'ai eu l'occasion de le croiser dans un resto après l'un des concerts qu'il avait donné au Manège de Reims avec Denis Clavaizolle dans le cadre de la tournée Dolores. J'avais pu échanger avec lui très brièvement. Je rêve de pouvoir un jour le rencontrer et échanger un peu plus longuement avec lui sur son œuvre et sur l'engagement.
    J'envisage d'ailleurs d'aller le voir au Trianon le 5 avril prochain. [il n'a finalement pas pu s'y rendre]
     
     
    - Vous avez partagé sur votre mur FB  "la marseillaise" de Murat. Je suis un peu surpris du peu de buzz autour de cette version il est vrai "respectueuse". Que représente cette chanson pour vous? et cette version? 
     
    Eric Quénard : J'aime la Marseillaise pour ce qu'elle est et représente en tant qu'hymne national. Je frissonne à chaque fois qu'elle raisonne lors des rencontres sportives ou lors des manifestions commémoratives. Je trouve que la version de Murat est tout en mesure et sobriété.
     
     
    Eric Quénard :  L'envers du Zébu : la création de Murat sur ce projet. 
    L'Internationale : très belle interprétation. L'Internationale revue et modernisée par Murat.
    Ni Dieu, ni maître : La devise de Murat, non ?
    La Marseillaise : Mesure et sobriété. 
    L'Idée :  une comptine enfantine dans la même veine que Noël à la Maison, Au Mont sans souci. Je trouve ce texte très beau.
     
    Ces cinq chansons sont un hymne à la liberté. N'est-ce pas finalement cela l'engagement?
     
     
     - Une réaction sur son commentaire  sur le fait que la Marseillaise et l'internationale ça lui faisait ni plus ni moins d'effet que "la danse des canards"?
     
    Eric Quénard : Murat est un homme de contrastes voire parfois même de provocations. En voilà une illustration. On se demande s’il ne recherche pas finalement chez ses contemporains la réaction, la confrontation. A cet égard, c'est un artiste engagé au sens noble du terme.
     
     
        http://www.rando-planetepuydedome.com/site/img/tourinsoft/414x311/Chapelle-de-Roche-Charles-4.jpg



    - Les Inrocks ont fait un article laissant penser que Reims bataillait avec Clermont pour prendre la place de ville la plus rock... c'est vrai  que 2012 a vu l'arrivée de "jeunes gens modernes" venant de  cette ville. Y a-t-il une politique municipale en ce sens?  Vous-même vous avez été actif dans une salle de concert?
     
    Eric Quénard : C'est vrai qu'il y a sur Reims une véritable dynamique culturelle depuis plusieurs années avec l'émergence d'une nouvelle scène rémoise dont sont issus des groupes tels que les Bewitched Hands (pop), mais aussi Brodinski (musique électro), Yuksek (musique électro), Alb (électro pop), Barcella (chansons françaises). 
    L'ouverture de La Cartonnerie, salle des musiques amplifiées, en février 2005 a largement contribué à cet essor. J'ai été administrateur de cet équipement culturel pendant trois ans 2005-2008).
     
     
     
    - Quelles photos souhaiteriez-vous pour illustrer l’article ?
     
    Eric Quénard : J'aime la pochette de Mustango et de Cheyenne Autumn. Photos prises à l'extérieur et dans la Chapelle de Notre Dame de Roche-Charles pour Murat en plein air. Les roches Tuillière et Sanadoire.  J'aime beaucoup également cette photo officielle de Toboggan:
    muratpicto.png
                                                                                                                            C. Frank Loriou
     
     
     - et ce "toboggan" justement?

    Eric Quénard :  Je trouve le nouvel album très réussi. Le CD tourne en boucle. Murat renoue avec ses fondamentaux.


        
    - Qu'entendez-vous par "ses fondamentaux"?

    Eric Quénard :
    Quand je fais référence à certains fondamentaux, ce n'est naturellement pas un jugement de valeur mais bien une appréciation. Je trouve que cet album me rappelle d'une certaine manière Cheyenne Autumn ou le Manteau de pluie avec en particulier l'utilisation dans plusieurs titres de de samples d'animaux, des bruits de craquement et de vent. Mais aussi l'utilisation d'un clavier. Je reste en ce qui me concerne très attaché à ce travail sur les sons. Je le trouve très juste et minutieux. Il renforce l'impression de flottement comme sur "Il neige". J'aime beaucoup l'idée de la résistance au nihilisme que ce disque évoque. J'aime enfin plusieurs titres comme"Amour n'est pas querelle", "Belle", "Robinson" qui me rappellent des berceuses de l'enfance et certains titres de Murat "Au Mont sans souci", "Noël à la maison".
    Murat reste incontestablement un artiste unique dans le paysage artistique. Je reste aujourd'hui plus que jamais un inconditionnel. J'espère avoir un jour la chance de le rencontrer.
     
     
     
    --------------------------------------------------------------------------------------------------
     Merci de cette conclusion!
    Merci à vous de nous avoir accordé un peu de temps, hors de toute promotion et d'élection!
     

    Inter-VIOUS ET MURAT- réalisé par mails du 18/11/2012 au 08/04/2013.
    Cette interview ne contient pas de questions sur la crise du disque, ni sur la crise du le/la politique (une pensée pour Paul Bacot- private iep'joke) et encore moins sur Woodkid. Parce que.  
     Et que Reims reste en ligue 1... et que l'OL soit en champions league.      
     

    Liens:
     
      - http://www.surjeanlouismurat.com/article-reveil-calme-en-suisse-et-avec-jean-louis-murat-85563733.html


    Eric Quénard a été une des personnalités à signer la pétition "Pour une émisson spéciale pour les 30 ans de carrière de Jean-Louis Murat", avec Laure D. et  Jean Théfaine... Et oui, c'est ça l'engagement...
               ;.)
               
     
     

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

    Publié le 9 Avril 2013



     

    Yo!

    Hier, c'était CENON, près de Bordeaux. Rien à signaler for the moment à part des "merci" ,"excellent" et des "bravos" sur la page officielle de Jean-LOuis Murat sur FB (pour encore un concert "resserré")... alors, on va repartir encore plus en arrière: sur Meylan, Macon et Toulouse..

     

     

    - MEYLAN:

    La fille du bois de Poussebou, où l'on croise des loups, est descendu des hautes montagnes pour se rendez à la MAISON DE LA MUSIQUE. Voici son texte:

     

    Voyage au pays de Murat: Tournée "ToboGGan"

    J’ignorais si j’allais de ma plume, écrire un compte rendu,il fallait que je sois inspirée, c’était un duo ce soir et ce genre de défi me plaisait assez, les prouesses m’avaient toujours « emballées », très admirative de la tournée « Tristan »,je ne serais pas déçue, j’avais déjà cette certitude. Percussions et guitares étaient annoncées.

    Aujourd’hui ; je suis encore « hier » « hier » est-ce aujourd’hui? J’aimerais bien qu’ « hier » soit encore « demain ».

    «  Quitter la neige et retrouver la pluie » Je passais de l’hiver dans mon nids d’aigle au printemps dans la vallée; un air , une comptine me trottait déjà dans la tete.

    - « que l’espoir laisse au printemps…chantait la grive…passait le givre…que l’espoir laisse au printemps passait la neige en tourbillonnant… »

    Ces saisons familières accompagneront intemporellement cette tournée.

    Arrivée 19h30, un peu tôt pour un concert de Murat, peu de monde comme à l’accoutumée…pas de surprise; j’observe , j’épie, finalement je n’ai aucun regret car je l’aperçois, j’aime tout compte fait arriver tôt , un manteau négligemment posé sur les épaules comme une cape, le maréchal Murat fait son tour d’inspection et surveille ses troupes , « une clef de sol  »  (logo du batiment ) au dessus de la tete , il se promène dans le hall de la « Maison de la musique » en donnant l’impression qu’il est prêt à livrer son deuxième combat. , puis se dirige à pas lents vers la double porte vitrée, nous observe impassible, sort un portable et nous mitraille de son objectif; la salle…l’extérieur…qui est la cible ?Je ne saurais le dire. Il nous fait un pied de nez, genre « Tel est pris qui croyait prendre »….

    20 h; enfin, les portes s’ouvrent, encore l’attente et c’est l’extinction des feux.

    L’apparition . Car c’est une apparition; déstabilisée, je le suis; au premier abord, par la tenue vestimentaire,un costume cravate noir qui me laisse pantoise et agréablement surprise; j’avais l’habitude de le voir dépenaillé, le dépenaillement déjà lui seyait bien mais là…cette élégance , ce raffinement….le sieur Bergheaud dépenaillé faisait place à un Murat surprenant; svelte ,tout en séduction, un vrai dandy…j’étais aux anges…mais non, je n’irais pas me « mettre aux anges » pour autant. .Ensuite ,parce que je trouvais la scène petite, juste un écran, quelques projos, plusieurs guitares et la batterie de Mr Stéphane Reynaud, en costume également….je souris …en les regardant; je pense machinalement aux « Blues Brothers »…enfin , le décor était posé, ambiance feutré,lumières discrètes et projections abstraites..

    «  Over and Over  » signe l’ouverture, version plus lente que l’originale. Ensuite « Belle » se glisse avec délicatesse dans le répertoire, une ballade aux effluves médiévales; le voyage dans le temps peut commencer, un premier vortex s’ouvre sur une route enneigée par une nuit hivernale et crépusculaire, nous partons, nous prenons enfin la route…

    « Belle, que fais-tu par un temps pareil, le froid de l’hiver est cruel….aux portes de la nuit, je t’appelle …Belle…. » appelle ,appelle toujours ta « Belle »…n’arrete pas…applaudissements, silence….

    Mais qu’entends-je? …un bruit d’eau comme le doux murmure d’une rivière et ce tempo joué par une tribu indienne. Le décor a changé, « l’eau de la rivière  » se transforme en torrent bouillonnant…« boum…boum..répète t-il incessant…boum….boum….»…c’est le bruit que fait mon cœur…en cet instant.

    Soudainement, je suis projetée dans les années 20...le voyage devient difficile… « Linberg bussiness » est vite rattrapé par « Le champion espagnol  »qui gravit les sommets comme si la mort était à ses trousses; c’est normal il était poursuivi par Hannibal Lecter, je comprends mieux…« J’ai tué parce que je m’ennuyais  »s’annonce déroutant…j’adore ce titre, je ne le dirais jamais assez; Murat dans la peau d’un psychopathe; déstabilisant pour certains; freudien pour d’autres; mais tout lui est permis ce soir, on lui pardonne.

    Mais qu’est-ce sortant de derrière les fagots « Le chat noir » ?Je me retrouve enfant…tout va trop vite…juste le temps de jeter un coup d’œil derrière mon épaule, je file au grenier me cacher parmi les livres poussiéreux , l’odeur de moisi et tout ce bric à brac pour échapper au croquemitaine tout en évitant de regarder les miroirs , trop peur de croiser un esprit malin et bien trop curieux…cette comptine trotte… trotte dans ma tete  ,un conte cruel pour enfant « …Le chat noir pris dans le vent …passe son ame passe son ame…le chat noir pris dans le vent passe son ame en cabriolant.. » On s’attends à voir un sabbat de « sorcières faméliques » dansant autour d’un feu de la St Jean et un immense psyché ou passe « le chat noir » en ombre chinoise…brr…je suis terrifiée…l’interprétation est solitaire, accompagné de la guitare…et ces voix d’enfants diaboliques d‘un passé révolu…avec un peu d’imagination…on croirait presque les entendre…lui sifflote avec entrain et feule avec un plaisir non dissimulé…Malgré le silence qui suit l’interprétation…je l’entends encore…cette comptine me poursuit…vite pas le temps de souffler , je saute à pieds joints dans un puit sans fond…le voyage continue , …une autre porte s’ouvre au passage et j’atterris sur le pont « Mirabeau »; pont intemporel pour rejoindre nos chers disparus. Ce pont Mirabeau, qu’il nous interprète avec déférence  « Passer le pont Mirabeau…quel cours d’anatomie…guillaumin …guillaumette…est-ce qu’au moins il fait beau…passer le pont Mirabeau ? »

    Un autre tunnel, il faut suivre le fil pour ne pas se perdre; c’est le passage de l’au-delà à la grande guerre…c’est troublant et grisant à la fois… « Sans pitié pour le cheval » C’est-ce que nous sommes…des silhouettes de poissons morts s‘agitent dans le vent…triste réalité…la guerre la plus meurtrière… pensée pour ces chevaux morts au combat afin d’ assouvir nos conquêtes guerrières.

    « Il neige  »à présent sur le champs de bataille, les cadavres gisants se recouvrent du manteau épais et glacial de la mort…le paysage agonisant se dissout et laisse place à la blancheur immaculée; tout est silence; les branches givrés des hêtres implorent un ciel plombé…un ciel de neige…le monde retrouve sa pureté originelle, tout s’efface, se  métamorphose il neige au pays de l‘oubli, il neige sur la scène, je sens les flocons glacés me caresser le cou ou est-ce cette voix si singulière qui se perd en écho et me fait penser à un songe oublié ? Il neige au pays d’Auvergne; le seigneur Bergheaud est de retour de croisade et dans son château, sur la tour de guet contemple avec gravité ses terres… « Il neige…. sur les monts…sur la large plaine…comme tous les animaux te craignent…il neige depuis des jours… » guette t-il le loup ou. la bergère ?

    C’est son secret…chut…

    Enfin « Tout dépend du sniper » il a droit de vie ou de mort lui…l’ombre chinoise du Sir Murat se profile sur un fond sanguin et meurtrier…bourreau ou victime…de toute façon , il a toujours aimé les combats….

    Je glisse inexorablement sur le grand « TobboGan »vers quelle destination cette fois? Les siècles défilent XII ème XIII ème siècle....

     

    «Amour n’est pas querelle » chante le troubadour aux yeux transparents, tete levée au ciel , accompagné de son luth, cette magie qui s’échappe des doigts légers qui effleurent et caressent l’instrument comme une femme… « …ne cherche pas querelle… » …impossible…on ne peut que l’aimer. Bergheaud parle à Murat ou inversement; je retrouve mon chevalier…triste, abandonné, autodestructeur…non…pas torturé…grave, juste l’air grave; amour, perte,quête impossible,testament, éternité; son sang s’écoule de la plaie béante à la place du cœur et se répand en rigole sur le sentier vulgaire où pleurent les amoureux…majestueux…il l’est dans cette superbe et dramatique tragédie. « Que j’eusse aimer l’automne…l’automne ou bien l’hiver… » saisons de renoncement , d’aridité, de solitude. « Quelque part…où que j’aille…partout la chose amère… » triste constat…démission de l’homme ou de l’animal…tellement d’instinct primaire.

     

     

     

    « Que je meure à l’instant …si la chose a un terme….qu’ai-je fait pour mourir…pour mourir en ce lieu…? »

    « Il me faudrait le cœur ….le cœur d’un magicien… »il le possède déjà…qu’attend-il ?

    «  Jamais un cœur ne change…il faut monter plus haut… » répond l’autre…toujours plus haut monte la voix pour s’évanouir de l’autre coté du miroir.

    « Sur cette étrange terre parmi les animaux… » encore un no man’s land; tellement de choses à dire… « Aimer, c’est etre aimer…amour n'est pas querelle…renforce moi le cœur de couleurs immortelles.. » L’immortalité comme l’amour a un prix…ce prix est -il raisonnable de le payer….l’amour serait immortel …le croyez vous ? Alors le vrai, l’éternel , juste cet amour là, cet amour touché par la grâce. C’est l’écho d’un cœur qui renonce…faut-il demeurer immortel pour survivre à l’amour…? ma première larme…elle coule irrémédiablement, se transforme en ruisseau puis en torrent et enfin gonfle la vague…va…court rejoindre la sienne…c’est la mort de Lancelot…celle de « Ginette Ramade »interviendra un peu plus tard dans une version très allégée, perte de mémoire ou concentration pour laisser libre cours à son jeu de guitare…nous n’en saurons pas plus .Un petit voyage au pays des indiens….Le « Michigan »; « …Qu ‘allais-tu faire à Michigan ? …. » Ah non! Aucune idée , surtout aucune raison d’aller à Michigan; je me sentais bien ici…Le voyage autour de cette musique américaine qui lui tient tant à cœur…trop peu pour moi…les opus défilent sur l’écran…Robert Wyatt, Bob Dylan, Pat Everett et ce fameux « automne 88 » un mystère …que s’est-il passé cet automne 88 ? Je vois d’autres images, des visions apocalyptiques et surréalistes; il parle de flammes, d’homme blanc qu’il ne voit plus, de racine…et c’est le « Voodoo extraordinaire »nous nous mouvons dans sa bulle les yeux fermés, dans une transe hypnotique…un autre part, un autre lieu intemporel….Faut-il d’ailleurs écrire « Voodoo » v-o-o-d-o-o ou « Vaudou » v-a-u-d-o-u ? je pencherais vers la deuxième. Talismans et grigris jonchent le sol….je serre dans ma main avec force ma « perle d’eau » pierre bénéfique….et chuchote « mon grigri…porte moi chance…il ne faut pas que tout s’’arrete maintenant… » ce questionnement existentiel, cette triste confession avec cette voix intérieure…est-il déjà sur le sentier de la mort… l’attend t-elle cette belle femme habillée de noir…? mais qui peut etre l’autre, un lien avec le divin ou juste la « chose » ? et ses images qui défilent comme le temps qui passe…conversation chimérique, les mots sonnent cinglants et incisifs comme un verdict définitif , comme le glas d’un monde condamné à s’éteindre. Je regarde cet ange passait de l’exaltation des sentiments à l’apreté la plus profonde du désespoir.

     

    C’est la fin, le voyage se termine, les portes du temps se ferment une à une; j’aimerais tant rester de l’autre coté mais il est trop tard, passé minuit, le royaume de « Brigadoon » disparaît, mais je sais comment rejoindre mon doux prince au pays oublié;il me semble avoir enfin trouver les clefs de son monde…Je pense à ce film de Marcel Carné « Juliette ou la clef des songes » oui ,j’ai enfin trouvé ma « clef des songes »,je me suis promise de retourner certains soirs dans ce pays de l’oubli dont le réveil m’extrait…J’entends encore le sifflement lointain du chevalier,le murmure des dernières notes sur « Amour n’est pas querelle »qui s’égrènent pour enfin disparaître dans la brume; cette brume qui happe, qui aspire toute vie et tous les reves .Le cor d’un Roland de Roncevaux avant sa mise à mort.

    Ma plume s’est mise à glisser sur le papier sans que je puisse la retenir,elle court toujours après le temps. Où est -elle à présent ? Elle aussi a franchi la porte…Je me souviendrai de ce discours amoureux ,au dessus des nuages, entre le chevalier dépenaillé Bergheaud et l’élégant et raffiné Sir Murat.

    « Faut-il etre immortel pour que l’amour survive… »

    PS :

    Pour répondre à Muse, non, je ne tuerais pas ce soir.

    Beau sentiment, belle soirée empreinte de poésie, je resterai quelques jours dans mon cocon pour ne pas quitter cet état d’esprit, j’ai encore voyagé dans le temps, j’ai visité des mondes occultés; j’ai trouvé des livres poussiéreux, des secrets dévoilés, des trésors cachés, j’ai retrouvé mes peurs d’enfant, des contes de fée cruels et un pays de légende où se côtoient dragons et licornes…Le réveil risque d’etre un peu brutal, il attendra; avec Mr Jean Louis Murat, le moine soldat, on ne sait plus d’où l’on vient et ce que l’on est….

     

    Fin

    Rhiannon

     

    MERci!

     

    - Quelques jours plus tard, MACON, la cave à musique (mon article)...  

    Voici quelques photos et quelques mots sur la soirée.

    http://www.macon-infos.com/article.php?sid=31550

     

    http://www.macon-infos.com/modules/upload/upload/MURATCAVE.jpg                                                                                           (Photos Michel Pelletier)

        http://www.macon-infos.com/modules/upload/upload/MURATCAVE5.jpg

                                                                                               La deuxième guitare capricieuse qui n'est semble-t-il plus utilisée.

     

     

     

    -   Et on passe à TOULOUSE, connexion.

    Texte sur le blog d'un nouveau "camarade" trouvé sur FB, et il a été emballé par la soirée.

    http://icitaillac.blogspot.fr/2013/04/concert-jean-louis-murat-toulouse.html

     

    A noter qu'Holden n'était finalement pas présent...

     

     

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    DES PETITS CAMARADES souhaitent louer un gite à Orcival pour le week-end de Koloko. Si vous voulez vous joindre à eux... me contactez  par la zone commentaires ou contact.  

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    Rédigé par Pierrot

    Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...