Publié le 11 Janvier 2016

 

Il y avait de quoi avoir les foies pour ma première interview en bugne à bugne: mon invitée du jour, en plus d'être une chanteuse parisienne, que l'on a qualifiée d'underground -elle définit elle-même le projet comme de la "pop protéiforme"-, est 1- une charmante femme, 2- philosophe, auteur et... 3- journaliste: après Philomag, elle signe désormais des articles pour LIBERATION (je n'ai pas eu le temps de lui parler de Mr. Qu'entends-tu de moi-Bayon). Qui plus est, la rencontre se déroulait en backstage du festival Les Belles journées (Bourgoin-Jallieu) en septembre dernier, à 15 mètres derrière de la scène... une heure après son propre set, alors que les Baden Baden finissaient le leur. J'étais un peu étourdi par le champagne, la musique, et le bruit de la pluie comme celui de mon coeur tout aussi battant... Et ce fut malgré tout une rencontre très sympathique et plaisante, comme l’annonçaient les quelques mails échangés en amont.

LA FELINE, alias Agnès Gayraud, m'a conquis avec son dernier disque "Adieu l'enfance". Je vous ai déjà parlé d'elle ici. Elle a accepté avec bon coeur de se plier aux principes de l'Inter-ViOUS ET MURAT, les questions rituelles comme cette recherche de dénominateurs communs entre elle et J.L. Bergheaud... Il faut dire que LA FELINE a choisi dans le texte de présentation (sur son site et pour les concerts) de voir son nom associé à celui de Murat: "Elle évoque Brigitte Fontaine ou Jean-Louis Murat pour l’écriture, Jeannette ou Julee Cruise pour la naïveté sensuelle, Deux ou les Young Marble Giants pour le goût des sons synthétiques minimaux".

Elle est en tournée en ce mois de janvier, pour quelques dates via la Souterraine, et notamment dans le 6-3 (au Baraka à Clermont et à Issoire). Les dates sont à retrouver ci-dessous. 

 

photo: Loïc H. Rechi

photo: Loïc H. Rechi

J'ai proposé ce matin à Agnès de nous parler de David Bowie dont on vient d'apprendre le décès (en attendant son article demain pour Libé):

La mort de David Bowie, c'est une tristesse infinie. Il a compté pour moi dès l'enfance – ma grande sœur avait un grand poster de lui dans sa chambre, elle était fan au dernier degré – « I'm an aligator, I'm à papa-mama coming for you », ces mots de « Moonage Dream » faisaient mon ravissement quand j'étais petite. Et puis ado, la période berlinoise, quelle fascination. Et l'adulte ne peut qu'être touchée, et admirative, de cette voix qui a faibli sans que l'ambition esthétique de Bowie ait été diminuée d'un iota avec ce dernier album qui subjugue tout le monde. J'imagine qu'il faut s'attendre à ce que nous perdions beaucoup de ces génies émergés dans les années soixante dans les quelques années qui viennent. On se demande que va devenir la pop maintenant que tous ceux qui ont fait son plus grand âge de gloire disparaissent. Autre chose sans doute. Mais David Bowie restera, je le crois, quand même : c'est l'avantage de la musique enregistrée, elle conserve la voix des morts, ils continuent de nous parler.

 

- Alors, vous sortez de scène,comment cela s’est passé ce soir, avec ces circonstances météo un peu difficiles ?

La Féline : C'est un peu décevant cette pluie torrentielle, pour un festival en plein air, forcément! Tu es embêté pour les gens sous la flotte. Mais je me suis dit qu’on allait essayer de donner le plus de chaleur possible, en compensation! Je devrais me dire cela à chaque fois, remarque, même quand il ne pleut pas. Mais je pense que le concert s’est bien passé, on était heureux de jouer, on était contents d’être là comme on dit… Je trouve l'expression un peu cliché mais mais je n'en ai pas d'autre!

- Et puis si tu aimes l’univers de Jacques Demy, tu peux trouver un certain charme à la soirée… avec tous ses parapluies….

La Féline : Ah ah, moui, je m’en serai passée…

- Le principe de ce festival « indé pop », ça te parle ? c’est quoi l’indépendance ?

La Féline : L’indépendance, ça a d'abord un sens économique aujourd’hui en France. C’est le fait que l’industrie a pris un coup dans l’aile, et qu’il y a moins de confiance, en général donc beaucoup de gens voués à se développer tous seuls et qui pourtant sont intéressants ; mais parce qu'ils font des choses qui ne peuvent pas séduire immédiatement un très large public, soit parce qu'elles sont plus exigeantes, soit parce qu'elles sont un peu bizarres ou imparfaites aussi... Moi c'est ce que je préfère, l'exigence, la bizzarerie, l'imperfection, mais ce n'est pas ce qui fait du like massif sur Facebook ou sur YouTube. Du coup, l'indépendance, c'est une position de faiblesse, de faiblesse économique parce qu’on n’est pas invités sur tous les festivals ni sur Europe 1, parce qu'on revient moins dans les suggestions de vidéos YouTube. Mais la force de l'indépendance, à un certain moment, c'est de revendiquer cette position de faiblesse, comme une position, non pas subie mais conquérante. Ce moment où tu regardes le top des charts sans envie et où tu es fier de faire autre chose. Même si ce n’est pas ce qui se vend le plus, c’est un certain idéal, l'idéal d’une musique qui est à la recherche d’une certaine beauté plus ou moins fragile. Moi, c’est comme ça que je le vois en tout cas, le moment où on retourne la nécessité en vertu.

- Justement, pour parler d’indépendance et d’exigence, est-ce que la Féline passe en radio ?

La Féline : Je sais que France inter a pas mal passé deux ou trois titres. France Culture m'invite souvent aussi. Didier Varrod, ça fait quelques années qu’il connaît et soutient : ça compte bien sûr, des tas d'autres groupes n’ont pas cette chance. Beaucoup de radios indépendantes aussi (Radio Campus, Autre chose plus FM, Radio Pulsar à Poitiers, on a été énormément soutenu par l'antenne bordelaise de Radio Nova), et puis, un peu partout à travers le monde, CISM au Quebec, je suis même passée à la télé nationale brésilienne, du coup, je crois que la deuxième nationalité de mes fans sur Facebook après français, c'est brésilien! FIP aussi passe un peu toutes les chansons d'Adieu l’enfance, qui n'ont été diffusées nulle part ailleurs : « Le Parfait Etat », « La Ligne d’Horizon », « Zone ». J’aime beaucoup cette souplesse, pourquoi toujours passer le même morceau ? C'est beaucoup plus souple qu'un titre matraqué en rotation. Le matraquage est une vieille technique de l'industrie culturelle : plus tu écoutes une chanson, plus elle a des chances de te plaire, du moins de te rester dans la tête, et c'est le plaisir de la reconnaissance qui te fait penser ensuite que tu l'aimes bien, même si elle te hérissait au départ. C'est très peu musical au fond comme logique : on est dans des zones réflexes de la psycho-acoustique!

- Bon alors, on peut dire « merci Didier Varrod ! » (comme on l’a écrit souvent ici… même s’il est contesté par ailleurs)…

La Féline : Oui, mais moi, je ne lui dois que du bien… alors je ne vais pas le critiquer!

- On va passer aux questions rituelles :

Ton histoire avec Murat ?

La Féline : J’imagine que ma découverte de Murat, c’était avec « Regrets », c'était la variété de l’époque, c’était connu, et j’aimais beaucoup, parce qu’il y a a ce côté ce romantisme noir, qu'on retrouve chez Mylène Farmer. Le Murat que j’aime aujourd’hui est plus «crasseux », c’est celui de Cheyenne Autumn, de « La fin du parcours » dont je te parlais, de quelques titres comme ça, la reprise de Tony Joe White [NDLR: Bobbie Gentry en fait], du Moujik et sa femme. Donc des disques que j’ai découverts plus tardivement, après 20 ans.

Ce que j’aime en tous cas chez Murat, c’est sa façon de chanter et c’est marrant parce qu’on m’a dit que sur certaines chansons, ça faisait penser à une façon de chanter de Murat.Je pense qu’il y a un côté plus doux chez la Féline, mais ça me va, je suis flattée. A mon sens, c’est le seul en France qui arrive à faire un genre de Léonard Cohen en français. C’est-à-dire une forme de folk assez masculin, peut-être un peu à la limite de la misogynie parfois, à la limite de la mauvaise foi  – c'est pas désagréable dans le rock le mauvais esprit – sans être donneur de leçons. Y a un côté mauvaise langue au seuil de l'existence, c’est quelque chose que j’aime beaucoup chez Léonard Cohen : cette façon d’avoir une vision du monde à la fois très désabusée et un peu ironique, sexualisée aussi, mais presque métaphysique. Ce n’est pas du cynisme, c’est au fond très poétique tout en étant très près de choses concrètes qui peuvent être un peu sales, ou un peu sexuelles ou de relations humaines pas très nettes. En fait, j’aime beaucoup ce côté pas net chez JLM. Quand il dit « je vis dans la crasse, je suis dégueulasse et alors ? », sacrée punchline, non? (rires) Et je trouve que le français sonne de manière un peu inhabituelle, parce qu’il a cette élégance littéraire, en fait, c’est ça : ce n’est pas les Béruriers noirs, on sent cette culture littéraire et en même temps ce côté crasseux, et ça c’est rare.

- Merci, et ton album préféré de Murat ?

La Féline : Ah, ça sera quand même Cheyenn Autumn… Sans doute pour l’équilibre parfait entre quelque chose d’assez pop et cette crasse littéraire, mais aussi peut-être parce que je connais moins les disques récents, mon choix est donc biaisé!

- Toi aussi, tu penses qu’il a sorti trop d’albums, tu as arrêté de suivre ?

La Féline : Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il a sorti trop de disques. De fait, il y a une certaine prolixité, mais qui fait partie du personnage et qui est intéressante aussi : ce n’est pas quelqu’un qui sacralise ce qu’il fait, c’est quelqu’un qui fait de la musique, et il en fait sans s’arrêter, et effectivement, j’ai peut-être moins été attentive à ces derniers disques, j’ai plus cristallisé sur certains disques mais ça parle plus de ma façon d'écouter que de sa façon de produire.

- Et tes trois chansons préférées, ça serait ?

La Féline : Mmm, je dirais « Fort Alamo », « La fin du parcours », « Les Hérons »…

- L’as-tu vu en concert ? Quels sentiments, souvenirs ou anecdotes ?

La Féline : Non, jamais vu Murat en concert. J'aime le lire en interview par contre, revoir des séquences télévisées où il fait son dandy d'Auvergne, hyper séducteur et brusque, il me fait toujours marrer. Son franc-parler, sa mauvaise foi, c'est drôle, et rare, et parfois juste aussi.

- Tu perds ta carte de fan alors.. désolé (rires)

Inter-ViOUS ET MURAT- n°19: LA FELINE

- Tu disais tout-à-l'heure qu’on t’avait fait la remarque que ton chant faisait penser à Murat sur un titre, y a-t-il dans ton répertoire un titre inspiré par Murat ou du moins qui te l’évoque ?

La Féline : On me l’a dit à propos de « La Ligne d’horizon », où vraiment le chant paraissait proche, et aussi sur « T’emporter », mais c’est le Murat des débuts je pense, presque new wave.

- Alors, au départ, j’avais prévu une interview par mails, et j’avais prévu une petite torture je dois dire : Baptiste Vignol pour son livre « le top 100 des chansons que l’on devrait tous connaitre par cœur » a demandé à 276 artistes et quelques spécialistes, plus ou moins qualifiés (moi), la question suivante :« pouvez-vous me confier la liste de vos 10 chansons préférées, celles qui vous accompagnent, que vous auriez aimé écrire, enregistrer, peu importe vos critères ? » et je trouvais amusant de vous la poser à mon tour puisque Aline, Robi et Valérie Leulliot, tous présents hier, y ont répondu. Alors, Baptiste proposait d’y consacrer un quart d’heure, c’est peut-être difficile là…

La Féline : Ah, je vais essayer ! Alors… Je mettrais… allons… « Eternelle » de Brigitte Fontaine, je mettrais « Le beau bizarre » de Christophe, (hésitations)... « L’innocence » de Nino Ferrer, « Avant l’enfer » de Dominique A, « Epaule Tattoo »… non ! « Heures indoues » de Daho. J’en ai combien là ? [on n’a pas compté]... « Les gauloises bleues » d’Yves Simon, « La question » de Françoise Hardy… Tout ça c’est un peu vieillot faudrait que je mette des choses plus récentes… Mais ils font partie de mes classiques disons.

- Bon, en fait dans le livre, on voit un peu ceux qui ont voulu faire un clin d’œil à des copains, d’autres qui ont cherché aussi à affirmer quelque chose : Romain Guerret avec des choses assez variété, ou Goldman qui choisit une chanson de GOLD…

La Féline : Y’a un morceau d'Adamo que j’adore aussi : « La nuit ». Je crois que j’en ai 10!

- Pour sortir du français, tiens, j’ai vu que tu adorais « Porque te vas »,c’est un titre que j’apprécie beaucoup aussi.

La Féline : Ah, oui, Jeannette! On ne connaît pratiquement que ça d'elle, mais elle a fait d'autres disques. Je me rappelle avoir entendu une chanson sur son père, assez émouvante. Mais « Porque te vas », c'est vraiment un idéal pop ; l’espagnol est une langue tellement pop, complétement sous-développée en France, on devrait chanter en espagnol parfois aussi! Puisqu’on chante en anglais.

- Mais tu es germanophone, non (pour travailler sur Adorno) ?

La Féline : Un peu, je parle surtout le Adorno! (rires). Par ma mère qui est d'origine andalouse, je suis surtout hispanophone. D’ailleurs, dans le disque que tu viens de prendre, il y a une chanson en espagnol : « Pirópos ».

 

- Aux jeux des petits dénominateurs communs entre toi et Murat, j’ai fait une petite liste : le Japon, Anne Sylvestre…

La Féline : Anne Sylvestre... J’aurais dû mettre parmi mes chansons classiques « Les gens qui doutent ». Et « Sous quelle étoile suis-je né » tiens, ou « Michael » de Michel Polnareff.

- Il y a aussi Baudelaire, Louise Labé, la carte du tendre que vous adorez…

La Féline : Ah, ça ne m’étonne pas que tu me dises que l’on retrouve ça chez Murat. Je ne connais que quelques poèmes de Louise Labé, j'avais un beau volume de ses textes, je dois l'avoir encore quelque part. Ça fait partie de ces livres que tu ouvres une fois, où tu tombes sur un texte qui te bouleverse tellement que tu ne réouvres jamais le livre tout en décidant de le chérir à vie. Il y a ce poème sur les tourments de l'amour extrêmement direct et sensoriel, avec ce vers qui m'est resté « j'ai chaud extrême en endurant froidure »... Et la carte de tendre,  oui, aussi! J'ai un faible pour les cartographies de l'esprit en général, de Freud à Abby Warburg, il y a quelque chose de primitif et de civilisé dans ce geste auquel je crois beaucoup. Comme une intuition un peu naïve, un peu enfantine, mais qui touche bel et bien quelque chose de la vérité. Il l'évoque où Murat la carte du tendre?

- Il la survolait en parachute dans un de ses clips,c’est une référence ancienne du type de celles qu’il adore. Vous aimez par contre les Smiths, la ville et la nuit… ce qui n'est pas le cas de Murat sans doute...

La Féline : … Morrissey, Johnny Marr, bien sûr. Mon adolescence a été bercée par The Queen is dead. « I know it's over » et « Some girls are biger than others », ça forge ton âme d'adolescent(e).

- Le Japon, tu l’aimes surtout pour la Bd (Murat lui ce n’est pas son truc non plus)

La Féline : Oui, j’aime le manga, je dois avoir des goûts plus pop que Jean-Louis… Ozamu Tezuka pour moi, c'est un auteur aussi important que Céline ou Gombrowicz.

- Un autre point commun, ça serait vos origines modestes…

La Féline : Oui… enfin, pas par mon père, mais j’ai été élevée par ma mère, qui était ouvrière, d'origine espagnole, mais elle a toujours beaucoup lu et m'a transmis, sans pour autant être musicienne, une grande sensibilité à la musique.

 

- Alors, justement, ton album s'intitule Adieu l'enfance, un thème cher à Murat qui aime évoquer son enfance, mais lui semble ne pas lui avoir dit adieu, tant dans son œuvre que dans son discours médiatique, en restant dans son pays, en contant le monde paysan… [le set d’H BURNS débute]

La Féline : Oui, mais quand je dis « adieu l’enfance », ça ne veut pas dire que je veuille renoncer à l’enfance, ou à tout ce qui m'en reste, ça voulait simplement dire que, dans cette chanson, je voulais aller au bout du sentiment de tristesse qui me restait de l’enfance. L'enfant, c’est le stade ultime chez Nietzsche, bien sûr que personne ici ne veut renoncer à l'enfant en soi! Mais l’idée de l’album, c’était d'aller au bout d’une émotion, sans faire la dialecticienne justement... parce que l’enfance éternelle, c’est aussi l’enfer, non?

 

 

- Murat aime la philosophie. Dernièrement, il a parlé avec passion de Gunther Anders…Je ne sais pas si tu le connais ?

La Féline : Oui, un peu, il y a ce texte important sur « l’obsolescence de l’homme », c'est un grand critique de la culture allemande du 20e siècle... Mais quand tu connais Adorno, c’est mieux… (Rires) Non, j’exagère… En fait, je ne connais pas beaucoup.

-En tout cas pour Murat, ça a été un coup de foudre, et il fonctionne un peu ainsi :quand il a ce « coup de foudre » pour un auteur, delire l’intégralité de son œuvre (Nietzche par le passé)…Est-ce qu’Adorno sur lequel tu travailles a été aussi « un choc » pour toi ?

La Féline : En tout cas, c’est un auteur sur lequel je travaille depuis maintenant près de dix ans, et je ne m'en lasse pas vraiment. J'ai commencé par son texte le plus métaphysique et le plus difficile Dialectique négative, puis son esthétique, puis sa sociologie qui est un peu empesée de freudo-marxisme, pleine d’exagérations, mais qui, dans sa radicalité, reste assez puissante. En ce moment, je réfléchis sur la pop en rapport avec ses écrits sur la musique légère, c'est passionnant. C'est à la fois un vieux ringard insupportable et en même temps, un genre de mauvais esprit rafraîchissant si je puis dire. Je n'en parlerais pas en terme de coup de foudre… c'est plutôt devenu un genre de compagnon intellectuel démoniaque qui me fait avancer dans la pensée.

 

- Donc sur Adorno, comme un bon cancre que je suis, je suis allé voir la page wikipédia et je suis tombé sur la phrase « Il cherche à comprendre comment certaines structures mentales conduisent à la formation de cette personnalité autoritaire, qui contient potentiellement le germe du fascisme »)… et j’ai pensé de suite à la chanson « Chant Soviet » de Babel sur le fascisme qui sommeille en chacun en nous… Murat aurait-il lu Adorno ?

La Féline : Ça n'est pas impossible, non? En tous cas oui, dans les travaux d'Adorno, il y a cet enjeu là, qui résonne pas mal avec le durcissement identitaire que nous vivons aujourd'hui en France : se demander comment quelque chose comme le nazisme a pu arriver, comment l’Amérique des années 40 n'est pas en reste sur ce qu'Adorno appelle le caractère autoritaire, cette tendance sociale à la soumission aux normes, aussi arbitraires soient-elles, et au désir de punir ceux qui ne s'y soumettent pas. Ça prend parfois un tour exagéré dans la critique du monde démocratique pseudo-libéral dont parle Adorno : quand tu lis La Dialectique de la Raison, c'est presque 1984 de Geroge Orwell, c’est une sorte de dystopie philosophique, sauf que ce n’est pas de la fiction. En tout cas, il y a vraiment chez lui cette volonté de chercher dans les individus les germes qui peuvent à un moment les rendre inhumains et de faire que la philosophie nous préserve de ça, autant que possible, sans non plus s'imaginer que la philosophie a réponse à tout.

- Et toi, est-ce que la philosophie pourrait t’inspirer un titre ?

La Féline : J’ai tendance à séparer… Pour moi la philosophie, c’est un savoir, il y a des auteurs, des thèses, des livres, j’en ai lus certains, mais ça reste une position d’autorité, ou du moins de réflexivité, qui demande du temps, des médiations, ça ne marche pas vraiment avec l'instantanéité des chansons. Alors que quand je fais de la musique, je n’ai pas d’autorité à avoir sur les gens, ni de distance réflexive à mettre en scène, je veux les émouvoir, je ne veux pas leur dire « tu devrais savoir ça » ou même je ne veux pas leur dire « comprenez-moi d’abord après on verra », c’est à moi d’aller vers eux. C’est un donc un chemin tout à fait différent. Il y a quelque chose d’assez viril dans la philosophie pour moi et au contraire, chez moi, l’expérience de la musique est assez féminine (je ne dis pas ça pour genrer les choses spécialement, c'est plutôt une question de pôles, et je me permets tout à fait de circuler entre les deux). Je pense que je cherche une sorte de fusion avec les gens par la musique, pas vraiment la discussion, ni l’autorité doctorale que peut avoir la philosophie…Voilà. C'est marrant parce que je suis en train d’adapter un morceau de Robert Wyatt, « Alliance », qui est un morceau très politique, très donneur de leçons, et j’essaye d’en faire une version française crédible à mes yeux, or, pour ça, il faut que j’aie un discours politique, philosopho-politique et voir comment je suis capable de le chanter. C'est extrêmement difficile! Mais ça rejoint un autre problème qui est le tabou du politique dans la chanson française « de bon goût ». Comme les cinéastes de la Nouvelle Vague qui ne voulaient pas montrer les ouvriers ni les immigrés dans les années 60 – et il y en avait pourtant ! – , la pop issue de Gainsbourg est plus à l'aise dans le détachement que dans l'engagement. Certes, l'engagement dans la chanson française a parfois de bien gros sabots qu'on n'a pas envie de porter... Mais le pur détachement ne me satisfait pas non plus... Il faut trouver autre chose!

- Alors, on va garder Wyatt pour la prochaine interview… parce que Murat l’aime beaucoup, il l’a interviewé pour Télérama, et il aurait gardé le contact. Je reviens au parallèle philo/musique : quand tu enseignes, être sur l’estrade devant des étudiants, ou sur une scène, est-ce que c'est comparable?

La Féline : Ça fait un certain temps que je n’enseigne pas, ou ponctuellement, pour pouvoir faire de la musique, mais oui, il y a une part de show dans les deux cas, c’est sûr. Mais il y a une nette différence entre enseigner les théories des autres et chanter sa chanson. Quand tu chantes ta chanson vraiment, t'es à poil. Alors que parler de Hegel, ça va... Bon, oui, c’est compliqué Hegel, mais, mais si tu fais un cours sur Hegel tu ressens une légitimité incomparable à celle que tu peux ressentir en chantant ta petite chanson. Toi, tu penses que Hegel, c'est génial, fascinant, essentiel. Alors que ta chanson, est-ce que c’est génial ? Est-ce que c’est important? Est-ce que c’est intéressant ? Est-ce justifié que tu montes sur scène et que les gens t’écoutent sous la pluie durant 45 minutes ? Ça, c’est plus difficile.

 

Inter-ViOUS ET MURAT- n°19: LA FELINE

- Comme il est dit dans la chanson de JLM « Murat c’est un héros de cinéma », comme La Féline. Murat allant lui jusqu’à insérer du Ford ou du Tarkovski dans ses titres ou faire un peu l’acteur.Tu es très cinéphile? Partages-tu quelques goûts communs avec Murat ?

La Féline : Ah, oui Tarkovski, Solaris... Ou Ford, La prisonnière du désert, etc. Difficile là aussi de ne pas s'accorder à dire que c'est génial. Mais là aussi la question, c'est qu'est-ce que tu en fais, à l'échelle de ta musique. Pour moi, La Féline de Tourneur a pratiquement constitué une charte esthétique au départ, avec cette idée de quelque chose de mystérieux, qui ne se donne pas tout-à-fait et qui est en même temps relié à des pulsions humaines fondamentales. Le cinéma permet ça, le noir et blanc, une sorte de sobriété absolue pour décrire un volcan. C'est pourquoi c'est pratiquement mon art favori… Non : la musique est plus forte au sens où elle m'émeut davantage, me travaille plus, mais, en terme fantasmatique, le cinéma est au centre.

- Dans le livret de ton album, tu as mis un texte, un récit, qui est une sorte de porte d'entrée à l'esprit des onze chansons. Je n’aime pas forcement ça dans l'idée, Manset avait fait une fois collé à l’album un texte sur chaque chanson et c’était assez catastrophique…

La Féline : Ah oui, Manset, j’aurais dû mettre une de ses chansons dans ma sélection, j’adore).

- On est deux ! Je suis très fan… Pour en revenir à ma question, est-ce que tu ne penses pas qu’il y a une dictature du storytelling pour sortir un album ? Je parle souvent de Burgalat qui disait qu’il avait un album prêt, mais qu’il ne pouvait pas le sortir, parce qu’il n’a rien à en dire. Murat lui est assez fort pour trouver quelque chose, puis dire, oui, c’est pour les journalistes…

La Féline : Oui, il y a une contrainte qui est clairement journalistique, parce qu’il faut «pitcher », il y a cette nécessité de « pitcher », les gens n’ont pas le temps d’écouter les disques. Et pour pouvoir exister en France aujourd’hui, il faut forcement vouloir incarner quelque chose de plus que de la musique. Bon, cela a toujours été un peu le cas, en rock, ce n’est pas nouveau, mais il y a cette part de communication de soi dans laquelle certains musiciens peuvent être très mauvais alors qu’ils sont des génies dans leur art, et c’est révoltant qu'ils restent dans l'ombre.

Pour le texte de l'album « Combinaison absente », j'avais cette histoire, et j’avais cette photo, et il y avait ce côté science-fiction, un côté émouvant, et puis j’ai quand même l’habitude d’écrire des petits textes sur mon blog, et c’est un disque assez littéraire, alors, après tout, je me suis dit : cela fait une entrée et en même temps, c’est un texte autonome, on peut le lire sans écouter le disque. Je n’adhère pas du tout au storytelling comme une contrainte pour sortir un disque, de pitcher comme ça, c’est une sorte de peopleisation du métier de musicien, mais sur ce disque, j’avais l’impression d’un chemin, d’un chemin parcouru pour arriver à ces chansons et il me semblait que pour que le gens soient touchés par elles, il fallait que je leur indique ça.

- Oui, surtout que tu as peut-être mis un peu de temps pour te trouver, folk, électro..

Oui, mais il est possible que j’y revienne d’ailleurs. La petite part eighties des synthés, les boîtes à rythme, c’est la musique de l’enfant que j’étais, c’est la musique que j’aimais entendre à la radio, la musique qui passait. Pour autant, ce n’est pas du tout un disque revivaliste, « Le Parfait état » qui clôt le disque, c’est assez folk, « La ligne d’horizon » pareil, « Dans le doute » il y a une ligne de basse,mais au fond,ce n’est pas un disque de new-wave, ou de revival 80's, ce sont les gens qui n'écoutent pas attentivement qui disent ça. Ce sont des chansons, avant tout, jouées avec les moyens du bord du moment, un synthés JX3P et une boîte à rythme.

Après, oui, j’ai mis quand même du temps, j’ai travaillé avec d’autres musiciens qui étaient très doués, j’étais un peu dans l’attente de leur avis, et au bout d’un moment, eux-mêmes m’ont dit « vas-y arrange tes chansons seule et c’est là qu’une vérité va émerger». Et ça a eu lieu et Xavier Thiry a réalisé le disque avec moi mais en étant totalement à l’écoute. Donc, oui, du temps à se trouver, mais ce n’est jamais fini je pense. Je passe mon temps à chercher, je passe mon temps à trouver. Il n’y a pas un moment où tu arrives à un truc « voilà, c’est super, c’est moi », parce que tu changes, t’interprètes les choses. D’ailleurs, quand j’ai commencé, j’avais une chanson un peufolk qui s’appelait « Mystery train », qui a eu pas mal de succès parce qu’elle est assez immédiate, et un jour en concert, je l’ai chantée, et je n’y croyais pas du tout, j'ai cessé de la chanter. Je la rechanterai peut-être. Peut-être qu’un jour, je ressentirai la même chose avec « Adieu l’enfance », je n’y croirais plus, et il faudra faire autre chose.

- Pour la voix, tu prends des risques, avec un certain lyrisme, et je me demandais tout à l’heure en t’entendant si tu avais pris des cours de chant classique ?

La Féline : Non, par contre, j’ai toujours chanté, enfant… Mais je n’ai jamais pris de cours.

 

- Sur « Rêve de verre » ( que tu chantais tout à l'heure sur scène à capella), on penseà Camille et aussi du fait des « risques » que tu prendssur la voix (notamment sur « Zone »), est-ce une artiste que tu apprécies ?

La Féline : Oui, c’est quelqu’un que je respecte, avec cette audace qu’elle a de miser uniquement sur sa voix. Il y a aussi un certain idéal de l’autonomie du chanteur qui est quelque chose de rare dans la pop. Le chanteur, habituellement, n’est jamais autonome, il est perdu sans son groupe. La variété, qui vénère les chanteurs, c'est aussi beaucoup un art de l'orchestration.

Concernant « Rêve de verre », l’inspiration est un peu plus mystique, médiévale, elle est un peu gothique je dirais, pour employer le bon terme, au sens où c’est une espèce d’innocence mais qui parle de la mort ou de la désillusion, donc quelque chose de très pur qui évoque en même temps la décomposition. Pour moi, il y a cette tension-là.Ce n’est pas juste un jeu vocal.La mélodie, je l’ai enregistrée dans une église, avec un dictaphone. J’ai eu une éducation religieuse, enfant, je reste émue par les chapelles vides, la résonance des lieux de culte.

- Dernier nom sur lequel je voulais t’entendre, c’est Christine and the Queens. Ton côté électro peut l’évoquer, mais c’est aussi par rapport à ses ventes de disques qui ont atteint un niveau phénoménal, on voit de temps en temps les classements et c’est toujours surprenant et déprimant…

La Féline : C’est très bien pour elle, la seule chose qui est regrettable en France c’est qu’on a l’impression que les gens n’achètent qu’un disque par an. Il y a d’autres choses tout aussi valables!

- Alors, on parlait d’indépendance tout à l’heure, peux-tu nous parler de ton label ? J’ai vu qu’il s’agit de celui de Nicolas Comment (fan comme nous de Manset)

La Féline : C’est le label de Marc Collin, qui est une personne très intéressante, très cultivée musicalement et qui est le seul, quand je lui ai présenté le disque, qui était complètement preneur. Alors que jusqu’ici, je n’avais eu soit que des très indés qui ne trouvaient pas ça assez indé, soit des majors qui trouvaient ça trop bizarre. Et lui, il s’est contenté de dire «c’est super ». Voilà, c’est un petit label, il n’y a pas eu énormément de moyens mais le disque a touché plus de gens que ce que j’avais fait jusqu’ici. Et j'ai conservé mon indépendance, Marc ne m’a rien imposé. J’ai fait la pochette que je voulais, le texte que je voulais. Il m’a complétement fait confiance.

- Et Manset, alors ? On peut y revenir…

La Féline : Comme Murat, Manset a aussi ce truc crasseux et mystique à la fois, une part de romantisme mais version réactionnaire disons, avec lequel humainement je pense que j’aurais un peu de mal, mais qui artistiquement, est souvent saisissant. Il peut frôler le ridicule parfois avec son côté côté mégalomaniaque, « Royaume de Siam », « Je suis dieu»… De « Animal on est mal » à « Comme un légo », il y a des dizaines de chansons géniales. C’est vraiment quelqu’un que j’admire beaucoup pour la radicalité de son parti pris, de sa vision du monde, avec cette petite part d’exotisme bizarre, de pessimisme profond. On le compare parfois à Cabrel, mais il y a un fossé énorme, ne serait-ce que pour ce pessimisme absolu, et la vision qu'a Manset de la production, ce n’est pas du tout le même parti-pris… Avec Mondkopf, on a fait une reprise de « Comme un guerrier », on en a fait une première version et on en fait une autre là, pour trouver l'équilibre qu'on cherche. Je ne sais pas si ça plaira à Gérard (rires), mais bon! J’adore ce morceau et justement ça m’intéressait, moi qui vient d’un truc très doux, La Féline, de me risquer à cette chanson qui est à la fois très virile, mais aussi très universelle.

- Alors tes projets à venir ?

La Féline : Déjà, cette collaboration avec Mondkopf, ça va être beaucoup moins «chanson » disons, plus axée sur la texture des sons, plus dense, plus bruitiste aussi. Et puis un nouvel album qui se prépare. J’ai écrit une série de chansons et je pense qu’on va être rejoint pas un batteur sur scène. J’ai envie, après l'album Adieu l’enfance de retrouver un son un peu plus acoustique.

- Tu parlais d’écriture, tu as un blog… et selon l’expression de Murat, est-ce que tu aurais suffisamment de suite dans les idées pour écrire un roman ?

La Féline : Non, clairement, pas un roman. L'écriture d'un roman implique un souffle long. Je vis avec un romancier et je vois bien cet élan qu’il faut. Je suis moi, à la fois comme lecteur et comme auteur, beaucoup plus adepte de la forme brève, et d’ailleurs, la chanson en est une. Dans le blog, j'écris sur mes amis musiciens, ou pour Libé, des chroniques où j'essaie de faire d'analyser ce que j'écoute, plutôt que de dire j'aime ou j'aime pas. La forme longue, à laquelle je me confronte en ce moment, c’est plutôt une forme théorique, une forme philosophique sur l’esthétique de la pop. Mais c'est encore différent.

 

Interview réalisée le 12 septembre 2015 dans le parc des Lilattes à Bourgoin-Jallieu. 40 minutes de discussion. Relecture par A.Gayraud de janvier 2016.  www.surjeanlouismurat.com

 

La deuxième édition du Festival "les Belles journées" aura lieu le 9 et 10 septembre 2016!

 

Les prochains concerts de LA FELINE:

- 14/01,TOULOUSE, Connexion Live, Fête Souterraine w/ Eddy Crampes et Cliché
- 15/01, MONTAUBAN, Nukind Coffee House, Fête Souterraine
- 16/01, CLERMONT, Le Baraka, Fête Souterraine
- 17/01, LE CHAMBON S/ LIGNON, La Gargouille,  Sérénade et lectures souterraines
- 19/01, VALENCE, MISTRAL PALACE
- 21/01, LAVAL, 6PAR4, w/ Bertrand Belin
- 29/01, ISSOIRE, Salle Claude Nougaro

On retrouvera LA FELINE le 15 mars au Tambour à Rennes, et une première partie en solo d'Arman Meliès à l'Ubu le 18 mars.

une phrase en audio de l'interview:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 9 Janvier 2016

Dominique A-nouvel épisode sur "les amours débutants"

Les scénaristes de notre feuilleton au long cours "Dés/amicalement vôtre" qui raconte les relations entre Murat et Dominique A s'étaient endormis en 2016. Après le savoureux épisode de la préface du nantais du livre "coups de tête, celui-ci m'avait promis d'arrêter la série, un peu lassé d'animer l'histoire sans retours.

France inter proposait hier une émission spéciale sur le livre "LA FRANCAISE POP" (dont on a parlé déjà deux fois), un "livre inter" et on évite donc de titiller les deux auteurs. Mais ne boudons pas notre plaisir puisque ce fut l'occasion de réunir un plateau comme on l'aime. En père tutélaire, Dominique A a débuté la soirée... avec 3 reprises. Après un titre d'Yves Simon -dont le directeur artistique était Claude Dejacques-, voici "LES AMOURS DEBUTANTS".

http://www.franceinter.fr/emission-partons-en-live-speciale-pop-francaise-dominique-a-jeanne-cherhalvincent-delerm-florent-mar

J'ai mis sur youtube:

Il ne sera pas évoqué Murat pour autant. Tant pis. (Dans l'intégralité de la soirée en vidéo dispo sur youtube, son rôle fondateur est évoqué à la 47e,  - merci TPE).

 

Le reste des prestations live sont vraiment à écouter... et que des amis, notamment:

Armelle Pioline: en interview ici.

Bastien Lallemant

Albin de la Simone (chronique ici) avec un titre inédit et "mes épaules".

Jeanne Cherhal (inter-ViOUS ET MURAT n°3) en piano solo ("hommes perdus" et "Finistère")

Florent Marchet avec "Courchevel" et son grand classique  (c'est souligné ainsi par Conte ensuite)  "le terrain de sport" (piano + violoncelle). Florent annonce que "Frère animal 2" sortira en octobre chez PIAS, le héros y intégrera un mouvement d'extrême-droite...

Orwell

Et pour finir 3 titres de Vincent Delerm.

 

 

Dominique A-nouvel épisode sur "les amours débutants"

LES LIENS EN PLUS QUI SE BOUSCULENT ET LE TEMPS QUI ME MANQUE

 

Allez, quand même... j'en choisis un parce que c'est urgent:

 

Mathis qui nous avait lui aussi offert une reprise de Murat et avec lequel on avait discuté, en compagnie d'Antonin Lasseur (on en reparlera bientôt), sort son nouvel album, enregistré avec des musiciens français de renom... Il sera en concert au transbordeur le jeudi 21 janvier. 

http://www.transbordeur.fr/agenda-saison-2015-2016/mathis-jeu-21-jan-2016/

Mathis revient avec "Ombres et visages", nouvel album à paraître le 21 janvier, jour du concert.

Après "Centre ville", paru fin 2013, et les 1ères parties des BB Brunes, de Daran, de Nilda Fernandez ou encore de Laurent Lamarca, ce nouveau projet s'inscrit dans la continuité :
relations humaines et  affectives, volonté de résister ou joies du partage avec autrui, autant de thèmes abordés, comme une recherche des valeurs fondatrices de l'existence.

Ce nouveau projet est également né du désir de travailler en collaboration avec des artistes réputés. A la batterie, Christophe Deschamps (Goldman, Souchon, Calogero), aux guitares Philippe Almosnino (Wampas, Biolay) et Yan Péchin (Bashung), aux claviers Jean-Max Méry (Phoenix, -M-), notamment.
Enregistré aux studio de l'Hacienda, à Mikrokosm et à History, et mixé par Marc Guéroult, ce nouvel album marque le point de départ d'une nouvelle aventure scénique pour Mathis.

"Fondamentalement, je suis un citadin. Le bruit des villes, son agitation, ses lumières, ses variations construisent le murmure incessant qui rythme ma musique. De ces tensions naissent des chansons volontaires qui évoquent les relations urbaines : l'incommunicabilité, l'isolement, dans ces grands ensembles où tout se mélange et se disperse à la fois. C'est aussi la possibilité de se réunir, de partager, de ne plus subir mais plutôt d'assumer, de trouver sa place, son identité. C'est dans cette thématique que s'enracinent mes préoccupations. Autour de ces ombres, de ces visages"

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 5 Janvier 2016

Le nouvel album de Jean-Louis Murat annoncé!

"MORITURI" a été annoncé il y a 45 minutes (vers 16h45) sur le facebook de l'artiste.

C'est une petite surprise, on n'attendait pas de nouvelle si vite!

Le nouvel album studio de Jean-Louis Murat « Morituri » sortira en avril chez LE LABEL - [PIAS] France

Inspiré par l’année 2015, l’album a été enregistré à Paris fin novembre par Aymeric Létoquart avec Gael Rakotondrabe, Chris Thomas et
Stéphane Reynaud.

Info wikipédia:

Morituri est un mot latin signifiant "ceux qui vont mourir". Il est utilisé dans la phrase : « Ave Cæsar, morituri te salutant ! » (« Salut César, ceux qui vont mourir te saluent ! »), prononcée par des gladiateurs à l'occasion d'un spectacle de naumachie devant l'empereur Claude.

Il est utilisé dans :

La pochette, vu l'inspiration, semble très réussie.... Difficile de faire plus anxiogène.

Les derniers inédits scène comme "le martyr des Chrétiens d'Orient", "j'ai le cafard"... pouvaient laisser penser à cette thématique.

La pochette est signée Frank LORIOU. J'en profite pour signaler son expo à Clichy, l'occasion de voir une photographie de Murat:

EXPOSITION

PHOTOGRAPHIES DE FRANK LORIOU

AU THÉÂTRE RUTÉBEUF

16-18 ALLÉE LÉON GAMBETTA, CLICHY (92)

(M° Mairie de Clichy)

DU 7 JANVIER AU 11 MARS 2016

vernissage le jeudi 7 janvier à 19h

entrée libre

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 3 Janvier 2016

Une chanson sur Murat et DELPECH is gone

Mardi, je suis tombé sur facebook sur une chanson en hommage à Jean-Louis Murat. Après "en attendant Bergheaud" signée par Fred Signac et celle de Dany des Rues, voici donc une autre titre que je dégotte avec pour sujet Jean-Louis.

La chanson est signée par les Dory4 dont le nom a souvent été cité ici, du fait de la présence de ses membres aux concerts lyonnais de Jean-Louis Murat notamment (ils sont aussi très fans du Voyage de Noz, et avaient organisé un fameuse soirée "tribute" au groupe. D'ailleurs, la vidéo a été tournée lors d'un concert commun avec l'autre groupe de Stéphane Pétrier, les Nellie Olson). Jean-Philippe Fayet l'auteur chanteur est auvergnat, de Thiers, et a donc toute légitimité pour utiliser le terme de Bougnat... Un certain Yann B. était d'ailleurs dans la salle ce soir-là.

Voici un petit texte de présentation du groupe:

"Les dory4, à la base, c’est écrit dessus, ils sont 4… En 2005, ils sortent un album « Sweet Parasite » en autoprod. Dans la foulée, ils parasitent quelques belles scènes lyonnaises : Ninkasi, CCO Villeurbanne, La Marquise, Le Nakamal, Le Citron, La Triperie, Le Blogg Café… Parfois, ils fréquentent même le showbiz : 1ère partie B.Lavilliers à Saillans (26), 1ère partie d’Ange à Oyonnax (01), 1ère partie des Infidèles à Frasnes (25), Beaujol’Rock Festival (69) avec Subway et les Hop La’s, Tremplin Rock de Bassens (73), Festival Les Fous de Joux (69)… En 2012, les Dory passent en duo avec Christof - guitares et Loop station – et Faye – chants et blagues. Changement de cap et de style pour un set plus épuré, décalé avec des clins d’oeils disco, punk, vintage… et intégration de guitarelélé, mélodica et percussions. Et toujours "en français dans le texte" bien sûr. Bref, les bébêtes ont envie de s’amuser et de vous amuser. À consommer en live et sans modération". http://www.concertenappart.com/groupe_651-DORY4.html

Voici la vidéo et le texte ensuite (jolie compilation de mots muratiens) que le chanteur m'a permis de publier:

La complainte de JLM

Fier pays de mes premiers jours

Happe-moi ici sans détour

Tes Monts d’Or seront un écrin

De verdure et de fleur d’airain

Ah dieu m’hiberner à loisir

Engourdi dans mes doux désirs.

Ressentir l’ivresse nature

De partir à ton aventure

Là dans ce monde éperdu

Tel un mendiant qui s’est perdu.

Au plus loin monte le bruit sourd De la chanson du troubadour

Mélancolie mon vieux Jean-Louis

Que de tracas mon cher Murat C

Chante-moi encore une fois

Cette complainte du bougnat

Si je devais manquer de toi

Autant que ce soit ici-bas

Le Quaire me fait les yeux d’Isis

Une caresse au cœur de l’iris

J’entrevois l’eden au hasard

De ces sentiers où je m’égare

Je monte je monte lentement

Pieds nus jusqu’à la Croix Morand

Ah laisser mes mains sur tes hanches

Comme le chantait Adamo

Ah ma mie que mon cœur s’épanche

Pour conquérir Fort Alamo

Mélancolie mon vieux Jean-Louis

Que de tracas mon cher Murat

Chante-moi encore une fois

Cette complainte du bougnat

Noyer mon ennui dans la nuit

Lové dans ton manteau de pluie

Le cours ordinaire de ma vie

Me colle comme un incendie

Spleen ou spliff il n’y a que de l’herbe

Tout ce décor me fout la gerbe

Je file à la ville tout est dit

Langue de bois qui se délit

Du rêve il me faut couper court

J’entends ma Lady qui m’appelle D’Orcival

montent les rappels

De la chanson du troubadour

"©copyright Fayet/dory4/reproduction interdite sans autorisation"

LE LIEN EN MOINS AVEC LE PASSE

 

J'ai appris sa mort hier mais il m'a fallu quelques heures pour me dire que Michel Delpech avait interprété du Murat... avec l'aide de "20 minutes" qui rappelle ce matin que l'album de 97 "le roi de rien" avait été réalisé avec l'aide de Pascal Obispo et de Jean-Louis Murat. Le Figaro cite également Murat.

J'ai  peu écouté sa version de "Cartier-Bresson",  inférieure à celle de Murat (paru sur un CD sorti en édition limitée pour Télérama  la même année, c'était la première pièce de ma collection). Epok n°59 nous rapportait que Delpech avait retenu  cette chanson sur la dizaine que Murat lui avait envoyée... sans préciser qu'il y en avait un 2e titre dans l'album: "c'est à Paris".  L'album n'a pas remporté un vif succès.

Sur "Cartier-Bresson", voici ce que disait Murat à l'Express en 2004: "L'enfance ressort parfois lorsque ce masque tombe, par exemple au cours d'une séance photo. C'est pour cette raison que je ne pose plus, même si les grands photographes me fascinent. J'ai d'ailleurs entretenu une correspondance avec Cartier-Bresson et il m'a inspiré une chanson. Mais je refuse de dévoiler ce visage d'enfant, de livrer ma part d'âme, comme diraient les vieux Indiens. Lorsque je fais des autoportraits, mon âme, je me la restitue ensuite à moi-même".

 

 

 

 

Edit: "En 1997, l’album "Roi de rien" sort dans l’indifférence. Il aura au moins réussi la prouesse de réunir sur un même disque des chansons de ces deux artistes antagonistes que sont Jean-Louis Murat et Pascal Obispo" Obs.par Sophie Delassein. 

Une chanson sur Murat et DELPECH is gone

On se plie tout de même au RITUEL ANNUEL, malgré la mauvaise nouvelle ?

Meilleurs voeux 2016 !

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 29 Décembre 2015

Côté rando, même si le temps s'y prêtait, l'automne fut morne. Voici tout de même quelques photos récentes qui ne relèvent pas de la randonnée, mais de la ballade très courte. J'étais presque sûr d'avoir publié déjà des photos de ces endroits mais non. Il est donc impératif de le faire!

Avec le beau temps, là ou je vis, voir le Mont-Blanc est habituel, du côté de l'intermarché, ou avant la descente de la frette, ou du côté du rondeau, de Charray, ou à la Madonne à Collonge... Et c'est toujours un grand plaisir, dont je ne me lasse pas.

Joyeuses fêtes!

1) à Innimond (Sud-Bugey).

Le Rhône fait une grande boucle vers l'ouest pour l'amener vers Lyon, et cette frontière naturelle entre Savoie, Ain et isère est bien marquée au sud par une ligne de montagnes, où se plait le lynx*, s'élevant à plus de 1000 mètres.

*Je l'ai rencontré une fois!

Une fois les coteaux vineux franchis (récente AOC gorgée de soleil), la route s'élève à travers bois et falaise, et on accède au beau village gaulois, dans son jus, d'Innimond. La route monte encore jusqu'à un point culminant avec un belvédère somptueux.

Du parking, par la droite, on accède en 10 minutes à un point de vue encore plus dégagé et une croix. Par la gauche, et une rude montée assez courte, on peut se promener sur une crête herbeuse magnifique et surprenante par sa longueur, et il est possible de prolonger jusqu'au Mollard du Don (1200 mètres) et revenir à travers bois côté nord.

Au village, les pancartes contre un projet de parc éolien sont partout. Malgré mon amour pour ce lieu, je ne suis pas certain que cela défigurerait le lieu... alors qu'on distingue très bien à l'ouest les fumées de la centrale nucléaire du Bugey

Autre point magnifique du Bugey: Grand colombier

Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Grand Colombier à gauche

Grand Colombier à gauche

Tentainet, Montagne de St-Benoit, d'IZIEU (avec Sa maison), Chartreuse et Vercors au loin.

Tentainet, Montagne de St-Benoit, d'IZIEU (avec Sa maison), Chartreuse et Vercors au loin.

Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
la dent du chat où nous irons ci-dessous

la dent du chat où nous irons ci-dessous

Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré

- Le 28/12 monter au relais de la dent du chat ne devrait guère être possible. 1500 mètres. Du côté Bourget du lac, la route n'est pas interdite. Monter en cette saison avec les arbres dégarnis offre des vues saisissantes et il faut toujours se méfier des cailloux blancs ayant pu roulés sur la route.

La vue sur le lac du Bourget est somptueuse (pour le bleu, préférez le matin) et derrière les Bauges, la Vanoise, le Mont-Blanc, Belledonne et la Chartreuse. Annecy au loin. En 30 minutes, sur la crête, on se rend au Mollard Noir, première dent, très accessible, même si sur place, il convient d'être prudent avec les enfants.

La dent du chat est l’extrémité nord du massif de l'épine, l'autre extrémité, nous l'avons déjà exploré ici ou là.

la grande casse (Vanoise) en arrière plan

la grande casse (Vanoise) en arrière plan

Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
On décolle?

On décolle?

Pas de Gerbier de Jonc, à peine le Pilat qui surnage bien loin

Pas de Gerbier de Jonc, à peine le Pilat qui surnage bien loin

Le lit du rhône a tiré sa couverture de brume sur Yenne.

Le lit du rhône a tiré sa couverture de brume sur Yenne.

le lac de Paladru dans le soleil se distingue dans la brume

le lac de Paladru dans le soleil se distingue dans la brume

Mollard Noir

Mollard Noir

Belle canine
Belle canine

Belle canine

Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Clichés N°27: 50 nuances de Mont-Blanc à mon gré
Croix du Nivolet d'un côté de Chambéry, et Granier de l'autreCroix du Nivolet d'un côté de Chambéry, et Granier de l'autre

Croix du Nivolet d'un côté de Chambéry, et Granier de l'autre

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

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Publié le 23 Décembre 2015

Le clip avec ROSE, et des nouvelles des Babéliens...

1) Le single "Pour être deux" de ROSE avec Jean-Louis Murat a déjà vécu une belle vie en radio, mais ce n'est que maintenant que le véritable clip sort. La vidéo qui avait pour l'instant accompagné le titre était uniquement des images de l'enregistrement studio (pas si mal). Avec Jean-Louis Murat donc. Quelques unes de ces images sont reprises dans le clip, soit via des écrans que les héros regardent ou en projection sur eux. Murat est donc présent dans ce clip, dont le montage nous signifie que la vie est un tourbillon... Une petite séquence parlée entre les deux acteurs Louise Monot et Foëd Amara introduit la séquence et tue tout suspens...

La présence de deux acteurs un peu connu vaut au clip quelques retours médiatiques (notamment sur allociné, MadmoiZelle...)

 

2) des nouvelles des Babeliens....

 

Alors qu'avec la bonne humeur qui me caractérise, le AlwaysLookontheBrightSideofLife style dont je me vêtis, et mon sens des raccourcis aussi, j'avais peut-être un peu dépeint une vie en rose pour les acteurs de Babel, les imaginant surfer sur la vague jusqu'au rivage du succès. Oh yeah.... Mais derrière les paillettes, la promo et les articles sur le net, il y a le marché du disque... Outre que l'on peut "se payer" des cours de guitare avec un "futur grand" pour 15 euros, c'est Alexandre ROCHON-DELANO qui a publié un message douloureux... que vous lirez ci-dessous.

Alexandre fait allusion à des promesse non-tenues... Un acteur lyonnais de la planète musique en septembre m'a dit qu'aux francos, Alexandre était entouré par beaucoup de "professionnels"... et qu'il ne se faisait donc pas de souci pour lui pour la suite (pour l'aventure Alexandre Delano au moins). J'imagine qu'Alexandre en veut peut-être à cet "aéropage". "Que vivent les artistes, les entrepreneurs et acteurs culturels dont tout le monde profite mais dont tout le monde se fout" comme il l'a écrit sur sa page fb.

 

http://kutufolk.com/soutenez-la-couture-bordel-de-m/

"Soutenez la couture bordel de M !
Aujourd’hui, le 15 décembre 2015, le seul poste (occupé à temps partiel et payé au minima sociaux) existant au sein du label vient de disparaître. Kütu Records redevient une activité exercée bénévolement, pour que vous découvriez de chouettes groupes et pour que l’histoire continue.
La faute à qui ?
Au public qui n’achète plus de disques (même cousus), aux fausses promesses (des tourneurs, des gros labels indé, des collectivités).
La faute à nous qui n’avons pas réussi à convaincre assez (faute de moyens ?).
La faute aux institutions publiques qui n’ont pas trouvé judicieux d’apporter un soutien financier à Kütu Records en 2015 (rien, zéro, nada).
L’année prochaine, Kütu Records fêtera 10 années d’existence et plus de trente-mille pochettes cousues.
Pour fêter cet anniversaire dignement, nous avons besoin de vous. Et puisque tout nous pousse à la débrouille et à l’invention perpétuelle de nouveaux moyens pour nous en sortir, nous avons imaginé une campagne de crownfunding à notre façon, qui n’est pas réellement du crownfunding (un système pervers qui favorise encore les intermédiaires) mais plutôt une façon pour vous de nous soutenir et pour nous de vous dire merci.
Pour participer, il suffit de nous acheter quelque chose sur notre boutique en ligne.
Et oui, c’est
tout con.

_ Pour 0 euros, vous soutenez Kütu Records et partagez ce message.
_Pour 5 euros, vous soutenez Kütu Records et découvrez ses nouveaux artistes en achetant le nouveau sampler du label.
_Pour 10 euros, vous soutenez Kütu Records et arborez fièrement le nouveau sac COUDRE du label.
_Pour 12 euros, vous soutenez Kütu Records et un artiste de votre choix en achetant un disque cousu main.
_Pour 15 euros, vous soutenez Kütu Records et un artiste de votre choix en achetant un disque cousu main.Pour 40 euros, vous soutenez Kütu Records et vous recevez le Christmas Pack 2015.
_Pour 500 euros ou plus, vous soutenez Kütu Records et programmez un artiste de votre choix pour un concert des 10 ans de label (pour cela, contactez-nous par
mail)

Merci à vous pour votre fidélité et votre soutien, sans lesquels nous n’aurions pas tenu neuf ans."

Par ici:

http://kutufolk.com/

 

NB: Je ne vous avais pas encore parlé de la boutique de la Kütü: "NE RIEN FAIRE", qui propose des expos, des showcases (les pauses musicales). Apparemment, on ne s'y ennuie pas. Avec les volcans, et Spliff, un autre lieu de diffusion culturel à visiter à Clermont! (à lire un article dans la Montagne)

- on en revient à l'humour? allez... -

Quant au si talentueux Guillaume Bongiraud, que l'on retrouve sur le disque de Morgane Imbeaud, cela ne va pas fort non plus: on vient de le retrouver dans une déchetterie...

Dans la série, on pourra aussi écouter l'autre Leonard Cohen (australo-) clermontois

ou également the Elders sur glace (dans un autre style), avec le fils de Denis...

 

 

LE LIEN EN PLUS DE M toujours Babélien

Je laisse la parole à Matthieu:

 

Davy Sladek, que l'on pouvait entendre à la flûte sur Babel (notamment sur le refrain de "J'ai fréquenté la beauté"), est avant tout l'un des saxophonistes émérites de la scène jazz clermontoise. Il enregistrait ces jours-ci la musique (dont il est le compositeur) d'un documentaire-fiction qui entend parler de la Roumanie et de ses habitants en allant au-delà de quelques clichés malsains. Cela se passait, comme pour Babel, au studio Palissy, chez un certain Denis Clavaizolle. Plus d'informations à propos du film de Daniel Mosser ici : http://www.touscoprod.com/fr/astae.

Photos de Daniel Mosser.

Photos de Daniel Mosser.

LE LIEN EN PLUS DE MOI AFIN D'ETRE COMPLET

 

On sort de Babel... et on remonte à Muragostang, le lien entre Murat et le fils de Pierre Vassiliu auquel le Parisien vient de s'intéresser :

« C'est toujours aussi éclectique, reconnaît-il. Mais c'est aussi ce que j'aime. Passer de Jean-Louis Murat à Hélène Segara, de Miossec à Jenifer. Si j'ai une facilité, c'est celle d'intégrer de nouveaux univers musicaux. »... et également Mylène Farmer.

http://www.leparisien.fr/musique/il-fait-briller-johnny-21-12-2015-5391571.php

 

 

Allez, ce n'est pas tout ça mais je vais m'acheter mon billet pour Neil Young le 15 juin à Lyon... et en tournée en France... 

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Publié le 17 Décembre 2015

Vers l'âge de raison???

Devoir annuel.

J'ouvre la séance, en présence de moi, secrétaire, de re-moi, président, et de relou qui est re-moi, trésorier. La 6° assemblée générale du blog de Pierrot peut se tenir, le quorum d'une personne est atteint, même s'il a été dure de la rassembler en entier ce soir.

- Et M.?

- M. aura les clefs à ma mort! D'ici là, ne confondons pas le comité de rédaction annuel et les 350 millions de mails échangés, avec des instances de décision! Continuons! (note pour plus tard: pensez à surveiller ce qu'il me proposera à boire désormais).

 

Tout le monde s'en fout peut-être mais je continue à respecter mon engagement de vous faire un point complet de l'activité, statistique et morale. Un petit regard en arrière ne fait pas de mal non plus, surtout quand on a tendance à piloter sans rétroviseur, et sans phares... mais pas sans périphrases.

L'année a été assez riche en terme d'actualités muratiennes: les tournées, le travail avec Matt Low, Morgane, ainsi que le Live aux Pias Nites, a permis de vivoter toute l'année... même si on n'a pas atteint la frénésie d'une sortie d'album (89 articles de septembre à nov 2014). Il est vrai aussi que je n'ai pas eu le temps et l'énergie de traiter l'ensemble des dates de concert (surtout sur la 2e partie) afin de dénicher des avis et commentaires pour chaque soir, comme j'avais pu le faire à un moment donné.

Le début d'année, en plus de la promo de babel qui se prolongeait, a été marqué par la préparation de la soirée Livre Unplugged consacrée à Jean-Louis Murat, à Paris, avec les inter-ViOUS de Pierre Krause et Bertrand Louis. Ce fut une très belle soirée, pleines d'émotions musicales, avec la rencontre avec quelques lecteurs (hélas trop peu nombreux à mon goût) et celle d'Olivier Nuc, de Frank Loriou, Marjolaine Piémont... Un grand moment de fierté pour moi, qui m'a donné pleins d'énergie pour... quelques semaines... En effet, les occasions de me gonfler à bloc sont nombreuses (notamment quand je suis invité quelque part, que je reçoive un compliment d'un lecteur, ou un livre ou un disque dans ma boite aux lettres); mais alors qu'il faudrait l'énergie d'un triathlète (avec les différents champs que j'aimerais investir), je crois que je tiens plus du soufflé au fromage confectionné par la ménagère... La preuve par l'exemple : n'avoir pas rendu possible l'interview de Bertrand Belin qui s'offrait à moi. Des hauts et des bas quoi.

A l'époque (décembre/janvier), on attendait encore la sortie du livre de Bataille consacré à Murat... et bien que non-officiel, je m'occupais de suivre cette actualité. Cela a été il me semble la seule "polémique" de l'année à gérer. Cela m'a valu d'échanger quelques mails avec Dominique A... et ça s'était sympA. La suite a été plus compliquée. Dès l'interview de Bataille, on n'avait commencé à se demander. Après avoir fait un article pour corriger quelques éléments du livre, j'ai pris la décision de ne plus partager d'infos autour du livre... J'ai néanmoins un article plus complet presque terminé que je gardais pour les périodes de disette. Le positif: le livre, vu qu'on n'y apprenait que peu de choses, nous a donné envie de retravailler sur des éléments biographiques... TRAVAUX EN COURS.

 

Avec une période à l'étranger qui me donnait du temps pour le blog, je partais aussi en Belgique pour vivre deux concerts de Jean-Louis Murat (Bruxelles, Mons, puis Liège un peu plus tard). De bons moments, avec l'occasion de discuter avec quelques lecteurs et amis facebookiens.

En mars, j'avais l'honneur de vous communiquer un DUO inconnu jusqu'à alors:

Murat avec Marie Myriam.

Et puis, moi qui commençait à patiner sur mes comptes-rendus, le collaborateur Matthieu se décidait à être actif dans le domaine: comptes-rendus du showcase aux Volcans, concert de Vanot, de Murat à Montceau...et plus récemment à Guéret (j'ai été assez content de trouver un titre à la hauteur de l'article et du sujet).

Et nous voila en Mai et c'est le début de l'actualité ROSE et Morgane Imbeaud, avant celle de Matt Low, qui nous occupe encore aujourd'hui... (on a aussi traité un peu d'Alexandre Delano).

Après m'être fait deux excellents concerts (calexico et Giand Sand) qui nous a permis de revenir sur l'époque MUSTANGO, c'était le koloko... une super édition, en concert et en before et en after, avec tous les camarades réunis. On espère une aussi belle édition l'année prochaine.

Avec l'été, je profite de belles soirées avec Dominique A, Eskelina et Sanson et Cherhal . Il nous faut bien ça pour alimenter le blog. Matthieu lui résout une énigme que Murat nous avait énoncé: Freud dans Toboggan.

Bien que je dise souvent le contraire, il faut quand même se résoudre à dire : Matthieu a sacrément bien travaillé cette année.. Merci à lui et à tout ce qu'il nous apporte en terme de richesses muratiennes... et intellectuelles. Bien que le rédacteur en chef le réprimande parfois à ce sujet, je suis fier de pouvoir vous proposer ses textes qui "élèvent le débat". Un grand merci à lui.

Août et septembre ont été marqués par le Festival des Belles journées à Bourgoin, dans lequel j'étais accrédité. Deux belles soirées... et une inter-ViOUS qui est toujours à paraitre.

En octobre, le train train des concerts, des interviews de Murat, et la découverte de deux reportages à la télé belge de 1988 et 1991, une belle archive... Et un peu pris par d'autres choses, je finissais donc l'année en roue libre... en commettant à l'arrache un compte-rendu de mes deux dernières dates de la tournée Babel (Villefranche et Chambéry).

 

Et bien, oui, intéressant de revivre tout ça... J'avais déjà oublié que j'avais fait quelques concerts cette année (après cette automne, où j'ai été casanier).

Que dire d'autres?  Il me semble que je rassemble plus le contenu d'actualité au lieu de multiplier les articles, en essayant de vous proposer un trait d'humour ou un axe original. C'est rendu compliqué par mon peu d'intérêt pour la mise en forme graphique qui reste du bricolage.

Un petit regret : Une  participation dans les "Commentaires" en baisse, comme des mails pour me communiquer des infos ou des comptes-rendus.  On a besoin de vous!

 

Statistiques:

 

- Total depuis la création du blog

305766 visiteurs uniques

593744 pages vues

1.94 vues / visiteur

 

- Sur le classement des blogs TEADS, après la progression spectaculaire en 2014, le blog a atteint la 9e place en janvier 2015 sur le classement musique! Depuis juin, il y a une baisse régulière (jusqu'à la 39e place).

- Facebook: 908 amis... je n'ai plus d'agressivité commerciale pour augmenter ce chiffre... mais j'étais à 783 l'année dernière. J'utilise les groupes de fan pour diffuser les articles, ce qui semble désormais plus efficace.

La page du blog progresse aussi: 277 (188 l'année dernière).

Je suis rarement sur twitter, mais les articles y sont diffusés ce qui génère désormais un peu de flux. 97 abonnés.  PierrotJLM

 

- Publicité: Comme l'année dernière, les revenus couvrent presque la facture d'over-blog (qui a augmenté à 59.88 euros). En décembre 2014, j'ai eu un gain de 47 euros, en octobre, 49 euros.

 

 

Chers 3 membres de cette assemblée, nous soumettons donc au vote ce rapport. Qui est pour? ... Qui est contre? 3 abstentions, allons donc...

En raison des règlements du dit blog, des codicilles notariés ad hominem obladi oblada, on est reparti pour un tour... jusqu'à ce que cela s'arrête!

 

En 2016, un nouvel album de Murat, celui de Matt Low?, l'interview d'une belle chanteuse pop moderne, d'un ACI clermontois...  et quelques surprises sans aucun doute... notamment une nouvelle collaboration clermontoise  de Jean-Louis... avec un inconnu...  ou encore une nouvelle fraîche: le retour du VoYAGE DE NOZ... au transbo le 15/03...

 

Les photos en plus en guise de cadeau de NOEL

Vers l'âge de raison???
Vers l'âge de raison???
Vers l'âge de raison???
Vers l'âge de raison???
89

89

et surtout n'oubliez pas : il vous a à l'oeil...

copyright:  olivier Rocken

copyright: olivier Rocken

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Décembre 2015

En décembre, fais ce qu'il te plait. Tente de trouver un dénominateur commun aux brèves que tu dois communiquer, ou mange de la rhubarbe avec de la salade si ça te dit... mais écoute quand même ce que les autres peuvent te dire, ça peut aider.

une brève sur le nouvel album vous attend dans cet article... Sauras-tu la retrouver?
  • Par exemple, pour tes cadeaux de NOEL, et si tu souhaites aussi pourquoi pas faire des cadeaux qui fait grand ouvrir les yeux d'étonnement l'heureux (avant l'offrande) récipiendaire , tu peux découvrir les conseils de Jean-Louis. C'était dans le livret des concerts de Morgane Imbeaud à l'opéra de Clermont.
Les choix de lui, les choix de elle(s)

Un livre du 17e siècle du père de l'agronomie française (conseillé dans sa première édition, il y en eut 19 au cours de ce siècle-ci), un autre du philosophe qualifié de "vieux sage campagnard" par le Monde, et enfin, un de V.S. Naipaul, prix nobel de littérature 2001, mais qui fut assez polémique (bien qu'apolitique affirmé, il a accusé Blair "à la tête d'un révolution socialiste, de se soumettre à une insupportable culture de la plèbe")... on se dira que Murat reste fidèle à lui-même!

En musique, point de soul...mais du folk et du jazz... inspirations du moment? Le "récurrent" "Rock bottom", mais aussi:

- Erikah Badu en live.

- John Martyn:

Quant au cinéma... point de Tarkovski et de Ford... mais "la soupe aux choux".... Et ce sommet bien-sûr qu'est "The party".

On retrouve dans l'édition de ZAP également les choix de Didier Veillault de la coopé, de Pain Noir, d'Alexandre Rochon-Delano et de Matt Low.

http://myzap.fr/magazines/decembre-2015/

Les choix de lui, les choix de elle(s)
  • Passons aux goûts d'elle... et de lui...

Marie Audigier était invitée cette semaine de l'émission Continent Musiques sur FRANCE CULTURE. On ne saura pas si ses "signatures" sont uniquement liés à ses goûts, son ressenti, ou si elle prend en compte l'idée qu'elle se fait du goût du public... Au vu de son parcours et du travail qu'elle réalise auprès des jeunes artistes, la question... ne mérite pas d'être posée.

Le présentateur a fait des recherches:

- Il fait le lien entre Marie et Federico Pellegrini, l'ex-Little Rabbits également invité: ils figuraient tous les deux il y a 24 ans dans l'album CONTRESENS, (avec JLM également), Marie avec son titre "le Voyage" et les Little Rabbits, pour leur premier enregistrement. C'est une pièce manquante de ma collection, tiens.

- Et fait référence au fait que Marie serait fille du curé de Manglieu (tout près de St-Babel). L'information était donnée par l'Express en juillet 93.

Curieusement, l'actualité de NAIVE dont Marie a pris la direction, n'est pas évoquée.

Elle intervient surtout après la 33e minute. Elle parle de son rôle d'éditeur (pour Ibeyi), et en quoi à consister son travail avec elles, puis de Noiserv et Cascadeur.. et...et... de... Jean-Louis Murat (40e minute). Eh, oui, tiens donc! Le hasard!

Quelques mots sur leur rencontre, puis Marie raconte que Murat aurait été très traqueur lors du concert aux Pias nites... Et... voilà la question qui m'intéresse... grosso modo celle qui m'avait manqué lors de la dernière interview radio de Marie: quel est son rôle? son influence? Est-ce que JL écoute quelqu'un?

En guise de réponse, Marie prend l'exemple tout récent d'une visite au studio où JLM enregistre son album. ... et parle de son étonnement que JL n'enregistre pas les inédits joués lors des concerts... et de ses encouragements à ce qu'il le fasse. Quelques jours plus tard, elle aurait constaté qu'elle a été entendu. 2 ou 3 titres joués dans la dernière tournée ont donc été enregistrés. Marie termine en disant qu'elle ignore s'ils seront ou non sur le disque au bout du compte.

(Gaël ayant photographié un clavier au studio Davout aux dates correspondantes, je me dis que l'album de Murat a peut-être été enregistré là-bas, ce qui serait tout de même étonnant, vu l'état dans lequel Paris le met).

Au vu des propos de Jean-Louis durant les concerts, qui racontait les pressions qu'il subissait pour qu'il enregistre ces titres... on peut se dire que c'est bien plus tôt qu'en studio que Marie a commencé à faire entendre son souhait, ou que L'AUtRE Dame émettait le même avis.

Murat s'est donc fié à leurs goûts... mais avait-il vraiment l'intention de ne pas les enregistrer? Je le vois bien en train de jouer le mauvais garçon qui fait mine de n'en faire qu'à sa tête, qui ne veut pas écouter ses deux Dames ou qui cherche à se faire prier... mais au bout du compte "résigné" à écouter... C'était la séquence "supputation psychologique". Je ne suis pas sûr que ce soit très clair, mais soit...

Je vous mets le lien pour écouter? ou vous me faites confiance? Vous avez raison: mieux vaut écouter... D'autres séquences sont intéressantes.

http://www.franceculture.fr/emission-continent-musiques-marie-audigier-et-moon-gogo-2015-12-04

  • 3e brève: le goût de lui à travers les frontières

Je vous ai déjà parlé du chanteur suisse Marc Aymon qui a enregistré avec M. Fred Jimenez et Stéphane Reynaud. Il tourne en ce moment avec eux!

Dans l'article ci-dessous, vous en saurez plus: c'est à un concert de JLM que le chanteur a fait la connaissance de Stéphane.

https://suississimo.wordpress.com/2015/12/02/marc-aimant/

"On s’est retrouvés plus tard au concert de Murat avec Alexandre et on a vu Stéphane Reynaud, son batteur, ce soir-là… on l’a trouvé super », quelques mois plus tard, j’étais chez Stéphane pour lui parler de mon projet. Ce batteur-là, il est intéressant parce qu’il joue de telle manière. Mon but c’était de lui dire « joues de cette manière-là », pour qu’il se sente libre et en confiance. J’ai besoin de rencontrer les gens, de les sentir, de les voir agir avec les autres… je sais alors à qui j’ai affaire".

  • 4e brève: Mylène Farmer et l'écho de l'égout Staragora

Une petite anecdote concernant une incapacité de Jean-Louis Murat à chanter en place en 1990.

http://www.staragora.com/news/mylene-farmer-tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sans-jamais-oser-le-demander/522054

"Distributrice de bulles : au cours du tournage de l’émission Stars 90, où elle doit faire un duo avec Jean-Louis Murat, les répétitions s’enlisent, le chanteur ne parvenant pas à trouver la note. Pour s’excuser auprès des techniciens qui ont dû faire des heures sup’, Mylène leur a fait parvenir une caisse de champagne !"...

Il y a donc en France des techniciens de télé qui ont gardé un bon souvenir de Jean-Louis, qu'on se le dise!

 

LE LIEN EN PLUS DE GOUT

 

Voici le clip de Matt Low.  Les inrocks en font des tonnes, Pias parle de futur star... et vous? 

 

 

 

réalisateur: Nicolas Despis

Oui, une star est née, la preuve: il eu l'honneur d'être invité du Petit Lait Musical sur radio campus:

http://www.campus-clermont.net/onair/podcast/player/rss/?q=Le%20petit%20lait%20musical%20invite%20Matt%20Low%20%28partie%202%29

Il est bien sûr question de Murat... et il y a un mini-live en solo.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 4 Décembre 2015

Zone de libre expression pour Pierrot dans l'éventualité où il aurait quelque chose de brillant à écrire en préambule de cet article...

- Et comment, je vais la prendre ma zone d'expression! Pour le brillant par contre, faudra peut-être repasser... D'abord, pour te remercier du beau cadeau, cher M, que tu nous offres pour fêter  le 6e anniversaire du blog! Tu m'offres un beau scoop, comme je les aime, et comme j'adore vous les faire partager: des photos inédites datant de 34 ans... et l'objet du délit... délit que je me rappelle avoir commis... Et oui, j'y suis allé aussi d'un MALIK... et de quelques "sarces"... alors que mon acolyte qui a lui persévéré dans le dessin et l'animation s'attelait à un "Ceaușescu" de deux mètres de long... Certains diront que j'ai su rester bête, et grâce à Dieu, on a désormais internet... pour s'exprimer sans dégrader... sauf quelques murs... de facebook.

Pour une fois, la "randonnée" qui suit ne nous conduira pas vers les sommets enneigés qui ont habituellement la part belle dans cette rubrique du blog. Nous ne contemplerons pas le bleu profond des lacs de montagne et aucune marmotte ne pointera ici le bout de son museau. Non, aujourd'hui, notre balade sera urbaine et consistera en une déambulation parmi quelques inscriptions trouvées sur les murs de Clermont-Ferrand et de ses environs, qu'elles datent d'aujourd'hui ou d'hier, viennent de la droite, de la gauche ou d'ailleurs, expriment gravité ou dérision. Une flânerie accomplie avec en tête l'idée de retrouver un graffiti bien précis, devenu indélébile pour la plupart de ceux qui s'intéressent à Jean-Louis Murat. Voici donc Clermont sous les bombes… aérosols.

Les graffitis les plus visibles et nombreux ces temps-ci, sur les murs de la capitale auvergnate, sont aussi les moins créatifs, à savoir les graffitis militants. Souvent élémentaires et très "premier degré", ils portent la marque d'une opiniâtreté propagandiste inspirée par un engagement à la fois rageur et liturgique (où le "No Pasaran" serait un équivalent du "Corpus Christi"). Sur les parois de ce grand Taguistan en constante ébullition, on repérera donc des slogans communistes (tendance maoïste), fascistes (tendance raciste), antifascistes, royalistes ou anarchistes, ces différents courants s’affrontant pour trouver sur les murs une visibilité que l'espace médiatique dominant ne leur concède que difficilement.

"Ni Dieu ni maître !" crient les libertaires, qui politisèrent l'inscription murale dès la fin du XIXème siècle. Des libertaires à ne pas confondre avec les libertins – même si eux aussi, bien entendu, ont droit à leur bout de ciment…

Au-delà de la simple expression d'une position partisane, le graffiti politique se veut souvent revendicatif et vise à déclencher une prise de conscience. Il arrive alors qu'il convoque la figure d'un défunt dans le but d'entretenir sa mémoire, tout en l'érigeant en symbole plus ou moins mobilisateur. Là où les uns célébreront le souvenir d'un théoricien d'extrême droite qui voulut faire de son suicide, en plein cœur de Notre-Dame de Paris, une exhortation au sursaut national, d'autres rappelleront avec une exigence de justice tenace le nom d'un jeune habitant des quartiers populaires, mort lors d'une intervention policière musclée. Les causes défendues pourront être très locales ou beaucoup plus lointaines et les interpellations d'autrefois trouver d'étranges échos dans le présent...

Ce dernier graffiti pourrait paraître exotique au cœur de l'Auvergne, mais il est en fait un proche cousin du très récent "Erdogan fasciste vive le PKK", des indémodables tags pro-palestiniens qui ressurgissent de temps à autre (à Clermont comme dans de nombreuses villes de France) ou des plus anciens "Libérez les prisonniers politiques à Saïgon", "Pologne libre" ou "Assez de sang versé en Espagne", qui égayèrent le paysage urbain local en un temps où il était moins question de mondialisation que d'internationalisme.
Pourtant, il serait injuste de réduire l'art de l'inscription murale à sa seule composante militante. Souvent plus originaux et laissant davantage de place à l'humour, des graffitis non-encartés (mais pas forcément dépolitisés) animent ponctuellement l'espace public, au gré de l'imagination et de l'audace d'auteurs inconnus. Les escarmouches opposant la faucille et le marteau à la croix celtique cèdent alors la place à une littérature empreinte d'absurde, de poésie, de fantaisie, voire d'une certaine dose d'utopie.

Il suffit de parcourir les rues en scrutant les murs pour comprendre que s’intéresser aux graffitis revient à faire l'histoire de leur effacement. Sur de nombreuses façades, l'on devine en effet le passage des entreprises chargées de débarrasser la ville de ces écrits sauvages. Hydrogommage, aérogommage, recouvrement, solubilisation ou décoloration sont quelques unes des techniques utilisées pour lutter contre ce qui n'est plus guère considéré comme de la subversion, mais tout au plus comme une coûteuse pollution visuelle. Dès lors, l'amateur curieux n'a plus qu'à plisser les yeux pour tenter de déchiffrer les spectres d'anciens tags, à solliciter la mémoire de ses aînés ou à se plonger dans les archives de la presse locale pour retrouver la trace d'inscriptions dont la verve reste intacte, tous registres confondus : "Ras-le bol de mourir sa vie !", "Avorter, c'est tuer", "Waterlot = Morne Le Pen", "Supprimons l'armée pour supprimer la guerre", "Drogue en grève, libérez le prix du cannabis", "J'encule Dieu", "Nucléaire = Bébé mongol", "Usine à cancers", "Puisqu'il est temps de réver réveillons-nous", etc. Une bonne occasion de redécouvrir au passage le plaisir enfantin et jubilatoire de l'insulte, lorsqu'elle est gratuite et jetée à la face du passant anonyme, sans discrimination aucune : "Bonne année les connards", "Fesse d’huître", "Marie (03) vous emmerde tous".
Dans cette lutte entre désir (singulier ou groupusculaire) d'expression et volonté (municipale) de salubrité, le sort des graffitis s'avère précaire et soumis à l'arbitraire. La vie ne serait-elle qu'une loterie ? Prenez par exemple cet appel à la libération d'un célèbre dirigeant politique d'extrême gauche. Il remonte vraisemblablement à plus de quarante ans, celui qu'il concerne a quitté sa cellule depuis longtemps, mais il demeure encore bien visible aujourd'hui dans la banlieue clermontoise.

Cet autre tag, couleur rouge sang, n'atteindra pas une telle longévité. Le 4 décembre 1986, plusieurs centaines de milliers de personnes défilèrent à Paris contre le projet de loi Devaquet. Suite au refus exprimé par le gouvernement de retirer son texte, de violents affrontements éclatèrent en fin de soirée, faisant plus de soixante blessés. Parmi eux, le jeune Clermontois Malik, qui se retrouva à la Salpêtrière après une bagarre avec des CRS. Au lendemain de ces accrochages, quelques centaines de personnes défilèrent à Clermont contre la répression policière et en soutien à leur compagnon. Le soir-même, on apprit la mort d'un autre Malik – Malik Oussékine – après son passage à tabac par des policiers. C'est probablement le 5 décembre que fut inscrit ce tag, en référence aux violences survenues la veille. Il restera visible jusqu'à l'été 2014... où une main inconnue estimera nécessaire de lessiver la paroi de ce bâtiment universitaire.

Le sort de cette inscription est plus amusant. À l'origine (dans les années 80), son auteur avait tagué la phrase "Pourquoi pas / Les fleurs bleues", en référence à Raymond Queneau. Mais au fil des ans, plusieurs couches de crépi ont recouvert le "pas" et le "bleues", ne laissant aujourd'hui subsister que cette interrogation incongrue "Pourquoi les fleurs", comme un défi poétique et bucolique à la rationalité financière à l’œuvre de l'autre côté du mur –  celui de la Banque de France, sise à Chamalières.

Un graffiti peut s'avérer provocateur soit par son contenu même, soit par le choix de son emplacement, soit par la conjugaison de ces deux paramètres. L'insolent qui traça celui qui suit sur les murs de l'Hôtel de Ville vers la fin de l'année 1978 devait bien se douter qu'il n'y resterait pas très longtemps… De fait, on ne distingue plus aujourd'hui sur la pierre de Volvic de la rue Philippe-Marcombes que d'infimes traces de peinture blanche. Le mur en question est-il pour autant devenu "plus propre" ?

Si ce graffiti est désormais à peine visible, un spécimen voisin a partiellement survécu – mais ailleurs que sur la pierre. Car pour contrer les assauts cumulés du temps, des travaux et des brigades antigraffitis, les tags peuvent avoir besoin d'aide. Les quelques compilateurs qui les recueillent patiemment avant leur disparition (voir plus bas) jouent en ce sens un rôle précieux, mais la ville de Clermont, au cours de son histoire, connut un "sauveur" d'un autre type.
En 1981, le jeune Jean-Louis Bergheaud devient Jean-Louis Murat et publie son premier 45-tours. Le titre-slogan de ce disque, "Suicidez-vous le peuple est mort", fait alors résonner dans la chanson française de l'époque les échos mêlés du punk (avec son nihilisme et son esprit de dérision féroce) et de l'anarchisme (avec sa critique d'un peuple léthargique).

Et par la grâce de ce morceau encore présent dans la mémoire de quelques uns, il peut arriver, en se promenant place Michel-de-l'Hospital et en s'accordant une halte devant le numéro 8, d'avoir la sensation, à plus de trente ans de distance, par-delà les ravalements successifs, que brille encore, le temps d'un flash hallucinatoire…
À moins que…
Aurait-on respiré les gaz aérosols d'un peu trop près ?

**********

Aux lecteurs intéressés par le sujet des graffitis linguistiques, nous conseillons vivement d'aller jeter un œil à l’impressionnant travail de collecte entrepris par Yves Pagès. Près de cinq mille inscriptions murales sont recueillies dans Bombages à travers nos âges, quelques milliers d'autres, plus politiques, sont rassemblées dans Slogans aux marges des tympans. En images cette fois, on pourra s'amuser des trouvailles rassemblées par les passionnés de Graffitivre ou ceux de Laissez les murs propres.

Cette petite compilation a bénéficié de l'aide de nombreuses personnes. Nous remercions donc toutes celles qui ont bien voulu répondre à nos sollicitations et, quand elles le pouvaient, nous renseigner.
Un merci particulier à Jeanne Virieux, qui amorça dans les années 80 un travail de collecte de graffitis pour la Conservation du Patrimoine Ethnologique et dont nous avons utilisé quelques clichés ; à Claude Dumont, qui rédigea l'article "Graffitis. Les murs ont la parole" pour le numéro 45 d'Info du 15 mai 1984, dans lequel nous avons abondamment puisé références et images ; à Auvergne magazine – et notamment à Jean-Paul Chavent –, à qui nous avons emprunté les photographies des deux graffitis "Suicidez-vous" ; à Artémios, pour
l'hymne kitschorévolutionnaire qu'il consacra au graffiti ; à Mathilde, pour le dépannage de dernière minute.
Enfin, un immense merci à Patrice, qui réussit la prouesse de reparcourir mentalement – et en fermant les yeux ! – le chemin qu'il empruntait pour se rendre au lycée et nous permit ainsi de situer avec précision l'emplacement de "notre" graffiti.

Les slogans rassemblés ici ne représentent évidemment qu'une infime partie de tous ceux qui colorèrent les murs de Clermont-Ferrand au fil du temps. Si certains lecteurs de passage en ont d'autres en mémoire, qu'ils n'hésitent pas à les partager dans la rubrique "Commentaires" de cet article et/ou à laisser une photo sur la page Facebook du Blog.

Et pour finir en beauté, "Suicidez-vous le peuple est mort", reprise en 2015, lors de la soirée Livre Unplugged, par Bertrand Louis et Olivier Nuc (sous le regard de Monsieur Decoster)...

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Rédigé par m

Publié dans #montagne - rando et photos

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Publié le 2 Décembre 2015

Le hasard fait que j'ai plusieurs petites choses (dont on se contentera en période de soudure) à communiquer dans lequel Murat se fait un peu malmener. Ce sont des choses qui arrivent. Assez régulièrement... mais il faut le prendre avec humour. Murat a joué du buzz, il se fait maintenant souvent buzzé.

On a pu voir avec Babel que certains journalistes faisaient parfaitement la différence entre leur impression de l'artiste et sa musique, même si la promotion n'a pas atteint des sommets: pas de jt, de couv prestigieuse (à part Magic'). Au niveau public, on peut encore se poser la question. Sachez tout de même que les rédacteurs du blog ont sous le coude de quoi se faire vraiment plus mal, ou de quoi vous énerver sévèr pour plusieurs jours, mais pour ce jour, restons dans l'actualité. Mon intention n'était pas de faire une introduction, mais soit.

1) Commençons par un petit tacle d'un journaliste de Culture box dans un article assez bien troussé sur la dernière compil de Manset.

http://culturebox.francetvinfo.fr/musique/chanson-francaise/gerard-manset-presente-son-classic-alternatif-best-of-231475

Manset "assurant que c'est d'Alain Souchon qu'il se sent le plus proche dans la chanson française (alors que certains voient un cousinage avec Jean-Louis Murat qui est à Gérard Manset ce que Pascal Obispo est à Michel Polnareff)".

Oh, le méchant... et la vanne à deux balles... Elle est en fait mal ficelée: "alors que certains" semble indiquer que le journaliste refuse le cousinage Murat/Manset, qui est évident : historiquement par les contacts entre les hommes, leur propos réciproque, et le cursus journalistique depuis plus de 30 ans. Sur la dimension "valeur artistique", la liste des influencés par Murat est semble-t-il aussi longue que celle de ceux qui ont revendiqués Manset... Peut-être ferai-je un jour mon article Manset/Murat sur lequel j'accumule des sources? J'avais bien rigolé quand Manset avait parlé du "repli problématique" de Murat. C'est pourtant bien le principal point commun que je vois désormais: celle d'une exploration toujours plus profonde d'une même veine d'argent et de charbon.

Mon intention n'était pas de commenter ce propos qui ne le méritait pas... mais enfin...

Murat-oseur arrosé?

2) Dans l'ordre d'importance... maintenant, un article qui vient du pays de Moleenbeck...

Après l'excellent numéro spécial de FOCUS/VIF, voici que le journal s'en prend (sur un sujet qui devient un marronnier) un peu à Murat (pour la deuxième fois je crois) : les photos. C'est un sujet d'achoppement assez récurrent (dans la PQR notamment où le petit photographe se sent obligé d'exprimer sa frustration de ne pas pouvoir "travailler").

Là, Focus reproche à Murat d'avoir imposé un droit de regard sur les photos... Mais le fait est que la photo qu'il a refusé a tout de même été sorti ensuite par le journal... et partagé ici même.

http://focus.levif.be/culture/musique/tu-veux-ma-photo-notre-coup-de-gueule-face-au-droit-de-regard-qu-exigent-certains-artistes/article-opinion-435597.html

"Ainsi, Jean-Louis Murat (notre photo) nous invitant au coeur de son antre d'Auvergne à l'automne dernier. La consigne du label Pias est "a priori, il ne veut pas de photos, mais à voir sur place". Sur place justement, de son bureau-sanctuaire aux vaches voisines, Murat, de belle humeur, ne s'oppose à aucun clic. Au final, il autorisera... une seule photo: lui, de dos".

Mon bon sens paysan me dit: "chacun fait ce qu'il veut, et négocie comme il l'entend". Mon intention était de commenter un peu plus, mais là, je n'ai plus envie.

3) Petite parenthèse dans l'axe "polémique": Je vous avais parlé de "La Française POP", livre signé Christophe Conte et Berbérian au moment de vous partager un dessin représentant MANSET il y a quelques temps. J'avais promis d'y revenir.

Voici les deux dessins représentant Murat, et qui ont pris une toute nouvelle dimension il y a peu : Berberian ayant signé une couverture pour le "New Yorker", rentrant ainsi dans un certain hall of fame des illustrateurs.

Murat-oseur arrosé?
Murat-oseur arrosé?

Le livre est une compilation des articles de CONTE qui offre une belle vision de la pop française, mais c'est un peu décevant puisqu'elle n'est que cela (la faute de la maison d'édition qui m'a vendu autre chose? C'est un peu court pour être un livre de référence!). Mise à part les articles qui évoquent les rééditions de disques, ou qui figuraient dans des inrocks spéciaux, on n'a pas forcement pour les artistes vivants une portée totalement "encyclopédique" (pour Murat surtout), et je trouve cela dommage. Il est par ailleurs curieux que ne soit pas indiqué la date de parution initiale des articles. Cela se lit néanmoins avec plaisir, et on retrouve Holden, Nataf, Cherhal, Marchet, JF Cohen, Barbara Carlotti... et pour un prix raisonnable (édition Helium).

 

- Murat est présent sur quelques pages dans le livre. Essentiellement par la reproduction d'une interview assez longue datant de Mustango. Il en est également question dans la préface, un dialogue entre Conte et Berbérian:

Berbérian: ... Grâce aux inrocks que j'ai découvert Murat à l'époque du garçon qui maudit les filles.

Conte: J'ai aussi beaucoup aimé quand j'ai écouté cette chanson. Quelques années plus tard, je lui ai demandé de reprendre Jeanne de Dassin, enfin, la version française d'Ode to Billie Joe de Bobbie Gentry. Sa version fait partie d'un album hommage à Joe Dassin que j'ai produit sur mon label, le Village Vert.

 

Conte évoque aussi dans l'article sur Jeanne Moreau l'épisode de son travail avec Jean-Louis : "pas plus qu'on ne saura ce que mitonnait l'auvergnat JLM au cours des années 90, lorsqu'il prétendait écrire lui aussi pour Jeanne Moreau l'un de ces disques arlésienne qui ont longtemps fait saliver les gazettes".

Y a-t-il un sous-entendu dans l'utilisation du verbe prétendre? Conte ignore-t-il que les chansons ont été maquettées, et ont rejoint la longue liste des inédits? Cela semble être le cas...

 

- On en arrive au petit tacleton... où celui qui n'embrasse pas propose à deux grands artistes d'aller de faire pendre:

Sur facebook, où Conte reprenait un des multiples tweets du "biographe" de Murat (tout aigri que ses grands média parisiens n'aient pas parlé de son immentissime labeur... de recopiage pour le plus gros?)... voici l'échange:

Murat-oseur arrosé?

Voilà, on aura tout dit sur le sujet ainsi.... C'est un peu décousu mais mon intention n'avait aucune ambition de clarté... comme d'habitude.

LE LIEN EN PLUS IDEE DE CADEAUX DE NOEL

A part des disques bien entendu,  vous pourrez acheter un jeu proposé par les inrocks, concernant la pop culture,  et attendre... qu'on vous pose la question qui concerne Jean-Louis Murat...

http://www.villaschweppes.com/article/-les-inrockuptibles-30-ans-de-pop-culture-le-jeu-qu-on-veut_a14770/1

Ma collectionnite étant limitée, je ne l'acheterai pas... mais si quelqu'un veut nous communiquer une photo....

 

LE LIEN EN PLUS QUI DEBARRASSE

 Le duo Rose/ Murat fonctionne très bien: 

http://www.chartsinfrance.net/communaute/index.php?/topic/57148-classements-officiels-cif-vos-tops-singles-albums/#entry3789507

Mais ça ne se traduit pas en vente d'albums pour Rose (qui n'est plus dans les classements). Adele vend elle 150 000 albums en une semaine... Tiens, je me faire une soupe ce soir moi...

 

PS:  cet article a été pondu avec aucune mauvaise intention.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...), #bibliographie

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