Publié le 16 Avril 2015

En attendant les impressions de notre reporter spécial très précieux (et non spécieux) sur le concert de MONTCEAU, voici un autre compte-rendu avec photos:

http://www.manitasdeplata.net/archives/2015/04/14/31888449.html,

Sur le PALACE, on trouvera quelques mots là:

http://carmadou.blogspot.de/2015/04/jean-louis-murat-au-palace.html?spref=fb

Un petit mot encore de TROADEC sur MURAT, son coup de coeur du Festival MYTHOS:

http://www.ouest-france.fr/festival-mythos-les-coups-de-coeur-de-la-redaction-3331052

RAPPEL:

SAMEDI, disquaire day, avec le LIVE PIAS NITES à se procurer en vinyle (mais il devrait se trouver chez JOCELYNE également cette automne). Voici l'objet avec une jonquille d'ORCIVAL:

« Ce live de Murat avec Delano, capturé façon pirate sous les voûtes d’une petite salle parisienne, est le genre d’objet jouissif que l’on adorait jadis se passer sous le manteau.» Les Inrockuptibles

Façon PIRATE? On espère au contraire une qualité maximale!

Retours sur le PALACE et MONTCEAU

Et je vous le répète : le concert pour l'association CLERMAUVERGNE, ça sera finalement le 20 juin... et il semble que les fans aient décidé de venir en nombre ! Alors décidez-vous rapidement!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 14 Avril 2015

Les derniers concerts ont laissé des impressions mitigées. Murat semblait un peu fatigué, à Rennes (2e soir), son problème de main semblait réveiller pour certains (il aurait joué peu de guitare sur certains morceaux) mais à Bourgoin, c'est les oublis de textes qui auraient été nombreux (Murat jouant alors beaucoup de ponts pour se rattraper...). C'est un peu contradictoire... C'est normal, c'est Murat... [EDIT: en fait, point de tendinite, mais une blessure de tronçonneuse, a-t-il dit à Montceau, avec une angine!]

Allez, en attendant les contradicteurs, voici un petit mot de Pierre K. sur le concert d'hier:

"dernière date à paris pour murat. Concert assez proche de celui de Creil. Tres long a venir mais de bons moments ici et là. Je regrette quand même le Delano et Morgane. Murat pas tres causant mais regardant la salle, assise, a eu ce bon mot : "C'est chiant ce type de salles. On a l'impression de baiser une morte". Le public s'étant réchauffé vers la fin, il dira : "bon bah ça va, la morte s'était juste endormie". Moi j'ai beaucoup rigolé. Pour en avoir parlé après avec deux trois personnes, ce n'était pas le cas de tout le monde.

Ce n'était clairement pas son meilleur concert, ni la meilleure formation sur scène. Tout le monde y met de sien mais la mayonnaise ne prend que pour quelques chansons Nous n'irons plus au bois, Mujade Ribe, Noyade au chambon, et toute la fin. Personne ne comprend pourquoi il commence avec des chansons assez faible comme chant Soviet , la chèvre aplestre, etc..

Sinon, du beau monde dans la salle : Julien Doré, Eric Reinhardt, Silvain Vanot, Frank Loriou, Antonin Lasseur et Marjolaine Piemont (le duo que nous avions formé pour la soirée Livre UNPLUGGED), JP Nataf, Mathieu du Delano et j'n'ai pas vu tout le monde"...

On peut ajouter Fred Jimenez, Laetitia Masson et Armelle Pioline au rayon people.

NOTA BENE IMPORTANT:

SOIREE POUR CLEMAUVERGNE vient de changer de date: ça sera une semaine plus tard qu'annoncé au départ: le SAMEDI 20 JUIN. http://www.lacoope.org/concert/jean-louis-murat-chante-pour-clermauvergne-humanitaire-0

La fin de l'épisode BABEL à PARIS... LE PALACE

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 12 Avril 2015

Un retour en mots et en image sur RENNES

Intéressant d'avoir le retour d'une néophyte... qui a eu qui plus est la possibilité de multiplier les photos... A lire ci-dessous:

http://alter1fo.com/retour-sur-mythos-2015-murat-entre-chien-et-loup-95097

'Il a beau avoir été programmé dans une salle à 15 bornes de Rennes, Jean-Louis Murat a joué deux soirs de suite à une heure tardive à guichets fermés pour Mythos. L’enfant terrible de la chanson française n’a pas failli à sa réputation, tant musicale, qu’invectivante. Pour mon baptême de Murat, j’ai été servie… Babel est un bel album, nourri à la poésie de l’auvergnat et aux histoires qu’il aime à raconter. On le suit sur les traces de son terroir (Neige et pluie au Sancy), dans ses souvenirs (Chagrin Violette), sur les traces de l’Histoire et de la guerre (Noyade au Chambon), dans ses déclarations d’amour (Tout m’attire), lui le « romantique qui s’ignore ». 1h45 de concert, ce sont 15 titres chantés sur les 20 que compte l’album devant un parterre conquis. Certains étaient même déjà là hier soir… L’artiste harangue le public, râle, éructe, crache du venin sur un certain Dominique, pratique le free hug démonstratif avec ses musiciens tout en les engueulant gentiment plus tard et remercie le public d’être venu du fond de son cœur de chanteur français.

La suite ici

les photos:

https://www.flickr.com//photos/alter1fo/sets/72157651897030702/show/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 11 Avril 2015

Et un nouvel album...

Jean-Louis Murat était à Montceau Les Mines hier soir... et il a indiqué qu'il se mettait à enregistrer son nouvel album d'ici 15 jours... et avec ses musiciens actuels. Les fans ardents seront ravis qu'un opus soit gravé avec les excellents Chris et Gaël (on ne parle plus de Stéphane Reynaud), les grincheux, les "c'était mieux avant" diront que ce n'est pas la promesse d'une production très originale. En tout état de cause, Murat maintient sa cadence... et on devrait donc le retrouver à l'automne dans les bacs et sur scène.

EDIT: 24/06/2015 IL SEMBLE QUE TOUT CELA SOIT RETARDE. ET ON PEUT DOUTER QUE LA SESSION D'AVRIL AIT EU LIEU, OU AIT DONNE QUELQUE CHOSE. SESSION PREVUE EN NOVEMBRE SEMBLE-t-il FAUDRA DONC PEUT-ETRE ATTENDRE... BABEL VA VIVRE ENCORE UN PEU.


Ce soir, c'était à Bourgoin... chez moi... Je me console avec de belles vacances...

Et un nouvel album...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 9 Avril 2015

Michel Troadec de OUEST FRANCE était bien sûr à RENNES où Murat jouait deux soirs de suite... voici son article:

http://www.ouest-france.fr/mythos-2015-traverses-par-la-grace-de-jean-louis-murat-3320595

"Dans le cadre du festival Mythos de Rennes, Jean-Louis Murat a joué mercredi soir au théâtre de l’Aire Libre. Il remet ça, ce jeudi soir. Toujours à guichets fermés…

Chant Soviet pour attaquer le concert. Puis, carrément son dernier single, J’ai fréquenté la beauté, en deuxième titre. Et La chèvre alpestre… Il a le choix Murat. Son dernier album, l’excellent Babel, qu’il joue en grande partie sur cette tournée, est bien grassouillet, avec pas moins de vingt titres.

Magnifique

Sur scène, ils sont quatre. L’Auvergnat a choisi d’ajouter un « clavier » au trio de base guitare-basse-batterie. Il ne leur faut que quelques minutes pour littéralement envelopper le public de leurs ballades électriques, qui s’accélèrent parfois au fil des morceaux. Quelques blues plus rapides s’intercalent. Magnifique.

Jean-Louis Murat nous dira plus tard son plaisir à faire « swinguer » cette langue qu’il manie si bien. Lui est bien là où il faut : dans un voyage musical qui laisse toute sa place à sa poésie : « Il est temps fuyons/L’île n’est pas déserte John/Retournons au lieu/Où rien ne nous attends. »

Lumières crépusculaires, titres hypnotiques

Jamais trop de lumières sur la scène. Elles restent crépusculaires, comme pour garder le groupe dans toute son unité. Les titres s’étirent volontiers, jusqu’à en devenir hypnotiques. C’est parfois exigeant ces chansons tendues qui ne se dénouent qu’après de longues minutes.

Le chanteur parle peu. Il n’en a pas besoin. Il s’offre juste quelques vannes en milieu de concert. Une heure quarante-cinq passe. Après Murat, le silence a quelque chose de pesant".

C'est tout... mais je vous quitte avec deux photos toutes fraiches pour me justifier:

A RENNES
A RENNES

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 3 Avril 2015

ds Télérama 1999

ds Télérama 1999

Et bien, sachez bien que je n'ai pas pris de vacances (enfin, presque)! Certes, aucune actualité ne s'est présentée depuis quelques jours, mais ce n'est pas pour ça que j'ai baillé sur Corneille, dormi sur Dominique A, somnolé sur HollySiz... En effet, j'ai bossé hachement dur sur une inter-ViOUS ET MURAT-... qui devrait être publié rapidement. Et puis, c'était bien d'avoir laissé Silvain VANOT en une quelques jours. Avoir des nouvelles de Silvain Vanot a fait plaisir à beaucoup de gens. Qui plus est, vu que la politique éditoriale, c'est "du sérieux, du sérieux, pas de blabla", je ne pouvais pas commettre de poisson d'avril.

Ce matin, je me suis dis que ça suffisait néanmoins. Vous commenciez à me manquer, et je sens que c'était réciproque... Non? rrrhoo... Enfin, soit, il se trouve justement que j'ai trouvé un peu de matière à vous proposer.

1) RAPPELEZ-VOUS: LES DERNIERES DATES PREVUES!

8 avril 2015 / Festival Mythos - Rennes (35)
9 avril 2015 / Festival Mythos - Rennes (35)
10 avril 2015 / L’Embarcadère - Montceau-lès-Mines (71)
11 avril 2015 / Les Abattoirs - Bourgoin-Jallieu (38)
13 avril 2015 / Le Palace - Paris (75)

Murat a annoncé que c'était sa tournée d'adieu, je vous le rappelle. Même s'il le dit depuis Tristan au moins, vous pourrez le regretter si vous n'en profitez pas maintenant!

2) Deux dates à RENNES donc s'annoncent...

- Vous pouvez en savoir plus sur ce festival avec l'interview de son directeur (Murat est juste cité):

http://www.radiolaser.fr/19e-edition-du-Festival-Mythos-decouvrez-la-programmation_a14223.html

- http://alter1fo.com/mythos-2015-jean-louis-murat-a-laire-libre-94341

- Unidivers, webzine culturel de RENNES, a refait circuler sur twitter un article sur le précédent passage de Murat à Rennes (avec une vidéo du concert sur "sans pitié pour le cheval").

http://www.unidivers.fr/festival-mythos-jean-louis-murat-un-rapace-survolant-les-sommets-et-dont-le-vol-est-un-chant-damour/

Jean-Louis Murat, un rapace survolant les sommets et dont le vol est un chant d’amour

"Jean-Louis Murat ne fait pas le « show ». Il n’est pas là pour faire « spectacle ». Ce n’est pas le séducteur un peu lourd qui vient vous chercher, vous prendre par la main, voire vous la forcer. De ces « tapineurs » qui veulent à tout crin vous faire lâcher votre admiration. Pas de discours entre les chansons, pas de ces exaspérants et populistes « faites du bruit »… Au contraire. Rien donc qui vient faire obstacle entre les chants-poèmes et les auditeurs.

Une énergie rentrée qui se déverse en spasmes et s’élève en lave de volcan bougon. Il faut partir et le suivre. Le son tranchant de la guitare ouvre les chemins encombrés de ronces noires et de violet chardons. Si JLM est un grand lièvre alors il est d’une espèce fauve et sauvage, solitaire. Le « garçon qui n’était pas paysan » laboure une aride terre sonore, cultive les sons et les mots rétifs comme des plantes épuisées. Il nous lance, sans égard, sans presque un regard, brûlants, épiques, haletants, chaotiques les bouquets qu’il avait composés harmonieux.

L’enraciné authentique, aussi philanthrope soi-il, est toujours un exilé nostalgique et grincheux dès qu’il dépasse les limites de son « terroir ». Il faut l’excuser. Surtout s’il est colporteur de beau. Il est là sur scène, mais pas tout à fait, il est dans ses chansons. Il se tient debout, tendu, exaspérant pour certains à force d’être authentiquement viril, sans vulgarité ni machisme, d’une rugueuse sensualité. C’est elle qui rugit dans sa voix – suave et caressante, soudain stridence et déchirement – « le soufflet et la joue »…

Il aime la scène, il le dit et, qui plus est, le spectateur le ressent. Il aime jouer, mais jamais pour faire des courbettes du genre « vous êtes chauds ce soir ? » Refaire et défaire ses chansons, c’est pour ça qu’il est planté là ; bouleau rigide dominant la steppe de la scène. Pourtant ses branches souples enlacent la guitare pour la faire sienne dans une danse langoureuse. Refaire et défaire une fois destinée à être unique. Passées ses poésies de la matière à l’athanor de la fée électricité, aux vibrations ignées et ferreuses de sa guitare.

Presque tout l’album Grand Lièvre y passe. Remusclé, retendu, densifié. Il faut comprendre que nous n’assistons pas à un concert au sens habituel, le groupe joue comme il joue seul. Les musiciens peuvent comprendre cela, ce plaisir intense de jouer, cet amour qui circule en ondulations de notes, de consonances et de dissonances. C’est dans ce mystère qu’il faut entrer.

La vraie poésie est intérieure et personnelle, personnification d’un langage – l’outre-entendement comme disaient les avant-gardistes russes. Murat aime les sons et le sens de la langue ; il la fond dans le métal en fusion de sa guitare là, devant nous qui, immobiles, le suivons. Il aime, aussi, les onomatopées qui prennent chair et sens dans ce corps présent.

Avec puissance, ce corps dont l’âme et l’esprit se mêlent aux ondes musicales autant qu’elles les affrontent. Vient à l’esprit en le voyant une comparaison qui pourrait éclairer la consternation de certains à son égard : Neil Young, en particulier, curieusement, sur l’album « Le Noize »… La profondeur et l’exigence du verbe en plus !

Un concert de Murat c’est un combat ! la fin à lire: http://www.unidivers.fr/festival-mythos-jean-louis-murat-un-rapace-survolant-les-sommets-et-dont-le-vol-est-un-chant-damour/

3) A part ça, la grève à RADIO FRANCE a rapporté plein de pépettes à Murat... Pas sûr qu'il soit plus diffusé qu'un jour d'activité normale, mais sur twitter, en tout cas, il est souvent pris comme symbole de cette bande-son ininterrompue depuis 15 jours... qu'on est nombreux à trouver très agréable.

‏@Petit_Fayot 30 mars

Le vrai scandale de cette grève de Radio France, c’est qu’ils ne préviennent pas avant de passer Jean-Louis Murat.

‏@jcdimino 23 mars

8H sur @franceinter : Message voix off + 5sec de blanc + Jean Louis Murat. On est bien sur le service public en grève

4) Bon, au bout du compte, je ne sais pas si j'ai bien fait de sortir de mon silence... mais j'y pense:

j'avais encore ça à vous faire découvrir: Mash up Murat / hendrix... amusant, et joli riff dans les violons.

(merci Sébastien)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 26 Mars 2015

Comme notre politique éditoriale nous l'impose, nous essayons de vous tenir informés de l'actualité des artistes qui ont travaillé ou été proches de Murat. Matthieu, en fin limier de la news fraîche, a donc saisi l'occasion d'un concert de Silvain Vanot à Clermont pour l'alpaguer et organiser une rencontre.

On ne va pas vous refaire toute l'histoire de la relation Vanot/Murat, on l'a déjà évoquée sur ce blog (notamment ici, ici et , ce qui explique que Matthieu ne nous propose pas une "inter-ViOUS ET MURAT"). Mais on rappellera que Jean-Louis a chanté sur scène, comme l'indique le site officiel, une des chansons de Vanot, "Pétain FM" (si quelqu'un en possède une version, qu'il se fasse connaître, ou se taise... 5 minutes avant de nous l'envoyer !).

Après un "Live-report-portrait" (illustré par de jolies photos de Florenza – merci à elle !), vous pourrez écouter une interview réalisée avec Thibaud de Radio Campus. Vanot y tient des propos très élogieux sur Jean-Louis Murat (l'homme et le musicien), explique l'importance de Toboggan dans certains de ses choix récents, mais aborde aussi plein d'autres sujets : Rocksound (feu magazine made in Clermont à l'origine de sa rencontre avec Murat), Dominique A, Les Inrocks, le rock en français, Pain-Noir, le design sonore, et bien d'autres choses... Une très belle interview que je vous invite ardemment à écouter, même si cela nécessite d'avoir un peu de temps devant soi !

(En passant) Vanot brille

Silvain Vanot ne sera resté qu'une journée en Auvergne. Suffisant pour le voir chanter et l'écouter parler.

 

Clermont-Ferrand, les 14 et 15 février 2015. Il était étonnant de voir, par une belle soirée d'hiver et de Tournoi des 6 Nations (Irlande 18 – France 11), un artiste tel que Silvain Vanot se produire devant une cinquantaine de personnes, dans un petit restaurant du centre-ville. Lui qu'un journaliste du Monde (le même qui fit plus tard de Clermont la "nouvelle capitale du rock français") plaçait il y a vingt ans au sein du "triumvirat en vogue du moment" censé renouveler la chanson nationale, en compagnie de Dominique A (tête d'affiche du prochain Europavox) et Miossec (qui jouait, voici quelques semaines, devant une Coopérative de Mai bien garnie), aurait-il été tellement distancé par ses deux compères qu'il ne puisse prétendre à une audience plus large ? En un sens, la chose est compréhensible : Vanot n'a plus de maison de disques (ayant lui-même démissionné en début de millénaire, sans attendre de se faire virer), n'a pas sorti d'album depuis six ans et n'a aucune tournée en cours. Un Zénith impromptu aurait donc paru déplacé. Pourtant, on ne peut s'empêcher de songer qu'à l'heure où la scène pop-folk locale semble redécouvrir les attraits de la langue française (Pain-Noir s'est joliment lancé fin 2014 dans un style évoquant Bertrand Belin, Alexandre Delano vient de se jeter à l'Eau dans un registre pop plutôt prometteur et d'autres projets sont en préparation – avec peut-être, au passage, une belle surprise pour les muratiens...), il eut été intéressant d'accorder plus d'exposition au travail d'un musicien qui s'essaye au difficile exercice de marier sa langue natale avec les sonorités anglo-américaines depuis pas mal de temps déjà et avec un talent certain.

DES NOUVELLES de SILVAIN VANOT (live-report et interview inédite)

Rien dans ces lignes contre Les Arcandiers, charmant restaurant situé à deux pas de la Cathédrale, qui formait un écrin feutré et cosy pour la musique de Vanot. La décoration de ce bar à vin, avec son éclectisme de brocante, convenait d'ailleurs bien aux chansons du sieur, qui évoluent souvent entre des pôles contraires – la caresse et la griffure, le rock bruyant et la ballade bucolique. La date du concert était tout aussi pertinente et la vedette du soir avait le bon goût, en cette Saint-Valentin, de faire retentir dès son deuxième morceau "Les cloches de l'amour". Nous allions donc assister à un concert de chansons, ce qui n'était pas garanti sur le papier, puisque l'artiste s'est beaucoup consacré ces dernières années à la musique instrumentale, qu'il travaille en étroite collaboration avec des cinéastes, accompagne des musiciens d'horizons divers (de Mareva Galanter à Sport Murphy, le champ est large...), s'essaye à l'illustration sonore ou bien improvise en duo avec Noël Akchoté, guitariste de jazz dont la productivité discographique ferait passer Murat pour la pire des feignasses. Mais ce soir, équipé d'une guitare électrique, de quelques pédales et de deux harmonicas, Vanot a décidé de chanter. "Une rengaine, une chanson / Et les mensonges qu'elle égraine / En petits monceaux de frissons / Une rengaine pour nos peines / Les mensonges qu'elle égraine / C'est tout". On s'en satisfera largement.

DES NOUVELLES de SILVAIN VANOT (live-report et interview inédite)

Le voici donc parti pour interpréter quelques compositions issues principalement de ses deux derniers albums, Il fait soleil (2002) et Bethesda (2009). Une poignée de chansons d'amour dans des registres variés, une belle nouveauté prénommée "Lucie", des envolée de Sioux sur "Hawaii", une version inédite de "Rivière" à la guitare (alors qu'elle est superbement jouée au piano sur le disque)... Le récital se déroule sans heurts, le public se montre chaleureux, le chanteur plaisante volontiers, ironisant sur les tubes que ne sont jamais devenus ses morceaux ou rappelant qu'il possède la médaille de la Ville (comme tous les anciens jurés du Festival du Court métrage). Peut-on dire des chansons de Vanot, après plus de deux décennies, qu'elles auraient une spécificité qui sauterait aux oreilles ? Existe-t-il une Vanot's touch ? Si tel est le cas, peut-être réside-t-elle dans la faculté du songwriter à manier la naïveté sans s'y engluer. Vanot, en 2015, est capable de personnifier la femme aimée en rivière, d'assimiler un baiser à une bouée de sauvetage ou de chanter une amourette en barque sans que cela paraisse mièvre. Question de choix des mots associés à la bonne mélodie, comme dans toute chanson réussie ; d'un savoir-faire incontestable dans l'usage de tournures archaïsantes qui ne sonnent jamais faux ; mais encore, sans doute, d'une tendance à laisser traîner dans le voisinage de ce côté fleur bleue une certaine cruauté, qu'elle soit teintée de sarcasme ("Implacable") ou de fatalisme ("Égérie") ; enfin, d'une propension à régulièrement réactiver les liens entre sentiment amoureux et condition politique – il rappelle ainsi, en présentant l'un de ses anciens titres, qu'il n'a jamais vraiment su s'il y parlait d'amour ou de Pôle Emploi, et l'on pourrait sans difficulté retrouver pareille ambivalence ailleurs dans son œuvre.

"Deux-trois notes, quelques phrases pas trop sottes"... "Lucie", filmée ici par David Chambriard.

Au moment où l'on était sur le point de penser qu'avec ses couplets et refrains sagement ordonnés, sa guitare et son pupitre, Vanot donnait un vrai concert de hanhon française (l'expression, ironique, est de Loïc Lantoine), édulcoré de la hargne rock de ses débuts, il a la bonne idée d'augmenter le volume sonore et l'électricité de son set avec une reprise d'un titre du groupe Wire, enchaîné directement avec "Le soutien du Roy". Le concert bascule et Vanot va maintenant puiser dans ses premiers albums des morceaux qui suscitent chez plusieurs spectateurs des réactions de plaisir, le genre de plaisir procuré par un sentiment de familiarité ou, mieux, par des retrouvailles avec de vieux copains. Lesquels ont ici pour noms "L'instant que je guette", joué sans harmonica, "Sous ta fenêtre", tout en puissance et incorporant un couplet du classique "Scarborough Fair" ou "La vie qu'on aime", morceau cher à Bernard Lenoir, l'un des premiers découvreurs du chanteur au début des années 90. Lenoir, qui a la mémoire longue et l'amitié fidèle, au point d'avoir sélectionné Vanot sur le second volume de sa compilation L'Inrockuptible, écrivant à son propos : "Une belle sensibilité. Un artiste très touchant, pétri d'humanité." Autant de qualités qui transparaissent encore dans les deux inédits que Vanot glisse entre ses classiques et que l'on aimerait avoir l'occasion de réentendre plus attentivement, ce qui devrait être possible sur un prochain album prévu pour cette année 2015.

DES NOUVELLES de SILVAIN VANOT (live-report et interview inédite)

Après avoir simulé un passage par une loge imaginaire et avoir remercié l'impressionnant boxeur dont la présence massive rassure, en cette période où Vigipirate rougeoie jusqu'à l'écarlate, Vanot revient volontiers pour quelques titres supplémentaires. D'abord avec "Île-de-France", l'une des chansons les plus originales de son répertoire, hommage doux-amer à sa région d'adoption doublé d'une élégante variation autour de l’œuvre de Salvador, puis avec une nouveauté pour laquelle il sollicite le calme et l'attention de l'assistance. Un vœu pieux quand on joue dans un bar, un samedi soir. Mais il est loin le temps où Vanot pouvait prendre la mouche pour un manque de concentration du public, il interprétera donc cette composition, présentée comme douce et dure à la fois, dans un léger bruit de fond, pour les quelques spectateurs attentifs des premiers rangs. Ces bons élèves se verront même gratifiés d'un dernier titre, pioché dans le classeur utilisé par l'ex-professeur pour ses conférences sur l'histoire de la chanson américaine, en l'occurrence une reprise du standard "People get ready".
Ready, Vanot l'est encore le lendemain matin, après une courte nuit de sommeil, pour répondre aux questions de deux zèbres bien décidés à l'interviewer malgré son emploi du temps serré. Une heure et demie durant, il revient sur vingt ans de parcours musical, accepte volontiers d'analyser réussites et déconvenues, avec une capacité à l'autocritique qui ne verse ni dans l'aigreur revancharde ni dans un autodénigrement trop facile. Il se montre bienveillant, joueur par moments et toujours chaleureux quand il s'agit d'exprimer sa gratitude envers tel ou tel musicien croisé en chemin (Murat tout particulièrement). Avant de partir déjeuner avec son ami Gilles Dupuy (fan de la première heure et instigateur de son passage éclair en Auvergne), puis de s'en retourner dans l'atmosphère passablement plus polluée de cette Île, dite de France, qu'il chantait la veille...

DES NOUVELLES de SILVAIN VANOT (live-report et interview inédite)

Vanot nous l'a donc annoncé avec la calme détermination qui le caractérise : "Le disque existera et les gens qui auront envie de l'entendre l'entendront." Ce nouveau projet bénéficiera-t-il d'un lancement en fanfare dans le vaste auditorium de Radio France, à l'instar du dernier opus de Dominique A, son vieux compagnon de route et de (beaux) duos ? Probablement pas et, tout bien considéré, ce n'est pas si grave. Au contraire. Car à cinquante ans passés et avec plus de vingt années de carrière au compteur, Vanot est enfin débarrassé des multiples étiquettes approximatives dont il fut affublé depuis ses débuts, souvent avec les meilleures intentions. C'en est fini du "Neil Young normand" (Kent, 93), du "Clément Marot du rock" (Bayon, 97), du "rocker lettré" (Davet, 2002) ou du "mal-aimé des nouveaux chanteurs français" (Vergeade, 99), "chanteur minoritaire, au dossier de presse plus fourni que les relevés Sacem" (Bernier, 02). Il n'est plus le représentant d'une quelconque nouvelle vague, mais juste un artiste qui a beaucoup bourlingué (musicalement et géographiquement, les deux allant souvent de pair) sans y laisser toutes ses plumes, qui n'a sans doute pas produit d'album parfait, mais a réussi à semer sur sa route quelques très belles chansons, restées gravées dans la mémoire de plus d'un auditeur, et qui, en outre, ne s'est jamais privé de réfléchir à son métier. De sorte que sa position sur la scène francophone, tout en étant périphérique, est plutôt intéressante : ni porte-drapeau, ni poète maudit, Vanot est un outsider séduisant qui pourrait bien incarner un point de repère, au scintillement délicat, pour celles et ceux qu'excite encore le défi d'unir le rock (sous toutes ses formes) avec cette langue régionale parlée par quelques 200 millions de personnes sur la planète... Et à celui dont les trois quarts des chansons gravitent autour de la question : "Veux-tu encore de moi ?", il serait temps, pour tous ceux qui l'apprécient, d'apporter une réponse affirmative dénuée des réserves habituelles (sur son physique, sa voix, ses ventes de disques, etc.). Car en 2015, derrière son pelage poivre et sel et son sourire discret, Vanot n'est toujours pas vanné. Qu'on se le dise et qui l'aime le suive !

DES NOUVELLES de SILVAIN VANOT (live-report et interview inédite)

L'entretien avec Silvain Vanot, enregistré à Clermont-Ferrand, le dimanche 15 février 2015, à l'heure de la messe (d'où la présence inattendue d'un orgue liturgique) est à écouter ici :

https://www.mixcloud.com/La_mouche_d%C3%A9coche/rencontre-avec-silvain-vanot/

 

Rencontre avec Silvain Vanot by La_Mouche_Décoche on Mixcloud   (séquence sur Murat notamment vers la 52')

 

Dossier réalisé par Florenza, Thibaud et Matthieu.

*****

REMERCIEMENTS : Un grand merci à Silvain Vanot pour sa disponibilité et son accueil bienveillant à nos diverses sollicitations.

Merci à Gilles Dupuy d'avoir eu la bonne idée d'organiser ce concert, sans autre motivation apparente que le simple plaisir, aux Arcandiers de l'avoir accueilli, à Daniel Larbaud de s'être chargé du son, à David Chambriard pour la captation de "Lucie", à Radio Campus Clermont-Ferrand pour les moyens techniques, à L'Oreille Absolue pour la précieuse documentation, à Pierrot pour la liberté de manœuvre à peu près infinie.

Florenza et Thibaud, quoique rompus de fatigue et grippés, se sont révélés de vaillants et indispensables compagnons, la première derrière son Canon, le second derrière la console. Surjeanlouismurat.com les remercie chaleureusement.

*****

RAPPELS : Silvain Vanot dispose d'un site internet, où vous pourrez retrouver sa discographie et suivre son actualité, ainsi que d'un blog qu'il alimente de réflexions personnelles sur la musique.

Thibaud, qui a coréalisé ce dossier, anime toujours une émission bimensuelle sur Radio Campus Clermont-Ferrand, Le Petit Lait Musical, où il reçoit (principalement) des artistes de la scène clermontoise. Vous pouvez suivre sa programmation sur sa page Facebook et réécouter ses anciennes émissions sur le site de Radio Campus. Pour les étourdis qui l'auraient manquée, on signalera tout particulièrement sa longue rencontre avec Christophe Pie, enregistrée cet automne au domicile du musicien.

Enfin, du côté de Radio Campus Paris (N.D.L.R. : Paris est cette petite bourgade située au nord de Clermont-Ferrand), vous pourrez découvrir un nouveau titre de Silvain Vanot, "Je suis le carnet de route", retenu par l'émission La Souterraine sur une compilation parue au mois de janvier et disponible ici-même.

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Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 25 Mars 2015

Ai-je oublié de vous dire...?

Un petit séjour au pays du fromage, et des... euh, non, ne faisons pas de Murat... et j'ai zoné dans des no-go-fanszones quelques jours. Ca m'a fait du bien... Il est épuisant ce Murat avec cette activité: au départ, je n'avais pas signé (avec le diable?) pour un never ending blog tour!

... Enfin, soit, je cause, je cause, c'est juste pour vous introduire quelques courtes brèves...

 

- On n'a pas parlé du concert de VALENCIENNES. Rien de boulversifiant... Le concert était assis et ça a encore une fois gêné les fans les plus émérites. Murat a semblé un peu fatigué de sa longue semaine on tour, et il n'a pas fait de séance de dédicaces. Comme à Creil, la salle n'a pas fait le plein... Le début de tournée était prometteur en terme d'affluence, là, ça marque le pas. Dommage.

 

- Bientôt LE PALACE. On trouve une petite info là-dessus sur les INROCKS. Avec cette phrase en allitération qu'il faut expliquer: "Gageons que l’artiste retranscrira cette invitation au voyage et son sens de la transmission sur scène". Essentiel la transmission, car t'auras beau avoir des milliers de chevaux sous le capot, faut transmettre l'énergie... (mon copain garagiste me souffle: quand Murat parle du couple, de ses rapports, et fait un pont, Murat nous ouvre les portes de l'essieu, car dans ses chansons, rien n'agresse... Ceci était écrit en petit, c'était pour vous prévenir qu'il ne fallait pas lire).

 ET on n'oublie pas:

 8 avril 2015 / Festival Mythos - Rennes (35)
 9 avril 2015 /
Festival Mythos - Rennes (35)

10 avril 2015 / L’Embarcadère - Montceau-lès-Mines (71)
11 avril 2015 / Les Abattoirs - Bourgoin-Jallieu (38)
13 avril 2015 / Le Palace - Paris (75)

 

- En fait, je vous en avais déjà parlé... mais apparemment, c'est passé inaperçu et moi-même, j'avais oublié que je n'avais pas oublié de vous en parler. Et puis, ça vaut bien un rappel! Le 13e KOLOKO nouveau est annoncé, et il a le goût de banane!

C'est depuis quelques jours sur le site de la coopé... Ca sera le samedi 13 juin!

http://www.lacoope.org/concert/jean-louis-murat-chante-pour-clermauvergne-humanitaire

Un numéro 13 qui portera chance!

 

 

- Pour les 15 ans de la coopé, un disque reprenant des titres emblématiques de la vie de cette salle a été enregistré par une grande chorale créé pour l'occasion (par Denis Clavaizolle). Il y figure un titre de Murat, "le cri du papillon".

PLUS D'INFOS: http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/auvergne-le-blog-de-pils/2015/02/28/la-grande-chorale-de-la-coope-sort-un-disque.html

 

 

- Dominique A toujours:

Médioni dans l'Express rappelle cette rareté: il aurait formé un duo plus qu'éphémère avec Katerine: les LINDA.. qui selon le journaliste "parodiait Jean-Louis Murat".

Pour se faire son idée:

- http://www.musiqueapproximative.net/post/les-linda-sur-les-routes-de-france?c=chaton-pute

et là:

Bon, c'n'est pas flagrant...

Par contre, à la lecture d'un tweet d'une demoiselle qui trouvait très beau:

"autant me priver pour toujours de la douceur de ton amour"*, ça m'a de suite évoqué le dernier vers de la dernière chanson de Dominique A sur lequel tant de monde s'est extasié (dont lui même) : «Mieux vaut ne pas s'aimer / Qu'un jour ne plus s'aimer»... Perso, je ne trouve pas cela bien heureux.  Ceci dit, avant les repas de paques, sachez que  Mieux vaut ne pas trop manger, qu'un jour ne plus pouvoir manger.

*en fait, la strophe exacte est bien sûr: "Si je devais manquer de toi, Autant me priver pour toujours Des bords de Loire au point du jour, De la douceur de ton amour"

 

 

MERCI DE VOTRE PATIENCE...  et demain, on redevient sérieux et top crédibilité... puisque Matthieu devrait rendre sa dernière copie.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 21 Mars 2015

Murat à CHERBOURG: pas les choses à Demy
instagram stephkeziah
instagram stephkeziah

Et bien, j'ai rien à vous dire sur le concert d'hier soir... à part que c'était super...

... De toute façon, Murat en ce moment,

Murat à CHERBOURG: pas les choses à DemyMurat à CHERBOURG: pas les choses à Demy

... euh... vous ne pourrez pas dire que ce n'est pas une site d'information.

(j'étais justement à LESCHAUX ce matin, et je n'avais pas oublié que j'avais cet article sous le feu).

A part ça, quelqu'un était à CHERBOURG? un militaire? une femme de militaire ?( pas de para de Cherbourg, mais la Marine... même si on en parlera bien assez demain. Allez voter!)...

J'ai mangé un clown moi, c'est l'air de la France... A bientôt peut-être!

PS: Je vois tout de même que Murat s'est encore fait un copain hier soir... via ce qui est une "insulte public" (sur twitter)! mais vu que c'est un journaliste freelance et photographe, ce n'est sans doute pas bien grave...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 20 Mars 2015

Ah, j'n'ai pas fait mes devoirs en temps et en heure : Y'avait un concert à Creil mercredi, et un autre hier... sans parler de ce soir à CHERBOURG... mais bon, j'avais en fait d'autres choses à faire! Oui, ça arrive... Je respire le bon air français! Enfin, la sale pollution... dont une partie vient d'Allemagne je crois... et de la Ford de tournée de Murat : il en fait des kil! Et bien chargé! Stéphane et Chris à l'arrière... faut bien repartir les poids. Euh... je tente une diversion pour faire oublier ma paresse des deux derniers jours....

enfin, soit... voilà quand même de quoi vous sustenter:

- Le compte-rendu de CREIL par MARTIAL du groupe fb destination murat:

CR du concert à La Grange à musique de Creil ! Un Extraordinaire Voodoo.

Dans mon précédent CR du concert à Bruxelles,je terminais en disant que j'avais hâte de revoir Jean-Louis,Chris,Steph et Gaël un mois et demi plus tard pour voir le chemin parcouru en commun musicalement et l'impatience que j'avais de découvrir ce que cette Setlist nous révélerait après plusieurs dates. Et bien le moins que l'on puisse dire,c'est qu’apparemment il valait mieux être à Creil hier soir,plutôt qu'à Liège la veille ou le concert a été perturbé par un problème de retour . Aucun problème de son ou de retour hier soir,bien au contraire. Dans cette petite salle de la Grange à musique(300 places) nous avons eu le droit à du très bon son avec un Jean-Louis qui s'est beaucoup donné au chant et à la guitare,avec de très belles et longues intros parfois où de très beaux solos d'autres fois.Chris a alterné la basse, la contre basse et les choeurs sur quelques titres,Gael assure au clavier et se montre très complice avec le bassiste Américain . Steph à la batterie est fidèle à lui même,en finesse et en douceur sur certains titres avec les " balais" et plus puissant sur d'autres avec les baguettes.Pour celles et ceux qui ont eu la chance d'assister à l'Excellent concert de La Maroquinerie,sachez qu'il y a désormais l'Excellent concert de La Grange à musique et je pèse mes mots!
Mais commençons par le début,après 2h30 de trajet nous arrivons à Creil,à la grange à musique qui ressemble un peu de loin à" un courte paille " . Il est 18h30 et nous sommes les premiers et les seuls pendant un long moment puisque les autres spectateurs ne se montreront que vers 19h30 avec une ouverture de la salle à 20h15.A notre arrivée,nous avons pu échanger avec Antonin Lasseur qui assurera la première partie et qui regrette que Jean-Louis interdise les photos et vidéos puisqu'il comptait immortaliser ce moment fort pour lui qui jouait à la console en écoutant "Lilith" quand il était au collège de Creil.
Dans cette file d'attente qui commence à prendre forme,nous faisons la connaissance d'une famille "Fan" de Jean-Louis,les parents et leurs 4 enfants semblent impatient de voir Jean-Louis sur scène et plus particulièrement la petite Janelle,5 ans et demi qui nous dit "Jean-Louis c'est le Meilleur ! " Tiens,tiens,ça ne vous rappelle pas quelqu'un !
20h15,nous rentrons dans cette petite salle de 300 places avec un bar à part qui ne gênera aucunement la bonne tenue du concert. Nous faisons alors connaissance avec Sophie Martin,une amie d'Amparo qui était sur la Dololiste et qui n'a plus assisté à un concert de l'Auvergnat depuis longtemps. Celle-ci a ramené un bouquet de jonquilles qu'elle offrira à Jean-Louis après le concert comme elle avait pu le faire au temps des "Dolos".
20H40, Antonin entre en scène accompagné d'un autre guitariste,les deux nous livreront une très bonne première partie avec 7 titres Blues,Folk qui figurent sur l'album "Detroit" où paraîtront sur le prochain EP en septembre.Le jeune Creilois peut être fier du chemin parcouru depuis l'époque ou il écoutait "Lilith" et nous avouera que le temps passe trop vite sur scène contrairement au bureau.Souhaitons lui de le quitter définitivement pour la scène dans un avenir proche même si il est de plus en plus compliqué de faire son trou de nos jours dans le milieu de la musique.
21H20, Jean-Louis entre en scène accompagné de ses musiciens et nous adresse de suite un "Bonsoir " qui quelque fois n'arrive qu'après quelques titres ! Serait-il de bonne humeur,dans un bon soir? Mieux,il sera dans un très,très bon soir wink emoticon
Une longue intro contrairement à Bruxelles et c'est le chant Soviet qui démarre"Mais que fait la putain Soviétique,ayez pitié de moi ah,ah....." Nous fréquentons ensuite la beauté alors qu'à La Maroquinerie Jean-Louis nous disait que ce serait la seule fois ! Et pourtant cette ritournelle prend vraiment de l'ampleur sur scène et il aurait été dommage de nous en priver. Avant "Le blues du cygne", Jean-Louis aperçoit la petite Janelle (5 ans et demi) au premier rang,il s'approche et demande à mon épouse Marie-Laure si la petite a des bouchons pour les oreilles,sa maman lui dit que non et il demande alors à un de ses techniciens de lui en ramener.Ce qui n'était pas un luxe,puisque Pierre- Emmanuel qui nous a rejoint après la première partie me fera remarquer que nous sommes juste devant l'Ampli et que ça devrait "envoyer ". Déjà d'excellente humeur,la présence de cette petite pour celui qui adore les enfants ne fera qu'amplifier cette sensation et il n'aura de cesse de lui faire des clins d’œil et elle aura même le droit à un gros bisous quand plus tard Chris et JLM viendront jouer accroupi devant elle.
On en vient maintenant "à la chanson Française puisqu'il faut bien vendre des disques" avec la chèvre Alpestre que Jean-Louis finira sans les paroles..... Et perso si il pouvait la remplacer sur la Setlist par" Chacun vendrait des grives ",je n'y verrais aucun inconvénient bien au contraire. " Les ronces" seront du plus belle effet et "Mujade ribe" en live quand Jean-louis se lâche au chant et à la guitare comme hier soir me fait autant d'effet que "Le jaguar" . Je le remercie à haute voix pour ce bel orage ! et il me répond "tiens un connaisseur ! " Et il rajoute en me fixant :" Toujours le meilleur?" ,je lui répond:" à jamais le meilleur Jean-Louis",puis il s'adresse au public :" C'est une vieille blague entre nous ". Jean-Louis parlera plus qu'à l'habitude hier soir et nous fera bien rire en disant qu'il avait appris que les habitants de Creil s'appelaient des Crayons et les habitantes,des tailles crayons ! Où encore quand il présentera ses musiciens,"Stéphane" à la batterie devient "Jean -Pierre",et avec un accent Quebecquois JLM nous dit qu'ils sont descendus à l'hôtel Ibis et que "Jean-Pierre" est à la chambre 16,qu'il est célibataire,qu'il a une montée de sève et qu'on le surnomme" l'érable".
Il nous emmène ensuite dans "la vallée des merveilles" ou l'essence est divine ! tiens,tiens on reparle de sève !
Le très rythmé "Neige et pluie au Sancy" est beaucoup plus puissant qu'à Bruxelles et la montée "Au col de Diane tout en douceur....
"Noyade au chambon" avec un gimmick à la guitare et les claviers très présent de Gael mais sans les choeurs de Marie-Laure cette fois !
Jean-Louis nous dit que le slow revient à la mode selon Jean-Pierre Pernaud et invite donc celles et ceux qui voudraient le danser à le faire sur le slow" Tout m'attire ".
On approche de la fin de la Setlist et "Les frelons d'Asie" me filent la chair de poule avec Chris qui assure les choeurs. "Long John" nous invite au voyage:" il est temps fuyons......." Mais on reste là et" Chagrin Violette " est encore un de ces titres qui nous surprennent agréablement en live. Idem pour "Passions tristes" qui clôture le set devant un public ravi et comblé par tant de bonté !
Pour le rappel,c'est" qu'est ce qu'au fond du coeur",Chris et Jean-louis nous invite à taper des mains et chanter des ouh,ouh,ouh.......puis ils se livrent à une petite battle vocale,Chris chantant "Sam,sam,sam", JLM chantant:" Jean-Louis,Jean-louis de la Bourboule", Michel Drucker de la Bourboule et puis François Hollande qui n'est pas de La Bourboule et çà se voit ! Tandis que Chris se rapproche de la petite et demande "What"s her name ? " , il retourne au micro et chante "Janelle,Janelle,Janelle". Le public tape des mains et chante sur ce dernier titre qui clôture cette merveilleuse soirée que nous a concocté "L'Extraordinaire Voodoo de Jean-Louis Murat " accompagné par ses apprentis sorciers de musiciens !
Séance de dédicace auprès de Jocelyne à qui nous achetons quelques cartes postales. Nous y retrouvons Pierre Krause et Magali Brenon qui ont également beaucoup apprécié le concert ! Nous achetons l'album "Detroit" d'Antonin que nous écouterons au retour dans la voiture. Puis c'est le moment d'échanger avec Jean-Louis qui s'étonne encore que nous ayons fait toute cette route ! Mais quand la récompense est telle,les kilomètres en valent la chandelle ! " Je lui dit que le niveau est monté de plusieurs crans depuis Bruxelles,que l'on voit le chemin parcouru depuis et que le concert était excellent " .Il sourit et me répond que Bruxelles n'était que leur troisième date et que depuis ils ont pu roder le set ! Je lui dis à samedi à Valenciennes et qu'il va falloir être aussi bon que ce soir pour faire lever le public assis du théâtre ! Il m'a répondu par une formule dont il a le secret mais dont je ne me souviens plus.La fatigue peut-être? et il est donc temps de terminer ce CR en vous disant que s'il y avait bien un endroit ou il fallait être hier soir,c'était bel et bien à La grange à Musique à Creil pour cet inoubli
able concert de Murat !

Merci Martial!!

Ah, des enfants, il y en avait à LIEGE. Assis sur les barreaux de la ballustrade du balcon, les pieds dans le vide, j'ai essayé de les photographier d'ailleurs...

- Un article sur CAEN: OUEST FRANCE A VU MURAT

Au Big band café, Jean Louis Murat a offert jeudi soir un set d’une heure et demi avec de belles fulgurances et des morceaux plus attendus, à l’image des son dernier album.

Après une première partie lumineuse assurée par les Caennais d’Embrasse Moi, Jean-Louis Murat a livré jeudi un set d'une belle intensité. Artiste unique en son genre dans le paysage musical français, il est un peu avec Dominique A, Miossec, et quelques autres, le dernier représentant d’un art ou la chanson est reine. Un travail complexe avec la langue française maîtrisé autrefois par Alain Bashung et Gerard Manset. Détenteur d’un talent indiscutable, la fièvre créatrice de l’Auvergnat souffle le chaud et parfois le froid.

Son concert fut dense à l’image de son dernier album (Babel) qu’il a joué dans sa quasi-intégralité. Peu enclin a interpréter ses anciens morceaux pourtant réclamés par un public cloué et fasciné par le charisme indéniable de sa voix, Murat n’est pas un artiste qui regarde en arrière.

« Ronces » sublimes

Un concert commencé avec éclat grâce au morceau Chant soviet où la musicalité de sa voix s’accouple à une orchestration tribale décharnée à la manière du blues africain. Les musiciens qui l’accompagnent sont d’ailleurs tous d’une rare virtuosité et n’ont pas leur pareil pour habiller d’un groove souvent R’n’B (le vrai, celui de Curtis Mayfield) les chansons tortueuses de l’Auvergnat.

Un des clous du concert sera son interprétation du morceau Les ronces, un peu sous exploité sur l’album mais que son interprétation d’hier soir a rendu sublime."

Un morceau sous-exploité sur un album? Fallait peut-être le mettre deux fois?

C. OUEST-FRANCE

C. OUEST-FRANCE

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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