Publié le 8 Janvier 2015

Pas envie de reprendre le cours ordinaire des choses, juste envie de rester sur internet, à écouter Inter... C'est trop juste pour aller à la minute de silence à l'institut Français de Dusseldorf, mais je la ferai dans mon coin.

L'actualité muratienne me permet néanmoins de dire, peut-être un peu bêtement, qu'il faut plus que jamais se battre pour la culture... Que les jeunes ne connaissaient pas Cabu, Charb ou les autres est effroyable... A Clermont, ils sont nombreux à avoir défendu cette cause en défendant la LIBRAIRIE DES VOLCANS. Vous trouverez ci-dessous des liens. Alors, voilà, j'ai appris hier que Jean-Louis allait y faire un show-case... et j'ose espérer que c'est bien-sûr pour leur donner un coup de main. Un geste concret pour celui qui dénonce notre manque de culture.

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/clermont-ferrand/2015/01/07/jean-louis-murat-a-la-librairie-les-volcans_11282287.html

Samedi 17 janvier, la librairie clermontoise Les Volcans accueillera Jean-Louis Murat à partir de 16 heures. Une rencontre-événement avec notamment une session acoustique. Avant cela, le 10 janvier, Bernard Becker dédicacera son ouvrage
"Bernard Becker Saltimbanque" (Editions Otrement) de 15 à 19 heures. A noter également que le mercredi 14 janvier à partir de 16h30, des lectures et chants bilingues sur la poésie de Féderico Garcia Lorca seront proposés. Ceci en partenariat avec l' association des étudiants de la faculté d' espagnol ATENEO, l' Université Blaise Pascal et le SUC , en préambule au
spectacle "Chants d'Espagne" programmé au Théâtre des 3 Raisins du 15 au 17
Janvier.

http://amislibvolcans.canalblog.com/

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/08/27/03005-20140827ARTFIG00115-la-librairie-les-volcans-fete-le-succes-de-sa-reouverture.php

De la culture, De la culture, De la culture...

LE LIEN EN PLUS:

 

Et on peut se féliciter au nom de la culture que BABEL s'est encore vendu à plus de 3000 exemplaires ces deux dernières semaines.

 

Et puis terminons par un peu de musique...  Pas de mal à nos enfants, même s'ils sont terribles... et Molly... la chanson à propos du 11 septembre...

 

Kiss.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 7 Janvier 2015

Voilà, ça fait un jour que je suis parti de France... et c'est dur de ne pas être avec vous.

J'étais content d'avoir publié une petite interview ce matin, j'étais heureux de la joie de P. Krause...et vlan, une heure après, je tombe sur la nouvelle... Effaré.... Puis choqué en apprenant que CABU comptait parmi les victimes... Je me rappelle très peu de RECRE A2... mais surtout de l'album de LE FORESTIER qu'on avait à la maison dont il avait fait la pochette, et de l'album "Mon beauf"... Quelqu'un de la famille... Je me rappelle surtout de ce dessin qui devait figurer dans un manuel d'économie je pense: Deux images: 1890 Les ouvriers faméliques manifestent devant un beauf patron très gras ... 1980 Des ouvriers bien enrobés manifestent devant un patron en train de faire du jogging... Du dessin qui vaut bien n'importe quel article de fond.

Je suis de tout coeur avec vous, sincères condoléances à vous. Merci de participer pour moi aux rassemblements qui s'organisent un peu partout. J'ai hésité à aller mettre un drapeau français à ma fenêtre...

CABU adorait la musique, le jazz et la chanson (Trenet...). Voici quelques dessins:

... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
dessin pour un album de Le Forestier

dessin pour un album de Le Forestier

... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...

Je me permets de partager le statut de LAURENT CACHARD:

Laurent Cachard

Je n'ai pas fait cours: j'ai dit à mes étudiants qui étaient Cabu, Charb, Wolinski, j'ai parlé de Reiser, de Rushdie, de Taslima Nasreen, d'autres... J'ai manqué de pleurer à chaque seconde, je leur ai dit qu'un homme de plus de quarante ans comme moi avait vécu trois tournants, celui de 89, celui de 2001, et celui-ci, qui voit des fous illettrés cribler de balles des bouffons de la République. Et putain, ça fait mal. J'aimais tous les autres, mais tuer Cabu, c'est fouler au pied la poésie. Que l'enfer soit inventé pour qu'ils y crèvent, ces fous de Dieu.

A lire aussi http://laurentcachard.hautetfort.com/archive/2015/01/07/non-5528163.html

Je n'ai pas pu moi-même en parler à mes enfants. (j'ai essayé... mais j'ai pas pu...). Bon, j'y suis arrivé ce soir... Mon fils: "et bien, je ne veux pas devenir dessinateur".... "Mais si J., tu ne dois surtout pas dire ça... Regarde.... "

Message de NICOLAS sur mon mur fb dans la même situation que moi:

Profondément choqué d'apprendre cette tragédie en vivant à l'étranger. Ces artistes immenses au talent unique ont été lâchement assassinés par des crétins ignorants, barbares et fous. Leur disparition nous laisse orphelins et le monde semble bien vide ce soir sans ces personnes qui ont marqué nos vies en nous faisant rire ce qui est le propre de l'être humain. J'ai honte de voir que la liberté d'expression est bafouée, la poésie tâche de sang, et la créativité stoppée par un acte monstrueux. Heureusement, ils rejoindront au paradis les regrettés Reiser, Coluche, Desproges et autres humoristes provocateurs géniaux qu'il est bon de voir et relire pour nous rendre la triste réalité plus douce et légère. Sincères condoléances aux familles et proches ! Nous n'oublierons pas le grand Duduche et tous les autres dessins magnifiques de ces grands artistes. A vos stylos citoyens, combattons en féroces dessinateurs cette plaie de notre époque qu'est l'extrémisme sans visage avec un Dieu qui n'est pas celui de l'Islam mais celui de l'apologie de la violence, du crime, de l'ignorance, de la bêtise et de la barbarie... On ne vous oubliera pas tout comme la peine qui nous touche en cette sordide journée ... Il y a eu "putain de camion" ... on peut dire tristement aujourd'hui "putain de canon" ...

Val sur inter bouleversant: https://soundcloud.com/franceinter/jai-perdu-tous-mes-amis

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 7 Janvier 2015

- Dis Pierrot, t'as pas une idée?

- Si... mais pas qu'une...

Voilà comment je me suis retrouvé embarqué dans cette belle aventure de la soirée Murat Livre Unplugged, qui aura lieu le samedi 21 février, à la Bellevilloise à PARIS, et bien que je n'aime pas trop sortir de mon fauteuil, bien calé avec l'ordi sur les genoux (mise à part 2/3 concerts l'an),  j'ai même décidé d'y assister.. même si j'espère qu'on vous permettra de discuter avec d'autres "guests" de l'univers muratien ce soir-là.

Mais à part ça, Pierre Krause, à la question! Dis nous en plus sur les Soirées Livre Unplugged.

 

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Inter-ViOUS ET MURAT copinage: 

PIERRE KRAUSE, co-fondateur de LIVRE UNPLUGGED

 

 

Interview Pierre Krause, soirée Livre Unplugged Murat

C'est quoi l'histoire de "LIVRE UNPLUGGED"?
Avec la journaliste Lauren Malka, nous avons créé ces soirées il y presque trois ans. Cela doit représenter une vingtaine de dates, toutes consacrées à des grands artistes du rock et du jazz. Nous sommes restés fidèles à notre concept de départ : proposer un portrait musical d'une icône à travers un concert de reprises effectuées par un artiste ou un groupe et un biographe qui vient, entre chaque chanson, partager avec le public quelques anecdotes sur ces chansons et sur la vie de l'artiste.
Depuis que nous organisons ces soirées à la Bellevilloise on peut compter sur un public de 100 à 200 personnes environ. Il y a des habitués, acquis à la cause des soirées Livre Unplugged, des gens qui viennent écouter le concert autour de leur artiste préféré et des curieux qui viennent prendre un verre à la Bellevilloise. L'entrée est toujours libre. Tout le monde est welcome.

 

 

Concrètement, à quoi doit on s'attendre 21 février ?
Bertrand Louis et Olivier Nuc vont interpréter une dizaine de chansons de Jean-Louis Murat qu'Olivier Nuc va commenter en les resituant dans leur contexte d'écriture. Ce sera l'occasion de dresser un portrait musical d'un chanteur dont la vie reste assez méconnue.
Ensuite, Antonin Lasseur et Marjolaine Piémont vont interpréter certaines des chansons les plus connues de Murat pour conclure la soirée.
Derrière la scène nous projeterons de nombreuses photos de Murat dont certaines signées Philippe Gressien qui sera présent.

 

 

Quelles sont tes grands souvenirs ou anecdotes autour de ces soirées ?
Mon meilleur souvenir concerne l'artiste dont j'avais peut-être le moins d'affinités. Je ne suis pas un grand amateur de jazz mais on avait décidé avec Lauren de consacrer une soirée à Django Reinhardt. J'ai profité de la soirée comme d'un curieux qui ne connaissait ni l'oeuvre ni la vie de l'artiste en question. Alexis Salatko lui a dressé un sublime portrait magnifié par les chansons de Django interprétées par le groupe Monsieur Jacquet.

Sinon, on a eu l'immense privilège, lors d'une soirée consacrée à Alain Bashung, de voir débarquer dans la salle Jean Fauque en personne. Il avait déjà participé à une soirée autour de Dessous de Songs un livre qu'il avait cosigné chez Ring mais je ne m'imaginais pas qu'il allait venir à cette soirée consacrée à Bashung. Il est non seulement venu en spectateur mais il a également chanté sur scène avec notre guitariste David Scrima. C'était un très beau moment qui a je pense touché chaque personne qui était dans la salle.

 

 

Est-ce que tu as eu l'occasion de parler de Murat avec certains de tes invités?
En préparant une soirée consacrée à David Bowie avec Olivier Nuc, je ne me suis rendu compte que ce dernier était non seulement un grand fan mais aussi un grand connaisseur de l'oeuvre de Murat. Il m'a raconté qu'il était déjà allé quelques jours chez lui et que Murat lui-même lui avait appris à jouer certaines de ses chansons ! L'idée d'une soirée sur le chanteur auvergnat était alors déjà présente dans mon esprit même si je pensais qu'elle était irréalisable.
Un peu plus tard, Olivier Nuc m'a dit qu'il avait organisé un événément très proche du concept des soirées Livre Unplugged avec Florent Marchet avec un concert commenté autour de JLM justement. Ce que Lauren et moi ignorions. Faire une soirée sur Murat avec

lui est une façon de joliment boucler la boucle. Il n'a pas écrit de livres sur Murat mais je n'ai jamais pensé un seul instant faire appel à quelqu'un d'autre que lui.
Je ne pense pas avoir tant parlé de Murat à mes autres invités. Je parle de lui à longueur de journée mais c'est une névrose dont j'essaie de me soigner, notamment en public !

 

 

Alors, t'es un acharné de Murat, pourquoi seulement maintenant une soirée sur lui?

Murat est probablement l'artiste que je connais le mieux, celui que j'écoute le plus, à égalité, peut-être, avec Bob Dylan ou, dans un tout autre registre, Alice Cooper.

On a fait deux soirées sur Dylan, une sur Bashung, une autre sur Neil Young. Pourquoi ne pas avoir abordé Murat plus tôt ? Cela me travaillait depuis que j'organise ces soirées avec Lauren mais je pense qu'on l'organise au bon moment. Magali Brénon a récemment écrit un très beau livre dont l'action gravite autour des terres muratienne. Le journaliste Sébastien Bataille publie une biographie en février et son dernier album, enregistré avec le Delano Orchestra rencontre un énorme succès critique mais aussi un bon succès public semble-t-il.
Il y a une sorte de momentum Murat que l'on compte bien prolonger en février avec notre soirée.

 

 

Personnellement quelle est la période de Murat que tu préfères ? Est-ce que tu imposes certaines chansons à tes invités ?
On ne leur impose rien mais on leur suggère toujours de ne pas faire l'impasse sur les tubes qui peuvent parler aussi bien aux fans qu'aux néophytes et les réunir pour chanter ensemble pendant le concert !
Sinon, c'est vraiment le biographe et le musicien qui décident de tout. L'idée étant de dresser le portrait musical de l'artiste, il est intéressant qu'ils puissent puiser dans toute la discographie de celui-ci, en ne négligeant ni les tubes donc, ni les perles méconnues, ses chansons qui ne sont peut-être connues que d'une poignée de fans mais qui ont changé leurs vies.

 

En ce qui me concerne et pour revenir à Murat, ce sont véritablement ses derniers albums qui me touchent le plus. J'ai découvert Murat à l'époque de Lilith et je ne suis jamais revenu de Parfum d'Acacia au jardin mais l'album qui me bouleverse à chaque écoute ce n'est ni Dolores (quine m'intéresse pas beaucoup), ni Mustango, ni Lilith, c'est le Cours Ordinaire des choses. Je ne dis pas que c'est son meilleur album, ni le plus riche, c'est simplement celui qui me parle le plus. Mais depuis Taormina, je ne suis pas sûr qu'il y ait un seul album qui ne soit pas proche du chef d'oeuvre.

 

 

A qui s'adresse la soirée ? Uniquement aux fans ?
Nos soirées ne s'adressent jamais uniquement aux fans de l'artiste dont il est question. Dans un lieu ouvert comme la Bellevilloise où l'entrée est gratuite, l'idée est de s'adresser aussi bien aux fans qu'aux curieux. Tout le monde qui aime le rock ou le jazz peut se retrouver autour de nos soirées. Quelqu'un qui connaît toutes les anecdotes autour d'un artiste ou d'une chanson, sera intéressé par les reprises originales et live de notre musicien et aura peut être la surprise de découvrir tout de même certains aspects méconnus de l'artiste qu'il connaît tant. Celui qui n'y connaît découvrira aussi bien les chansons que la vie de l'artiste ou d'anecdotes fascinantes.

En ce qui concerne la soirée Murat, je pense que même les réfractaires à son oeuvre peuvent être intéressés par cette soirée tant le personnage, hors norme, fascine.

Je crois également que ceux qui n'apprécient pas ses chansons et qui pensent qu'elles ne s'adressent qu'aux dépressifs notoires vont peut-être avoir quelques surprises. Il faut reconnaître que l'oeuvre de Murat demande une très grande attention. Vous ne pouvez pas l'aimer instantanément quand vous écoutez une de ses chansons à la radio. Il faut au contraire l'apprivoiser, accepter que ses chansons ne sont pas faites pour que l'on danse dessus. Une soirée de reprises de Murat par Olivier Nuc et Bertrand Louis auquel s'ajoute un mini concert bonus d'Antonin Lasseur et Marjolaine Piémont est une occasion en or pour découvrir autrement son oeuvre.

 

 

La première soirée Livre Unplugged de l'année, le mercredi 21 janvier -soit un mois pile avant le concert consacré à Jean-Louis Murat!- sera consacrée aux  Doors et son emblématique chanteur Jim Morrison !

"Pour nous raconter la vie de Mister Mojo Rising, chanteur- chaman pour les Doors mais aussi poète à Paris où il a fini sa vie à 27 ans dans circonstances encore troubles, nous pourrons compter sur scène sur Harold Cobert, auteur du livre "Jim" aux éditions Plon. Harold sera accompagné par les musiciens du groupe From Island et porté par la voix chaude et écorchée de leur chanteuse.
Rendez-vous le mercredi 21 janvier à 20h à la Halle aux Oliviers pour la rentrée rock des soirées Livre Unplugged !
"

 

Pour la soirée MURAT,  le Rendez-vous est:

le samedi 21 février dès 19h30 à la Bellevilloise à Paris. ENTREE GRATUITE.

 

 

Les soirées LIVRE UNPLUGGED:

https://www.facebook.com/livreunplugged

- On a appris il y a quelques semaines qu'Antonin Lasseur assurera la première partie de Murat le 18/03 à Creil.

 

- Bertrand Louis sera lui le 3 FEVRIER, à la MAISON DE LA POESIE, pour jouer son spectacle "SANS MOI". On en reparle bientôt. Son "intervious et Murat" à lire en suivant le lien hypertexte à la ligne au dessus.  Celle d'Olivier NUC : à lire  ici. En attendant leur mise à jour!

 

Interview Pierre Krause, soirée Livre Unplugged Murat

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 3 Janvier 2015

RADIOVINYLE, France Culture, 3/01

site de l'émission:

http://radiovinyle.radiofrance.fr/

podcast:

http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_11910.xml

ou

https://itunes.apple.com/fr/podcast/radio-vinyle/id523088323?mt=2

Beaucoup de musiques entre des courtes séances de discussion dans les rayons de la discothèque de RADIO FRANCE, et de la sacré bonne musique... Une émission à ranger à côté des nombreuses interviews où Murat parle de ses goûts, notamment BAB...

C'est un peu difficile à suivre car c'est mené sur un rythme d'enfer, ça part dans tous les sens, et ça repasse par des chemins déjà parcourus parfois (Sinatra, "le salon de musique"...).... Bon, c'est peut-être parce que je tape en même temps l'article...

Rapidement, un filage de l'émission (non complet):

- Où Babel va-t-il être rangé dans la discothèque d'inter? D'abord, dans les acquisitions récentes... à côté de Magma... ce qui n'enchante pas Murat...

- Murat collectionneur... mais pour avoir la discographie complète des artistes, pas pour avoir une édition japonaise... et indique qu'il arrête d'acheter à la mort de l'artiste.

- A la question de savoir s'il a des disques en réserve, Murat indique sérieusement que son disque égyptien chanté en Arabe serait fait? écrit? Il parle également d'un hymne kurde chanté avec une classe... A bon rien d'autres?

- Murat raconte qu'il a rencontré plusieurs fois Steve Cropper, le guitariste d'Otis Redding (et Blues Brother band)...

- Petite séquence sur Dean Martin... "un fou"... "quand j'étais petit, j'aurais bien aimé chanter comme ça". .... Il a chanté comme Jean Sablon dirait Dominique A, ce qui n'est pas mal non plus... Puis sur Frank Sinatra "indispensable" ("y'a tout... de Verdi à Caruso à Ray Charles").

- On passe à JJ CALE, AL GREEN (c'est ce qu'il écoute en ce moment)... "supérieur à Otis".

- Un bout de discussion... ou de monologue de l'intervieweur à propos de BABEL... qui débute avec une écoute accélérée du Blues du cygne... qui aurait été le premier titre enregistré... Ca passe vite à autre chose: Dézingage de Johnny Cash.... qu'il compare au Pasteur de la nuit du chasseur...

- Passage par Tony Joe White... et Bob (Wyatt)... avec lequel il aurait toujours des contacts....

- Et grand écart: on passe par les disques auvergnats...

Et on repart sur les anecdotes sur John Lee Hooker, le Crazy Horse... connues... mais son propos ensuite sur "le Salon de musique" est plus rare, le film qu'il aurait le plus vu et dont il place au sommet la B.O.... ce qui expliquerait ses envies d'enregistrement en INDE... mais on repart au blues, à la soul : Sam Cooke, Pickett... Marvin.. et la masturbation... et on repart ensuite sur Tony Joe White encore... et Dusty Springfield

- Passage par la pop: Prefab Sprout et ses "mélodies hors pairs"... et évocation de l'ami Alain.. Va-t-on arriver aux PALE FOUNTAINS?... Y'a beaucoup de gens "au sommet" pour Jean-Louis Murat...

- Petite question sur Christophe PIE... qualifié d'arrangeur, producteur... Murat l'apprécie pour son côté punk et brut, et multi-instrumentiste...

- Et on termine par les choses les plus anciennes présentes dans les rayons... mais Murat n'apprécie pas le choix du présentateur de lui faire écouter du Cocteau... Pas grand intérêt...

- Puis retour en arrière avec encore Sinatra... dont Murat raconte un des secrets (travailler son souffle en piscine)... et "le Salon de musique"...

Vidéo de 16 minutes ci-dessus:

RADIOVINYLE, France Culture, 3/01
RADIOVINYLE, France Culture, 3/01

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 2 Janvier 2015

Bon, j'étais parti pour vous souhaiter sans y penser une bonne année parce que je me suis dis que j'avais deux ou trois photos à fourguer... Et en tapant le titre, en pensant à ce qui était important dans la vie, j'ai poursuivi et écrit "à moi"... Je n'ai pas encore pensé aux résolutions à vrai dire, et donc, je peux encore resté "égoïste" un petit moment! Surtout que l'année 2015 sera un peu spécial pour moi: je pars 6 mois en Allemagne. Je reste néanmoins sur le coup pour le blog, notamment pour un reportage de deux jours sur les concerts en Belgique (31/01 et 01/02), même si, pour suivre la presse et la télévision, ça s'annonce un peu compliqué.. mais je sais que je peux compter sur vous pour m'aider.... Ah, oui, je compte sur vous... Vous êtes quand même importants pour moi... A tord ou à raison? soit... mais voilà, je me résous donc de bon cœur à vous faire part de mes meilleurs voeux pour l'année 2015. ;.)

Allez, fini le chocolat de NOEL, passons au toblerone!

Renaud Monfourny (Inrocks 95) (meilleurs voeux à vous les filles!)

Renaud Monfourny (Inrocks 95) (meilleurs voeux à vous les filles!)

Et pour poursuivre quelques clichés : le Bugey... et la Chartreuse ces deux derniers jours.... J'ai dis "au revoir à ma montagne"...

BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!

Allez, marchons ensemble, dépouillés des soucis et des tracas, vers une douce et heureuse année... et célébrons chaque journée nouvelle.. en ouvrant nos grandes oreilles.

BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

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Publié le 31 Décembre 2014

qq titres jouées dans ALIVE étaient rediffusés hier soir

qq titres jouées dans ALIVE étaient rediffusés hier soir

On va aller crescendo...  ma non troppo couci couça.

 

1) Du côté des Bilans et classements...

Je vous avais dis hier que je n'avais pas relevé tous les tops et classements parus... mais bon, en voià  quelques uns... En ces périodes de congés, c'est parfois le moment de rattraper son retard et de découvrir d'autres artistes..

 

- Murat sur le podium à Toulouse:

http://toulousepost.com/2014/12/27/2015-la-scene-francaise-montera-le-son-et-le-sens/

"Pour conclure cette triplette de belle vie musicale, le micro est ouvert à Jean-Louis Murat, l’Auvergnat, qui avec sa façon d’artisan, et ses compagnons de fortune, Delano Orchestra, livre un « Babel » qui fait monter haut dans la tour, et dans les tours, le deuil et la vie".

 

- Un site belge qui cite juste Babel comme disque remarquable de l'année, ses autres choix ont aiguisé ma curiosité, histoire de voir ce qui s'est produit d'intéressant en français du côté de la Belgique (il n'y a pas que Stromae). Soyons curieux.

http://www.xyzebres.be/blog/?p=6669

 

 - http://www.quai-baco.com/top-15-des-meilleurs-albums-de-lannee-2014-23175/

Jean-Louis Murat – « Babel » : Dans une approche toujours très simple d’un pop rock mélodique, l’Auvergnat nous raconte son pays et son enfance de sa voix envoûtante.

 

- Rappel: BABEL est 50e chez les Inrocks

http://www.lesinrocks.com/2014/12/16/musique/top-100-les-meilleurs-albums-de-lannee-2014-11541321/6/

Murat 50e chez les inrocks (pas de texte inédit: reprise de la chronique précédemment parue)

 

2)

- Sébastien Bataille, celui qui sortira un livre sur Jean-Louis Murat prochainement (le petit encart de présentation le précise), écrit dans CAUSEUR... et il a détecté un RENOUVEAU chez SOUCHON/VOULZY, Thiéfaine, et DAHO : "les grands ducs s'offrent un bain de jouvence". Il a aimé l'album du duo... mais entame en citant Murat: « Purée infecte » ? (dixit Jean-Louis Murat)

http://www.causeur.fr/souchon-voulzy-daho-thiefaine-30790.html#

 

3)  Du côté de LA CROIX, on pense à NOEL... et on s'est rappelé de "NOEL A LA MAISON" dans une sélection de chansons de noël.

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Noel-est-parfois-une-chanson-douce-2014-12-24-1284573

Noël casanier

Jean-Louis Murat, Noël à la maison , du maxi « Un sentiment nouveau »

L’Auvergnat Jean-Louis Murat sort cette chanson en 1992 parmi 5 titres regroupés sous le titre « Un sentiment nouveau ». La chanson est très mélodique et la voix du chanteur, douce et puissante, touche au but, aidée d’un texte très écrit, comme c’est souvent le cas avec le « gamin » du Puy de Dôme.

 

4)  Du côté ANNONCE de CONCERT

 

http://www.lepaysmalouin.fr/2014/12/23/trois-belles-affiches-en-debut-dannee-a-la-nouvelle-vague/

Avec PERSONNE, et YELLE "star briochine", Jean-Louis en pays malouin... ménagera sa monture?

Le 29 janvier, c’est une autre icône de la chanson française qui s’annonce, en la personne de Jean-Louis Murat. Le chanteur auvergnat, qui lui aussi entraîne dans son sillage un public fidèle, se fait rare dans les médias mais sort un album par an depuis plusieurs décennies, avec toujours autant d’exigence. Ce sera l’occasion de découvrir son dernier opus, Babel.

 

5) Du côté ANNONCE PROMO

 

Et le 3 Janvier, RADIO VINYLE (Un collectionneur plongé dans une des plus belles collections françaises...  c'est pour ça qu'il a gardé son blouson? pour en glisser deux ou trois dessous)...

TEASER concocteau par l'émission: 

 

6) UN TCHI PEU DE MUSIQUE:

 

Et pour conclure, une fois de temps en temps, même si je ne diffuse plus les "pirates", voici un titre live... Lindeberg+ Un Jaguar... C'était en 2012 aux Sables d'O. Pour se rappeler des grands moments de concerts... et vous souhaiter une bonne année... Merci Eloise.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 30 Décembre 2014

Hello les travellers for 2015,

Dans l'article à lire ici, je vous avais communiqué les éléments principaux du numéro spécial de FOCUS, supplément télé du magazine VIF, made in Belgique, dont Jean-Louis Murat était l'invité spécial. Il restait quelques propos de Murat à publier... parsemés au fil des pages et des sujets.

Ce que dit Murat dans le premier encart, sur un article concacré au groupe FOXYGEN, nous avons déjà eu l'occasion de l'évoquer dans un lien en plus. Il semble en effet que FOXYGEN ne carbure pas qu'à la carotte... à moins que ce soit de la carotte de synthèse. Pour le reste...

Zoums sur FOCUS, encarts en sus!

Le second concerne un article sur le groupe belge "les tueurs de la lune de miel" (ayant fait la une de NME)... Murat a croisé le chemin d'un des musiciens du groupe et créateur du label Crammed Discs (qui a signé Dominique Sonic, ou Dalcan...).

Zoums sur FOCUS, encarts en sus!

Il parle bien-sûr de Marie... qui touchait à un certain graal... en signant au Crépuscule, label dont elle aimait beaucoup les disques.

L'encart suivant figure dans les pages consacrées aux critiques de disque.

Zoums sur FOCUS, encarts en sus!

- On passe au cinéma.. et Focus consacre ensuite un article au nouveau studio d'animation américain LAIKA... puis à un coffret SPIELPERG... et enfin, sur le film "le goût des myrtilles"... dont Murat peut laisser penser qu'il aurait pu inspirer, comme un livre de Reinhardt, ..."les frelons d'asie".

Zoums sur FOCUS, encarts en sus!
Zoums sur FOCUS, encarts en sus!
Zoums sur FOCUS, encarts en sus!

... Il faut tourner la page.... et en arriver aux "livres"... "Celui qui n'a même pas l'internet" nous dit qu'il fait des recherches pour trouver des livres rares.

Zoums sur FOCUS, encarts en sus!

.. Après la musique, le cinéma, la littérature... il reste un peu de place pour la BD... et là, encore, on avait déjà évoqué (en lien en plus) les propos de Murat qui avait suscité un bout de polémique.

Zoums sur FOCUS, encarts en sus!

LE LIEN EN PLUS :

 

Je n'ai pas relevé l'ensemble des tops  2014 où figure Babel... Ils sont nombreux. On pourra consulter le regard dans le rétro de Baptiste Vignol qui vous permettra d'aller écouter des artistes qui n'ont pas connu tous le succès: http://delafenetredenhaut.blogspot.fr/2014/12/dans-le-retroviseur.html

Je voulais surtout finir par notre chère PQR et son correspondant local (tout le monde n'a pas la chance d'avoir des pigistes du talent de M.)  qui a fait très fort :

Dans OUEST FRANCE:

http://www.ouest-france.fr/concert-jean-louis-murat-programme-en-janvier-saint-malo-3077280

"Le chanteur Jean-Louis Murat sera, le 29 janvier 2015, sur la scène malouine.

Le chanteur Jean-Louis Murat sera, en janvier 2015, sur la scène malouine. Un concert qui se déroulera sans son groupe, The Delano Orchestra, mais durant lequel les fans pourront découvrir les chansons de son nouvel album Babel.

Sur scène, les spectateurs auront le plaisir d’écouter en live, les tubes du célèbre auteur, compositeur, réalisateur, leader du groupe The Delano Orchestra".

 

On sait bien que Jean-Louis est ronchon... mais de là, à le prendre pour ROCHON, le seul et unique, leader et auteur du THE DELANO ORCHESTRA....

En tout état de cause ou nononbstant, ou néanmoins... les billets de concerts de Jean-Louis s'arrachent... Rouen est complet... On m'annonce également des concerts belges bien remplis... Ne trainez pas pour prendre vos places. Et Re-bonnes fêtes à tous (ce n'est pas parce que ce n'est pas joliment dit que ça n'est pas sincère). Et bonne reprise!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 25 Décembre 2014

"Intro Pierrot rouge d'émotion"...  Voici ce que me met Matthieu en guise de consignes pour présenter son article i shall introduce to you... Pour l'émotion, j'ai imaginé me faire passer pour une fan absolu de Joe Cocker, mais Murat est allé à l'ile de whight en 70, et Joe y était l'année précédente. Pour l'émotion, j'ai donc pensé à Jacques Chancel... Dire que c'est lui qui a été ma référence absolue dans la conception des inter-ViOUS ET MURAT, notamment dans la question "vos trois chansons préférées, svp?"...  Je me rappelle quand même avoir posé la question à Murat un soir de forum à la fnac un truc du genre "et Dieu dans tout ça?" (rapport à ce champ du sacré qu'il investit régulièrement... la question lui a été souvent posé ensuite).... C'est d'ailleurs ce jour-là que j'ai identifié Matthieu pour la première fois... celui-ci  titillant Murat sur des questions de posture... Ce jour-là, ce fut finalement le prequel de notre duo... et le partage : à moi, la lumière et la gloire, le champagne, et lui, le travail de bibliothèque, la rigueur et les bières.D'ailleurs, je dois m'infliger une humiliation publique : à propos de l'interview chez Laure Adler, Matthieu m'a appris que Laure Adler connaissait très bien Clermont... Il n'a pas voulu le commenter pour ne pas me déprécier, mais effectivement, je n'avais pas cette information:  "Je suis rentrée en France à 17 ans. Je ne connaissais de ce pays que la ferme de mes grands-parents en Auvergne. Je suis fière de dire que je sais traire les vaches et conduire un tracteur ! Quand je suis arrivée à Clermont-Ferrand, j'ai vu pour la première fois des feux rouges, de la neige. Et il fallait faire attention aux voitures plutôt qu'aux animaux ! [...] À Clermont-Ferrand, j'étais dans un lycée de filles. En face, il y avait le lycée de garçons. Je suis passée trois fois en conseil de discipline. Parce que ma blouse n'était pas boutonnée jusqu'en haut et parce que j'allais boire des verres avec les garçons au café. J'ai été exclue mais, grâce à mon professeur de philo, j'ai été réintégrée."  Cela éclaire d'un nouveau jour les quelques questions sur Clermont de la dame, deux ans plus agées que Murat, et sa volonté de ne pas se mettre en avant en cours de l'émission. "Quand elle parle de Jeanne d'Arc et Blaise, on sent qu'elle connaît les lieux" me dit Matthieu...

Pour en revenir sur Chancel, Murat n'a jamais participé à ses émissions, mais il citait le grand échiquier lors du "Parfum":   "Ce DVD a été monté à partir de deux concerts donnés le même jour entre 15 et 22 heures et filmés en noir et blanc, la couleur de l'ORTF et du Grand Echiquier. J'ai donc joué pour et devant les techniciens". La rencontre entre les deux amateurs de vélo auraient été intéressantes... mais Murat a pris le train une gare plus loin : c'est Chancel qui a auditionné Bernard LENOIR...  

De fil en aiguille, et de raccourcis tordus en éclairs de paresseux illuminé... voici donc la phrase finale de cette introduction mémorable: J'ai donc le plaisir de vous présenter un nouvel article par Mr M. from Clermont... qui va justement nous en causer de Clermont... et de l'Auvergne... et de sa scène musicale.

NB: Joyeuses fêtes!

 

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Jean-Louis Murat en patriarche "attractif"...

(Versailles–Chantiers)

 

Fin 2013, la parution du livre de Patrick Foulhoux, Une histoire du rock à Clermont-Ferrand, nous incitait à méditer sur la relation particulière qu'entretient Jean-Louis Murat avec la capitale auvergnate. Rappelons que si le principal intéressé ne figurait pas au nombre des acteurs de la scène rock locale interrogés par l'auteur, sa présence n'en était pas moins hautement subliminale au fil des témoignages d'une dizaine de musiciens ayant croisé sa route, de Jérôme Pietri pour le plus âgé à Morgane Imbeaud pour la plus jeune. Il se trouve qu'un an plus tard, la rencontre manquée entre Foulhoux et Murat a enfin lieu, mais d'une façon indirecte et inattendue. Une raison suffisante à nos yeux pour effectuer une fois encore le trajet qui mène d'Orcival à Versailles.

Et Dieu dans tout ça?

Auvergne Nouveau Monde est une structure qui s'est donnée pour tâche de promouvoir l'"attractivité" de la région en valorisant l'"identité du territoire", laquelle résiderait dans sa "qualité de vie". Autrement dit, nous avons ici affaire à une version bougnate du Komintern (un raccourci plein de mauvaise foi vaut parfois mieux qu'un échantillon de novlangue marketée jusqu'à la moelle...). Dans le cadre de cette noble mission de communication, cet organisme a sorti il y a quelques semaines Le son du Nouveau Monde, un cd (non-commercialisé, vous connaissez la discrétion proverbiale des Auvergnats...) censé donner à entendre un état des musiques actuelles qui résonnent dans le coin, à travers seize morceaux de seize artistes issus des quatre départements. Or, voici que dès l'ouverture de cette compilation, on a le plaisir de retrouver le très attractif (??) Jean-Louis Murat avec le premier extrait de Babel, "J'ai fréquenté la beauté", élégamment présenté (comme chacune des pistes du disque) par celui qui, en un an, a gagné le titre officieux d'historien du rock local. Patrick Foulhoux, donc, qui revêt en la circonstance un costume de Monsieur Loyal dans lequel on le sent tout de même quelque peu engoncé, son ironie affleurant par instants dessous le caractère massif de certains compliments (ainsi, la comparaison de Morgane Imbeaud avec Björk nous semble-t-elle un tantinet prématurée, malgré l'estime et l'affection – réelles toutes les deux – que nous portons à la jeune femme...). Pas de quoi néanmoins diminuer notre plaisir de voir Murat occuper pour une fois la pôle position, d'autant que le reste de la grille est loin d'être inintéressante.

Et Dieu dans tout ça?

Les fans se réjouiront par exemple d'entendre Morgane interpréter "I'm on my Way Home", morceau qui rappelle, si besoin était, que l'ex-Cocoon n'est pas seulement une jolie choriste capable d'accompagner vers les cieux les goélands de "Long John", mais qu'elle sait aussi écrire, composer et chanter toute seule comme une grande. Ils apprécieront par ailleurs le don d'ubiquité de Matthieu Lopez, présent avec le Delano, puis avec Garciaphone, et les plus attentifs d'entre eux repéreront le nom de Mr Nô, Prince de la scène électro clermontoise, qui avait assuré l'an dernier la B.O. de l'émission animée par Collin et Mauduit, en prélude au concert jubilé d'Inter...

Probablement moins connus des lecteurs de ce blog apparaissent aussi dans la tracklist le prometteur Adam Wood (d'Aurillac), le reposant Jim Yamouridis (d'Australie), l'ex-candidate au radio-Varrod-crochet, Léopoldine, le trio gominé et déjà star, Mustang ou encore Pain-noir, l'un des rares ici à s'exprimer en français (c'est peut-être un détail pour vous, mais sur un site consacré à Murat, on est obligé – par contrat – de signaler tout artiste auvergnat qui ose s'exprimer dans cette langue). Inutile de poursuivre jusqu'au bout ce fastidieux name-dropping, laissons plutôt les curieux partir sur le net à la découverte de tous ces musiciens et revenons pour ce qui nous concerne à JLM.

Et Dieu dans tout ça?

Donc, voici notre apôtre de la rouspétance préféré en tête de gondole d'un disque destiné à vanter la musique produite en Auvergne, en compagnie d'une quinzaine d'artistes, la plupart beaucoup plus jeunes que lui. Incongru ou logique ? Poser une telle alternative nous oblige à analyser de plus près la relation de Murat à l'Auvergne et à sa capitale en particulier. Pour ce faire, on peut tenter de distinguer plusieurs incarnations de Murat l'Auvergnat dans le parcours de l'artiste.

La plus évidente – la plus importante – renvoie bien sûr au Murat Chantre de l'Auvergne. Inutile de s'étendre longuement sur cette dimension, chacun sait désormais que la géographie intime de l'auteur est ancrée dans un petit territoire du sud du Puy-de-Dôme, particulièrement mis en valeur sur Babel, mais source d’inspiration régulière depuis ses débuts. On renverra ceux qui voudraient réviser leurs classiques vers le précieux atlas de nos camarades du Lien défait. Cette première facette a pourtant son revers sous la forme du cliché journalistique de l'Auvergnat aux yeux bleus. Réductrice et paresseuse, la description n'en est pas moins vraie et, si l'on veut bien avoir un peu d'humour, on oubliera que certains n'ont jamais dépassé cette première impression en songeant qu'après tout, Ray Charles n'était rien d'autre qu'un musicien américain aveugle et Dalida, une chanteuse égyptienne bigleuse... Donc, Murat est un chanteur auvergnat aux yeux bleus. Et, bien sûr, un homme profondément arrogant. Soit.

Et Dieu dans tout ça?

Une troisième représentation assez identifiable serait celle du Non-prophète en son pays. En effet, le Bourboulien s'est souvent plaint de ne pas être invité à jouer dans sa région, ou bien d'y être fraîchement accueilli (que l'on se souvienne de son passage houleux à Cébazat, sous les yeux mi-attendris, mi-émus d'Yseult et de Fred...) ou encore d'être gêné par le côté "enfant du pays" qu'il conserve pour de nombreux spectateurs. Mais cet aspect serait immédiatement contrebalancé par un chiffre : dix-huit, comme le nombre de passages officiellement répertoriés de JLM, l'Ami de Didier Veillault, sur la scène de la Coopérative de Maithe smac clermontoise. Sa fidélité à cette salle va d'ailleurs bien au-delà des concerts : il y a enregistré deux disques, effectué plusieurs résidences et il s'est impliqué dans trois projets initiés par la bande à Veillault... Puisque nous sommes en ville, restons-y pour nous intéresser au rapport de Murat à Clermont sous deux angles différents. Dans ses chansons, JLM apparaît comme un Arpenteur désabusé des rues clermontoises. La cité (où il passa une partie de sa jeunesse) y est peinte comme un endroit morne ("Je traîne et je m'ennuie"), propre à susciter la dérision ("Clermont") ou à suggérer des idées morbides ("La petite idée") – on sait que chez Murat, l'ennui peut susciter la violence... Côté interviews à présent, JLM joue souvent l'Anti-Versaillais, parlant de la métropole-à-ambition-européenne-mais-à-taille-humaine avec un certain dédain amusé, la décrivant comme peuplée de bobos et d'étudiants incultes, sans lien véritable avec l'Auvergne authentique... Une ville qu'il rebaptisa naguère du joli surnom de Macchabéeland et dont il ne s'est bien évidemment jamais privé d'égratigner les artistes, aux musiques trop référencées à son goût et à l'accent anglophone ridicule... Mais on doit alors aussitôt, pour respecter son art de la contradiction, signaler le Murat Attentif à la jeune scène locale, acceptant pour un temps (même s'il ne put s'investir jusqu'au terme du projet) de s'occuper du disque de Noël auquel prirent part nombre de formations auvergnates, se rendant aux concerts de Kütu Folk bien avant sa rencontre avec TDO et n'hésitant pas à affubler sur les plateaux de télévision un Delano ou un Saint-Augustine de qualificatifs dithyrambiques très inhabituels de sa part... Mais au final, tant de louvoiements sur l'air de "Fais-moi mal Johnny", ne font-ils pas du choix de Murat comme VRP du Nouveau Monde un total contresens ?

Le sang pour l'Afrique, l'éléphant blanc déchaîné, l'harmo de Bako, etc., etc.

Avant de répondre sur le fond, relativisons tout de même cette sélection et précisons qu'elle est probablement due pour une grande part à la collaboration de JLM avec The Delano Orchestra, groupe qui était déjà au générique de plusieurs compilations comparables sorties ces dernières années. TDO aurait sûrement figuré sur un tel disque sans JLM, l'inverse n'est pas certain... Mais une fois ces considérations pragmatiques évacuées, on aurait pourtant tort de négliger l'inclusion de Murat dans ce projet, car elle s'inscrit dans un contexte précis.

Reprenons : dans le livre de Patrick Foulhoux déjà cité, on (re)découvrait l'an dernier le rôle de passeur-pédagogue-guide qu'avait pu jouer JLM dans les années 70-80 auprès de jeunes musiciens auvergnats ; quelques semaines après la sortie de cet ouvrage, Inter venait déguster un morceau de son gâteau d'anniversaire à Clermont et c'est Murat qui était choisi en guise de cerise régionale, un JLM qui décidait pour l'occasion de s'entourer de musiciens du cru (TDO se muant alors en une appétissante crème Chantilly) ; en 2014, voici donc JLM embarqué avec le Delano dans une tournée et un album (suivis d'une belle campagne promotionnelle) aux forts accents auvergnats et clermontois ; et depuis, des rumeurs persistantes (fondées ou non, l'avenir le dira) annoncent pour 2015 une assomption de l'artiste au sommet du Puy-de-Dôme...

Et Dieu dans tout ça?

Reliés les uns aux autres, ces divers éléments acquièrent une certaine cohérence (les éditorialistes politiques parleraient de "séquence"). Que Murat soit auvergnat, tout le monde le savait. Qu'il soit un musicien qui chante et célèbre l'Auvergne depuis toujours (ses paysages, ses habitants, sa faune, sa flore, etc.), ce n'est pas nouveau non plus. Mais qu'il appartienne pleinement à ce qu'on peut appeler la scène musicale auvergnate, cela n'était pas si évident, l'image de l'ermite bougon retranché dans son patelin le rattrapant parfois... On peut donc voir sa présence anecdotique sur Le son du Nouveau Monde comme une preuve parmi d'autres d'un lien, sinon renoué (il eût fallu pour cela qu'il fût brisé), du moins clairement assumé entre JLM et la scène régionale. Le chanteur ne disait d'ailleurs pas autre chose lors de la récente interview qu'il accorda à Magic, déclarant : "Je dois beaucoup à la scène auvergnate et je lui suis d'ailleurs reconnaissant. Babel réunit deux générations de musiciens locaux avec Christophe Pie qui fait le lien intergénérationnel". Un rapprochement qu'on peut étendre à la scène clermontoise, brièvement évoquée en réponse à une question sur les formations labellisées Kütu Folk : "je restais sur une idée théorique de groupes du coin chantant en anglais. Comme quoi, les a priori résistent mal au travail en osmose."

Et même si l'on peut s'attendre à ce que JLM prenne rapidement son envol pour d'autres contrées plus exotiques (le choix des musiciens de la prochaine tournée semble nous le confirmer), Clermont aura constitué, aux environs de cette année 2014 qui s'achève, une étape marquante dans le parcours de l'artiste, rejoignant à ce titre les noms de New York et Nashville – sans oublier ces étapes littéraires que furent les disques autour de Deshoulières, Béranger ou Baudelaire...

On conviendra qu'un tel voisinage est plutôt flatteur pour la capitale du pneu. Au point que, dans cette atmosphère (provisoirement) apaisée, alors qu'approche la trêve des confiseurs, il nous vient soudain l'envie simple d'éteindre notre ordinateur, d'aller traîner rue Montlosier et de nous écrier, en faisant semblant d'y croire : elle est Babel la vie ?

Ce soir-là, les Auvergnats étaient montés faire un cygne aux Parisiens...

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     Le texte de Patrick Foulhoux sur "J'ai fréquenté la beauté" :

      "Éphéméride d'une victime de l'anamour, "J'ai fréquenté la beauté" évoque les sentiments qui s'écoulent dans le temps comme l'eau dans le sable. Depuis quarante ans qu'il hante le massif du Sancy tel un yéti à pelage brun, Jean-Louis Murat persiste à rendre les choses jolies en détournant les normes et les conventions. Le poète s'est attaché les services de Delano Orchestra, groupe folk rock ombrageux, pour une chanson effleurant la peau comme l'écir les herbes folles, tel le feu-follet espiègle virevoltant entre les arnicas. Sous son air frivole et léger, à l'instar de l'impressionnante carrière de Jean-Louis Murat, cette comptine redonne un sens à la vraie vie ! Fréquentez la beauté !"

     Retrouvez la présentation des quinze autres artistes de cette compilation dans le magazine d'Auvergne Nouveu Monde consultable ICI.

     Quand au disque en lui-même, s'il n'est pas encore commercialisé à ce jour, il peut tout de même être acquis, avec divers autres produits culturels, dans le Pack Culture Auvergne lancé par le tandem Fernandez/Rochon. Tous les détails sur leur site : http://www.lepackcultureauvergne.com/

 

*** BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE À TOUTES ET À TOUS ***

 

 

 

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Et Dieu dans tout ça?

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Publié le 22 Décembre 2014

Jean-Louis Murat chez l'infirmière
Jean-Louis Murat chez l'infirmière

ET voilà, c'était ce soir sur FRANCE CULTURE... Une rencontre inédite me semble-t-il avec LAURE ADLER... Inédit? Étonnant pour une Laure... qui a écumé les radios publiques... et la télé dans des émissions culturelles. J'ai pourtant cherché... Le passage de Jean-Louis Murat dans "le cercle de minuit", c'était quelques temps avant qu'elle en prenne les commandes. C'est Eric Reinhardt, le copain, que Madame Lefigaro choisit pour la rencontrer, alors que Murat rencontre Cinthia Fleury... .

La rencontre promettait donc... entre la biographe de Duras et Murat (qui a cité INDIA SONG, écrit par Duras, comme une de ses chansons préférées en 94)...

En direct, quelques points forts à la volée:

Pas de round d'observation (Y a-t-il du montage? peut-être, car ce n'est pas en direct, mais c'est bien fait et tout est fluide) : on est tout de suite sur le divan... Laure Adler ne tire pas la couverture à elle, et pas besoin d'aller chercher Murat... Il a envie de parler

On a le droit à des souvenirs rares: Murat qui raconte que les filles se moquaient de lui à l'école parce qu'ils puaient la vache, les souvenirs de l'internat du lycée (une "fugue" pour aller à une expo Picasso...).

Laure Adler l'amène ensuite sur la peinture, puis sur la naissance de sa vocation (la découverte de son imagination dans un travail de rédaction au collège, et dans le désir aux femmes)... ce qui amène Jean-Louis à évoquer "l'instinct de mort" un titre d'une de ses chansons...
D'un fil à l'autre, Murat évoque la drogue qui a décimé des proches, des amis de la Bourboule... en disant qu'il n'était pas lui tombé dedans... (il n'a pas tout-à-fait dit ça il y a peu)... du fait de son imagination... et que le vie mérite d'être vécue puisqu'Otis Redding existe...

Question sur l'usage de l'anglais dans la chanson.... une collaboration dans cette société de consommation... qui dérive sur le travail d'écriture... Jean-Louis Murat explique qu'il écrit beaucoup, puis qu'il réduit pour garder la moelle et le son... et rend un hommage (étonnant) à Bashung et Gainsbourg.

Jean-Louis raconte l'anecdote "Nicholson" avec des détails, épisode qui l'aurait "construit", comme le divorce des parents, le décès des grands-parents ou la naissance de son premier enfant.

La question qui tue: "êtes-vous une femme?"... Représentation de mousse noire, symbole du micro... Murat ne saisit pas la perche, grosse ficelle. Le coup de mou de l'émission.

"J'aime dominer", être le chef.... et "j'aime bien qu'on m'aime" (le terme "fans" ne le dérange pas).

Arrêter les concerts? "c'est 50/50"... "J'aimerais bien faire autre chose"... et c'est la séquence dégommage... Et pour conclure:

Murat finit par avouer qu'il a une ambition... celui d'écrire.... "je préfère l'écriture"... mais qu'il a peur de se casser les dents. "Je ne devrais pas le dire".

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Murat a indiqué deux fois qu'il était réticent à accepter l'invitation, par peur de trop devoir en dire... Mais il n'a pas été réticent, allant jusqu'à parler comme très rarement... notamment cet aveu, de polichinelle peut-être, sur son ambition littéraire... Comme s'il devait un peu dire à Laure Adler qu'il faisait partie de son monde... Évidement, on pourra noter quelques contradictions ou quelques discours un peu entendu (devenir paysan, avoir des vaches), mais c'est néanmoins une interview marquante que les quelques lignes ci-dessus ne résument que très partiellement... si bien que Jean-Louis s'étonne pour finir que cela soit déjà terminé...

Podcast:

http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-semaine-speciale-chanteurs-jean-louis-murat-2014-12-22

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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Publié le 20 Décembre 2014

Murat dans "l'invité", de TV5 Monde

Cette émission avait déjà été diffusée sur les antennes de TV5 monde notamment en Asie/Océanie il y a plusieurs semaines, et j'attendais que cela soit enfin disponible en France. TV 5 a un potentiel de téléspectateurs dans 200 pays, de 243 millions de terriens, (concernant les extraterrestres, pas de chiffre disponible)... et on sent donc Jean-Louis Murat sage... même si l'émission est trop courte pour qu'on puisse s'installer dans un réel dialogue. Ce n'est pas inintéressant non plus, sur ce que Murat dit de la sincérité, d'être sur scène, d'être un artiste, de la liberté.

Les points abordés :

-l'album Auvergnat, -la campagne "je me sens assez paysan"

- l'idée de faire un album localisé

- "la beauté"

- la part de vérité dans les chansons?

-"la liberté, c'est de savoir dire non", l'art comme une liberté

- "Quand on demande des explications sur mes chansons, j'ai souvent tendance à donner ça, des explications sexuelles..." (Blues du cygne)

- "heureux sur scène", "j'ai l'impression d'être un chamane"

- "faut se méfier des gens qui apparaissent d'une extrême sincérité"

- "Je me suis dis ça très tôt, si je ne fais pas ça (artiste), je préfère mourir"

 

Pour aller plus loin:

Une précédente interview sur Tv 5 monde en 2011:

http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Chroniques-quebecoises-Catherine-Francois-janvier-2011/p-22013-Les-chroniques-quebecoises-de-Catherine-Francois.htm

 

Chroniques d'en haut consacré au Sancy et à Murat a également été diffusé sur TV5 monde, comme le documentaire de L. Masson sur Rudy Ricciotti dont Murat a écrit la musique.

Rappelons que c'est Yves Bigot, muratien présent aux concerts parisiens, qui est de la directeur de cette chaine...

 

 

 

LE LIEN EN PLUS:

Concernant les chiffres de vente que je donne, il s'agit des ventes en "sortie de caisse" (des magasins ou distributeurs). Ces chiffres sont récoltés par la société Gfk pour le SNEP (on trouve le classement mais bien sûr pas les chiffres de vente sur son site) . C'est cette mesure qui donne le réel succès public d'un disque.

Le SNEP organise par contre le système des certifications type disque d'or, qui ne s'appuie pas sur les chiffres précédents, mais sur un audit sur la comptabilité de la Maison de disque  et donc, sur ses ventes  aux distributeurs (et les disques qui se retrouvent en bacs donc)...   La force commerciale d'une maison de disque peut donc interférer... notamment si elle incite les distributeurs à une "grosse mise en place" en rayons (ou pire, cf mymajorcompany...).

Régis Lévy, qui fut longtemps attaché de presse chez Barclay et Phonogram, se souvient encore de l'« objectif Bon Jovi ». « Du jour au lendemain, il a fallu imposer en France ce rocker américain qui se baladait dans un jet à son nom. Il ne supportait pas que notre pays reste hermétique à sa musique et s'en était plaint au big boss américain. Le label a dépensé des sommes faramineuses en marketing, pub télé, promo tous azimuts pour laquelle on louait plusieurs suites au Ritz... Finalement, l'objectif a été atteint : le disque d'or, cent mille albums vendus, certes, mais qui étaient très loin de couvrir les sommes dépensées. Qui s'en souciait ? Au milieu des années 90, on était pétés de thunes ! »http://www.telerama.fr/musique/23148-pourquoi_le_disque_craque.php

 

Pias étant prudent sur les tirages et la distribution, l'écart entre les deux chiffres de ventes est peut-être plus réduit que pour certains artistes Universal. 

Ce qu'il faut retenir sur Babel, c'est que c'est un succès et un succès sans nulle doute rentabilisant le disque (difficile de dire à partir de combien de disques vendus, il y a des bénéfices... mais sans doute entre 10 000/15000, vu le coût du double CD, la promotion).

 

PS: C'est une question assez complexe. J'essaye d'être prudent dans mes propos.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...)

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