Publié le 23 Novembre 2014

Concert L'Astrada, Marciac

Set-liste:


1 Qu'est ce qu'au fond du cœur
2 Les ronces
3 Col de Diane
4 Michigan
5 Frelons d'Asie
6 Dans la direction du Crest
7 Passions tristes
8 J'ai fréquenté la beauté
9 L'au-delà
10 Vallée des merveilles
11 Noyade au chambon

12 Long John
13 Blues du cygne
14 Mujade Rib

Merci Five.

- Une set-liste sans surprise...avec seulement 14 chansons (mais c'est pas du single de 3 minutes pour la très large majorité de celles-ci).

 

Yseult nous livrera son compte-rendu. Tous les avis peuvent s'exprimer en attendant dans la zone commentaires! Merci.

 

Le premier commentaire sur FB (de Virginie) nous dit: "On sort du concert de Marciac: du grand spectacle et un artiste hors pair, sensible et talentueux. A voir!" .

Rien sur twitter (c'était en province, on est dans la vraie vie en Province, on n'a pas le temps de commenter sa vie, on la vit).

 

EDIT:  COMPTE-RENDU d'YSEULT:

JLM, Morgane Imbeaud & The Delano Orchestra in Marciac, 22/11/2014

 

Arrivés vers 17 h 30 à Marciac, petite pause après plus de 4 h de route, nous avons d’emblée pu récupérer la nouvelle affiche au « café des sports ». Posés sur le parking de l’Astrada, on distingue des ombres connues par la fenêtre au premier … On prend le temps … Puis on va faire un tour en ville avant le concert. Amusés par une statue de trompettiste on y fait quelques photos et juste après ça au coin de la rue, on croise Julien,  Tiens deux trompettistes en très peu de temps ! On le salue et on lui dit à tout à l’heure, il est suivi par les autres : Christophe et Matthieu, Morgane et Guillaume … Pas d’Alex, sans doute …

On a quand même le temps pour une bière en terrasse. De retour à la salle, ça a commencé à entrer, de toute façon c’est placé : rang O, le premier de l’orchestre, on fera avec … La salle se remplit gentiment. L’Astrada a une jauge de 500 places je dirais que c’est plein à 80 / 90 %.  (Salle récente, agréable, bonne acoustique.) On observe la position des instruments : Jean-Louis sera au centre et ça semble confirmer qu’Alex est absent. Nos voisins ont vu Murat à Lescar l’an passé et n’ont pas été super conquis mais ils aiment beaucoup Babel, ils suivent Murat depuis des années alors ils sont là … (Dommage j’aurai pas leur avis sur ce soir au final …)

Ça attaque rapidement après 9 h … vous connaissez déjà la set liste. Qu’est ce qu’au fond du cœur, Les ronces, Col de Diane, Michigan, Frelons d’Asie je danse assise, on fait ce qu’on peut … Après 4 ou 5 chansons il retire sa chemise et a droit à quelques réactions féminines mais argue qu’il a passé l’âge d’être sifflé (ce qui amuse Morgane). Il s’adresse un peu au public il est question de la cuisine du terroir qu’ils ont gouté … Il explique aussi que c’est le dernier « vrai » concert avec le Delano et que du coup ils en profitent pour nous jouer des morceaux qui ne l’ont pas été sur la tournée d’été, suivront effectivement Dans la direction du Crest, Passions Tristes (qualifiée de chanson de fille) et J’ai fréquenté la beauté (finalement il n’y a pas que les parisiens qui y auront eu droit !). Bon là il s’est passé un truc, on trépignait depuis un moment et tant la configuration de la salle que la toute petite barre de métal devant nous (qui nous séparait de l’allée) nous avaient déjà laissé entendre qu’on finirait pas la soirée là … Quand le groupe a entamé J’ai fréquenté la beauté mon partenaire m’a lâché, il a rapidement quitté son siège, est passé sous la barre dans un fosbury inversé du plus bel effet, et a dévalé l’escalier pour rejoindre les premiers rangs (ça faisait déjà plusieurs fois qu’il évoquait des places libres à l’avant et ici, le haut communique directement avec le bas). Bon je ne me démonte pas, prochains applaudissements je le rejoins, on se fait immédiatement virer de l’allée/escalier (où il m’a attendu !) et on s’installe donc naturellement au premier rang -on est vaguement invités à le faire-  Nous y sommes … seuls !!! Toujours assis, mais devant ! Juste à temps pour les premiers accords de l’Au-delà et pour toute la suite du concert. Je ne boude pas mon plaisir, je continue de me dandiner. Le Blues du Cygne est annoncée comme l’ultime (car tout à une fin, on vous l’a pas dit ? nous annonce JLM même moi je suis sur la fin … puis quelques digressions sur Marciac et son festival Jazz, qui lui durera). Le Blues du Cygne, donc, avec ce signe qui ne trompe pas : la présentation des musiciens. Il quittent la scène on en redemande … Il nous annonce donc une dernière chanson bien plombante, pour qu’on puisse aller voir combien l’Argentine nous en mis. C’est Mujade Ribe : 13 minutes et un final crescendo puis explosif avec petits cris et répétitions une vraie bonne version live comme il sait les peaufiner et comme on les apprécie. Et c’est fini. Et comme justement j’apprécie, dans mon enthousiasme et toujours au premier rang,  je me lève pour applaudir et j’ai droit à une poignée de main accompagnée d’un franc sourire. Il est 23 h 10, on n’a pas vu passer les 2 heures !

On aura l’occasion de donner encore un merci et un bravo à Julien venu récupérer sa trompette et on obtient la set liste de Morgane (fausse, c’est celle d’Auray datée du 14 et qui comporte 3 titres de plus (Voodoo en 6, Tout m’attire en 9, Chacun vendrait des grives entre Mujade et Le blues qui du coup était en final / mais si j’ai tout suivi ça c’est pas passé comme ça non plus là bas).

Dehors, ça discute et ça vapote, ça regagne les voitures.

Les ombres connues ont repris place au premier.

On rejoint notre point de chute, on a de quoi continuer un peu les festivités. On se retrouvera, à 00 h 20 à libérer le passage du camion noir bloqué à la sortie du parking VIP, par un poteau amovible récalcitrant qui n’obéît pas à Christophe Pie. Un petit signe, merci, et les voilà partis …

 

Bon alors … le job a été fait et le début du concert est, à force, bien rodé. Agréable donc de découvrir des morceaux qu’on a pas eu sur la tournée d’été (et pas à Koloko non plus).  Mais on sent qu’il a envie de passer à autre chose, ça commence à moins l’amuser. Ça reste du super concert, tout le monde assure et la complicité est acquise. Public un peu mou, pas super réactif qui pourtant semble plutôt positif à la sortie (positif sur FB aussi) ... Ça se vit différemment désormais que l’album existe et tourne sur les platines, je suis assez contente d’être venue après quelques hésitations, c’était très différent de Koloko, où on découvrait, et de Lodève où on redécouvrait, sous les étoiles, souvenez vous !

 

 

EDIT2 :  Pascal m'a fait également parvenir son compte-rendu. SANS RESERVES

 

Parti de Montauban dans la direction de la mythique et mondialement connue Marciac, j’arrive à L’Astrada, salle érigée il y a trois ans à peine.

Chaleureusement accueilli, Murat et les Delano arrivent enfin sur scène. Confortablement assis, le souffle du grave nous plonge tout de suite dans l’ambiance.

Guitare Dobro pour le premier morceau du set, Christophe martèle sa batterie, Mathieu nous pulse sa basse, Julien  élève ses notes de trompette, Morgane au synthé pousse  son chant  aérien  et Guillaume caresse son violoncelle. Tout est là, tout au fond du cœur.

Au synthé, sifflement et  vent, tandis que La Dobro laisse place à la Stratocaster et la mélancolie aussi. Morgane, magnifique cygne à la robe noire déploie ses ailes et son chant lentement. Nous n’irons plus au bois  ni au Col de Diane.

Ne voyez-vous donc rien venir ? Jason et les argonautes nous livrent bataille. Synthé lançant son ralliement, trompette lancinante, violoncelle sans son archet,  les cordes frottées assenant  un son métallique étrange, l’épopée moderne à l’état pur.

Seul dans la forêt, le chant du cygne devient admirable. .. Final accompagné d’imitation de brefs sifflements et bruits d’oiseaux ?

 Chauds applaudissements et Murat qui remercie son public. L’occasion de souligner l’excellent accueil et la qualité culinaire de la région. Foie gras, cou de canard, joue de cochon, oreilles de lièvre au menu alors que d’habitude c’est plutôt  « Mars, Nuts et Treets » , rire !

 L’équipée repart doucement. Soudain la batterie donne l’ordre de marche et intensifie le climat. On traverse la forêt, on y est, on s’y croit.

« Encore une, qu’on ne joue jamais, ça sera la première et dernière fois, quasiment. Une chanson de fille, je crois. »  Trompette à l’appui, le chant défile et prend forme, c’est le cinéma et toujours le même artiste !

A l’horizon de Latour, violoncelle et trompette  mènent la danse, ni une ni deux, d’un pas à un autre, la  petite mort nous invite en habit de fête et là, instant magique, nous voilà arrivés au pays des merveilles !

Le chant du cygne revient, c’est la noyade au Chambon, puis se transforme  en chant de sirène, épopée homériques! L’éclairage balaye soudain le public tel un phare au loin, irrésistible voix, il est temps  fuyons !

« Hélas tout a une fin…moi je sens bien que je suis en train de finir !... » En off, oserai-je cette pensée, les héros sont immortels !

Swing d’enfer et  présentation des étoiles montantes, Morgane, Mathieu, Christophe, Guillaume et le « chevalier de ces dames » Julien.  Quelle est belle notre constellation du Cygne !

Applaudissements, palabres et rappel :

« Il y a Jérusalem, New-York et Marciac »… « On ne va pas dire que c’est la Mecque, c’est Athènes, vous êtes connus dans le monde entier, Marciac est plus connu que Hollande ! »

 « Chut… » « J’ai mauvaise réputation ! » … « Une petite dernière alors, une bien triste,  bien  plombante, comme ça vous pourrez rentrer et voir combien l’Argentine nous ont mis. »

 

Ça monte, c’est pesant, la  trompette accentue l’atmosphère pesante. En final, « arrête de pleurer », déclamé, crié, extirpé, juste fracassant !

Salut au public. Quel Concert !

Sur le retour, juste avant Mirande, un panneau attire mon attention. L’inscription : « Camping à la ferme »

 

Pascal

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 21 Novembre 2014

 

1) Dans le cadre du concert de ce samedi, La Dépêche avait déjà publié un bout d'interview cette semaine (lisible ici). En voilà une autre...

Pour Auray, la PQR nous annoncait la première date de la tournée... et là, on nous parle de  dernière!   Information importante néanmoins: Murat dit qu'il sera en répétition en janvier... entouré de musiciens de jazz!!   Une tournée de printemps à la sonorité inédite?  Stéphane Reynaud qui serait là avec ses copains? Je n'en sais rien. 

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/21/1995931-j-habite-au-milieu-d-un-monde-qui-disparait.html

"Un an après sa lumineuse rencontre avec The Delano Orchestra, c'est à Marciac que Jean-Louis Murat bouclera samedi soir la belle aventure de la tournée de «Babel», un double album encensé par la critique.

Plus Murat vieillit et plus il rajeunit, plus il surprend. A 62 ans, le chanteur de la Bourboule signe un double opus magnifique, «Babel», né d'une rencontre lumineuse avec le groupe auvergnat «The Delano Orchestra». Avant que leurs chemins ne se séparent même s'ils puisent chacun leur inspiration de cette terre volcanique d'Auvergne, le chanteur et le groupe donnent un dernier concert samedi soir à Marciac. Jean-Louis Murat nous en parle.

Marciac, c'est un nom qui respire la musique. Vous avez déjà eu l'occasion de venir au festival de jazz ?

Non, jamais, mais Marciac, je connais ce qui s'y fait et surtout ce qui s'y joue. C'est une sacrée réussite que celle de Jazz in Marciac. J'ai toujours beaucoup aimé le jazz. En janvier, je repars en répétition et je serai entouré de musiciens de jazz. Le jazz, c'est la musique dans son essence-même.

Pour revenir à votre actualité, «Babel», ce double album enregistré avec vos compatriotes auvergnats de The Delano Orchestra, a fait l'objet de critiques élogieuses. Cette rencontre musicale est avant tout l'histoire d'une rencontre.

Oui, le hasard a bien fait les choses. On s'est rencontrés en décembre 2013 à la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand, lors d'un concert fêtant les 50 ans de France Inter. Le 1er janvier, je commençais à écrire, on a enregistré en 10 jours. On a fait quelque chose de très local. Un an après, la boucle sera bouclée puisque c'est dans le grand studio de France Inter que cette belle aventure se terminera dans quelques jours. Je dis souvent que l'amitié est un sentiment plus fragile que l'amour, alors il ne faut pas trop tirer sur la corde. On arrêtera tout dans une semaine, sera terminé.

Ce concert de samedi soir à Marciac sera le dernier de la tournée ?

Le dernier devant un vrai public, oui, car le 24 novembre, au New Morning, il y aura beaucoup d'invités, de VIP.

Dans ce double album, très bien accueilli par la critique, vous revenez à une forme d'écriture plus accessible.

Oui, je voulais des textes plus épurés, plus simples, plus prosaïques. J'ai écrit des chansons simples comme un fromage d'Auvergne. La simplicité est de meilleur goût pour parler de cette région.

Dans la chanson «Les ronces», vous écrivez, «Voilà le grand poison, tout est mélancolie». Le monde que vous décrivez est-il en train de s'effacer ?

Oui, c'est un monde qui disparaît bien sûr. J'habite au milieu de paysans et je vois comment ils ont évolué. Il y a des façons de parler, de se comporter qui disparaissent. Avant, il y avait une dimension poétique et un peu naïve dans le métier d'éleveur. Tout ça s'est fini. Tout tourne autour de la productivité et malheureusement, la brutalité des citadins et des banlieusards a gagné les campagnes. Cette sagesse des anciens qui avaient la mission de transmettre aux jeunes générations, ça n'existe plus. Mais ne soyons pas trop pessimiste. J'ai la chance d'être jeune père mais aussi grand-père, quand j'ai amené mes enfants sur les plages du Débarquement en Normandie, j'ai été étonné de voir à quel point ça les passionnait. Donc, la partie n'est pas obligatoirement perdue non plus.

Et dans le milieu de la chanson, une expérience et un parcours comme le vôtre ça ne compte pas ?

On est tellement dans l'immédiateté aujourd'hui. Je rencontre des blancs-becs qui n'ont jamais rien enregistré alors que moi j'en ai enregistré 25. Face à ces petits merdeux de la musique, il faut s'imposer, ce qui veut dire parfois être désagréable. Des fois, j'y vais au bazooka.

 

 

2)  Une date nouvelle de concert est tombée hier: à LIEGE!

 J'y serai normalement!

Dans une nouvelle salle le REFLEKTOR (gérée par l'équipe des ARDENTES qui avait déjà invité Murat),  6 ans après la fermeture d'un lieu rock au même endroit.  Pour être précis, elle sera située dans le bâtiment de l’ancienne piscine de la Sauvenière, place Xavier Neujean!  Capacité de 600 places. Article VIF pour en savoir plus.

Prévente : 22€ (reflektor.be) / Prix : 26€

http://www.lesardentesclub.be/agenda/reflektor/2015/03/17/jean-louis-murat

http://m.lavenir.net/cnt/DMF20141121_00561885

 

RAPPEL/

29 jan. 2015 / La Nouvelle Vague - St Malo (35)
30 jan. 2015 / Trianon Transatlantique - Sotteville-lès-Rouen (76)
31 jan. 2015 / Le Botanique - Bruxelles (BE)

1er fév. 2015 / L’Alhambra - Mons (BE)

7 fév. 2015 / Auditorium Jean Cocteau - Noisiel (77)    

                       Sans oublier la soirée off  :LIVRE UNPLUGGED 21 février.
27 fév. 2015 / Le Carré d’Argent - Pontchâteau (44)

6 mars 2015 / Théâtre du Crochetan - Monthey (Suisse)
7 mars 2015 / Théâtre Jean Dasté - Rive de Gier (42)
14 mars 2015 / Théâtre - Etampes (91)

17 mars 2015 / Les Ardentes - Lièges (BE)
20 mars 2015 / Théâtre à l’Italienne / Le Trident - Cherbourg (50)
21 mars 2015 / Parc Lavoisiers - Arènes de Valenciennes - Petite Forêt (59)

8 avril 2015 / Festival Mythos - Rennes (35)
9 avril 2015 /
Festival Mythos - Rennes (35)
10 avril 2015 / L’Embarcadère - Montceau-lès-Mines (71)

la besace vidée : Interview Marciac, promos, concert...

3)   BABEL était le disque de la semaine dans LE DISQUE DE LA SEMAINE sur la RTS (SUISSE). Chronique diffusée à 9h30 toute la semaine. Pas de podcast.

Le chanteur auvergnat sort "Babel", un double album contenant un total de vingt chansons inédites.

Un disque à découvrir et à gagner du lundi 17 au vendredi 21 novembre 2014 à 9h30 sur Option Musique.


http://www.rts.ch/option-musique/programmes/le-disque-de-la-semaine/

Alors, "Babel". Il y aura donc un "Là-bas" et un "Ici". Choisir? Dieu non. Portés au cœur et au ventre, aussi haut dans l’éther qu’au ras des bruyères, ces deux disques insufflent la vie à chaque seconde, la tendre vie que l’on passe dans un champ de linaigrettes caressées par les brises d'alpage, la vie naturaliste des siècles d’avant, et la mort froide, la mort que l’on mérite ou qui frappe dur, courtes chansons remarquablement gaulées, comme cette salope de "Thau" qui aura fini par baiser le sol glacé de "Servières"…

Sachant les vertus des belles guitares, des rythmiques enjouées et des arrangements savants, Murat l’Arabe, Murat le paysan, le grand Murat reste cool et espiègle en toutes choses, caressant de sa voix unique ce "Harvest arverne" éblouissant. Au loin, derrière la "Banne d’Ordanche", l’orage approche. Les cordes grommellent, roulent dans la gorge du "Chavanon", où l’on règle ses comptes entre chiens et loups. Tout ici sent le foin sec, le lys martagon, la sueur du laboureur, penché sur d’extraordinaires chansons, solidement charpentées et bâties souplement, comme ces grands corps secs que rien n’érode. Ces ballades rebondies, ces contes de la terre et de l’esprit, ces accents soul comme là-bas, sont bien le fruit d’un fabuleux travailleur, auteur infatigable peut-être au sommet de son art (source: Musikvertrieb).

 

 

4)  Inter fait une grosse... enfin, une promo pour A'LIVE... avec deux liens:

http://www.franceinter.fr/evenement-alive-recoit-jean-louis-murat-au-studio-105

À l’occasion de la sortie de son nouvel album «Babel» (Pias), France Inter propose à ses auditeurs de vivre une soirée spéciale en public avec Jean-Louis Murat dans « A’Live » de Pascale Clark.
Au programme :
Un  concert pour découvrir « Babel », double album folk et blues, suivi d’un entretien pour revenir sur les 30 ans de carrière de l’artiste auvergnat.

Et un teasing reprenant une séquence d'une précédente rencontre Murat/Clark:

http://www.franceinter.fr/depeche-jean-louis-murat-a-nu-dans-alive

 

5)  Murat a enregistré une autre émission pour radio france: Radio Vinyl. Deux photos ont été partagés sur le fb de l'émission.

 

 

la besace vidée : Interview Marciac, promos, concert...la besace vidée : Interview Marciac, promos, concert...

6)  Il est annoncé une autre interview... dans Philomag... et dans la série, y'en a qui manque pas d'air: le pigiste a demandé aux fans (sur un groupe fb)  de faire la retranscription pour lui...  Est-ce que moi j'exploite les fans?  hein?  Non!! Mais dimanche, y'a intérêt à ce que je recoive un beau compte-rendu du concert de Marciac!!

 

Bon, c'était un peu long.... mais est-ce que j'ai fait le tour de ce que j'avais ? Il  me semble... à moins que... Allez, un petit LIEN EN PLUS, et on en reste là!

 

 

LE LIEN EN PLUS :

J'ai évoqué vite fait  (dans une supposition non etayée et très aléatoire)  Stéphane Reynaud en tout début d'article (vous avez déjà oublié? c'est normal).

Voici une petite vidéo récente en trio. Un disque est en vente (en téléchargement, mais écoutable gratuitement  sur cette page).

Stéphane Reynaud est né en 1966 à Thonon les Bains. Musicien complet et polyvalent, il accompagne des groupes de jazz et de rock. Il joue notamment avec le chanteur Jean-Louis Murat depuis 10 ans avec qui il enchaîne albums, tournées et plateaux télé. Le trio reste sa formation de prédilection: "Ce que je préfère, ce sont les batteurs de jazz, qui jouent avec des balais, qui savent faire sonner le bois des fûts et le laiton des cymbales".

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 21 Novembre 2014

- Murat, dans le JT de F3 PARIS de 12h le 20/11:

On a parlé de toi, hier soir c'est dingue Au JT de France 3,[ ... ]histoire de [....] Pourquoi t'es revenu ? J'y crois pas, ça décoiffe [pas]

Ah, c'est juste un clin d'oeil: pas si mal cette interview... Le journaliste a l'air d'avoir travaillé le sujet, mais c'est trop court pour qu'un réel échange s'installe. Encore une fois, dommage qu'on fasse une promo d'un concert qui est complet.

Replay durant 6 jours:

http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_13h.html

En espérant que la vidéo sera autorisée, voici l'extrait captée pour archives:

-  A 19 heures, c'était France Culture...

http://www.franceculture.fr/emission-le-rendez-vous-le-rdv-du-201114-avec-jean-louis-murat-laeticia-masson-et-la-chronique-de-xa

http://www.franceculture.fr/podcast/4897402

 

Comme d'habitude, tentative de vous noter "en live" les moments les plus marquants (mais cela ne se veut en rien exhaustif).

 

Ca débute par un extrait rare de Murat... la BO de Mlle Personne.

L'interview débute à la 11e minute par  une occasion de tacler  Calogéro mais Murat est soft (un texte de Murat aurait pû figurer sur son dernier album, mais Calo a demandé une modif, ce que Murat n'a pas accepté).

 

Du Murat et Masson ensemble, on a déjà eu l'occasion d'entendre  (cf article sur leurs collaborations)... mais c'est plutôt agréable.  Le journaliste démarre avec quelques approximations, peu aidé par un Murat taquin  ("Clermont, c'est Saint-Petersbourg", Bourboule bashing sur une minute), et le début n'est pas très pertinent ("vous n'avez jamais pensé vous engager localement politiquement?"). 

Le débat s'élève enfin ensuite et je ne me risquerai pas à résumer le propos de Murat ("la couleur de l'impuissance vient se greffer malgré nous sur tout ce qu'on peut faire")... préférant même   souligner  l'information people que Murat nous dévoile: il a ramené chez elle Madame Walter rencontré chez Taddéi.  A posse ad esse non valet consequentia -).

Propos intéressants pour poursuivre sur l'enregistrement du Cours ordinaire : Murat évoque la grande surprise qu'il a eu quand les musiciens US essayaient de chalouper son français à la mexicaine pour trouver le bon tempo : "ils acceptaient que je chante en français par le Mexique". "Vous vous souvenez?" dit-il à Laetitia Masson.

Il dit qu'il cherche dans ses collaborations "une sensibilité, une façon de faire, différente qui peut venir se porter sur ce que je fais"... et Murat d'évoquer ses projets avortés en Inde, et en Afrique, et même en Chine.  Une nouvelle fois, "vous vous souvenez" à Laetitia.  Quand on écoute ces propos, je comprends pourquoi au bout du compte, j'ai raison de ne pas considérer Babel comme majeur, comme si TDO n'avait pas assez bousculé Murat (ou si Murat n'avait pas accepté de se faire bousculer par ces jeunes clermontois).

 

- A la 26e minute, on entend un "Benoit" pour interpeler Murat sur sa pratique actuelle du saxophone.

- Evocation d'Aimerigot Marchès. http://www.surjeanlouismurat.com/article-pseudo-histoire-66491413.html

 

La deuxième partie de l'émission est plus consacrée au film de Laetitita Masson (avec ELODIE BOUCHEZ, qui reste une fidèle de Murat -il a raconté qu'elle était à la Maroquinerie).   A la 41e minute, on interroge tout de même Jean-Louis sur le cinéma de Laetitia,  et Murat indique que ce qui l'intéresse "c'est elle,  la regarder faire  du cinéma, on se connait tellement". "on s'entend comme cochon, comme frère et soeur, on s'autoalimente"...

A la 47e minute, "le son" choisi par L. Masson est la version live de Nu dans la crevasse (court extrait)  (Murat lui a choisi de nous faire écouter des vaches). C'est un beau final qui lève un peu de  voile sur la relation Bergheaud/Masson, une tentative d'expliquer un   "parce que c'était moi, parce que c'était lui".  Cela nous permet  une nouvelle fois de dire que l'image du Murat solitaire, renfermé dans ses alpages, est aussi une fiction.  Dans son monde gravite des Bayon, des Laetitia Masson, des Angot, des Stuart Staples, des Marie Audigier, des Erik Reinhardt... 

 

 

PS: Aurons-nous la joie de découvrir un jour les images de Laetitia sur l'enregistrement de GRAND LIEVRE?

 

Du JT de France 3 à France Culture

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 20 Novembre 2014

Europe 1, social club chez Taddéi

 

Désolé, j'avais été informé de cette actualité brûlante d'hier (j'avais annoncé cette ubiquité), mais au bout du compte, je ne vous ai pas prévenu... L'important est de pouvoir se rattraper, et c'est ce qu'on va faire! Alors c'est parti pour 3 articles aujourd'hui!

 

On va commencer de manière antéchronologique par l'émission d'EUROPE 1. Podcast à disposition et deux petites vidéos pour être moderne.

 

http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/europe-1-social-club-frederic-taddei/videos/jean-louis-murat-je-veux-vivre-pepere-2295579

Lien rss:

http://cdn-new-europe1.ladmedia.fr/var/exports/podcasts/sound/frederic-taddei.xml

 

Vu que l'émission est longue, je vous aide pour retrouver les séquences où Murat est présent:

- Deux petites questions sur l'an 2000 à Murat au début de l'émission, ou le chanteur dit qu'il a changé de style... et annonce "peu me chaut"... ce qui fait toujours plaisir, puisque cette expression nous ramène à sa belle et rare chanson période a bird.

Après, il faut attendre pour le réentendre.... Amitié pour Carla? Il n'intervient pas sur le cas Sarkozy longuement débattu puisque les deux journalistes du Monde occupent la première partie de l'émission. On entendra un "ah, bon" dans la 21e minute quand le terme anodin "Auvergne" sera prononcé... C'est au moment où les journalistes rendent hommage à des élus "au fin fond de l'Auvergne" qui s'investissent, et Mme Bergheaud s'est donc senti peut-être concerné.

On se dit que Murat prendra peut-être la parole avec l'invité suivante: Mia Hansen-Love pour son film EDEN sur la musique électro, mais que nenni. Un petit rire dans la 27e qui indique qu'il est à l'écoute. Dommage car il doit quand même avoir quelques anecdotes ou piques à lancer.

A la 33e minute, Taddéi l'interroge tout de même sur cette époque... Murat fait plutôt référence à son groupe rock rural, son "groupe électrogène" (dans le buron), mais est plutôt vague sur ses expériences parisiennes (il parle de gens croisés dans les maisons de disque). Il dit qu'il est impatient de voir le film qui est semble-t-il très bien d'ailleurs.

 

A la 43e minute, petite question rituelle aux invités : "qu'est-ce qui est en train de disparaitre?", et Murat souligne la perte de "caractère"... A la 45e, après un retour sur la polémique politique, Murat intervient en disant son étonnement que les hommes politiques étaient moins intelligents que les journalistes maintenant... en indiquant que lui, "il calcule ses dérapages".

 

A la 48e, Taddéi lance "chacun vendrait des grives" et on a quelques petits mots (sans grand intérêt)... mais la chanson n'est pas dans le podcast... et ça enchaine donc enfin sur l'interview (donc A LA 49E MINUTE... jusqu'à 1h05)

 

A la volée, quelques bribes:

Taddéi commence à faire référence à YES en 71 qui soi-disant serait le dernier groupe à avoir fait un triple vinyle... ce qui est un peu n'importe quoi... D'ailleurs, Lilith est ensuite abordé.

Babel: "j'ai une dizaine d'explications que je donne au hasard"

Taddéi dit que the Delano orchestra a été créé par "ALEXANDRE DELANO"... et Murat ne le corrige pas.

Dans le balancement de la pendule, un coup oui, un coup non, on est dans le non quand on l'interroge sur le "collectif, se retrouver en groupe"" (alors que Magic! était dans le "oui") : "au début, c'est bien".

- la mélancolie encore (56e)

Taddéi évoque sans arrêt le New Morning sans dire que c'est complet... alors qu'il y aura encore une date en région parisienne en février par exemple. C'est quand même ballot.

- Son père et les seuls souvenirs qui lui restaient

- Etre né quelque part ensuite: Est-ce que ce n'est pas défavorisé ses enfants de vivre dans un coin pareil?  Une question bien parisienne...   Cf VIDEO ci-dessous.

La seule séquence musicale du podcast est la "chèvre alpestre".

- Encore je pense une erreur de Taddéi qui dit que Murat ne chante pas les Auvergnats, mais l'Auvergne (alors que CHAMABLANC, Vendre les près, contredisent je pense)... même si bien sûr, il parle avant tout de lui. 

- séquence qui est reprise en vidéo ensuite (ci-dessous) sur la démagogie à accepter... tout en disant que "le public est minable".

 

Et bien, c'était rapide... et pas de grands scoops...

Sur la dernière partie de l'émission (consacré au latin), à 1h11, Taddéi tente de lancer Murat sur le "coyotte" mais on a droit qu'à un "hum hum". A 1h17, il dit qu''il ne lui faut pas une maison de disque mais un mécène".

On entend Murat toujours attentif par la suite... puis il prend la parole à 1h21 par une anecdote:  A NAPLES, il raconte qu'il s'est branché avec un napolitain, et s'est mis à l'insulter en patois... et le Napolitain "stupeur"  a tout compris. 

"Ma reine hostile

Veni, veni"

Latin ou patois?

http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/europe-1-social-club-frederic-taddei/videos/jean-louis-murat-cela-me-generait-d-avoir-du-succes-dans-cette-epoque-2295571

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 19 Novembre 2014

... et hop, quelques jours sans article, et j'ai l'impression d' être nu dans la crevasse, dans un trou... seul au monde... avec la frénésie du mois dernier déjà oublié, et découragé par le nouveau travail, du vrai, du sérieux, à réaliser... Du lourd...

L'absence de chauffage, le rhume qui va avec, et le brouillard à l'externe comme en interne, a dû faire son petit effet... mais j'entends désormais le doux ronronnement de la chaudière, mes doigts vont se dégourdir... et j'ôte le bonnet pour revêtir le chapeau de paille! Ya-hiii! C'est reparti!     Comme un cow boy...  un cow boy... un cow boy.... à l'âme encore un rien embrouillé.

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1) TOP, TOP, pas TOP, mais pas si BOF

1105 albums physiques vendus en 5e semaine, et BABEL reste dans le top 100, à la 78e place.

Classements :

 

  1ere semaine 2e semaine 3e semaine...
CODC 15 32 97, 100,  (9 sem dans les 200)
Grand Lievre 11 39 50, puis 74, et 92   (7 sem. dans les 200)
Tob 18  (4716) 45  (2061)

61 (1329 v+533 téléch.), 80e     

(10sem dans le top 200)

Babel 8e (6414 v +670 téléch.) 23e 41e, 61e (1372+69 téléch.), 78e (1105 v +41 téléch.)

 Tristan                           24                                                             (8 semaines dans les 200)

Infos complètes et sur le site charts in france

 

2) PROCHAIN CONCERT

Dans la Dépêche, un article et une interview

- http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/19/1994444-jean-louis-murat-nous-offre-une-pepite.html

"Murat possède le talent rare de se renouveler. Il le prouve avec «Babel», son dernier album enregistré en Auvergne, qu'il présentera samedi soir à l'Astrada.

Plus Murat vieillit et plus il rajeunit, plus il surprend. La fraîcheur de son nouvel album est saisissante. Les textes, du grand Murat où l'on retrouve ses qualités d'orfèvre, de berger de l'âme, mais il nous amène aussi dans une nouvelle forme d'écriture plus accessible, voir facétieuse.

Côté musique, on découvre une nouvelle facette de Murat, la musique de ses racines, Otis Redding, Gladys Knight & The Pips, ou les Tindersticks.

Cuivres chauds (le premier instrument de Murat était le sax), basses groovy, mais aussi des ballades lumineuses dans cet album enregistré en Auvergne, qui a inspiré une grande partie des thématiques. Les musiciens sont tous auvergnats, la rencontre avec The Delano Orchestra a eu lieu lors d'un concert création à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand pour l'anniversaire de «France-Inter» en novembre 2013. Ce fut une telle réussite que ce projet a trouvé tout naturellement son prolongement lors des festivals d'été et dans ce magnifique album, «Babel», dans les bacs depuis le 13 octobre. Un album encensé par la critique. «Télérama» le considère comme «la plus belle production française de cette rentrée» alors que «Le Monde» le classe «parmi les sommets de sa discographie». C'est dire que c'est une vraie pépite que Murat et ses acolytes auvergnats offriront samedi soir au public de l'Astrada. On court à Marciac, bien sûr !

Infos pratiques

Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra, samedi 22 novembre, à 21 heures, salle de l'Astrada à Marciac.

Jean-Louis Murat (voix, guitare). The Delano Orchestra réunit Alex Rochon (voix, guitare), Mathieu Lopez (basse), Julien Quinet (trompette), Guillaume Bongiraud (violoncelle), Morgane Imbeaud (claviers) et Christophe Pie (batterie).

Tarif : adultes 30 €, enfants 12 €. Renseignements et réservations au 0 892 690 277 (0,34 € la minute). www.jazzinmarciac.com"

 

- http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/19/1994509-quand-murat-voyage-au-long-cours.html

"Avec son nouveau disque, il double le plaisir en 20 chansons et s'offre même le grand orchestre Delano (de Clermont-Ferrand). On retrouve Jean-Louis Murat tel qu'on l'aime : intransigeant et tendrement émouvant.

Toujours aussi productif, Jean-Louis Murat sortirait bien deux albums par an. Quand sa maison de disques refrène son enthousiasme, le chanteur contourne la difficulté en offrant un double album, en l'occurrence «Babel», excellent comme d'habitude, subtil et mélancolique bien évidemment, atmosphérique forcément. Explications de l'intéressé au retour d'un footing sous la pluie dans sa chère campagne auvergnate. Le «temps de chien», ça lui va bien.

Est-ce différent de sortir un double album ?

Cela ne change pas tellement. J'en ai l'habitude. Les albums des Beatles duraient 32 minutes, les miens font 1 h 40.

Cette durée vous permet-elle d'installer une certaine atmosphère ?

J'aime prendre mon temps, m'embarquer (et embarquer les autres) dans un voyage au long cours. Je sollicite l'attention des auditeurs.

Un discours pas évident à une époque où l'on morcelle si facilement la musique…

J'ai des enfants assez jeunes à élever. Et je constate que les problèmes d'attention touchent de plus en plus de gens. On parle de zapping, de tout faire très vite. Or, les choses importantes dans la vie ne s'apprécient pas en 30 secondes. Ce problème on le retrouve beaucoup dans le milieu de l'éducation, ce que me racontent souvent des instituteurs ou des profs.

Comment luttez-vous contre ça chez vous ?

J'essaie de donner le bon exemple, de manifester de l'attention à l'égard de mes proches. C'est plus facile à la campagne et c'est pour cela que j'ai choisi d'y habiter. En ville, on survole beaucoup les choses. Tout est approximatif : les couleurs, les lectures, les rencontres. Cela fait de nous de parfaits consommateurs du XXIe siècle. Plus on est déconcentré, plus on remplit le caddie au supermarché.

Vous considérez-vous comme une sorte de résistant ?

Le combat, je m'en fous. Je cherche juste à ne pas tomber tout le temps dans le panneau. J'essaye de fuir les choses faciles pour ne pas rejoindre le troupeau.

Vos chansons sont pleines de vent, de soleil, de pluie… C'est rare…

C'est un des avantages d'habiter à la campagne. On vit en accord avec la nature, on se règle sur le chaud, le froid, la brume, la neige. La chanson française est très citadine, centralisée. Elle est faite par des Parisiens pour les Parisiens. J'ai un sentiment d'étrangeté par rapport à ça ; notre pays est toujours désespérément jacobin.

«Babel», CD Scarlett/Pias. Tournée dans la région au printemps 2015


Souvenirs de Toulouse

«Mon dernier concert au Connexion fut l'un des meilleurs de la cinquantaine que j'ai fait lors de la tournée 2013. On s'est sentis bien dans cette salle. La petite équipe s'occupe de tout, de la technique à la cuisine. C'est du travail à l'ancienne, loin de ces salles archi-subventionnées où les loges et les cantines sont toutes les mêmes.»

Propos recueillis par Jean-Marc Le Scouarnec

 

 

Le Top et bientôt MARCIAC : annonce et interview...

3) Dans la press'lib:

http://presselib.com/blog/lauvergnat-babel-entrent-en-gascogne/

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

Comme je vous l'annoncais, de nouveau de l'actualité média cette semaine!

Et ça commence demain... Jean-Louis Murat, il mériterait, il mériterait d'être dans le Journal de... France 3 PARIS ILE DE FRANCE, là, là, là, là! là! là! 

Et c'est demain... On peut trouver les différentes antennes de France 3 dans votre box (sfr au moins),  sinon visionnable en replay

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 15 Novembre 2014

Je peux vous dire pleins de choses sur AURAY ce matin: notamment qu'en même temps que Murat, la nouvelle SKODA est arrivée à la concession, et qu'une énorme manifestation de 20 personnes a bloqué le centre-ville hier (des manteaux jaunes se plaignant de l'augmentation des prix pour le bateau sur GROIX), et que la Mairie récolte des archives privées sur la guerre de 14/18... ce qui méritait bien d'être souligné ici, sur ce blog consacré aux Jean-Louis Bergheaud. J'allais oublier que l'équipe 2 sénior allait jouer contre Pontivy cet après-midi.

Alors, évidemment, vous attendiez autre chose... et moi aussi... Alors, merci à ceux qui étaient présents hier de nous faire part de leurs émotions...

Pour l'instant, j'ai trouvé deux petits retours très positifs sur FB: "excellent concert".... avec mention d'un MUJABE RIB en final (sans surprise).

Et on se retrouve pour l'instant en lien en plus qui justifiait cet article....

edit2: http://www.letelegramme.fr/morbihan/auray/athena-le-public-sous-le-charme-de-jean-louis-murat-l-intemporel-17-11-2014-10427754.php

edit3: http://www.ouest-france.fr/le-poete-jean-louis-murat-si-bien-chante-sa-vie-2985635

EDIT: Compte-rendu de Carole! Merci à elle. Les Delano n'étaient donc tous là...

Retour d'Auray, jolie petite ville.
Arrivée de nuit à 18h30, éclairage hivernal qui donne une ambiance feutrée. Jean Louis Murat en répétition. On apprendra, après le concert, qu'il a passé l'après-midi à faire les balances car les techniciens sont des remplaçants arrivés 2 jours avant. Rencontre de Forbane Elle et Martine. On aimerait bien apercevoir le monsieur….
De retour à 19h30, la porte n'ouvrira qu'à 20h (entre temps on aperçoit Jacques Gamblin qui croit passer inaperçu avec sa casquette). Le concert débutera à 20h45, guitare dobro pour 2 ou 3 chansons de l'album ; je n'ai pas la set list mais je crois qu'il démarre avec "qu'est-ce qu'au fond du coeur", puis "les ronces", "j'ai fréquenté la beauté". Démarrage mélancolique, le temps de bien se sentir en pays breton et de nous dire quelques mots. ça y est…. il est avec nous, il troque sa dobro pour la stratocaster et il enchaine la partie électrique, toujours accompagné de cette trompette sublime. Dans le désordre on aura , "les ronces", "passions tristes" (il en profitera pour nous dire que les conflits du couple démarrent avec la femme).
Deux chansons "anciennes" : "Michigan" et "l'au-delà", superbes.
Il profitera d'une chanson pour nous parler de Bernard Hinault qui fête ses 60 ans et lui dédier la chanson en reprenant "Bernard" comme il l'avait fait lors d'un précédent concert pour un autre Bernard.
Il chantera également "dans la direction du Crest", "Noyade au Chambon", "chagrin violette", "frelons d'Asie", "blues du cygne", "Long John", "vallée des merveilles".
Puis il nous dit qu'il est tard, qu'on se couche tôt en bretagne, et en Auvergne aussi, il ajoute. Tiens, ça me revient, il a dit un truc qui a bien fait rire "un breton est un auvergnat qui travaille".
Le rappel avec une seule chanson mais une version unique. Il reprend sa dobro et nous fait un "Mujade ribe" de 10 mn, superbe, grandiose. Il nous donne tout.
Le concert a duré pratiquement 2 heures, accompagné de 3 musiciens (Christophe, Matthieu et Julien du Delano) et de Morgane Imbeaud.
On sortira les derniers avec Forbane Elle et Martine, toujours dans l'espoir de le voir, de lui demander une dédicace, en vain.
Un 1er concert de sa tournée très apprécié (un article de Ouest-france devrait sortir demain) et d'une très grande qualité. On est reparti comblé "il avait fait le job"
J'espère une autre
date du côté de Brest….. j'ai une pochette qui attend sa dédicace

Concert d'AURAY

LE LIEN EN PLUS CINEMA:

Laetitia Masson continue les expérimentations... Non pas avec Murat, mais avec Mirwais... qui s'y connait en expérimentation. Elle évoque quand même Murat dans une interview.

 

http://cinemadocumentaire.wordpress.com/2014/11/13/questions-de-montage-5-laetitia-masson-evoque-g-h-b/

Extrait:

Comment as-tu dialogué avec le compositeur ? Pour trouver et nommer les intentions ?

Pas de dialogue. Je l’ai laissé entièrement libre.

Quel est l’origine de ton rapport à la musique ? D’où vient ce désir de travailler avec des musiciens ? Avais-tu travaillé de la même manière avec Benjamin Biolay dans « Pourquoi (pas) le Brésil » ?

La musique est pour moi l’expression la plus immédiate, la plus pure des émotions que l’on ne peut pas définir avec des mots ou des images. On sent, et c’est tout. C’est comme un chant de l’âme. Le musicien dont le travail est le plus proche de mon âme est Jean louis Murat [présent dans « The End, etc.« , NDLR]. Quand il chante, je m’entends.

Mais pour certains films, ce n’est pas le chant de mon âme dont j’ai besoin, mais parfois celui de l’âme d’un personnage, ou le chant de l’âme d’une époque. C’est le cas pour ce long-métrage. Je voulais entendre le chant de l’époque, ce que la musique de Mirwais évoque tout à fait pour moi.

Avec Benjamin Biolay, c’était différent. Je ne le connaissais pas encore, et je lui avais demandé s’il voulait bien me « donner » des chansons de l’album Négatif que j’avais beaucoup aimé (« donner », car je n’avais que très peu d’argent pour le film). Et il a dit oui, de manière très généreuse. Sa chanson également intitulée Négatif était alors pour moi comme un autoportrait. Cétait comme si, parlant de lui, il dessiné fait un portrait de moi. Et le film parlait de moi, donc…

 

 

Propos recueillis par Emmanuelle Jay

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 14 Novembre 2014

Va-t-on en profiter pour disserter longuement sur l'engagement de Jean-Louis pour certaines causes? Euh, non... mais il faut bien que je vous en cause... Because: parce que... il ne faut pas faire de faux pas.

Donc, ci-dessous, vous pourrez voir Jean-Louis effectuer quelques pas. C'est une société un peu atypique "Pas à Pas" (ah, c'est bien foot-u, comme opiération) qui organise des défis humanitaires. Celui en cours a pour but d'aider l'association http://www.zupdeco.org/ .

Le principe: récolter des vidéos de gens marchant, et à chaque pallier collectif de 10 millions de pas réalisés, l'entreprise participe à la formation d’un jeune en échec scolaire.

http://www.jaimemonsupportsap.com/challenge-pasapas-le-tour-du-monde-a-pied-en-30-jours/

A 30 secondes, vous verrez Morgane Imbeaud poser délicatement sa main sur la joue.

Et à 50 secondes, avec Christophe au 2e plan, Jean-Louis marchant chaussé de ces inusables boots marrons (sans doute à la fin d'un concert), une bière à la main.... (tant pis pour le 2e argument "santé" donné par la société PAS à PAS!!).

1 tour du monde pour préserver sa santé
Parallèlement, les 230 participant(e)s qui s’engagent à marcher pour ZUPdeCO, s’activent aussi pour rester en pleine forme ! Pour préserver notre santé, l’OMS recommande de faire 10 000 pas chaque jour. Les bienfaits de la marche sont scientifiquement démontrés. Plus de pas, plus en forme, plus solidaires ! Chaque pas compt
e.

http://www.jaimemonsupportsap.com/video-alexandre-jardin-cocoon-jean-louis-murat-ils-marchent-avec-nous/

C'était dans la série "c'était vraiment très intéressant et  ça méritait bien un article, que ça en est même pas la peine de rajouter un LIEN EN PLUS". 

 

 

Le JEUX DE MOTS EN PLUS:

On espère que cette opération ne lancera pas une mode : le  "self-feet". ... euh, restons-en là!

 

 

 - ah, non, je ne peux pas en rester là, j'ai trop honte... Tiens, que dis Murat de la marche?

 

- je marche au matin loin des embruns sur les terres de France gorgées d'innocence (terres de france)

Dans les chansons reprises:

-comme le funambule casse son balancier et pour défier le sort marche les yeux fermés (tomber sous le charme)

- Surtout petit gars, Ne te presse pas. Marche à petit pas, Fouille chaque idée : Observe beaucoup  (l'idée)

- Ici, nous vois-tu, nous on marche, nous on tu et nous on crève. Ici chacun sait qu'il veut, ce qu'il fait, quand il passe (le chant des partisans)

 

Allez, bien que je m'ennuie (vous l'avez constaté? ah bon?), je vous laisse cette fois...

Quant à la marche, c'est bien... mais la marche à poil, c'est encore mieux. Je rajoute donc 50 mètres à l'opération avec :

 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 14 Novembre 2014

Le flux d'actu s'est nettement ralenti ces derniers jours, mais ça va repartir la semaine prochaine avec plusieurs rendez-vous.... le même jour. Murat démontrera donc son ubiquité médiatique le 20 novembre, sur les ondes.

On espère donc que la promo fera repartir un peu les ventes. En 4e semaine, Murat est 61e du classement des ventes, avec 1372 ventes physiques (20 places perdues). Il y a 69 téléchargements (165e). C'est un petit mieux que précédemment (cf tableau), mais pas de surprise... On peut par contre s'étonner de cette tournée qui ne s'étoffe pas de dates. Si on croit Murat disant qu'il ne savait pas comment il allait tourner, il doit peut-être être difficile de vendre le concert pour le tourneur...

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Enfin soit, Concert ce soir en province... en Bretagne à AURAY, encore avec les DELANO ORCHESTRA, et il semble qu'il reste encore des places!, et le TELEGRAMME nous propose donc une interview... où il est encore question de mélancolie.

http://www.letelegramme.fr/morbihan/auray/murat-j-ai-ete-fabrique-avec-des-grosses-briques-de-melancolie-14-11-2014-10424375.php

Auray Murat. « J'ai été fabriqué avec des grosses briques de mélancolie » 14 novembre 2014

Jean-Louis Murat débute sa tournée à Auray, ce soir.. Jean-Louis Murat débute sa tournée à Auray, ce soir.. Depuis trente ans, Jean-Louis Murat creuse son sillon dans la chanson française, sans suivre aucune règle ni aucune mode. L'artiste à la production gargantuesque revient avec un nouvel album, « Babel » et une tournée qui débute à Auray. Nouvel album, nouvelle tournée... Et nouveau passage promotionnel.

L'interview, c'est toujours votre bête noire ?

-Ce n'est pas très marrant, mais je m'y fais. Avec l'habitude. Bon... Parfois, on l'a vraiment mauvaise : quand tu parles avec un journaliste, que c'est censé être du off, et que lui a planqué un enregistreur sous sa serviette de table. Ça fait beaucoup de dégâts... Mais, de façon générale, parler de moi, donner son avis sur tout... Ça ne me plaît pas, non.

Votre dernier album, « Babel », est une respiration au coeur de votre pays, l'Auvergne. Même si la tonalité est moins oppressante que sur son prédécesseur, « Toboggan », album solo et d'intérieur, on sent toujours une mélancolie qui affleure...

-Pour « Toboggan », ça faisait longtemps que je voulais faire un album tout seul. Et sur le dernier, « Babel », c'est le hasard des rencontres qui a fait le disque. Mélancolie ? Oui, j'ai été fabriqué ainsi, avec des grosses briques de mélancolie. En même temps, on est tous un peu comme ça. On bâtit autour de nous des petites zones démographiques du déclin. C'est l'époque qui veut ça. Quand on avait la croissance de la Chine, les choses étaient un peu différentes...

Vous jetez un regard cru sur l'époque. Désabusé ?

-Les années passent, et tout ça est teinté d'une sorte de gravité. C'est un travail de la nostalgie. Il n'y a plus rien de nouveau dans la littérature, la musique, dans l'art en général, dans les formes politiques, aussi. En même temps, on a la classe politique qu'on mérite... C'est l'époque, il y a un ressassement, c'est un peu ennuyeux, pas très tonique. L'essence même de la musique d'aujourd'hui, c'est du revival. Ce sont des formes qui se succèdent, sans vraiment de fond. Rien de nouveau qui se dégage. On accrédite le fait de proposer une musique populaire, accessible. Je trouve cela très anxiogène.

Et où vous placez-vous dans ce monde qui stagne ?

-J'essaie de restituer le fond de pensée de l'époque et je m'interroge : Qu'est-ce que tu fais, mon pauvre garçon ? En quoi es-tu l'esclave de l'époque ? En quoi es-tu libre ? On est à une période charnière, le vieux monde qui fout le camp. Mais à y réfléchir, je crois que la musique que je fais n'est pas la musique du monde qui se fait aujourd'hui.

Votre côté paysan dandy, c'est quelque chose que vous revendiquez ?

- Le côté paysan, oui. Mais je n'ai pas une vie d'ermite, je ne suis pas dans une espèce de retraite d'orgueilleux vertueux. J'essaie juste de me préserver.

Votre tournée débute à Auray. Le passage dans des petites villes de province, loin des zéniths, est-ce quelque chose à laquelle vous êtes attaché ?

-Oui. Les petites salles, proches du public, j'ai toujours aimé ça. J'ai une dimension d'artiste « France profonde ». J'ai récemment fait l'Olympia et je n'étais pas à l'aise. C'est que je n'ai pas trop l'habitude... Faire des zéniths, ce n'est pas pour moi. Je veux regarder dans les yeux le mec qui se trouve au fond de la salle.

La tournée débute en Bretagne...

-Oui. C'est très bien. C'est vrai que je vois des traits communs dans le caractère (avec l'Auvergne). Ce sont des zones un peu excentrées. On ne parle pas beaucoup, on a des idées fixes et on essaie de s'y tenir.

Pratique Jean-Louis Murat, ce soir à 20 h 30 au centre Athéna. Tarifs : 21,20 €/12,70 €.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/morbihan/auray/murat-j-ai-ete-fabrique-avec-des-grosses-briques-de-melancolie-14-11-2014-1042
4375.php

Interview pour le concert de ce soir, AURAY

LE LIEN DEPRIMANT EN PLUS:

 

On n'aime pas tant que ça ici plaindre Murat (qui se plaint suffisamment), malgré des  ventes qu'on espérait meilleures.   C'est très difficile pour tout le monde...

Ainsi, Coralie Clément a sorti un nouveau disque il y a quelques temps... et son vague à l'âme l'amène à évoquer Murat  sur FB:

je suis sans doutes un peu fébrile, mais je repense a cette phrase de Jean Louis Murat " l'insuccès me fait autant peur que le succès !" Comme je suis d'accord avec lui, je suis en train de perdre le morale petit a petit, de me creuser la tête chaque instant afin de savoir comment je peux remonter la pente, comment je pourrais faire découvrir mon travail,

On peut retrouver Coralie CLEMENT dans le MAGIC, juste après l'interview de Murat.

 

A propos de succès/insuccès, je vous laisse le week-end pour réfléchir à la dialectique : extrait de l'interview dans l'Humanité:

Ce milieu est si pourri que, finalement, j’en suis son esclave car j’essaie encore de le prendre à contre-pied. Cette dialectique en promo ne passe pas. L’insuccès estil un succès ? Peut-être que dans ma vanité, je tente d’avoir du succès dans mon insuccès ? Va savoir. Quelque part, c’est de l’orgueil et je suis un connard.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

Publié le 12 Novembre 2014

En attendant de se remettre à la promo de BABEL (il a été annoncé un live spécial dans A'live la semaine prochaine, sur Inter- et oui, il y aura bien du Pascale Clark cette année)...

voici quelques souvenirs d'un séjour berlinois en octobre dernier.... puisque Berlin était à l'honneur ce week-end (n'ayant pas été sur une comète encore).

Je vous avais déjà soumis quelques photos d'outre-RHIN: ici.

Et puisque j'avais un peu de temps, c'est le retour des petites citations signées Bergheaud (grâce à murattextes, merci).

C'est une construction privée. Qu'on réserve aux dieux interdits.    (Berlin 3 époques).

C'est une construction privée. Qu'on réserve aux dieux interdits. (Berlin 3 époques).

Ouvrir  mes tubes de couleur.

Ouvrir mes tubes de couleur.

Tout nous pousse à pleurer. A endosser la peau. D'un poisson, d'un oiseau

Tout nous pousse à pleurer. A endosser la peau. D'un poisson, d'un oiseau

Nuages gris dans le ciel. Quels signes surnaturels ce monde nous fait.

Nuages gris dans le ciel. Quels signes surnaturels ce monde nous fait.

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

Ils veulent nous construire un genre d'usine. Un truc affreux en fer.   (VERS L'EST)

Ils veulent nous construire un genre d'usine. Un truc affreux en fer. (VERS L'EST)

Sonnez Zibeline, princesse de Chine est arrivée              (Carrefour bloqué:Le président chinois passe)

Sonnez Zibeline, princesse de Chine est arrivée (Carrefour bloqué:Le président chinois passe)

j'arrache les pierres aux murs épais            (Sur le tracé du Mur)

j'arrache les pierres aux murs épais (Sur le tracé du Mur)

Clichés 21:  Berlinois
Clichés 21:  Berlinois
oh tout est amour mais tout est faux que la vipère que le corbeau disent pique-pendre sur ton dos

oh tout est amour mais tout est faux que la vipère que le corbeau disent pique-pendre sur ton dos

Il s'est penché à la fenêtre, puis il a appelé un ami

Il s'est penché à la fenêtre, puis il a appelé un ami

Jusque sous nos fenêtres. Dieu veuillez m'excuser. La lumière est mourante

Jusque sous nos fenêtres. Dieu veuillez m'excuser. La lumière est mourante

Roule roule le train soviétique. Dans une nuit lilas

Roule roule le train soviétique. Dans une nuit lilas

Quand la lune vient. M'interroger.

Quand la lune vient. M'interroger.

Tout bouffi de mémoire. On ne retient pas la leçon. Perdu dans la mémoire.   (MEMORIAL)

Tout bouffi de mémoire. On ne retient pas la leçon. Perdu dans la mémoire. (MEMORIAL)

Sans repos au fond du jardin.

Sans repos au fond du jardin.

Puis un attelage, un traîneau. Passera savez-vous toujours.

Puis un attelage, un traîneau. Passera savez-vous toujours.

Hymnes à jet continu

Hymnes à jet continu

Au miroir où rêve l'enfant

Au miroir où rêve l'enfant

Aux bords lointains où tristement j'errais.... J'avais dans l'Inde exilé mes regrets.   (MANTRA)

Aux bords lointains où tristement j'errais.... J'avais dans l'Inde exilé mes regrets. (MANTRA)

Aufwiedersehen amour les lauriers sont coupés           (Au bois, en lit à moteur)

Aufwiedersehen amour les lauriers sont coupés (Au bois, en lit à moteur)

J'entre nu dans la cathédrale Du vide surpeuplé des temps

J'entre nu dans la cathédrale Du vide surpeuplé des temps

Un pavé humide guide mes pas

Un pavé humide guide mes pas

(Le Reichstag, et l'arbre en feu)

(Le Reichstag, et l'arbre en feu)

(et pour finir, loin de Berlin, sur le bord du RHIN.. )      Toujours dans la même. La même direction

(et pour finir, loin de Berlin, sur le bord du RHIN.. ) Toujours dans la même. La même direction

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 8 Novembre 2014

Comme toujours, c'est avec fierté que nous vous proposons une nouvelle interview exclusive. Après avoir pu parler de littérature avec Magali Brénon et évoquer le petit monde des médias avec l'ami Olivier Nuc, le blog (grâce à Matthieu qui, depuis sa causerie poiscaille avec Jérôme "No Kill" PIETRI, semble s'être ouvert au plaisir simple de la discussion avec ses semblables...) vous propose cette fois d'aller à la rencontre d'un journaliste-éditeur, BENOIT LAUDIER, l'un des participants à l'ouvrage culte "Le Dictionnaire du ROCK" de Michka Assayas (auquel a également collaboré Sébastien Bataille, futur biographe de qui vous savez...). L'occasion de visiter les coulisses de ce genre d'ouvrages... mais surtout, Benoit Laudier nous livre un avis parfois surprenant sur l'oeuvre de Murat.

 - Merci Matthieu pour ce travail.  Et tu éteindras bien en sortant, ok?

 - Yes Sir !

 

 

Initials B.L.

 

     Le point de départ de cette Inter-Vious et Murat, dix-septième du nom, fut une rencontre avec Michka Assayas, en visite au festival Europavox pour promouvoir la nouvelle édition de son Dictionnaire du rock. De cet échange (à écouter ici) découla l'envie d'aller débusquer, derrière les initiales B.L. inscrites au bas de la page 1793, l'auteur de la notice sur Jean-Louis Murat. Moins pour lui chercher des noises en jouant les fans tatillons (mais non, enfin, Murat n'est pas né en 1954 !) que pour mieux faire sa connaissance et lui fournir l'opportunité de réduire un peu de l'inévitable distance requise par un ouvrage à ambition encyclopédique. Nous voici donc en ce morne mois d'août 2014 à questionner (harceler ?) B.L., alias Benoît Laudier, quadragénaire discret, vieux routard du journalisme et directeur de Vagabonde, maison d'édition catégorie poids plume (vingt-deux livres publiés en douze ans), actuellement basée à Senouillac – depuis Saint-Germain-des-Prés, prendre l'autoroute du Soleil, direction Toulouse...
     C'est Laudier qui a fondé Vagabonde, en compagnie de son frère et de deux vieux amis, tous les quatre formant selon lui une
"sorte d'association de saltimbanques, pour ne pas dire de malfaiteurs ou de pirates". Feuilleter le catalogue de Vagabonde – ou mieux : lire les livres qui le composent – suppose d'accepter de transgresser les frontières linguistiques, temporelles et de genres pour un voyage dont le sens (s'il doit y en avoir un) se révélera à la fin (s'il doit y en avoir une). Sur une carte du Tendre esquissée pour tenter de baliser le territoire parcouru figureraient sans doute, entre autres, une bourgade nommée Curiosité (celle qui pousse à combler des lacunes en allant dénicher ce texte adoré devenu introuvable, ou cet autre dont aucune traduction ne nous a jamais pleinement satisfaits, ou encore celui-ci, écrit par un auteur qu'on n'attendait pas dans ce registre...), un lieu-dit Enthousiasme (dans l'élan originel vers un style et/ou un projet, puis à chaque étape du processus éditorial, mené avec application), ainsi qu'une rivière baptisée Fidélité (à une poignée d'auteurs mécontemporains comme au désir d'indépendance initial).
     Alors que la maison publie ces jours-ci un bref récit joliment illustré de Nick Tosches, son directeur fait étape un instant Chez Pierrot, modeste routier fréquenté par une poignée d'adorateurs de JLM jamais rassasiés, histoire de nous narrer ses pérégrinations éditoriales, ses allers-retours en terres muratiennes ou ses flâneries entre musique et littérature.

Inter-ViOUS ET MURAT N°17 : BENOIT LAUDIER

- Bonjour Benoît. Pour commencer, pouvez-vous retracer en quelques mots votre trajectoire professionnelle ?

- Si vous souhaitez quelques faits "marquants", cette "trajectoire" s'inscrit surtout entre l'édition et le journalisme (reporter, secrétaire de rédaction, rédacteur en chef de Chronic'art de 1997 à 2001), des éditions Gallimard à Larousse, des Inrocks au Figaro magazine et à Mouvement.

- Vu de loin, Les Inrocks et Le Fig mag semblent deux journaux assez hermétiques l'un à l'autre au niveau idéologique. Un tel transfert est-il mieux admis lorsqu'on est journaliste culturel ? Et implique-t-il nécessairement un sévère virage à droite, politiquement parlant ?

- Aucunement en ce qui me concerne. En ce sens, je ne pense pas être un "animal" politique : on rencontre des femmes et des hommes qui proposent du travail – ou pas – et on est libre de l'accepter – ou pas. Somme toute, effectivement, dans le domaine "culturel", on n'est moins exposé et déterminé à commenter l'actualité politique...

- Votre rapport au politique passerait donc avant tout par l'esthétique... Vous pouvez nous en dire un mot ? Y a-t-il des figures dans la littérature ou l'histoire qui le résumeraient ?

- Oui, sans aucun doute pour ce qui nous concerne ici, le rock, la pop, etc. participent aussi de liens entre personnes vivant dans la cité, parfois très vivaces et "solidaires" en termes d’échanges ou via les "réseaux sociaux" : quoi de mieux que s’enthousiasmer pour un disque, par exemple, et le faire savoir à d’autres ? En ce sens je suis bien sûr "politisé", aimant retrouver certains lieux (salles de concert, bars, etc.). Qui ne le serait pas ? Pour l'esthétique, incontestablement des poètes comme Baudelaire, Ducasse, mais aussi des essayistes et écrivains comme Greil Marcus ou Nick Tosches développent dans leurs écrits une esthétique pas franchement désagréable... puisque allant à rebours des poncifs et même parfois provocante. Ces modèles sont toujours utiles.

- Comment êtes-vous devenu l'un des contributeurs du Dictionnaire du rock ? Et au cours de ce travail, quels sont les articles que vous avez pris le plus de plaisir à écrire, ceux dont vous êtes le plus fier ?

- C'est Michka Assayas qui me l'a demandé. Les articles ? David Bowie, Scott Walker, U2, des artistes et groupes africains, Aphex Twin et d'autres...

Inter-ViOUS ET MURAT N°17 : BENOIT LAUDIER

- Venons-en à Murat : était-ce un choix de votre part d'écrire l'article sur lui ou cela faisait-il partie des devoirs imposés dans le cadre d'un tel ouvrage et pour lesquels il faut bien que quelqu'un se dévoue (sur le mode : "Bon Yves, t'es puni, tu écriras la notice sur Manset. Et toi Benoît, te marre pas, parce que tu me feras celle sur Murat...") ?

- Oui, c'était un choix de ma part. Alors que je travaillais chez un disquaire (boulot d'été) à l'âge de seize ans et demi, j'avais passé l'un de ses disques sur la platine... et il a retenu mon attention. Je crois même avoir ramené le disque à la maison. Il fait partie des très rares auteurs-compositeurs contemporains français que j'ai écoutés, écoute encore (moins régulièrement) et écouterai sans doute encore. Et si j'aime aussi certaines choses chez Manset, il y avait incontestablement plus compétent que moi sur cet artiste pour l’écriture de l’article qui lui est consacré. [NDLR : rédigé au final par Yves Bigot]

- Donc, vous avez seize ans, on doit être grosso modo en 1986, vous travaillez chez un disquaire (lequel ? dans quel coin ?) et vous tombez sur un disque de JLM (lequel ? S'agissait-il de Passions privées ?) : que ressent l'adolescent que vous êtes, au milieu des 80's, en découvrant Murat ?

- Si ma mémoire ne me trahit pas (ni mes papiers d’identité), j'avais bien seize ans (et demi) l’été 86. Ce disquaire s'appelait Monsieur Cotte (est-ce la bonne orthographe ?) à Saint-Raphaël (Var). Oui : Passions privées. Ce que j'ai pu "ressentir"... Impossible précisément de le détailler : ce serait une usurpation d'identité que de me "rappeler" le jeune homme que j'ai été et ce que j'ai bien pu penser de cette première, même deuxième écoute... Mais oui, sans aucun doute, quelque chose m'a accroché : sa voix, les mots, leur organisation, le sens véhiculé par ses chansons...

- Quel était votre environnement culturel de l'époque ? Vers quatorze-quinze-seize ans, vous écoutiez, lisiez, regardiez quoi ?

- J'écoutais les Rolling Stones, les Stranglers, les Jam, mais aussi Prefab Sprout, les Smiths, les Housemartins, et beaucoup de jazz (Coltrane, Davis, Powell, Monk, etc.). Je lisais peu (il y avait quand même le programme scolaire), mais j'ai le souvenir (comme tout le monde) d'avoir été très impressionné par Les chants de Maldoror, Nerval, Baudelaire, les Trois contes de Flaubert, Villiers de l'Isle-Adam, et deux ou trois romans de Balzac, dont Le Cousin Pons et Les Illusions perdues. Rien de plus classique.

- Avant d'entamer cet entretien, vous me confiiez avoir "un peu perdu le fil concernant ses derniers disques". Pouvez-vous nous retracer les grandes phases de votre relation avec JLM ? Après la découverte (que l'on vient d'évoquer), jusqu'à quand continuez-vous à le suivre régulièrement ? Vers quelle(s) période(s) décrochez-vous et pourquoi ?

- Ah, il me semble que j'enchaîne avec Cheyenne autumn puis Le manteau... (qui me plaît moins), puis je "décroche" jusqu'à Mustango, puis Le Moujik..., puis "décroche" de nouveau ces dernières années, vers 2007-2008.

- Reprenons. Vous me dites que Le manteau de pluie vous plaît moins, mais cet album est l'un des deux qui sont cités comme références à la fin de votre article de 2014, l'autre étant Mustango. Je suppose donc que ce choix est celui d'Assayas...

- Je pense que c'est le cas... Ou alors, c'est parce que cet article ayant été écrit pour la première édition, sans doute vers 1998 ou 1999, j'ai tout simplement oublié de demander à Michka s'il pouvait changer de titre d'album comme "album référence".

- Mais ensuite, vous m'indiquez avoir décroché jusqu'à Mustango. Or, dans l'édition de 2001, vous écriviez que Dolorès (qui précède Mustango) était "sans doute son meilleur album à ce jour".

- Je n’ai pas le souvenir d’avoir écrit que Dolorès est "sans doute son meilleur album à ce jour". Ce dictionnaire, comme tout ouvrage collectif, fut légitimement relu et visé (et donc "corrigé-affiné") par Michka Assayas et d’autres personnes. Et c’est très bien ainsi.

- Qu'en est-il alors de Dolorès ? L'avez-vous aimé ? Sans bien vous connaître, j'ai tout de même tendance à penser que certains textes de cet album n'ont pu vous laisser insensible (par exemple, "Perce-neige" ou "Réversibilité", mise en musique du poème de Baudelaire).

- J'ai aimé, à l’époque, la reprise "Réversibilité" effectivement (mais plus pour l'interprétation que pour le "fond sonore"). Et aussi (mais j'étais je crois plutôt "amusé" par cette chanson, comme on peut l’être en écoutant de temps à autre un titre à la radio avec plaisir) "je vis dans la crasse, je suis dégueulasse, et alors je m'en fous..." [NDLR : "Fort Alamo"].

- Étant donné ce que vous nous avez dit sur votre éloignement depuis 2007-2008, je présume que le jugement sur les derniers albums qui clôt votre article ("parmi ses plus belles réussites depuis Mustango") vient d'Assayas. Et vous, rien, vraiment rien ? Votre décrochage est-il dû à un manque de temps ou a-t-il des raisons esthétiques ?

- Avant tout à un manque de temps et sans aucun doute aussi au fait de parcourir bien d'autres univers musicaux-esthétiques. Je veux dire par là qu'incontestablement :
1. Je n'ai pas écouté Grand Lièvre et Toboggan.
2. Le cours ordinaire des choses contient de belles choses (comme c'est souvent le cas pour nombre d'albums : on est vraiment retenu et on se replonge au fil du temps dans quelques titres, pas forcément tout l’album).
3. Vous me rappelez qu'entre Lilith et Le cours..., je me suis bel et bien "absenté". Je les ai écoutés, mais vraisemblablement pas avec la même attention que durant les deux-trois années qui ont précédé,
c’est incontestable.

- Je vais donc être un peu vicieux en vous posant deux questions sur deux disques de cette période. D'abord sur Mockba. Je crois qu'il y a une forme de consensus parmi les amateurs de Murat pour considérer que Mustango et Lilith représentent deux sommets de sa discographie. Les plus tordus d'entre nous s'amusent même à distinguer les Mustanguistes et les Lilithiens. Vous me semblez appartenir nettement au premier de ces deux groupes, puisque j'ai cru comprendre que vous trouviez Lilith un peu trop touffu. Mais le plus surprenant pour moi fut de lire que vous préfériez presque Mockba à Lilith. Comme cet album est souvent négligé, voire déprécié (notamment par ceux qui sont allergiques à Camille et/ou Carla Bruni), pouvez-vous vous arrêter un instant sur lui ?

- Vu comme cela, c'est bien le cas : je suis plus "mustanguien". Mais est-ce à dire/penser que je devrais réécouter avec plus d’attention Lilith ? Sans doute. Oui, je peux m'arrêter sur Mockba si vous le souhaitez : intimité qui lui sied bien / qualité du chant / arrangements souvent très dépouillés. Je dois être "sensible" à cette simplicité/évidence, la distinction par les mots, presque en retrait. Non, je n’ai pas d'allergie particulière à ces dames a priori, même pas d’allergie du tout déclarée à qui que ce soit (un médecin m’en aurait parlé, non ?). Et puis il y a beaucoup d’humour sur "Foulard rouge". Très bon cocktail musique/mots/provocation. J'en garde un bon souvenir.

- Puisque par deux fois déjà vous avez cité Baudelaire comme une lecture importante de votre adolescence, j'aimerais bien vous entendre sur Charles et Léo. Et, plus largement, sur une éventuelle parenté entre Baudelaire et JLM (maniement de la langue, dandysme, antimodernité, etc.).

- Quel adolescent n’a pas été retenu, ne serait-ce qu’un peu, par Baudelaire… Vous voulez dire un effet mimétique chez Murat ? Possible... "Parenté" ? Je ne vois pas : autre temps, autre mœurs, etc. En revanche il est rare, très rare, qu'un contemporain puisse adapter/chanter de tels auteurs, et Murat y arrive : ce n'est pas rien. C'est "dire" (mais à sa place ?) qu'il aime cette chose qui porte le nom de "langue" (française en l'occurrence). "L'examen de minuit", il fallait oser : ce type de récitatif, cet orgue... Idem des plus de dix-douze minutes de "Il est des nuits..." (pour Ferré). Il me semble qu’il n’y a pas grand-monde sur la place pour s’attaquer à cela sans (trop) tomber dans le ridicule.

"L'examen de minuit" : de la maquette (Ferré) à la scène (Murat)...

- Nous parlons là d'albums que vous m'avez dit avoir écoutés avec une moindre "attention". J'imagine qu'on ne réécoute pas toute la discographie d'un artiste avant d'écrire sur lui, qu'on fait confiance à sa mémoire et qu'on utilise ses acquis...

- Personnellement si : je pense m'être toujours astreint (sauf quelques cas de disques "rares" ou introuvables) pour ce Dictionnaire à "tout" écouter. Quasi tout en tout cas. Mais je dois aussi avoir des enthousiasmes réfrénés par la suite, comme il m’arrive de réévaluer d’autres choses.

- Et je présume que la recherche du bon équilibre entre subjectivité et objectivité peut parfois vous amener à écrire qu'un disque est remarquable, même si vous n'y êtes pas très attaché personnellement, non ?

- Non, ça ne m'est jamais arrivé. En revanche, j’ai pu me demander plus d’une fois, rétrospectivement, pourquoi j'ai aimé telle chose (je veux dire vraiment) à un moment et plus vraiment le même titre ou album des mois ou des années après, ce qui doit être aussi le cas pour quelques-uns d’entre nous tout de même.

- Je vous posais cette question en raison de vos écrits passés sur Dolorès. "ces douze petites chroniques cinglantes et éphémères, traversées de fulgurances poétiques, constituent sans doute son meilleur album à ce jour", notiez-vous en 2001... À vous lire aujourd'hui, j'ai le sentiment que non seulement vous vous demandez pourquoi vous avez aimé ce disque à ce point, mais que vous ne vous souvenez même plus l'avoir autant apprécié. C'est amusant – mais il est vrai que l'on parle d'un album paru il y a près de vingt ans. Est-ce que ce genre d'étonnement rétrospectif sur soi et ses propres goûts arrive à tout le monde, comme vous le suggérez ? Oui, sans doute... Plus ou moins... Votre question, au fond, c'est un peu "Que reste-t-il de nos amours ?" Ça ferait un bon sujet de chanson...

- C'est sans doute vrai (et bien vu de votre part). Mais il y aussi le fait que j'apprécie plus et donc "mémorise mieux" (et déjà à l'époque de leur sortie) des titres sur des albums comme Madame Deshoulières ou 1829. L'amour des mots ? Le défi que se lance sur ces disques JLM ? Oui : cela correspond plus à mes attentes et humeurs. Et j'aime sincèrement JLM pour cela : le bon mot à la bonne place et parfois/souvent une belle "humeur/trame" musicale (y compris en duo) suffisent à mes yeux à faire de lui quelqu'un tout de même d'assez singulier.

- Quoi ?! Vous aimez 1829 ?? Dans votre article, je lis pourtant : "1829 (2005), adaptation des poèmes de Béranger, gloire oubliée du XIXème siècle, est décevant." Il faut que vous m'expliquiez...

- Là, je suis formel : cette phrase n'est pas de moi ! Cela arrive…

- Dans ce cas, faisons simple et parlons de cet album. D'autant qu'au-delà de celui-ci, je crois remarquer que vous êtes souvent sensible à ces projets poétiques et parallèles sur lesquels Murat chante d'autres mots que les siens : Madame Deshoulières, Charles et Léo, 1829... C'est un hasard ou vous y voyez quelque chose de plus profond ?

- Vous avez raison : il est tout à fait vraisemblable que j'y voie quelque chose de "profond", JLM doit être un très bon lecteur et un amoureux de la langue française – contrairement à pas mal des "zèbres" qui inondent les ondes. Il est l'un des rares selon moi à tout de même se préoccuper du sens de ce qu'il chante. 1829 ? "fraîcheur" des textes (mon intérêt toujours vif pour des poètes tels que Corbières ou Laforgue par exemple – plus tardifs, c'est vrai), mélodies très dépouillées (simplissimes même), juste ce qu'il faut dans une voix qui ne porte pas, très en retrait. En somme, je l'ai toujours bien aimé dans ce type de registre : le récitatif.

- Tout à l'heure, vous disiez "parcourir bien d'autres univers musicaux-esthétiques". Je crois que vous aimez les voyages. Pouvez-vous nous dire un mot de la place qu'ils occupent dans votre vie ? Ces "autres univers musicaux-esthétiques" que vous arpentez sont-ils liés à vos vagabondages ?

- Cela m'est arrivé, oui, de "partir" de ce territoire : quoi de plus normal quand on travaille pour partie comme journaliste-reporter plus de quinze ans ? Et c'est toujours le cas, quand cela m'est possible – certes : je ne reste jamais douze mois d'affilée en France. En fait j'ai notamment eu l'occasion d’effectuer des reportages dans des pays africains (Mauritanie, Niger, Mali), au Maroc, ou en Asie (Japon, Vietnam, Cambodge), Madagascar plus récemment... Et ce fut l'occasion (ces voyages laissant un peu de "temps libre") de connaître des lieux, d’entendre des musiciens/groupes, etc. Ils participent d'une culture universelle mais ont souvent, du fait de leur propre culture, des pratiques plus directes, voire enthousiastes du chant et de la musique, plus ancrées dans le quotidien en tout cas et se passant de tout "commentaire" : on joue, on chante parce que cela est en lien direct avec la vie, une de ses composantes. Et puis il est souvent remarquable d'entendre/voir un tel degré de technicité chez la plupart, y compris les plus jeunes, comme si la musique était inscrite en eux dès le plus jeune âge, corps et âme.

- Avez-vous un souvenir qui vous vient à l'esprit, là, spontanément, d'un moment de découverte musicale qui vous aurait particulièrement marqué lors d'un de ces voyages : un lieu, une atmosphère, un groupe... Histoire d'avoir un petit instantané...

- Un souvenir ? En bas de la crête du pays dogon, d'où je revenais, avant qu'ils ne partent pour un festival itinérant couvrant plusieurs pays, la découverte de Tinariwen. Au Cambodge, un joueur de vielle dont j'ai oublié le nom, dans un bar de Sihanoukville : avec son seul instrument (et un peu de voix) il sonnait comme un orchestre à lui seul !

- Rapprochons-nous de votre activité d'éditeur en évoquant vos travaux pour d'autres maisons, sans perdre le lien avec Murat. À la fin des années 90, vous avez contribué pour Larousse à la conception d'une anthologie de poésie populaire française. Dans la partie consacrée à la poésie d'après 1945, on trouve sans surprise des pièces de Char, Prévert, Aragon ou Jaccottet, mais aussi des textes de chansons : deux de Gainsbourg, un de Brel, un de Ferré et... un de Murat, "L'ange déchu". On aurait pu s'attendre à trouver, du côté des classiques, Brassens ou Barbara, du côté des plus modernes, Roda-Gil, Bergman ou Manset. Mais non, Murat. Étonnant, non ?

- Cela a été le cas, en termes de propositions : Brassens sûr, Manset sûr, Barbara et Ferré sûr... Mais la pagination du livre, la décision du directeur de collection (on enlève quelque chose ; on rajoute autre chose) en ont décidé autrement. Et je n'étais pas là pour le "final cut" – mon travail ayant été terminé avant.

Inter-ViOUS ET MURAT N°17 : BENOIT LAUDIER

- Maintenant que vous êtes éditeur à part entière, que vous publiez de la littérature, vous semble-t-il toujours que Murat puisse être qualifié de poète ?

- Il me semble que la meilleure réponse à cette question est toujours celle de Bob Dylan : non, les auteurs-compositeurs ne sont pas à proprement parler des poètes – c'est un ensemble musique/paroles qui fait que, parfois, des éléments poétiques se dégagent, ou que l'on peut (mais trop vite ?) assimiler un texte à un poème. Maintenant, dans de très rares cas, ces frontières n’étant pas vraiment hermétiques... il est vraisemblable que quelques textes "tiennent tout seul" et qu’on puisse les considérer comme des poèmes à part entière. À chacun d’en décider.

- Toujours pour Larousse, vous avez participé à un dictionnaire de la contestation intitulé Le siècle rebelle. Ce qui m'inspire cette question bête : à vos yeux, Murat peut-il être qualifié de rebelle ?

- À mon sens, non. Mais c'est à lui qu'il faudrait poser la question. C'est quelqu'un de beaucoup plus simple et direct que cela, il me semble, et peu sensible aux dogmes et aux idéologies.

- Vous qui saluez dans cet ouvrage l'indépendance d'esprit d'un Dominique de Roux, que pensez-vous du Murat médiatique : celui qui critique politiciens et journalistes, qui égratigne régulièrement ses collègues de travail et les maisons de disques, qui n'hésite pas à provoquer et à aller contre l'air du temps, au risque du dérapage ? Au-delà de telle ou telle déclaration ponctuelle qui fait le buzz sur le net – et fait fuir dans le même temps une partie de son public potentiel –, quel regard portez-vous sur sa manière, cette façon d'ériger la contradiction/provocation en geste esthético-politique ?

- Je ne connais que trop peu le "Murat médiatique". J'ai ceci dit le souvenir d'une "sortie" de sa part sur l'amateurisme de sa "profession" qui m'avait fait jubiler [NDLR : cf notamment dans Magic] Il a mille fois raisons : trop d'amateurs, partout, quel que soit le métier. Vous m'écrivez "cette façon d'ériger la contradiction/provocation en geste esthético-politique", mais je ne sais pas s'il n'est pas tout simplement comme il aime être, instinctif avec les mots qui lui viennent (et donc parfois les énervements), et non quelqu'un qui "érige" quoi que ce soit... Là aussi, je crois que lui seul peut répondre.

Inter-ViOUS ET MURAT N°17 : BENOIT LAUDIER

- Oui, vous êtes sans doute dans le vrai. Les fans ont parfois la mauvaise habitude de s'exprimer à la place de l'artiste qu'ils chérissent... Prenons un peu de recul en parlant de Vagabonde. Comment naît cette maison ?

- Vagabonde publie un premier livre en 2002, puis un autre en 2003. Elle naît de manière assez fortuite, comme ça, et parce que à peu près tout le monde dans notre entourage nous disait de ne pas faire d'édition.

- "Comme ça" ? Vraiment ?

- Oui, car nous ne savions pas forcément comment faire (au mieux), sans trop de moyens ni de "livres à venir", et si d'autres projets pourraient voir le jour : mais finalement tout s'est bien enchaîné, et assez vite.

- Interrogé en 2010 par Le Matricule des Anges, vous reveniez sur vos premiers élans éditoriaux en déclarant : "À ce jour, je n'ai pas trouvé d'explication à mon geste." Quatre ans plus tard, avez-vous enfin trouvé ? Et quel regard portez-vous sur cette dimension quasiment inconsciente de votre travail d'éditeur – ici presque pulsionnelle ?

- Non, au risque de vous décevoir, je n’ai toujours pas compris ce qui a pu me traverser l’esprit (et je n’y pense jamais – maintenant, c’est là !) pour ce qui est du "allons-y !". Ce n'est pas faux : pour nous, en tout cas pour moi, il doit y avoir un rapport plutôt physique à ce qu'écrivent les auteurs... D'où sans doute cette construction "aléatoire" du catalogue.

- Pouvez-vous nous décrire dans les grandes lignes votre travail d'éditeur depuis le choix d'un texte jusqu'à son lancement dans le public. En gros, le boulot quotidien d'un "petit" éditeur qui a les mains dans le cambouis, ça ressemble à quoi ?

- Le boulot : des personnes écrivent, vous les lisez, vous leur posez des questions, ils se corrigent ou pas eux-mêmes, et on décide ou pas de les publier, alors on décide de travailler ensemble : questions-réponses, questions-réponses… pour mener le texte à son maximum d'intensité, puis on coordonne tout l'aspect technique, plus la partie administrative, etc, etc, etc. Comme toute maison d’édition.

- Et dans le cas des retraductions, est-ce vous et vos associés qui passez commande, parce que vous estimez que tel texte important a été mal traduit par exemple, ou bien des traducteurs insatisfaits vous sollicitent-ils ?

- Je ne peux vous parler que de ce qui est "arrivé". Pour Büchner par exemple, mon frère [NDLR: le comédien et metteur en scène Stéphane Laudier] travaillait avec Claude Régy et un week end, Régy a demandé à son ami Goldschmidt de lui retraduire Lenz pour un atelier avec des élèves comédiens. Mon frère a lu cette version, me l'a transmise et j'ai pris contact avec Goldschmidt. Pour Cavalcanti, c'est Vagabonde qui l'a proposé à Danièle Robert, suite à un certain nombre de lectures annexes et consécutivement, cette interrogation : cette œuvre immense n'a toujours pas été traduite comme il se doit (en rimes !) en France. Alors, faisons-le !

- Pour présenter Vagabonde, vous vous êtes souvent référés à cette phrase : "tous les siècles sont contemporains" (ou à une formule voisine de Pound, "toutes les époques sont contemporaines"). De fait, vous publiez aussi bien des auteurs (biologiquement) vivants que des écrivains (biologiquement) morts, parfois depuis des siècles. Au-delà de la formule qui sonne bien, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette vision, paradoxale au premier abord, du "contemporain" ?

- Les "contemporains" ? Finalement assez peu de choses "contemporaines" me plaisent – c’est comme ça –, surtout en langue française (c’est vous dire aussi mon degré d’ignorance). Comme la "formule" le dit (nous l’espérons) : Cavalcanti est plus contemporain, lisible et stimulant que beaucoup de nos "contemporains" : c'est notre sentiment en tout cas. Ce qui n’empêche pas (bis) la publication de contemporains... C’est même plus de la moitié de notre catalogue jusqu’à présent...

- Il vous arrive de vous sentir plus d'affinités avec un écrivain du Moyen Âge qu'avec des auteurs actuels, je comprends. Mais il me semble que cette phrase implique aussi l'idée que l'on n'écrit pas nécessairement pour son époque, qu'un texte peut ne trouver ses destinataires que bien après sa date de parution. Je pense à ce propos de Murat : "les mots ne crachent pas tout leur sens dans l'époque où ils se meuvent." Ça vous parle ?

- Oui : il me semble aussi que quand un livre est vraiment "bon", donc stimulant et novateur, il peut sans trop de difficultés traverser les âges (faute d’écoute lorsqu’ils paraissent pour certains ?), et même parfois les frontières. Sur le fait qu’il ne soit pas (ou pas suffisamment) entendu à son époque, seuls les lecteurs en décident.

- Avant de devenir vous-même pleinement éditeur, vous aviez décrit l'édition comme une "corporation généralement satisfaite d'elle-même". Vous confirmez ? Et de votre côté, vous êtes satisfait du travail effectué par Vagabonde jusqu'ici ?

- Oui, je confirme... et à la fois c’est moins vrai de nos jours, du fait des difficultés rencontrées par nombre d’entre eux. Ont-ils pour autant regagné un peu plus d'humilité, allez savoir. Si nous sommes "éditeurs" chez Vagabonde, comme beaucoup d’autres amis ou personnes faisant ce métier, c'est que nous avons choisi d'être indépendants et d'assumer pleinement nos choix. Il s’agit d’un métier, pas d’une fonction.

- Vos choix, justement, parlons-en. Y a-t-il un ou deux auteurs de votre catalogue qu'à titre personnel vous aimeriez mettre en avant et éventuellement faire découvrir aux lecteurs du blog ?

- Sans aucun doute Carl Watson, Laszlo Krasznahorkai et Pierre Lafargue. Trois contemporains férocement talentueux et stimulants. Et comme ils savent écrire…

Inter-ViOUS ET MURAT N°17 : BENOIT LAUDIER

- À présent, la question traditionnelle de ces entretiens autour de JLM. Elle est double, basique, mais parfois difficile pour celui qui doit répondre : quel est votre album préféré de Murat ? Et quelles sont vos trois chansons préférées ?

- Album : Mustango. Chansons : "Fort Alamo", "L’almanach amoureux", "Nu dans la crevasse".

- Pour finir, si vous avez eu du mal à vous replacer dans la peau de l'adolescent que vous étiez en 1986, au moment de la découverte de Passions privées, j'espère que vous en aurez moins dans un exercice comparable, mais inverse. Cette fois, nous sommes en 2030 et Michka Assayas a décidé de s'atteler à une troisième édition de son encyclopédie. Il vous a demandé de vous y coller, vous avez hésité, parce que depuis le double rachat par Vagabonde de Gallimard et Grasset, vous êtes très occupé, mais comme Assayas est votre ami depuis quarante ans, vous avez fini par vous laisser convaincre. Vous voici donc parti pour rédiger la notice sur Murat. Pouvez-vous, en exclusivité pour le blog, nous résumer à gros traits ce que vous allez écrire sur les quinze dernières années de sa carrière, entre 2014 et 2030 ? Trouvez-vous que la musique de Murat ait bien vieilli ?

- À condition que JLM ne joue que du jazz et devienne pianiste ! Quelque chose comme ça ? "En s’attelant depuis près de vingt ans à la reprise des plus grands thèmes du jazz du siècle passé, JLM, laissant de plus en plus la part belle aux silences entre deux notes, confirme son statut de classique indémodable : soit la 'grâce efficace'."

*****

     Cet entretien fut réalisé par mail durant l'été 2014 (plus une partie de l'automne 2030 pour la question finale), puis relu et validé par la victime (et son tortionnaire).
     Un très grand merci à Benoît Laudier pour sa disponibilité, son endurance et sa participation active à ces séances bihebdomadaires d'anamnèse sauvage, malgré un emploi du temps très chargé.
     Vagabonde a publié le 7 novembre La première cigarette de Johnny de Nick Tosches, en édition bilingue illustrée par Lise-Marie Moyen (traduction de Héloïse Esquié ; 64 pages ; 14 euros). Pour plus d'informations sur ce livre comme sur le reste du catalogue de l'éditeur, vous êtes invités à voyager sur son site : www.vagabonde.net, ainsi qu'à aller vagabonder sur sa toute jeune page Facebook pour commenter, liker, faire ami-ami et plus si affinités. Les amateurs d'illustrations et curieux de toutes obédiences se rendront également sur le blog de
Lise-Marie Moyen : http://lise-mariemoyen.blogspot.fr/

     Un salut chaleureux au Matricule des Anges et en particulier à Pascal Jourdana, auteur dans le numéro 113 (mai 2010) d'un excellent entretien avec Benoît Laudier qui nous fut d'une aide précieuse pour la préparation du nôtre (la citation de l'introduction en est issue).
     Enfin, un merci spécial à celui qui, en jardinier bienveillant, me laisse semer mes graines ici et là sur son blog, à la manière de ces plantes vagabondes chères à Laudier, j'ai nommé mon éditeur à moi, Pierrot, sans qui rien (me concernant) ne serait possible – ni même envisagé.
   

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Rédigé par M

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT