Publié le 27 Janvier 2013

 
 
On découvre aujourd'hui la nouvelle chanson de Jean-Louis Murat. Bien que Murat ait l'habitude d'utiliser l'anglais dans ses titres, de jouer avec certains codes ou termes usés (Le Lady d'Orcival...ou  le "cross" de Nu sous la crevasse...), le nom du titre dévoilé il y a   3 jours m'a un peu surpris... Surtout avec ce visuel assez disco. Cela ne collait pas trop avec ce que Marie Audigier nous avait dévoilé de TOBOGGAN. Mais cela m'a amusé ensuite... surtout en découvrant le nombre de chansons intitulées de la sorte... Wikipédia nous en propose un petit récapitulatif là , qui ne me parait pas complet. On remarquera surtout dans la liste le nom de... Nana Mouskouri?? Non celui de Neil Young... tiens donc...   Partirions-nous en ce pays folk-blues? 
 
 
Et bien, non...
 
 
 
 
Après 5 écoutes... non, j'arrive à la 6e,  soyons franc : je reste circonspect... mais ce n'est pas la première fois que je regretterai le choix du single... même si cette fois, je comprends bien le choix... je ne dirais pas que ça sent le tube, mais au moins sa recherche. Murat n'a jamais été aussi prêt de revenir à "Cheyenne automn" (la guitare remplaçant le synthé).  La RTBF résume ainsi laconiquement : "Il croone presque, loin des chansons plus rugueuses auxquelles il nous avait habitué ces dernières années".  
Franck Vergeade de Magic!  dit : "Un titre quiet et mélodique, qui rappelle un brin les moments calmes de Lilith (2003)"... Mouais... Juste un brin.  F. Vergeade a également twitté ceci : "Alors, ce quatorzième album de et le premier pour ? D'ores et déjà, son disque le plus court".
 
Une autre réaction plus positive vient du MAGUE qui titre "un bijou": " On aime et défend Murat depuis 10 ans sur le Mague, mais force est de constater que son album qui sortira en 2013, si on en croit ce premier extrait, va être une excellente cuvée. OVER and OVER... is good !! ENJOY"
 Sur FB, les réactions dans les commentaires sont elles-aussi positives.  On en reparle j'espère dans les commentaires... J'en suis à la 10e écoute... et mes oreilles commencent à s'y faire...

EDIT : F. VERGEADE SUR TWITTER : Le nouveau est hypnotique, concis et cryptique. Grand cru après "Grand lièvre"
LE LIEN EN PLUS :
 Hasard du jour... Carla Bruni sort également son single aujourd'hui... et on en parle un peu plus que celui de Murat dans les médias... Olivier NUC, lui, fait le lien:
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 25 Janvier 2013

 

 

PIAS l'annonce ce jour....


Le nouveau titre de JEAN-LOUIS MURAT est lancé  en radio!  Et c'est donc "OVER AND OVER" 

PIAS Le Label [ Réalisé par Jean-Louis Murat
Avec la participation de Robi (Choeurs) et Christophe Pie (Batterie)
Enregistré et mixé par Aymeric Létoquart

Avec un visuel tout-à-fait différent de "Toboggan"...

 

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Le site officiel a été mise à jour avec l'info, mais le titre n'est pas encore écoutable... Il faut donc faire du zapping sur les ondes...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 24 Janvier 2013





Dans l'actualité musicale,  un peu de pub pour des jeunes artistes qui citent Murat comme des références...
 
Priorité aux "amis" de FB de longue date:

- JEAN-LOUIS BERGERE:
 
"Jean-Louis Bergère est un poète, un amoureux des mots ; la seule lecture des textes suffit à s'en convaincre. A l'exception peut-être d'un autre Jean-Louis (Murat), il y a bien longtemps que, dans ce magma informe qu'on appelle, "chanson française", la langue française n'avait été traitée avec tant d'égards et de finesse".
Nouvel album " Demain de nuits de jours" / janvier 2013.
 
Belle chanson... avec une intro musicale très chouette, joli sample d'opéra... Et un clip tout-à-fait honnête! 
- Cédric Barré:
Il sort un EP... et le clip est en cours d'élaboration... 
Le single "On m'a dit" est un petit "tube", avec ses petits claviers amusants ou un petit peu barrés.
Sa cover du "monde intérieur" est visionnable : http://www.youtube.com/watch?v=bkWTAT0qf18



- On passe ensuite aux plus gros... mais pour qui la vie reste précaire...  avec ALINE  (ex-young Michelins)... Beaucoup de promos et de presse pour eux, et le  soutien des Inrocks... et le rejet de pas mal d'autres... C'est pourtant sympathique...
Leur premier album vient seulement de sortir...
http://www.deezer.com/fr/album/6195568

http://alinemusique.wordpress.com/


Ils citent Jean-louis  Murat dans une interview récente:

"Et aussi de se défaire du fantôme de Serge Gainsbourg, qui plane tant sur la

chanson française que la pop depuis plus de vingt ans ?

RG : Je trouve que ça fait du bien de s'en éloigner, car ça fait vingt ans que les journalistes et fans cherchent le nouveau Gainsbourg. Il faut faire le malin, le dandy... tout le monde est dandy aujourd'hui : dandy décalé, dandy mon cul... J'adore Gainsbourg, mais il faut arrêter de ramener la culture pop française à cette seule grosse figure tutélaire. Il y a eu les yéyés, Dutronc, Évariste... je voulais éviter à tout prix les comparaisons avec Gainsbourg et Bashung. D'ailleurs, maintenant, tout le monde cherche le nouveau Bashung. Sauf qu'on ne le trouvera jamais, et ça n'a rien de grave. L'héritage français est lourd à porter. Après, il reste des mecs comme Dominique A, Jean-Louis Murat, qui ont toujours tracé leur route, sans être les nouveaux Gainsbourg ou Bashung. Mais pour moi, ce n'est pas de la pop. Il n'a pas de réel modèle français pour la pop qu'on veut faire, même si on apprécie Daho, Jacno, Gamine ou Les Désaxés".

- Mathis, jeune lyonnais,  qui nous a présenté en exclusivité sa reprise de "jim",  a besoin de soutien pour son premier album;
Il m'a promis sa version des "jours du jaguar"...


- Et puisque je vous parle du jaguar... Il faut que je vous présente une personne qui m'a dit chanter tous les jours "les jours du jaguar", et en découvrir tous les jours un nouvel aspect... Alain Klingler!
Valérie LEHOUX a critiqué son disque sorti l'année dernière:
Prochains concerts pour lui au CANADA:
Sund. February 17th Ottawa GIGSPACE 8pm
Sund. February 24th Toronto MUSIDEUM 3pm / 8pm



- Le Brevet de muratien n'est pas encore attribué aux "DEJA VU" le groupe lyonnais...  ils ont le soutien  et l'amitié de FRED JIMENEZ... c'est vrai qu'on retrouve sa pop dans leur musique. Leur nouvel album sort en mars.
         


C'est tout pour ce soir. Vous pouvez disposer... et  ne sortez pas de disques, c'est EMPTY.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 23 Janvier 2013

 

J'avais un petit doute... et mon impatience me l'a fait négliger dans la rédaction de l'article précédemment édité ce jour. J'ai demandé l'autorisation (accordée) à Jeanne Cherhal d'utiliser la photo (ci-dessous)... mais sans lui demander d'où elle venait.  Sur twitter, quelques minutes après j'utilisais le point d'interrogation... mais soit.  Je vous prie de m'excuser... Merci à AB qui m'a permis de  rectifier le tir!

 

 

La photo qu'a publiée Jeanne Cherhal ce jour ne faisait pas (apparemment, car je n'ai toujours pas confirmation)    de l'enregistrement de TOBOGGAN mais de la BO de THE END, le webdocumentaire de Laetitia Masson.

 

Ab qui m'a averti m'a orienté sur le site où le film sera enfin visionnable... le 13 février (encore avec du retard... il devait être diffusé au départ pendant la campagne présidentielle). On peut y voir une bande annonce:


http://the-end.nouvelles-ecritures.francetv.fr

 

Depuis le temps qu'on en parle, je ne sais plus ce que je vous en avais dis... J'avais oublié moi-même qu'on pourrait y retrouver Elodie Bouchez (quelqu'un m'a dit l'avoir vu ce week-end dans une vieille VHS au bord de la mer avec Murat...).

 

Enfin, soit.. euuh, journée pourrie... et la France a perdue au handball...

 

 

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Content quand même pour Jeanne Cherhal de cette collaboration...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 20 Janvier 2013

 
Le camarade Baptiste VIGNOL, "inter-ViOUvé ET MURAT" numéro 2, et qui m'a apporté un appui important par la suite, fait paraitre le 24 janvier,   un nouveau livre intitulé :
 "le Top 100 des chansons que l'on devrait connaitre par coeur" (Edition Le Carpentier).

Même si le titre évoque une émission de TF1 présentée par Dechavanne, on retrouve la fine plume érudite et acérée de Baptiste telle qu'on la lit sur son blog "qu'est-ce qu'on nous chante?".  Le principe était simple... mais sans doute bien difficile et long à réaliser : demander à des artistes francophones de donner leurs 10 chansons de chevet. 
 Avant de vous  parler  de manière plus détaillée du livre, je vous propose de découvrir la sélection de Jean-Louis MURAT, ce qui me permet de réactiver la "catégorie d'articles: le goût de qui vous savez"...
Livre en vente:  (18, 95 euros) ou
 
 http://ecx.images-amazon.com/images/I/51sAbvpLV9L._SL160_.jpg
 
 
 
- Une bien belle chanson pour commencer...  (Venez découvrir le pays de Mandrin, c'est bien joli... du côté de St-Genix sur guiers).
 
Une version orientale par Faudel et Lavilliers : http://www.dailymotion.com/video/x4ee3b_bernard-lavillier-et-faudel_music#.UPvsiGfVHEw


 - L'affiche rouge : Ferré-Aragon.
«Dans ce désert qu'est la chanson française, le moindre artiste sert de repère. Il y a la piste Brassens, la piste Ferré, la piste Brel ou Boby Lapointe. Léo Ferré est un mec du xixe siècle que l'on est bien obligé de rencontrer un jour ou l'autre, car il reste un maître: il n'y a rien à jeter dans La Mémoire et la mer, son chef-d'œuvre. J'ai toujours été un grand fan, même si je n'ai jamais adhéré à ses idées politiques. L'anarchie selon Ferré, c'est Bagdad. Je l'ai rencontré une fois, quand j'étais gamin. Il passait en concert à Clermont-Ferrand, des anars bloquaient la rue et il s'est senti obligé de se justifier d'avoir un chauffeur. A sa place, j'aurais foncé dans le tas.» (L'express, en 2007)




- Le passage au titre suivant va être un peu brutale,  même si ça parle aussi d'exécution :
Ne pleure pas, Jeannette est une chanson traditionnelle francophone. "Cette chanson anonyme est apparue dans les armée françaises à la fin du 19e siècle comme chanson de marche puis fut reprise par les scouts et devint une chanson enfantine; Il s'agit d'une reprise simplifiée, mais sur le même thème, d'une chanson bien plus ancienne "la Pernette se lève" sur une musique très différente (voir chansons historiques de France 251 )"

interprétation : Lucienne Vernay et les quatre Barbus, disque "rondes et chansons de France"


- On en revient à une chanson moins originale pour ce genre de classement... La seule chanson de ce classement qu'il a reprise.
          la version de Murat : http://www.youtube.com/watch?v=iU1imbGG11s



- Et petit pied de nez à la Murat... il insère dans son classement aussi la version de COHEN...

J'ai trouvé une petite vidéo avec introduction par Joe Dassin...qui aurait peut-être pu figurer dans ce classement... 


- On rebascule encore dans le passé...par l'immense Malicorne... Ce n'est pas les "Tristes noces" dont j'ai pourtant déjà entendu dire que c'était la plus belle des chansons françaises (par Bernard Lallement, chef de choeur)... mais Marions les Roses
A noter que Murat se trompe de titre et indique :  les roses font un beau bouquet (quand elles sont jolies)


- On trouve encore deux grands classiques : LES FEUILLES MORTES (Yves Montand), et LE TEMPS DES CERISES... Après le chant des partisans et l'affiche rouge, voici encore une chanson à haute valeur historique, hymne du peuple de gauche...  
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_cerises_(chanson)

J'ai beaucoup aimé la version de Noir Désir:



- Dans tout classement de chanson... Il faut un TRENET... et Murat choisit, non pas la MER (qui est la chanson choisie par le public)  mais une chanson plus personnelle de l'auteur de "que reste-t-il de nos amours?" (classé 10e)   :
La Folle complainte est d'ailleurs classée 12e.
Très belle évocation de son enfance... dont on comprend facilement qu'elle touche l'auteur Bergheaud.
 
Dans la maison qui dort,
La bonne n'est pas sage
Mais on la garde encore.
On l'a trouvée hier soir,
Derrière la porte de bois,
Avec une passoire
Se donnant de la joie.  ...  Je n'ai pas aimé ma mère.
                                       Je n'ai pas aimé mon sort.
                                       Je n'ai pas aimé la guerre.
                                       Je n'ai pas aimé la mort.
ET ceci qu'y pourrait être du Bergheaud  : 
La vie, la mort, les squares
Et les trains électriques,

Les larmes dans les gares,
Guignol et les coups de triques,
Les becs d'acétylène
Aux enfants assistés
Et le sourire d'Hélène
Par un beau soir d'été.


- Le dixième titre nous permet de finir sur un peu d'humour...  avec le grand Boby...  dont on aurait aimé qu'il nous laisse un peu plus de chansons... Murat l'avait déjà cité, notamment à côté de Dassin et Caussimon dans une interview avec RAPHAEL (de 2006).  On ne sera donc pas étonné de ces choix peu modernes faits par Murat. Ce classement illustre bien les propos qu'il tenait au Nouvel-Obs en 2002:
C’est la chanson française actuelle que je mets en cause parce qu’elle ressemble de plus en plus à de la variété internationale. Par le passé, il y a eu des artistes formidables comme Bourvil, Boby Lapointe, Dick Annegarn, Isabelle Aubray, Charles Trenet... Je constate qu’aujourd’hui il y a une sorte de mondialisation qui me déplaît souverainement. Les chanteurs québécois, qui sont le cheval de Troie de la culture anglo-saxonne, hurlent dans le micro comme si l’électricité n’avait jamais été inventée. Par eux, c’est la culture américaine qui s’infiltre et dénature notre paysage. Alors que nous, les peuples d’Europe, sommes des murmurants. Pour moi, la voix de la France, c’est Etienne Daho ou Miossec, Johnny Hallyday étant une exception. Mais cette tendance un peu vaine qui consiste à mélanger ce qu’il y a de plus branché dans le rock avec ce qu’il y a de plus branché dans la poésie m’agace. Cela dit, on pourrait me retourner le compliment! C’est difficile d’être un chanteur français. Je pense que c’est une espèce en voie de disparition.
A noter tout de même la présence de Prévert  qu'il a déclaré "détesté" et d'Aragon qualifié de "sous Baudelaire" (L'express, 2007).

"II me semble que dans la chanson française on s'est de plus en plus éloigné de la musique de la langue, jusqu'à arriver à une sorte d'impasse. Gainsbourg, Bashung, évidemment que c'est sensas. Mais si tu les mets sur l'arbre de la langue, c'est une branche morte. Tu ne vois pas quelle descendance ils peuvent avoir. Moi, j'essaie plutôt de rester dans le tronc, dans la montée de sève. Quand tu travailles sur des textes comme ça, tu t'aperçois que ce qu'on appelle la chanson française, c'est la langue classique, celle qui a été posée au XVIIe siècle et qui possède sa musique intérieure. Et on y revient toujours, quels que soient les détours. Je pense par exemple à Carlos Jobim qui explique qu'il a inventé la bossa en jouant du Debussy. Il jouait du Debussy au piano, les fenêtres ouvertes, et c'est en entendant les rythmes provenant de la rue mélangés à Debussy qu'il a inventé la bossa. Et aujourd'hui, par un détour fulgurant, Salvador cartonne, en chanson française, avec un album bossa ! C'est pourquoi, à l'arrivée, je trouve pathétique la manière de Gainsbourg de jouer avec les mots. S'il parlait de la chanson comme d'un art mineur, c'est finalement qu'il ne s'en sortait pas ! Il aurait bien aimé faire toujours Je suis venu te dire que je m'en vais, faire du Verlaine, mais ça ne marchait pas. Comme le Gainsbourg avait un esprit de synthèse fort, qu'il voyait bien quelles musiques marchaient et qu'il ne voulait pas ronronner, il dynamitait les mots. Mais après quoi, c'est l'horreur. Parce que tu te retrouves dans un langage publicitaire, parce que tu fais du publicitaire. Arrivent alors des mecs élevés au Gainsbourg qui font du publicitaire, et comble de l'horreur, qui arrivent à te le faire passer pour de la littérature : Frédéric Beigbeder, par exemple. La langue est alors finie.
Dans la variété, ça donne toutes ces biches, ces petites nanas qui déplacent l'accent tonique et chantent comme des Américaines pour faire sauter le dernier verrou de la langue. Alors que la grande tradition de la chanson française, c'est l'articulation. Ce phrasé, c'est d'ailleurs la force de Gainsbourg. Là, il est dans la lignée de Nat King Cole qui institue, avec Frank Sinatra, le grand phrasé américain. Salvador est tout à fait là-dedans. Yves Montand aussi. Moi, je ne le fais pas assez, je baragouine, comme me le dit tout le temps Isabelle".


 
 
A noter que Dominique A a choisi "Amours débutants" (et pour Manset, Camion baché) et Florent Marchet "Nu dans la crevasse"... Cherhal, Bertrand Soulier, Robi ont également indiqué un Murat... mais je n'ai pas fini de vous compiler tout ça... On en reparle! 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 20 Janvier 2013

 

Attention : je tiens à préciser qu  je fais ct article tout en faisant des crêpes : y'aura des dégâts, soit dans l'assiette, soit dans l'article... d'autant plus que j'ai un problèm avc mon E sur mon clavier. Il est grippé. Pas pratique en somme... t le tout en écoutant TRISTAN... qui n'est pas dégeu comm album. Du bel ouvrag.  Voilà ce qu c'st : Matthieu me délivre des infos sans se donnr la peine de rédiger lui-même un bel article dont il a le secret...et je suis obligé de bricoler moi-mêm entre deux tâches ménagères. Pas facile la vie de blogueur.

 

 

 

ENFIN SOIT, oui, on aime encore Jean-Louis Murat à Clermont... et pas seulement parc qu Matthieu traine et s'ennuie toute la journée à travers les rues en chantant "où es-tu amour?"  et gravant de ci de là des coeurs marqués d'un "A.rg".  Le fait est qu'il reste malgré tout à l'affut d'infos qu'il m'envoit avec ... attendez, je vérifie l'orthographe... avec célérité (ce qui n'a rien à voir avec le légume, même si Mathieu a tendance à devenir ma vieille branche... -disgression à retirer à la publication.).

 

 

- Ainsi, ALEXANDRE ROCHON, "âme pensante" (Magic!) des DELANO ORCHESTRA a été invité par la revue à sélectionner quelques chansons marquantes pour lui. Il y a bien sûr du Eliot Smith (qui a impressionné tant de musiciens clermontois un soir à la Coopé - cf le spécial "Déjà 10 ans La Coopérative de MAI")  et  de l'anglosaxon (Sparklehorse, Eels...) mais deux français :  Superflu... et "au Mont Sans-Souci"....

 

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 EITSOYAM, le nouvel album des DELANO, semble salué par la critique. Et il sort lundi.  On a pu écouter quelques titres via soundcloud ces derniers jours.  Tout cela me semble dans la lignée du précédent que l'on avait écouté l'autre soir à Clermont en première partie de Jean-Louis Murat... mais on reparle de cette soirée rapidement...  c'est-à-dire juste après l'écoute de DREAMS...  Ne zappez pas!

 

 

 

 

 

   

 

 

 

-  On aime encore Jean-Louis Murat à Clermont, donc... mais bien sûr pourquoi ne l'aimerait-on plus d'ailleurs? Parce qu'il a dit qu'il déteste Clermont?  Bein, non... Une pécadille, une banderille sur le dos d'un T Rex, une piqure de moustique sur un joueur de l'ASM!

Et dans la série, c'est le directeur de la Coopé Didier Veillault qui a parlé de Jean-Louis Murat (mais ça n'étonnera personne) dans la revue ZAP... qui fête aussi ses 10 ans dans son numéro de Janvier. A cet occasion, ils ont demandé à 10 VIC (Very Important  Clermontois) de citer 10 événements importants de leur vie professionnelle.

 

ET pour 2010, Veillault donne la date du  10 AVRIL: "JEAN-LOUIS MURAT fait un concert de rêve, très rock, une merveille. En support, les DELANO ORCHESTRA qui sortira en janvier 2013 son meilleur album". 

 

Les autres personnes invitées à se prononcer (Maire, Président du  Conseil Général, de la Région, Louis Giscard d'Estaing...),eux,  ne parlent pas de Murat... et permettez-moi de ne pas m'en étonner, quoi que. Sans doute de la jalousie
(non, c'est bien des crêpes que je prépare, pas des shitcakes.. mais je suis d'humeur badine).  



SAM 8988

 Il s'agit bien sûr du concert enregistré qui figure sur l'édition limitée "GRAND LIEVRE".  Mon compte-rendu de l'époque:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-mon-compte-rendu-de-clermont-48331717.html    (Et oui, Matthieu, nous deux, ça fera bientôt 3 ans... que je t'exploite).

 

 

Vous devez également relire la prose si plaisante de Matthieu dans ce reportage "Rendez-vous en terre inconnue... à la rencontre des Coopéistes..." les vrais...pas ceux de Meaux: 

http://www.surjeanlouismurat.com/article-patrimoine-de-clermont-de-france-et-de-muratie-la-coope-110557467.html

et également son live report du concert de NOEL...

http://www.surjeanlouismurat.com/article-noel-a-la-coope-113099148.html

 

Allez, Tschuss et bon dimanche.

 

 

PS : On me signale qu'en tappant sur Google, "blog de Pierrot", je devancerais l'autre blog de Pierrot... c'est-à-dire celui de Pierre Menès (commentateur sportif érudi et intellectuel). Ce n'est pas le cas ce matin chez moi, mais on vous tiendra au jus de ce combat de David contre Goliath, même si j'ai tendance moi aussi à avoir un double menton.  Et maintenant, je vous demande d'arrêter! Profitez de la nature!  

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 15 Janvier 2013


Aujourd'hui, cela devait être écoute générale de Toboggan. En effet,  Marie Audigier vient de poster ceci sur FB:

 

"le nouvel album de Jean-Louis est immense !
il s'appelle "Toboggan", 10 titres d'une pureté absolue, JL troubadour, l'esprit des Cathares, de la terre d'Oc, mais à la Fleet Foxes. Génial qu'on soit chez PIAS pour cet album, leurs couleurs sont les nôtres !"


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Pour Marie, tout nouvel album de Jean-Louis est immense... mais ça excite toute de même les esgourdes...
Certains avaient fait le lien entre les Fleet Foxes et Jean-Louis :  par exemple, le SOUS MARIN JAUNE : "Doit on forcément écouter Jean-Louis Murat quand on part en Auvergne ou les Fleet Foxes lorsque l'on traverse le grand Ouest américain ?"   et on retrouvait les deux noms dans pas mal de "top albums" de l'année 2011. Ma curiosité pour la musique en langue anglaise s'étant limitée au fur et à mesure des années, je ne connaissais que de nom... et c'est quand même très beau. Folk avec des voix très belles... Grand Lièvre et ses choeurs ont-ils donné  envie à Jean-Louis de continuer dans ce sens? On se rappelle que pour Grand Lièvre, Murat avait déjà cité comme influence des groupes anglo-saxons:« Au moment de l’enregistrement, j’écoutais beaucoup de groupes de rock indé des années 90, comme Swell, Silver Jews, explique Jean-Louis. J’avais envie de retrouver cette matière sonore, ce travail de groupe.  »

Quant à l'esprit cathare...  elle renvoit à la spiritualité et à l'ascèse... mais google m'oriente rapidement vers des vidéos des Rosecroix... Album à la MANSET?      Restons-en à http://www.espritcathare.org/#!montsgur--symbole-vivant/c1c6q
Là encore, pas un indice d'une grande révolution, mais d'une évolution tranquille...
 
Sur la dernière phrase, oui, PIAS, c'est une belle et grande maison avec tant d'artistes de qualité. Bravo à Guillaume Depagne  son directeur... Qui lui vient de twitter le nom du PREMIER TITRE... de circonstance aujourd'hui : "1-IL NEIGE"...

Et bien...  quelles actus! quelles accélérations! Il suffit que je dise qu'on s'ennuie pour qu'il y ait avalanche (sic)... Je peux même vous dire qu'une chanteuse qui a commencé à se faire connaitre des muratiens grâce à des premières parties de concert de JLM a été invitée à participer à un titre de l'album.  



LE LIEN EN PLUS :

http://www.popnews.com/popnews/elysian-fields-interview-partie-2
Vous aviez aussi collaboré avec Jean-Louis Murat chacun de votre côté, il y a quelques années. Etes-vous toujours en contact avec lui ?
Jennifer : Nous l'avons vu récemment, avec sa famille.
Oren : Oui, nous essayons de passer un peu de temps avec lui quand nous sommes en France.
Jennifer : C'est quelqu'un que nous apprécions beaucoup, aussi bien humainement qu'artistiquement. Sa vie est totalement dédiée à la création.
Oren : Une chose qui est vraiment belle chez lui, c'est son attachement viscéral à la langue française, aux mots. En chantant dans sa langue natale plutôt que dans la langue du rock'n'roll, on peut dire des choses beaucoup plus profondes et personnelles. J'aimerais beaucoup pouvoir parler le français de Gainsbourg, de Léo Ferré, de Jacques Brel, ce serait très enrichissant de comprendre la poésie de ces grands auteurs… et de savoir à quel point Jean-Louis est talentueux. (sourire) Même si l'on peut éprouver des émotions en écoutant une chanson sans forcément en comprendre les paroles, quelle que soit la langue.
Jennifer : Jean-Louis a une grande curiosité intellectuelle, qui n'est pas limitée à la France. C'est d'ailleurs pour ça qu'il s'est intéressé à nous et qu'il nous a proposé de travailler avec lui, alors que nous n'étions pas forcément destinés à nous rencontrer. On apprend toujours des choses quand on est avec lui, sur la poésie pachtoune par exemple.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 14 Janvier 2013



 
Bon, j'avais une petite diapo à vous montrer... et j'ai farfouillé un peu sur le net... pour vous trouver d'autres bricoles autour de l'Auvergne... même si ça ne doit pas trop faire rire le Bergheaud...
 
 
http://imblog.aufeminin.com/blog/D20070623/105074_201194405_auvergne_H151938_L.jpg
 
 Connaissez vous l'histoire de ce vieil auvergnat, qui, sur son lit de mort, convoque toute sa maisonnée et dit:
 
-Ecoutez-moi tous, je sens que l'heure est venue et le notaire m'a toujours dit qu'il fallait faire mon testament avant de partie...Non, non, laissez moi parler, je vous prie !
 
Pour toi l'André, je te donne 500.000 euros qui te permettront d'agrandir la ferme et d'acheter les terres du voisin, si tu le souhaites.
 
Pour toi l'Gaspard, je te laisse 400.000 euros. Cà te permettra de t'installer à la ville avec ta femme, comme tu as en envie depuis longtemps.
 
Pour toi la Marie, bonne épouse, 300.000 euros pour toutesz l'affection que tu m'as apporté pendant toutes ces années.
 
Et pour toi, la Germaine servante fidèle, 200.000 euros pour récompenser ton dévouement.
 
Puis il dépose la tête sur l'oreiller et dans un dernier soupir, murmure :Voilà une bonne chose de faite! Mais ou vont-ils trouver cet argent, nom de Dieu ?
http://images-00.delcampe-static.net/img_large/auction/000/089/979/584_001.jpg

Une petite blaguounette un peu salace se déroulant à la Bourboule: 
http://www.misterblague.fr/blague-837-le-parisien-et-l-auvergnat.html


http://idata.over-blog.com/3/98/30/09/C-P-A--Humour-Patois/C-P-A--Humour-Patois_010.jpg

Bon, rien sur Jean-Louis Murat... même dans RIRES ET CHANSONS:
http://www.rireetchansons.fr/biographies-311/artistes-chansons-313/artiste/video/530-jean-louis-murat.html?clip_id=2627&message=&message=

http://machin-bidule-truc.com/wp-content/uploads/2012/04/heula-auvergne.jpg
SAM 8976
SAM 8981

SAM 8979
Merci David

dessin

 

Quelques citations de JL Murat... qui lui aussi parle souvent de blagues:
- Les tournées compenseraient la diminution des ventes de disques?
JLM: - C'est de la blague... (La montagne, 2009)
  
- La gratuité n'est-elle pas le meilleur moyen de  démocratiser la culture ?
JLM - C'est une blague ! Cela nous tue (Le monde, 2007)

- Et Radiohead?
JLM: - Radiohead, c'est une blague... (JDD, 2007)
- Quelqu'un qui ne serait pas auteur parlerait-il de pluie surhumaine et de bleu final ?
JLM - "Le bleu final, c'est une bonne blague, non ?  (interview Mustango)

JLM: Non, non, c’est de la blague. Michael Moore je pense qu’il déteste le monde occidental parce que quand il se déplace en avion, il est trop gros et il est serré dans son siège, du coup il a la haine de la civilisation. ( Foutraque 2003)

Je suis d'humeur badine ce soir... On sait tous que Jean-Louis  sait être irresistible...

 

Parlons de tes textes…
J.-L. M.: Qui sont excellents. Qui sont sûrement les meilleurs textes qu'on fait en France. Je suis le meilleur parolier français. Le deuxième c'est Barbelivien. Je n'ai aucun mérite. Je ne pense pas que Miossec ait la stature pour se mettre entre Barbelivien et moi, si tu veux le fond de ma pensée… (Zurban, 2003)

Mais c'est parfois spécial:

-Pourtant, j’ai eu des moments très spectaculaires. Le lundi qui suit la défaite de Jospin en avril 2002, par exemple, je suis en concert à la Cigale. J’attaque par une blague où je dis : 80 ans de communisme, 80 millions de morts, on est bien débarrassé ! Silence de cathédrale dans la salle. Le public ne supporte pas ce genre de truc ! En fait, j’aime beaucoup déclencher le rire jaune, j’aime bien aller à la limite. Il faut être créatif. » Le point, 2011


              Allez, on finit  sérieusement... avec un petit dossier de l'EXPRESS sur l'Auvergne de 2008 :
Je l'avais peut-être déjà partagé...


 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 14 Janvier 2013

SAM 8650ISERE
 
Quelques clichés d'une petite virée humide à Romans et l'Isère Rhodannienne.
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 A ROMANS...
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SAM 8668SAM 8673 SAM 8674
                                                                                                 A chaque époque, ses antennes...


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SAM 8690St-Antoine L'Abbaye.
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SAM 8698Devant l'entrée principale de l'église, ça tient encore.


Retrouvez d'autres photos de cette petite journée en fin de dossier en suivant ce lien :
http://www.surjeanlouismurat.com/5-album-1966702.html

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 13 Janvier 2013


... Voilà, voilà, on traine et on s'ennuie... et voilà qu'on se retrouve à lire des horoscopes dans le journal...  Et.. Et... je suis tombé via un tweet... sur cet article qui n'était pas répertorié semble-t-il par les archives constitués par les Anciens...  On tombe parfois sur le net sur des thèmes astraux de personnalité à la va comme je te pousse... mais là, c'est du sérieux, du documenté, du scientifique... alors en cette journée, à Paris, où le progrès et l'humanisme sont en marche, je m'associe à cette grande marche vers la lumière... en vous proposant une saine lecture :

 

 

"Jean-Louis Murat

"Le Fier amant de la terre"
    

 

 

 

"N’oublie pas qu’ici, mon vrai nom, c’est bercail" (Montagne, sur l’album Vénus)

 

Vénus, l’étoile du Bergheaud
Jean-Louis Murat est né le 28/01/52, à 6h00 TU, à Clermont-Ferrand. De son vrai nom, Bergheaud, il a passé son enfance dans un trou perdu de l’Auvergne, Murat-le-Caire, qui lui inspirera plus tard son nom de scène. A ses débuts, il signa d’ailleurs une chanson-baptême de "Murat", qui résumait déjà les dualités du personnage : "C’est un peu une habitude, un jeu, qui devient dangereux, du feu braqué sur les yeux. Avant d’être pris pour un grand, vous trouviez ça charmant qu’il soit déjà agaçant. Murat, c’est le héros d’un cinéma où la caissière se barre, personne n’entrera". Murat n’est pas Bergeaud. Il a souvent expliqué l’écart absolu qui réside entre le [personnage public, le "Mister Hyde-Murat" et le "Docteur Jeckyll-Bergheaud". Le premier fait le beau à la télévision, chante avec Mylène Farmer le temps d’un duo opportuniste, séduit autant qu’il énerve, aligne les tubes sans pour autant jamais "casser la baraque". Le second est l’être sensible et profondément intelligent qui compose des chansons uniques sur le tourment amoureux et qui redonne au mot "romantisme" son vrai sens (parler d’amour sans autant passer pour un doux rêveur ou un dragueur de midinettes, par exemple...). Le vénusien Murat parle le langage de l’amour comme on devrait tous le parler : comme un paysan auvergnat.
"L’ange déchu"
Le thème de Murat est dominé par le niveau "e" (Vénus-Mars-Neptune domi-nants), ce qui n’a rien d’étonnant pour cet artiste épidermique, dont la susceptibilité et la réputation d’écorché vif sont légendaires. L’art de Murat se nourrit exclusivement de ses états d’âme subjectifs et fluctuants, bousculés au gré de ses humeurs d’amours en haines aussi irrépressibles qu’injustifiables. Le revers de cette sensibilité tient dans la difficulté qu’il rencontre à émousser ses affects pour les adapter au monde qui l’entoure : le niveau "e" est en conflit direct avec deux planètes de niveau "r". S’identifiant totalement à ce qu’il ressent (force du niveau "e" en référentiel Sujet), il ne cherche pas plus que ça à s’adapter aux autres, au regard d’autrui, à l’avis d’un quelconque public. Uranien contrarié, Murat désamorce le jugement d’autrui par une attitude cassante, tranchante, non-diplomate. Il n’obéit qu’aux règles dictées par son bon vouloir et s’impose à plaisir la dictature de ses propres émotions. Comme un gamin chagrin et capricieux, Murat est dans la vie un personnage aussi attachant qu’insupportable, aussi fragile qu’orgueilleux. Orgueil certainement renforcé par la dissonance "aveugle" de son thème, l’opposition Lune-Pluton, qui le porte à se prendre pour l’exclu métaphysique absolu, le vilain petit canard rejeté par tous et qu’on aimera de toutes façons jamais assez : "Vois, je vis de rêves chaque jour, et je reste des nuits l’éternel amant", dans Le venin.
"Tous ces amours de courte haleine embellissaient nos vies"...
Angulaire à l’ascendant, la Vénus Capricorne de Murat-Bergheaud est opposée à Uranus, mais reliée harmoniquement à Mars-Scorpion. La sentimentalité du bon-homme est complexe, torturée, exigeante, capricieuse. Mais elle est constamment ancrée dans une réalité qui la structure, la vivifie, la gonfle de chair : "le fructose, le glucose, haut-les-cœurs, v’la la vie" ("Mustang"). Les textes de Murat sont à la fois délicats et rustauds, affectés et rugueux. L’amour, chez Murat, ne correspond pas à l’évocation d’un monde éthéré, désincarné, il se vit au présent, dans l’immédiateté d’un Mars organique et sanguin qui grogne, qui gémit, toutes veines saillantes, comme un enfant qui pleure ses caprices. Le paysan Murat ne dissocie jamais le cœur et le corps, la fleur et son terreau, le cerveau et le sexe. Nostalgique perpétuel de sa montagne natale, il préfère le froid rigoureux des hivers auvergnats à la chaleur faussée des projecteurs parisiens. Murat est un troubadour d’un autre âge qui parle des fleurs tout en épandant le fumier, qui adore la femme autant qu’il vénère les vaches de son troupeau. Mars-Scorpion est toujours là qui veille à tout ramener au concret, aux origines terrestres de toutes choses. Engagé dans une quête exigeante qui le pousse à toujours chercher le bon équilibre entre l’amour qui fait tomber (amoureux, par exemple : "Cours dire aux hommes faibles comme moi"...) et l’amour que l’on veut dominer (Vénus versus Uranus : "Tous vos désirs me dominent"...), Murat se réfugie sans cesse dans un retour perpétuel à sa source : la terre, la nature sauvage indomptée, et les animaux : "Contraint je vomis toujours plus loin de la vie, mais j’ai autant de désir qu’un vampire, qu’un yak, j’ai le désir intact" ; "A la jeunesse on envie l’irruption brutale du désir animal" ; "Moi, le fumier du monde où tu veux me planter" ; "J’ai dans les yeux le bleu de l’eau des montagnes" ; "Quand l’éclat mauve délétère n’éclaire plus ma vie, je vais dormir dans la bruyère, au Mont-Sans-Souci" ; "J’ai pour toi, la tendresse d’un poney", etc, etc.
Le paradis terrestre et L’ange déchu
On le voit, l’univers de Murat est un univers peuplé, vivant, grouillant, complexe en ce qu’il relève d’une sensibilité "e" : la conjonction Saturne-Neptune en dissonance à Mars inscrit les limites d’un cercle fou au-delà duquel Murat se perd, s’enfonce, se noie. A partir du réel tangiblement préhensible de Mars, Saturne et Neptune créent par leur mouvement en direction ou en provenance du niveau "T", un tourbillon échevelé et vertigineux de vents fous qui se nourrit de la réalité pour mieux l’ébouriffer. Cette éruption permanente de sentiments, de sensations inexprimables mais prégnantes, irrepressibles, donne le ton de l’univers de Murat : un monde où le sublime côtoie le sordide, où l’agréable gît dans l’écorchure, où les cœurs sont tantôt grugés par la main perfide de Satan, tantôt guidés par la "paluche de Dieu" ; une vallée de larmes dans laquelle le saturnien Murat se vautre à l’envi. Les dissonances urano-jupitériennes qui assaillent ce volcan inextinguible tentent comme elles le peuvent d’imprimer un ordre, un contrôle, un feedback surmoïque à ce brasier anarchique de sentiments qui brûlent dans l’enfer d’un Eden qui s’auto-consume. D’où les multiples références de Murat dans ses chansons à un mythique paradis perdu, à une religiosité qui lui permettrait d’imprimer une marque mystique à ses amours. Qu’il croie ou non à l’existence de Dieu, il ne peut se résoudre à ne voir dans les tourments de son âme que l’agitation stérile d’un feu provoqué par un crépitement d’hormones. De même, le romantisme que l’on associe couramment au style de Murat relève plus directement de Saturne que de Vénus. A l’hédonisme béant du jouisseur vénusien qui ne cherche qu’à satisfaire ses désirs, répond le questionnement inquiet du saturnien pour qui l’existence pose toujours problème puisqu’elle semble prendre un constant malin plaisir à contrarier le mouvement de nos humeurs. "Vas, je déteste la vie de ses bâtisseurs d’empire, de ces voleurs de prairie, où tu trouveras ta place. Je partirai cette nuit, sous un ciel peuplé d’étoiles, je ne connais qu’une envie, je veux retrouver mon âme" ([Le troupeau]).
"[Puis il y eut, ce sentiment nouveau...]" : Verseau malgré tout
En marge de son côté désengagé, apathique, morose, bouquetin grognon (Capricorne dominant), le Verseau Murat est aussi un pur idéaliste, un réactif attentif à réveiller les esprits engourdis. Le carré de Mars-Scorpion à ce Soleil-Verseau lui vaut de ne jamais sombrer toutefois dans la naïveté : le terrien critique l’emporte toujours sur le sentimental candide. L’auditeur scrupuleux peut déceler dans sa discographie de remarquables petites piques agressives à l’égard d’un monde que la connerie endort à petit feu : "De Salman as-tu des nouvelles ?"... "Quel étrange nom Arkan... Réfugié à Crémone, sucé à Washington, ai perdu tous mes amis... Belgrade ta gueule"... "Mais voilà tu nous cherches, Mégret serre les fesses, voilà les gonzesses et les pédés"... et sur la B.O. d’un film encore à ce jour inédit, "Mademoiselle Personne", à propos des Turcs : "Quel peuple d’enfoirés, ils ont niqué les Arméniens, ils vont niquer les Kurdes..." D’un autre côté, Murat idolâtre les purs, les naïfs, les simples d’esprit, les innocents que les vrais idiots prennent pour des imbéciles : Murat adore pêle-mêle Bourvil, Bernard Hinault, les enfants, et encore les vaches, tous ces êtres qui sont restés en accord avec leur nature profonde, marsienne, non civilisée (Jupiter dissoné). La part du Verseau est également à chercher dans le constant renouvellement musical de Murat. Il peut passer d’un dénuement acoustique absolu (l’album Vénus) à une extrême complexité de production (l’album Dolorès). La diversité des couleurs de la palette artistique du musicien Murat est un signe de son ouverture à la modernité et de son éveil aux courants et techniques de son temps (à bientôt 50 ans, Murat reste plus que jamais en phase avec l’évolution musicale de son époque, sans que cette adéquation ne puisse être taxée d’opportunisme ou de concession à quelque mode que ce soit).
L’apparente langueur du bonhomme ne doit pas masquer le côté mercurien, l’humour à froid de ce personnage surprenant et pince-sans-rire (qui se révèle une fois qu’on a percé la glace qui recouvre la carapace de ce clown triste). "Dans le fond, je suis un curieux avant tout. J’aime tenter des expériences. Et pour la musique c’est pareil".
"Je suis un Johnny Frenchman"
Plus drôle et déconneur qu’un Manset, plus incarné et hédoniste qu’un Bashung, le décrié Murat reste prisonnier d’une mauvaise image auprès du public (arrogant, froid, hautain, méprisant, désespéré, somnifère, etc...) qu’il a pourtant volontairement forgé. Indépendamment de cette image, on peut aussi le considérer comme ce "Môme éternel" qui nous ressemble dans nos qualités, nos défauts, et comme celui qui a su le mieux traduire la grandeur comme la faiblesse de nos sentiments. Au-delà des aspects irritants du personnage Murat, il faut découvrir il faut découvrir le compositeur, le poète, l’écrivain des âmes et des cœurs en exil sur cette terre, qu’est Jean-Louis Bergheaud, et qui lui, fait l’unanimité des auditeurs avisés.
Article paru dans le n° 14 du Fil d’ARIANA (octobre 2000)".

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Rédigé par Pierrot

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