Publié le 18 Décembre 2012

 

 

Le site internet officiel nous informe de la nouvelle...  La date, le titre et le visuel... et nous offre même un inédit pour la peine...

 

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Alors...   D'abord,  une très belle pochette "auvergnate" représentant le champion auvergnat chevauchant un canasson VTC sur un ciel aux promesses inquiétantes. Est-ce l'orage qui se prépare?  Murat garde en tout cas le chapeau du cow boy  à l'âme fresh...et me voilà du coup, obligé de conserver ce même avatar pour conter au mieux cette nouvelle aventure.  Une photo retravaillée à la main ou à l'ordi?  J'aime beaucoup la typo. L'expression "réalisé par Jean-Louis Murat" fait penser à une grande production cinématographique, c'est prometteur.  

C'est une nouvelle fois l'oeuvre de Frank Loriou (Mustango....)   qui vient de  dévoiler l'info sur FB...    http://www.surjeanlouismurat.com/article-nouvelles-photos-murat-dans-son-antre-et-le-photographe-84370203.html

 

 

Et quid du titre?  ça ressemble à un titre de Zazie. Va-t-il nous conter les montagnes pseudo-russes autour d'Orcival?  Une course en traineau au Québec?  des jeux d'enfants dans le jardin?  une  revue pour enfants de 5 à 7 ans? ou le vieux film d' Henri Decoin de 1933 ? ou encore un bout d'autoroute suisse... voilà ce que nous laisse déjà imaginer la page wikipédia du terme... à moins que ce ne soit un hommage à l'album de Michel Rouyre que personne n'a oublié (http://www.musicme.com/#/Michel-Rouyre/albums/Toboggan-0731451734328.html ) ou encore à celui des Sons of Frida (http://www.froggydelight.com/article-6973-Sons_of_Frida )

Le terme Toboggan renvoit également à beaucoup de sites autour de l'interprétation des rêves :

Rêver d’avoir été éjecté d’un toboggan peut vouloir dire que vous avez laissé les émotions prendre le dessus sur vous et que vous êtes maintenant submergés par ces derniers. Cela peut aussi vouloir dire que vous allez être projeté dans votre moi intérieur et faire face à votre subconscient.   Enfin une autre interprétation du toboggan est que vous vous laissez glisser sur le fil de la vie, sans prendre de décisions et sans réfléchir avant d’agir.

Enfin, soit, putain, 3 mois... à atttendre...    

 

Plus sérieusement, petit jeu:  Dans quelle(s) chanson(s) Murat parle de toboggan?  (réponse ci-dessous).

 

Quant à la date.. cela veut dire que la tournée débute alors que l'album n'est pas encore sorti... et qu'à Marseille, les auditeurs auront la chance de découvrir les titres de l'album en avant-première!

 

 

ET l'inédit :   http://www.jlmurat.com/spip.php?article9?   (je n'arrive pas à l'écouter dans l'intégralité sur firefox... mais sur IE, ça fonctionne)



"Prière du soir"....  Murat avait cité ce titre dans l'interview à Bayon : http://www.surjeanlouismurat.com/article-bayon-delivre-ses-secrets-liberation-du-28-septembre-85342986.html

Elle m'évoque la magnifique "prière du matin" la chanson de Djian/Eicher, et  bien sûr... les autres titres muratiens : "la prière", "prière pour M"

Musicalement... trop plan plan pour moi (ça m'évoque le calendrier amoureux)...Quant au texte, bein... du murat érotique... le choix de l'outcaster était le bon...

 

LE TEXTE:

 

Tant de fois en fusion

A la prière du soir

En blancheur de peau

J’attendais ton retour

J’ouvrais avec les doigts

J’attendais un baiser


Luisante de désir

En tapis de fourrure

En odeurs animales

Dans ce cercle privé

Car sexe et sentiment

Sont tout fibre nerveuse

Quand au fond du cerveau

Désir dépasse amour


Les âmes amoureuses

Qui promettent des lèvres

Comme d’aller en mer

Moite dans ce désir

Les jambes autour du cou

Aux vagues intérieures


Comme un fruit défendu

Dans la partie centrale

On rêve que tout est

Le plus profond possible

A l’arme du plaisir

Démenant son bassin

Servante viens me traire


De fer ou de diamant

Dans cet essaim brûlant

Quelle chaleur excessive

Quel rouge écarlate

Satisfaire les lèvres

En science du plaisir

Sur l’étendue de neige


Je lui montre comment

Vient faire la jument

Au contour des hanches

Au milieu des épines

« Donne-moi le baiser

Il suffit de vouloir » dit-elle

Raffinons la passion


Sur l’autel fleuri

La bouche reste juste

Sans faute dans l’abîme

Tout est de réconfort

Comme une funambule

Jument tient l’étalon

Comme cet ennui lointain

Demande pratique


Elle allait Rive Gauche

Enfilée en public

Elle me lavait la tête

Ma conscience se vide

En bassin élevé

Anémone de mer

Dans ce fleuve d’extase

Je suis le chat


Vers la chose facile, ange,

Le diable dira

Vous ne m’avez pas eu,

Je ne me souviens de rien

Quelle pourpre

Quel soleil démontre notre amour 

Quelle transfusion de cœur


La partie la plus basse

Donne la solution

Contre un manteau de flammes

Petite tête dressée

Reste encore mon âme

Respiration dorée

Comme être en train de faire

Peut résoudre un problème

 


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Réponse :

Il y a deux chansons : RUBY (inédit internet) et bien sûr le Mont sans souci... et ses toboggans rentrés.

RUBY

 

Un parapluie gonflé de vent et de mort

 

Tout dit, tel est le sort

 

Au toboggan depuis disparaît le corps

 

Tout dit, tel est le so

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 15 Décembre 2012

Bon, faut quand même que je le fasse ce petit article sur COQUILLETTE LA MAUVIETTE... et avant la date fatidique du 24/12... Au moins pour laisser une chance à quelques petits n'enfants de le découvrir dans leur chaussette ou chausson...
 
 
Oui, j'avoue que j'avais d'abord, en première instance, été un peu déçu... mais il faut pourtant se rendre à l'évidence : je n'ai plus 5 ans... ni même 8.  Et tant pis, pour ces imbéciles de fans qui, sous prétexte de suivre un artiste, font l'achat de deux exemplaires (un pour soi, un autre pour les enfants)...  Je me complains dans l'imbécilité: je viens d'acheter fort cher deux livres de photos de Manset... merci de  penser à l'HDT si je passe à l'achat de ses romans.
 
 
Le fait est, oui, qu'il s'agit d'un livre pour enfants.  Et que j'ai pu constater qu'ils accrochent... au départ à l'histoire, puis qu'ils y reviennent pour les chansons. 
L'histoire : une bonne idée de départ, une coquille pousse sur le dos d'un petit garçon... Le reste est pour l'adulte rabat-joie comme moi, un peu plan plan.. On en arrive vite à un happy end, avec l'acceptation de la différence. On retrouve là un thème cher à Arnaud Cathrine... qui fait rimer "coquillette" avec "tapette".
 
Sur Cd, on écoute avec plaisir entre autres, les voix de Julie Depardieu et d'Artus de Penguern (réalisateur du clip de Benjamin, il me semble)... mais  on attend surtout l'arrivée des 5 chansons...  hélas, un peu courtes (1 à 2 minutes)... Elles nous offrent quelques plaisirs régressifs...notamment "les frères william"... et ses rimes imparables de cour d'école.... mais c'est avant tout des chansons pur sucre Florent Marchet,  avec la volonté de pas écoeurer : on ressent bien que l'idée n'était pas de faire du René la Taupe, ni même du Henri Dés (musicalement)... notamment sur la chanson  de la psy qui  nous permet d'entendre Jeanne Cherhal, sur une très belle mélodie avec une orchestration pas piquée des hannetons (notamment sur la fin)...
La chanson de Nina et Malo (Matthieu Boogaerts et Valérie Leuillot) remporte les suffrages des enfants : les miens adorent interpréter en duo... Beau choeur, cuivre, xylo, flute.... 1minute 30... On aimerait bien avoir la version EXTENTED...
 
Le choix de Matthieu Boogaerts est très réussi, notamment via la chanson finale, où il incarne très bien "la coquillette" (sic) accompagné d'une petite guitare sèche... avant que la chanson ne se développe sur un beau final, où l'accompagne tous les protagonistes... ce qui donne envie de réappuyer sur la touche "play" pour réécouter l'ensemble.
Je m'étais peu penché sur les illustrations d'Aurélie Guillerey avant cet article. Un petit aspect rétro, 70's (les personnages sont habillés de magnifiques pulls de laine faut dire), mais avec beaucoup de charme.
 
 
 Ils chantaient tellement bien... que je leur ai demandé de se livrer à cette interprétation devant la caméra.
 
 
NB: je recommande toujours le "Noel songs " de Florent Marchet qui est proposé cette année avec un livre d'illustration.
LE LIEN EN PLUS
J'ai trouvé une jolie évocation de Murat sur un blog:
VINCEND, peintre, propose une sélection de ses chansons favorites pour le site "le club des mangeurs de disques"
15. Chanson pour finir une compile en beauté : JEAN-LOUIS MURAT - La Mésange bleue 
Pour finir en beauté, j'ai choisi une chanson de Jean-Louis Murat, l'artiste que j'écoute le plus souvent ici, à toute heure. A lui seul, il pouvait gérer une compilation de la sorte... couvrant tous les sentiments et les paraboles. Il est surtout investit dans l'apogée des corps, des sentiments, de la nature et de la mort. D'ailleurs, tout se recouvre, nos hérédités animales nous travaillent de fond en comble. Aucune abstraction possible. Et puis, comme Ferré, des textes qu'il est possible d'écouter sans comprendre totalement le sens, nous laissant donc la liberté de voir par nous même. Pour finir une compilation, la plus belle chanson de Murat quand le paysage s'empare de son visage. Un autre album majeur d'ici (enregistré avec les meilleurs à Nashville)... peut-être même le numéro un pour moi.  "Le cours ordinaire des choses" que je ressens avec lui comme un incendie. La Mésange bleue... Je sais pas quoi dire sur ça... tout est à retranscrire, tout est à faire ou refaire, écoutez- la, je vous en supplie.
Découvrez le reste de sa sélection (avec du Manset) :

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 9 Décembre 2012

 

 

Bonne nouvelle hier en me couchant:   une nouvelle date tombe sur mes téléscripteurs (qu'est-ce que c'étaient que ces trucs?) pas trop trop loin de chez moi... presque pour mon anniversaire!

 

 

Ca sera le mercredi 27 MARS, à 20 heures, à la CAVE à musiques, la salle des musiques amplifiées (gérée par une association) de cette petite bourgade tranquille.  En première partie: tiens, un gars!! Et pas inconnu : Olivier DEPARDON (bon, ça sera peut-être l'occasion d'entendre du vrai piano lors d'un concert de Murat),

 

 

 

  http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Variete-et-chanson-francaises-OLIVIER-DEPARDON---JEAN-LOUIS-MURAT-20778.htm

 

 

La salle a  l'air très chouette. Elle est effectivement comme toute cave qui se respecte :voutée, en pierre de taille semble-t-il. avec un Murat qui pourra se prendre comme le petit jésus dans sa crèche. La jauge est à 399 personnes debout, 120 assis.  Hélas, il y a le bar au fond à gauche en rentrant... Les adeptes locaux du petit blanc permanent se facheront-ils s'il ferme durant le concert?  On se rappelle que dans le Nord, cela avait déclenché la polémique! 

  http://www.cavazik.org/

    
    
 
RAPPEL des concerts :

http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=tourneeDtl&idTournee=14

22 mars 2013
Marseille (Espace Julien)
 
13 avril 2013
Saint-Ouen-l'Aumône (L'imprévu)
 
18 avril 2013
Fouesnant - Les Glénan
 
5 mai 2013
Bruxelles (Le Botanique)

 

16 mai 2013
Amiens (Maison de la culture)


LE LIEN EN PLUS:

Je vous laisse découvrir un message que j'ai reçu cette semaine via la zone "contact" de ce blog:

"Salut, je decouvre ton blog un soir de fumette ou par hasard je suis tombé sur Murat sur spotify, me suis ecouter en boucle l'album "sentiment nouveau" et là c'est le choc! Un génie ce gars, je pouvais pas l'encadrer et depuis ce soir, je suis complétement conquis, je vais ecouter toute sa discographie, cool tes articles ils font rattraper le retard aux retardataires comme moi pris par des années d'indifférence envers ce mec"    Il parlait du manteau de pluie bien sûr... Enfin, ça fait un peu plaisir... Espérons qu'une fois les brumes levées, il apprécie toujours autant!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 4 Décembre 2012

Paulo: Quoi, qu'est-ce, que, où... L'encre de ton dernier article n'est pas encore sèche, mais je te fais quand même dire qu'y'a un bel événemement à la coopé... et que ça a bien failli être un événement muratien..  En effet, ce disque de NOEL préparé par la Coopé... c'est Murat qui devait au départ en être le directeur artistique!  Il avait écouté les maquettes des artistes (fait la sélection) et était emballé par ce qu'il a entendu! Et oui, il peut être emballé par des chanteurs français... et qui chantent en anglais pour certains... ce qui est encore plus étonnant!  Mais soit, Murat  n'avait pas pu poursuivre le projet faute de temps...  C'était en 2011... Va falloir fouiner pour savoir ce qu'il reste de Murat dans ce disque là! Et vas-y mollo sur la binouse, on régle pas les notes de frais.   

 

 

 

Noël à la Coopé

Les nouvelles aventures de Fred Plainelle à la Coopérative de Mai.

 

 

      Je déteste Noël.

    Non, vous ne comprenez pas. Ce n'est pas simplement le folklore qui entoure cette fête qui me file de l'eczéma – les lumières dans les rues, les catalogues de jouets dans les boîtes aux lettres, l'autre andouille avec sa barbe blanche –, j'exècre l'esprit de Noël. L'amour, le partage, la fraternité, la joie. Toutes ces embrassades hypocrites, ces réunions de famille interminables, tous ces cadeaux offerts jusqu'à la nausée. Beurk ! En vérité, je vomis l'espèce humaine.

    Autant vous dire que lorsque Paulo m'a téléphoné pour me demander de couvrir le concert de Noël organisé par la coopérative de Mai, ma réponse a été catégorique.

 

– Non, Paulo, je t'aime beaucoup, mais c'est hors de question. Sortir par -15° C. pour aller voir Guillaume Cantillon massacrer « Petit papa Noël », je préfère encore me pendre.

 

    Mais Paulo n'est pas mon rédacteur en chef par hasard. Il me connaît par cœur et sait trouver les mots justes. Il a une technique bien à lui pour réactiver le peu de sensibilité qui reste au fond de mon âme de reporter blasé et aigri. Il a donc su parler à l'humain planqué derrière le journaliste.

 

Écoute Fred, fais pas chier, c'est un concert gratuit.

– Ah, c'est gratuit ? Bon, dans ce cas...

 

     J'arrive donc ce samedi 1er décembre, vers 20h15, aux abords de la Coopé. La température dépasse à peine 0° C., j'ai dû enfiler sous ma veste multipoches le gros pull que m'a tricoté ma tata pour mon dernier anniversaire. Sous une lune d'un jaune pisseux, dans un demi-brouillard, je gare mon traîneau sur le parking de Polydôme. Allez Fred, on y croit.

 

 

      Sur le parvis de la Coopé, un grand sapin entouré de paquets cadeaux, ainsi que deux chalets. Ça plonge tout de suite dans l'ambiance, mais c'est rien à côté de l'intérieur. Des sapins, encore, des étoiles lumineuses, des illuminations partout. La Coopé a dû exploser son budget DEL. Sur la scène du club, un intérieur chaleureux est reconstitué avec un feu de cheminée artificiel. Il y a quelques semaines, Daniel Darc faisait gémir son harmonica à cette même place, c'est dire si le changement est brutal. Dans la grande salle, des enfants partout, on se croirait à un spectacle de Chantal Goya. Moi, je me sens plutôt d'humeur Jean-Jacques Debout. La règle est donc simple : quatorze artistes pour quatorze prestations de dix minutes chacune (deux titres par artiste, la chanson composée pour l'album de Noël, puis une chanson de son répertoire), ça veut dire quatorze pauses, donc quatorze bières. Finalement, ça peut être une bonne soirée.

      Oui, je sais, je tire à la ligne et je n'ai toujours pas parlé de musique. Mais vous êtes marrants, comment voulez-vous que je fasse un compte rendu d'un concert avec quatorze groupes ?! On n'est pas des bêtes...

 

 

    Alors voilà. C'est les Delano qui ouvrent le bal avec un bel instrumental, dominé par une trompette aérienne. Pendant quelques dizaines de secondes, je crois voir les Tindersticks. Mais j'aperçois le batteur qui semble émerger du lac gelé projeté sur l'écran situé en fond de scène et je reconnais Christophe Pie. Pas de doute, c'est bien la bande d'Alex Rochon. S'ensuit un deuxième titre un peu plus terrien, qui aurait été mieux si un ou deux musiciens ne s'étaient pas sentis obligés d'agiter la tête dans tous les sens, en prenant un air inspiré auquel on ne croit pas du tout. Mais c'est quand même une belle entrée en matière.

     Dès la fin du set, des classiques de Noël sont diffusés dans la salle, pendant que sur scène, les techniciens s'activent. Ce sera comme ça jusqu'à la fin du show et on ne pourra pas les accuser de s'être tourné les pouces. Après The Delano Orchestra, c'est Arthur le Dur qui débarque. Quand il dit bonsoir, ce sont majoritairement des voix d'enfants qui lui répondent. Ça tombe bien, car Arthur est un faux dur. Après une petite chanson d'amour avec un joli violon, il nous livre sa chanson de Noël, sur les S.D.F., ce qu'il appelle « la ritournelle des laissés-pour-compte du papa Noël ». Putain, Arthur, va pas leur gâcher la fête aux marmots ! Mais non, pas d'inquiétude, les gamins gambadent dans la salle et semblent contents. Une fillette que j'interroge – je suis là pour bosser, je le rappelle – me dit qu'elle est ravie et qu'elle passe une bonne soirée.

    En troisième position, c'est Zak Laughed qui déboule, seul à la guitare, pour un « Christmas blues » de belle facture. Derrière lui, sur l'écran, des flocons tombent, raccords avec l'atmosphère de sa chanson. Dire que le môme – devenu adulte – sait se servir de son instrument est un euphémisme. Il le démontrera tout au long de la soirée. Son second titre, accompagné de musiciens, est un blues-rock intense.

      Après être allé chercher ma troisième bière, je reviens dans la grande salle et tiens, qui voilà-t'y pas ? Les Forbans ! Ouais, je sais, c'est facile. C'est en fait Mustang, groupe qui a fait, rappelons-le, la couv' de Magic il y a quelques années, une qui est d'ailleurs affichée en grand format dans la petite Coopé. Après une intro rockabilly, le chanteur souhaite au public « un très joyeux et très précoce Noël ». C'est vrai qu'on n'est que le 1er décembre, on finirait par l'oublier. Le morceau de Noël de Mustang, justement, est dans une veine rock n' roll conforme à la musique ordinaire du groupe, qui enchaîne ensuite avec une « Princesse aux petits pois » électrique et phallique – les deux guitaristes ont compris que le manche d'une guitare pouvait avoir une connotation sexuelle et ils le montrent. Le morceau se prolonge, les trois jeunes semblent prendre du plaisir et ne plus vouloir s'arrêter. Mais ce soir, plus que jamais, il faut savoir laisser la place. En l'occurrence à Cracbooms.

    Hue !! Ces quatre garçons proposent, devant une pluie de flocons et d'étoiles, une reprise pop-rock de la Compagnie Créole. Enfin, si j'ai bien suivi. « Ce soir on éteint la télé / Ce soir ensemble on va chanter ! ». Puis un second morceau qui pulse bien et célèbre – déjà – la fin de 2012 et l'arrivée de 2013.

     Après ce premier tiers de concert franchement plaisant, Guillaume Cantillon, le leader de Kaolin, monte sur scène pour y déverser des tonnes de guimauve. La faute de goût de la soirée. Près de moi, un spectateur lance : « Cabrel, sors de ce corps ! ». Faudrait déjà qu'il y soit rentré... Sous-Cabrel, sous-De Palmas, Cantillon a une belle gueule et des lettres. Après un premier titre où il cite Apollinaire, il se réfère dans le troisième – mais pourquoi il en chante trois, lui ? – à.... Guy Béart. Le public accroche quand même sur la fin du morceau. Pour les fans, sachez que Kaolin sort son nouvel album l'année prochaine. Tiens-moi au courant Guillaume, j'te pondrai un papier...

     On approche de la mi-temps de ce concert et c'est un St Augustine très élégant, en costume, qui fait son apparition. Son premier titre est enlevé, électrique, avec des chœurs féminins. Zak est à l'orgue. Puis il se lève et attrape sa guitare pour le second titre, très rock, tendu, un morceau introduit par une version de « Silent night, holy night » interprétée sans complexes par le chanteur, assez audacieux sur ce coup.

     Fatigués ? Pas de souci, on va se reposer en adoptant La position du tireur couché – j'ai toujours avec moi mon Diction-naire des transitions... La chanteuse du groupe, Gaëlle, qui porte sous une élégante robe rouge et noire un gros ventre (elle est enceinte), entonne une ballade amoureuse, « Tu ne me diras plus rien ». Puis le guitariste et leader, Frédéric, demande à la salle des « claps » pour accompagner une chansonnette légère sur laquelle le mélange de sa voix avec celle de Gaëlle fait merveille.

      On approche de minuit et c'est au tour des Wendy Darlings de nous montrer ce qu'ils ont dans le ventre. On ne va pas être déçu. Ça commence avec une reprise quasi hard-rock de « White Christmas ». La chanteuse, Suzy, guitare en main, rivalise avec Zak, décidément partout. Le second morceau est à la hauteur du précédent. Épaulé par les renforts de choristes de luxe – Gaëlle, St Augustine et Virginie, qui chauffe le public – le groupe offre la prestation la plus rock n' roll et chaleureuse de la soirée. Sur scène, Zak lâche les chevaux. Dans la salle, François Audigier gigote d'excitation – il peut être satisfait, le concert se passe bien – et Alexandre Rochon danse avec sa copine. On demanderait bien aux Wendy Darlings de rester un peu, mais ce n'est pas prévu. En tous cas, ils ont réveillé la salle où le roulage de pelles se généralise. Professionnel jusqu'au bout, je garde la tête froide et me tiens à l'écart de toute cette luxure.

      Le dixième groupe à se produire est When we were 21 et ne comptez pas sur moi pour vous renseigner sur l'origine de ce nom. Guitare-basse-batterie et clavier pour une musique beaucoup plus électro que tout ce qu'on a pu entendre jusqu'ici. Un premier titre sur lequel Lord Gomez, le leader et chanteur, est accompagné au chant par la fille qui est au clavier, puis un second toujours d'une tonalité électro-rock. Lord Gomez se retire pour laisser la place aux « cent vingt-quatre groupes qui suivent ». Après, dit-il, « y a Pâques et tout le merdier ». Tiens ouais, pourquoi pas un disque de Pâques ?

     On y réfléchira. En attendant, ce n'est pas une cloche qui arrive sur scène, mais Cette fille. « Qui est cette fille, ce rêve incarné, cet ange du ciel » ? demanderont les muratiens. Eh bien, Cette fille, c'est le nom d'un groupe. Et la fille de Cette fille, c'est Virginie, qui s'éclatait dans les chœurs des Wendy Darlings tout à l'heure. Vous suivez, j'espère ? Le morceau de Noël de Cette fille – si, si, c'est vraiment le nom du groupe – est à la fois tonique et apaisé, ce qui fait du bien à ce moment de la soirée. Le second morceau est plus électrique, avec de belles envolées vocales de Virginie sur la fin. Cette fille offre finalement en l'espace de deux titres une musique à la fois sobre et énergique, un mélange qui n'est pas si facile à obtenir – l'énergie allant parfois de pair avec une certaine exubérance et la sobriété avec de la mollesse. Mais à minuit passé, je ne vais pas me risquer à des considérations musicologiques au-dessus de mes compétences...

     Tandis que l'assistance commence à se réduire, le plus Auvergnat des Australiens se présente sur scène, j'ai nommé Jim Yamouridis. Assis sur un tabouret trop haut – c'est lui qui le dit, avec un accent prononcé (australien, l'accent, pas auvergnat) –, il joue de la guitare acoustique, accompagné par un jeune homme au clavier. La voix est grave et profonde, le morceau est lent et doux. Sans doute trop pour cette heure-ci. Il aurait peut-être mieux valu programmer Yamouridis plus tôt dans la soirée – tiens, à la place de Cantillon par exemple... Il parvient tout de même à capter l'attention du public et enchaîne avec une chanson inédite sur « le temps et l'endurance ».

 

 

 

     De l'endurance, il en aura fallu pour avoir le droit de voir enfin la toujours troublante Morgane Imbeaud et son nouveau groupe, Peaks. Pour cet album de Noël, le groupe s'appelle Demaison, parce que son morceau a été écrit par Yannick Demaison, le guitariste de la formation. J'ai du mal à saisir la pertinence marketing de ce changement de nom, mais c'est comme ça. Morgane, au clavier, est entouré d'un trio guitare-basse-batterie. À une musique plutôt rock, elle ajoute, par ses notes et sa voix, un côté sucré. Sur le deuxième morceau, une chanson d'amour intitulée « Love » – un choix de titre beaucoup plus cohérent que celui du nom du groupe... –, la voix de Morgane monte dans les aigus et se fait parfois enfantine. La chanteuse de Cocoon – choriste maléfique sur Charles et Léo – paraît avoir étoffé sa palette vocale. Le dernier morceau, carrément strident, ne nous donnera pas l'occasion de le vérifier, car sa voix se trouve recouverte par la guitare de Yannick. Sur l'écran du fond tombe la neige. Et mon cœur s'habille de noir.

    De noir, il est question dans le premier titre du dernier groupe à se produire, Kissinmas. Un morceau électro-rock très sombre, porté par Benjamin, un chanteur à l'attitude un brin christique, qui ferait presque peur avec sa chemise à carreaux et ses grosses lunettes. Mais c'est une fausse impression. La chanson suivante est plus enlevée et égayée par le renfort de choristes issus des groupes précédents. À l'extrême gauche de la scène, une percu dans la main droite, une bière dans la gauche, Christophe Pie donne de la voix lui aussi. Enfin, c'est l'ultime morceau du concert, le final, avec presque tout le monde sur scène pour participer aux chœurs. On se croirait à la fin des ces grands shows caritatifs à l'américaine... ou à la fin d'un spectacle des Enfoirés. D'ailleurs, Benjamin, qui s'est installé au clavier, n'est pas dupe. Il lance au public un amusant « On compte sur vous ! ». Ne manque plus que la photo de Coluche en fond de scène... Mais la comparaison avec les Restos du cœur s'arrête là et on ne regrette pas l'absence de Patrick Fiori...

    Il est une heure du matin et les centaines de spectateurs qui ont tenu le coup jusqu'ici ont droit à une douche de neige artificielle. En voyant la tronche de ma voisine, avec ses longs cheveux couverts de flocons, je devine l'air ridicule que je dois avoir.

 

 

      Ouf, ça y est, j'ai fini. Paulo sera content de moi – enfin, j'espère. Disons-le sans pinailler : ce fut une très belle soirée. On pouvait craindre que ces prestations éclairs de dix minutes ne permettent pas aux groupes de prendre leurs marques, mais c'est plutôt le contraire qui s'est produit : les artistes ont compensé la brièveté de leur prestation par leur énergie et leur fougue. Si la qualité de l'ensemble, à quelques exceptions près, était relativement homogène, on se souviendra tout particulièrement du passage des Wendy Darlings, le sommet du concert. Avec une mention spéciale à Suzy, la chanteuse-guitariste du groupe, élue « Fille la plus bandante de la soirée » (scène et salle confondues). Élue par qui ? Bah, par moi. Mention spéciale également à l'omniprésent et brillant Zak – d'autant qu'on sait qu'il vient de mettre fin (provisoirement ?) à son parcours en solo.

    Le projet d'hymne pour l'A.S.M., organisé par la Coopé il y a quelques années, avait capoté. Ce projet de disque et de concert de Noël était un pari risqué, cette tradition étant plutôt anglo-saxonne et les rares exemples francophones de ces dernières années n'ayant pas toujours été très séduisants, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais à l'arrivée, c'est incontestablement un (nouveau) pari réussi pour la Veillault's team.

      Allez, je l'avoue, j'ai retourné ma veste et j'ai découvert qu'elle était doublée en velours rouge.

      J'adore Noël.

 

Frédéric PLAINELLE, pour Le Blog de Paulo.

 
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Et voilà... je paye- pas- des correspondants permanents à Clermont juste pour boire des bières et mater des gonzesses! Tu m'as même pas filé le 06 de Morgane pour une Inter-ViOUS!! Qui m'a flanqué un collaborateur barbu pareil!!?  Ah, mes amis, de nos jours, on ne peut plus trouver de collaborateurs gratuits sérieux!! 
Trève-de plaisanteriment parlant, je remarque du coup qu'on retrouve notamment les charmant Mustang qui n'était pas du choix de 2011 ou qui ont été rajoutés ensuite... les Mustang un peu taclé par Murat et qui ont répondu dernièrement... C'est aussi le cas des PEAKS...

En tout cas, un joli cadeau pour les fêtes... et de quoi renouveler la carte premium des villes rocks à Clermont (figure-toi que Reims voulait prendre votre place... enfin, selon les Inrocks..)

 

DISQUE ET PICTURE DISQUE achetable pour pas cher que ça en est honteux:

http://www.lacoope.org/boutique-de-noel

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 3 Décembre 2012

 

 

Et bien, voilà, 3 ANS!!  J'ai 3 ans... 3 ans de marquage à la culotte de Jean-Louis Murat... Présenté ainsi, ça fait un peu bizarre... mais c'est effectivement ma préoccupation : ne rien laisser passer, relayer toutes les informations... les plaisantes, comme celles qui gênent aux entournures.. parce que le champ "Murat" mérite autant de  la promotion que du regard critique, sans encensement...  même si je me laisse aller parfois dans l'écriture à jouer le fan transi. Blog non-officiel et critique,  le crédo n'est pas toujours facile à tenir... notamment quand on m'évoque les perturbations de la communication officielle, ou l'influence que ce blog aurait sur des journalistes ou les salles.  Certes, il bénéficie d'une excellent référencement via google, mais je conteste un peu qu'il soit réellement influent : parce qu'il s'adresse avant tout aux fans, parce que je n'ai jamais été cité par un média important... et que, même dans les articles reportant les polémiques, j'essaye d'apporter une autre vision, et de replacer l'homme dans son oeuvre... Et puis, oui, je suis de ceux qui pense que Murat est le premier responsable de ces perturbations dans la transmission de son oeuvre au public... Cela en fait  bien sûr un sujet assez passionnant à suivre, dans ces paradoxes, ces multiples facettes (Murat/Jean-Louis Bergheaud...) et puis bien sûr, une oeuvre sur laquelle on peut revenir sans cesse... même si, depuis la création du blog de Didier, je me concentre sur l'actu puisqu'il s'est spécialisé dans l'exploitation des archives... qui nous sont parvenus grâce au travail des grands anciens...  Et il faut toujours les remercier!  Merci à Manu, Pascal, Nicolas, Jean-Louis, LE LIEN DEFAIT.... 

Puisqu'on en est aux remerciements, spécial thanks à  celui que j'exploite sans vergogne, tel un bougnat trimant pour un quiqnon de pain... ou une chope de bière... Big up à Matthieu!   Je n'oublie pas mes talentueux contributeurs dans la zone commentaires, qui disent parfois ce que je n'ose dire, ou extrapolent de manière extra, ou ouvrent nos chakras... Lew, Muse, Armelle (bises)...  Merci de vos encouragements que j'ai besoin constants!

  cow-boy-pochette.jpg

  Je ne veux pas me lancer dans un rapport moral plus consistant... mais voilà quelques éléments supplémentaires :

 

-  J'ai parfois un peu flanché cette année dans l'alimentation du blog, notamment en ne maintenant pas le rythme des  "inter-ViOUS ET MURAT"... pour de multiples raisons... même si elles restent une préoccupation constante. La seule de l'année aura donc été celle réalisée avec Michel ZACHA, dont la réalisation m'a passionnée, puisqu'on accédait à des informations inédites, et qu'elle m'a permis de connaitre une personne remarquable. Je suis très honoré de le conserver comme contact... et "ami" via les réseaux.   J'ai d'ailleurs été déçu du faible écho de cette interview, et je vous invite donc à la (re)découvrir...ainsi que les plus anciennes : Chistophe Pie, Erik Arnaud (dont on espère des nouvelles), Jeanne Cherhal, Baptiste Vignol   (merci de son soutien constant), Françoise Hardy, Alain Artaud, Stéphane Prin, et Holden... sans oublier les petits jeunes du Voyage de Noz, Porco Rosso et Karl-Alex Steffen.  Elles resteront ma grande fierté... je réalise à la rédaction de cette liste tout le trajet parcouru, et aussi... le travail effectué...

 

 

 

-  Voici quelques stats:

 


Date de création :
03/12/2009
Pages vues : 247 499 (total)
Visites totales : 110 291
Journée record : 28/09/2011 (1 084 Pages vues)
Mois record :

 10/2011 (15 651 Pages vues)

Le blog est 41e dans le classement Musique du top des blogs (overblog) http://www.over-blog.com/Musique-1095204095-top.html.  Sur le classement plus large (ex-Wikio), ce mois-ci, je suis au 182e rang (Musique- meilleur rang: 105 en nov. 11), 1068 (culture-709 en nov. 11) et 16262e (général).  Sur l'année, je me suis maintenu à un haut-niveau.. mais en légère baisse constante. 

 

Le détail : http://labs.ebuzzing.fr/top-blogs/source/surjeanlouismurat.over-blog.com-JQzbH

J'ai trouvé sur un autre site que j'étais autour du 129 000e blog en France en terme de fréquentation...  Il reste encore un peu de chemin à parcourir!

 

 

 

J'ai eu par contre un beau cadeau d'anniversaire ce matin: le blog a connu son record de fréquentation en une journée. 445 personnes sont venus ici-même... grâce à Nolwenn Leroy... qui suscite une grosse curiosité pour Jean-Louis Murat... On espère que cela sera bénéfique pour lui, et que certains fans de la miss découvriront l'univers muratien... Le record de pages vues en une journée (1084 pages le 28/09/11), lui,  tient toujours.

En régle générale, le nombre de visites quotidiennes se situe entre 100 et 200. Je n'ai pas moyen d'avoir des statistiques plus intéressantes sur la durée... à moins de les faire moi-même...

 

Même si plus haut je parlais de difficulté pour alimenter le blog, en voyant le chiffre de 859 articles en 3 ans, je réalise qu'il m'aurait été difficile de faire beaucoup plus.  On me reproche la faible qualité visuelle du blog, la mise en page, les fautes... mais je privilégie toujours la spontanéité, et la rapidité de mise en ligne. Je m'étais placé, je le rappelle, sous le haut-parrainage (non officiel) des Ranchéros...       

 

- On peut me retrouver sur Facebook :  sur une page semi-perso, où je peux diffuser des petits éléments supplémentaires ou complémentaires au blog, mais qui me permettent avant tout de diffuser les articles du blog: Surjeanlouismurat Pierrot. (550 amis).  J'ai également créé une page "Surjeanlouismurat, blog non officiel sur Jean-Louis Murat" (société/culture) afin que ceux qui veulent suivre l'actu du blog sans m'ouvrir leur page perso, puissent le faire. 

 

Sur Twitter, je suis : @pierrotJLM... mais je fréquente peu ce réseau...  me contentant de piocher les infos, de relayer quelques tweets concernant Murat et de diffuser les articles. Je suis également sur Google+, linkedin,  mais apparemment, je suis le seul. 

 

 

 - Comme je m'y étais engagé, et comme je l'ai fait régulièrement,  je continue de jouer la transparence également sur la publicité. 

Je n'ai pas vraiment encore de position établie, car c'est encore quelque chose qui me rend curieux et m'amuse (voir ce que ça apporte, les mécanismes de paiement...). Le fait est que j'en fais une utilisation modérée car il n'y a toujours pas de publicité intrusive (bannière  ou fenêtre), et que j'utilise peu le partenariat avec ebuzzing qui me propose des publicités quasi-quotidiennement. Je ne diffuse quasiment que celles avec une information institutionnelle, culturelle (tourisme au Pérou, pub pour arte...) ou de prévention. Mise à part un article promotionnelle, le partenariat ebuzzing m'a rapporté 3.95 euros en plus d'un an. 

Concernant la publicité propre à la plateforme over-blog, elle rapporte environ 0.15 cent par jour (meilleur mois: 4.75, plus faible : 1.75). Les montants étant faibles, l'argent est en fait converti automatiquement en points, et permet de régler le frais d'accès au pack premium  (surtout le nom de domaine : www.surjeanlouismurat.com). Le pack est à renouveler en juin, et il manque encore 600 points... et ce n'est pas net d'impôt... puisqu'il faut déclarer le montant. C'est donc très loin de couvrir les frais... même si je me suis désabonné des Inrocks, de Libé et de Télérama... dont la lecture était l'occasion de chercher des sujets d'article... et uniquement ça, me suis-je rendu compte.

 

 



- Merci de m'avoir suivi sur la petite fenêtre de la montagne, de la randonnée  et de la photo... C'est une petite respiration auquelle je tiens beaucoup. Vous pouvez retrouver les articles via les catégories dans la colonne à droite, ou via la case RECHERCHE... dont je me sers beaucoup.

 

 

 Je me tiens à votre disposition pour vos questions éventuelles dans la zone commentaires... et ah, je vois que Matthieu m'a fait un cadeau... j'vous le déballe dans le prochain article! A très vite!

 

 

 

PS : Qu'est-ce que vous penseriez d'un changement d'avatar? Des propositions?

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 2 Décembre 2012

 
 
Nolwenn Leroy était invitée hier soir de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché".  Passage réussi sur le siège  car les deux cerbères ont été plutôt amicaux, Laurent Ruquier n'en rajoutant pas par contre lui dans les louanges, comme parfois.
 
On a eu droit  à une belle séquence concernant Jean-Louis Murat et le titre "sur mes lèvres"... dont Nolwenn Leroy nous livre son interprétation qui est  intéressante :  l'auteur  voyage et vit à travers "les lèvres" de son interpréte, ce qui permettrait de rajouter ce titre à la longue série des chansons biographiques ou auto-fictionnelles.  
Aymeric Caron, comme je l'ai aussi écrit, évoque les "sucettes à l'anis"... et Nolwenn Leroy s'en tire très bien, ravie de casser un peu son image... "CASSER!!!"... même si elle n'en rajoute pas...  Ca n'a pas l'air d'être sa préoccupation première et c'est plutôt agréable.   
Caron en profite également pour sortir une citation de Murat "cassant" Nolwenn... qui répond très bien... Selon elle, Murat a un  "talent immense" mais  "effacé dans  les médias"... même s'"il est capable de sortir des bombes"...  et "c'est aussi pour cela qu'on l'aime". ET on a ensuite droit à la chanson livrée au débotté... Moment gracieux. Pascal Negre y est même allé de son tweet :  

Magnifique Nolwenn a capella chantant la chanson que lui a écrit Jean Louis Murat ! Quelle voix ! Rare !!

 
 
 La séquence de l'interview concernant MURAT:
 
 
 
EDIT 2014 : ces vidéos ont été bloqués deux ans après sur youtube. Retrouvez la version a capella sur dailymotion: http://www.dailymotion.com/video/x28kkg8_sur-mes-levres_music
 
 
voici extrait uniquement la version a cappella de "sur mes lèvres": charmant, si ce n'est le souffle haletant d'Aymeric Caron!
 
 
         
 
On s'est dit ici-même que la chanson allait bien à Nolwenn car elle se termine au "Finistère"... mais je peux indiquer que la chanson n'a pas été écrite spécialement pour elle. Murat aurait pu l'enregistrer.. Du coup, qui sait?   Comme Murat avait chanté une des chansons écrites pour Isabelle Boulay ("Dieu des amours") en concerts, on peut imaginer qu'il reprenne le titre lors de la tournée 2013... ça serait sympa, non? A moins qu'il ne préfère courber d'autres dieux... en chantant "la marseillaise"... (il nous manque en ce moment, alors on fantasme sur les surprises possibles!).
 
Voici l'interview complète:
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 29 Novembre 2012

Et oui, Murat, c'est la part d'Auvergne qui est en nous...  
 
 
 
- Je ne recule devant rien pour vous informer  ... ou presque : je n'ai pas vaincu en effet la peur de réaliser une interview en "face à face"... Alors, scruter les apparitions de Nolwenn Leroy pour surveiller si Murat est évoqué, invoquer ou inventer (cf "sur mes lèvres")  peut être considéré par certains comme une tâche éprouvante (je ne résiste pas tout-à-fait à me complaire  dans un certain snobisme musical je l'avoue), mais je le fais avec un certain plaisir... Non pas que je céde follement aux chants de la sirène pour l'instant, mais  j'ai une certaine curiosité envers  cette personne... que j'avais quasi-ignorée depuis sa sortie de la Star Ac 2 ( j'avais suivi avec plaisir l'émission... je sais aussi ne pas être snob).  J'ai même effectué une demande d'inter-ViOUS ET MURAT via FB... petit homme qui vivait d'espoir.
Alors, venons-en aux faits...
 
Factuellement, la collaboration avec Murat est ainsi largement évoqué dans les articles, notamment via l'AFP, mais aussi chez Dame LUCET (JT 13 h de F2)... mais rien de très consistant, tant dans des commentaires de sur "sur mes lèvres" que dans les réponses de Nolwenn sur les questions autour de cette collaboration. D'ailleurs, j'ai remarqué qu'elle répondait en parlant de  Laurent Voulzy, qui lui avait écrit son antépénultième album... C'est vrai que la collaboration avait été plus étroite. On l'interroge d'ailleurs plus sur le fait qu'elle ait écrite et composé plusieurs chansons. A noter que le Parisien ressort l'expression "ours auvergnat", ça fera plaisir à l'intéressé  ( L'article, par contre, m'apprend que la maison de disque souhaitait qu'elle réalise un album  avec Gaétan Roussel.. mais ça n'a pas fonctionné. Cela m'indique qu'au contraire de certains avis émis dans des commentaires ici même, Nolwenn sait bien mener sa barque toute seule...).  
 
Voila quand même un petit élément méritant de figurer sur le blog, et en illustration de ce que je disais plus haut, c'est à la relance du journaliste que Nolwenn accepte d'en dire un peu plus sur Murat...
 
"TF1 News : Pour composer "Ô filles de l'eau", vous avez fait appel à ce nous allons appeler des "muses", Miossec, Ycare ou plus surprenant encore Jean-Louis Murat...
N.L. : C'est bien de les appeler des muses ! Ycare, porte bien son nom, il est déjà dans la mythologie... Après "Bretonne", j'avais besoin de revenir à des compositions originales. Tout est parti de mes chansons, celles que j'ai écrites et composées avec mon équipe de musiciens à Londres. Ces collaborations se sont ajoutées à la fin du travail. Ils étaient tous au courant que je travaillais sur ce concept et avaient tous envie de m'offrir une chanson. Je ne voulais pas fermer la porte à des chansons magiques, elles s'imposaient comme une évidence, elles avaient vraiment leur place dans cet album. Ce ne sont que des gens dont j'aime le travail et qui font partie de ma famille d'artiste...
TF1 News : Dans le cas de Jean-Louis Murat, on ne s'attend pas à ce qu'il partage le même univers que Nolwenn...
N.L. : Jean-Louis Murat, c'est la part d'Auvergne qui est en moi. La part sombre que l'on retrouve beaucoup dans cet album qui est, comme les sirènes, à plusieurs facettes. Quand je parle de bric-à-brac fantastique et de petites fées, ce n'est pas seulement les paillettes, c'est aussi beaucoup de choses sombres. On se retrouve certainement avec Jean-Louis Murat sur ce point-là mais aussi sur nos racines auvergnates puisque je suis à moitié bretonne, à moitié auvergnate".

Il n'est pas fait mention de Murat dans l'interview par Claire Chazal figurant sur cette même page.
A noter donc que Nolwenn souhaite se situer dans la "famille" des chanteurs comme Murat et Miossec... Et bien, il va falloir vendre moins de disques! Ah, ce côté snob qui me revient!
 
Quant à l'Auvergne,  elle l'avait évoquée dans une interview (les volcans, Clermont, le bourbonnais...) :
Elle était à Clermont en Fac de droit et au conservatoire. Elle donne même ses bonnes adresses ci-dessous:
 On attend donc un 6e album en patois auvergnat avec la cover de "le pastrassou dien sa tsabano"
 http://95.img.v4.skyrock.net/1861/35731861/pics/3066578317_1_5_MA0JmVPz.jpg


Dernière info (vu que ce matin, j'ai le temps d'être complet), il me faut parler de GERARD MANSET (encore un élément pour montrer que Nolwenn fait bien son entrée dans la grande famille des ACP de qualité!!  sic sic) :
C'est un peu tiré par les longs cheveux noirs, mais figure aux crédits de cette album la chanteuse bretonne Gwennyn... qui s'était vu offrir un texte "on dit le temps"  par Manset en 2011 (faut dire qu'elle travaille avec un des guitaristes  de Gégé Patrice Marzin).
 

 
 2) Autre mention de Murat dans l'actualité récente... dans les pages CINEMA...  Qui connait Régis Roinsard?   Moi non, pas avant ce matin, en tout cas... C'est le réalisateur du clip "le Mont sans soucis"... et il sort un film, avec.... un autre figurant de la carrière de Murat: Romain Duris... Il s'agit de "Populaire" et ça a l'air très bien.
Même si la carrière de Régis Roinsard commence à être bien remplie, il semble qu'il ait mis en avant dans le dossier de presse cette collaboration, ou que celle-ci soit plus souvent reprise par les journalistes que ses autres clips pour Luke, Anais ou Mareva.   C'est vrai que ça en jette une collaboration avec Murat, merde!!
 
 
Allez, le clip du Mont sans soucis, clip des clips sur M6 (c'est ce qui est indiqué sur le site de Régis, là aussi, ça en jette!)
 
 
 
 
PS : Petit hasard : Nolwenn Leroy est aussi dans l'actualité cinéma car elle double un film d'animation "les 5 légendes".  
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 24 Novembre 2012

Voici donc offerte à vos yeux et votre espace de cerveau disponible la dernière PARTICIPATION amicale et désintéressée de MATTHIEU à l'alimentation de ce blog. Aujourd'hui, il vous propose un retour en arrière autour de représentants de l'ancienne nouvelle nouvelle nouvelle chanson française... que Biolay d'ailleurs évoquait dans son interview à Télérama il y a deux ou trois semaines : Bénabar, Jeanne Cherhal et Delerm... regrettant d'avoir trop tapé à droite et à gauche... Héhé... ce n'est pas sans rapport avec ce qui est évoqué ci-dessous. Merci Matthieu! ET bonne lecture!     
Perso, cela ne m'a pas beaucoup plus : en effet, je suis un peu vert d'avoir interviewé Jeanne Cherhal et de ne pas avoir retrouvé cette interview pour lui en parler...  (oh, un smiley!)

 

 

 

Devine qui vient dîner ?

ou

Murat, le refoulé de la chanson française ?

 

     La récente disparition du journaliste Jean Théfaine nous fournit un prétexte facile pour nous souvenir de la défunte revue Chorus, dont il fut l'un des valeureux animateurs. L'occasion nous est ainsi donnée d'aller rechercher dans ses archives une apparition semi-clandestine de Jean-Louis Murat, invité perturbateur d'une réunion à laquelle il n'était pourtant pas convié. Et, plus largement, de nous interroger sur la place de celui-ci au sein de la chanson française.

 

 

     Tout le monde garde en mémoire la fameuse rencontre entre les trois monstres sacrés de la chanson qu'étaient G. Brassens, J. Brel et L Ferré, rencontre organisée en janvier 1969, rue Saint-Placide, à Paris, à l'initiative de François-René Cristiani (sur une idée de son épouse, Claudette) et publiée le mois suivant dans Rock & Folk. S'inscrivant dans la lignée de cette prestigieuse table ronde, Chorus invita à trois reprises, dans les années 1990, quatre auteurs-compositeurs-interprètes à venir discuter de leur métier. Il s'agissait alors de F. Cabrel, J.J Goldman, Y. Simon et A. Souchon. En 2004, à l'occasion de son cinquantième anniversaire, la revue renouvela l'expérience, cette fois avec trois représentants de la nouvelle génération, Bénabar, J. Cherhal et V. Delerm. Retour sur leur échange et sur la manière dont l'un de leurs collègues s'invita dans la discussion...

 PORTRAIT MOUTON

Acte I : Cherhal fait son coming out muratien, Delerm retourne dans le placard

 

     La rencontre entre les trois artistes a lieu le 27 septembre, dans l'après-midi, au siège de l'Adami, à Paris. Les trois vedettes naissantes sont interrogées par trois membres de la rédaction de Chorus, Fred Hidalgo, Michel Troadec et Jean Théfaine. Leurs propos sont enregistrés par la directrice de la publication de Chorus, Mauricette Hidalgo. La conversation commence par l'évocation des débuts des uns et des autres dans des petites salles, puis après un détour obligé par la Star Academy, jugée sans excès de sévérité, il est question du rapport de chacun à la scène et aux médias. Le ton est décontracté, Bénabar et Delerm plaisantent volontiers et c'est finalement le premier nommé qui résume le mieux les choses : « On est du genre gentils, quoi. »

     Pourtant, un nom lâché innocemment va créer un début de discorde dans cette atmosphère conviviale. Extrait :

 

CHORUS : Grosso modo, vous avez sorti chacun un album tous les deux ans. Pensez-vous pouvoir continuer à ce rythme-là ? Entre un Murat, qui publie cinquante chansons nouvelles en un an, et un Voulzy qui, le moins qu'on puisse dire, prend son temps, où vous situez-vous ? Dites-vous aussi, comme vos aînés, que la création exige un certain délai pour se renouveler ?

CHERHAL : Sûrement, oui.

DELERM : J'avais essayé de négocier avec Vincent Frèrebeau [le patron du label Tôt ou Tard], par contrat, le fait que je puisse sortir un album tous les dix-huit mois. Aujourd'hui, je suis ravi qu'il m'en ait empêché ! Cela dit, sur Murat, sa production a longtemps été sur un rythme plus normal qu'aujourd'hui... Jusqu'à Mustango, qui marque la fin de sa période normale. [petit sourire en coin] Depuis, c'est autre chose.

CHERHAL : Murat, c'est mon idole du moment.

DELERM : Pas moi.

CHERHAL : Je n'écoute que lui depuis quelque temps. Je découvre un peu tout ce qu'il a fait, globalement. J'ai détesté, maintenant j'adore.

DELERM : Moi aussi j'ai adoré ses chansons, mais...

BÉNABAR : Je ne connais pas bien...

CHORUS : Revenons au rythme de la production phonographique...

    

      Les positions sont bien dessinées : d'un côté, Cherhal déclare son amour pour Murat, une passion qui succède à une période initiale de rejet ; de l'autre côté, Delerm avoue à demi-mots qu'il a beaucoup aimé Murat, mais que ce n'est plus le cas. Les raisons de ce désamour sont floues : on croit comprendre qu'il a cessé de suivre JLM au moment de son tournant moujik des années 2000, pourtant, on sent comme une gêne. Ce « mais... » laissé en suspens semble indiquer un malaise que le chanteur-pianiste ne formule pas clairement pour l'instant. Mais on sait, au moins depuis Freud, que le refoulé finit toujours par ressortir, généralement de façon violente...

 

Acte II : Chacun campe sur ses positions

 

     La conversation reprend. Les trois artistes sont interrogés sur leur rythme de travail, leur désir d'écrire pour d'autres, la notion de bande et sur leurs influences. On apprend ainsi que Cherhal rêve d'écrire pour l'actrice Natacha Régnier et, plus surprenant, que Bénabar a pour modèle... Tom Waits. C'est Delerm qui se montre cette fois le plus lucide, remarquant que « L'étonnant, c'est que le terme de "nouvelle chanson" réapparaisse à notre propos, alors qu'historiquement c'est la première fois que la chanson française ne va pas de l'avant. » Un jugement qu'aurait pu tenir JLM, lequel déclarait en 2005 : « J'ai l'impression que pour Delerm ou Bénabar, la musique s'est arrêtée en 1955 et qu'elle reprend en 2005. […] Cette nouvelle chanson française parle d'un pays qui n'existe plus, de rapports humains qui n'existent plus. Une espèce de nostalgie faite par de jeunes vieux qui n'ont aucune insolence. » [1]

     Delerm, justement, réintroduit peu après le nom de son confrère auvergnat dans la discussion, pour charrier Cherhal. Il se réjouit d'abord d'avoir pu travailler avec Dominique A : « Ça me conforte dans l'idée qu'on vit une période assez ouverte, où il n'y a pas de rejets systématiques, de dégoûts immédiats. » Ouverte, ouverte... Bénabar semble avoir une vision moins optimiste : « C'est le discours officiel mais, pour ne parler que de moi, même si je m'efforce d'être ouvert... [moue éloquente]. » Delerm précise alors sa pensée :

 16561 216519270137 191541900137 2986043 3837667 n

DELERM : Je pense qu'il y a peu de chanteurs à qui on irait serrer la main et qui te diraient : attends, toi, ce que tu fais, je ne veux pas en entendre parler. À part Murat, mais... [rires] L'idole de Jeanne !

CHERHAL : Ma nouvelle idole. Mon idole du moment...

DELERM : C'est pas bien, Jeanne, de l'encourager ! [rires]

 

     On commence à comprendre que c'est peut-être l'attitude relativement peu confraternelle de Murat qui indispose Delerm. Son fameux côté « bourboulien ». Pourtant, Cherhal, qui n'apprécie pas forcément cet aspect de la personnalité de JLM [2], maintient son admiration pour celui-ci. Delerm, lui, réussit encore à en rire. Pour l'instant.

 

Acte III : « À chacun sa vile manière de faire des chansons »

 

     L'échange se poursuit sur des thèmes importants, quoique convenus : la chanson est-elle un art mineur ? Est-il difficile d'être une femme dans un univers encore majoritairement masculin ? Les sujets bateau se succèdent : les Victoires de la Musique, la crise du disque, l'attention portée aux pochettes... Arrive enfin l'un des passages les plus intéressants de cette table ronde, concernant l'écriture. Bénabar explique sa démarche : « J'accorde plus d'importance à ce que je veux dire qu'à la façon dont c'est raconté... Je peux même utiliser des mots un peu moches, parce que je trouve ça plus efficace. » Un propos qui a au moins le mérite de la franchise... Cherhal, à l'inverse, revendique son souci de la forme, de la métrique, des rimes, etc. Delerm nuance et clarifie le débat : « L'écriture, en général, c'est important, mais je rejoins assez Bruno sur cette primauté qu'il y a, d'abord, à faire passer une idée, un sentiment... C'est vraiment l'école Souchon par rapport à l'école Gainsbourg. » À l'intérieur de ce panorama esquissé grossièrement, mais non sans pertinence, Cherhal choisit son camp, d'une manière timide, mais assumée :

 

CHERHAL : Je peux ajouter un truc ? Même si je me situe vraiment dans une forme de concret – j'ai toujours envie de parler de choses qui m'entourent et que je connais –, je suis attirée par des gens qui sont en plein dans l'abstraction. Comme JP Nataf par exemple. C'est quelqu'un qui écrit super bien et, par rapport à nous, il est beaucoup plus dans une espèce de nimbe irréelle. Sa façon très musicale d'écrire me fait vraiment fantasmer... Murat est un peu comme ça aussi.

BÉNABAR : Tu vas nous lâcher avec Murat, bordel !

DELERM : Arrête un peu avec lui... [rires]

 

     Alors les garçons, jaloux ? Ce n'est pas indiqué dans la retranscription de l'entretien, mais on sent que les sourires se crispent...

 SAM_8706.JPG

  Photos prises à l'occasion de cette rencontre: au dessus, chère Jeanne s'épanouissant en parlant de Murat sous le regard désapprobateur des deux jouvenceaux, et en dessous, avec l'équipe de Chorus: Jean à gauche, assis, Hidalgo. Pierrot


Acte IV : Le retour du refoulé

 

     Puisque Cherhal évoque de nouveau JLM, les journalistes de Chorus saisissent l'occasion pour utiliser une déclaration du chanteur comme base de la question suivante. Sauf que Delerm, lui, n'a plus du tout envie de parler de Murat et il le fait savoir. Cette fois-ci, de façon très explicite :

 

CHORUS : À propos de Murat, c'est lui qui, en substance, nous déclarait dans un précédent numéro : « Si je ne peux plus faire un album à 150 000 balles, je le ferai pour 100 000 et même beaucoup moins. Parce que c'est mon boulot, ce que j'ai envie de faire. » On vous renvoie la question...

DELERM : Il raconte tellement de conneries que c'est facile de rebondir sur les trucs qu'il dit. Je n'ai plus envie de le commenter une seule fois. Pour en finir sur ce chapitre : tirer sur tout ce qui bouge, c'est un truc que l'on peut se permettre quand on fait des choses parfaites, ce qui n'est pas son cas.

BÉNABAR : Pour une fois que ce n'est pas moi qui dis du mal des collègues !

 

     Fermez le ban. On constate que le « mais... » suspendu du premier acte dissimulait en fait une forte irritation et que le désamour de Delerm est à la fois artistique et humain. Cela n'empêche pas la discussion de se poursuivre dans la bonne humeur sur des sujets variés – les sources d'inspiration de chacun, l'humour sur scène, les reprises, les chansons préférées – avant de se conclure sur l'avenir tel que le perçoivent les trois protagonistes. Cherhal veille toutefois à ne plus prononcer le nom de son « idole du moment ».

 

So what ?

 

     Quels enseignements peut-on tirer de ces apparitions fugaces mais électriques de JLM dans le cours de cette conversation ? À mon sens, il y en a au moins deux. Le premier, superficiel, est douloureux, mais compréhensible : les déclarations à l'emporte-pièce de Murat sur ses collègues peuvent finir par lasser, même ceux qui apprécient plutôt son travail. C'est le cas de Delerm, mais sans doute aussi de quelques autres, professionnels ou non. A contrario, on peut supposer que ces dézingages répétés le font pénétrer dans la catégorie, tellement prisée par certains, de personnalité « politiquement incorrect » et qu'ils lui amènent ainsi un nouveau public. Les idées politiques d'une partie de ces nouveaux admirateurs peuvent toutefois laisser songeur... [3]

     Le second enseignement me semble plus riche et plus intéressant. La distinction opérée par Delerm entre Souchon et Gainsbourg est évidemment abusive : il serait idiot – et ce n'est d'ailleurs pas ce que dit Delerm – d'affirmer que Souchon ne cherche qu'à faire passer des idées sans se soucier de la forme de ses textes, tout autant que de voir dans les chansons de Gainsbourg de simples jeux formels sans contenu. Pourtant, il y a effectivement des A.C.I. qui privilégient le propos, quitte à parfois négliger l'emballage de celui-ci et d'autres qui accordent la première place à la forme, au risque de sacrifier le fond. Pour formuler autrement la même idée, on pourrait distinguer dans la chanson française un courant plutôt tourné vers la narration et un autre vers la suggestion. JLM se situerait alors nettement dans ce second courant. Même lorsqu'il lui prend l'envie d'aborder un sujet précis, comme ce fut le cas sur plusieurs titres de Grand lièvre, il le fait moins en racontant une histoire solidement construite – selon le fameux modèle de la chanson-qui-est-comme-un-petit-scénario-de-film – qu'en agençant des sensations plus ou moins évocatrices. Or, il faut bien constater que, dans notre pays, ce sont très majoritairement les chansons narratives qui deviennent des succès auprès du public. La plupart du temps, le récit est platement naturaliste, mais il arrive qu'il puisse atteindre une dimension poétique. La fantaisie et/ou le surréalisme sont une autre piste – empruntée notamment par Trénet ou Higelin –, mais même dans ce cas de figure, la narration est généralement maintenue. Il me semble qu'à l'exception remarquable de Bashung, peu d'artistes ont réussi à faire des tubes avec des titres purement suggestifs [4]. Le succès récent de Dominique A – futur lauréat d'une Victoire de la Musique ? –, artiste qui a la réputation d'être quelque peu hermétique, confirme la règle : il a en effet reposé sur deux chansons qui ont beaucoup tourné en radio et qui racontent toutes les deux une histoire, pas sur des morceaux difficiles.

     Cette « espèce de nimbe irréelle » joliment évoquée par Jeanne Cherhal au sujet des chansons de JP Nataf et Jean-Louis Murat contribue sans doute à la valeur et à la rareté de ces deux artistes. Mais c'est peut-être aussi elle qui les condamne, par une sorte de fatalité, à une relative confidentialité. Les hermétiques mélancoliques ne semblent pas, dans notre cher pays, au bout de leur (parcours de la) peine. « Seuls sont les indomptés ».

 

                                                                                                                                                                                           Matthieu

 

 

1. Polystyrène n°85 (avril 2005). Merci à Didier Le Bras pour la citation.

2. Elle déclarait en effet, en 2003, sur ce blog : « En général, vous voyez, je ne déteste pas les grandes gueules mais taper systématiquement sur les chanteurs d'à-côté, j'ai tendance à trouver ça un peu vain. » Pour connaître les raisons de l'admiration de Jeanne Cherhal pour JLM, on pourra relire l'« Inter-Vious et Murat » n°3, réalisée par Pierrot, à cette adresse :

www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-3-jeanne-cherhal-44390670.html

3. On a ainsi vu récemment une publication « anarcho-royaliste » censée représenter « l'extrême droite contre-mutée » (sic) afficher sa passion pour celui qu'elle considère comme un « prophète » luttant contre l'« Empire du Bien »...

4. Je ne demande qu'à être contredit, la rubrique « Commentaires » est là, ci-dessous: il suffit de cliquer pour voir toute la clique des commentateurs... 

 

PHOTOS DE JEANNE : by TANIA ET VINCENT

Photos de la rencontre : by Francis Vernhet 

 

 rocketlinks-site-verification: rocketlinks72d8b4f48b998050.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

Publié le 22 Novembre 2012

 

C'est le rendez-vous annuel ou bisannuel: Jean-Louis de nouveau programmé aux nuits botanique à Bruxelles:

 

 

 

Sun May 05 2013

 

18:30:00

 

Les Nuits Botanique 2013: Jean-Louis Murat

 

Location: Botanique

Bota’Carte : 17€
Presale : 20€
Sale : 23€

http://www.viberbirds.com/?action=showevent&id=YARFXMPHBLU5

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 19 Novembre 2012

 

Ah, voilà que je me prends pour Alain de murattextes... pour vous dévoiler en avant-première le texte de Jean-Louis Murat écrit pour Nolwenn Leroy.  En effet, quelques titres sont  en écoute sur son FB au prix d'une inscription à une newsletter.  Après une vingtaine d'écoute, je suis en mesure de vous présenter une transcription  dont je ne suis pas sûr pour autant à 100%, malgré avoir insisté et insisté sur certains passages.  Les parties pour lesquelles j'ai un doute sont en italique.

Cette écoute forcenée m'a en tout cas mis dans la tête cette chanson... et m'a presque convaincu de faire l'achat de l'album.

 

levres.png

 

Le texte de Murat me semble intéressant, avec de superbes trouvailles, et de belles évocations,  évidemment se prêtant à l'interprétation... et n'est pas, coomme on l'avait un tout petit peu imaginé, très "sexuel"... ou ouvertement sexuel  (il a dit au moment de "grand lièvre" qu'avec ses enfants en âge de lui demander ce qu'il était en train de chanter, il n'allait plus chanter ce genre de choses).   Mais on en reparle plus bas après votre lecture.  

L'orchestration est très réussie, et très riche (jolie basse et chouette flute traversière)... et Nolwenn a quand même une jolie voix... notamment sur le refrain. Sur certains autres titres, je suis surpris par sa voix basse et grave (notamment dans le tubesque Ophélia...). 

 

 

Sur mes lèvres

 

Il marche comme les dieux

 

Sur mes lèvres

 

S’imagine au milieu

 

Sur mes lèvres

 

Qu’il vient de m’invoquer

 

Il semble comme gagné par l’obscurité

 

Sur mes lèvres

 

Où s’incarne son âme

 

Sur mes lèvres

 

Il poursuit son travail

 

Sur mes lèvres

 

A l’irréalité

 

A l’humide beauté d’une reine dénudée

 

Il retire sur son compte l’argent pour le voyage

 

Des amis à New York lui laisseront l’étage

 

  Tant la beauté du dehors lui déplaît   

 

Sur mes lèvres

 

Quand se serre le cœur

 

Sur mes lèvres

 

Revient le voyageur

 

Sur mes lèvres

 

D’une rue éloignée

 

Vêtu de tout son long

 

Il me souffle un baiser

 

Sur mes lèvres

 

Dans son peuple sanguin

 

Sur mes lèvres

 

Dans son rêve enfantin

 

Sur mes lèvres

 

Nous tombons dans la haine

 

Hantés par le désir

 

Comme deux garçons manqués

 

Il retire sur son compte l’argent  pour le voyage

 

Des amis à Woodstock lui laisseront l’étage

 

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît      

 

                               (Pont musical)

 

 

 

Sur mes lèvres

 

Comme un   ?                                                 - j’aurais bien écrit une anatomie, mais j'entends un...

                                                                                     Nicolas a entendu: "comme à l'anatomie

 

Sur mes lèvres

 

Sa détresse chemine

 

Sur mes lèvres

 

Souverain dans l’exil

 

Sur sa lignée de reines

 

il pleut

 

Sur mes lèvres

 

Comme un frère dans le crime

 

Sur mes lèvres

 

A sa mélancolie

 

Sur mes lèvres

 

Avec ses mousquetaires

 

Il cherche un caractère

 

Un caractère léger

 

Il retire sur son compte l’argent  pour le voyage

 

Des amis H encore lui laisseront l’étage

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît      

 

Sur mes lèvres

 

Il a ça dans le sang

 

Sur mes lèvres

 

Inonde le torrent

 

Sur mes lèvres

 

A ses femmes d’argile

 

Il doit meubler ce vide

 

Il est le Dieu du Nil

 

Sur mes lèvres

 

Comme tout est légendaire

 

Sur mes lèvres

 

Je chante  sa prière

 

Sur mes lèvres

 

Pour sortir du néant

 

Dieu veuillez l’écouter sur un plateau tournant

 

Il retire sur son compte l’argent pour le voyage

 

Des amis sur Saturne lui laisseront l’étage

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît   

 

Sur mes lèvres

 

Première neige d’hiver

 

Sur mes lèvres

 

Son dieu se courbe enfin

 

Sur mes lèvres

 

Voilà le Finistère

 

Où pourrions-nous aller

 

Qu’espériez-vous trouver ?

 

Sur mes lèvres

 

 

Droits:  Scarlett Editions. 

 

Bon, à force d'aller et retour, le côté "sexuel" de "sur mes lèvres" m'apparait soudain, "son Dieu se courbe enfin"....  Le refrain et son histoire d'étage, et de voyage à New-York, a un côté strauss-kahnien ("souverain dans l'exil", "peuple sanguin")...  On pourrait craindre un  côté "énumération" des "sur mes lèvres" mais il est plutôt léger. Et les ruptures justement des refrains sont du plus bel effet.

En tout cas, un choix assez courageux de Nolwenn.. qui avec Miossec et Murat choisit des textes de qualité, même si l'ensemble semble-t-il reste assez sucré (malgré l'eau de mer d'iroise).  Je laisse à mes commentateurs favoris... euh... mes seuls commentateurs... apporter leur analyse... On verra si le débat lancé dans les commentaires de l'article précédent consacré à Nolwenn sera relancé.  

  edit: N'oubliez pas de cliquer ci-dessous pour lire les commentaires qui vous éclaireront sur différentes interprétations.

 

edit 2 : Jean-Louis a signé ce texte d'un pseudo! Info donnée sur chartsinfrance.

 

Album en précommande : https://itunes.apple.com/fr/album/o-filles-de-leau/id577079477  L'avantage du numérique est de ne pas avoir la photo de la pochette chez soi.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...