Publié le 15 Juillet 2015

Eskelina,  blue sued'shoot dans le Vercors

A 16h30, il faisait chaud sur le plateau ce dimanche... et oui, sous un ciel d'un bleu (du Vercors, sans trou), j'ai sué dans mes shoes à l'écoute de la voix suave d'une suédoise.. M'aura-t-on vu dans le Vercors, sans dédain, chanter Blue sued' shoes* pour autant? Une sorte de vent d'autan m'y aura poussé... mais avec l'entorse que je m'étais faite du côté du bec de l'orient, en me désorientant, du côté de Nave, navré, j'ai filé... en boitant... sans même déguster la petite bière locale. Se fouler la cheville, au pays de la foulée blanche, c'est fait.

*blue su'douest shoes, ça marche aussi: elle a vécu à Sarlat.

 

Mais revenons sur nos pas qui étaient alors fringants...

Il est donc question d'ESKELINA, Eskelina Svanstein (c'est sous ce nom en 2010 qu'elle sortait un premier disque, avec de nombreuses chansons en suédois).

Quand j'ai vu sa mention au programme de la première édition du Vercors Musique Festival, je me suis rappelé du billet de Baptiste Vignol qui nous parlait de bonheur à l'écoute de sa voix. Un coup d'oeil et d'oreilles à youtube plus tard et 3 écoutes d'affilée de l'inédit "les cèdres" (session à la radio suisse rts), il était dès lors impératif que je profite de ce petit set gratuit (en première, première, première partie de Yael Naim... croisée dans les rues d'Autrans, en famille). Surtout que c'est une veille connaissance qui a enregistré son album: Monsieur Stéphane PRIN...dont l'inter-ViOUS ET MURAT est un grand souvenir.

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photo Lucie MdBC'est sur la grande pelouse au départ des pistes de ski de fond que le festival est installé, tout près du bourg donc. Les concerts gratuits ont lieu à l'extérieur alors que les grands concerts du soir payants sont sous chapiteau. C'est sympathique même s'il manque un peu d'ombres, les quelques parasols installés s'envolent... Je bataille avec le mien durant le premier concert de chants espagnols (le programmateur est guitariste flamenco), ce qui m'empêche de m'endormir. Dommage qu'on ne puisse pas profiter un peu plus du paysage en regardant la scène posée devant le foyer de ski de fond  (sans parler en toile, de fond,  la déco/pub  peu esthétique - vous le constaterez ci-dessous - y'a deux jours j'étais au Facteur Cheval, on prend vite des habitudes!). Le paysage, c'est les artistes qui en profitent -et ils le disent- : la Montagne, vers Méaudre, face à eux.

Malgré les échos de  menace sur les festivals, les organisateurs locaux ont bénéficié d'un soutien de 100 000 euros par le Spedidam (3/4 du budget. les infos ici) avec un engagement sur 3 années. On comprendra mieux ainsi la déco envahissante. Le bilan: très positif il me semble. Les concerts du soir ont fait le plein, si j'en crois les photos de mon cousin, régional de l'étape. De l'avenir donc, et c'est un événement qu'on n'annule pas par faute de neige, ça... ;.)

Moriarty vendredi m'aurait fin envie (c'est vraiment bien sur scène)... mais j'ai préféré Dominique A au Palais idéal, d'autant qu'ils seront à Fourvière avec Sophie Unger le 30/07.

Je quitte mon parasol, le bras fourbu (de l'avoir retenu)... et casquette et foulard pour me protéger, pantalon de rando crado (oh, la dégaine! C'est râpé pour draguer le fantasme suédois, tant pis), je me range au premier rang... et sort la caméra...  Vous trouverez ci-dessous le set presque complet (manque 2/3 chansons) que j'ai mis 3  jours à charger en hd.

Il y a ceux qui jouent de la guitare sommaire et celle qui joue de la guitare sans cordes.Il y a ceux qui jouent de la guitare sommaire et celle qui joue de la guitare sans cordes.

Il y a ceux qui jouent de la guitare sommaire et celle qui joue de la guitare sans cordes.

Malgré l'après midi un peu vaporeux, le soleil qui la frappait, l'assistance familiale et parfois distraite devant elle, la voix d'Eskelina fait mouche de suite, avec bien sûr, ce fond d'accent charmant... alors quand elle chante, ingénue, qu'elle a dormi dans le lit d'Emilie (vidéo partie 3), on a envie d'être une petite souris ou une femme... tout comme dans la chanson l'amoureuse (partie3), terme associé originalement avec "affreusement"... La voix se prête parfois à un peu de scat (chanson 3) ou à des petits exploits comme sur l'épique les hommes à poil (partie 3), sprint jazz doo-wap... avec les chouettes chœurs des deux accompagnateurs d'Eskelina : le compositeur et guitariste de Christophe Bastien (Debout sur le zinc) et la classieuse Nolwenn Leizour à la contrebasse et aux choeurs (très beau sur Entre les lignes -partie 2). On pense du coup à peu à Zaz, désolé!, aussi du fait du parcours personnel (démagogie en moins - je dis ça pour faire plaisir à Murat). Idem sur Ambassadeur, mais avec une voix en légèreté. Tout cela est très fidèle au disque, épuré (on connait le talent de Stéphane Prin pour enregistrer les voix...).

On a droit à de très belles ballades folk : Milan (partie1) , Entre les lignes et celle que j'attendais le cèdre (partie 4) ... Dans la même veine, Désordre fait dans la chanson militante 70's... et maman (partie 4), dans le très grand classique (comme "Doucement" sur le disque qu'on n'imagine chanter par Piaf), et encore "des jours meilleurs"(titre sous réserve) (partie2)... Notons aussi la charmante chanson en suédois de son premier album où elle invite le public à chanter dans la langue (partie 2).

Eskelina nous a proposé un beau voyage démarrant par une chanson de départ La valise rose... et nous proposant pour finir je reviens... Est-ce pour autant qu'on a fait le tour de l'artiste? Les textes manquent peut-être d'originalité et les compositions sont très variées, trop?. On sent parfois l'influence de la musique de rue/ scène française (l'auteur est Florent Vintrigner de la Rue ketanou et le compositeur, celui de Debout sur le zinc, je l'ai déjà dit, vous suivez?), puis des influences plus jazz ou folk. La collaboration semble fructueuse et Bastien est très bon à la guitare mais, même si Eskelina a participé à l'écriture et à la musique sur ce disque (cf l'interview de MANDOR), on attend peut-être qu'elle imprime pour de bon son univers. Son premier disque et notamment sa très belle chanson Quelqu'un comme toi (partie1) ou sa chanson en suédois (partie2) montrent qu'elle en est capable (ceci dit je n'aurais rien contre qu'elle prête sa voix aux mots de Bergheaud sur fond d'ambiance jazzy et blues).

On retrouvera ESKELINA en première partie de CALI à l'automne.

 

  • SITE OFFICIEL:

http://www.eskelina.com/bio/

  • Vidéos (non répertoriées sur youtube) :

-partie 1: "La valise rose", "au gré du vent"(inédit?) ; chanson 3? et son scat, "Milan" et "Ambassadeur"

 

-partie 2 : Entre les lignes, Och nu, l'inédit? "des jours meilleurs?" (avec un peu de slide)

-partie 3 : "Emilie", "L'Amoureuse", "les hommes à poil" (extrait)

-partie4 : "le cèdre", "maman", "je reviens"

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Juillet 2015

A y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur Cheval
Dominique A m'est-il interdit?
Dominique A m'est-il interdit?

Oui, ça y est enfin... J'ai décroché de Dominique A après le "22 bar", attrapant parfois quelques titres, comme Le courage des oiseaux, et sachez bien que je le vis comme un drame personnel. On n'oublie rien, on vit avec. C'est dur. Surtout dans cette suprématie actuelle du grand A, et qu'on entend à la sortie : "ah, c'est quand même mieux que Murat..."...

Ah, tout de suite, l'autre, hé... et bien, je ne vais pas me lancer dans la comparaison. Et puis d'abord, Dominique A ne veut plus parler de Murat... Il jette l'éponge. Peut-être avait-il fait sa préface (voir l'article Une QUESTION à Dominique A) comme une dernière tentative de conciliation? Le fait est qu'on lui a rapporté le dernier flot d'invectives...lancé au Mythos à Rennes par Murat (qui avait ajouté: "ne le répétez pas!"). J'ai dit (écrit plutôt) à Dominique A, que c'était de sa faute, et que c'était un salaud (parce que je suis un bon fan), lui expliquant que Murat était renvoyé par le Mythos dans une petite salle à la campagne alors que Dom était lui tête d'affiche à Rennes... Trop normal qu'on ait la mor', tro' vénér contre lui...

[note de l'auteur: hé! je rigole, là!! Ma dernière chronique d'un concert au Palais m'a valu mon quart d'heure de gloire, bien malgré moi, avec Biolay et ses fans. Je ne veux pas renouveler l'expérience... ]

Alors, oui, c'était ma première fois, avec un grand chauve... Et j'étais impatient, et j'espérais le choc. Conditions parfaites de soir d'été. Pas besoin de petite laine... mais j'arrive un peu fatigué de ma semaine, ou plutôt de mes nuits trop courtes, même si je suis ravi des petites routes et des coins de campagne vallonné que j'ai découvert entre Beaurepaire et Villefontaine, avec le Pilat à l'horizon, pour une fois que je délaissais les grands axes... C'est d'ailleurs Bashung que l'on écoute en attendant que les 21 heures se pointent... les grandes chansons de Fantaisie Militaire, et j'y prends beaucoup de plaisir... Mettre ça en "première partie", c'est un peu risqué. Je discute aussi avec deux amateurs de Murat, qui gardent un grand souvenir du passage de celui-ci ici même le 25 juillet 2009. Depuis, j'y ai vu également Biolay donc, et également Florent Marchet.

Et c'est parti pour la découverte...

Je ne veux pas détailler le concert, je ne connais pas suffisamment. Mes premières impressions sont bonnes sur les deux trois premiers titres. Le son est très fort, et la basse et la batterie envoient du lourd. Je pense m'y habituer, mais l'impression persiste, même si je ne fouille pas au fond de mon sac me chercher un céleri-branche pour me le caler au fond des esgourdes (ou bien un bout de kleenex). Il y a une bonne poignée d'enfants dans l'assistance, sans bouchons... Ce n'est pas sérieux, les gars.

Je reconnais quelques titres d'Eleor, Vers les Lueurs, un ou deux plus anciens, mais c'est tout. J'adore la version très énergique du Courage des oiseaux, joué lors des deux longs rappels. Elle se termine par une longue partie musicale où ça se déchaine. Un autre titre du même style avait précédé quelques chansons auparavant, et c'était également très bon. Dominique A apparait alors un peu électrisé, prise avec des secousses. Au final de l'horizon également. L'ensemble est plus rock que je ne l'aurais imaginé. Le bassiste Jeff est très bon, et fait plaisir à voir, ainsi que le clavier/guitariste. Le synthé ou piano offre quelques respirations orchestrales au milieu des compositions un peu arides de Dominique A... Je passe un bon moment, mais finalement, jamais ne cède totalement. Peut-être que debout? peut-être qu'avec un public qui ne traine pas pour se chauffer... mais mes résistances à cette voix, à cette façon de chanter ne se lèvent pas totalement. ah, mince! zut! crotte! Dans sa quête de renouvellement, peut-être que c'est au niveau du chant qu'il trouvera une voie.... Je pense au cours du concert au terme : "marteler" dans l'impression laissée par la batterie, la voix, et je dirais la "nervosité" du jeux de guitare... Et puis, je ne me laisse pas aller dans les textes "expressifs"de Dominique A, ses petites histoires/évocation ou ce que lui inspire quelques noms (Eleor, ou Central Otago...). Ceci dit, sur 2h15 de concert, je ne peux pas dire que je me suis assoupi, et je pense même que je reviendrai le voir... Il est bon, il est bon, c'est sûr.

Petit regret: j'attendais la chanson MANSET... pour évoquer la poursuite du Facteur Cheval. J'y croyais puisque Dominique a cherché quelques fois à mettre en lien le lieu et ses chansons (tiens, celle-ci, c'est comme si le frère de Ferdinand qui parle, ou tiens, une chanson sur une contemporaine du facteur... mais point de Manset. Faudra attendre ce soir pour entendre du Manset (diffusion sur France inter du concert hommage par Raphaël aux francos).

A y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur ChevalA y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur Cheval
A y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur Cheval

... Ah, quand même... je réécoute avec plaisir, en faisant un petit montage vidéo (sans images),ce que j'ai capté hier... deux vieux titres pour commencer: Retour au calme, et retrouvailles...

Et "le courage des oiseaux" et "l'horizon"

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 8 Juillet 2015

Il y a quelques jours a fleuri sur mon mur fb la photo suivante:

TOUT EST DIT par Bertrand Betsch, et une nouvelle date!

Ce n'était pas la journée de l'amour, du free hugs... mais dans le microcosme microscopique des amateurs de bonne musique dans lequel le réseau social m'a amené, on fêtait l'arrivée du CD bonus offert aux "microcultivateurs" (crowfunding) du nouvel album de BERTRAND BETSCH qui paraitra en 2016 ("la vie apprivoisée"). C'est à croire que j'étais l'ami des "200 familles" qui devenaient possesseur de l'objet.

Et pourquoi j'en parle? Ah, oui, c'est dans le titre...

Et bien, c'est un album de reprises... et le "BB" Toulousain y chante "tout est dit".

 

Bertrand Betsch est le chanteur avec lequel je suis "ami" fb depuis le plus longtemps, on s'est croisé sur la route de Manset et de Florent Marchet, qu'il apprécie beaucoup... Pour Manset, certainement plus que Murat... si bien qu'il n'a pas franchi le pas de le reprendre sur ce disque. Il m'a toutefois dit qu'il y travaillait... pour la scène ou un disque. Un titre déjà repris par un autre ami commun il y a quelques années.

 

Alors, il fallait bien que je pose LA question à Bertrand.. Pourquoi ce titre?

-  "Parce que c'est mon préféré. Texte limpide, mélodie superbe. Pour info je n'aime que la première période de Murat, jusqu'à Dolores. Et encore, seulement certains titres. Après j'ai décroché. Disons qu'après Dolores j'ai décroché car les textes sont devenus obscurs à mes yeux et que musicalement cela me parlait moins. Pour moi son meilleur titre reste "Suicidez-vous le peuple est mort". Pour ce qui est de son travail récent j'ai surtout apprécié certaines chansons de l'album "Bird on a poire" composées par Fred Jimenez. J'adore notamment "Petite luge". Je trouve que Murat a une voix merveilleuse mais que ses chansons ne la mettent peut-être par encore assez en valeur. Sinon j'avoue que le personnage me plaît assez. J'aime les grandes gueules et j'ai en horreur le discours ultra policé adopté par la quasi totalité des artistes. Après il dit parfois des choses irritantes [...]. D'une manière générale je dirais que je suis un amateur occasionnel de Murat. La plupart de ses albums recèlent souvent un ou deux titres que j'aime, le reste n'étant clairement pas pour moi.".

Voilà pourquoi je ne lui ai jamais proposé d'inter-ViOUS ET MURAT...  Le fait est qu'il a peut-être aussi voulu faire plaisir à ses fans... qu'il sait très amateurs de Murat.  Son avis, il le garde d'ailleurs parfois pour lui, par  "peur d'être blessant ou du moins irrévérencieux" envers eux. Le fait est que sur son mur, Bertrand est toujours plus soucieux de partager ses émotions que ses énervements, et c'est bien agréable.

J'ai quand même essayé de creuser son avis sur la production plus récente de Murat:

- je trouve que ce qu'il fait est de qualité. C'est juste que cela ne me touche pas et que je préférerais toujours la simplicité et l'évidence [mélodique] du Lien défait à ce qu'il a pu faire par la suite.  Il connat bien le problème: J'ajouterais qu'un certain nombre de mes fans ne jurent que par mon premier album et que pour eux je ne ferai jamais mieux".

 

La version de Tout est dit de Bertrand est très réussie:  guitare sèche sur débuter pour accompagner sa voix de grand garçon de 15 ans, puis petite guitare électrique douce sur le refrain, et petit son flûtant de synthé, et arrivé de choeurs en "ou ou ou" sur le 2e refrain et sur le reste du titre... et le synthé se fait xylophone pour finir, puisque que quand tout est dit, il faut mettre un point final. 

Je vous fais languir... et ce n'est pas fini: pas d'écoute du titre pour aujourd'hui!

On ne le trouve pas sur le net... mais il est possible de se procurer le CD, dans la limite des stocks (200), en adressant un chèque de 15 euros au label de Bertrand :

LES IMPRUDENCES, L'AUTRE LABEL

3 Rue Aignan Serres

31120 LACROIX FALGARDE

FRANCE

 Le label, outre Bertrand, a signé kiefer et Sébastien Polloni ( de Clermont! Il a travaillé avec G. Cantillon - Kaolin).

Si le disque suscite un engouement, il pourrait  être réédité à une centaine d'exemplaires supplémentaires.

 

CHRONIQUE DU DISQUE par l'ami Sy!,  sur Froggy:

http://www.froggydelight.com/article-16345.html

 

  • LE LIEN EN PLUS :

Un petit visionnage du clip de Sébastien Polloni, tourné à Clermont ("caveau des anges")... parce que décidemment, "on traine et on s'ennuie" dans ses rue..

 

 

 

  • NOTA BENE:

UNE NOUVELLE DATE... pour MURAT .... à MONTMORILLON, près de La Trimouille, et de Brigueil Le Chantre, au dessus de Lathus St-Remy, là où coule la Gartempe, sur la D727A... Vous voyez?

t'ain! Vous êtes nuls en géo. Pour le certif, faudra repasser! C'est dans la Vienne (dans le triangle entre Poitiers et Limoges et Chateauroux).... On se rapproche du sud-ouest... mais toujours pas!

http://www.centre-presse.fr/article-400165-la-mjc-en-fete.html

le 7 octobre, à la MJ... Claude Nougaro. (la veille, les Ogres de Barback).

Samuel, le président de la structure, qui se dit "un mélange de géographe et de paysan" (une définition pas mauvaise pour Murat...), m'a contacté pour en parler, et il est impatient! Il me dit que "Montmorillon est une petite ville assez sympa, centre d'une Cité de l'Ecrit et des métiers du livre et assez facile d'accès malgré tout" (une vingtaine de boutiques dans la cité médiévale, un lieu qui plaira sans doute beaucoup à Murat, en espérant qu'il y trouve de quoi nourrir son inspiration!).

Samuel me dit également : "La venue de Jean-Louis Murat est le concert d'ouverture de notre 50ème saison à la MJC de Montmorillon. Ce sera sa seule date entre Loire et Gironde si je ne me trompe pas".

C'est un événement majeur pour eux. On leur souhaite bonne chance... et bravo d'inviter l'exigeant Murat!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 6 Juillet 2015

Deux dames piano à Fourvière : Cherhal et Sanson, 4 juillet
les sièges vides réservés
les sièges vides réservés

A Blandine.

J'arrive transpirant au théâtre parce que trainer son vélo montée du gourguillon, ce n'était pas une idée parfaite pour mon coeur. Par contre, profiter de la nuit au retour et des reflets de lune sur une saône placide, c'était parfait pour finir la soirée pleine d'étoiles.

Sérieux en main, je refuse le coussin qu'on me propose, décidé à rester debout en fosse... ohhhhhh...... Grrr......Mince!!!!! Des sièges sont disposés devant... Ah, por que miséria!! Me voila renvoyé dans les cordes... Étant seul, je trouve une place correcte autour de la 10e travée, mais voilà trouvé la raison traditionnelle de s'énerver contre ces Nuits de Fourvière, et son carré d'invités... et ses quelques places qui restent vides tout le long du set de Jeanne Cherhal... Sans parler du bruit de fond durant une partie du set : je jette un regard noir de mon oeil tout juste humide d'émotions, à un gars derrière qui discute... ah, vraiment dommage de ne pas être debout devant...

Je ne regrettais pas de ne pas avoir pris de coussin par contre : les gradins de pierre sont brulants et rejettent leur chaleur... Les dames n'osent pas se lever pour ne pas montrer leur derrière trempée par le plastique (le plastique ce n'est pas toujours fantastique pour le derrière). Malgré la canicule, un petit vent souffle et permet ne pas souffrir de la chaleur.

Rapidement, après 20 heures : Jeanne Cherhal... accompagné par un orchestre corde et cuivres du conservatoire de Lyon.

Tenue crème en tissu léger, talons, comme à St-Marcellin (je vous racontais la soirée là)... Costume idéal pour "j'ai faim" qui entame le set. On retrouve les 3 excellents : le grand Saligault à la basse, Hoog à la guitare et Piveteau à la batterie. Ils sont cantonnés côte à côte un peu à l'arrière sur une estrade étroite, ce qui est un peu dommage. L'orchestre est devant eux sur le côté droit... et fait merveille sur ce premier titre.

Sorte de roulement de tambour et de violons, puis quelques notes de piano... avant que Jeanne se lance véritablement dans la longue intro du morceau (2 minutes)... Tempo costaud de Piveteau. Vous avez un court extrait du morceau dans la vidéo en bas de l'article.

L'échappée, qui débute au son lourd de la guitare, avant de retrouver la légèreté du piano, et son sautillant tempo. On retrouve les orchestrations du disque et de la tournée : ce n'est pas parce qu'il y a un orchestre qu'on est dans un set acoustique ou down tempo: on reste dans le rock (et certains dans le public s'en plaindront, c'était trop fort entend-on... Je crie en réponse: "pas assez!"). Sur la partie finale du morceau, les violons font néanmoins merveille

Jeanne explique ensuite son bonheur de revenir à Fourvière 10 ans après, et qui plus est avec un orchestre, et encore plus, en première partie de sa chanteuse préférée. Triple bonheur résumera-t-elle le lendemain sur son fb.

Ensuite, Noxolo, chantée à califourchon sur le siège... Ce n'est pas forcement une chanson qui m'avait marquée et touchée plus que cela auparavant, mais hier... Faille spatio-temporelle: j'ai glissé un court instant en 2008, le conservatoire de Lyon était déjà là et accompagnait le chanteur de "Brandt Rhapsodie", et quelqu'un venait de mourir, et cette personne aurait tant aimé, et pleuré, révoltée, sur cette chanson... Grosse injection d'émotions. Le morceau se termine magnifiquement sur une longue post-face avec l'orchestre qui n'était pas intervenu pour l'instant sur le titre, puis avec quelques larmes de piano.

"5 ou 6 années" nous fait abandonner les "histoires de J" un court instant. Ce petit single balladeur de 2010 est bien agréable... d'autant qu'elle est rythmée par une batterie puissante.

Comme à St-Marcellin, petit mot humoristique pour annoncer "quand c'est non, c'est non"... et bien sûr, c'est bien envoyé... et encore plus quand la chanson reprend de plus belle, dans un sprint fantastique...

Voilà la magnifique composition " L'oreille coupée"... où la voix de Jeanne fait merveille, avec toutes ses variations, une chanson très sansonnienne. Solo de guitare tueur pour rajouter encore une dimension au titre pour finir... ouah ouah ouah... Jeanne cite "le guitare héro"... C'est là que des bonnes dames se plaignent que c'est trop fort... Pfuu...

Jeanne devant la scène, debout monte à cru son "Cheval de feu". Pas de temps mort... Long pont musical... suivi d'un long silence très beau que Jeanne rompt... pour un moment plus doux, et torride. Ah, il est beau ce cheval, comme celui d'Erik Arnaud ou l'attelage en pair de Manset.

On reste dans le torride, chanson de circonstance:

Canicule!! Encore un single (2006 album l'eau). Il s'imposait ce soir. Pour le coup, la batterie l'emporte un peu trop, même si des petits notes de piano joué à l'envers sont rigolotes. Le titre permet surtout à Jeanne d'aller se changer... en laissant le groupe se déchainer, et notamment Piveteau qui lui aussi livre un solo d'enfer de plusieurs minutes. Les oreilles des jeunes violonistes se remettront-ils? Je vous laisse découvrir un extrait dans ma vidéo et les quelques pas de danse de Jeanne dans sa robe dorée, moins bien garnie qu'à St-Marcellin... C'est la même mise en scène que sur la tournée, avec les mêmes propos qui suivent :"c'est du cardio"..

Voilà "le moment cabaret" avec "Les nuits d une demoiselle 2.0" qui remporte un bon succès. Pour moi, il manque une chute un peu plus "puissante" au texte.

On repasse au sérieux et au grand moment avec "le tissu". Jeanne commence seule au piano... On est déjà un peu chiffon sur deux-quatres couplets mais quand les cordes arrivent, délicates, nous voilà fripés, déchirés. Frisson.

Petite présentation des musiciens et remerciement...

Viens ensuite une chanson que je ne connais pas.. c'est 1984. Le titre était offert en bonus sur i-tunes. Apparemment, je l'avais entendue à St-Marcellin... mais elle ne m'a pas marquée. La composition est un peu complexe, et rock, on a encore droit à un beau morceau de bravoure, avec un très long pont musical rock... Sur mon petit enregistrement mp3 tout pourri qui me sert à faire mes comptes-rendus, je perçois à peine la voix de Jeanne (comme sur Canicule). Je crois que ça m'a bien plu au bout du compte.

On termine plus en douceur...avec Finistère. Et ce joli refrain, et encore un passage musical magnifique et puissant... pour repartir sur un couplet en douceur avant un dernier crescendo tout orchestre dehors... C'est une vraie déception,je pense pour tout le monde, de comprendre rapidement qu'il n'y aura pas de rappel, Jeanne s'est très vite éclipsée, ... Ca applaudit très longuement alors que des techniciens sont déjà sur scène pour le changement de plateau... Dure loi des premières parties...

Même si j'ai retrouvé les ingrédients de la soirée de St-Marcellin, revivre un concert comme ça, ça se fait bien deux fois...et bien sûr, même s'il n'était pas omniprésent, l'orchestre du conservatoire magnifiait le tout. Emballé... ce n'est pas pesé... puis qu'il restait encore le plus gros de la soirée... mais j'avais déjà pris une bonne dose.

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Je ne ferai pas aussi long pour commenter le concert de Véronique Sanson. Tout le monde la connait! Gros son (Pontieux à la batterie et un percussionniste déménageur), gros show, production Coullier et programme en papier glacé... mais certainement pas sans coeur. Je m'attendais à une succession de tubes mais dans "ces années américaines", Sanson livre aussi quelques chansons plus rares dans un set de deux heures.

Je cède par moment à la tentation de penser que ce n'est pas avec les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe en voyant Basile Leroux se déplacer difficilement, ou le bassiste portier... mais sans doute, parce que je suis un vieux jeune con... Et puis, j'écoute Basile qui nous sort des sons parfois étonnants de sa guitare, souvent tout en finesse, ou livrant un solo aérien à la Gilmour. Voyez un peu le show de cet orchestre dans mon bout de vidéo... Mais le fait est que je retiens surtout ce qui a succédé à cette tempête, ce rappel majestueux avec Véronique en solo: ma révérence, amoureuse, et Baia... et jouée plutôt dans la soirée: "chanson sur ma drôle de vie"... que je chantais au téléphone dans les années 2000 à une correspondante...

Et si je te pose des questions
Qu'est-ce que tu diras
Et si je te réponds
Qu'est-ce que tu diras
Si on parle d'amour
Qu'est-ce que tu diras

Enfin, voilà, une immense soirée faite de grandes chansons autour desquelles des souvenirs sont attachés... Et Véro semble en parfaite forme, la voix n'a rien perdue. Sa joie est communicative, même si les chansons témoignages et douloureuses se succèdent.

Comme disait Bergheaud, en 76, les syllabes sont "traités comme des notes, ce qui enrichit la langue française d'une souplesse que beaucoup croyait impossible.. elle a développé tout ce qui ne peut pas s'apprendre :le feeling, alors qu'en s'épurant sa voix devenait plus sauvage et sensuelle". La tournée continue sur juillet et cet automne!

Et bien sûr, beau duo avec Jeanne (ci-dessous). Le fait est que j'ai eu du mal à quitter le théâtre...

L'article du progrès:

http://www.leprogres.fr/sortir/2015/07/05/un-concert-exclusivement-feminin

Voici quelques extraits (pas forcement les meilleurs moments), en qualité très moyenne, filmés avec mon téléphone, notamment la bataille de coussins (livrée très tôt, bien avant la fin du concert) sur une séquence musicale digne d'un e-street band ("paranoia")...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 2 Juillet 2015

Matthieu dans ses oeuvres:  Murat, Bergheaud, Freud, la querelle intérieure,nous, l'inconscient est-il conscient?, glissez sur-moi, glissez sur-moi, intentionnalité de l'auteur ou de l'oeuvre... enfin,  je vous laisse découvrir cela!

- Mais qu'est-ce qu'il dit, le Pierrot?

Tout commença il y a près d'un an, à la fin du concert donné par Jean-Louis Murat et The Delano Orchestra à Uriage, près de Grenoble. À proximité de la scène, quelques inconditionnels discutent avec le chanteur et Alexandre Rochon de sujets divers, passant en toute décontraction de Tarkovski à John Galliano. Murat lance alors, sur un air faussement contrarié, qu'il a placé du Freud dans Toboggan et qu'il regrette que personne ne l'ait remarqué.

Freud dans Toboggan:  mystère résolu?

Freud dans Toboggan ? De retour à la maison, l'information trotte dans la tête de plusieurs d'entre nous. Dans son compte rendu, Pierrot affiche un certain scepticisme quant au sérieux de cette révélation et note avec prudence : "après avoir mis du Freud dans Toboggan (CQFD cela dit)". Florence elle aussi se montre dubitative : "A moins que ce soit une farce ??" D'autres amateurs pousseront beaucoup plus avant leurs investigations, traquant les contrepèteries dans "Voodoo simple" ou bien décryptant "Amour n'est pas querelle" comme un dialogue entre le Ça et le Moi. Pour notre part, comme il nous avait semblé que JLM avait bel et bien évoqué une utilisation de la voix de Freud (et non simplement une allusion à ses idées), nous réécouterons attentivement Toboggan et nous arrêterons à cette voix lointaine, à peine audible sous la trompette d'"Amour n'est pas querelle" (vers 1'50''). Freud lui-même ? Peut-être. Sans certitude, nous nous fendrons alors d'un bref commentaire sur ce blog, avant de nous laisser emporter par d'autres sujets de préoccupation – la sortie de Babel approche...

Puis il y eut ce dimanche 28 juin, où l'étonnant attelage Jean-Louis-Sigmund se rappela soudain à notre bon souvenir. Il est 14h00 et nous découvrons l'une des nouvelles émissions de la grille d'été d'Inter, N'est pas fou qui veut, qui s'intéresse à la psychanalyse. Or, dans ce premier numéro consacré aux Impasses de la vie amoureuse [Dénégation de l'auteur de l'article : que nous écoutons par le plus pur des hasards, notre vie amoureuse n'ayant jamais connu d'impasse...], la chance nous sourit via deux petits signes. C'est d'abord un court extrait de la voix de Freud que l'animatrice, Ophélie Vivier, accompagne du commentaire suivant : "Une archive unique". Unique ? Y aurait-il si peu d'enregistrements de l'inventeur de la psychanalyse ? Bizarrement, nous ne nous étions jamais posé la question jusqu'ici. Quelques minutes plus tard, c'est cette fois une voix beaucoup plus familière qui se fait entendre, suivie par cette description de la présentatrice : "Jean-Louis Murat, 'La maladie d'amour', magnifique texte et sublime orchestration". Une désannonce qui nous va droit au cœur et rétablit dans notre esprit la connexion entre Freud et Murat. C'est décidé, il est temps d'élucider cette énigme – anodine certes, mais tout de même.

Freud dans Toboggan:  mystère résolu?

Ophélie Vivier avait raison de parler d'"archive unique", car aussi étonnant que cela puisse paraître, la voix de Freud n'a été enregistrée qu'une seule fois au cours de sa vie. La scène se passe le 7 décembre 1938, la BBC vient interroger le thérapeute chez lui, à Londres, dans le cadre de son émission Celebrities on Radio. Cette séquence dure un peu plus de deux minutes et sera diffusée à la fin du mois, le 27 décembre. À cette époque, Freud a 82 ans, il a quitté l'Autriche depuis peu et vient de subir une énième opération à cause d'un cancer de la gorge qu'il traîne depuis le début des années 20. Moins d'une année plus tard, ne supportant plus la douleur provoquée par une rechute, il demandera à son médecin de lui prescrire une dose mortelle de morphine.
Pour cette intervention sur la radio britannique, le fondateur de la psychanalyse a préparé un texte en anglais qu'il lit au micro. En voici le contenu original, suivi de sa traduction :

"I started my professional activity as a neurologist trying to bring relief to my neurotic patients. Under the influence of an older friend and by my own efforts, I discovered some important new facts about the unconscious in psychic life, the role of instinctual urges, and so on. Out of these findings grew a new science, psycho-analysis, a part of psychology, and a new method of treatment of the neuroses. I had to pay heavily for this bit of good luck. People did not believe in my facts and thought my theories unsavoury. Resistance was strong and unrelenting. In the end I succeeded in acquiring pupils and building up an International Psycho-analytic Association. But the struggle is not yet over."

"J'ai débuté mon activité professionnelle comme neurologue en essayant d'apporter du soulagement à mes patients névrosés. Sous l'influence d'un ami plus âgé et grâce à mes propres efforts, j'ai découvert d'importants faits nouveaux sur l'inconscient dans la vie psychique, le rôle des pulsions sexuelles, etc. De ces trouvailles émergea petit à petit une nouvelle science, la psychanalyse, une partie de la psychologie, et une nouvelle méthode de traitement des névroses. J'ai eu à payer lourdement cette part de réussite. Les gens n'ont pas adhéré à mes conclusions et ont trouvé mes théories suspectes. La résistance a été forte et sans répit. À la fin, j'ai gagné en prenant des élèves et en créant une association internationale de Psychanalyse. Mais la lutte n'est pas encore finie." [Traduction personnelle]

On trouve sur internet certains enregistrements qui s'en tiennent là. Mais il y a un hic pour le muratien que nous sommes, par nature jamais satisfait : les bribes de paroles que nous avons distinguées dans "Amour n'est pas querelle" semblent être dites dans une langue aux accents germaniques (faut-il rappeler que le directeur de ce blog vient de passer six mois en Allemagne ?). Alors quoi ? Fausse piste ?
Non, au contraire. Sur la feuille où il a rédigé son texte, Freud termine par cette phrase : "A short sentence in German". Autrement dit, il a dès le départ prévu de conclure son allocution par quelques mots dans sa langue natale. Et en effet, dans l'enregistrement complet de la BBC, on entend bien Freud parler en allemand. Voici donc le son en question, suivi du texte en v.o., puis en v.f.. Le passage en rouge est celui retenu par JLM dans sa chanson :

"Im Alter von zweiundachtzig Jahren verließ ich infolge der deutschen Invasion mein Heim in Wien und kam nach England, wo ich mein Leben in Freiheit zu enden hoffe."

"À l'âge de quatre-vingt-deux ans, j'ai quitté mon domicile à Vienne suite à l'invasion allemande et je suis venu en Angleterre, où j'espère finir ma vie en liberté." [Trad. perso.].

Freud dans Toboggan:  mystère résolu?

C'est donc confirmé, Freud apparaît bien sur Toboggan. Et après, nous dira-t-on ? Après, chaque auditeur reste libre de remettre en branle la machine à analyser, alimentée par ce nouveau combustible. De notre côté, sans prétendre incarner ici un quelconque Surmoi qui briderait les élans interprétatifs des uns et des autres, nous soulignerons seulement à quel point le choix d'utiliser ce discours d'un Freud en exil élargit les significations possibles du mot "querelle", celles-ci allant désormais du conflit intrapsychique entre soi et soi-même (ici, entre Bergheaud et Murat) jusqu'à la grande querelle mondiale qui contraignit Freud au départ, "Im Alter von zweiundachtzig", et provoqua la mort de quelques millions de personnes. Ce parallèle rejoindrait d'ailleurs certaines déclarations faites par le chanteur, par exemple au défunt magazine de Didier Varrod, Serge : "Les artistes frustrés, ça donne Hitler, Mao, Staline, Pol Pot. En un siècle, quatre artistes frustrés, ça a abouti à 100 millions de morts !" Où l'on voit que pour JLM (avec qui l'on n'est évidemment pas obligé d'être d'accord), il peut parfois n'y avoir qu'un petit pas entre un conflit intérieur non-résolu (en l'occurrence entre principe de plaisir et principe de réalité) et une guerre mondiale. "Ne cherche pas querelle", en effet...

Freud dans Toboggan:  mystère résolu?

Mais au-delà des pistes de lecture multiples offertes à l'auditeur, nous retiendrons aussi les circonstances de cette apparition (à nos oreilles) de Freud. En effet, contrairement par exemple à la voix de Genet en ouverture de la version live de "Polly Jean" (relativement facile à identifier) ou à celle de Tarkovski à la fin de "Cheyenne autumn" (indiquée dans le livret), les trois petits mots prononcés par Freud dans "Amour..." étaient extrêmement difficiles à repérer et à sourcer en l'absence d'indication. Et il est finalement assez amusant de constater que c'est le chanteur lui-même qui dut mettre ses fans sur la piste, en leur reprochant presque de n'avoir pas assez décortiqué et étudié chaque seconde de son disque (un psychanalyste aurait d'ailleurs sans doute à dire sur ce "désir de l'autre" ainsi exprimé). Comme si, dans le long dialogue qu'entretient JLM depuis plusieurs décennies maintenant avec ses fans – un échange fait tout à la fois de proximité et de distance –, il avait subitement ressenti le besoin de tester chez ses fidèles l'attention et la qualité d'écoute. "Eh ben quoi, tu n'as même pas remarqué que j'étais allé(e) chez le coiffeur..." Il paraît que ce genre de coquetteries est utilisé de temps à autre pour relancer le désir dans les vieux couples. Alors, que celui qui s'amuse ainsi à essayer de prendre en défaut la vigilance de ses admirateurs se rassure : il est toujours écouté (très) attentivement et passionnément. Même après plus de trente ans...
"Et sinon, Jean-Louis, il est enregistré ce nouvel album ? Non parce que..."

Même un "noble mousquetaire" peut avoir ses névroses...
Même un "noble mousquetaire" peut avoir ses névroses...

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"Dark Tagnan" par Lénaïc Villain et Wandrille.

Retrouvez d'autres dessins de (super-)héros chez leur psy sur le site : http://herossurcanape.tumblr.com/. Et si vous êtes fans, certains des plus drôles ont été édités par Vraoum, notamment Héros sur canapé de Wandrille, paru en 2014.

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Publié le 26 Juin 2015

Y'avait un truc qui se tramait... Je ne savais pas quoi... et c'est ma foi très très sympathique je trouve. Après Alexandre DELANO qui passe à l'eau, les textes pour Morgane IMBEAUD et son "LES SONGES DE LEO", sans oublier le duo avec ROSE, voilà t'y pas que c'est MATTHIEU LOPEZ qui se lance en solo....Seul? Non! Il part en mission armé par the Q des textes troussés : MONSIEUR BERGHEAUD.

On vient de l'apprendre par une nouvelle page fb ouverte il y a quelques heures:

https://www.facebook.com/MattLowBanzai?fref=ts

Pas de grand discours, juste:

"Bonjour à tous,
En gros...j'ai composé des chansons ,Jean-Louis Murat m'a écrit des textes. Je vais les chanter.
Je posterai bientôt sur cette page une chanson ou deux ,et j'aurai quelques dates de concert à vous annoncer.

Merci ."

Et tout de même:

"En géographe élégant de nos affections, Matt Low scrute l'amour au fil de chansons qui se baladent entre chambres et grands espaces, pop de coin du lit et folk océanique.

Une vie s'expose, aux mots qui ne veulent prétendre, d'un mélodiste roué enveloppant son art d'arrangements élégiaques, un violoncelle ici, une batterie impressionniste là, tandis que sa voix a su trouver le lieu de notre âme."

Le bassiste et guitariste Matthieu a accompagné Murat sur BABEL au sein des DELANO, il a joué quelques dates en remplacement de Chris à la basse plus récemment (et au Koloko) et on sentait ainsi que Murat l'aimait bien. Il joue également avec les GARCIAPHONE et NIANDRA LADES. On le retrouve aussi sur le tout premier album des KISSINMAS sorti ce mois-ci (en compagnie de Julien Quinet et Denis Clavaizolle, même s'il ne fait plus partie du groupe).

Pas d'information à ce jour sur une signature et un disque... Bonne chance, Matt Low!! Et vogue la galère de la traversée en solitaire...

la filiation avec Murat :aller se faire photographier dans un  cimetière?

la filiation avec Murat :aller se faire photographier dans un cimetière?

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 24 Juin 2015

3 nouveaux concerts qui tombent, et de l'avalanche.

Vous savez quoi? On n'arrête pas l'actu... Même si j'aimerais encore parler du week-end dernier... C'est la dure réalité du blogueur de l'info en continu... même en soit-disante période creuse (qui porte bien son nom: on en profite pour creuser)!

Générique : tin tin tintintin (images 3 D : la terre, et plongé sur le Sancy)

Bonjour, nous sommes le 24 juin, voici le 1152e journal muratisé.

C'est le 2007 jours de captivité du prisonnier volontaire Pierrot.

Voici les 7 points qui ne seront pas plus développés que ça dans cette édition.

1) Une nouvelle date est tombée il y a quelques jours : NANCY dans le cadre du NANCY JAZZ FESTIVAL (très beau festival semble-t-il).

http://www.touslesfestivals.com/actualite/nancy-jazz-pulsations-la-programmation-complete-170615

L'occasion de recroiser Stéphane Belmondo (depuis Lilith) qui jouera le même soir, mais ailleurs... et aussi une (franco)-japonaise (depuis Enfonce-moi dans l'édifice) : MAIA BAROUH, fille de Pierre chabadabada Barouh, qui assurera la première partie, une chanteuse flûtiste annoncée comme de l'électro roots japonais (elle est semble-t-il connue là-bas).

Mardi 13 octobre - Jean-Louis Murat (Salle Poirel) / Dida, Stephane Belmondo Trio (Manufacture).

http://www.digitick.com/maia-barouh-jean-louis-murat-festival-salle-poirel-nancy-13-octobre-2015-css4-digitick-pg101-ri3242368.html

2) Et encore un autre RENDEZ-VOUS : dans le SUD! Oui! y'en aura pour tout le monde!

Avec le lien que j'ai trouvé, Il faut une dizaine de secondes pour trouver où exactement Murat jouera... Il s'agit en effet d'une structure "Arts vivants en Vaucluse", qui se situe à Avignon et qui gère deux salles dans les environs ! A RASTEAU (Ah, le bon petit vin qui ne rase pas de bonne heure) et à LE THOR, entre Avignon et l'Isle sur La Sorgue. Pour Murat, ça sera donc à LE THOR, et l'auditorium Jean-Moulin. Murat aura eu THOR au moins une fois donc. ouh ouh...

Le 3 octobre.

http://www.auditoriumjeanmoulin.com/?p=5213

Rappel :les autres dates ici

3) Et voilà encore une autre date ce matin... Murat continue son périple dans les villes aux noms improbables : après Le Thor, BRUZ! Le 8 octobre. C'est près de RENNES, et proche de St-Jacques de la lande où il a joué il y a peu... décidément, les Rennais sont gâtés.

http://www.ouest-france.fr/la-saison-2015-2016-du-grand-logis-est-lancee-3505102

Toutes ces dates début octobre laissent indiquer que Murat défendra donc encore BABEL sur scène, et non un nouvel album... même si les inédits seront peut-être au rendez-vous.

4) Un peu de musique, ça nous changera, et ça me fera taire... Beau.

reprise qui figure dans une série US (saison 2)... A quand une BO pareille dans "Plus belle la vie"?

Nick Cave avait déjà enregistré en 2010 une version beaucoup plus trash et âpre de ce titre.  Nick  figurait déjà dans "I'm your fan", avec le titre "tower of song",  aux côtés de Murat qui lui reprenait Avalanche.  Je le rapportais je crois au moment de mon article sur Howe Gelb ou Calexico: pour Murat, cette participation à cet album hommage était une sacrée carte de visite pour lui dans le monde anglo-saxon. 

 

 

 

5) Collègue de bureau : Chamfort

http://www.lepoint.fr/musique/alain-chamfort-il-faut-etre-en-position-desirable-23-06-2015-1939045_38.php

"Oui. Je ne voulais pas aller chez Universal, ni chez Warner, ni chez Sony (rires). Il ne restait pas beaucoup d’alternatives ! Et puis celle de Pias s’est offerte et j’y suis allé. Je souhaitais avoir affaire à un label indépendant, qui n'appartient qu'à celui qui l’a créé. Pias par exemple est assez puissant pour avoir échappé à la mainmise d’une major. Ils sont leur propre distributeur, ce n’est pas un fonds de pension qui va décider de l'avenir de l'artiste. Et puis il y a une détermination artistique, une cohérence chez eux qui me plaît. Ils élargissant un peu en faisant appel à moi, j’ai l’impression d’être plus mainstream que Jean-Louis Murat par exemple. Je pense que je suis l’interprète le plus proche de la variété dans leur label".

 

Ah, ceci explique peut-être le chiffre des ventes d'Alain...

 

6) Le Point ROSE: Très bonne critique de LE TROADEC de OUEST FRANCE... mais la première semaine de vente est un rien décevant : entrée en 47e position! L'avenir dépendra sans doute des diffusions radio pour elle (Pour Biolay, c'est mou aussi: il rentre en 27e position).

http://www.ouest-france.fr/rose-impose-une-si-sensible-ecriture-3500944

"Si vous n'aviez qu'un disque de chansons à acheter cet été, n'hésitez pas. Même Murat a craqué pour Rose.Enfin, on découvre, avec un mélange de surprise et de plaisir, le chant chaleureux de Jean-Louis Murat sur un duo où Rose avoue son égoïsme obligatoire dans l'amour… « J'ai jamais assez de place/pour les douleurs d'en face/Je les laisse s'emmêler/sans jamais m'en mêler… » Ce Pour être deux a tous les atouts d'un tube. Comme le plus doux Selon les jours".

 

 

7) Et une bricole rigolote... Taormina cité sur un article people sur Richarg Gere!

http://www.illustre.ch/people/International/fil-de-linfo/richard-gere-une-nouvelle-copine-de-32-ans

"A Taormina/Je mesure ma peine/A Taormina…/En gabardine/Dieu mesure/A la tasse/Mon chagrin/Sors avec moi/Forge l'éclair/Coupe la mort/A Taormina", chante Jean-Louis Murat. Rien de tout ça pour l'acteur américain Richard Gere qui passe du bon temps en Sicile, sur les plages sauvages de Taormina justement, en compagnie de sa nouvelle petite amie".

... L'auteur ne va pas jusqu'à faire le parallèle  à propos de la différence d'âge (33 ans pour Richard et sa copine).

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 23 Juin 2015

Koloko, le 13e, apporte-bonheur

Et bien, je vous écris d'une journée de pluie. Totale. Vous me direz "il aurait donc pu écrire plus tôt son compte-rendu...". J'ai préféré, entre autres contingences, rester un peu dans l'émotion de la soirée. L'écriture fait dégonfler le soufflé (vous connaissez le sérieux, le sens de la mesure, qui s'imposent aux rédacteurs de ce blog qui veillent à ne pas se laisser troubler par n'importe quelle surplus d' émotions fallacieuses)... mais voilà, ce soir, le devoir m'appelle.

Qui plus est, j'étais bien requinqué par notre comité de rédaction annuel (avec M., correspondant souffre douleur-archiviste -poil à gratter- rat de bibliothèque- mémoire vive et hôte hors-pair hors-catégorie) et comme chaque année, par les témoignages d'amitié et de soutien (merci par exemple à la dame de Besse). Avec l'ensemble de la soirée, ces genres de moment permettent de se rappeler pourquoi on fait ça... et pourquoi il faut aussi en faire un peu plus (il faut dire que je termine ma période "allemande"... sans avoir bouclé aucun des quelques projets pour le blog que j'avais au départ...). On va s'y mettre.

Qu'on se le dise tout de même : je n'ai pas fait les 1800 km exprès... Il fallait que je rentre et c'est vraiment par hasard que c'est justement tombé ce week-end. Oui, le hasard, je vous dis. Et le hasard est heureux.

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Et nous voilà, dès 17 heures donc, devant la coopérative de mai. Au programme pique nique, et petit accompagnement musical: d'abord par la balance de Jean-Louis qui nous prévient que les inédits seront bien là, puis par les deux guitares de Pierre-Emmanuel et David, venus de Picardie, et qui ont bien bossé pour nous proposer un répertoire muratien impressionnant. Les gens se joignent un peu à nous, certains timides regardent de loin. Tout est parfait, si ce n'est Matthieu qui tient absolument à nous faire gouter un fromage... le fromage aux artisons, de Haute-Loire... (je rigole: il était excellent...comme la Plan B et le jus de Gingembre d'Armelle). Un grand merci à lui pour tout.

Et c'est parti dans une petite coopé finalement sold out (on y est malgré tout à l'aise).

Et Alexandre DELANO ouvre la soirée... avec un TDO auquel il manque un violoncelle. Guillaume est pris par ailleurs, paris ailleurs (ça marche bien pour lui).

On découvre l'album EAU plus en détail, juste avant sa parution le lundi suivant (Alex le vendait à l'accueil). Orage et Penélope que nous avons déjà écoutés passent bien. L'ensemble sonne comme une petite musique pop lo-fi, sans les grandes envolées orchestrales des TDO (on a une impression différente à l'écoute du disque, avec une orchestration assez recherchée et variée). L'effet sucré, étouffé de chaleur, comme un après-midi corse, est accentué par les choeurs féminins de Madame, et bien sûr le thème aquatique. Comme lors de précédentes prestations, les réactions négatives se centrent semble-t-il sur la voix d'Alexandre... Celui-ci accepte pourtant en français de se mettre en avant, et esquisse même un petit pas de danse... (le chantier des francos est passé par là... et les conseils de Christophe Mali...).

Alexandre confirme que Murat a joué un rôle initial dans ce passage au français, puisqu'il restait un jour de studio libre lors de l'enregistrement Babel, et que Murat lui a proposé de l'utiliser, mais à condition que ce soit en utilisant le français. C'est en tout cas porteur puisqu'on les a entendu sur Inter dans ALive et qu'une bonne presse semble s'annoncer.

On reparlera peut-être d'EAU après une écoute plus attentive.

http://www.deezer.com/album/10505072

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Après un changement de plateau, et une petite intervention de François AUDIGIER de la coopé, se présente Jean-Louis et le camarade Stéphane (" que serai-je sans toi qui vient à ma rencontre"), ainsi que Mathieu LOPEZ à la basse.

Et petite surprise de la soirée: Jean-Louis va disposer d'une guitare acoustique. 12 cordes.

 

Grand LIEVRE: "Pourquoi j’ai choisi la douze cordes ? Pour des raisons assez pragmatiques. Souvent, en studio, c’est cette guitare que je prenais pour faire découvrir mes chansons aux musiciens, qui trouvaient son acoustique beaucoup plus sonore que celle d’une six cordes. J’ai donc pris l’habitude de me servir de la douze et j’ai commencé à enregistrer avec. Au bout de deux ou trois chansons, j’ai eu envie de continuer. Et j’ai tout fait à la douze, sauf sur un titre ou deux où j’ai pris la six. La douze, en fait, au départ, c’est une histoire de commodité pour communiquer avec les musiciens. J’arrivais en face d’eux et je leur chantais mes trucs en m’accompagnant de cette douze qui est très musicale et qui envoie beaucoup de son. C’est une Takamine de première génération que j’ai ramenée de Tucson, lorsque j’ai travaillé là-bas avec les Calexico. C’est John qui l’a choisie pour moi".

 

Malgré Toboggan et sa guitare nylon, c'est depuis TRISTAN qu'on ne l'avait pas vu ainsi sur scène. Avec l'harmonica pour débuter le premier titre noté "Fidèle à...[ton âme]". Bon, pas de doute, c'est du Murat (faudrait compter combien de fois j'ai écrit ça sur un compte-rendu). Ce n'est pas parce qu'on joue de la sèche que c'est Maxime Leforestier ou les Innocents. Ça reste aride et blues... et Murat parle encore d'orage... Le titre s'anime néanmoins sur le refrain, avec une batterie bien percutée... là encore: c'est du Murat...

Longue intro, toujours avec l'harmonica.... et ce n'est pas un inédit... mais presque : MAITRESSE. Une chanson figurant sur FACE NORD , Murat LIVE et Sentiment nouveau. Une chanson d'il y a 20 ans donc. J'avoue que sur place, je n'ai pas tilté. Une belle ballade.

Puis, nouvelle chanson... avec Morgane... annoncée. Murat dit qu'il est détendu puisque c'est son dernier concert... Classique. Vanne sur Aznavour ensuite... Du classique je vous dis.

C'est "le GRAND VIVIER DE L'AMOUR", titre qui effraie les poissons. Là encore très longue intro. Morgane joue du piano. " Dans le grand, han, han, han...vivier de l'amour". Là, encore, on n'est pas surpris, et ce n'est pas un gros choc. La guitare est acoustique, mais on a droit au solo tout pareil qu'avec la fender ou presque, et même deux fois qu'une. Le titre est très entrainant, et invite à chanter... "Dans le grand...han... han... han... vivier de l'amour....". Petit single potentiel, mais la version jouée dure 8 minutes...

Murat parle encore un petit peu. On comprend qu'il saute un titre prévu qu'il devait jouer seul... Dommage, dommage. On verra ensuite que ce devait être "Perce neige"...

On n'entend pas tout (faut être devant s'il se met à parler). Il parle d'une nouvelle chanson mais dit qu'elle n'est peut-être pas enregistrée. Il annonce "les crétins d'auvergne"... mais c'est une blague... Il s'agit des "chrétiens d'orient"... chanson sur l'actualité, peut-être polémique, mais pas tant que ça. Murat semble-t-il s'adresse aux djihadistes "européens" : "si tu veux mourir pour Dieu, si tu veux mourir pour lui, où est le châtiment divin... "... C'est assez endiablé. Là encore, ça devrait peut-être se finir à la fender...dans un morceau de bravoure qu'on devine. Le public est conquis.

Et autre vieillerie... Belle surprise: "surnage dans le tourbillon d'un steamer", titre sorti sur le cd "l'au delà" (2002), avec Royal cadet notamment. Chanté en koloko cette année-là. Les TDO se sont joints à l'équipe... pour une superbe version. Le pied... Comme sur le titre précédent, Murat lâche la voix... et derrière, c'est puissant. Un titre au long cours (une dizaine de minutes) comme on les aime... Matthieu nous dira ensuite qu'il soupçonne Alex de lui avoir soufflé l'idée de ce titre...

Deuxième partie d'une quarantaine de minutes... et c'est la remise du chèque. On est dans les 7000 euros je crois. M. CHASTAN explique que cette année, ils n’emmèneront pas les camions eux-mêmes du fait de l'insécurité sur le territoire africain. Contact CLERMAUVERGNE HUMANITAIRE.

Et 3e partie ! Une heure avec Babel...Toujours avec les TDO (sans Guillaume) et Alexandre qui reste à la guitare électrique, Murat toujours avec sa guitare électro-acoustique.

Neige et pluie au Sancy, très réussie.

Long John, avec Morgane qui a un petit raté sur les chœurs du début.

Les Frelons d'asie.

Et je me dis que j'ai du mal à percevoir la différence entre la version jouée ce soir et celle où Murat joue avec sa guitare électrique.... Cela sonne toujours aussi métallique. La différence se joue aussi ce soir dans la chaleur du public qui réagit parfois au cours de chanson.

Murat après quelques propos de remerciement, souhaite dire quelque chose... hésite puis renonce... "je vous dirai après".

C'est "Les Ronces". Toujours bien. Murat évoque finalement après un petit silence Philippe Mallaret, "mon photographe attitré, qui était là l'année dernière".... et qui est décédé accidentellement il y a quelques semaines (J'avais découvert ces photos l'année dernière, mais je ne connaissais pas d'autres photos officielles de Murat par ce photographe).

Philippe Mallaret 2014. Condoléances à ses proches.
Philippe Mallaret 2014. Condoléances à ses proches.

Philippe Mallaret 2014. Condoléances à ses proches.

Voilà Passions tristes... dans une version d'enfer. Ça commençait rapide, mais Murat décide de partir dans une très très longue intro plus douce... Harmonica... Ça reste calme sur les premiers couplets... puis c'est l'arrivée de la trompette dans un long pont musical qui secoue tout ça (petite plantade de texte)... Au deuxième refrain, la 5e, puis la 6e vitesse... Avec une trompette free... Très réussie.

Koloko, le 13e, apporte-bonheurKoloko, le 13e, apporte-bonheur

Et Mujade ribe... Une version un peu étonnante: la longue intro laisse penser qu'on est parti pour 10 minutes... mais Murat fait l'impasse sur 4 couplets! Il a plutôt envie d'aller s'amuser sur LE BLUES DU CYGNE. Clin d'oeil amusé à Alex et son riff... Murat part sur de nombreux "haïe haïe haïe"... et le public applaudit... Bonne ambiance... Murat remercie encore. Il est resté souvent assis sur un tabouret... mais je ne l'ai pas remarqué...

Rappel qu'on nous présente comme une chose improvisée: Murat commence tout seul pour montrer au groupe, puis donne les accords du refrain : ré sol do fa mi la... C'est une nouvelle fois l'inédit Le GRAND VIVIER DE L'AMOUR. Une fois la mise en place faite, Christophe débute une rythmique d'enfer... et c'est parti... Julien trouve un peu de place pour sa trompette. Et ça déchire...

Trois inédits, deux raretés (dommage pour perce neige en moins), et des retrouvailles avec les DELANO un an et demi après le set sur Inter : KOLOKO très bon. Un Jean-Louis en forme, sans plus... qu'on ne verra pas après le concert. Marie Audigier fête sa nomination comme DG du label NAIVE, dont elle avait fait partie quelques années. Elle quitte donc Universal et sa structure de management pour un pari plus risqué...

On se retrouve rapidement sur le trottoir... et on profite du beau temps pour aller se planter au beau milieu de la place du 1er mai, cet endroit malfamé... pour chanter du Murat jusqu'à 3 heures du matin. J'essaye de chanter un peu fort pour faire venir les flics, mais sans succès. Pierre Krause fait la promotion de Murat au petit jeune qui passe et nous écoute gentillement durant quelques minutes. On s'amuse bien aux sons des jolis harmonies de guitares de Pierre-Emmanuel et David... C'est moi qui décide de lever un peu le camp à 3 heures du mat... J'ai des covoitureurs dans ma voiture demain... C'est inexorable: soyons raisonnable (un chouia).

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PS: Flou? Alors que le propos de Murat à Montceau Les Mines (enregistrement prévu quelques jours plus tard) et l'annonce de dates à l'automne laissaient clairement penser à un nouvel album, ce que j'ai allégrement annoncé, les infos glanées par certains (pas par moi, je suis resté dans mon coin) laissent planer le doute : L'épisode BABEL n'est peut-être pas terminé (album live des PIAS NITES?), et il a été évoqué une session d'enregistrement en novembre (Murat a dit au cours de la soirée qu'il ne savait pas si les inédits joués ce soir seraient enregistrés, ce qui va également dans ce sens). Flegme britannique de rigueur donc: Wait and see.

Koloko, le 13e, apporte-bonheur

J'ai un peu hésité... mais voici quelques extraits de notre "after"... Le commentaire de Jean-Louis Bergère ("la voilà la vraie vie des chansons... bravo"), et le like de Manuel Ferrer des A SINGER MUST DIE (concert symphonique du 8 avril à écouter) m'ont un peu convaincu que c'était à partager... Pas pour la qualité artistique (vous vous en rendez compte), mais au moins pour motiver certains à nous rejoindre l'année prochaine dans cette agréable amitié muratienne. Et puis, le noir aidant, on ne reconnait personne... Filmé au téléphone portable.

le traditionnel article du lendemain... afin d'être complet.

le traditionnel article du lendemain... afin d'être complet.

2e PS : J'oubliais le dimanche matin... Concert de la Grande chorale de la Coopé... dans la grande salle pleine (une partie des tribunes était fermée). Je suis arrivé sur la fin.. et j'ai raté "le cri du papillon"...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 16 Juin 2015

De Matthieu, le pieto-chtone de Clermont...   Merci à lui.

Chaque année, à l'approche de mai, le même scénario se répète. Sitôt annoncée la confirmation tant attendue du concert donné par JLM au profit de Clermauvergne (aka Koloko), la communauté muratienne bruisse de rumeurs, interrogations et spéculations en tous genres...

"Hé, j'ai lu sur le forum qu'il allait reprendre 'Regrets' avec Morgane. Si, si, j'te jure."

"Tu crois que Jean-Louis va jouer des titres du nouvel album ? J'aimerais tellemeeeennnt !!!
- Calme-toi, calme-toi, là, tout
doux..."

"Et à la batterie, ce sera lequel : le petit teigneux ou le nounours à gilet ?"

À ces différentes questions existentielles viennent régulièrement s'en ajouter de semblables au sujet du casting... dans la salle, cette fois. Les conjonctures vont alors bon train sur la présence de telle ou tel, chaque membre de la confrérie se voyant désigné par un qualificatif susceptible d'aller de l'affection attendrie jusqu'au mépris exaspéré (selon l'estime portée au membre en question par ses congénères), accompagné d'une indication géographique approximative. Ce qui peut donner, par exemple :

"Et le footeux des corons, tu crois qu'il va encore se taper sept cents bornes pour venir siroter un Coca ?"

Ou bien :

"C'est vrai que notre Sophia Coppola suisse a prévu de venir à cheval ?"

Voire même :

"Non, mais me dis pas qu'on va devoir se faner l'autre guignol de Clermont toute la soirée ?"

Mais ce climat marqué par l'incertitude n'est pas spécifique à Koloko, il est en effet déjà arrivé que l'affiche des concerts de JLM soit entourée d'un léger voile de mystère. La preuve avec cet encart publicitaire paru en novembre 93 dans La Montagne et qui avait tout pour laisser les lecteurs dubitatifs quant à l'identité de l'artiste ouvrant la soirée...

Un mot de l'autochtone pour KOLOKO

Toutefois, depuis hier, grâce au même journal et au travail de fin limier de Julien Dodon, nous en savons désormais un peu plus sur l'affiche de samedi prochain. Au programme sont donc annoncés : Alexandre Delano et son orchestre pour bien démarrer la soirée, suivis d'un JLM en duo guitare-batterie – parce que le violoncelle et la trompette, ça va cinq minutes, mais on est quand même là pour jouer du rock n' roll... –, avant un retour de la formation créatrice de Babel (Morgane Imbeaud incluse) pour un final en beauté. Plus des pompiers, des Rancheros disséminés ça et là et des surprises toujours possibles...

Un mot de l'autochtone pour KOLOKO

Un Koloko, ça se prépare et pas seulement au niveau glacière, alors en attendant samedi, chacun pourra réviser le répertoire du so frenchy Alex Delano en écoutant son passage sur Radio Campus jeudi dernier, à l'occasion des vingt ans de la station. Car en plus d’évoquer ses projets actuels et de partager ses goûts en matière de musique instrumentale, le patron de Kütu Records égraina en solo quelques chansons de son nouvel album, Eau. Les choristes-danseurs du premier rang qui voudraient frimer samedi en montrant à tout le monde qu'ils connaissent déjà les paroles par cœur avant même la sortie du disque peuvent donc s'entraîner en écoutant "Boucle-la" :

http://www.campus-clermont.net/onair/podcast/player/?date=2015-06-11&time=20 (l'émission débute au bout de trois-quatre minutes.)

On remarquera qu'Alexandre Delano, qui a plus d'une tour dans son sac, a su profiter de son passage à l'antenne pour proposer aux auditeurs de Campus un extrait de Babel... la B.O. du film d'Alejandro Iñárritu.

Un mot de l'autochtone pour KOLOKO

Et comme le deuxième clip de l'artiste vient tout juste d'être diffusé, on vous le propose ci-dessous, en y joignant une pensée pour celui qui aurait sûrement apprécié de voir sa chère ville de La Rochelle figurer dans le clip d'un jeune chanteur fraîchement venu à la pop en langue française, Jean-Louis Foulquier :

Une maille à l'endroit, une maille à l'envers...

En découvrant cette vidéo, Jean-Marie Chastan, le célèbre capitaine des pompiers de Clermauvergne, se serait exclamé : "Nous aussi, il nous faut de la maille pour l'assoce !". Car il est temps de le rappeler : Koloko est avant tout un concert caritatif qui permet chaque année de récolter quelques milliers d'euros destinés à financer les prochaines expéditions de Clermauvergne. De l'argent que vous dépenserez pour acheter votre billet ou écluser cinq ou six bières, il sera donc fait bon usage.
Hé oui, tel est Koloko : un concert des Enfoirés + une black session + le bal des pompiers + un apéro géant, le tout en une seule soirée. Vous l'aurez compris : on compte sur vous !

"Non, mais moi, si Matthieu n'est pas là, c'est pas la peine, je viens pas !!!
- Mais il sera là, il sera là, t'inquiète
pas..."

 

P.S. : Vous aussi, les aiguilles vous démangent ? Alors sachez qu'il vous reste quelques jours pour participer au concours de tricot qui vous permettra peut-être de gagner un exemplaire d'Eau. Le réglement ICI.

 

 

PS /   Rappel: Nous serons devant la coopé de bonne heure pour un apé-ro-pique-nique animé musicalement.

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Publié le 15 Juin 2015

Le duo ROSE-Jean-Louis Murat en écoute!

L'album de ROSE "Pink Lady" est sorti aujourd'hui.

On peut donc se procurer et écouter le duo qu'elle interprète avec Jean-Louis. Texte de Rose et musique de Loane. En le découvrant, on comprend bien pourquoi  ROSE aimerait en faire son prochain single. Amusant de découvrir Jean-Louis Murat dans un "autre univers", très variété pop, pas pour autant dépourvu d'émotions. " se dire adieu/ pour être deux"...  avec des Regrets...

 

http://www.deezer.com/album/10194418?autoplay=yes

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS:

 

Un texte de Jarvis PLATINI, le chônteur publié sur fb ce jour:

 

ROBERT SMITH A LA BOURBOULE (sur l'air de "Morrissey à Magaluf")

Tiens je viens de croiser
Robert Smith
à la Bourboule...
Dans une fontaine à jets,
seul anglais
Bien calé sur son boule

Tout en se remuant chafouin
Du bassin il ondule
Afin de soulager, en vain
Un début de pustule
A l’arrière-train

Sur les remparts le soir
En noir, les curistes se marrent
et font la foire

Ou est passe Robert Smith ?
Il est à la Bourboule
Ou est passé Robert Smith ?

Robert Smith tu le sais
Le Dukan,
des deux pieds il le foule
une assiette de pâtes,
des frites, une banane
et un peu de semoule
et roule ma poule

Après avoir ingurgité
de quoi nourrir Séoul (ohoho)
Robert Smith feint de se lever
Mais aussitôt il roule
Bravo bouboule....

Sur les remparts le soir
En noir les curistes se marrent
Et font la foire

Où est passé Robert Smith
Il est à la Bourboule ?
Où est passé Robert Smith
En Cure à la Bourboule....

A la Bourbouuuuuuuule
A la Bourbouuuuuuuule
A la Bourbouuuuuuuule

 

Ci-dessous Murat, sosie de Robert: lipstick compris?

Le duo ROSE-Jean-Louis Murat en écoute!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)